FR EN ES PT
Naviguer dans les forums 
Trackers Ankama

Un nouveau cycle commence...

Par Melusiah 18 Mars 2009 - 16:15:22

«Il est dit dans les écrits sacrés qu’en ce temps là, le monde était jeune. Jeune comme le cœur des elfes et des autres mortels, dont la candeur dépassait celle d’un enfant de notre temps.

Il est dit qu’en ce temps là le monde était obscur. Cette obscurité ne venait pas de la nuit, qui, chaque Cycle, combattait le jour, mais du cœur des Enfers, demeure des démons les plus honnis de tous les temps.
Il est dit qu’en ce temps là le monde était sauvage. Sauvage comme une meute de chiens affamés se départageant le butin d’une maigre chasse.

Il est dit qu’en ce temps là, frémirent les premiers émois d’une nation libre. Ce peuple simple et plein d’amour vivait au milieu de ce Chaos telle la pureté virginale du diamant qui croît au sein du tumulte d’un volcan.

Typhëall’ya était leur patrie, royaume de paix et de sérénité pour quiconque désirait y vivre. Le Souverain Aryan y régnait en maître, non pas en tyran, mais en seigneur bienveillant et éclairé, ami de son peuple et de toutes les créatures du Ciel et de la Terre. La prospérité qui régnait dans cette antichambre du paradis en avait fait un royaume riche et puissant, susceptible de résister aux assauts régulier des hordes chaotiques et démoniaques qui faisaient la loi hors de ses murs.

Les années passèrent, suivirent les décennies, puis les siècles. Typhëall’ya résistait et prospérait. Ce qui n’était qu’un faible royaume au départ était devenu un empire de l’Equité et du Bonheur. Les Marchands du Roy n’hésitaient plus sur les routes de ce monde, certains, explorateurs talentueux, d’autres, gros et gras princes marchands à la moue boudeuse et aux plaisirs rares et chers. Les Légions Bénies qui protégeaient le royaume possédaient désormais une longue histoire derrière elles, pleine de batailles et d’exploits, de héros et de légendes. Tous se sentaient forts de la puissance de leur Nation. La Lignée d’Aryan menait Typhëall’ya à travers les Ages avec une sagesse toujours plus grande. »

***

Je reposais le livre ancien sur la console. Le récit était magnifique, mais pas d’actualité. « Paix et Prospérité », cela faisait longtemps que je n’avais plus en tête ces mots-la. Longtemps que je n’avais plus de mots en tête, autre que guerre et combat. Un messager était entré dans ma tente de campagne, il était temps de l‘entendre. Je me retournais et fît signe au jeune soldat de parler.

« Seigneur Kaelith, voici le rapport de la matinée : Dame Traersa et ses troupes sont en ce moment stationnées à Ashen, sur le flanc gauche de l’ennemi. Il semble que les éclaireur de Kaassis aient trouvé un moyen de couper les liaisons entre les deux campements. »

Liaisons coupées ?, cela n’a jamais été bon signe pour une armée. Il est probable que ce chien de démon ait des vues sur la première Légion. Kaelith se dressa, il était agité. Une décision s’imposait, devait-il lever le camp avec la cinquième Légion, sa Légion, ou envoyer son frère, Althaïr, avec la deuxième armée ? Mais, justement, où était-il celui-là, maintenant qu’on avait besoin de lui ?

***

« Ce temple semble être en ruine depuis des lustres, seigneur, vous êtes sûr qu’on doit y aller ? »
Althaïr foudroya du regard le caporal, jusqu’à ce que celui-ci recule de trois pas – ce qui ne prit pas plus de trois secondes, à vrai dire.

« Oui, on y va. Nous devons explorer ce coin, de manière à débusquer toute trace de ces démons. Alors, si on voit un temple, païen qui plus est, on l’explore. C’est compris ! »

Ses hommes répondirent d’une seule voix, comme on leur avait appris au sein des écoles militaires de Typhëall’ya. Althaïr reprit son avancé vers le temple, suivi de la phalange qui l’accompagnait. Il préférait être sur le terrain, au contact des difficultés, face à l’adversaire, quand son frère, lui, regardait de haut l’homme de terrain et gérait ses affaires tel un grand seigneur.

Le détachement ne pouvait se départir d'un sentiment de malaise. Malgré l'heure avancée de la journée, la lumière à l'intérieur du temple possédait une texture maléfique.

L’intérieur du temple était sombre, humide, une odeur de moisissure persistante agaçait leurs narines. La salle principale devait avoir été majestueuse, comme en témoignaient les restes de fresque qui recouvraient les murs. Au centre trônait un autel rouge sang, dont l’éclat faisait douter qu’il s’agisse de simple pierre, et sur lequel reposait deux lames noires.

Aux côtés de l'autel se dressait un être comme ils n'en avaient jamais vu. Il serait bien difficile aujourd'hui de dresser une description précise de ce qu'ils virent dans cette crypte abandonnée, mais lorsque les hommes sortirent du temple, la nuit était déjà bien avancée, et le monde ne ressemblait en rien à ce qu'ils avaient connu.

