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Trackers Ankama

Nox, 200 ans d'histoire

Par 27 Avril 2011 - 15:27:45
Réactions 38
Score : 159
Bonsoir,

Dame Flora, j'ai lu votre commentaire avec attention et j'ai relu les passages maudits. Effectivement, je vois que j'ai répété inlassablement ce nom de Mr Huggy Jackson (celui qui trouve la référence gagne un pin's). Cela sera corrigé, soyez en sûre. De plus, je vous vois perplexe face à cette "joute" amicale entre le Sram et Falco, vous semblez mal appréciée l'aspect édulcoré de ce combat mais c'est voulu. Les lames d'un Sram étant toutes empoisonnées (à peu de chose près), je ne pouvais pas faire couler le sang. Je verse dans le tragique mais si je tombe dans le gore alors je pense que je perdrai en intensité. Toutefois, je vais réécrire cette partie pour le dynamiser quelque peu, il serait dommage que vous restiez sur votre faim sur un passage perfectible.

Ce combat était plus un défi qu'un réel affrontement, il aurait été mal avisé de tuer un de mes personnages si tôt. Bien évidemment, les combats "sadiques" reviendront plus tard car j'aimerai développer une intrigue prenante plutôt que faire une succession de bataille. J'essaye de faire en sorte que chaque passage soit intéressant et constructif, je tente d'y apporter de l'humour ( chaque personnage ayant le sien ) pour ne pas me répandre dans le tragique épique. Enfin, je bosse actuellement sur le Background des personnages.

Pour ce qui est de Nox, je vais devoir surprendre en modifiant quelque petites choses qui le feront agir et surtout interagir avec le monde. Mais patience, si je veux faire une saga étendue sur le temps, je dois créer plusieurs intrigues qui se chevauchent afin de ne pas vous lassez. Je suis assez exigeant envers moi-même mais je ne le suis que parce que je veux faire plaisir avant tout.

Avec mes remerciements;

Tempus-Sanctus
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Score : 170

bonjour , je me baladé par la , je suis souvent sur le fan art et la je clique sans le vouloir, et je tombe sur une petite mine d'or , je me permettrais pas de critiqué la façon dont tu écrit ton texte car je suis sans aucun talent dans se domaine , par contre ,rarement je me suis laissé emporté aussi vite par un récit , tes personnages son très charismatique , attachant l ' histoire se laisse dévoré, l intrigue et bien mené . Une vision monde des douze assez cruel et dur , (le passage avec le petit garçon a faillit me faire pleuré , et sa c est rare) ,mais vraiment envoûtante.

voila tu a un nouveau fan j attend avec impatiente la suite .

ps 1: dsl si se n est pas très constructif smile.

ps 2 : j ai tout de même relevé une petite faute , un "me"a la place d un "le" 48 em ligne en partant de la fin : "l'on puisse perdre son temps à regarder une statue de la Mort corrodée par les fientes de Corbacs. Me fait que les gens prient Sram ne l'étonna guère, chacun désirait ."

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Score : 928

Bon alors j'ai lu la partie se déroulant à Astrub et je l'ai trouvé pas mal.
Ton style est toujours aussi bon mais j'aurais une critique sur le rythme donné à l'histoire, en effet depuis le début on avait une très forte tension dans le scénario ( dût au dramatique et tragique des évènements et du vécu des personnages) je suis pas contre le fait que cette tension ne soit à un seuil élevé en permanence mais j'ai eu l'impression que la tension retombait d'une manière un peu trop brutale et que les évènements ne s'enchainait pas aussi rapidement et on reste un peu dans l'expectative. Après je peut comprendre que tu veuille prendre ton temps pour développer l'histoire(et c'est louable) mais un changement de rythme moins brutal aurait été peut-être plus indiqué.
Sinon c'est toujours aussi bon il y a un bon cliffhanger à la fin, et le combat entre Falco et Huggy sans être un combat mortel(dans le sens pour donner la mort) est vachement dynamique et très bien écrit.
Bon bah bah j'attends la suite avec impatience^^!

