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[Les récits du Démon Brisé] Acte I -Chapitre 2 - Les combattants de l'Arche Noire (partie 3/4 - Faltaris)

Par Heldenhammer 28 Janvier 2018 - 11:43:41

Faltaris, même s’il est perfide et capable de tout pour arriver à un but, n’aurait jamais penser faire un carnage de cet ampleur. A vrai dire, on lui avait proposer un arrangement.

 Le projet et la conception de l’Arche Noire était bloqué, faute de matériaux. Alors que Faltaris était assis à une taverne en train de siroter une bière fraiche, un homme vint à lui. Cet homme, à l’allure de riche personne, s’était assis devant lui.

 « -Tu veux quoi ? Agacé, le roublard tourna la tête ailleurs. Ils étaient environ deux cents dans le groupe à cette époque, et voyant que le projet prenait plus de temps que prévus, Faltaris avait stoppé ses stratagèmes dont le but était de recruter des pillards.

 L’homme assis en face du pirate souriait puis engagea la conversation.

 -Une certaine personne vous observe depuis le début, elle sait que vous avez besoin de ressources. Cette même personne est capable de vous les fournir.

 A la fin de cette phrase, Faltaris serra les poings puis pris au sérieux l’homme qui l’avait abordé. Comment savait-il ce que les charpentiers construisaient ? Comment savait-il qu’ils étaient en manque ? La main sur la dague, prête à surgir, Faltaris poursuivit d’un regard méfiant.

 -Et pourquoi cette personne voudrait m’aider à faire ce que je fais ?

 -Pour que vous lui rendiez la pareille.

 Evidemment songea le roublard, les riches imbéciles veulent tout contrôler. Ainsi ils font pression sur un groupe pour que ce dernier devienne son atout. Mais d’une autre part, on pourrait escroquer le sombre crétin qui souhaite travailler avec les roublards.

 -Quel genre de services ?

 -Du genre qui vous permettrez de vous enrichir au-delà de votre imagination. »

 Faltaris réfléchis longuement à la proposition, puis accepta finalement l’offre du parfais étranger.

 L’employeur avait pour nom monsieur Harter, une personne riche qui possédait différente compagnie de mine, de forges, d'alchimies, de plantations…

 Le plan était gros : Prendre la quasi-totalité de l’argent de Sufokia puis faire un maximum de dégâts. Pour se faire, Harter s’occupait de « l’effet de surprise », tu parles oui ! Des fusées qui font « BOUM » et de la lumière, vachement efficace !

De retour à l'instant présent, Faltaris fixait la place centrale, là où se trouvait les gardes.
 « Formation de défense ! » Hurla Startch à ses hommes. Ainsi, tous se mirent en ligne, bouclier à la main et lance en avant. Boris, l’épée dégainée, était prêt à en découdre.

 Des dizaines de soldats sortirent du navire, et tous se ruait sur le groupe. Le Iop attaqua en premier, fonçant dans le tas, pour changer, puis asséna de terribles coups. Plusieurs roublard vacillèrent et tombèrent. Voyant le capitaine se lancer, Startch ordonna une charge. Le contact entre gardes et pilleurs étaient fait, et la mêlée était totale. Plusieurs minutes plus tard, les gardes avançaient vers les roublards, cependant, Startch regarda sur les murailles encore debout, et vit différent roublards avec des bombes à la mains, prêt à les allumer et à les lancer dans la foule de garde. Le lieutenant hurla aux gardes de revenir sur leurs ligne, mais Boris continuait de foncer comme un... bref comme un Iop.  « Mais bon sang foutu Iop, rapplique par là ! ». Le Capitaine n'écoutait pas.

  Boris se retrouva nez à nez avec un gars, plus fort que les autres. Levant son épée en guise de défis, il fonça sur la cible. Le Iop asséna un coup presque fatal dans l’épaule droite du combattant et fini par empaler sa cible, la tuant sur le coup. Écoutant enfin Startch, Datinger se dirigea vers sa position pour aider les gardes. Une silhouette s’était levée sur une muraille. Impossible de voir le visage de l’homme. Ce dernier cracha les ordres sur certaines troupes qui s’empressèrent de les exécuter.

