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La saga krosmique de Shannia et d'Ishtar 

Par Ithobaal-Fiertyr 05 Janvier 2017 - 19:18:07

Bonjour à tous et à toutes !


Voici une nouvelle petite fanfiction sur l'univers de Wakfu ! Attention, certains événements qui se sont déroulés dans la série animé Wakfu (saison 1, 2 et bientôt 3), de la série les trésors de Kérubim et du film Dofus sont susceptibles d'être repris ici ! Cette fanfiction se base aussi sur l'univers du Krosmoz, comme le titre l'indique. N'hésitez pas à commenter si vous voyez des incohérences avec l'univers original. Toute critique, bonne comme mauvaise, est à considérer ! Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture ! smile


Prologue :


Je me souviendrai à jamais de ce jour si sombre pour notre civilisation. L'attaque surprise des Méchasmes, qui nous ont accusé d'avoir volé le cœur d'Orgonax, a éradiqué la quasi-totalité de notre peuple. Pour permettre aux éliatropes de survivre, il fallut faire un choix. Préserver le cœur, la tête et le futur de notre race allait demander un sacrifice difficile mais nécessaire. Tandis que Qilby et les autres Premiers Nés s'enfuyaient dans les profondeurs du Krosmoz avec certains de nos enfants, nous, membres de la Seconde Génération, restâmes près de notre planète pour couvrir leur fuite.

Cela aurait dû être une mission suicide. Alors que le Zenit s’échappait dans les limbes infinies de l'espace en effectuant un saut, nos derniers vaisseaux retenaient la flotte méchasme. Ils n'étaient pas faits pour le combat. A dire vrai, les éliatropes ne sont pas belliqueux de nature. Et nos armes montées à la va-vite sur des navires marchands ne firent pas merveille, je peux vous l'assurer. Nous ne pûmes retenir les Méchasmes que pendant quelques dizaines de minutes. Mais ce fut suffisant pour le Zenit.

Une fois la disparition du Zenit confirmée, je n'avais nullement l'intention de laisser périr les membres de mon équipage. Près de deux milles vies dépendaient de moi. Lorsque j'ordonnais d'effectuer un saut pour aller ''n'importe où sauf ici'', tous les autres vaisseaux éliatropes avaient été détruits. Les missiles et les canons à impulsion nous prenaient déjà pour cible.

J'ai fermé les yeux à ce moment là, je l'avoue, persuadée que l'on allait être réduits à l'état de poussières krosmiques. Mais lorsque je les ai rouvert, nous n'étions plus dans notre système solaire. La grande flotte méchasme ne nous faisait plus face. Nous étions en vie. En vie mais… perdus. Au cours de notre histoire, jamais nous ne nous étions aventurés au-delà des limites de notre système natal.

Durant plusieurs années, nous effectuâmes des milliers de sauts près de différentes étoiles pour nous ravitailler en carburant et en matières premières, tentant d'éviter les mondes méchasmes. Un jour, nous découvrîmes une planète sur laquelle le Wakfu était présent en masse. Cette dernière était bien loin des espaces méchasmes. La vie s'y était développée. C'est ainsi que nous fîmes la connaissance des Equichyspes, curieux peuple d'empathes à la psyché très développée.

En échange d'un nouveau foyer, nous apportâmes des solutions à leurs problèmes d'énergie. Le pacte d'Harmonie fut signé. Enfin, notre longue errance prît fin.

Aujourd'hui, moi et ma sœur dragonne sommes les seules représentantes vivantes de cette époque. En tant que dernières survivantes de la Seconde Génération, nous sommes plusieurs fois parties à la recherche du Zenit et des Premiers Nés. Malgré nos efforts, nous n'avons rien trouvé. Pendant ce temps, la civilisation éliatro-équichyspe s'est développée par delà son système solaire. Des mondes ont été terraformés. Des entreprises se sont mises à exploiter les géantes gazeuses et les astéroïdes. Et enfin, d'autres peuples du Krosmoz sont entrés en contact.

Désormais, la Confédération de De'Oort rassemble plus de trois cents systèmes qui obéissent aux mêmes règles commerciales. Une sorte de réseau d'échange d'information, le réseau Psi'Oort, basé sur le Wakfu, a été mis en place. Psi'Oort donne la possibilité d'envoyer et de recevoir des informations de manière instantanée d'un bout à l'autre de la Confédération. Les balises Wakfu du Réseau, quant à elles, permettent aux vaisseaux effectuant des sauts de ne pas se perdre dans le Krosmoz. Elles doivent être de temps en temps réapprovisionnées en Wakfu originel, Wakfu fourni par ma râleuse de sœur, Ishtar.

