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Trackers Ankama

Le Chant du Sacrieur

Par 05 Janvier 2009 - 19:28:02
Réactions 39
Score : 119

Un vocabulaire complexe et bien utilisé, agréable à lire, continue comme ca mon ami. Quelques fautes d'inatentions mais tu n'es pas un robot, hein? Alors je te souhaites bonne chance et bonne continuation sur RP.

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Score : 27

Alors là ... Alors là ... Mais alors là ...
Chapô ! Le seul petit problême est la mise en forme du texte, j'aurais apprécié plus d'italique et de gras. Mais la qualité fait qu'on ne s'en rend pas compte.

Bravo. wink

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Score : 134

Par principe, je n'utilise que l'italique et le normal. Mais ça se sont des habitudes de RP que j'ai acquis sur un autre jeu^^.

Merci pour vos commentaires^^.

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Score : 2

Pas mal! Continue!

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Score : 119

Parce que ton RP le mérite, je le remonte en haut de page... cool

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Score : 2211
xeanhort-xemnas|2009-01-20 13:20:00
Parce que ton RP le mérite, je le remonte en haut de page... cool

Bof, je trouve que c'est pas une raison... Pas que je sois jaloux, mais tu floodes là. Et puis, il n'en a pas forcément besoin, puisque la plupart des lecteurs de Rôle Play lisent le "Petit Guide de l'Histoire Wakfusienne". Bref, je dis ça, j'dis rien, c'est à lui ( elle? ) de voir.
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Score : 119

Je pense juste que la plupart des gens qui vont sur le forum RP lisent les premiers topic qu'ils voient et pas ceux en fin de page ou sur la deuxieme.Voila je trouve juste son RP trop bon pour atteindre la deuxieme page.J'ai remarqué que les RP les plus nuls du forum sont les plus lu et généralement se sont des RP de kikoolol, serions nous envahis par les kikoo et leurs histoires, pas nuls, mais bon...

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Score : 134

HRP : "Lui" dit que c'est gentil de la part de Xemnas mais que c'est vrai que c'est du flood^^.
Du coup, me voilà obligé de poster la suite pour éviter de moi-même flooder...
En plus c'est le genre de remarque qui font enfler mes chevilles. J'ai déjà du mal à passer les portes à cause de ma tête..../HRP

HRP/ Un nouveau commentaire posté durant mon écriture. Avec celui-la, ce ne sont plus des chevilles que j'ai mais des pastèques !
Blague à part, il ne faut pas non plus exagérer ni casser de sucre sur les textes des autres...
/HRP

Chapitre huitième : Humain
Une bataille sans fin ni commencement entre deux êtres qui s'opposaient dans la Folie. Rien ne les limitait, rien ne les empêchait de déchainer des forces inconnues. Dans ce monde irréel, à la lisière du rêve et du royaume des morts, les lois du monde réel n'avait plus cours. Les choses qui définissaient notre monde disparaissaient au profit de nouvelles règles si celles-ci existaient.
Là, au cours de ce duel, plus rien n'existait, seuls des concepts apparaissaient, cristallisaient puis s'évaporaient en une poussière miroitante.
Requiem, l'Orgue de Sacrieur baptisé "Requiem für das Leben" luttait pour l'accomplissement des missions qui lui avait été attribué. Pour cela, il devait maintenir en vie son hôte.
Smyrne Velir, l'hôte en question ne recherchait que le néant de la Mort pour absoudre ses péchés.
Deux buts distincts et opposés. Plus que des entités, ce furent les concepts eux-même qui s'affrontaient, s'affranchissant de la forme physique, limitée et définie dont ils disposaient.
Ils grandirent et montrèrent par la forme hideuse et inconcevable qu'ils prirent les tourments qui agitaient l'âme de Smyrne et la détermination froide et impassible qui animait Requiem.
Ainsi cet espace qui peu avant était semblable à une praire verdoyante était devenu une lieu vide, apologie nihiliste des perceptions des deux entités.
Elles n'étaient que les deux choses qui donnaient corps et définissaient cet univers en le voyant, le sentant et toutes autres formes de sensations. Maintenant qu'elles se livraient à cette lutte dantesque et métaphorique, plus rien n'existait sauf elles dans cet univers fictif et fluctuant.
Deux protoplasmes tentaculaires se déchiraient. Chaque appendice était une pensée, un argument ou une notion qui habitait la créature qui les possédait.
La rationalité affrontait l'imaginaire. La bonté combattait l'impassibilité. Le devoir luttait contre les sentiments.
Combien d'autres choses se livrèrent ainsi à ce carnage fratricide et idéologique ? Seuls les deux adversaires pouvaient le savoir et encore.
Car tous deux n'étaient plus des consciences. Ils avaient perdu en ego ce que leur puissance avait engendré.
Leurs buts avaient disparu au profit d'un simple désir de domination.
Monstres aberrants, dévorés par leurs puissances, oubliant ce qu'ils étaient réellement. Ils n'étaient pas de grotesques parodies mais de simples créatures pitoyables s'étant perdues.
Si la Mort est le Néant alors l'Oubli est sans doute l'Enfer. Pas de repos mais une débilitation extrême, une forme de vie ignoble,primitive et absurde.
Sans objectif, juste une vie gouvernée non plus par les instincts les plus bas ou les idéaux les plus nobles mais par des pensées vides et irrationnelles.

