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[Les récits du Démon Brisé] Acte II - Chapitre 1 - Avancez votre pion, Partie 4 - Le tribunal militaire

Par Heldenhammer 28 Mai 2018 - 12:17:22
« La piste semble se couper en deux. Il va falloir qu'on se sépare.
 -Je pars pour Brâkmar, allez à Amakna voir ce qui est arrivé à la cargaison d'arme.
 -Prenez cette tenue et ceci.
 -Que sont ces papiers ?
 -Des faux documents qui vous permettrons de vous infiltrer, je ne vous ment pas que ça va être dangereux, faite attention à vous.
 -Ne vous en faite pas, Rique, je risque quoi au pire ? »

 Un homme jeta un seau remplis d'eau froide au prisonnier. Celui-ci se réveilla en sursaut. Il se leva péniblement alors que le garde lui rabâchait qu'il faut se dépêcher. Startch tituba, sa blessure à la jambe ne s'était pas encore guérie, il peinait à marcher correctement. Il avança puis se fit bander les mains avant d'avancer dans le couloir de la prison. Sous la douleur, l'ancien capitaine ralentissait mais il recevait des coup de poings s'il ne gardait pas une vitesse normale par le soldat. Startch vit sa nouvelle cellule, on lui ôta les cordes avant de le jeter dans sa cellule.

 Le garde refermait la porte de prison avant de s'en aller on ne sait où. Demain, Startch allait être jugé au tribunal militaire. Toutes les plus hautes instances de l'armée seraient présentes. Au fond, il espère s'en tirer, mais il restait réaliste. Ce qui lui attendait au bout du couloir, c'était la mort. Horter à tout manigancé. Il savait que l'attaque allait considérablement affaiblir Sufokia, (la nation était même au bort de la révolte) il savait aussi que des personnes viendraient l'en empêcher. Il savait que Startch, de par sa descendance Bontarienne, allait être l'un des premiers interpellé. Personne n'écoute les traîtres, leurs bouches sont emplies de mensonge… Horter le savait aussi. Comme sur son jeux, toutes les pièces sont placées, personne ne pourrait plus rien faire contre lui désormais.

 C'est terminé, Horter à gagné et le monde cours à sa perte. Il veut s'enrichir de la guerre et tout reconstruire de l'argent qu'il aura gagné. Startch ne peut pas luter. Il tombe de fatigue dans sa cellule et s'endormit.

 Un garde passe, et le réveilla à frappant à la porte. Le prisonnier se leva maladroitement. C'était son repas. Il se jeta dessus et l'englouti. Le garde s'en alla. La nourriture était immonde, on en aurait recraché ses propres intestins. Il y a un jour, il était capitaine d'une des plus grande nations du monde. Il y a un jour, il était un homme qui inspirait le courage. Maintenant, il est renié par ses frères d'arme. Maintenant, il est une honte pour l'armée. Demain, il allait savoir le répit qui lui restait avant de mourir, avant de ce faire pendre.

 Il avait fait une promesse à lui même. Savoir ce qui s'était passé, pourquoi ces événements ont été manigancés et par dessus tout, venger son ami. Boris méritait amplement le titre de héros, il a sauvé plusieurs de ses camarades, n'hésitant pas une seule seconde à se mettre en première ligne tout en frôlant de près la mort. Le crâ ne souhaitait pas mourir ici, pas maintenant.

 On était en début d'après-midi, un garde vint escorter de prisonnier dans une court. Une immense court où les autres prisonniers de la prison se dégouttaient les jambes, parlaient librement. Mais c'était autre chose pour Startch, il était isolé, surveillé de très près par un garde et menotté pour qu'on l'empêche de faire le moindre mouvement. Depuis son arrivée à la prison, tous les criminels ne savaient rien de lui, puis on leur raconta des rumeurs, parfois fondée, parfois des ramassis de mensonges. Même si la majorité des personnes dans la prison sont des ordures, des vermines indésirables rejetés par la société, ils étaient des humains doué d'empathie. D'abord un prisonnier, puis un groupe, et enfin l'intégralité de la prison connu l'histoire de l'ex-capitaine. Tout étant arrivé si vite pour lui, on lui donna le surnom de « déluge ».

 On était en début de soirée, les prisonniers étaient de retour dans leurs cellules. Startch était brisé cependant, demain allait être le moment où il saurait combien de temps il lui reste à vivre. Il s'allongea sur le matelas puis s'endormit.
 Il était aux environs de sept heure, Startch fut réveillé par un bruit de marche en cadence. Deux gardes se présentèrent à lui. Sans regarder, sans entendre les ordres des gardes, il les suivit. Une éternité de marche plus tard, le crâ est conduit dans une cellule propre. Il regarda les alentours. Les cellules était face à face, et étaient séparées par une voie au milieu, un pavé vert. La ligne verte. Il s'agissait du moment le plus long pour Startch, son cœur battait à toute allure, et le temps semblait s'écouler au ralenti. Une éternité à attendre, il cru même un instant qu'on l'eut oublié. Deux soldats de l'armée de Sufokia se présentèrent devant lui avec un sergent. Ils escortèrent le prisonnier dans une charrette, direction le tribunal militaire.