Mais à mesure que le temps passe et que mes réincarnations se succèdent, j'ai l'impression que les millénaires de paix et de prospérité nous ont ramolli. Et, malheureusement, tout peut changer très vite…


Chapitre I : De vieilles connaissances


- Sortie de la Traînée dans dix secondes !, crié-je.

Sur la plateforme de commandement, tout le monde s'active. Les officiers Khom préparent le raccordement au Réseau Psi'Oort dés que nous serons entrés dans l'espace normal. Sur la visière de mon casque défile un nombre impressionnant d'informations. Je n'en ai cure. Pour l'instant, je me concentre sur la balise Wakfu d'arrivée.

Reliée directement à l'ordinateur central du vaisseau via mon casque et mes cornes, je dirige le Zéphyr par la pensée. Mon esprit visualise les balises Psi'Oort comme autant de phares éclairant une mer sans étoile. À l'instant, je m'efforce de rapprocher mon navire spatial de la balise de Halle'Oort, notre destination finale.

Mon vaisseau, comme tous les vaisseaux de la Confédération de De'Oort, nécessite un navigateur éliatrope pour effectuer des sauts et naviguer dans la Traînée. Des mécanismes forts compliqués amplifient leur habilité à créer des portails par lesquels peuvent s'engouffrer un bâtiment spatial tout entier. Sur le Zéphyr, il se trouve que le capitaine et le navigateur sont une seule et même personne : moi-même.

- Sortie de la Traînée dans trois, deux, un…, décompté-je.

Le Zéphyr apparaît dans l'espace normal à travers un colossal portail éliatrope. Mesurant près de deux klicks de long pour huit cent mètres de large et quatre cent d'épaisseur, on aurait dit que la lame d'une gigantesque épée krosmique surgissait de nul part.

- Déviation ?, demandé-je.

- Juste sous la barre des trois mille klicks, me répond mon Second. Vraiment très impressionnant.

- Il faut dire que nous avons la fine fleure du Krosmoz, ici, plaisanté-je.

- Carrément, me réplique la jeune équichyspe sur un ton sarcastique.

Je me tourne vers Yuma, la fixant à travers la visière de mon casque de Khonexion. La jeune femme soutient mon regard sans sourciller. Sa peau violette, son nez félin et ses yeux aux pupilles dorées lui confèrent une beauté exotique que beaucoup peuvent lui envier. Ses longue oreilles pointues, presque aussi grandes que ses mains à quatre doigts, sont dressées. Sa queue s’agite frénétiquement, signe d'un amusement certain. Elle me nargue.

- Si tu es d'aussi bonne humeur, vas donc prévenir ma sœur Ishtar que nous sommes arrivés, lui dis-je.

D'un seul coup, les oreilles de mon interlocutrice s'abaissent et sa queue se fige.

- Elle va encore m'envoyer paître !, se plaint-t-elle.

- Je suis sûre que je peux compter sur ton sens diplomatique et tes incroyables talents d'empathe pour la faire sortir de sa chambre. De toute façon, c'est un ordre, lui répondis-je avec le sourire aux lèvres.

- Bien, Principale.

Dépitée, la jeune équichyspe quitte la plateforme de commandement, disparaissant derrière les énormes portes coulissantes menant aux passerelles de transit. Satisfaite, je me recule dans mon siège en néo-polymères. Les tissus synthétiques épousent parfaitement les formes de mon corps si bien que j'ai l'impression d'être assise sur un petit nuage.

- Affichage sur mon environnement R.A. : vision binoculaire du Zéphyr, s'il vous plaît, ordonné-je.

- Tout de suite, Principale, fait un officier de liaison.

Sur la visière de mon casque, dans mon environnement de Réalité Augmentée, la géante gazeuse de Roüt'Hart apparaît devant mes yeux. Autour d'elle gravitent des dizaines de lunes avec leurs colonies, une bonne centaine de stations orbitales, un bon millier d'astéroïdes miniers, l'immense spatioport de Halle'Oort ainsi que son titanesque chantier spatial. Des dizaines de milliers de vaisseaux de toute catégorie y sont construits chaque année galactique standard. La géante gazeuse permet de ravitailler tout navire spatial qui se rend à Halle'Oort en hélium-3. Même si nous sommes à deux cent milles klicks de distance, je peux discerner les constructions orbitales du chantier.