P.S. : La référence pour Huggy Jackson c'est Huggy Brown Jackson dit " les-bons-tuyaus" l'indic de Starsky et Hutch dans.... bah Starsky et Hutch. Allez raboule le pin's!

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Score : 159
Bonsoir,

Messire Sylvaindum, je vous remercie de votre message car il montre que des gens suivent avec attention mon travail. En effet, sur les plus de 300 vues que je possède, je remarque que seul 5 personnes postent des avis et des remarques ce que je trouve regrettable. Je souhaite également vous dire qu'il n'y a aucune mauvaise critique du moment qu'elle est argumentée. Ne vous freinez pas en pensant que vous n'y connaissez rien, moi-même, je ne suis pas une sommité en matière de littérature et mes critiques sont très, vraiment très, contestable. Je suis heureux de vous émerveillez et sachez que je continuerai à écrire avec passion comme je l'ai toujours fait.

Messire Leonarth, j'ai lu votre critique et je vous vois mitigé. On sent une déception assez notable pour ce chapitre, n'ayez pas peur de le dire. Permettez moi au moins de vous expliquez ce changement brutal de tension tragique. Je vous dirais qu'il est voulu même si je ne voulais pas qu'il soit si déstabilisant. Je voulais mettre en antithèse le côté sombre à la limite du Mal à un Mal plus quotidien. Je ne suis pas forcément d'accord sur le fait que je perds en tragique mais disons que je suis arrivé à un endroit où je dois stabiliser une dimension tragique. Or, restez dans ce style très abstrait du déchirement des esprits me freinait trop. Il me permettait de bien définir chaque personnage psychologiquement mais elle est assez handicapante pour l'avancée du récit. Je souhaiterai dire que cette tension tragique sera plus intérieur qu'extérieur (exceptant Nox bien sûr) à l'avenir bien que les moments cruciaux seront travaillés avec soin.

Je passe en vitesse de croisière : j'ai tendu une première intrigue, j'en ai ébauché une seconde... Une troisième et une quatrième se mêleront à elles mais cela me demandera du temps. Enfin, n'oubliez pas que je retravaille tout les chapitres que j'envoie et que ce que je poste n'est JAMAIS la version définitive car j'estime que le travail de l'écriture est un travail éternel de correction.

Je vous remercie,

Tempus-Sanctus

PS : Quiro, ton pin's a malheureusement servi de déjeuner à un ornithorynque albinos des tourbières néo-zélandaises, fourbe, vicieux et faux. Cependant, je vous donne un indice sur le background d'Ahriman : il est similaire à celui d'un personnage d'un jeu de Blizzard.
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Score : 928

Ce n'est pas tant le chapitre en lui même que je critique que je trouve très bon mais le changement de rythme qui en soit ne me dérange pas mais que j'ai trouvé beaucoup trop brutal après des passages aussi dur passé si vite de scènes si dures à un quotidien presque normal m'a gêné. Bon je ne suis pas des plus doué pour l'écriture donc je ne sais pas ce qui aurait été mieux, mais si tu estime que c'était nécessaire je ne vais pas te contredire ^^ !
Donc je ne peut que t'encourager à continuer à faire aussi bien ou mieux.

P.S. : Arf bah zut pour le pin's saleté d'ornithorinque. Pour Arhiman ça va pas m'aider personnellement n'ayant jamais joué à un jeu Blizzard ( à part Diablo il y a longtemps)

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Score : 159
Bonjour,

Tout d'abord, je vous prie d'excuser mon absence relativement longue, j'ai été occupé par des petits examens insignifiants de type baccalauréat ( qui aurait crû que mon professeur de français nous donnerait un sujet de Bac L pour une section S ?). Ensuite, quelques mots sur la suite de la fan-fiction : elle va prendre de l'ampleur car je dois accentuer la relation Protagonistes/monde afin de ne pas être dans le cliché d'une troupe d'aventuriers solitaires. De plus, je met beaucoup de temps à faire mes scénarios (ceux de façade et ceux de fond) et je me casse la tête à trouver comment ne pas faire de situation clichée... J'ai vraiment du mal mais je relativise en me disant que tout le monde pioche dans des clichés à un moment.