***

« Il est dit dans les écrits sacrés qu'en ce temps là le monde entrait dans son adolescence. Tel le fils qui cherche son indépendance, il se cherchait, testant ses limites, les franchissant, puis revenant auprès de son Père pour trouver le réconfort d'un foyer apaisé.

Il est dit qu'en ce temps là le monde s'éclairait. De l'Empire il tirait sa richesse, des étendues sauvages il tirait sa vitalité. Les Cycles se poursuivaient, immuables, et pourtant si différents.
Il est dit qu'en ce temps là, les cultures s'épanouissaient, s'entrechoquant, se nourrissant les unes des autres pour atteindre l'Apogée.

Typëall'ya régnait sur cet Âge d'Or comme en son temps le Roy Aryan dirigeait le Royaume. Pourtant, comme en chaque adolescent, il y avait sur ce monde une part d'ombre. Certains n'aimaient pas la Paix que leur imposait l'humeur ambiante. Les racines de ce malaise étaient profondes, ancrées dans les plus amères des guerres secrètes que se livraient entre elles les grandes familles du Royaume. Parmi les factions dont la discorde couvait, se trouvait la Lignée Noire, celle du frère d'Aryan, mise à l'écart pour protéger la Lignée du Roy. Elle était de loin la plus sournoise, la plus perverse et corrompue des factions.

Les années passaient et la noirceur des complots s'infiltrait au cœur du Royaume, gangrenant la pureté des idéaux et de la morale. Typhëall'ya s'engageait dans la décadence la plus inepte et déplorable. Malgré cette maladie qui le rongeait, le Royaume restait grand et puissant. Il était toujours craint et respecté à ses frontières. Les Démons qui l'assiégeaient jadis l'assiégeaient encore avec la même absence de réussite.

Mort, le Grand Royaume ne le serait pas avant longtemps. Vivant, vivace il le serait pour longtemps encore. »

***

« Des démons, tu es sûr ? »

Dame Traersa était outrée que ces grossiers personnages osent s'imaginer pouvoir s'approcher de son camp en si petit nombre. A peine un bataillon d'après la sentinelle... Elle se devait d'aller voir ca elle-même.
A peine sortie de sa tente, un malaise caractéristique s'empara d'elle. En effet, des Êtres Maléfiques rôdaient dans le coin. Elle se rendit en courant dans la direction qu'on lui indiquait, l'excitation du combat à venir prenant le pas sur la prudence la plus élémentaire. Pourtant, quelque chose clochait, elle connaissait cette aura, bien particulière, de témérité et d'inconscience, presque similaire à la sienne.

Arrivée au point d'observation, elle vit ce qui la dérangeait. La troupe à ses pieds portait l'étendard de la Seconde Armée, dirigée par Griffes D'Argent, le plus jeune des deux frères avec qui elle travaillait. Ce qui la surprit le plus, ce fût de voir Althaïr lui-même en tête d'un détachement de soldat d'apparence humaine. Comment ce bougre d'âne avait-il encore réussi à s'attirer de pareils ennuis. Elle demanda à la sentinelle qui l'avait suivie d'aller chercher rapidement une équipe d'exorcistes pour traiter le détachement.

***

Les deux chefs se toisaient, l'une d'en eux restait figée en haut de sa colline, l'autre en contrebas. Il prit la décision de s'avancer seul, les mains en vue, paumes en l'air afin de signifier ses intentions pacifistes. Il devait le faire même si s'approcher de cet endroit béni lui devenait de plus en plus insupportable. Pourtant, il avait un message à transmettre. Quelque chose au fond de lui qui n'était pas mort lui soufflait que c'était important, qu'il devait donner ce renseignement, quitte à mourir dans les flammes que déchaîneraient sur lui les troupes angéliques de ... Traersa. Le nom ne lui était pas inconnu, mais il faisait resurgir quelque chose de lointain, comme si de multiples voiles occultaient des pans entiers de son esprit.

Elle s'avançait vers lui à son tour, ne prenant pas la peine d'être prudente ou suspicieuse. Il voyait ses yeux pétiller. Était-ce de l'amitié, de la rage ? Ils avaient du bien se connaître, avant... Avant quoi d'ailleurs ? Le monde n'avait-il pas toujours été ce cloaque puant de guerres et de trahisons ?

Elle l'interrompit dans ses réflexions. D'un soufflet qui aurait fait sauter la moitié d'une mâchoire de bœuf. Lui, recula juste un peu, sonné pour quelques secondes. Elle commençait à crier, à s'énerver, à gesticuler. Lui restait là, presque hagard le regard dans le vide. Il la voyait s'agiter au milieu des brumes de son esprit, inconsistante créature face aux enjeux de sa mission.