Puis ce qui avait été Smyrne recracha du fond des méandres de ce qui avait été sa mémoire, un souvenir. Une image étrange qu'il n'avait pas encore utilisé dans ce combat millénaire qui l'opposait à l'autre.
Cette image montrait une chose inconnue se plaçant devant une autre pour stopper une autre entité.
Cette pensée visuelle représentait quelque chose mais l'entité ne le comprenait pas. Elle projeta cette image en un nouveau tentacule qui frappa l'adversaire honni.
Pourtant, une chose tiraillait l'entité. Cette mémoire ouvrit une porte vers une autre image, puis une autre et encore une autre. Une infinité de messages passèrent ainsi dans les restes de consciences de ce qui avait été un humain. Cependant seule cette première image persistait continuant de remuer dans les entrailles de la masse. Soudain un stade de saturation apparut ou alors était-ce un éveil car la un nouveau concept jaillit dans le néant : la parole.
Une voix forte cria :
MOI ! MOI ! MOI !
Ce simple mot se répercuta dans l'espace et il fut suivit par d'autres sans queue ni tête, formant une structure complexe incompréhensible pour les deux combattants : "Moi protégeant une amie."
Malgré son caractère étranger, cette phrase provoqua une distorsion dans ce qui avait été Smyrne. Elle réveilla des choses endormies et surtout un concept unique, matérialisé par cette simple phrase.
Cette suite de mots devint alors compréhensible Smyrne. Oui. Pour Smyrne. Car la nouvelle notion fit imploser la structure inhumaine, la distordit alors qu'en son sein germait une nouvelle forme d'existence.
Cette nouvelle forme se tenait flottant face à un adversaire incommensurable. Cette apparence minuscule, presque ridicule devant l'immensité universelles de son ennemi, se tenait fière et droite. Irradiant de toutes ses forces mais aussi de ses faiblesses. Brûlant de toute se majesté mais aussi de sa décrépitude.
Elle était ce qu'elle était : l'humanité.

