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[30/11/20 - Chant V] La Quête du Saint Crade - Iop de Trois

Par Anubis-AM 28 Octobre 2020 - 00:21:24
LA QUÊTE DU SAINT CRADE
Epopée de Iop de Trois

Edition écrite par Moi

                                                                                                                 

CHANT I : La naissance de la quête.

C'est piéça, en sept cent quatre-vingt-neuf
Lorsque Chaos fut annoncé brisant coquille d'oeuf
Que les Dieux allèrent ensemble non pas
Dans la joie et la sérénité, mais apeurés du trépas
Combattre l'Ogre que Iop perdit cet relique
Magique qui miraculée jamais n'est en mains maléfiques
Iceux dont le coeur n'est brave et pur
Pas même riche le garder ne sont sûrs
Saint Crade perdu gardé entre mains avisées
Non pas courageux aventurier aisé
Mais bien Iop vaillant et zélé
Qui même en jour de repos n'allume pas la télé
Ce calice doré au revêtement gâté
Fut le dernier verre du Iop avant d'aller s'batté
Celui-là bien combatif ne vit point
Que Saint Crade n'y était pas en son poing
Par Dieu pourvu qu'un gracieux jour
Artéfact en bonnes mains pour toujours
Non pas que vocabulaire n'y ait point
Mais ce chant, un Iop l'entendit dans l'coin
Aussi pour que l'histoire demeure
Fallut-il s'adapter avant que l'auteur
Ne trépasse et que son récit ne s'efface
Car vieux récits d'objets anciens plus de trace
Et c'est un trésor qu'un marin avisé
Ramasse avant de se faire atomiser
Par le Iop qui par ici marchait ramassant
Ce que ce pirate boiteux fit tomber avec ses dents
Revue proscrite aux enfants pour qui
La dernière page devin Bible baraqui
Icelle montrant un calice doré vendu
Aux enchères là-bas hier au bout de la rue
Celui-là qui en ses mains tenait la revue sacrosainte
Compris par-là qu'il y gagnait quêtes et contraintes
Mais Zélie qui n'était pas très clairvoyant
Emporta sa destinée auprès du temple croyant
Où à un prêtre il demanda conseil
Celui-ci l'avisant qu'il manquait d'oseille
Zélie qui il est vrai n'avait point le Kama
S'en allait rapido casa di mama
Où il la trouva en brouette avec le facteur
Déjà habitué et peu étonné de son malheur
Celle-ci lui donna quelques pièces
Qui si on lui en demande jamais n'acquiesce
Sans être certain de cette dépense
Au prix de ne pouvoir se remplir la panse
Saint Crade qui jamais n'avance deux
Fois dans même main est cadeau du Dieu
Iop qui par une sorcellerie mystérieuse
Oncques tombe en mains chafouines rieuses
Celui-ci ayant eu un coup de faiblesse
Une pinte de bière et poing dans l'Ogresse
Lâchant au moment Saint Crade
Oublié par ce Seigneur le temps d'une rasade
Longtemps perdu bientôt refaisant surface
Un Iop valeureux de Bonta seul faisant face
Aux nombreux imposteurs et ennemis
Mais pure devra-t-il être et jamais ne mit
Pied dans l'ombre sur le chemin de la destinée
Grand voyage attend ce chevalier obstiné
Qui par génie ou stupidité
Saura échapper au mal et cela sans lucidité
Car fol il est et Don Quichotte
Pour qui ma foi grande amitié n'est toutefois son pote.

***

Premier texte d'une série issus d'une idée que j'avais eu pour un jeu de rôle avec mon Iop Blond Zélie Alas s'inspirant de la Quête du Saint Graal et Les Légendes Arthuriennes de Chrétien de Troyes, du Don Quijote de la Mancha de Miguel de Cervantes ainsi que pour une oeuvre plus récente Le Monde de Dory, film de Disney. J'espère tenir plus longtemps que mes précédentes fan-fiction, j'ai voulu essayé un format de poésie relâchée avec seulement les rimes, aucun rythme et des phrases éclatées sur les verres. Certains auront sûrement remarqué l'absence de ponctuation, c'est volontaire, pour une lecture plus agréable il faut s'arrêter à la fin de chaque vers.