Lorsqu'enfin elle eût terminé, il prit la parole, d'une voix apaisante:

« J'ai quelque chose à te dire, Femme Ange. Ton campement principal est sur le point d'être détruit par le Ver qui le ronge depuis des Lunes. L'être qui se fait appeler Kaelith va être anéanti ainsi que tous les hommes qui lui sont fidèles.
On m'a envoyé à Toi parce qu'un visage ami est plus facilement accepté. Tu dois lever le camp et nous suivre, nous irons trouver cette armée et sauver ton compagnon. »

***

« Il est dit dans les écrits sacrés qu'en ce temps là le monde vieillissait, tel l'honnête artisan dont le labeur assure la maigre subsistance, il était rongé par les maladies et l'âge, risée et victime des hommes jeunes et forts.

Il est dit qu'en ce temps là, le crépuscule tombait sur les terres, répandant dans le cœur des hommes un malaise qui s'en allait grandissant. Les Cycles se suivaient apportant leur lot de noirceur et de discorde.
Il est dit qu'en ce temps là, l'Abîme atteignit Typhëall'ya. Le Grand Royaume était rongé par les luttes intestines, les factions rivales et autres cabales de malfaisants.

La Grande Lignée était tombé, victime des Complots et des Parjures, de ceux dont le serment d'allégeance n'avait point empêché les trahisons. Avec Elle avait disparu l'unité du royaume. L'Empire n'était désormais que l'agrégation de cités-états qui guerroyaient entre elles comme le font des chiens de meute en l'absence de meneur.

Parmi celles-ci, seule la ville d'Ashen faisait figure d'exception. Gouvernée par le restes pathétiques des Légions Bénies de Typhëall'ya, un semblant d'ordre y résidait. La cité était libre de contrainte, et une paix précaire guidait ses relations avec ses voisines.

La paix fût maintenu durant de nombreux Cycles, mais il est dit qu'un jour, une armée sortit d'Ashen, laissant la ville en ruine, et aucun survivant derrière elle. Elle arborait un étendard rouge du sang des milliers d'innocents qui avait péri à Ashen. Nul ne sus jamais vraiment comment une armée était entrée dans la ville, nul ne sus jamais vraiment comment la Légion Bénie fût défaite. Ce que tous savent de cette histoire, c'est que l'host à l'étendard rouge était composé d'anges autant que de démons, chacun corrompu par la présence de l'autre dans une indissociable et contre-nature alliance.

La Milice de Sang, comme elle fût bien plus tard dénommée, était en marche. Revenue par delà les Cycles, inattendu mythe qui en plein jour se révèle, elle avait pris son envol pour s'abattre sur quiconque lui en offrirait une raison. Elle conquit rapidement les terres des hommes, écrasant sous la force de sa volonté les états les plus faibles. Elle conquit rapidement le coeur des hommes, leur offrant le secours d'un peuple uni et à jamais soudé. »

***

La suite du parchemin était recouverte d'une tâche. Kaelith mis un certain temps à comprendre qu'il s'agissait de son sang, s'écoulant sur le rouleau après avoir suivi le tranchant de l'épée qui sortait de sa poitrine. A ce niveau là, ce n'était plus la peine de crier, ça ne le sauverait plus. En aurait-il même la force ? Tout autour de lui, l'obscurité se rapprochait ...

***

Ils arrivaient en vue du camp. Celui-ci avait été placé sur un plateau à quelques dix lieues d'Ashen, loin du front, dans un endroit sûr. Et pourtant ... c'est lui qui avait été atteint en premier. Ils avaient couvert la distance en une journée, étonnant pour ces hommes à pieds pensait Traersa en regardant les hommes d'Althaïr. Ils n'avaient plus l'air vraiment humain. Elle aurait dit qu'ils étaient plus grands et larges d'épaule qu'autrefois, mais rien ne le confirmait, habillés comme ils l'étaient d'une cape rouge sang au-dessus de leur uniforme blanc.

Son regard s'attarda sur Althaïr. Il avait changé plus profondément que ses hommes. Il semblait plus détaché, beaucoup moins humain. Il avançait, le regard lointain, comme absorbé par quelque chose d'étranger à ce monde. Tout le long de la route, elle avait essayé d'engager la conversation. Il ne lui répondait que par monosyllabe, quand il répondait...

L'aura maléfique de tout à l'heure émanait toujours de lui. Le fait qu'il soit devenu un être aussi démoniaque lui déplaisait fortement. Mais s'il fallait en passer par la pour sauver Kaelith, soit. Que pouvait-elle dire, désormais, tout cela était déjà fait de toute manière. Elle leva les yeux au ciel, cherchant le réconfort dans les yeux de celle qui l'avait guidée jusque-là, Kathyllia, déesse du pardon universel.

Elle avait vraiment été surprise de son arrivée au camp. Mais ce qui l'avait le plus prise au dépourvu, c'était qu'il ne se rappelle pas du tout d'elle. Elle avait été mise hors d'elle-même, pensant qu'il se moquait. Sur la route, plus tard, elle avait compris qu'il avait sacrifié une grande partie de lui-même pour devenir ce qu'il était maintenant. Quelle était donc cette contrepartie qui justifiait de perdre autant de soi, de perdre une partie de son âme ?

***

Au fur et à mesure qu'ils s'approchaient du campement, ils entendaient les clameurs des hommes et du métal. Ils forcèrent l'allure afin de pouvoir intervenir au plus vite. Arrivé sur place, ils n'eurent d'autres choix que de se défendre. Quel parti pouvaient-ils prendre alors que tous les hommes qui se battaient faisaient parti de la même armée ?