 Les minutes passèrent, et Startch avait soudainement une idée, il pourrait essayer de dénoncer Horter, même si il meurt, il aurait dit ce qui lui dévorait l'esprit depuis qu'il a été jeté en prison. Si les hauts gradés n'étaient pas idiot, ils comprendraient la menace.

 Ils étaient arrivés devant l'entrée du tribunal. Les colonnes gigantesque s'élevait dans le ciel et semblait vouloir s'écraser vers l'avant, comme un monstre sur une proie. Cette vision effrayait Startch qui hésitait à avancer, mais les soldats derrière lui le forcèrent à avancer. Il ne savait pas où il se dirigeait, le bâtiment était un dédale infernal où presque personne ne pouvait en sortir, à moins d'en connaître le chemin.

 Une immense porte se présenta face au futur condamné, elle fut ouverte par les gardes. C'était le tribunal, et toutes les plus grandes instances de l'armée y étaient. Les huit généraux de l'armée composaient le juré, le commandant Eldart était le procureur et enfin, les officiers les plus importants étaient assis sur la gauche, dans une estrade en bois. En avançant, Startch reconnu Le Haut général Kells, presque allongé sur un divan. Ce dernier le fusilla du regard. Toujours accompagné des gardes, il est conduit au centre du tribunal, où une chaise était posée. Le prisonnier se posa dessus et regarda droit devant lui. Les soldats reculèrent et frappèrent le sol avec leurs lances. Un général se leva.

 « La séance peut commencer. Il racla sa gorge puis repris. Aujourd'hui, Startch Felderap, vous êtes convoqué au tribunal militaire car de nombreuse preuves impliquant votre personne, on été mis au jours. On vous accuse de traîtrise envers la nation, et également d'avoir été le principal acteur du carnage à Sufokia il y a de cela trois mois. Je laisse la parole au procureur. Le commandant Eldart se leva, quitta son petit bureau et s'approcha de la chaise.

 -Accusé levez-vous. Le prisonnier se leva, avança de trois pas, son regard toujours fixé vers l'avant.
 Qu'avez-vous fait pour protéger le centre-ville cette nuit là ?
 -J'ai rassemblé les forces présente et nous nous sommes rués vers le centre-ville, mais les roublards avaient fait une barricade et il était impo… Le commandant coupa la parole.
 -Donc vous n'avez rien fait pour prendre l'avantage ? Eldart fit plusieurs fois le tour du prisonnier pour tenter de l'impressionner.
 -… Eh bien à cause des tirs nourris nous… Coupé, encore une fois.
 -Vous n'avez donc pas chargé ? Un sourire perfide semblait se dessiner sur le visage du procureur. On aurait dit qu'il cherchait à le ridiculiser.
 -Non. Satisfait, le procureur s'en retourna à son bureau. Les généraux se regardèrent. Puis un autre se leva.
 -Une autre source indique également que vous étiez sur le point d'effacer les preuves sur le champs de bataille, qu'avez-vous à répondre ? Startch écarquilla les yeux. Il se doutait qu'on n'aurait pas pu comprendre pourquoi il n'a pas chargé, mais trafiquer les preuves ?
 -Non général, je n'ai jamais souhaité trafiquer ou effacer les preuves.
 -Alors, dit-il d'un ton calme, pourquoi des personnes vous ont vu ramasser des objets métallique ?
 -Il s'agit de preuve, demandez à l'inspecteur Rique Lav… Et encore une fois, on lui coupe la parole…
 -Je crains que Monsieur Laventier ne sera pas en mesure de parler, je suis même certain qu'il ne parlera plus jamais. Startch se mit à stresser, pourvu que son seul témoin susceptible de l'aider ne soit pas… Monsieur Laventier a été tué à Amakna, une enquête est en cours pour savoir ce qui s'est réellement produit. Avez-vous d'autre arguments ? Anéantie, Startch baissa la tête.
 -Non général. Les généraux se fixèrent une seconde, l'un d'entre eux s'apprêtait à prendre la parole, mais le haut général les arrêta.
 -Cela suffira. L'air satisfait, son regard croisa celui de Startch et le fusilla au passage. »
 Les généraux quittèrent la salle et Startch fut conduit dans une cellule, à côté du tribunal. Il se disait qu'il devrait tout dire, mais il n'a aucun témoin et comme l'avait dit l'officier Sufokien à Brâkmar, « Les traîtres n'ont pas le droit de parole ». Il comprit à ce moment là qu'il ne pouvait plus rien faire, il comprit qu'Horter avait gagné, il comprit qu'il était hors jeu.

 Vingt minutes plus tard, le prisonnier fut ramené au tribunal, les généraux étaient déjà là. Celui qui était positionné au milieu de la tribune se leva.

 « Les hautes instances de l'armée ont décidé de la sentence à appliquer pour Startch Felderap. Elles ont décidés de le condamner à la mort par pendaison sur la grand place dans trois jours. »
 Trois jours…
 Trois jours et tout serait fini…
 Trois jours et tout serait fini. La vie s'achèvera…
 Horter a gagné, je suis hors jeu.
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