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Les Maîtres de l'épée

Par thesacrishark 29 Mars 2014 - 14:56:54
SYNOPSIS

Des milliers d'années avant notre ère, celle du Wakfu, le Monde des Douze vivait paisiblement
A cette époque, les découvertes techniques et magiques se mutlipliaient

Un temps sans guerre, si ce n'est l'affrontement pacifique de Bonta, ville du Bien, et Brâkmar, cité du mal, toujours à la course aux armements et aux titres glorieux, qu'ils soient guerriers ou technologiques

Et, en l'an 1430 avant le Chaos d'Ogrest, un incident terrible frappa le Monde des Douze
Venus d'un continent gelé lointain nommé plus tard Frigost, une armée de monstres avaient causés d'immenses dégâts aux deux cités.

Pour éviter qu'un tel massacre ne se reproduise, les deux grandes villes signèrent un accord
Un accord militaire visant à mettre en commun leurs budgets militaires pour ainsi créer la meilleure école de formation et le meilleur ordre guerrier jamais créé

L'Ordre des Maîtres de l'Epée.
Et au sein même de cet ordre, beaucoup de héros sont nés, voici leur histoire...


Rangs au sein de l'ordre


Rangs Mineurs: -Apprenti Chevalier (entraîné par un Maître chevalier) (200 par an)
-Ecuyer (Au service d'un chevalier-épeiste) (100)
-Apprenti Epéiste (entraîné par un Maître Epéiste) (50 par an)

Rangs Moyens:
-Chevalier (300)/ Chevalier de Bronze (200)/ Chevalier d'Argent (100)/ Chevalier d'Or (15)

Rangs Majeurs:
-Epéiste (50)
-Chevalier-épeiste (150)
-Chevalier-épeiste de Bronze (100)/ D'argent (50)/ D'Or (10)
-Epéiste de Bronze (30)/ D'argent (15)

Rangs de Maîtres:
-Epéiste d'Or (3)
-Maître Chevalier (3)
-Maître Chevalier-Epéiste (2)
-Maître Epéiste (2)

Grand Maître: Gardien de l'Epée Sacrée (Maître de l'Ordre)

Le fait qu'il y ait un petit nombre d'Epéiste est dû au fait qu'ils soient toujours en première ligne et qu'ils meurent souvent au combat, mais avoir un grade supérieur en tant qu'Epéiste dépasse de loin un grade de chevalier ou de chevalier-épeiste, du fait que ces grades sont beaucoup plus durs à obtenir.

Personnages Principaux

Nom: Hildrayk
Prénom: Fenrir
Age: 21 ans
Rang: Apprenti Epéiste
Maître: Tenshi Balgan (Maître Epéiste)
Taille: 1m85
Poids: 70kg
Qualité au combat: Rapide et agile
Défauts au combat: il est peu résistant et il peine à garder son calme
Armes: Epée à une main+ bouclier
Physique: Les cheveux noirs, le teint plutôt clair, les yeux bleus
Son histoire: Fenrir Hildrayk, fils d'un ex-Chevalier-épeiste d'Or décédé et frère d'un épeiste de Bronze a pour rêve de devenir le Gardien de l'Epée Sacrée. A 13 ans, son père meurt lors d'une tentative d'attaque sur le continent de Frigost, et sa mère se suicide de désespoir. Son frère Seldjer, alors âgé de 16 ans, entre dans l'Ordre afin de suivre les traces de leur père, et à force d'entraînement, devient Epéiste de Bronze. Lorsqu'il apprend que son frère est Apprenti, il a peur pour lui et se méfie. Son père a, en effet, légué après sa mort à ses deux fils un coffre qu'il leur avait interdit d'ouvrir avant que les deux frères ne soient devenus tous les deux Epéiste.

Nom: Hildrayk
Prénom: Seldjer
Age: 24 ans
Rang: Epéiste de Bronze
Ancien Maître: Tenshin Balgan
Taille: 1m92
Poids: 85kg
Qualités au combat: Puissant, intelligent, endurant et résistant et très habile à l'épée
Défauts au combat: Il n'est pas très rapide
Armes: Epée longue et bouclier
Physique: Les cheveux blonds, le teint plus hâlé, les yeux noirs
Son histoire: Traumatisé par la mort de son père et décidé à grimper le plus d'échelons possibles au sein de l'Ordre afin de pouvoir détruire Frigost, il est très protecteur avec son petit frère et a secrètement peur que ce dernier ne dépasse son rang, se rendant ainsi plus important aux yeux de l'ennemi et étant une cible ainsi plus désignée.








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Réactions 6
Score : 514

Tu racontes juste l'histoire de deux personnages avant le chaos d'Ogrest ?
Au départ, j'ai crue que c'était l'histoire d'une guilde et que tu recrutais...

À par sa, c'est bien raconter bravo ^-^.

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Score : 1152

Il aura mis du temps à arriver à cause du travail scolaire, mais il est là ^^ bonne lecture

PROLOGUE

Depuis une centaine d’année, l’Ordre des Maîtres de l’Epée fait perdurer la paix qui règne en le monde des Douze Dieux. Depuis des siècles les Divins ont laissé leur terre sans intervenir sur le déroulement de son histoire. A croire que la criminalité et la guerre on définitivement été repoussées sur les continents lointains. Et, en cette année 1330 avant Ogrest,il était un évènement qui allait bientôt bousculer le monde entier.

En effet, selon l’accord militaire de l’Ordre des Maîtres de l’Epée, une règle oblige le porteur du titre de Gardien de l’Epée Sacrée à remettre, et ce tous les vingt ans, son titre en jeu.

A la création de l’Ordre, c’est le chef de la Milice Brâkmarienne qui fut élu par les peuples des deux cités pour assumer ce rôle,connu à l’époque comme ‘’Grand Epéiste’’. Mais, dix ans tout juste après la création de l’Ordre, une unité d’attaque mena une mission sur Frigost, et ils y trouvèrent, dans un endroit reculé, une épée dont le nom et l’apparence ont toujours été passées sous silence, on surnomme cette arme ‘’L’épée Sacrée’’, et le Grand Epéiste fut chargé d’en être le gardien.

Hélas, même après avoir acquis un tel rôle, ce Gardien n’était qu’un mortel, et il mourut dans la vingtième année de son règne,remplacé par Derxof Oblidgon, un puissant général guerrier Bontarien, alors âgé de 18 ans. Et, encore aujourd’hui, ce dernier est le Gardien de l’Epée Sacrée.

Mais cette année est spéciale pour l’Ordre : Pour sa centième année d’existence, le titre de Derxof sera pour la première fois remis en jeu sous la forme d’un Tournoi guerrier opposant tous les membres de l’Ordre élevés au rang de Maître.