Les hommes d'Althaïr réussirent à ouvrir un couloir jusqu'au pavillon de commandement. Il regardait autour de lui, cherchant un visage qu'il aurait pu connaître dans la foule des combattants fratricides. Petit à petit il se sentait revenir, le sang et les armes fixant sa conscience sur le monde qui l'entourait.

« Traersa, occupe-toi de mon frère, je vais essayer de trouver son second, Kaedes. »

A ces mots, il sauta par dessus ses hommes, plongeant dans la mêlée, frappant d'estoc et de taille afin de s'ouvrir un chemin au milieu des combattants.

Traersa atteignit enfin le pavillon. En entrant, elle fût assaillie par l'odeur de sang qui régnait sous la toile. Kaelith était allongé dans une mare écarlate, une plaie béante au milieu de la poitrine. Elle se précipita vers lui, s'agenouillant à ses côtés, lui prenant le bras. Il n'était pas encore froid, peut-être y avait-il encore un espoir ?

La prêtresse de Kathyllia fit appel à tout ce que ses maîtres avaient pu lui enseigner autrefois. Elle rassembla la sagesse de milliers de générations de guérisseurs qui l'avaient précédée. En vain... Il semblait bel et bien mort.

« Pardonne moi Kaelith, de ne pas être arrivée à temps. Je le jure sur le saphir qui est mon emblème, je vengerais ta mort et traquerais celui qui t'a fait cela. »

Traersa était effondrée. Elle venait de perdre un être cher à la suite d'une situation qu'elle n'avait pas sue anticiper. Elle était prostrée face au corps depuis quelques minutes lorsqu'entra Althaïr.

« Traersa, où est mon .... »

***

«Il est dit dans les écrits sacrés qu’en ce temps là, le monde était jeune. Jeune comme le cœur des elfes et des autres mortels, dont la candeur dépassait celle d’un enfant de notre temps.

Il est dit qu’en ce temps là le monde était obscur. Cette obscurité ne venait pas de la nuit, qui, chaque Cycle, combattait le jour, mais du cœur des Hommes vaincus par la corruption et le mensonge incapable à jamais de renouveler la beauté du monde.

Il est dit qu’en ce temps là le monde était sauvage. Sauvage comme une meute de chiens affamés se départageant le butin d’une maigre chasse.

Il est dit qu’en ce temps là, revinrent des tréfonds les acteurs d'un monde libre. Non plus heureux et innocents, mais aguerris par les Âges. Ils étaient désormais prudents rigoureux en chaque chose afin de n'être plus jamais les victimes de quiconque.

Typhëall’ya redevint leur patrie, enclave sure pour les forts et les faibles, Royaume de l'ordre et de la loi. Nul souverain ne dirigeait plus le pays, mais un e réunion des chefs d'état major appelée Conseil du Sang. Il n'était plus question de paix et de prospérité, mais de survie et d'expansion. Le Sang devait perdurer, s'étendre à la surface du monde, afin de crier à la face des Cieux qu'il serait toujours là.

La Milice de Sang était désormais la gardienne des hommes, de leur vie comme de leur âme. C'est convaincus que cette mission valait plus que leur existence que les Guerriers du Sang avait sacrifié ce qui faisait d'eux des êtres à part entière. Ils étaient devenus le bras armé d'une entité éternelle par-delà les concepts de Bien et de Mal. »

***

L'être était face à eux. Non pas une silhouette sombre et imprécise comme celle qui l'avait accueilli au sein des leurs, mais bien de chair et de sang. Il ressemblait au premier abord à un elfe, bien qu'une observation plus poussée montrât qu'il s'agissait de bien autre chose. Il était grand, bien plus grand qu'un représentant de cette espèce. Sa peau prenais à la lumière une teinte orangée qui accompagnait la lueur de braise que dispensait ses yeux. Il était entièrement glabre, du moins d'après ce que laissait apparaître son costume, son crâne entièrement recouvert de tatouages tribaux.

« Ainsi, vous avez requis mon aide, Althaïr, Sang de Kaassis, et Toi, Traersa, Guerrière de Kathyllia. Sachez que j'exaucerais votre souhait. Mais rien n'est gratuit. En l'occurrence, vous ne serez pas ceux qui payeront le Prix. Êtes-vous prêts ? »

Althaïr saisit le regard de Traersa. Comme elle, une légère hésitation était apparut à l'orée de son esprit. Mais ils étaient déjà allé trop loin sur ce sentier pour reculer, convoquer un démon grâce aux ''relations'' d'Althaïr, lui demander de ressusciter leur compagnon... C'est d'une seule voix qu'ils répondirent: « Nous le sommes. »

A ces mots, les tatouages prirent vie. Ils envahirent l'intégralité de son corps, s'appropriant un territoire qui leur semblait familier. Chacun trouva sa place dans une gigantesque suite de runes. On pouvait reconnaître les mots Vie et Devoir sur les bras du Démon. Il s'approcha du lit de camp où reposait Kaelith.