J'attends avec impatience tout retour, négatif comme positif, surtout n'hésitez pas s'il y a des passages que vous ne comprenez pas, je serai ravi de les expliquer. J'espère pouvoir réanimer un peu cette section du forum avec votre aide. Pour la petite info tout est écrit en impro et quand l'envie me vient, au début ce sera sûrement régulièrement avec l'enthousiasme de la nouveauté.

***

Pour la petite info, moi c'est Katze, je joue à Wakfu depuis bientôt six ans mais je connais l'univers Ankama depuis plus longtemps que ça. J'écris dans la vraie vie et pas que des fictions. J'ai déjà écrit pas mal de choses sur le forum Wakfu, une dizaine de fan-fictions toutes plus abominables les unes que les autres, certaines doivent encore s'y trouver et datent réellement.
J'aime bien aussi lire les fictions des autres, alors si vous avez envie de vous lancer : faites-le, vous aurez au moins un lecteur régulier qui n'hésitera pas à aller donner son avis à chaque nouveau chapitre. C'est toujours cool de pas se sentir seul. Cette fiction n'est pas mon seul projet en cours, donc il se peut que je traine un peu, si vraiment je devais arrêter je viendrais le dire, comme à chaque fois. Une autre fiction verra peut-être le jour et parlera des Dofus Secondaires, du pourquoi est-ce qu'ils ont disparu et où est-ce qu'ils sont.

***

COIN ACTIF DES FAN-FICTIONS :
[Vide].
COIN ACTIF DES GALERIES :
Galerie pas super jolie, mais ça va quoi - Moi
 
                                                                                                                                               


Chant II : Zélie Alas de Bonta.

Celui-là né en neuf cent cinquante-quatre
Fils d’une Iop et d’un facteur qui savait se battre
Face à un mari jaloux dont il ne sut jamais le nom
Avait un visage fait homme mais qui non
Pas manquait de cicatrice  qui pourtant
Était poupin comme le serait celui d’un enfant
Chevalier pourtant âgé de vingt-quatre années
Grandissant dans une belle ville fanée
Pour qui pourtant une moyenne taille
Et un poids léger ne freinaient pas ses batailles
Avait dès l’enfance bien amusé à fracasser
Pour lui bien plus aisé et prodigieux que jacasser
Compris qu’il était voué à un grand chemin
Nonobstant Saint Crade pas pour demain
Il avait lu durant son enfance doucereuse
Maintes histoires aux fins toutes heureuses
Qui avaient en lui longtemps apportées
L’espoir de nombreuses batailles remportées
Cette idée d’être un jour nommé épéiste
Quand bien même son esprit spontanéiste
S'inscrivit alors à l’armée de Bonta la juste
Où dès ses seize ans il combattit face à l’injuste
Le malhonnête l’aberration et le malin
Tenant fièrement son épieux hyalin
Armée qui ne lui allait pas car peu fantassin
Mais grand aventurier et spadassin
Zélie Alas s’en alla pour Brakmar la sombre
Où il retrouva l’Ecaflip jouant son hombre
Celui-là qui lui parla jadis de la revue
Joueur vétéran lui accordant cette entrevue
Concédant lui avouer à qui il l’avait vendu
Ce calice doré bossu ce fut à un glandu
Voulut-il dire un confrère croyant
Du Seigneur Iop tout en fourvoyant
La détermination et la niaiserie de ce candide
Chevalier pour qui idée du rival était splendide
Il en demanda un nom mais n’eut que description
Ce Chevalier Noir était craint disent les rescriptions
Peu découragé, quoique même drument enjoué
Un plan machiavélique et un rival déjouer
Sentir qu’il n’était pas seul sur cette folle quête
Il remercia ce chacha arborant les rouflaquettes
Zélie Alas de Bonta dit le Fol allait chevauchant
Au travers les pays les villes et aux champs
Cherchant ce malfrat revêtant l’armure et la robe
Pour combattre il acquît écu pesant une arrobe
Celui-ci fait du métal le plus albain qu’on pouvait
Trouver aux plus grandes forges dans le coin couvait
La tête blonde de tous les assauts subis
Des agressiculteurs lançant leurs cubis
Comme il est raconté dans cette épopée galante
Le Fol avait une cape dans le vent bringuebalante
D’un tissu beau et riche couleur champagne
Qu’il avait eu de son père acquise lors d’une campagne
Y était brodé par-dessus un motif bleu dragée
Celle-ci voletant derrière la face enragée
Du guerrier et de la détermination personnifiée
Qui à la vue de la pitié prend allure lénifiée
Un drame était arrivé Zélie s’y arrêta
Ici-bas dans ce village on parlait du Preta.