Parmi eux, il y en a un qui est respecté et adulé par tous : il se nomme Tenshin Balgan.

15 Martalo, 1330 av le Chaos d’Ogrest

Bonta, Quartier Militaire

Château de l’Ordre des Maîtres de l’Epée

Ce magnifique château de pierre blanche érigé il y a de cela quatre-vingt dix années. Dessiné par les meilleurs architectes et construit par une main d’œuvre ayant réunies les deux cités. Il se présentait à présent comme le plus bel édifice de la Cité du Bien.

Deux immenses cours à l’avant et à l’arrière dans laquelle on pouvait voir discuter les membres de l’Ordre ainsi que leurs proches. Juste à côté, les écuries où l’on pouvait observer les splendides étalons des Chevaliers de l’Ordre, c’était l’endroit où l’on s’en occupait.

Derrière les écuries, le centre équestre où s’opéraient les exercices d’équitation et de combat à dos d’équidés pour les apprentis chevaliers, et même les chevaliers et chevaliers-épéistes confirmés.

De l’autre côté de la cour, le centre d’entraînement des épéistes, composé de 10 grands dojos et de deux arènes de combat. Et, au centre de tout cela et formant un rempart enfermant le tout, le château en lui-même,qui se composait des dortoirs de tous les membres de l’Ordre, de 5 salles communes, de la salle du trône du Gardien de l’Epée Sacrée, des cuisines, des bains et de tous les couloirs et toutes les pièces les plus magnifiques qu’on puisse voir dans un château. L’endroit rêvé pour un guerrier, et c’est pourcela que faire partie de l’Ordre était un honneur.

Une fois par semaine, le soir du sixième jour, les membres âgés de plus de dix-huit ans étaient autorisés à sortir du château pour aller dans Bonta, notamment dans les tavernes. Mais ils étaient obligés de se présenter au château avant la troisième heure suivant l’apogée de la lune dans le ciel.

Et autrement, tous les jours n’étaient qu’entraînement,réunions stratégiques pour les hauts gradés et repos bien mérités le soir venu,après une longue journée de travail.

Nous étions le premier jour de la semaine, à sept heures du matin. C’était l’heure où tous se rendaient à l’entraînement. Et, ce jour-là,le Maître Epéiste Tenshin Balgan allait faire une annonce à ses apprentis, au nombre de 25.

Comme tous les matins, Fenrir Hildrayk, apprenti épéiste, se rendait au dojo avec l’air fatigué, son armure de cuir sur le dos et son épée de fer quelque peu rouillée à la main. Il était accompagné d’un fier chevalier en armure d’acier sombre, un Chevalier de Bronze, son grand frère Seldjer Hildrayk.

Les deux frères marchaient calmement sans dire un mot, puis Seldjer regarda son petit frère et lui adressa sur un ton neutre.

_ Ta formation se passe bien, ces temps-ci ?

_ Il faut bien, mon examen de passage en épéiste est dans une semaine. Mais je me sens prêt. Lui répondit Fenrir avec un air décidé, bien que la phrase se soit à moitié bloquée dans sa gorge.

_ Tu as peur de faire du mal à tes camarades quand viendra le moment du combat ? Ricana Seldjer.

En effet, c’était lors d’un combat guerrier que les épéistes étaient choisis. Il y en avait généralement environ 15 par années, car il s’agissait de tous les apprentis encore debout après 20 minutes de combat acharné qui étaient choisis.

_ Non, j’ai juste peur pour ceux qui vont les soigner, ils vont être débordés de travail ! Répondit Fenrir sur un ton rieur.

_ On dirait Père… Soupira l’aîné avec un sourire. Allez,file, et bonne journée !

_ A ce soir, Seldjer ! Lui répondit le benjamin en s’éloignant vers le Dojo.

_ Sois fort et fier ! Cria le grand frère de loin.

Pour ça, il n’allait pas être déçu. Il n’avait jamais été qu’impressionné par les performances et le mental de son petit frère, bien que celui-ci puisse être trop impulsif au combat. Il y avait en ces deux jeunes hommes un grand potentiel, et cela était dans leurs gênes, puisque leur défunt père avait été un Chevalier-Epéiste d’Or.

Arrivé au Dojo, une grande salle tapissée de carreaux de pierre blanche, avec un grand tableau sur un mur près duquel patientait un grand homme aux cheveux blancs en armure brillante, Fenrir se rendit compte de son retard, puisque tous ses camarades étaient déjà présents. Il prit place en s’excusant et en saluant ses amis. Il s’assit à côté d’une jeune fille qu’il connaissait depuis ses dix ans, une amie d’enfance qui avait décidée d’intégrer l’Ordre en même temps que lui. C’était une très belle femme, à la chevelure rouge,aux yeux d’un bleu océan profonds, au teint légèrement bronzé, plutôt grande et fine. Elle était une épéiste redoutable, connue de ses camarades comme la‘’Guerrière Enflammée’’. Elle était très rapide au combat, très intelligente et habile comme pas deux à l’épée. Il ne faisait aucun doute qu’elle serait épéiste la semaine suivante, et même qu’elle pourrait un jour accéder à un haut rang.

_ Encore en retard… Chuchota-t-elle à Fenrir avec un petit sourire.

_ Je me préparais mentalement à te mettre une raclée tout à l’heure. Répondit le jeune homme sur le même ton.

_ A voir, ricana la belle, mais essaye de ne pas faire pareil la semaine prochaine, ça serait regrettable.

_ Fenrir, Eilena, concentrez-vous un peu !! Leur cria Maître Balgan avec un air à moitié blasé.

Ils firent ainsi et le Maître vérifia bien que tout le monde était attentif avant de prendre la parole.

_ Mes élèves ; dans sept jours, l’examen de sélection des Epéistes aura lieu, et Maître Derxof Obligdon lui-même sera présent, alors tâchez de vous entraîner dur cette semaine pour faire bonne impression devant lui et devant l’Ordre tout entier. L’examen se passera dans la Grande Arène,c’est pourquoi nous nous y entraînerons cette semaine afin que vous puissiez étudier au mieux le terrain.

_ Intéressant… Fit Eilena à voix basse et avec un petit sourire en coin

_ On dirait que tu vas pouvoir te prendre une raclée dans l’arène face à moi avant même l’examen… Assez intéressant en effet… Enchaîna Fenrir avec le même ton, cachant avec peine l’ironie de son propos.

_ Tu mordras la poussière avant même de pouvoir dégainer ton épée contre moi, Hildrayk. Répondit sèchement la belle en souriant encore plus.