Debout aux côtés du corps, il imposa ses mains de part et d'autre du cœur du gisant, encerclant la blessure. Les runes se remirent à bouger, passant du Démon au corps du défunt, s'appropriant sa peau comme on colonise un territoire vierge. Elles envahirent cette pellis incognita, la recouvrant intégralement, sans pour autant perdre leur densité sur le corps du Démon. Lorsque les tatouages eurent envahi le corps entier, ils s'assemblèrent comme auparavant, formant des chaînes de mots qui ne peuvent être prononcées.
Le corps reprenait vie, redevenant ainsi le réceptacle de cette magie la plus ancienne parmi toutes...

***

Kaedes ne comprenait pas. Des mois s'étaient écoulés depuis qu'il avait tué l'intendant des Légions Bénies et était revenu sur les terres de la Lignée. Pourtant, on lui annonçait aujourd'hui qu'une troupe de grande importance s'approchait du domaine. Et la seule armée de cette taille encore de ce monde était les restes de ces mêmes Légions. Un autre détail ne convenait pas : ils portaient un étendard rouge en tête du détachement, et tous les hommes étaient vétus d'une cape du même Rouge Sang.

Les rapports qu'il avait reçus indiquait que l'host ne se pressait pas. Comme s'il était sûr de trouver ce qu'il cherchait. D'autres rapports disaient que le flot des troupes marquait la plaine d'une traînée de Sang telle une balafre géante à la surface du monde. Que chaque hameau que recouvrait cette armée en marche se voyait dépeuplé au profit des guerriers. On ne savait pas ce qui se passait derrière leur ligne : quiconque tentait de contourner la Vague de Sang ne revenait jamais.

***

Cornir se demandait si ils allaient lui envoyer quelqu'un à lui le héraut de Kaedes. Il était arrivé ce matin devant le campement de cette armée rouge avec pour mission de déterminer ce qu'ils faisaient sur les terres du Domaine Noir. On était déjà au milieu de l'après-midi et toujours pas de réaction de la part de leurs sentinelles. Il dût attendre encore une heure avant de percevoir une certaine agitation. Trois personnes sortirent des rangs. Toutes portaient des vêtements rouge, à l'instar du reste de l'armée. Elles s'avançaient à pied, à sa rencontre apparemment.

Le premier était grand, le crâne nu et tatoué, habillé d'une cape rouge sur un uniforme militaire blanc. Le second, encore plus grand, était vêtu d'un manteau à capuche rouge qui recouvrait son visage. La troisième était une femme, brune, magnifique dans une combinaison de cuir rouge que rehaussait un pendentif de saphir. Le premier d'entre eux pris la parole, sa voix était dépourvue d'humanité, comme privée d'âme, elle fît tressaillir le héraut :

« es-tu l'envoyé de Kaedes ? Il semble que oui en effet. Bien Nous te chargeons d'une mission. Préviens ton maître de notre arrivée, qu'il prépare sa table pour un festin ce soir. En effet, ce sera le plus beau jour de son existence. »

Le second émis alors un sifflement qui fit volter le cheval de Cornir. Il ne s'arrêta de galoper qu'une fois dans la cour du château du Domaine.

***

« Es-tu sûr qu'il soit judicieux de le prévenir ?

- De quoi as tu peur ? Qu'il s'enfuit ? Il ne sera jamais hors de portée.

- Je crois qu'il a peur qu'il puisse se suicider.

- En effet ce serait fâcheux. Enfin, ce qui est fait ne peut être défait, nous verrons ce soir. »

***

Le soir venu, les trois silhouettes étaient aux portes du château. On leur ouvrit les portes, après s'être assuré qu'aucune troupe ne les accompagnait. Il se rendirent directement à la salle d'apparât où était servi le dîner. Le premier prit encore une fois la parole :

« Kaedes, ne me reconnais-tu point ? »

Le susnommé était glacé d'horreur en voyant le visage que découvrait le premier. Certes il avait quelque peu changé mais ... il était encore en vie.

« Ce soir, tu vas te repentir des crimes que tu as commis. Par ta faute, de nombreux hommes des Légions Bénies sont morts. La discorde que tu as semé au sein de cette armée a coûté la paix et la vie à de nombreuses cités. Ce soir est le plus beau jour de ta vie, car c'est celui où tu te repentiras de tes fautes... Le dernier. »

La troisième, qui n'avait pas bougé jusque là, fût en un éclair face au traître. Il n'eût que le temps de sentir s'enfoncer en lui l'acier rédempteur de toute faute.

Le second avait profité du laps de temps occasionné par la surprise pour éliminer chaque garde d'un coup de ses lames noires. Seul restait dans la salle un page, jeune serviteur figé d'effroi. Le premier vint à lui avec ces mots :

« Ce soir tu vivras. Tu vivras car tu as un devoir. Tu raconteras l'histoire de la Milice de Sang et tu figeras ton savoir dans la mémoire de quiconque tu rencontreras. »

Le premier lui toucha la main, répandant sur sa peau les mots « mémoire » et « Sang », puis il lui fît signe de s'échapper.