                                                                                                                                               
 

Chant III : Gontrand le Preta.

Le Preta était bien connu du petit patelin
Puisqu’il était de cette contrée le châtelain
Gontrand Barnard était considéré par les gens
De cette région comme un seigneur allégeant
Sa foi et son honneur en Djaul bien pis que
Sur son noir destrier et son arme en pîque
En Iop pour qui il avait jadis eu de belles
Pensées mais aujourd’hui devenu rebelle
Et régissant d’une forte main ferraillée
Son comté qu’il jugeait bien trop déraillé
Et fervant des dieux qui pour les punir
Décida de les tuer et les survivants démunir
De leur liberté en les enfermant ès son
Palais noir opposé à celui de son besson
Bertrand Barnard roi du bon duché
Qui jamais prisonnier n’avait été au bûcher
Le Chevalier Noir ainsi était-il appelé
Faisant régner la terreur et l’esseulé
Sur sujets qui n’avaient d’autre choix
Sous le kourou d’un roi qui chaque jour déchoit
Rester sous sa loi de la haute terreur
Mais défier Zélie Alas était là son erreur
On l’avait longtemps vu galoper dans
La neige avec sous son casque un air pédant
Un heaume noir profond qui ne laissait
Entrevoir que ses yeux noirs dressait
Le portrait du tyran et celui de l’effroi
Dans le vent une cape le couvrait du froid
Grand drapé soyeux rouge cinabre
Des épaulettes revêtus de crânes macabres
Dans ce même fer noir que cette cotte
Jaseran orné de dents et de côtes
Collier d’osselets et tenant dans ses doigts
Sous coude et fermement tenir il doit
Cette arme d’hast appelée une corsèque
Qui sur la route de ce cavalier laissait corps secs
En multitude et lui ne craignant rien gardé
Par un écu lui permettant de s’attarder
A trouver où frapper avec cette arme vilaine
Dressé sur un montilier d’aspect silène
Qui bien que moche était animal véloce
Caché par un tabar sang son air féroce
La bête dressée à n’obéir qu’à son maître
Songeait piétiner sur un peuple traître
Dans son palais au sommet de la montagne
Château noir et brûmeux paré à la castagne
Ayant vu sur tout le territoire de ses terres
Il contemplait déjà bien loin cet air
Parfumé de cendres et ce chevalier maladroit
Qu’il vit arriver Gontrand alla droit
Vers son ennemis qui osait le défier
Se pointant dans son village sans se méfier
Que le Chevalier Noir slalomait emmis
Les arbres noirs de ce bois tortueux démis
La bruit de son harnois et de son galop
Ce Iop entraîné longeant le daleau
Guidé par la folie et cette grande ardeure
Prêt à en découdre avec Zélie le musardeur
Le Preta ignorait les peurs et obstacles
Et preste avait dépassé premiers habitacles
Le Chevalier Blond qui ne savait guère
L’approche de ce sire venu lui faire guerre.

                                                                                                                                               
 

Chant IV : Quand Zélie expédia Gontrand.