Flambeau iridescent dans cet univers sombre, elle était là, porteuse d'espoirs mais aussi d'un danger omnipotent, cette humanité qui différenciait l'Homme de l'Animal mais qui pouvait aussi le faire tomber plus bas que ce dernier. Et pareil à une torche attirant des papillons dans la nuit.
Ce Smyrne attira à lui le léviathan indicible. Ce dernier voulut briser cette nouvelle et faible coquille mais un nouveau fanal fut tiré dans cette nuit éternelle.
Une nouvelle phrase qui frappa l'entité de compréhension :
"Merci. Mon ami."
Plus qu'un phare dans la nuit, cette sentence devint un pont vers ce qui avait été Requiem car quelque part. Dans des mémoires oubliées et scellées, un concept répondait à cette phrase. Il était jusque là resté terré et dissimulé dans les replis innommables mais là, on l'attirait vers cette lumière. ce concept : l'union.
De cette petite chose, une chaîne de conséquence s'enclencha, réunissant des Notes qui s'étaient éparpillées dans la lutte, reconstruisant le puzzle de ce qui avait été Requiem. L'union. Même les Douzes et leurs guerres mesquines et intestines pouvaient parfois s'unir pour accomplir un but, se rapprochant par la même de cette humanité dont ils se jouaient.
L'humanité, la valeur inconnue de Requiem. La valeur volontairement effacée de sa Partition pour qu'elle ne le détourne pas des missions intégrées en lui.
Mais là, elle était ici, s'insinuant en lui. Lui prouvant son existence au sein même de sa logique froide et impitoyable. Il avait été conçu pour protéger et rien d'autre mais son devoir se limitait aux dieux.
Les notions humaines de Smyrne submergeait Requiem en un instant de grâce se fit. Durant ne serait-ce qu'une seconde, un libre-arbitre creusa sa place dans la Partition de l'Orgue. Détruisant alors une part des ordres divins. Durant ce moment infinitésimal, Requiem choisit. Il était un semeur de desespoir et de folie. Son existence même conduisait des humains aux pires extrémités mais c'était sa nature, il ne pouvait la changer.
Alors il choisit durant cet instant où il devint presque humain, il choisit de devenir un Gardien. Non pas un protecteur de l'ordre établi par les Dieux. Mais un gardien de ce monde et de ces faibles créatures qu'étaient les humains.
Toujours, il resterait celui qui amène un fardeau sur le poids d'un humain. Il sacrifierait un pour sauver la multitude et lui aussi porterait le poids des péchés.
Lorsque ce laps de temps disparut, les deux adversaires se mélangèrent.
Car ce qui était Smyrne avait trouvé une résolution à travers celle de Requiem. Ne pas oublier ses erreurs dans la Mort mais les porter dans la Vie et tenter de les absoudre par le devoir.
De l'étrange fusion naquit un arbre portant une infinité de fruits. Une troisième vie venait d'apparaître. Des racines portant le poids des vies passées, présentes et futures. Des branches protégeant de leur couvert toutes ses existences et des fruits pour les nourrir.
Cette germination fut accompagnée par un choeur.
Etait-ce là, le véritable Chant du Sacrieur ?
Oui pour Smyrne.
Non pour Sacrieur.

Et alors que ce monde semblait se dissiper, une main sortit d'un sol fangieux. Puis un corps qui éructa pour chasser la terre qui lui bouchait les bronches.
L'individu se dégagea. Ses cheveux blancs maculés n'avaient rien de remarquables mais ses yeux azurs brillaient d'un éclat divin.
A la lisière de son esprit, une Folie sans nom brûlait, prête à reprendre son rôle dans une mascarade aux proportions inimaginables.
Tous deux étaient de retour. Pour le meilleur ou pour le pire.