_ On verra ça sur la terre battue de l’arène…

Quelques heures plus tard, après de multiples exercices physiques de ‘mise en forme’ aux bords de l’arène, les jeunes apprentis prirent les armes pour se battre en face à face les uns les autres. Et, à la fin de la journée, alors que le crépuscule arrivait, Maître Balgan appela tout le monde à l’écoute.

_ Bien. Cette première journée d’entraînement m’a permis de voir vos capacités, et il est évident qu’il y a beaucoup de points à revoir pour la plupart d’entre vous. Pour finir la journée, afin de vérifier mes théories, nous allons faire un combat géant. Cela ne vous opposera pas en solitaire face aux autres, comme la semaine prochaine, mais vous serez par binômes pour ce combat. Un épéiste doit savoir épauler son allié, voyons voir si vous en êtes capable. Composez vos binômes, et une fois que ça sera fait, je veux vous voir vous battre comme de vrais épéistes, et les derniers debout auront gagné.

Les élèves firent donc leurs binômes, et des épées d’entraînement en bois furent données à chacun d’entre eux, ainsi qu’un véritable bouclier léger de fer et de cuir. Avec leurs fines armures de cuir, ils avaient l’allure de soldats des temps antiques, en plus jeune. La plupart d’entre eux étaient harassés de fatigue suite à cette journée épuisante, mais ils avaient tous le regard de jeunes guerriers prêts à combattre. Fenrir s’associa à un jeune homme nommé Somnia. Un grand brun fort et déterminé, très habile à l’épée et d’une défense implacable, mais dont la puissance offensive laissait quelque peu à désirer. Eilena, quant à elle, s’associa à une autre jeune fille du groupe,nommée Luori. Cette fille était une spécialiste de la défense elle aussi, et,de plus, elle était d’une agilité incomparable. Les favoris pour celui qui resteraient le plus longtemps dans le combat tournaient autour des mêmes noms. Dernio, le plus gros bourrin de tous le groupe, mais valeureux et brave malgré tout, et Eilena, qui incarnait à elle seule l’habilité.

Les élèves se mirent dos à dos par binômes et, au signal du Maître, l’affrontement commença.

D’un coup, Fenrir leva son bouclier et se dirigea en direction de deux de ses camarades. Deux solides gaillards qui s’étaient mis en position défensive. Mais Fenrir était intelligent, et il bloqua sa course en arrivant sur eux pour cacher sa tête de son bouclier, fit un pas latéral très rapide et attaqua le flan d’un des deux costauds à l’épée. Ce dernier fut déstabilisé et Somnia arriva sur lui, caché jusqu’à lors derrière Fenrir, pour lui asséner un grand coup d’épée en plein torse, puis notre héros l’envoya valser d’un coup de pied sur son coéquipier. Les deux tombèrent, un binôme en moins.

De leur côté, Eilena et Luori avaient attaqué directement un groupe de deux garçons plutôt fins et très offensif, ne faisant jamais attention à leur défense. Eilena se jeta sur eux et, d’un coup fulgurant et d’une précision hallucinante, elle fit passer son épée entre le bouclier et le torse du premier, lui frappant le bras et faisant sauter son bouclier. Luori arriva à sa suite et, d’un coup de coude, le sonna. Elle le balança sur son acolyte et les deux se déchaînèrent d’un enchaînement de coups d’épées tous plus précis et puissants les uns que les autres. Deux vaincus de plus.

De son côté, Dernio déviait les coups de ses adversaire en parant tous leurs coups avec des gestes de son bouclier rapides et une solidité corporelle qui ne le faisait pas bouger d’un pouce. Après avoir épuisé ses ennemis qui s’étaient acharnés à le frapper, il fit tomber les deux d’un coup latéral en plein ventre.

Le combat continua, et il ne resta plus que 4 binômes.

Celui de Dernio et celui de Fenrir se retrouvèrent face à face. Dernio adopta une position défensive, se plaçant devant son équipier, qui sauta en s’appuyant sur le dos de la brute afin de frapper verticalement Somnia. Mais celui-ci avait prévu le coup et attrapa la jambe de son adversaire au passage afin de le faire basculer en avant et il se retourna d’un coup pour le frapper en plein dos. Un ennemi en moins. Fenrir para l’attaque maligne de Dernio qui avait voulu frapper Somnia à revers mais il fut stoppé par un bouclier, et il n’eut pas le temps de voir ce qui lui arrivait qu’une épée était déjà sur son torse. Il tomba, plus que 3.

Fenrir ignorait d’où venait cette attaque, et fut surpris de voir Eilena lui faire un sourire en dégageant Dernio de là où il était.

_ On dirait qu’on en est à la finale. On a vaincu le groupe de Sherk et Kalto, les deux frères jumeaux totalement sur leur défense et sans conviction offensive. Si j’avais pas été là…

_ J’aurais eu le plaisir de mettre Dernio à terre à ta place. Coupa Fenrir en souriant. Somnia !!

Son équipier surgit de derrière lui, et… Tomba à terre,balayé par un coup surpuissant de Luori qui était arrivée en plein élan sur lui et qui l’avait frappée d’une force incroyable avec un coup horizontal. Fenrir était seul face à Eilena et sa coéquipière.

_ Et moi qui était crevé… Je me sens… Revigoré ! Ricana notre héros avec un énorme sourire à moitié malsain. Ca va être un super combat !!

Il se jeta sur Eilena, qui bloqua son attaque verticale avec son bouclier, mais, au même moment, Fenrir enchaîna en frappant le ventre de Luori avec son bouclier. Eilena ne prêta pas attention à cela et tenta de le frapper horizontalement, mais Fenrir remit son bouclier en place et para l’attaque…Ainsi que celle de Luori qui était revenue sur lui et qui avait tentée de l’avoir dans le dos, mais le jeune homme avait paré l’attaque en se tournant de manière à être aux côtés de ses deux adversaire et pour contrer une attaque de son bouclier et une autre de son épée.

Il repoussa Eilena avec son bouclier et profita de l’occasionpour se jeter sur elle. Luori passa devant lui et le frappa en plein torse. Il faillit mettre un genou à terre, mais resta sur ses appuis, et il riposta d’un grand coup épée à plat sur le bras, et fit tomber Luori avec un coup de bouclier dans le ventre. Elle tomba en avant et, sous le regard de tous leurs camarades, Fenrir et Eilena firent face.

_ Je vais pouvoir te battre en face à face avant même l’examen.Récita la belle. Cela aura mis du temps, mais au final, on est bien face à face dans l’arène…

_ Je me fiche de tes prédictions. Prends tes armes et bats-toi !

A SUIVRE

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Score : 557

très bonne fict la suite

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La voici smile

Deux amis face à face dans l’arène.