Je peux imaginer les milliers de fabrique qui entrent en action et leurs impressionnantes centrales à fusion qui leur sont dédiées. Des générateurs qui concentrent le Wakfu distribuent l'énergie magique à travers tout le complexe. Le spatioport de Halle'Oort, si grand, prend la forme d'une sphère de près de cent klicks de diamètre. Des portails éliatropes, maintenus ouverts en toute circonstance, assurent aux voyageurs d'être télé-transportés dans plusieurs cités de la planète de Diessa, bien plus proche de l'étoile du système que la géante gazeuse de Roüt'Hart. Les éliatropes et les équichyspes ont développé une biosphère artificielle sur Diessa au cours d'un processus de deux millénaires. Désormais, ses larges plages de sable fin et sa météo clémente sont devenus si légendaires que près de huit milliards de personnes y ont élu domicile.

- Raccordement au Réseau Psi'Oort terminé, m'annonce un officier Khom.

- Très bien, merci, lui répondis-je. Passez-moi le Central.

- A vos ordres, Principale.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Sur le coin supérieur droit de la visière de mon casque, une icône tridim apparaît : une sorte de petite pyramide qui tourne sur elle-même. C'est le signe que je suis à présent en contact avec la tour opérateur du spatioport.

- Ici la Principale Shannia du Zéphyr, me présenté-je. Nous requérons un dock pour amarrer notre navire.

- Bienvenue à Halle'Oort, Principale Shannia, me répond une voix grave masculine, sans doute celle d'un éliatrope. Nous attendions votre visite avec impatience. Le quai C-32 vous est réservé. Passez en mode d'approche, cap à deux, huit, zéro. Vitesse limitée à 0,001 c dans la périphérie de Halle'Oort. Puissions nous prospérer, ensemble, par delà les étoiles.

- Cap à deux, huit, zéro, compris. Nous entrons en orbite et serons sur place dans cinquante minutes. Puissions nous prospérer, ensemble, par delà les étoiles. Fin de transmission.

La petite pyramide disparaît de mon champ de vision. Autour du spatioport, il est impossible d'effectuer des sauts tant le trafic est dense. Il faut donc s'y approcher dans l'espace normal. C'est ici qu'entre en jeu les puissants propulseurs du Zéphyr. Grâce à eux et à leur formidable poussée, le Zéphyr peut atteindre en moins d'une minute sa vitesse de pointe : la moitié de celle de la lumière, ce qui équivaut à quelques cent cinquante mille klicks par seconde… Pour éviter que l'équipage et, à fortiori, la structure du vaisseau elle-même ne soient réduits en bouillie sous l'accélération, les générateurs de gravité et compensateurs inertiels envoient des gravitons contrecarrer les effets de cette accélération. C'est grâce aussi aux générateurs de gravité artificielle que nous pouvons nous déplacer sur tout le vaisseau comme si nous étions à la surface d'une planète tellurique.

- Barre à deux, huit, zéro, ordonné-je. Poussée des réacteurs à 0,3 %, deux minutes. Phase de décélération dans quarante trois minutes. Au boulot !

- Oui, Principale, me répondent en cœur les membres d'équipage présents sur la plateforme de commandement.

Une minute durant, je me contente d’enclencher les programmes d'approche. Vu de l'extérieur, on doit avoir l'impression que je pianote bêtement dans les airs. En réalité, des commandes holographiques se sont affichées sur la visière de mon casque. Grâce à elles, je peux accéder aux différents systèmes de mon vaisseau.

Tout d'un coup, un officier Khom m'interrompt:

- Principale, le Central souhaite vous contacter à nouveau.

- Passez-les moi, soupiré-je.

Une fois de plus, la petite icône pyramidale tridim se matérialise dans mon environnement de Réalité Augmentée.

- Que puis-je faire pour vous ?, demandé-je avec un ton aimable.

- Principale, le Zéphyr est-il accompagné d'une escorte ?

Qu'est ce qu'ils me chantent, là ?, pensé-je.