J'aimerai également dire que le Nox que je vais présenter par la suite s'écarte sensiblement du Nox de la série, je m'explique : Nox est un personnage reclus et qui n'apparaît que rarement que pour développer son psyché (et oui j'ai majoritairement travaillé sur cela) mais malheureusement s'il agit tout le temps en arrière-plan on le perdra de vue. Je vais donc devoir le faire interagir avec mon univers. Toutefois, ne vous attendez pas à ce que Nox arrive et atomise tout ce beau monde, ma fan-fiction est tragique mais essayons de faire une oeuvre potable, voulez vous ?

Enfin, je vous dis à l'avance : Ne présupposez rien de la fin ar même si vous pensez qu'elle est cousue de fil blanc, je pourrais bien vous surprendre (que c'est pédant, prétentieux et j'en passe ^^) disons que je vous ferait arquer un sourcil de surprise (c'est mieux ainsi ?). Une oeuvre dont on connait la fin est fade. Je finirai en disant : "Les marionnettes agissent en fonction de la volonté de leur maître". A méditer.

Bien à vous,

Tempus-Sanctus, enfant qui rêve dans un monde adulte.
 
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Score : 36

Salut à toi,

J'ai lus t'es deux premiers chapitres...

19/20, bravo !!!

Ton texte est réfléchis et joliment écrit mais je le trouve un peu mou...
Car décrire les actions et le paysages c'est bien mais n'en fais pas trop car sa devient lourd, même quelque paroles suffisent pour pouvoir se replonger dans de la déscriptions...

Une action où les personnage de font pas de commentaire comme "HAA" , "HOO" , "Bien JOUER" sa devient vite assez lourd.

Sinon énorme, je n'aurais jamais eu une telle imagination

EXCELENT
ENORME
FANTASTIQUE
FEERIQUE
...

Bravo et, je déteste mon pseudo, appelle moi Sorras

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Score : 4230

Salut à toi, noble écrivain.

Je viens de lire ce que tu fais, c'est est magnifique, tu as un réel talent et un vocabulaire très varié. Ta plume est-elle ensorcelée ?
Dans tous les cas, un grand "Bravo" !

Quelques défauts quand même : - Pas de point avant des incises, mais une virgule.
- Evite aussi de mettre le verbe "dire" dans les incises.

- Je t'en prie, Ahriman, c'est toujours un plaisir de sauver ton gros cul de Sacrieur.dit le Féca en riant avec son ami.

correction
: - Je t'en prie, Ahriman, c'est toujours un plaisir de sauver ton gros cul de Sacrieur,
répondit le Féca en riant avec son ami.

Dans l'impatience de lire la suite...

Moonlight-C 
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Score : 25
Buonasera,

Pour ceux qui ont lu cette fan-fiction, je tiens à m'excuser de mon absence (J'ai également perdu l'accès à mon compte Tempus-Sanctus, ma mémoire m'ayant fait défaut) mais ma vie scolaire active m'aura empêché de vous faire partager la suite des aventures de ces trois messieurs.

Je lance ce message à titre purement informatif mais si certaines personnes trouve que ma fan-fiction mérite d'être poursuivi, elle le sera sinon, elle le sera tout de même mais je n'aurai aucune raison de me presser puisque je l'écrirais pour le seul plaisir de lire.