Fenrir se remémorait les combats amicaux qu’ils faisaient,étant enfant, dans le jardin de la maison de ses défunts parents. Il sesouvenait de tous les gestes d’Eilena, de sa rapidité, de son agilité, de sonsens de la stratégie… Il ne pouvait régler ce problème avec de la force brute…Sauf s’il en utilisait assez !

Il se jeta directement sur elle. Il savait qu’elle était suffisamment agile et rapide pour contrer ses attaques, aussi précises qu’elles soient, mais tenta quand même une charge au bouclier, facilement déviée. Il recula d’un pas, et les deux se regardèrent pendant une demi-seconde avant que le combat, annoncé par cet échange, ne prennent enfin place.

Fenrir s’avança et frappa par un grand coup vertical qu’Eilena esquiva facilement. Elle riposta avec un coup horizontal à la hauteur de ses genoux, que Fenrir évita en sautant. Pendant son saut, il asséna à son adversaire un grand coup de bouclier dans la poitrine, qui fut également dévié du bouclier. Il retomba, frappa un grand coup en diagonale, allant de la jambe à l’épaule d’Eilena et commença à enchaîner les coups, tous déviés, tous esquivés, mais il était de plus en plus rapide.

‘’Plus rapidement’’ se disait-il.

Il frappait, cognait, avançait, frappait à nouveau, ses coups étaient tous imprécis, mais d’une force et d’une rapidité qui croissait de plus en plus.

‘’Soit plus rapide !’’

Il ne s’arrêtait pas, il continuait à frapper dans le bouclier d’Eilena qui, petit à petit, commençait à perdre en force, et ne trouvait pas d’ouverture pour frapper.

‘’Plus rapide !!’’

Les coups finirent par briser la défense de la belle, qui tourna son corps vers la droite en vue d’un coup en plein centre du ventre.L’épée de Fenrir était face à son bouclier, mais son propre bouclier était levé dans sa main droite, et il sauta et frappa le haut du crâne d’Eilena. Elle était à deux doigts de tomber, mais avait mis tant d’énergie dans ses jambes,car ayant prévue le coup, qu’elle réussit à résister à cette frappe et riposta d’un immense coup de bouclier à la verticale qui envoya Fenrir deux mètres en arrière. Il tomba, Eilena avait gagnée.

Elle s’avança près de lui, et tendit sa main droite en sa direction. Elle n’arborait nulle expression sournoise, aucun sourire moqueur,aucun clin d’œil amical et malicieux…Juste la tête d’une guerrière concentrée.

Notre ami serra sa main et se releva, la salua et se retourna en direction de la sortie de l’arène où l’attendait tous ses camarades ainsi que son Maître.

_ Ce ne fut pas une partie de plaisir Fenrir, tu as été digne… Soupira néanmoins la belle.

_ Digne d’avoir ma revanche la semaine prochaine. Félicitations pour ce soir, Eilena. Rétorqua son adversaire avec un petit sourire.

Tous ses amis le virent disparaître, lui qui ne s’était pas arrêté et qui avait filé en marchant lentement vers la sortie. Son Maître ne le salua pas, il ne le regarda que brièvement en le voyant passer. Il sourit malgré tout.

_ Les enfants, apprenez cela : Il n’est plus important dans un combat que de se montrer digne de son adversaire, et la rage de vaincre est, quel que soit le niveau de votre sagesse, votre arme la plus précieuse. Retenez cela toute votre vie, et un jour peut-être vous aurez l’honneur de combattre aux côtés de véritables Héros.

_ Des héros, oui… Commença Somnia.

Puis, voyant que, même en soliloquant, il avait une voix portante et qu’ainsi tout le monde s’était tourné vers lui, il regarda son auditoire, haussa les épaules, poussa un soupir et fixa Eilena d’un regard sérieux et grave.

_ Dans notre monde, il n’y a que par la guerre que l’on peut devenir un Héros… Et la guerre engendre la mort…

_ La mort est partout, il faut simplement savoir l’accepter,Somnia. Souligna Maître Balgan.

_ Je n’aurai pas à l’accepter si j’empêche celle de mes amis. C’est ça, la guerre : Protéger contre l’ennemi.

_ Ton sens de la fraternité est exemplaire, Soupira Luori. Mais avant de partir à la guerre, puisses-tu mériter au moins le grade d’Epéiste.

_ Nous verrons la semaine prochaine, Luori… Ricana le Maître. Vous pouvez disposer, votre travail et votre détermination ont été sans failles aujourd’hui. Je suis fier de vous. A présent, reposez-vous bien, demain nous travaillerons notamment la défense.

Les apprentis prirent congés et se dirigèrent vers leurs quartiers, dans l’aile Est de l’immense Château des Maîtres de l’Epée.

En chemin, Somnia songeait. C’était un jeune homme très fort psychologiquement, prêt à faire n’importe quoi pour sauver un ami. Il n’avait pas peur de la mort, il affrontait toute réalité, quelle que soit la difficulté à l’admettre. Quand il avait perdu son père, suite à la grande Bataille des Terres Gelées (un assaut mené contre les villes Frigostiennes du Nord) il avait traversé l’épreuve de la tristesse et s’était montré digne et plus motivé que jamais à devenir un haut-gradé au sein de l’Ordre. Il était respectueux des codes, respectueux de la hiérarchie, il n’avait aucun égard de comportement et apprenait vite, mais une chose lui manquait néanmoins : La force brute. Il avait beau être bien bâti, il n’en demeurait pas moins faible au combat. Par ailleurs, c’est grâce à Fenrir qu’il avait pu aller aussi loin dans le combat précédent. Autrement, il aurait été vite balayé en raison de son manque de réaction défensive. Il était noble et brave, mais faible.

Sa principale faiblesse était l’amour. Depuis trois ans, il était épris de Luori, la partenaire de combat d’Eilena. Il est vrai que cette jeune fille de 17 ans avait de quoi plaire. Elle avait les yeux d’un vert profond dans lesquels il était facile de perdre son regard et sa concentration.Son sourire était envoutant, ses longs cheveux blonds ne rendaient cette fille que plus belle encore et ses formes généreuses ne pouvaient qu’attirer les jeunes hommes. De plus, il s’agissait d’une femme ayant un sens de l’humour et du devoir très développé, et elle était également intelligente et réfléchissait toujours avant de parler. Elle pouvait, de l’extérieur, paraître quelque peu froide et antipathique, mais c’était bien tout le contraire de la jeune femme adorablement sociable qu’elle était. Les hommes ne pouvaient qu’être sous le charme d’une femme telle qu’elle, et c’était le cas de Somnia, qui depuis tout ce temps nourrissait cet amour secret pour elle. Il ne lui avait jamais avoué ses sentiments, non pas par peur ou par manque de courage, mais justement pour se donner une raison de plus d’aller aux devants de l’adversité, le moment venu où il devrait combattre. Selon lui, aimer quelqu’un ne pouvait que l’aider à mieux le protéger, et tel était son objectif. Il pensait que l’amour était sa meilleure arme…

Raisonnement noble, mais sans utilité… Somnia, Fenrir,Luori, Dernio, Eilena et tous les autres ne savaient pas encore ce qui les attendait… Et croyez-moi, ils n’avaient pas envie de le savoir…

Deux heures plus tard, Chambre des Maîtres

Parmi les plus grandes salles du Château de l’Ordre, il yavait bien entendu la salle de ralliement. Celle où tous les guerriers et guerrières se rassemblaient avant de partir en mission. Il y avait également la Salle du Trône, où siégeait le Gardien de l’Epée Sacrée. On ne savait d’ailleurs pas où se trouvait cette dernière.