Le cris d’un villageois en fuite alerta
Puissant croassement brisant omerta
Zélie qui toutefois la vie lui sauva
Et Gontrand fonçant dans ce zelkova
Y planta sa lance de fer des ténèbres
Arrachant morceau d’arbre où célèbres
Et nombreux étaient les trépas des gens
De ce peuple au mauvais régent
Chevalier de la Blonde Chevelure
De son épée d’un coup fit ciselure
A ce destrier annonciateur de mort
Paysans depuis leur cases épiaient dehors
Comme la pelle au fossoyeur
La lance racla le sol suivie par les voyeurs
Remontant vers les côtes de ce preux
Chevalier qui la logea dans le creux
Sur le côté de son bouclier et dans
Ce geste fit voler sa corsèque s’aidant
De son épée venant démunir
Le Preta Barnard et rembrunir
Un regard déjà noir comme la nuit
Les gens pensaient qu’il eût nui
Surpris alors par sa fuite soudaine
Zélie lui conseilla de manger bourdaine
S’exclamant tu sais pas qui chuis
Et l’appelant par des noms de cuicuis
Villageois réjouis sortirent dans la rue
Et Alas du Preta n’avait pas cru
Qu’il était ennemi redoutable
Tant cela lui sembla irreprésentable
Et si bien qu’il voulut entendre
Les complaintes de ce village tendre
Que le désespoir avait rendu avide
Chant alors sur cet air de corde à vide
Une chanson pour leur sauveur
De Gontrand hui Game Over
Ce peuple demanda alors à Zélie
Son but celui-ci parlant de son homélie
La quête de cet objet mystique
Saint Crade et aventure fantastique
C’est alors qu’il apprit d’un marabout
Que son précieux était tabou
Et que c’était en le cherchant que
Le Preta chuta de son tchanque
Se cognant la tête si durement
Ceci lui causant très sûrement
Sa folie et ses aigreurs meurtrières
Jamais curées malgré leurs prières
On l’informa d’une chose toutefois
D’une épreuve ardue à toute foi
Que s’il venait à vaincre le Gontrand
Village offrira Saint Crade démontrant
Par ce geste sa bravoure et sa valeur
Mais qu’il fallait qu’avant l’heure
C’eût été fait ou bien la relique s’envolerait
Vers d’autres cieux et ainsi se solderait
Cette quête galante qui s’annonçait
On lui demanda si alors il renonçait
Mais c’était bien le connaître
Que d’un chevalier noble repaître
L’égo et mettre à épreuve sa vaillance
Et lui affliger la peur de la défaillance.

                                                                                                                                               


Chant V : Quand Zélie ramassa Loïc le Blanc.

Ce fut avançant vers le Mont Noir
Que Zélie manqua de briser ce miroir
Où il eut la surprise de ne pas y trouver
Son minois mais icelui du Chevalier controuvé

Dont la tête blonde tant de fois
Avait enfantin alors songé de foi
Si bien Loïc le Blanc était pour sa personne
Au moins autant qu’au boufbowl Anderson
Sa prison était celle d’une glace
Dorée avec une poignée lovelace
Faite d’un marbre d’un rose
De lacrime d’une Bellaphone morose
Dont les sédiments furent assemblés
Par ce Mage redouté d’emblée
Tant ses charmes seraient puissants
Et si Chevalier Loïc le Blanc messire
Avait été enfermé Zelie no sabía qué decir*
Nécessiteux alors d’une idée de génie
S’étant déjà détourné du Saint bénit
Le Chevalier de la Blonde Chevelure
Souhaita prendre à la dévalure**
Cette côte qu’il avait à peine entamé
Sous les cris ou les rires de cette foule
Qu’il venait de laisser en houle
Cette marée de gens agités
Hurlait sur Zélie priant de cogiter
Cherchant à lui rappeler sa quête
Montrant alors sa future conquête
Ce palais noirâtre au sommet
De cette montagne qui omet
La lumière du soleil sur la vallée
Ces arbres morts au feuillage avalé
Le Blondinet en armure qui ne savait
Penser qu’une chose à la fois n’avait
Pas écouté ce peuple le suppliant
A genoux au dos voûté pliant
Leur carcasse sur ce sol de cendres
Et de poussières qu’on voit descendre
Du ciel en permanence sur leur peau
Grisée qui ne pouvait garder l’eau en pot
Mais il les convainquit de libérer son
Idole en menant ce miroir au besson
De Gontrand au Bon Royaume auquel
On pourrait le libérer d’Ô quel
Maléfice cet homme était bagnard
Sortant de Brakmar et son cagnard
Zélie regarda par-derrière
Admirant cette triste clairière
Et prit le chemin direction
Le Royaume de Bertrand cette insurrection
L’avenir et le dénouement
Dans son coeur et son dévouement
Etaient logés à la merci d’être
Oubliés comme du Prêtre
On zappe le serment que celui-ci
Donne pensant qu’on puisse y
Trouver le chemin de la force en soi
Le Blond se rappelait François
Le facteur amant de sa mère
Qui aurait été si amère
De découvrir que son fils adopté
Pour la fuite avait opté.

[*] en espagnol : il ne savait pas quoi dire.
[**] mot inexistant qui vient de dévaler (une pente).
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