Cordialement, Sapere-Aude aka Tempus-Sanctus
 
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Score : 302

S'il y avait bien une fanfic abandonnée en cours de route que je voulais absolument voir reprendre,c'est la tienne.
Parce que ton écriture est ... impressionnante.L'ambiance que tu crées par les mots...J'ai pas de mots pour décrire ça.
Et en plus,Nox,mon personnage préféré de la série Wakfu,intervient dans l'histoire.

Bref,tu l'as compris,je veux voir la suite,et je pense que je suis pas la seule.

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Score : 4230

Je plussoie Muledecogere, une fanfiction de ce niveau ne méritait pas de finir dans les abysses du forum.
Heureuse de voir qu'il n'en sera pas le cas, et bon retour parmi nous !

Moonlight-C 

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Score : 928

Oh et bien ça fait plaisir de voir que tu reprends ta fan-fiction Tempus!
En tout cas on ne peut espérer que du bon étant donné la qualité de ce que tu nous a donné a lire précédemment (d'ailleurs il faudra que je la relise c'est que ça fait longtemps). Sinon que la suite arrive tôt ou tard je la lirais et avec plaisir je pense!

Au plaisir, et ciao

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Score : 25
Chapitre 3 : Astrub ou la Cruauté Ordinaire.

Il était déjà six heures du soir lorsque Ganesh et Ahriman sortirent de la Taverne du Bois Sifflant, un lieu de débauche comme il en existe cent en Astrub. Il servait une bière aigre et une viande aussi dure que de la semelle mais cela faisait d'elle un des meilleurs établissements des quartiers pauvres. Ces bas quartiers où pas un homme ne souhaite vivre, où pas un homme ne devrait vivre. Les égouts à ciel ouvert et la vermine transportait la pestilence aussi sûrement que le bois sec s'embrase. Circonscrite par une muraille fortifiée et des gardes aux allures dépenaillées et à la solde ridicule, elle était un passage obligé pour quiconque passait par la porte qu'avait emprunté nos deux compagnons. L'actuel gouverneur devait être un homme assez futé dans la mesure où il connaissait les dangers d'un excès d'insalubrité dans les rues. Ganesh, haut-prêtre de son ordre, avait utilisé une nouvelle fiole orange pour supprimer son odorat la crasse et la mort exhalant de toute part. Ganesh n'arrêta pas une seule fois son regard sur les mendiants aux yeux torves, sur les putains édentées, sur les orphelins anémiques... Ahriman observait son ami avec un oeil étonné. Était-ce l'homme de Rytram qui s'excitait à la vue de la mort, qui vomissait face aux horreurs des hommes, à leur dépravation innommable ? Il est étrange de voir combien un homme n'est jamais qu'une multitude de facettes...

"Ganesh, comment trouves tu cette partie de la ville ?" demanda le Sacrieur, comme pour sonder le coeur de son ami.

"Sale et puante, si cela ne tenait qu'à moi, je ferai raser cet endroit et les rats qui y vivent, il est absolument incroyable de voir que des créatures aussi répugnantes s'accrochent à la vie. Ils sont une gêne pour la société qui doit les nourrir, les loger et les protéger. En retour, ce sont des assassins, des tire-laines, des coupe-bourses. Tant de criminels qu'il faudra emprisonner le temps d'un procès et d'une exécution sommaire. C'est une plaie dans une ville économiquement." répondit le haut-prêtre de Féca.

"Tu tiens tant que ça à revoir à une plus grande échelle le massacre de Rytram ?" demanda Ahriman sans une once de colère dans la voix.

"Hmm ? Certes non, la crémation est trop inhumaine. J'ai dit exécution sommaire, pas torture. Et je ne supporte pas que l'on tue des gens en bonne santé et qui font profiter un système parfaitement huilé, c'est comme casser le mécanisme d'une horloge, un modèle de finesse et de précision. Une hérésie !" dit Ganesh l'air agacé.

"Tu es haut-prêtre de Féca ou de Xelor ?" dit Ahriman souriant en changeant de sujet.