Et une autre salle n’était réservée qu’à quelques membres de l’Ordre : La Chambre des Maîtres. Là où les Maîtres faisaient la liste des personnes envoyées en mission, préparaient les évènements, les assauts,nommaient les nouveaux épéistes et chevaliers, et là où ils prenaient toutes les décisions. Ce soir-là, certains d’entre eux étaient sans doute pour parler du Tournoi qui devrait les opposer dans le but de prendre la place de Derxof Oblidgon…

Fargan Deljia, père d’Eilena Deljia et premier des trois Epéistes d’Or. Il avait entraîné sa fille aux Arts Guerriers et espérait qu’un jour elle puisse elle aussi atteindre le rang de Maître. C’était un homme d’une cinquantaine d’année, ayant fière allure et arborant au quotidien une expression joviale. Il avait quelques cheveux blancs et trois rides sur le visage, mais son âge, pour le moins avancé pour un Guerrier, était bien caché par sa condition physique. Le teint de ses cheveux était du même rouge flamboyant que sa fille et ses yeux d’un noir scindant l’obscurité inspiraient facilement la peur quand il avait un regard sérieux. Il était sage et juste, et n’avait aucune faiblesse au combat. Il était le parfait guerrier, et le rang de Maître Epéiste ne lui échappait actuellement que par la présence de son meilleur ami et plus grand rival guerrier : Tenshin Balgan. Ils se connaissaient depuis toujours et avaient toujours eu un sens très aigu de la rivalité amicale guerrière. Ils avaient le même niveau au combat, mais Tenshin avait obtenu ce rang de Maître de par ses exploit : En effet, il avait sauvé la vie de Fargan lors d’une opération à Frigost, six ans plus tôt. Le père d’Eilena était sûr et certain d’accéder au rang de Maître Epéiste si Maître Balgan venait à devenir le Gardien de l’Epée Sacrée.

Egalement Epéistes d’Or, les deux frères Zeytio et Elderon Balgan étaient également des descendants de la Lignée légendaire de ceux qui avaient eu un Maître Epéiste dans toutes leurs générations depuis la création de l’Ordre. Ils étaient les deux petits cousins de Tenshin, et avaient bien une quinzaine d’années de moins que lui ; Ils atteindraient donc la quarantième année sous peu. Les deux frères avaient le même teint basané, lesmêmes yeux bleus et les mêmes cheveux blonds platine. Ils étaient noble,diplomate et étaient de redoutables stratèges. Ils n’étaient que peu appelés aucombat, car leur stratégie suffisait à avoir un avantage certain sur l’ennemi.

Après avoir observé les quatre autres personnes présentes dans la salle, Fargan prit alors la parole.

_ Une convention ne concernant que tes cousins et ton éternel ami… ? Suis-je en droit de me méfier, Tenshin ?

_ Tu le peux en effet, mon cher Fargan… Il y a une raison à cette petite rencontre pour laquelle je ne voulais voir que vous… Coupa Maître Balgan. Aussi, il est une dernière personne qui est conviée à cette petite rencontre. ENTRE, SELDJER !

Sur ces paroles, un jeune homme en armure d’or sortit des ombres d’un coin de cette salle faiblement éclairée. Une armure dorée, une épée noire au côté, un air grave et un petit sourire en coin. Il salua avec respect les Maîtres et prit place parmi eux autour de la table ovale au centre de la pièce.

_ Seldjer Hildrayk, il me semble ? Dit monsieur Deljia. Je vous connais, vous êtes le grand frère d’un proche ami de ma fille… Vous aviez appris la chevalerie avec Maître Balgan. Depuis quand avez-vous obtenu le grade de Chevalier d’Or ?

_ Je ne l’ai… Point obtenu, Sire Deljia. Ricana Seldjer en se tournant vers Tenshin, voyant que les autres attendaient une explication.

_ Mes amis, voici Seldjer Hildrayk, héritier de l’ex Chevalier-Epéiste d’Or Akuma Hildrayk. Il était mon élève il y a quelques années, et sa fidélité ainsi que ses valeurs morales et ses aptitudes au combat m’ont donné toute confiance en lui, malgré son jeune âge. Tel que vous le voyez, il arbore l’armure de son défunt père ainsi que l’épée Noire de ce dernier.

_ L’Epée Noire des Hildrayk…

La phrase s’était bloquée dans la gorge de Zeytio Balgan,ancien coéquipier du père de Seldjer.

La famille Hildrayk était une famille noble et respectée.Elle descendait d’un général Bontarien devenu Maître Chevalier à la création de l’ordre. Ensuite, plusieurs d’entre eux avaient accédés à de bons rangs, mais seul Akuma Hildrayk avait été Chevalier-Epéiste d’Or, puis brièvement Epéiste d’Or,quelques temps avant sa mort.

Mais cette lignée était également connue pour son grand secret, et pour la triste Légende d’Akuma Hildrayk.

Le jour de sa mort, il était le commandant d’une armée de 3000 soldats qui s’étaient rendus à Frigost, dans la ville de Guldur, au sud du continent (à noter qu’avec les nouveaux arrivants chaque années, il avait fallu les soldats de toute une décennie pour faire cette offensive) avec 5 000 soldats Brâkmariens et pas moins de 7 000 Bontariens.

Guldur était la Capitale Sud du continent, divisé en deux parties Nord et Sud. Si la cité était prise, le continent n’aurait pu leur échapper. Et, une fois arrivé à la porte de la ville, l’armée avait livré une bataille restée légendaire : La Bataille du Vent Glacial.

