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Le Bouclier au poing : réflexions d'un Féca

Par Hylhe 29 Mars 2018 - 12:31:37

Bonjour à tous,

Il s'agit là de ma première expérience d'écriture sur cet univers extraordinaire qu'est le Krosmoz. Les textes qui vont suivre cette courte introduction seront à la fois le reflet de mon expérience de jeu et une histoire 'à-priori' roleplay du personnage que j'incarne depuis mes débuts. Souvenirs, pensées, conseils, récits de voyages ou même peut-être bestiaire, je ne me prononce pas sur la régularité d'un genre ou d'un format. Disons simplement qu'une envie de raconter a, un jour, croisé la route du disciple de Féca que je suis.
J'ai hésité à poster ces réflexions dans la section Histoire et Jeu de Rôle d'Aerafal, mais je tiens à me baser sur mon expérience In Game et ne peux donc pas promettre un respect absolu du background officiel (au vu des mises à jour et des évolutions du jeu passées et à venir). À vous de me dire si ce choix vous semble le bon ou non.

Trêve de bavardages...

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Prologue

23 Martalo 976    

      Mon nom est Ashed.     

      J’ai choisi de suivre les enseignements de la Déesse Féca. Gardienne, protectrice et bouclier contre le mal, c’est sa voix, entre toutes, qui a résonné en moi.     

      Voilà maintenant plus de cinq années que je suis parti de chez moi, bâton à la main, pour arpenter les différents royaumes du Monde des Douze. Ce qui m’a poussé sur ces chemins à l’époque n’a pas lieu d’être conté ici et maintenant. Peut-être vous en parlerai-je un jour dans ces pages. Peut-être pas. Mais les raisons qui me poussent, encore aujourd’hui, à avancer et à explorer, les voici. La curiosité. Le plaisir de la découverte et la soif d’apprendre. Le bonheur des rencontres et la satisfaction de repousser l’inconnu, chaque jour.     

      À ce jour, mes pas m’ont mené d’Incarnam à chacune des quatre grandes nations qui se partagent belliqueusement le Monde des Douze. J’ai fait escale au quartier-général du désormais célèbre Clan Riktus pour en repartir l’argent toujours au fond des poches. J’ai exploré toutes les îles connues et traversé des portails menant à la Shukrute ou aux dimensions divines. Dans tous ces lieux, j’ai pu mettre à l’épreuve mon savoir, mes compétences et ma foi en la Déesse Féca. Et dans tous ces lieux, j’ai pu mettre à mal la plupart des créatures hostiles qui y résident. Peu d’endroits me sont encore étrangers mais il en est tout de même quelques uns…
   

  • Inglorium – cet espace à partir duquel nous, aventuriers, pouvons accéder à différentes dimensions. D’aucuns prétendent que chaque dieu y possède une entrée vers sa propre dimension divine. Trois d’entre elles, Srambad, Enutrosor et les deux temps du Xélorium, nous ont déjà été révélées. Peut-être aurai-je un jour l’honneur de rencontrer ma Déesse dans un endroit semblable. Ce lieu divin recèle bien des secrets pour les simples mortels.
 
  • Mont Zinit – le but de tout aventurier sur ces terres. Quoi de mieux pour graver son nom dans la légende que de s’attaquer à une bête si puissante qu’elle a failli causer la destruction du monde et des Dieux par son seul chagrin ? Quoi de mieux, en effet, que d’affronter Ogrest...et de survivre ? Je n’ai pas encore atteint le sommet, pourtant, mon heure viendra. Je suis patient. Prudent. Et la prudence est le plus solide des boucliers.
 
  • Externam – le dernier secret, le sanctuaire au bout du chemin. L’endroit où nous finissons tous par nous rendre, un jour ou l’autre. C’est en tout cas ce que je croyais jusqu’à peu mais de récents évènements me poussent à croire que je vais devoir m’y intéresser plus tôt – et moins mort – que prévu.

      Mon aventure ne s’arrêtera peut-être que le jour où j’aurai pu poser mon regard sur chaque lieu de notre terre. Elle s’arrêtera peut-être avant. Seul Xélor le sait et il est nettement moins bavard que l’avenir.     

      J’ai trouvé lors de mes voyages nombres d’histoires à raconter mais aussi quelques unes à lire. Un carnet, arrivé en ma possession lors d’un séjour à Bonta il y a peu, raconte les aventures d’un confrère Féca. Au vu de l’état du cuir qui protège tant bien que mal les feuillets, cet homme est mort il y a des dizaines d’années. Peut-être des centaines. Le temps, impitoyable, en a depuis longtemps effacé le nom.     
      C’est ce carnet qui m’a donné l’envie de prendre la plume aujourd’hui. Pour transmettre. Pour méditer sur ma vie. Et peut-être, à l'instar de ce souvenir anonyme, pour subsister au-delà des années qui m'ont été accordées.     