Ils rirent tout deux dans un concert curieusement discordant dans cette partie de la ville. Comme si ce son était étranger à un tel lieu de malheur et de désarroi. Ahriman pensa à ce qu'avait dit son ami tout en avançant vers leur destination. Une vie n'est valable que si elle sort la majorité, la vie doit être abandonné si l'on parasite un système reposant sur le profit mutuel entre l'homme et la société. Il ne pouvait pas adhérer à une telle pensée car cela remettrait en cause le serment de gardien qu'il.. "le serment de gardien Ahriman ? Ne te mens pas à toi-même. Tu voulais de la puissance, plus de pouvoir pour surpasser ton incommensurable faiblesse, double affront pour un homme et un Sacrieur... L'ivresse du combat te manque n'est-ce pas ? C'est viscéral. Tu n'est pas un gardien, seulement un pactisant, pacte qui te permet d'user à l'envie mon pouvoir. Mais dis moi, mon cher hôte, es tu devenu un meilleur homme ?" Ainsi parla Thantalos, ainsi parla le démon. Ahriman aurait bien voulu protester, crier au mensonge, cependant il n'était plus un jeune Sacrieur s'amusant à donner des coups de pied contre les troncs d'arbre afin de voir sa force croître, c'était désormais un homme... non, c'était désormais un adulte. Il avait abandonné avec ce pacte l'honneur de devenir un jour un homme mais ce n'était pas du désespoir mais de la détermination. Il avait une tâche à accomplir et ce jour-là alors... peut-être pourrait il se regarder dans une glace sans avoir honte de lui. Un souvenir horrible s'imposa à lui et il ferma les yeux un instant comme pour échapper à cette image. Un petit coup de coude et un mouvement de menton de Ganesh lui apprirent qu'ils étaient arrivés devant l'arène. Plus tôt dans la journée, ils avaient appris que les grands représentants de la ville seraient là pour les jeux du cirque. Monument d'Astrub de marbre blanc, monument octroyant la gloire aux vainqueurs et la mort aux vaincus, monument octroyant au peuple ce qu'il a toujours voulu dans son esprit malsain : Panem et circenses. Du pain et des jeux sanglants.

Falco était ressorti de l'antre de Huggy Jackson et ses yeux le lançaient. IL était ici dans cette ville, celui qui avait fait de lui ce qu'il était. La broche qu'il avait trouvé était le symbole des chevaliers protecteurs d'Astrub appelé aussi l'Égide, un groupe de soldats en armure qui avaient une certaine main-mise sur l'économie de la ville car recevant de prolifiques "dons" de la part de nobles désireux de s'élever dans la haute-société astrubienne. En effet, les chevaliers de l’Égide étaient également la garde rapprochée du gouverneur actuel et leur fondateur avait une certaine emprise sur la politique interne. Le Crâ évoluait dorénavant dans les ruelles puantes des ateliers de tannage, les gens dans cette rue étaient nombreux car par un hasard malheureux, il s'agissait de l'unique grande rue menant de la Statue de Sram à l'Arène. Les sons des discussions parvenaient au Crâ en proie à une émotion intense qui, si elle était proche de la colère n'en était pas réellement... Une certaine frustration s'en dégageait... peut-être des regrets ou des remords... Ces émotions étaient le maelström de son coeur chaotique et il dut s'adosser à un mur. C'était très étrange, il n'aurait pas dû être aussi faible, son corps était gourd par endroit et ses émotions ne cessaient d'être extrêmement perturbantes. Tentant de fixer sa raison, il se rendit compte que ses symptômes ne lui étaient pas totalement inconnus. Son maître lui disait souvent... lui disait souvent que... Un poison paralysant ! Falco avait fait l'erreur de mettre ça sur le compte de la révélation de plus tôt... Comment avait il pu être aussi négligent : il était recherché dans cette ville...

-Quelle... conne... tenta-t-il d'articuler.