Des applaudissement rompirent alors le silence des lieux. A côté de Smyrne, assis sur un rocher se tenait cet homme qui averti le Sacrieur. Un prophète de malheur dont la cape ne laissait voir que le menton et un sourire narquois.
Smyrne ne dit rien et l'étranger parla à sa place, le félicitant pour son retour dans le monde des vivants. Parlant des cinq ans qui s'étaient écoulés depuis sa mort. Le jeune homme n'écoutait que d'une oreille, observant l'épée dont il s'était servi pour abattre un de ses amis. Comme lui, elle était souillée par ce péché, aussi la prit-il pour la nettoyer.
L'homme lui dit qu'il faisait bien. Une arme qui était restée à ses côtés tant de temps sans changer pour un maître plus actif ne pouvait qu'être une bonne lame.
Smyrne sachant que sa voix n'était pas revenue, ne répondait rien, ce qui ne semblait pas indisposé son interlocuteur.
Il s'agenouilla sur les tombes de ses amis.Il supposait à raison que celui qui leur avait offert cette sépulture était cet étrange personnage. Lorsqu'il voulut partir, l'homme lui lança une tablette, lui expliquant son fonctionnement. Il suffisait d'écrire puis de secouer pour effacer.
D'un signe de tête, Smyrne le remercia sachant que cet homme agissait avec une raison en tête. Une pensée lui traversa l'esprit alors qu'il voulait connaître le nom de cet homme. Un seul mot jaillit alors de la bouche du personnage :
"Déicide"
Smyrne sourit alors et quitta les lieux. Il était plus que temps de commencer la partie.
Il n'était toujours qu'un Pion mais maintenant, il allait suivre ses propres règles. Tout comme Requiem avait redéfini les siennes.
Un temps pour la revanche viendrait. Pour l'instant, il fallait réparer.

Le magicien regarda le Sacrieur s'en aller d'un bon pas. Un jour, ce jeune homme mourait mais l'empreinte qu'il aura laissé dans son Orgue apportera des changements majeurs dans ce monde. Sur la centaine d'hôtes que Requiem für das Leben avait habité, celui-ci serait sans doute le plus important.
Le prochain hôte avait vraiment une chance folle pensa le thaumaturge.
Maintenant, qu'il avait constaté de lui-même la renaissance de ce héros de l'ombre, il devait s'atteler à une autre tâche. Dans une des tombes, un esprit ne trouvait pas le repos. Torturé par la vengeance et le regret, il se morfondait. L'homme dit alors de son voix de baryton :
" Je peux réaliser ton souhait. En échange, tu m'appartiendras de corps et d'âme. En échange, je te permettrais de trouver le ou les coupables de ton état."
Il n'y eut pas de vraies réponses mais le mage sentit l'acceptation de l'âme en peine.
Aussi il prononça des paroles cabalistiques et la terre s'ouvrit, mettant à jour un cadavre dont le corps se recomposait petit à petit.
Les vêtements rongés par le temps furent remplacés par de nouveaux. D'une couleur noire, il donnait au corps un air lugubre et malsain. Mais le plus étonnant fut l'apparition de ronces qui s tissèrent dans le tissu.
Un cri muet transperça alors l'air.
Mais l'homme avait disparu, laissant sa victime sanglotante alors que son corps avait retrouvé son état originel. Seul restait un message tracé dans le sol : "Vous m'appartenez désormais, mais je saurais tenir ma part du contrat. Signé Feuilargent."

Le contractant pouvait-il croire ces mots ? Il ne le savait. Puis rompu par sa douleur et son chagrin, il se leva et partit dans une direction opposée à celle de Smyrne.
Dans son antre, Feuilargent observait la danse de la figurine de Smyrne, elle était erratique et aléatoire. Une danse parfaite.
Enfin, la Geste du Sacrieur pouvait commencer.

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Score : 119

suite presque à la hauteur de mes attentes, la seule faute qui m'a vraiment fait rire c'est le "acquiesser".Sinon je fais pire quand le sommeil frappe à ma porte... cool

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Score : 5

magnifique...

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Score : 4534

Ow bowdel ! C'est magnifique... Mais... *tend son dégonfle-chevilles* wink

Therk, Celui qui marche.

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Score : 134

Oubliez le dernier chapitre. D'ici ce soir, il sera réécrit et d'abord annihiler de manière absolue.
Puis réincarné en un texte plus potable.

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Score : 384

Jje n'ai pas tout lu, j'éditerais donc ma critique à la fin de ma lecture mais... le dieu Sacrieur est une déesse! A moins que?

EDIT: Ce n'est pas bien...c'est..génial...et...je...me demande si je pourrais écrire aussi bien un jour. *Cours se cacher*

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Score : 4534

Oui oui, c'est bien une déesse tongue Il n'empêche que c'est bien xD.