En effet, ce jour-là, un vent froid avait frappé la ville et tous ses environs. On était en hiver, donc la période de l’année où le froid devenait mortel. Les armées des deux Continents avaient livré bataille pendant vingt-quatre heures sans interruption. Ce jour-là, pour la première fois, Akuma Hildrayk, que l’on voyait habituellement une épée Noire au côté, avait également une épée blanche. Deux épées à l’apparence identique, mais de couleur différentes. Il avait caché l’épée blanche pendant tout le combat et, quand la situation devint critique et que ses soldats étaient face à la mort, il sortit sa deuxième épée et fendit de ses enchaînements de coups plus de deux milliers de Frigostiens, avant de tomber lui-même face à l’un de leurs généraux. Les deux épées furent léguées à ses descendants, qui eurent pour mission de ne pas ouvrir le coffre qui contenait les épées avant d’avoir atteint le grade de Maître. Eux n’eurent pas connaissance de cet exploit, mais il est aujourd’hui connu comme « La Furie des Griffes du Loup ». On avait alors nommé les deux épées « Griffe du Loup Céleste » pour la blanche et « Griffedu Loup Nocturne » pour la Noire. Elles étaient devenues légendaire.Personne ne savait d’où elles venaient, mais les survivants de la bataille, finalement perdue car la retraite avait été sonnée dès la mort du Général, rapportèrent qu’ils n’avaient jamais vu quelque chose de tel. Comme si l’Epée Sacrée avait été dédoublée et mise dans les mains de cet homme pour pourfendre les armées de Frigost. Et là la peur s’installait : Si ces deux épées étaient si puissantes, qu’en était-il de l’Epée Sacrée ?

_ L’Epée Noire des Hildrayk, tout à fait. Ricana Tenshin Balgan. Seldjer a accepté mon offre, est devenu un Epéiste d’Or et a pu ouvrir le coffre contenant la Griffe du Loup Nocturne… Une telle puissance entre les mains d’un si jeune prodige, n’est-ce pas là une chance pour vous, Messieurs ?

L’auditoire était maintenant beaucoup plus attentif etinquiet.

_ Que l’on soit clair. Je suis le prochain Gardien, et personne ne peut prétendre me voler ce titre. Je vous demande de me faciliter la tâche : Joignez-vous à moi et faites en sorte que je gagne le Tournoi. En échange, je vous donnerais fortune, richesse et tous les plaisirs du monde vous seront disponibles…

_ Et si, par malchance, nous acceptons mais que vous perdez le Tournoi ? Demanda Fargan.

_ Alors le Château de l’Ordre brûlera et l’Ordre tout entier s’agenouillera devant notre puissance. Il ne PEUT avoir un autre héritier du trône que moi… Et nous avons en notre possession l’une des deux Griffes du Loup.

_ Qu’en est-il de l’Epée Blanche ?

_ Elle n’était pas dans le coffre. Répliqua Seldjer. Et il n’y avait de place pour deux épées à l’intérieur de ce dernier.

_ Bien… Soupira Fargan… J’accepte, mais promettez-moi une chose en échange…

_ Je vous écoute, Maître Deljia…

_ Je veux le grade de Maître Epéiste ainsi que la protection de ma fille. Si vous devez brûler Bonta pour vous asseoir sur le trône, soit. Je suis Brâkmarien et pour tout dire je me fiche de cette cité. Mais en revanche, je vous interdis de blesser ma fille, car elle a beau être née à Bonta, elle n'a le droit de brûler avec la Cité. Elle viendra avec nous.

_ Comment la convaincrez-vous ?

_ Elle a le sens de la famille. Le ne quittera pas son père et encore moins son Maître. Et son meilleur ami, petit frère de Seldjer ici présent, se joindra aussi à la fête s’il désire rester en vie, je suppose.

_ Oh croyez-moi, il viendra sans aucun souci. Assura Seldjer.

_ Bien, alors vous pouvez disposer… Sous peu, nous dirigerons l’Ordre et nous détruirons enfin Frigost pour pouvoir rendre à jamais la paix sur le continent.

A SUIVRE 

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Score : 557

très bonne fict!!!!!

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Nouveau passage. Et aujourd'hui, l'histoire va prendre un peu plus de sens (SPOILER)

Bonne lecture ^^

On entendit le chuintement d’une lame et tout resta un moment immobile.

Nous étions le jour de l’examen d’admission des Epéistes, et dans l’arène avaient été rassemblés les 50 élèves de l’année, dont les 25 de Tenshin Balgan qui regardait, entouré de tous les autres Maîtres depuis les tribunes de l’arène le groupe de vaillants jeunes qui combattaient depuis maintenant plus d’un quart d’heure.

Ils étaient encore 5 debout, cinq seulement à pouvoir prétendre au titre d’Epéiste de l’Ordre des Maîtres de l’Epée.

Eilena, machine de guerre dans ses gestes et maître stratège dans la tête.

Somnia, dont la défense et la volonté étaient implacables.

Luori, dont les esquives et les coups précis répétés l’avaient hissée jusqu’ici.

Dernio, qui alliait force et courage pour de combat.

Et Fenrir Hildrayk, héritier d’Akuma Hildrayk.

Ils avaient traversé toute cette épreuve d’endurance grâce à une concentration, une détermination et une habileté sans faille. Tous les cinq qui devaient maintenant se faire face et combattre pour le titre. Ils n’étaient pas équipés d’une bête armure de cuir et d’une épée de bois cette fois-ci. Non,mais bien d’armures de fer, d’épées d’acier et de boucliers de bois renforcés.Les coups à l’épée n’étaient permis qu’en direction d’une zone protégée et la règle voulait que le combat soit loyal : aucun coup dans le dos.

Devant tous les guerriers de l’Ordre, devant les Grands Maîtres et les familles de tous les élèves, cinq camarades prêts à en découdre.

_ Eh bien dites-moi, y’a du monde pour prétendre être épéiste… Ricana Dernio… Mais NUL ne me volera ce titre et ne me fera mordre la poussière aujourd’hui.

La règle pour éliminer un adversaire : Le frapper de coups assez puissants pour qu’il soit à terre pendant dix secondes.

_ Tu as la fougue et la puissance, Dernio… Dit Fenrir entre deux inspirations.

Puis il se jeta aux devants de son adversaire et le frappa d’un grand coup horizontal.

_ MAIS TU N’ES PAS ENCORE UN EPEISTE !!!

Le ton était donné : Aucune pitié, juste la victoire !

Dernio tenta de parer l’attaque malhabile de Fenrir, mais il avait été pris au dépourvu et sentit le choc de la lame de l’héritier Hildrayk sur son plastron. Il recula d’un pas. Puis il vit deux ombres sortir de derrière Fenrir, et Somnia ainsi que Luori le frappèrent en même temps. Il n’eut pas le temps de réagir qu’il était également frappé à la tête par le pied d’Eilena. Les quatre s’étaient joints pour se débarrasser de lui, et il est inutile de dire que les dix secondes qu’il passa au sol l’encouragèrent à réfléchir avant de parler, la prochaine fois. La parole n’est que perte de temps et de concentration lors du combat.