Il tomba à genoux et n'eut le temps que de voir un faciès fendu par un sourire étrangement satisfait. Sans pouvoir faire quoique ce soit, il sombra dans l'inconscience...
Il se réveilla bien plus tard dans un lieu qui lui était totalement inconnu. Sa tête lui faisait un mal de chien et la plupart de ses membres ne pouvaient être déplacés que lentement. Il inspecta tout de même son environnement. La cellule était ridiculement petite et dire que l'ameublement était spartiate aurait été un doux euphémisme, l'exiguë cachot ne contenait en tout et pour tout qu'une natte et un seau rouillé qui devait servir pour... Retenant un haut-le-coeur involontaire, il se rendit compte que le seau était plein et n'avait pas dû être vider depuis quelques mois déjà. En plus de l'odeur infâme, une autre plus familière vint s'imposer à lui : celle du sang, du sang et de la sueur. Elle suintait du plafond de bois curieusement nivelé à la façon d'un escalier. Alors que la force de ses membres revenaient peu à peu, il se rendit compte que dans la cellule jouxtant la sienne se trouvait un jeune homme recroquevillé, les yeux écarquillés qui regardait le vide, il était secoué de tremblements et ses joues étaient sales et des sillons tracées par des larmes barraient son visage. Il ne devait pas avoir plus de seize ans. Falco s'avança vers lui, stoppé seulement par les barres de métal corrodé par le temps qui formait la barrière entre leurs deux geôles. La mâchoire encore endolorie, il articula de façon laborieuse :

-Où sommes nous, petit ?

-LAISSEZ MOI PARTIR ! JE NE VEUX PAS MOURIR ! JE NE VEUX PAS MOURIR !


Le garçon avait pris la tête dans ses mains et fermait les yeux avec force comme s'il était dans un cauchemar et qu'il voulait s'en réveiller. Le crâ tenta de calmer sa panique :

-Petit, écoute moi ! Tu ne veux pas mourir, je vais t'aider à sortir de là mais pour ça j'ai besoin de savoir où nous sommes.


Et aussi soudainement que les cris avaient débutés, ils s’arrêtèrent. Le garçon regardait le crâ avec un regard horrible. Ce n'était pas de la crainte, ni de la peur ou de la colère ou encore du désespoir. C'était tout l'inverse : le garçon regardait Falco avec des yeux plein d'un espoir débordant. Le petit Iop regardait le crâ comme s'il était une sorte de divinité qui lui apportait quelque chose à quoi il pouvait se raccrocher, une chimère qui devenait une réalité.

-Je ne vais pas mourir ? C'est vraiment vrai ? Vous êtes une sorte de héros ? Papa me disait souvent que les gens vertueux étaient récompensés par les dieux. Je ne sais pas ce que veut dire vertueux mais je sais que je n'ai rien fait de mal alors je pense que c'est ça. Le dieu Féca pour me protéger de son grand bouclier ? Après tout le dieu Féca protège du mal hein ?

Le petit Iop ne lui parlait pas vraiment, ses yeux étaient plongés dans le vide. Falco se maudit pour avoir a supporté ça. Pourquoi fallait il que ce soit sur lui que retombe la tâche de rassurer les enfants ? Il allait redemander à l'enfant très volubile où ils se trouvaient lorsqu'il entendit un grondement suivi d'un bruit rythmique de pied sur le bois au dessus de sa tête et au loin retentissait une voix scandant quelque discours. Le coeur de l'archer se glaça... S'il était ici... sans arme aucune... Il n'eut pas le temps de se perdre en réflexion. Un homme en armure complète arborant le symbole de l'Egide et une épée à lame droite vinrent le sortir de sa cellule... Il semblait hors de question de tenter de s'échapper, seul et sans arme ni armure renforcée face à un guerrier d'élite armée. Ils avancèrent le long d'un couloir, suivie par un garde un peu plus négligé qui traînait de force le petit Iop qui ne cessait de hurler, s'arrachant presque les ongles sur le sol rocailleux. Ce fut le hurlement synchrone de milliers de voix qui les accueillirent. Une voix trop bien connu :

-Et maintenant fiers gens d'Astrub et d'autres horizons plus lointains. Voici pour votre plus grand plaisir des criminels accusés de meurtre ou de collaboration à un mouvement révolutionnaire. Braves gens, pouvons nous accepter qu'une telle vermine sème la mort et la discorde dans notre paisible ville, ont-ils le droit de menacer la paix et la tranquillité de chacun ?