***

« D'après ce que je sais aujourd'hui, il n'y eût pas d'autre survivant cette nuit là. Pas plus d'ailleurs dans tous les autres massacres ou batailles que livra la Milice de Sang. Il y eût des guerres, certains se croyant encore assez forts pour résister à la Vague de Sang qui déferlait sur le monde. Aucun n'en réchappa. Et la Milice sortait grandie de chacun de ces conflits.

Aprés son passage, ceux qui s'étaient cachés reprenaient doucement une vie normale. On entendait parfois le récit d'une bataille, toujours plus lointaine, de la Milice. Elle finit par disparaître des esprits. Mais pas du mien. Je peux toujours lire sur mon bras ces mots. Mémoire, Sang. La Mémoire du Sang ? peut-être, qui sait. Pas moi.

Ce que je sais, c'est qu'un jour elle réapparaîtra. Elle éviscérera le monde une nouvelle fois pour en extraire tout le Mal qui fait de nous des hommes. Et elle nous le rendra. Car elle suit les Cycles, réapparaissant quand s'en ressent le besoin. Elle est atemporel, aculturel, sans aucune liaison avec l'espace.

Elle est. »

***

Il est dit qu'en ce temps-là, le monde n'était que division. Division des états qui, loin de tirer les leçons des échecs de leurs aînés, préféraient se battre pour accroître leurs bénéfices.

Il est dit qu'en ce temps-là, le monde agonisait. Agonisait, comme un roi ayant vu trop d'horreurs pour pouvoir continuer sa course.

Et c'est sur ce monde agonisant qu'arrivèrent les armées de Rat...

La Milice de Sang avait survécu à de nombreuses guerres, et toujours était sortie victorieuse et ses rangs grandis. Elle avait formé des seigneurs aux qualités exceptionnelles : il y avait eu un troll, Mazerhan... Certes au début, son approche fut difficile. Mais son coté bestial ne gênait pas les Miliciens, et très vite il prouva sa valeur et devint un Guerrier à part entière. Puis vint le seigneur Eldarion, celui qui rapidement devint roi d'Hirdelhuir et par la suite la Conscience de Sang de la Milice. Son sens de la loyauté et ses aptitudes l'avaient rapidement rendu indispensable à la gestion de l’alliance. Vinrent également le Roi Thorgils, Puit Sans Fond de Sagesse et Grand Prodigue de Conseils Eclairés et enfin, le Seigneur Rodrigue, Protecteur des Songes des Miliciens.

Puis un matin, alors que tout se déroulait pour le mieux, tous apprirent que le fléau arrivait, mené par Rat. Il conduisait l'armée la plus importante que les Terres Sans Nom aient jamais connue. Et pour la première fois, les Miliciens connurent la peur. Mais malgré cette sensation nouvelle et dérangeante pour eux, ils firent front pour protéger Soléandre...
La bataille fut titanesque. Et dans les brumes de Sang couvrant les plaines aux innombrables combats, il semblait y avoir trois clans, d'un coté Soléandre, protégée par de nombreux seigneurs, d'un autre coté l'armée de Rat dont les flots verts semblaient une moisissure recouvrant guerriers, montures et même le sol, et formant la troisième part de cette monstrueuse machine dévoreuse de Vies les armées miliciennes, telles une Vague de Sang Pourpre.

La collision fut brutale, tant d'un point de vue physique que psychique...
Pendant des lunes, les pires Horreurs parcoururent les Terres Sans Nom, Guerriers mutilés fuyant les Champs de Mort, Monstres hideux issus de l'imagination morbide des Sorciers de Guerre, ou tout simplement des hommes, dérangés jusque dans les tréfonds de leur Âme par cette compagne trop souvent présente de la Faucheuse, celle que les plus cyniques d'entre nous appellent Folie. L’Enfer semblait se trouver devant les portes de Soléandre, et les piles de cadavres se lançaient à l'assaut des remparts sous l'œil indifférent des guerriers et celui, beaucoup plus intéressé, des vautours.

***

Il est dit qu'en ce temps là, le monde mourut. Mort dans les spasmes colossaux d'une épique et ultime bataille.

***

Il est dit qu'en ce temps-là le monde revint à la vie. Vie qui reprend, telle le poupon qui vient de naître, se nourrissant du lait de sa mère qui pensant le grandir lui enseigne la vie des hommes et le mène vers sa prochaine agonie.

Après le cataclysme, une période de paix revint, il fallut reconstruire. La Milice continua son œuvre, rien ne pouvait l'arrêter. Elle était, et resterait immuable, prenant ses racines à l'Aube des temps, et projetant ses branches vers les plus obscurs avenirs.

Les batailles s'enchaînèrent, les rencontres également, c'est ainsi que vînt à notre rencontre Dame Athylma, mage sans pareil. Et elle rejoint prestement le cercle des Serviteurs du Sang. De nombreux autres seigneurs passèrent dans les rangs miliciens, et parmi eux, l'auguste et digne Gnôme Rincevent, la fabuleuse Dame Zaria à la légendaire beauté, Zurak le redouté ingéniomancien, Cagnas le guerrier des anciens temps mais toujours aussi farouche, et bien d'autres encore dont les exploits furent malheureusement oubliés.

