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Le Crapaud, le Vieux et la Fée !

Par partonsencroisades 16 Novembre 2008 - 11:23:31

Le grand roi Sheran Sharm, fervent serviteur de Sadida et protecteur des forêts du monde, finit par s'inquiéter de ne pas voir sa fille chérie, la princesse Amalia, revenir au bercail (ou selon ses propres termes, "revenir dans les branches de papa"). Elle était partie avec sa dame de compagnie, Evangelyne, une craette au nom aussi doux que ses courbes féminines (rajout de l'auteur héhé...), en direction d'Emelka. Cela faisait maintenant quatre jours quelles auraient dû être rentrées. Le souverrain feuillu manda donc une troupe de valeureux guerriers pour partir à la recherche des deux jeunes filles.
- Malheureusement, mon roi, lui dit son héraut, tous les guerriers dignes de ce nom sont partis régler les nombreux problêmes qui agitent votre royaume. Il ne reste plus que le Crapaud.
- Le Crapaud ?
- Dohparque, messire. Vous savez, ce jeune fou qui préfère les végétaux aquatiques aux arbres et aux herbes folles ! Il passe ses journées dans sa mare, non loin, et tout le monde le surnomme le Crapaud.
- Et bien c'est parfait ! Il nous reste au moins un sadida pour partir en mission.
- C'est que...je ne suis pas sûr de vous avoir bien fait comprendre, mon roi. Dohparque est vraiment dérangé, il converse avec des crapauds mufles et prétend même les invoquer mais ses capacités martiales n'ont rien données de bon jusqu'à maintenant...
- Nous n'avons pas le choix ! Amalia est sûrement en danger. Je ne puis la laisser alors que même les forces les plus puissantes de jadis vacillent aujourd'hui.
Il se gratta son menton -qu'il avait fort poilu d'ailleurs- et réfléchit.
- Il serait imprudent d'envoyer ce "Crapaud" seul. Alors s'il n'y a personne au palais qu'il aille quérir des guerriers au hall des mercenaires.
- Bien sire, je vais lui annoncer tout ça.

Et le héraut quitta Sheran Sharm. Il allait très rarement aussi loin dans les jardins royaux, préférant les bosquets fleuris et abritant de belles plantes (le héraut n'a pas voulu nous dire s'il parlait de sadidettes ou de végétaux). Alors qu'ici, la nature prenait d'autres formes et d'autres couleurs moins vives. Une ronce accrocha la panse rebondie du sadida mais il n'y prit pas garde : il était arrivé. L'endroit était peu éclairé, la végétation toufue éclipsant la lumière du soleil, mais on voyait clairement la mare s'agiter des dizaines de crapauds mufles qui batifolaient dans ces eaux claires.
- Messire Dohparque , appela le héraut d'une voix légèrement plus aigue qu'à l'habitude, messire Dohparque ? Navré de troubler vos méditation aquatiques mais notre souverrain feuillu bien-aimé m'envoie vous chercher pour une mission de la plus haute importance ! Messire Dohparque ?! Ou vous cachez-vous.
Il s'avança au bord de l'eau, espérant voir le "Crapaud". Quand il releva la tête, il s'aperçut que les crapauds avaient disparu, pourtant leurs coassements se mirent à devenir plus forts, plus intenses et plus violents, mais il ne put les repérer. Au bout de la mare, sous l'eau, il vit une grande masses sombre se diriger vers lui, elle s'avança encore, doucement, devenant de plus en plus grande. Le héraut allait détaller quand la terrible créature révéla son vrai visage : c'était un tout petit crapaud mufle. Mécontent, il fit une grimace au batracien qui s'enfonça dans une touffe d'algue. C'est à ce moment là qu'une grande masse d'eau tomba sur le noble sadida, puis un rire se fit entendre, très moqueur. Le "Crapaud" sortir enfin de l'eau, hilare.
C'était donc un sadida, mais sa couleur de peau rappelait la morve de trool, et sa chevelure s'apparentait à un tas d'algues gluantes. Et il riait, beaucoup, en voyant la tête que faisait le héraut de Sheran Sharm.
- Hihihihi, vous auriez dû voir votre tête quand le bébé crapaud mufle vous a fait peur ! Hahahahahaha ! Hihihihihi..
- Le roi m'envoies vous chercher, Dohparque, dit-il, essayant de se faire comprendre malgré les rires du sadida amphibie.
Entendant cela, ce dernier ouvrit des grands yeux, en effet, leur souverrain avait rarement besoin de ses services. Enfin il allait marquer son nom dans l'histoire du peuple feuillu, et avec une algue encrière s'il vous plaît ! Ou alors avec du pus de crapaud mufle... Crapauds mufles qu'il commença à "ranger" dans un grand sac de toile usée et délavée, écoutant cette fois avec interêt.
- La princesse Amalia n'est pas revenue de son pèlerinage. Votre mission est de recruter au hall des mercenaires, en ville, une troupe d'aventuriers expérimentés, puis de partir à la recherche de la princesse.
- Okay, je m'en occupe ! Avec moi, la princesse est déjà sauvée !
Le héraut en doutait fort mais ne répliqua rien et prit le chemin du palais, maudissant le "Crapaud" de l'avoir trempé.

