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Vision par les lunettes d’un Feca

Par Elfe-de-sang 21 Décembre 2008 - 16:44:36

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[b]Prologue.

Qui donc lira ce paquet de parchemin? Un grand aventurier sans peur et sans reproche qui parcourt le monde à la recherche d’un objet mythique? Un mage maléfique qui cherche à semer la peur et le sang dans nos basses contrées? Ou alors ces mémoires seront-ils bouffés par un Bouftou un peu trop gourmet? Qui sait… Enfin, toi tu le sais, puisque tu es celui qui lit. Alors dit moi, qui es-tu?

Moi? Et bien je suis Jpeg. Juste pour te dire, ça se dit Djipègue, comme J-Peg, ou comme l’art, si tu connais. Tu ne connais pas l’art du Jpeg? Inculte, va! Bon, je veux bien t’expliquer… Le Jpeg est un art visuel. Oui, un peu comme le dessin et la peinture. Cet art est comme le dessin. Mais un peu comme la peinture. Compliqué, non? En gros, on peut faire des traits comme un dessin. Mais il est facilement coloriable grâce à une sorte de peinture qui ne dépasse jamais les traits. C’est comme de la magie. Ce qui est bien avec le Jpeg, c’est que c’est facilement compressible. Si si, je te jure. J’ai déjà vu un maître du Jpeg faire son œuvre sur une graine. Magique! Par contre, le prix à payer d’un si petit art est qu’il est un peu plus flou que les autres styles. Bon, c’est tout de même beau.

Alors oui, je m’appelle Jpeg. Je pratique un peu de cet art. C’est surtout par curiosité je crois… Mais bon, tu n’es pas là pour me lire parler de ce que j’aime dans la vie. Continuons les présentations, veux-tu? Bon, Jpeg. Je suis de la religion du Bouclier. Un Feca si on veut. Je maîtrise les protections et la météo. Quoi? Tu ne savais pas que les Fecas savaient modifier la météo? Choc électrique? Attaque orageuse? Déferlante? Ne vois-tu pas là des maîtres de la température? Il faut beaucoup de maîtrise de soi pour pouvoir maîtriser la nature changeante du ciel. Juste te dire tout de suite, les Fecas n’ont rien avoir avec Ogrest, hein. Ce n’est pas nous qui avons inondé le monde. C’est dit maintenant.

Continuons donc les présentations, veux-tu? Alors Jpeg, Feca, et je suis aussi un spécialiste météorologue. Je suis donc axé vers les branches de ma religion maîtrisant les flammes et les vagues. Mais j’utilise tout de même le savoir des autres branches. Bon, maintenant que les présentations sont faites, débutons l’histoire!

Né un 20 décembre 1622. J’ai donc fêté mon seizième anniversaire hier, c’est hier aussi que je suis parti à l’aventure. J’ai donc découvert la ville d’Astrub comme jamais je ne l’avais vu avant. Avant, c’était mon lieu de jeu. Je jouais à lancer des cailloux sur les Pious verts, courais après les Chacha nu et tentait d’attraper un Peki. Maintenant, ma vision du monde était différente. Je voyais le monde comme un lieu où je risquais tout, même ma mort. Oui, je risquaia ma mort, et non ma vie. Celui qui risque sa vie à une chance de survivre tandis que celui qui risque sa mort meurt à tout coup. Le seul risque à risquer sa mort est de la façon dont on va mourir. Mourrais-je bêtement contre un Piou à cause d’un sommeil? Ou alors affronterais-je Ogrest et je mourrais comme un héro? Personne ne peut savoir. Voilà est le risque de la mort.

Je disais donc que le monde qui m’entourait n’était plus vu par les yeux innocents d’un jeune gamin, mais par les yeux d’un Feca. Voici donc ma vision du monde par les lunettes d’un Feca.

Bon, à ce moment, je devrais commencer à raconter mon histoire. Mais je dois faire attention car je sens qu'ils sont près. Tout près même. Je ne dois pas faire de faux pas. Je prend donc une pause de mon journal. Combien de temps dura cette pause? Un, ou deux jours. Trois heures peut-être! Une chose que je suis sûr, c'est que cette pause qui me contera peut-être la vie passera comme un tour de sablier pour toi, car dans tes mains, tu tiens l'autre partie du parchemin... Ou peut-être pas. Alors, je te dis adieu et je veux que mon corps soit brûler sur mes terres natales...