      Quand il s’agit de graver son histoire quelque part, le papier vaut bien la roche.
   
Ashed
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Réactions 3
Score : 488

Wow, super bien écrit et très intriguant ! On sent bien l'influence du role-play dans ta plume et dans le ton que tu abordes, mais je pense que ça te permettra de te démarquer. Belle qualité de langue aussi, je t'encourage fortement à persévérer dans ton aventure ! 

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Score : 4515

Merci à toi !
J'apprécie toujours les retours que l'on peut faire sur mes textes et je suis content que cela te plaise, c'est rassurant. J'ai beau arpenter le Krosmoz depuis assez longtemps, y "intégrer" un personnage, qui plus est un personnage que l'on a incarné pendant toutes ces années, n'est pas facile.

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Score : 4515
Amakna la Généreuse #1

1 aperirel 976
  
Belle Amakna cité verdoyante,
À travers tes plaines tu deviens mon amante.
Tes couleurs orange et or je les connais par coeur,
J’ai fait de toi ma nation, ma demeure, mon âme sœur !
(Extrait de l’Hymne d’un soldat, de Tomoe)
    
      Mes premiers pas en tant qu’aventurier furent pour la belle nation d’Amakna. Le couplet ci-dessus est extrait de l’Hymne d’un soldat, composée en 974 par la Sacrieur Tomoe à l’occasion d’un grand concours dans notre nation. Elle ne remporta malheureusement pas le concours mais je ne peux m’empêcher d'en chantonner les paroles en me remémorant ces quelques souvenirs.

     Quelques années avant cet évènement, lorsque le bateau à destination d’Amakna m'avait emmené pour la première fois loin du port d'Astrub, je me rappelle avoir écouté avec appréhension la dizaine d’autres passagers évoquer les périples qui nous attendaient.

      Amakna semblait être une région sauvage, où la faune, quand ce n’était pas la flore, chercherait à nous entraîner dans la tombe à tout instant. Une partie des passagers s’échangeaient des conseils pour survivre face aux terrifiants Craqueleurs, des créatures de pierre dont je n’avais encore jamais entendu parler. D’autres évoquaient les rumeurs qui couraient sur la présence d’un arbre géant et centenaire dans la forêt d’Emelka, au nord du continent. Les spéculations sur cet étrange Chêne Mou allaient bon train.

      Pour un néophyte tel que moi, ces discussions étaient tout sauf rassurantes. Surprenant les regards amusés des Matous, les membres d’équipage du navire, je m’étais approché de l’un d’eux pour avoir son avis sur notre destination. « Oh, les cheules choses là-bas qui peuvent t’emmener au chiel, gamin, c’est les miches de Chauchane ! Et p’t’être bien la blanquette d’Alibert mais chacun ses goûts ! » m’avait-il répondu avec un grand sourire. À l’époque, je n’avais pas compris. J’étais encore jeune.

      Notre traversée prit fin sans le moindre soucis, et je posais enfin le pied à Amakna. Ou du moins à son Avant-Poste, lieu d’accueil pour les nouveaux arrivants et bastion occupé par la milice de la nation. Cette dernière étant occupée, je l’appris plus tard, à défendre tant bien que mal le territoire face aux tentatives d’invasions, ce fut Geror Depardeux qui s’occupa de répondre à mes premières questions. Par Féca, qu’il m’avait semblé impressionnant ! Ce gigantesque bûcheron, qui était par ailleurs le Maître de Clan local, m’apprit tout ce qu’il me fallait savoir sur les règles, les dangers et les intérêts du continent.

      Le quittant plein de gratitude, mais toujours un peu anxieux, je m’étais alors dirigé vers la sortie de l’avant-poste pour affronter mon avenir. C’est là que j’ai été ébloui par un soleil éclatant. Ses rayons d’or éclairaient un paysage verdoyant et terriblement vivant. Tout autour de moi, des artisans riaient en maniant leurs outils : marteaux, pinces, aiguilles, fioles et couteaux de chasse ou de cuisine, des ateliers en tout genre m’entouraient. Des aventuriers et des marchands à la criée négociaient bruyamment leurs affaires sur la place du marché, et des soldats en patrouille souriaient devant cette inoffensive agitation. Plus loin, le vent doux faisait frémir l’enseigne de la taverne du Feubuk et les épis de blé dans les premiers champs.

      Cet instant décida de mon sort. Au lieu d’une terre sauvage et hostile, je découvrais une nation accueillante, un esprit bon-enfant et une joie de vivre à toute épreuve. J’y découvrais une maison.

      Et le Chêne Mou, le fameux Alibert et les miches de Chauchane, me direz-vous ? Chaque nation a sa part de mystères et de dangers. Je n’ai, pour ma part, jamais trouvé le seigneur de la forêt. Le reste… Et bien le reste vaut la peine d’être découvert par soi-même !

      On ne surnomme pas Amakna « la Généreuse » pour rien.
  
Ashed
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