Therk, Celui qui marche.

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Score : 134

C'est une déesse ?
Je ne savais pas....Je devrais donc traquer le mot "dieu"...

EDIT : Chapitre réécrit.

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Score : 5

et oui! Sacrieur est bien une déesse opposée à djaul , voici un passage de son histoire:
*sors les antiques parchemins datant de plusieurs millénaires*

ahem

suite à un terrible hiver provoquer par la magie et la colére de djaul, gardien du mois de descendre, suivirent épidemie, famine et pillage qui ravagerent les terres d'amakna, il n'était pas rare de voir jadis des heros fier et glorieux, mourir de faim, d'épuisement et de froids sur les routes...

Un jour enfin, un prophétes vint, autrefois bucheron, il prêchait la parole d'une entitée qui aspirait à prendre place au panthéon des dieux.
voici un vieux temoignage:
"Nous partïmes cinq cents;
mais par un prompt renfort
nous nous vîmes trois milles en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés repreneaient du courage !"

c'est ainsi que ceux qui furent une centaines a prier la déesses furent legion, la douleur et le sens du sacrifice devinrent leur philosophies, sacrieur prit place au panthéon, le monde des 10 frigorifier par djaul devint Le Monde des 11 et retrouvat le douceur et la chaleur du printemps

*source: "les larmes de la déesse"
p.s.: merci a Premierefoua pour son oeil avisé qui ma permis de me corriger

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Score : 4534

Heu désolé Smyrne de polluer son si beau forum, mais juste pour dire à Kingderudo de citer ses sources ( Artbook Dofus 2), et qu'il est écrit à la fin de celui-ci a des droits d'auteurs... Ne cite pas, fais un condensé xD. En gros, Sacrieur était une "petite" Déesse, et comme Djaul avait fait le vilain en prolongeant le mois de Descendre et que donc tout le monde avait froid à cause de l'Hiver, Sacrieur a été mise sur le devant de la scène, grâce à sa grande compassion. Djaul n'est pas le Dieu des démons, ce n'est pas un Dieu mais un Démon, et le Gardien du mois de Descendre. Son "supérieur" est Rushu. tongue

Voilà Smyrne, je te rends ton topic tout beau tout neuf wink.

Therk, Celui qui marche.

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Score : 134

Je vois.
Ne connaissant pas le monde de Dofus, je n'avais pas idée de cela.
De toute façon, je ne comptais pas le cité^^. Je ne ferais pas de mon personnage un prêcheur^^.
Merci à vos information à tout les deux.

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Score : 5

oups vraiment desoler de mon erreur mais j'ai ecris ce texte suite à des souvenirs, ma memoire a du defailler, merci Premierefoua

p.s. je n'ai pas pris cette source du artbook dofus 2 mais bien d'un livre nommer: "les larmes de la déesse" par acidrik fandlapanse qui se trouve dans le jeux dofus de plus j'ai modifié certains passage pour une lecture "accélérée" sinon j'en aurai eu pour une trentaine de ligne

sa m'apprendra a écrire au boulot :x je tenterais de mieux m'informer, citez mes sources et corriger cet orthographe delaisses

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Score : 134
Chapitre neuvième : La Geste du Sacrieur.