Astrub.
Chapitre 1: Portrait de Quête


Toujours là? Parfait! J’en profite pendant que j’ai un peu de temps libre. Il s’emblerait que Ogrest ai usé de la puissance que lui fournit les 6 Dofus pour plonger le monde entier dans un sommeil des plus profond… Moi, je ne dors pas. Non, j’ai réussi à m’éveiller quelques minutes, le temps de continuer mon histoire. Parce que bon, jusqu’à maintenant, il ne se passe pas encore grand-chose… Mais ne t’inquiète pas, toit, qui lit mes écrits, l’action arrive!

Alors, comme je disais, je ne vois plus le monde de la même manière, ça non! Je vivais (bon, je vis encore là mais j’ai quitté, alors bon.) dans une petite maison dans le quartier Herbacha. Nul besoin de dire que les Chachas étaient présents dans le coin. Ma mère s’en occupait, plus que moi je crois. Chaque soir, elle allait dehors avec un petit bol et un sac de laitlait pour abreuver les Chachas de Goutière du coin. Elle s’assoyait sur une vielle chaise de bois qui grinçait avec le sac du liquide maternel dans les mains et, lorsque le bol devenait un peu trop vide à son gout, versait de nouveau le breuvage dans la gamelle. Elle riait chaque fois lorsqu’une gouttele de laitlait tombait dans la fourrure d’un de ces petits animaux emblèmes du quartier. Son rire cristallin résonnait alors dans la maison.

Me mère était une femme charmante. Elle donnait tout pour tenter de sauver un peu plus ce monde qui tombait dans le chaos. Au début de ma vie, j’étais jaloux de ces petits Chachas qui profitaient de l’amour de ma mère tandis que moi je restais seul à jouer avec un soldat de plomb. Mes petits soldats qui m’ont permis aujourd’hui de devenir un très bon stratège! Enfin bon, je parlais de ma mère. Elle avait de longs cheveux qui lui arrivaient jusque dans le bas du dos, un petit nez retroussé et une peau blanche comme neige. J’aimerais vous la décrire d’avantage, comment elle était belle, comment elle gardait ses paroles pour le moment où j’en avais besoin, comment elle avait été kidnappée…

Voilà pourquoi je pars. Je dois la retrouver. Mon père est devenu vieux, il me répète que si la création du dieu Xélor ne lui avait pas retiré tous ses moyens, il serait parti à la recherche de la femme qu’il aime. Maintenant que ma mère est présentée, parlons de mon père. C’était un aventurier, comme moi je veux le devenir. C’est lui qui m’a tout apprit sur la magie et le combat. Les cheveux en pagailles, comme s’il avait été frappé par la foudre qu’il ne cessait d’invoquer. Des petites lunettes qui descendent légèrement lorsqu’il meut un muscle de son visage. On me dit sans cesse qu’il me ressemble comme deux gouttes d’eau. L’inverse est vrai aussi. On me dit que pour savoir à quoi ressemble mon père, aussi bien physiquement que psychologiquement, on n’avait qu’à me regarder.

Pourquoi si ressemblant à mon père et si différent de ma mère? Je ne sais pas. Mais je crois que c’est pour ça que je suis parti à l’aventure. Lorsque mon père mourra, on pourra me regarder et on se souviendra de lui. Ma mère, elle, n’a personne. J’ai eu une sœur mais elle est morte à trois semaines seulement. Le rhume des Brochafoins. Elle était trop fragile…

Voilà mon portrait de famille. Mon père, Dekah de son prénom, ma mère, Eldia et mon ancienne sœur, Gif. Maintenant, il ne reste plus que Dekah et Jpeg. Mais je retrouverais ma mère, où qu’elle soit!

Alors donc, je suis parti de la maison, laissant mon père seul pour s’occuper des champs et du marché familial. Mais, il s’en sortira. Je sais qu’il compte sur moi pour retrouver Eldia. Il me donna mon premier bouclier et me remit son bout de bois, un bâton. C’est avec ces deux armes, signes de famille, que je quittais les quartiers Herbacha pour partir à l’aventure…

Voilà donc mon premier chapitre de ma vie. Je décidé de l’appeler Portrait de Quête car il fait référence au but de ce chapitre, le portrait de ma famille, et la quête qui anime mes pas. Je dois vous dire que présentement, on m’a informé que ma mère se retrouverait peut-être prisonnière dans le coin des Bouftous. Une bande de gamins immatures il parait, dénombré au nombre de 6… Je quitte donc mon auberge situé non-loin des Tofus. J’espère que le Sommeil d’Ogrest ne me touchera pas de sitôt. Sinon, je perde un temps précieux, je perds la création du dieu Xélor comme mon père dirait. Je n’ai que quelques lignes avant la fin de ce bout de parchemin. Je dirais donc ceci comme dernières paroles : Que Feca protège mes pas.