-NON ! lui répondit un concert de voix pleines d'excitation.

-Toutefois, nous ne sommes pas des barbares : le dernier survivant se verrait le droit de redevenir un respectable citoyen en obéissant à une tâche importante pour la prospérité de tous.

Un vivat de voix s'éleva et Ganesh alla se rasseoir auprès d'Ahriman, d'un Osamoda au sourire goguenard et d'un homme imposant qui portait un drapé noir dissimulant toute la partie droite de son corps avec une certaine élégance.Cependant, c'est le masque lisse qui recouvrait son visage qui attirait l'intention, qui plus est parce qu'il recouvrait tout le visage à l'exception de la bouche... Il n'y avait même pas de fente pour les yeux ! Le haut-prêtre de Féca se rassit et son sourire disparut. Il s'adressa à l'Osamoda qui ne cessait de sourire depuis le début avec un air totalement satisfait.

-Seigneur Paeris, je vous jure que vous ma paierez ça. Je déteste ces jeux !

-Mon très cher Ganesh, vous savez bien que sans cela le peuple serait incontrôlable. Un peu de sang, de grand discours plein de miel et un peu de pain et on évite toute une politique de baisse de taxe ou encore de mobilisation milicienne.

-Je sais tout ça. Je n'aime juste pas assister à ces boucheries gratuites. Voir combattre des vermines entre eux pour le plaisir, quel activité ridicule. Mais disons que sans ça l'horloge ne tournerait pas aussi efficacement.

-Monseigneur Gardien de Shushu, que pensez vous de cette façon de se débarrasser de la criminalité ? demanda Paeris à Ahriman qui observait d'un air ennuyé l'arène qui était désormais un joyeux chaos.

Le Sacrieur ne daigna même pas répondre. Il était en colère. Tout cela le révulsait. Il détestait être mêlé aux gens influents, tellement mielleux qu'il pourrait rendre poisseux le Soleil s'il s'y mettait sérieusement. Ahriman n'était pas un héros mais un combattant et ce qu'il voyait dans l'arène le désolait plus qu'autre chose. Comment voulez voir un combat intéressant avec ça ? Des criminels affaiblis par des semaines de sous-nutrition, il voyait même un enfant et un vieillard dans la mêlée générale ! Les méthodes de combat étaient diverses, certains battaient à mort les plus faibles tandis que d'autre s'étripaient à l'aide des armes médiocres que les gardes leurs avaient procurées. Si le peuple voulait de la violence et du sang, c'était suffisant mais Ahriman cherchait plus le challenge, le combat entre deux esprits entraînés cherchant la faille de l'adversaire par une maîtrise de l'escrime ou de l'art martial. Cessant son observation, une silhouette capta au dernier moment son regard. Il ne pouvait en jurer mais le guerrier était bon et ressemblait étrangement à Falco. Mais que faisait il au milieu des criminels ?