***

Il est dit qu'en ce temps-là, le monde évoluait. Cette évolution fut graduelle, comme un enfant qui grandit, tout semblait pouvoir s'accroître.
Les rangs Miliciens ne firent pas exception à cette règle œuvrant à leur tâche duale de punition et d'enseignement de leurs préceptes.

***

Il est dit qu'en ce temps-là le monde changea. Ce changement frappa la Milice, comme une mère corrige son fils pour le ramener dans le droit chemin.

***

Alors que la guerre était aux portes des Terres de la Milice, un Conseil avait été formé, afin de discuter des avancées du conflit.

Traersa, qui dirigeait la séance prit la parole :

"Vous savez tous ce qui nous réunit aujourd'hui : nous avons marché sur les armées ennemies. Mais nous avons été trop confiants, tournant le dos à une bête agonisante, mais pas morte. Or il n'y a rien de plus dangereux qu'une bête blessée...
Nous en avons subit les frais. Nous aurions dû achever les hordes des Mishrann d'Oloth tant que nous en avions l'opportunité, car aujourd'hui ils ont remarquablement su retourner la situation. Et c'est nous qui sommes en difficulté, à tel point que certains serviteurs du Sang ont dû quitter leurs empires qui étaient ravagés par des flots de démons. C'est intolérable !!!"

La Milicienne avait une haine profonde dans les yeux, mais surtout une peur profonde qui était enfouie en elle depuis des décennies.

Althair posa une main sur le bras de la Visionnaire qui se rassit, tous deux savaient ce qui la perturbait... Par le passé une mésalliance avait failli coûter la vie de Kaelith, et aujourd'hui pour vaincre, la Milice se devait d'accepter un pacte avec la Fronde. Certes cette alliance avait fait ses preuves, mais Kaedes l'Honni aussi en son temps avait fait les siennes.

Incapable de poursuivre, c'est Kaelith qui s'en chargea :

"Nous avons reçu ce matin une proposition, les Chevaliers Novateurs, avec qui nous avons toujours entretenu une relation cordiale, sont prêts à se joindre à nous afin de purifier les Terres Sans Nom de la présence des Mishranns. La décision est bien trop importante pour qu'elle soit prise par les seuls Liges de Sang. Nous aurons donc tous un droit de vote."

La décision fut prise ainsi. Malgré leurs réticences, les Miliciens s'adaptèrent, et avec l'aide de la Fronde, ils éliminèrent les serviteurs d'Oloth. Les Terres Sans Nom résonnèrent pendant des lunes des pas des centaines de milliers d’hommes avançant vers les armées du seigneur Olath du Chaos. Durant cette période, la Fronde et la Milice avancèrent sous la même bannière.

Peu de temps après l'ordre des Chevaliers Novateurs fut dissout, et, les liens précédemment créés aidant, de nombreux membres se joignirent aux Miliciens et à leurs valeurs qu'ils avaient eu le temps d'apprécier. Ainsi des seigneurs de renom comme Nomenfama, Arkos, Galain, Arago... se joignirent aux Guerriers du Sang apportant leurs grandes connaissances et leurs expériences.

***

Et c'est alors que la Milice était à son apogée, qu'elle avait en son sein de nombreux jeunes seigneurs qui semblaient prometteurs comme Elvanthyell Vain, Radius et la charmante Carmerodial et tout autant d'honorables guerriers dont on ne comptait plus les exploits sur les champs de bataille, que le Temps rappela qu'il n'existait que par une succession de cycles.

L'armée de Rat revint.

***

Les morts se comptèrent par millions, et à nouveau le Chaos régna partout.
Il fut dit que le monde sombra dans la Folie. Folie qui d'une simple maladie, devint un fléau, pour finalement prendre corps par l'entremise des FOUS.

***

La Milice de Sang était au complet, tous s’étaient réunis. Et si l'heure n'avait point été si grave, tous auraient ri. Ri des guerriers Pire, alors en route vers les Terres du Sang. Nul ne savait quelle folie avait frappé les Lys. Alors que les armées de Rat se précipitaient vers Soléandre afin de détruire toute trace de vie, Les lys, ayant certainement senti leur fin proche, s’étaient mis en marche. Peut être espéraient-ils une fin plus douce…

Le puissant démon, Flamme de Sang de la Milice, se leva et prit la parole :

"Vous connaissez tous la situation actuelle, nous allons devoir lutter sur plusieurs fronts, et nous devons également prévoir de nous protéger en cas de cataclysme. Par le passé certains d’entre nous ont été protégés, c’est désormais devenu notre rôle et nous essaierons de nous en occuper. J’espère que le plus grand nombre d’entre nous survivra.
Mais une décision importante se pose à nous, certains devront faire face aux Pires, d’autres aux armées de Rat. Il est également primordial de séparer les personnes pouvant aider à la survie en cas de cataclysme.
Le roi Eldarion et moi même, sommes prêts à partir pour protéger Soléandre, Traersa restera ici afin de protéger nos arrières. Les deux missions sont d’une importance capitale, si l’une échoue, l’autre n’aura servi à rien…"

Un silence lourd s’installa, c’est Eldarion qui poursuivi :

"Nous ne pouvons prendre une telle décision pour vous, c’est à chacun d’entre vous de choisir où il souhaite lutter. Si nous ne pouvons empêcher le pire, nous nous regrouperons, et nous ferons front ensembles, afin de pouvoir traverser les horreurs d’une Apocalypse."