Les larmes du ciel


Maintenant que les présentations sont faites, passons à l’aventure! Je quittai donc le foyer familial où j’ai vécu seize années de mon existence. Qui sait si je me rendrais à la prochaine année, qui est tout près de plus. Je ferme donc la porte derrière moi avec mon bouclier à mon bras et mon bâton en bandoulière laissant ma vie de jeune garçon derrière cette porte de bois…

Les quartiers d’Herbacha ont toujours été tranquilles, et ce l’était d’autant plus vrai en cette journée car le ciel pleurait mon départ. Je parcourais les rues qui ont animées mon enfance et perdues les jeunes gamins qui me poursuivait parce que je les avais insulté au coin de la rue. Les rues sinueuses du quartier étaient inondées de la pluie qui avait inondé le contient jadis. Pourtant, malgré les caprices du ciel, un petit Pioussin résidait dans les rues. Je voyais ma chance de faire mon premier combat et d’acquérir l’expérience du combat. Je m’approchais donc doucement du petit volatile en évitant les flaques d’eau qui lui aurait permit de découvrir ma présence. Je sortis mon bâton de la main droite et me rapprochait toujours un peu plus. Malheur à moi, il se retourna. Du point où j’étais plus tôt, je voyais une proie facile. Maintenant que cette proie était devant moi, à la portée de mon bâton ou de mon glyphe, cette proie devenait petit à petit un pauvre Pioussin sans défense. Il me regardait de ses yeux piteux et me dévisageait, comme s’il savait que je m’approchais de lui pour lui retirer ce qu’il avait de plus précieux, la seule chose qu’il possédait : La vie.

Comme le ciel, je versai une larme. Comment, Rushu, avait eux-je l’idée de m’attaquer à un animal sans défense? La vérité m’éclata au visage comme le malheur s’était abattu sur ce petit oiseau : Je n’avais aucunement l’étoffe d’un guerrier.

Ma mère m’avait élevé dans l’amour pour le monde qui nous entoure. Je ne pouvais tenter de la sauver en détruisant ce qu’elle m’avait légué. Tuer avec un bâton, entendant le bruit des os qui se brise sous la pression du bois de mon arme. Je ne pourrais endurer ça. J’avais toujours jeté des cailloux sur les Chachas du quartier, mais m’abaisser à tuer ces bêtes qui animaient nos rues? Jamais.

Le Pioussin était resté là, immobile. Il croyait que toute fuite était inutile probablement. Qu’un mouvement l’aurait mené à la guillotine. Je tentais de m’approcher de l’animal lorsqu’il s’envola. Je regardais celui que j’aurais abattu si son regard n’avait pas croisé le mien. Il volait bas. La pluie le gênait probablement. Et il était encore tout jeune. Il bifurqua à droite et… percuta une boîte aux lettres. Il tomba sur le sol en compagnie des gouttelettes d’eau. Pourquoi ne s’était-il pas envolé? Rejoindre sa mère. Non, il était parti de ses propres ailes et avait rencontré un obstacle, comme moi. Je tentais de nouveau ce que j’avais fait tout à l’heure, je m’approchais du jeune volatile et il ne bougea pas. Je me penchais pour le ramasser, le croyant mort. Le choc avait probablement cassé son petit crâne. Dans mes mains, il remua. Il était toujours en vie. Je fis un examen rapide de son anatomie pour savoir s’il s’était blessé et je compris pourquoi ce jeune Pioussin avait percuté la boîte aux lettres : Il était aveugle de l’œil gauche. Sa pupille était blanche et ne filtrait pas la lumière. Ce jeune Pioussin n’avait pas été choyé par la nature et il s’était ramassé avec un handicap qui le tuera.

Sauf si j’interviens. Il remuait légèrement, mais il était tout de même sonné par le choc. Il ne semblait n’avoir rien de cassé, il avait seulement souffert du coup à la tête. Je le mis dans ma main gauche et le recouvrit de la droite pour le protéger de la température. Tel Feca, je protège.

Bon, une autre pause. J’adore mettre mes souvenirs sur papier mais le sommeil l’emporte. Vous comprenez maintenant un peu plus ma vision du monde. Jusqu’à maintenant, je n’ai tué qu’une seule créature. Aucune autre, seulement une. Mais c’était elle, ou nous. Je pose donc ma plume avec ces douces paroles : L’équilibre d’un monde tient dans une seule gouttelette d’eau, et comme une larme en ai une, l’amour est donc un monde.
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Réactions 2
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Une histoire assez sympa, je n'ai rien a redire. Par contre t'aurais pu parodier un peu plus pour le jipégue....

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Je ne voulais pas m'éterniser sur le sujet mais je ferrais plusieurs clins d'oeil à celui-ci dans la suite de mon histoire smile Merci du commentaire!

EDIT: Chapitre premier.

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