 Voyant le détachement des pirates sur la droite, vers la banque, Startch ordonna à Boris de prendre une dizaine de soldats et de foncer vers la banque. Galvanisé par une rage envers les roublards, Datinger entra en premier dans le tas, fauchant tous les obstacles sur sa route. Les gardes reculaient au fur et à mesure que les roublards débarquaient : même s’ils étaient mieux équipés que les assaillants, les soldats étaient submergés par l’ennemis. Faltaris, voyant un satané Iop foncer vers le détachement, entra dans la mêlée, rapière dégainée. Guidant sa lame avec sa main, le chef des roublards visa l’épaule gauche du capitaine. Ce dernier, possédant d’incroyable réflexes, para l’attaque in extremis.

 Les regards des combattants se fixaient, l’un voulait se venger, l’autre voulait l’empêcher de foutre en l’air son plant. Faltaris mis un coup de pied qui fit reculer Boris puis sortis son pistolet tout en provoquant le Iop. Sans réfléchir, il fonça droit vers l’homme masqué. Faltaris avait prévus le coup, il leva sa lame vers la tête de son ennemi, forçant ce dernier à faire un pas sur la droite. « Bien vu ,enflure... » Faltaris visa et tira droit vers le Iop. La balle avait frôlé son bras droit. De la blessure, un filet de sang commençait à dégouliner mais Boris ne fut pas arrêté. Le Iop mis un coup d’épaule au roublard, brisant sa garde, puis asséna un terrible coup à son ennemi. Blessé à la hanche, Faltaris hurla de douleur, mais il en fallait plus pour anéantir sa volonté de réussir. Prenant la crosse de son pistolet, le chef des roublards frappa de toutes ses forces sur le crâne de son adversaire, puis le désarma en tailladant la main droite du Iop. Boris serra les poings puis se jeta sur Faltaris, le mis à terre, puis le frappa au visage. Les coups étaient si violents qu’ils auraient pu détruire un rochet. Mais un des lieutenants de Faltaris se jeta sur le Iop puis engagea le combat, brisant ainsi le contact entre Boris et son chef.

 Les gardes tenaient leur position avec vivacité, tailladant chaque ennemis sans reculer. Il commencèrent à avancer lorsque les gardes furent enfin en supériorité numérique. Les pilleurs avaient à peine chargé la moitié des kamas de la banque quand leurs congénères commencèrent à partir en déroute. Enragé, Faltaris voyait que la situation commençait à dégénérer. Ainsi il ordonna de lâcher les kamas puis, regardant les artilleurs sur les murailles, leur fit signe.

 ON SE REPLIT !

 Les roublards coururent vers l’Arche, ce qui ne manqua pas d’occasionner toujours plus de pertes du côté roublard. Faltaris alluma une bombe et la lança vers la banque. L’explosion qui suivis mis feu au bâtiment. Startch continuait à commander les gardes et, sous les ordres du lieutenant, continuèrent à repousser les roublards. Boris s’étant relevé, avait toujours soif de vengeance et voulait continuer à tuer le plus d’ennemis sur son chemin. Reprenant son épée, il fonça vers les ennemis.

 L’Arche Noire finit par se détacher des murailles puis alla vers le large. Croyant à la victoire, les gardes hurlèrent de triomphe et firent prisonniers les survivants. Boris fixait le flanc de l’Arche, et avait perçut une flamme et une pièce d'artillerie dans une ouverture. Il adressa un dernier regard vers Startch. Leurs regards se croisaient et le lieutenant vit dans ses yeux un mot : adieu. Le Iop ferma les yeux, pris une grande inspiration puis se mit à courir vers la muraille. Il sauta en prenant le maximum d’élan possible puis s’accrocha au flanc de l’Arche.