Le carnage se poursuivait et Falco utilisa les épées courtes comme des dagues, une pointe vers l'ennemi, l'autre pointe vers son dos. Tel la Faux de la Mort, il prenait les vies des hommes en face de lui. Égorgé, un homme s'écroula. Éventré, une vie s'acheva. Ce n'était pas un combat. Falco contrairement aux autres était dans sa cellule depuis quelques heures à peine alors que les autres avaient croupis un temps infini à l'intérieur. Il ne resta bientôt plus que lui et le jeune garçon qui s'était réfugié derrière une pile de cadavres. L'elfique créature jeta les lames poisseuses d'un sang noirâtre et s'apprêta à aller rassurer le petit Iop lorsque celui-ci aperçu quelqu'un sur la terrasse des grands de ce monde, une femme aux cheveux roux superbes, une beauté parmi les beautés. Cependant si Falco restait subjugué, le petit garçon lui vit son visage se déformer par une colère plus noire que les enfers. Il courut pour se placer juste sous la terrasse et dit en pleurant à moitié :

-VOUS ! C'est vous qui m'avez enlevé à Papa et Maman. Vous avez dit qu'on étaient des rebelles mais c'est pas vrai ! Maman était gentille et elle me faisait rire et mon Papa était le plus fort de tous les Iops alors pourquoi vous les avez tué ?! On était pas riches mais on avait le droit de vivre, non ? On a juste pas eu la chance de naître riche comme vous. Pourquoi nous refusez le droit de vivre, même si c'est pas drôle tout les jours, Maman et Papa souriaient et on étaient heureux. C'est un crime de vivre pauvre ?

Une fois la diatribe terminée, un silence se fit dans l'Arène comme si chacun prenait conscience de ses paroles, ses paroles si justes dans la bouche d'un enfant émacié et aux poings fermées. Comme toujours la réaction fut synchrone : tout le public éclata de rire, un rire long et moqueur. La détresse sur le visage de l'enfant et ses larmes ne connurent pas de fin, le sourire triste sur le visage de la jeune femme non plus. Il tomba à genoux et pleura seul face à l'univers tout entier. Falco s'approcha de l'enfant et... s'en éloigna. Il n'était pas assez cruel pour ajouter une mort disgracieuse à cet enfant. Il reporta son attention à la terrasse et vit Ahriman et Ganesh le regarder avec des yeux médusés. Un homme masqué se le va et son sang se gela... Le héraut qui s'était tu jusque là dit en se reprenant :

-Voici braves gens, le fondateur de l’Égide, l'Invincible Liam Aedirson !

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Score : 4230

Y'a pas à dire ça fait longtemps que j'avais pas lu une fiction de cette qualité !

Moonlight-C 

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Score : 928

Alors début de chapitre bien sympas ton style est toujours aussi bon fluide etc, l'on semble vers plus de développement psychologique des persos et moins d'action et c'est pas pour me déplaire, par contre le développement du personnage de Ganesh m'a un peu surpris je ne l'imaginais pas pouvant avoir une pensée si froide si purement rationnelle dans le mauvais sens du terme, c'est intéressant ça lui donne un peu l'allure d'un bourgeois qui voit le monde comme une machine devant être bien huilé sans pour autant voir réellement ce qui est en réalité les vrai condition de vie des habitants, et au final ça colle bien avec son statut de haut-prêtre qui lui fait regarder le monde de haut.

En tout cas toujours un plaisir de te lire j'attend impatiemment la suite!

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Score : 25
Voilà pour le chapitre 3. Je vais reprendre un rythme avec des chapitres un peu moins longs que les deux premiers parce que c'est difficilement gérable.

Bonne lecture, j'attends vos commentaires.

Cordialement

Sapere-Aude
 
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Score : 4230

Ma critique sûrement va ressembler à celles que j'ai pu faire auparavant...

Tout est très bien décrit, on est vraiment plongés dans le feu de l'action, le nombre de fautes est infime...
Bref, c'est vraiment un beau chapitre que tu nous a écrit !

Moonlight-C

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Score : 928

A une suite de chapitre bien rythmé et qui nous fait pénétrer plus avant dans l'aventure ça fait plaisir, côté technique c'est toujours aussi bon, sinon je me demande bien ce que peut bien chercher à faire l'Egide.

J'attend avec impatience la suite^^

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Score : 7

Je trouve sa excellent point!

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