C’est ainsi que, sans mot dire, Luori se jeta directement sur Fenrir pour tenter une charge directe qu’elle voudrait poursuivre d’un coup d’épée vertical avec la ferme attention de mettre notre héros à terre d’un coup en diagonale par la suite.

Mais au moment où elle avança son épée, elle se heurta au bouclier de son adversaire. Il y eut un dixième de seconde au cours duquel elle put apercevoir le regard lourd et concentré que portait son ennemi sur elle,puis elle sentit quelque chose s’appuyer contre son épaule et la pousser vers la droite. On entendit le chuintement de la lame de Fenrir qui s’écrasa alors contre un plastron, puis Luori, concentrée sur sa chute qu’elle rattrapa d’un beau jeu de jambes, regarda ce qui venait de se passer en constata que Somnia prenait à présent un grand coup de poing en pleine tête avant de s’affaler à terre suite à trois coups de pieds en plein ventre suivis d’un coup horizontal dans les genoux.

Eilena en profita alors pour attaquer Fenrir de pleine face et fut surprise de trouver sur la trajectoire de son coup de poing le plat de la lame du jeune homme. Il repoussa la belle aux cheveux rouges et profita de son effet de surprise pour se protéger d’une réponse de son adversaire et pour frapper d’un coup vertical Luori qui venait de se remettre en place.

Un plan qui faillit s’exécuter sans la moindre encombre,mais ce fut sans compter sur une ombre qui vint s’interposer entre les deux combattants. Fenrir ne vit pas cette ombre à forme humaine fondre entre lui et Luori et frappa l’ombre de toutes ses forces par un enchaînement de coups tous plus rapides les uns que les autres. Somnia était définitivement sorti de la partie. Ils n’étaient plus que trois.

_ La protection de nos être cher nous donne la foi de combattre, mais…

Notre ami vit Luori fondre sur lui, profitant de son début de tirade, mais il se retrouva derrière elle en un chuintement de vitesse hallucinante et la mit à terre.

_ … Dans un tel combat, toute perte de concentration se paye. Finit Eilena.

La guerrière se trouvait devant Fenrir, et le frappa d’un grand coup de poing dans le nez. Le jeune homme para le coup d’épée qui suivit à l’aide de son bouclier, et c’est à ce moment-là, alors que les deux jeunes faisaient face, que l’héritier des Hildrayk sentit dans son dos un coup rapide et fin, puis une lourde douleur, et, en passant sa main dans son dos puis en regardant cette dernière, il vit qu’elle était nappée de sang. Il se tourna, etvit quelques explosions, puis des flammes sortant de toutes parts du château de l’Ordre et des tribunes de l’arène. Il entendit un rire malsain et se tourna,avec Eilena, dans la direction présumée du rire.

A ce moment, il vit une lumière noire le frapper de plein fouet, et il sentit son corps décoller du sol puis s’écraser contre une matière dure et douloureuse, après trois bonnes secondes de vol plané.

Brandissant son épée noire devant sa tête et l’admirant avec un regard satisfait, Seldjer regarda un moment les flammes, la déchéance et les cris que toutes et tous poussaient. Ils mourraient, brûlaient, échappaient au désastre, et au milieu de tout ce bruit d’apocalypse, ce jeune homme en armure d’or souriait. Il regarda la jeune femme dans les yeux et tendit sa main non armée vers elle.

_ Tu dois me suivre, Eilena. Ici n’est pas un endroit sûr pour une jeune épéiste. Dit-il d’un ton rassurant.

Cette dernière était perdue. Elle voyait Fenrir qui ne bougeait plus, elle voyait les flammes, le sang, le bruit, la panique et cet homme qui lui tendait sa main avec un air protecteur. Elle vit une seconde silhouette surgir de derrière Seldjer, et reconnut la carrure, l’armure et le visage de son père.

_ Ma fille… Suis-nous. Car ici n’est plus la terre de sécurité que tu as connue. Nous ne faisons que te protéger et te promettre un meilleur avenir. Suis-moi ma fille, et un jour peut-être tu auras la puissance de réparer l’injustice commise en ce jour. Tu es perdue, c’est logique, mais il viendra un temps où tu pourras comprendre ce qui se passe en ce moment-même,mais tu ne pourras le comprendre que si tu vis. Et si tu veux vivre, tu dois suivre ton père.

Elle ne put se résoudre qu’à partir avec Seldjer et son très respectable père. Elle s’en alla de l’arène dévastée, regardant une dernière fois Fenrir, laissé pour mort au milieu de tout cela avec Luori et Somnia, qui peinaient à se relever et qui ne comprenaient rien à la situation. Tous les autres élèves avaient fui les lieux ou avaient péri dans les flammes. Le nombre de victimes était bas, mais voir tous les édifices de cette immense base militaire tomber en ruine sous les flammes et les explosions était un spectacle qu’il était impossible de regarder sans en être profondément traumatisé.

Puis elle vit Seldjer qui regardait dans la même direction qu’elle, et qui dégaina une fois de plus son épée noire avec froideur. Ils’avança de Luori et leva son épée en l’air, fermement décidé à transpercer la jeune femme de sa lame, mais une main vit attraper son épée au moment où il allait la descendre vers sa victime. La main d’un jeune garçon à l’expression enragée, l’air décidé, et qui lui aussi était armé.

_ Je ne sais qui tu es, ce que tu es et quel est ton but,mais une chose est sûre… Si tu touches à cette fille, je te traquerai jusqu’en enfer pour arracher ta tête.

Seldjer esquissa un sourire et frappa directement Somnia dans un silence malsain. Le jeune apprenti s’écroula au sol, gravement touché à l’épaule, paraissant mort.

_ Navré, mais il n’est pas prévu dans mon plan qu’il subsiste le moindre témoin. Jeune homme, tu vas périr ici avec ton amie.

Mais au moment où il s’avançait à nouveau vers Somnia, une main l’attrapa au niveau de l’épaule. C’était Eilena. Elle avait auprès d’elle Luori, à moitié endormie, choquée par les évènements.

_ Je ne peux contrer ton jugement, car ton mépris entraînerait ma mort. Mais je t’en conjure, fils Hildrayk, épargne ces deuxjeunes hommes et laisse-moi porter mon amie blessée à nos côtés. C’est unevaillante guerrière, elle n’a le mérite de périr ainsi.

Seldjer la regarda, puis tourna son regard vers son petit frère, et son ami qui avait l’épaule en sang et qui le regardait, depuis le sol, d’un air enragé. L’Epéiste en armure d’Or remisa son épée dans son fourreau.