 Il rentra dans la partie inférieure du navire de guerre puis vit les artilleurs qui commençait à charger les canons. Le premier qui eut le malheur d’être sur le chemin de Boris se pris l’épée dans le torse. Il s’écroula par terre. Les artilleurs regardèrent l’invité surprise puis dégainèrent leurs épées. Boris se contenta de ramasser le pistolet de l’artilleur mort, puis tira sur un stock de poudre à canon. Un flash se déclencha, occasionnant un bruit terrible, mettant à terre ceux qui étaient proche. Neuf roublards descendirent, alarmé par l'explosion et armés cette fois non pas de pistolets normaux, mais de pistolets avec des canons plus long. Boris regarda l’endroit de l’explosion, trois canons furent détruits, mais voyant le reste de l’étage, il en restait pas moins une centaine. Les neuf s’alignaient, cinq à genou devant et les quatre autres derrières. Boris se rendit compte qu’il ne pouvait plus rien faire à présent…

 POSITION

 Il se rendit compte que son ultime effort fut en vain…

 EN JOUG

 Il allait mourir sans avoir réussis à protéger ceux qu’il aimait…

 FEU

 Neuf balles lui pénétrèrent le ventre. Le Iop s’effondra sur le sol de bois humide, regardant le ciel par l’ouverture par laquelle il est entré. Il ferma les yeux. Il repensait à son existence, il repensait à l’époque où il avait sauvé Startch de la noyade, il repensait à sa femme tuée par un mercenaire, il repensait à son serment de protéger les civils qui devinrent aussi proche que sa propre famille… non… pas maintenant. Ce n’est pas encore le moment…

 D’un effort surhumain, Boris se releva, épée en main, animé d’une énergie et d’une force qu’il n’avait jamais ressentie auparavant. Il se rua droit vers ceux qui pensaient l’avoir tué, deux d’entre eux furent empalé sur le fil de sa lame. Lâchant cette épée qui l’avait suivi depuis le commencement avec son mentor, Boris pris par le col un autre tireur, et lui mis un coup si puissant au ventre qu’il lui brisa deux côtes en le projetant cinq mètres plus loin. Ilgart, le maître artilleur ordonna aux autres de tirer sur le Iop, s’exécutant, dix artilleurs visèrent l’homme avec leurs pistolets. Ayant anticipé, Boris pris le dernier tireur encore debout puis s’en servit comme bouclier humain. Les balles fusèrent autour du roublard et seulement quatre le touchèrent. Lâchant le corps du roublard, le Iop avançait vers le groupe encore debout.

 « Viser-le avec un canon ! Hurla Ilgart aux artilleurs. Trois d’entre eux se dépêchèrent de faire tourner le canon le plus proche puis l’armèrent.

 Viser !

 Boris avait vu le canon se tourner vers lui. Il prit appuis sur ses jambes, puis fit un bond en avant vers le canon. L’un des artilleurs avait armé le percuteur et alors qu’il actionna ce dernier, Boris avait pris la cuirasse et l’avait levée. Le canon tira vers le haut, anéantissant deux étages supérieurs. Ilgart avait pris un fumigène et eut une idée. Il l’actionna et se rua vers l’un des fusils lâchés. Boris continuait de massacrer les artilleurs et à détruire le maximum de canons possible. Le maître artilleur pris un fusil en main puis le rechargea. Les canons étaient devenus l’objectifs de Boris, détruisant tous ceux qui étaient encore intacts. Mais une autre explosion retentis vers l’arrière. C’était Ilgart. Cette fois, la balle avait transpercée le crâne du Iop. Dans un dernier spasme, Boris s’effondra mais ne se releva plus. Ilgart regardait les artilleurs encore en vie.

 « Dépêchez-vous on sera bientôt hors de portée. Armez tous les canons et tirez dès que vous pouvez ! »

 La nuit avait fait six cent quatre-vingt-douze victimes, dont plus de la moitié des civils. Et ce n’était pas finit. Startch après avoir entendu l’explosion au loin avait compris pourquoi Boris avait sauté. Il avait vu les roublards charger les canons. Le lieutenant ordonna l’évacuation du centre de la ville. Quelques minutes plus tard, les déflagrations retentirent au loin et le centre-ville fut totalement rasé. De nombreux cadavres ne furent jamais retrouvés, soit incendié, soit ensevelit sous les décombres. Tous les gardes se souvenait cependant du Iop qui avait essayé de sauver le reste de la ville, Boris Datinger. Il ne fut jamais oublié par ses camarades. C’est après ce terrible évènement que Sufokia fut mise à genou, et que l’Arche Noire fut révélée au monde des douze.



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