"...Comment pourrais-je décrire ce que je ressentais ? La vie qui m'avait quitté me laissant dans un paradis que j'avais moi-même changé en enfer, était revenue. Certes, je ressentais toujours des remords car j'avais assassiné ceux m'étaient chers et tandis que leurs corps croupissaient dans des tombes, moi, je marchais à nouveau, humant un air qui me semblait charger d'un nombre incalculable de senteurs et d'arômes.
Cependant au delà de ce ressentiment envers moi-même, une détermination inégalée par rapport à ce que j'avais pu ressentir m'animait. Je m'apprêtais à livrer une guerre larvée, dissimulée aux yeux des autres mortels.
Je ne savais que trop bien qu'il s'agissait d'une chasse à la chimère, une utopie qui guiderait le reste de mon existence mais qui jamais ne serait assouvie.
De plus, je ne pouvais que sentir que la Folie dévorerait sons doute mon âme avant que je n'accomplisse quoi que ce soit.
Pourtant. Pourtant, elle était là, cette sensation d'être prêt à tout. De tout endurer pour parvenir à mes fins. Je la ressentais au plus profond de mon être. Chaque que j'effectuais alors était mû par ce sentiment inébranlable.
Il ne s'agissait pas de la sombre voie de la vengeance. Non, tout ce que je désirais, tout ce que je souhaitais, c'était d'un jour parvenir à venir en aide à ceux qui comme moi se trouvaient être les jouets malléables des Douzes.
Pour cela j'userais de Requiem tout comme Requiem allait user de moi, entraînant mon esprit vers des confins de plus en plus obscurs et ou la raison deviendrait une forme de folie douce.
Dans le jeu des Dieux, j'allais devenir un élément de hasard, une incertitude. Je me poserais au dessus de leurs conflits mesquins et finirais brûler par ce rêve.
Car que pouvais-je faire seul ?
Je ne restais qu'un disciple portant les dons de Sacrieur. Tenter de réunir des gens ne servirait à rien. Je ne voulais pas entraîner d'autres personnes dans ce monde de ténèbres qu'était devenu le mien.
Ma détermination me poussait à donc à m'ériger en protecteur. Autant que possible, je veillerais sur mes pairs, les préservant des desseins sombres ou non des Douzes.
Je ne marcherais ni du côté de ce que l'on baptisait le "Bien" ou le "Mal". Je ne marcherais que seul. Porté par ma seule éthique, possédant ses forces, ses faiblesses et ses incohérences. Mais après tout, n'était-ce pas cela le don que nous, êtres humains avions par rapport aux Dieux. Un libre-arbitre dépassant les notions transmises par les mots et composé d'un mélange de logique et de pensées irrationnelles ?
Je souriais faiblement alors que ces réflexions envahissaient mes pensées.
Elles étaient inutiles en soit mais me permettaient de focaliser ma conscience fraîchement de retour sur quelque chose.

Après mes pensées, ce fut mon corps qui mobilisa ma concentration. Depuis mon retour, j'avais l'impression que toutes les choses qui composaient le monde étaient plus intenses.
La lumière du soleil me semblait à la fois plus forte, plus aveuglante mais en même temps plus douce sur ma peau. Plus caressante que brûlante, une véritable bénédiction offerte par la Nature.
Ma vue étaient attirée par toutes sortes de nouvelles couleurs que je connaissais pourtant. Elles me semblaient toutes plus vives, plus agréables les unes que les autres, décorant l'univers d'une palette infinie.
Je respirais un grand coup, ressentant dans une superbe synergie, les fragrances, la chaleur et la vision merveilleuse d'une nouvelle vie qui s'ouvrait à moi.
Autant profiter des merveilles qu'elle pouvait m'offrir avant de sombrer à nouveau dans un cauchemar éveillé.
Les bras en croix, j'émettais un cri muet d'extase et de paix.
Puis alors que les dernières particules d'air quittèrent mes poumons, mes yeux se voilèrent un instant. Soudain un éclat nouveau les éclaira. Ils n'étaient plus deux gemmes brillant des étincelles du bien-être.
Pourquoi ? Parce que cette détermination dont je traitais quelques lignes plus haut était présente mais cette fois à tous les niveaux de mon être.
Je ne pouvais que ressentir cette lueur froide et intangible, ce sentiment à la fois chaud et glacial.
Un sentiment qui annihilait, qui révoquait mon être pour un seul but.
Une détermination froide, proche de celle du Requiem. Car nous le savions tous deux. La Musique n'avait pas été la seule à changer.
Mon épée parfaitement calée sur mon dos et mes épaules, je me remis en marche vers celle nouvelle destinée qui m'attendait."

HRP : Un chapitre court mais servant d'introduction aux petites intrigues qui vont constituer le récit./HRP
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