- Absolument pas, répondis-je poliment. Le Zéphyr est un des plus puissants vaisseaux de guerre de la Confédération. Nous n'avons nullement besoin d'escorte.

- Dans ce cas, quelles sont les ombres que nous avons détectées dans la Traînée et qui s'approchent d'ici ?

Je ne réponds pas. Je n'en ai aucune idée. Si le Central n'est pas au courant de la venue de ces navires, il y a quelque chose qui ne va pas.

- Khonectique, je me branche à la couche nav' du Réseau Psi'Oort, annoncé-je.

La couche navigation de Psi'Oort permet aux navigateurs de ressentir ce qu'il se passe autour d'eux dans la Traînée. Ce que j'y visualise me terrifie. Central me parlait d'une escorte. J'y vois une véritable de flotte de plusieurs dizaines de milliers de vaisseaux de grande taille. Je n'ai jamais vu ça.

- Central, on a un problème…, déclaré-je.

À peine ai-je prononcé ces mots qu'un navire spatial sort de la Traînée, à une seconde-lumière de notre position. Le bâtiment est énorme. Je n'en crois pas les informations que me retransmettent les capteurs du Zéphyr. Quatre cents klicks de long, deux cents de large et cent de hauteur. Le vaisseau non-identifié a une forme ovoïde avec une vingtaine de tentacules longs de trente klicks chacun. Mon sang ne fait qu'un tour.

- On passe en mode combat ! En vitesse !, déclamé-je.

L'annonce d'un officier Khom résonne dans tout le Zéphyr. L'alarme, stridente, se met à hurler.

- Alerte de niveau cinq, alerte maximale. Le Zéphyr est sur le pied de guerre. Que tous les membres d'équipage rejoignent leurs postes de combat. Ceci n'est pas un exercice. Je répète, ceci n'est pas un exercice.

De mon côté, mon environnement de Réalité Augmentée se transforme. Je vois les images retransmises par les capteurs de mon navire directement sur la visière de mon casque de Khonexion.

- Activation des barrières cinétiques. Que les canons à impulsion se tiennent prêts à tirer. Officier de Traînée, préparez vous à effectuer des sauts à l'improviste. Ishtar est-elle à son poste ? Le canon principal à Wakfu ne pourra pas faire feu sans elle.

- Elle y est, Principale, me répond-t-on.

- Bien, mettez-la moi en ligne.

La seconde d'après, la voix rocailleuse de ma sœur parvient à mes oreilles, forte et claire.

- Shannia ! Tu peux me dire ce qu'il se passe, là ?

- J'aimerai bien le savoir, lui répondis-je. Yuma est avec toi ?

- Oui, elle occupe un poste de batterie à distorsion. Les technocybrides sont sur les dents mais nous sommes parés à faire face à toute éventualité.

- Très bi…

- Détection d'une très forte poussée énergétique venant du navire non-identifié!, m'interrompt un officier équichyspe.

Le mystérieux vaisseau relâche son énergie accumulée dans plusieurs de ses tentacules. Deux secondes plus tard, le spatioport de Halle'Oort disparaît dans une déflagration si puissante que les capteurs du Zéphyr doivent se polariser pour ne pas être endommagés par les radiations. La balise Wakfu est détruite et le Réseau Psi'Oort s'effondre dans le système solaire.

Par la déesse…, pensé-je.

- Blocage psychique !, ordonné-je.

Trop tard. Plusieurs équichyspes sombrent dans l'inconscience. Étant empathes, les membres de ce peuple peuvent ressentir les émotions des autres personnes directement dans leurs esprits. Certains d'entre eux sont même télépathes. Alors, quand plusieurs millions de citoyens périssent dans un même instant, je ne peux même pas imaginer ce qu'ils ressentent. Les équichyspes qui sont encore debout ne peuvent pas retenir leurs larmes.

- Officier de saut ! On va se mettre à portée de ces enfoirés, dis-je.

Avant que je n'engage la procédure de saut à courte portée, un autre vaisseau apparaît juste à côté de nous, à cent klicks à peine. C'est l'un des notre. Le croiseur lourd Astral, un puissant navire dans toute sa gloire belliqueuse. Tout autour du Zéphyr, des milliers de vaisseaux de guerre de la Confédération sortent de la Traînée. Tous les patrouilleurs autour de Roüt'Hart se sont rassemblés pour contre attaquer, laissant des espaces de cent à deux cents klicks entre chacun d'eux pour ne pas être pris dans une même explosion si l'un d'entre eux venait à être touché.