Ayant soigneusement entreposée ses crapauds mufles préférés, Dohparque prit la route du village. Arrivé devant le hall des mercenaires, il posa son sac (sac qui faisait "koa koa" , ce qui peut surprendre quand on en s'y attend pas) et au moment où il passa le seuil, une forme indistincte fit le chemin inverse à grande vitesse. Le sadida s'aperçut que ce n'était pas un tas de linge sale, mais un vieux, très vieux, mais vraiment très très vieux (vieux vieux vieux vieux) sacrieur. Cela se voyait à son regard blanc et ses mains couvertes d'hémoglobine (pas de toute première jeunesse d'ailleurs, cette hémoglobine...). Pourtant à part ses signes ce n'était pas flagrant : le vieillard était loin, très loin de ces guerriers fiers et musculeux. Ses bras et ses jambes ressemblaient à de vieilles branches cassantes et il devait avoir autant de magie qu'un piou paraplégique. Un gros iop sortit à son tour :
- On a dit qu'on avait besoin de mercenaires aggueries, pas de boulets centenaires !
- M'insultez pas voyou ! Je suis bien plus que centenaire et je sais tenir une arme mieux que vous !
- Hahahahaha, ouais c'est ça. Et moi je suis la cousine d'Ogrest ! dit le iop de sécurité (pourtant vu son physique de tavernier bwork ce n'était pas impossible)
Le vieux s'éloigna en grommelant. Le iop patibulaire mais un peu quand même (hahahahaha) se tourna cette fois vers Dohparque.
- Et vous, vous voulez quoi ?
- En fait, j'ai besoin d'engager des mercenaires.
- Désolé, on a plus rien en stock ! Mais essayez toujours la taverne d'en face.
- Il y a des guerriers là-bas ? dit le "Crapaud", une lueur d'espoir éclairant son visage de batracien défraichi.
- Non, mais j'ai vu le vieux débris y entrer. Lui c'est sûr qu'il acceptera. Ah j'te jure, y en a vraiment qui savent pas ranger l'épée !
- ....