Et c’est ainsi que pour la première fois, les Miliciens se séparèrent…

***

Il fut dit que le monde connut un nouveau Cataclysme. Cataclysme qui comme une mer déchaînée emporta quasiment tout sur son passage.

Les survivants furent rares, mais comme à chaque fois certains survécurent, le monde s’était à nouveau purgé du mal qui menaçait de le submerger, une fois encore il avait gagné… La Vie revenait.

Dans ce chaos, les Miliciens avaient trouvé un allié inattendu qui les aida à survivre. Les Fous. En effet, ils avaient l’habitude de côtoyer la folie, elle était même leur plus fidèle conseillère, aussi malgré les horreurs qu’ils vécurent dans le cataclysme, ils restèrent les mêmes, simplement fous, ils n’étaient pas foncièrement mauvais, ils avaient simplement une façon différente de voir les choses. Alors qu’à côté d’eux certains entrèrent dans des rages meurtrières d’avoir côtoyé tant de folie, tant de morts…

Les éléments se déchaînèrent pendant des semaines, les morts se succédèrent, pourtant les Miliciens tinrent bon, non en tant que personnes, car personne ne pouvait survivre à l'ultime expiration du Monde. Mais ils s’étaient regroupés et associés, et dans ce chaos ils ne représentaient qu’une seule et même entité, forte et solide face aux assauts d'un Univers en proie à la Folie. A un moment ils crurent que leur fin était venue, une imperfection dans le cercle de consciences qu'ils avaient formé fit son apparition, et en une fraction de seconde, tout sembla basculer.

Traersa comprit vite qu’ils étaient tous perdus, leur cercle était rompu, et les miliciens n’avaient pas la force de le combler. Soudain elle perdit le contact avec le seigneur Galain qui commença à sombrer dans la folie. Le seigneur Wall ainsi que dame Any, qu’ils avaient appris à connaître et à apprécier malgré leur démence, aidèrent le malheureux, et le prirent sous leur aile, le protégeant, le guidant, vers leur monde qui était empli d’une douce folie.

Puis tout s’arrêta. Lentement le cercle se reforma, un nouvel être avait prit la place du seigneur Galain et était en train de les sauver. Traersa était ébloui par l’aura de puissance qui entourait son ami. En effet, c’est le roi Thorgils qui était à nouveau venu à son secours et qui comme pour la précédente Apocalypse lui permit de survivre à ce cataclysme. Une aura de paix enveloppa les miliciens, et c’est ainsi qu’ils continuèrent à résister…

***

Il fut dit que le monde se calmerait. Le calme revint comme l’accalmie après la tempête.

Aussi soudainement que l’Apocalypse avait commençé, elle s’arrêta. Les Miliciens se regardèrent longuement, soulagés. Soulagés que la loyauté qui les unissait leur ait permis de surmonté une telle épreuve. Alors ils se mirent à parcourir les Terres Sans Nom, fiers d'avoir survécu une fois encore et impatients de le faire découvrir à leurs contemporains. La Milice de Sang était à nouveau en marche. Elle était et resterait intemporelle. La rédemption de nombreuses âmes égarées allait être nécessaire, mais le Sang ne faiblirait pas face à cette mission…

La Milice de Sang était sortie grandie de cette expérience marquante.

0 0
Réactions 3
Score : 2211

Cette histoire a l'air cool. Malheureusement, je n'ai pas le temps de la lire, je posterai donc à nouveau après lecture.

0 0
Score : 471

C'est beau.

J'ai tout lu ; et c'est vraiment le premier commentaire qui me vient à l'esprit ^^. Bien écrit, bien raconté... à quand la suite ?
J'aimerais faire plus constructif ; mais je vois vraiment rien à arranger... .

P.S : Ah si ! Il y a beaucoup de personnage ; mais on ne sait guère de chose sur eux ( Ce qui complique l'immersion du lecteur. )... . Prendre le temps de les décrire un plus ; et de faire en sorte que le lecteur se sente proche d'eux, pourrait être pas mal je pense... .

0 0
Score : 108

Bonjour Kazu'.
Merci de ton commentaire (j'en attendait pas tant smile)
Pour commencer : La première partie est un récit, ce qui fait que les personnages ne se connaissent pas. (Certes.)
Ensuite, j'ai essayé de la jouer "Nivunikonu", histoire de faire plonger le lecteur dans la guerre, plutôt que dans la compassion.
Je prendrais note de ton commentaire. smile
Hasta Luego,
Ti amigo,
MWM.

0 0
Réagir à ce sujet