Les données affluent. Les coordonnées de saut courte distance sont échangées. Chacun d'entre nous se postera à un endroit précis autour du calamar krosmique avant de l'engager. La procédure ne durera pas plus d'une demi-minute. Alors que nos premiers vaisseaux entrent dans la Traînée pour réapparaître à portée de l'ennemi, trente mille navires sortent à leur tour de portails orangés. Ces derniers entourent notre flotte. Ils font feu.

Autour du Zéphyr, l'enfer se déchaîne. L'Astral, sans doute touché par un tir direct du calamar géant, est englobé dans une mini-étoile éphémère. Trois mille têtes d'équipage viennent d'être vaporisés sous mes yeux.

- Mise en route des défenses actives !, clamé-je. On va prendre pour cible les trois navires ennemis les plus proches. Exécution !

Le Zéphyr manœuvre avec habilité. Il se tourne vers ses cibles, à mille klicks de sa position, en un temps record. Les vaisseaux de nos attaquant qui viennent d'apparaître sont presque deux fois plus petits que mon bâtiment. Mais cela ne les empêche pas de tirer à tout va sur notre flotte, d'autant qu'ils sont bien plus nombreux…

Le canon à Wakfu fait feu une première fois. Ishtar doit être folle de rage. Le tir prend une teinte rouge-orangée, signe de sa colère, et se déplace à une vitesse de zéro virgule sept fois celle de la lumière. Dans l'instant, le bâtiment ciblé est réduit à l'état de poussières krosmiques. Dix secondes plus tard, les deux autres navires ennemis qui sont juste à côté se retrouvent dans le même état.

- Cibles éliminées, confirmé-je à Ishtar.

- On n'en a pas fini, sœurette, me répond-t-elle sur un ton angoissée. En attente des prochaines cibles.

Et des cibles, ce n'est pas ce qui manque… En quinze minutes, le Zéphyr anéantit près d'une centaine de bâtiments ennemis. Le canon à Wakfu fait merveille. Mais ses autres armements ne sont pas en reste. Les canons à impulsion magnétique projettent des obus aimantés à plus de quatre cent klicks par seconde sur leurs objectifs et les batteries à distorsion détériorent l'espace dans lequel se trouvent des vaisseaux adverses, détruisant leur structure interne. Cela dit, quelque chose cloche.

Alors que le Zéphyr semble faire plus de dégâts que tout autre bâtiment de guerre de la Confédération, il n'est toujours pas pris pour cible par la flotte ennemie. Qu'est ce que cela cache ?

Au bout d'une vingtaine de minutes de combats incessants, soixante pour cent des navires de la Confédération sont détruits ou hors service. Mon bâtiment de guerre se retrouve seul face à des centaines de vaisseaux hostiles. Cependant, ces derniers n'engagent toujours pas le combat. Tant pis pour eux, je ne vais pas les laisser réduire en miettes le chantier spatial et les complexes industriels.

Tout d'un coup, le calamar krosmique effectue un saut courte distance et sort de la Traînée… juste au dessus de nous, à cent klicks de distance. Ses dimensions titanesques empêchent les rayons de l'étoile du système solaire de parvenir jusqu'à nous.

- Nous recevons une transmission du vaisseau non-identifié, m'annonce un officier Khom.

- Passez-les moi.

Un icône pyramidale en tridim apparaît dans mon environnement R.A.. C'est une transmission vocale uniquement.

- Ici Grotax, dirigeant de la quarante deuxième flotte d'Orthorax, fait une voix artificielle. Je réclame que le dragon et son parent se rendent immédiatement sur mon vaisseau, séance tenante.

- Si nous obtempérons, répondis-je. Qu'adviendra-t-il des civiles et du reste de la flotte dans ce système ?

- Les éliatropes resteront en vie… peut-être… si seulement les Méchasmes leur donnent le droit de respirer. Pour l'autre espèce non-identifiée, nous n'avons pas encore d'avis.

Que la déesse nous vienne en aide, me dis-je.
 
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OMG c'est juste épique il y a tant de détails on se croirait dans un star wars par contre ça ce passe en quelle année environ ? Nan parce que comparé à ça la technologie de wakfu ben ...

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