_ Soit. Si tu tiens à laisser Fenrir en vie, qu’il en soit ainsi. Mais sache-le, jeune Eilena : Un jour, peu importe la pitié que j’ai à l’épargner en ce moment et en ce lieu, soit bien sûre qu’un jour, mon frère périra du tranchant de la Griffe du Loup Nocturne.

_ Pourquoi vouloir le tuer s’il s’agit de votre frère ? S’écria Eilena, en larmes.

Seldjer marqua une pause, regarda brièvement son épée, et répondit dans un soupir.

_ Il est trop dangereux pour l’Ordre des Maîtres de l’Epée. Notre Ordre bien-aimé se meure, jeune femme, et notre camp et moi-même essayons simplement d’offrir à ce glorieux Ordre un renouveau. Sache une chose seulement : Tenshin Balgan est le Gardien de l’Epée Sacrée, et maintes tentatives d’assassinat envers sa personne ont été tentées. Fort de notre puissance, nous avons répondu à ces actes malfaisants en offrant à l’Ordre, en ce jour, la renaissance par le Feu ! Tous les traîtres, tous ces vils félons brûleront dans les flammes du Juste Divin, et ainsi les guerriers de la pureté reconstruiront un véritable Odre de Chevalerie d’élite qui détruira une bonne fois pour toute le continent de Frigost, qui menace la paix du Monde.

_ Quel rapport peut-il y avoir entre ces crimes et Fenrir ? Cria Eilena, qui ne voulait rien entendre.

_ Mon arme est la Griffe du Loup Nocturne, l’une des deux armes sacrées de mon défunt Père. Et il est dit que nul autre qu’un Hildrayk ne peut manier une Griffe du Loup. De ce fait, Fenrir aurait potentiellement pus’emparer de la seconde arme sacrée : La Griffe du Loup Céleste. Mais une telle puissance aurait pu prendre le dessus sur lui et en faire un monstre. Le tuer ici et maintenant n’aurait été que preuve de protection. Mais si tu tiens à le voir vivant, alors soit. Je l’épargne en ce jour, mais jamais je ne ferai sien les pouvoirs de ma famille… Ils sont bien trop dangereux pour un jeune homme de son âge.

_ Alors pourquoi me proposer une place parmi vous ? Et pourquoi me laisser emporter avec moi mon amie, si lui, qui est si vaillant,vous le laissez pour mort alors qu’il pourrait vous aider à avoir une telle puissance entre vos mains pour détruire Frigost ?

_ Car toi tu n’es pas une Hildrayk, tu n’es donc pas une limite au pouvoir auquel j’aspire… A présent, sortons de cet endroit. Nous y avons déjà perdu trop de temps…

En partant, Eilena et Seldjer entendirent un cri. Un cri qui se répétait. Ils savaient que cela venait de derrière eux, mais n’y firent pas attention. Ce qui changea lorsqu’ils constatèrent que le cri était rythmé. Ils’agissait d’une phrase répétée en boucle par Somnia, à terre derrière eux, à une vingtaine de mètres.

_ UN JOUR, JE VOUS TUERAI DE MA MAIN !! JE VOUS TUERAI DE MA MAIN !!! Répétait-il.

Ses désormais ennemis lui tournèrent le dos, Seldjer le regarda d’un air hautain et poussa un soupir de mépris.

_ Essaye donc… Soliloqua-t-il avec un rictus agacé.

Deux heures plus tard, Fenrir se réveilla au milieu d’une arène dont les flammes étaient en train de s’éteindre sous les assauts répétés des seaux d’eau lancés par les citoyens et les membres de l’Ordre qui avaient survécus. On essayait d’écarter les flammes, on relevait les blessés, et le jeune Hildrayk se frotta les yeux avant d’apercevoir, à son chevet, Somnia qui avait l’air à la fois enragé et dépité.

Il se leva doucement, en se massant le crâne et observa tout autour de lui. Il empoigna son épée et examina la blessure à l’épaule de son camarade.

_ Tu vas mieux ? Lui demanda ce dernier.

_ Somnia. Coupa Fenrir sans même l’écouter. Rassemble le plus d’affaires que tu peux. On part tout de suite en direction du Sud avec Luori et Eilena.

Le jeune homme baissa les épaules, attrapa son comparse par l’épaule et, l’œil larmoyant, il lui annonça la triste nouvelle.

_ Luori et Eilena… Sont parties. Et elles ne reviendront pas. Elles sont parties avec celui qui t’as attaqué.

_ Seldjer… Quel enfoiré… Grinça le jeune Hildrayk.

_ Tu… Comment t’as su que c’était lui ?

_ La lumière noire que j’ai encaissée, c’était celle de la Griffe du Loup Nocturne. L’Epée Noire de mon père… Il est dit que seul un Hildrayk peut manier les Griffes du Loup, les rassembler et pourfendre avec elles mille soldats. L’une des deux pièces est en sa possession, mais il ne sait pas que j’avais moi-même ouvert le coffre interdit de notre père avant lui. J’y ai trouvé l’épée Noire ainsi qu’un parchemin. Prendre l’épée aurait été trop facilement repérable, mais le parchemin, il ne se serait jamais rendu compte de cela. Et ce parchemin indique notre destination, à présent, Somnia.

_ Qu’il y avait-il de marqué sur ce parchemin ? S’inquiéta ce dernier.

Puis, sur un ton solennel et particulièrement mystérieux,Fenrir prononça ce nom qui resta à jamais gravé dans sa mémoire.

_ L’emplacement du Sanctuaire du Loup Céleste. Le Temple sacré où repose la seconde lame sacrée de mon père. Après sa mort, il a demandé à mon grand-père d’aller déposer l’épée là où lui-même il l’avait trouvée. Un temple secret caché au cœur-même du continent de Frigost. Ce même Sanctuaire où mon grand-père a caché la lame avant de se suicider, trop attristé par la mort de son fils. Il est mort heureux en ayant honoré la mémoire de son enfant guerrier mort au combat, et aujourd’hui, les Hildrayk sont destinés à s’entretuer.

_ Pourquoi s’entretuer ? Tu prends l’épée Blanche et on fait en sorte que les Maîtres de l’Ordre reconstruisent tout, et nous on continue de grimper dans les échelons, non ?

_ ABRUTI !!! T’as pas compris que Tenshin Balgan et tous les autres Maîtres sont avec mon Frère ? Qui d’autre aurait pu causer des dégâts aussi énormes à ton avis ??! JE VAIS TUER SELDJER, je vais sauver Eilena et Luori, et j’empêcherai que l’un des membres de ce groupe, qui est responsable de ce désastre ne mette la main un jour sur l’épée Sacrée. Et pour avoir la puissance nécessaire à l’accomplissement de cette mission, il me faut l’épée Blanche. Alors Somnia, vas-tu m’aider où attendre la mort et le vide ici ?

A SUIVRE

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