Sans autre possibilité (il n'allait quand même pas rechercher une princesse dans un monde foisonnant de dangers tout seul !) il traversa la rue et rentra dans la petite gargotte. C'était un endroit apparemment calme, propre, agréablement décoré, et la clientèle ne semblait pas trop loqueteuse. Il repéra le sacrieur multi-centenaire au fond de la salle et prit place en face de lui. Ce dernier parut étonné que quelqu'un vienne de lui-même à sa table. Il est vrai qu'il ne sentait pas très bon depuis qu'on lui avait prit sa maison (et donc son baquet pour le bain, vous suivez ?), même les moskitos hésitaient à tailler le boût de gras avec lui.
- Hola, p'tit gars, qu'est-ce que tu bois ? T'inquiète, c'est moi qui invite !
Dohparque pensa " Quand je vois sa taille, me faire traiter de p'tit gars... en plus je suis sûr qu'il a pas un kama !
- Dolly, mon pote sadida a soif !
Une charmante petite eniripsa arriva un plateau dans ses petites mains.
- Qu'est-ce que vous prenez, messire ?
Le "Crapaud" tomba de sa chaise en entendant la voix de la fée : c'était comme un son pur et doux transporté par un nuage de pétales de fleurs. Sa peau devint légèrement rouge alors qu'il se rasseyait.
- Je vais prendre un lait de bouffette, s'il vous plaît, mademoiselle. articula-t-il difficilement, affichant un sourire bêat.
Quand elle quitta la table, le sacrieur se mit à rire.
- T'es pas le premier à t'amouracher de ce magnifique papillon, la petite Dolly Prane !
- Pff, n'importe quoi, suis pas amoureux, suis tombé de ma chaise, c'est tout.
- Au fail, je m'appelle Ellim ! Et toi c'est quoi ton nom ?
- Moi c'est Dohparque !
- Enchanté ! Maintenant, dis moi pourquoi tu t'es mis à ma table, alors qu'il y en a pleins de libres . Tu as sûrement quelque chose dans la tête, non ?
- En effet, je cherche des aventuriers pour une noble quête.
- Et ben on peut dire que t'as tapé dans le mille mon p'tit gars, je suis un aventurier et j'adore les quêtes !
- Hors de question ! s'exclama une troisiême voix.
C'était Dolly, de retour avec le lait de bouffette, rouge de colère.
- Ellim vous êtes trop vieux pour repartir sur la route, je ne tiens pas à voir encore un de mes amis disparaître à cause du chaos d'Ogrest.
En entendant prononcer le nom du tyran, toutes les conversations s'arrêtèrent et les clients regardèrent tous l'eniripsa.
- Pourtant, ma p'tite Dolly, ma décision est prise ! J'ai encore de belles années devant moi, je ne tiens pas à les gâcher dans ce village !
- Dans ce cas, je vous accompagne !
- Heu... pas de problême, bégaya le sadida, ne croyant pas à son bonheur. Il allait lier devoir et plaisir !
- Dans ce cas, qu'est-ce qu'on attend ?! s'exclama le vieillard, un grand sourire aux lèvres.
Dolly aussi finit par sourire et une heure après ils laissaient le village derrière eux, en route vers l'aventure !

A SUIVRE...

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Dohparque le sadida amphibien, Ellim le sacrieur multi-centenaire et Dolly Prane la charmante eniripsa formaient un groupe d'aventurier pour le moins atypique. Malgré toutes les bizarreries du monde des Douze, les passants se retournaient au passage de la petite bande. Petite bande qui avait prit la route depuis deux jours. Dolly avait des cernes si grandes qu'on aurait dit des bouftons noirs (selon les termes peu usités d'Ellim). Il pouvait bien se moquer le vieux débris ! C'était à cause de ses ronflements que la fée avait si mal dormi. Dohparque, lui, n'avait pas ce genre de problême. Quoi de plus facile pour un sadida que de dormir profondément.
- Pendant mon sommeil j'ai rencontré les esprit sylvestres et selon eux -et je leur fais confiance- nous sommes bientôt arrivés.
- Et ben c'est pas trop tôt ! brailla le sacrieur. J'ai les pieds en compote, j'utiliserais mes derniers kamas pour acheter une monture décente.
- Qu'est-ce que tu appelles une monture décente ?
- Pour quelqu'un comme moi, qui suis membre-chevalier de l'Ordre du Sanglier d'Or, il me faudra un robuste sangliarche. Leur dressage est long et difficile, leur prix est exorbitant, mais ce sont des montures fidèles, rien à voir avec ces imbéciles de dragodindes !
- Ben nous on s'en contentera on est pas riches !
Il y eut un "sbiiiiizzz" et un facteur xélor apparut devant eux.
- Un courrier urgent pour messire Ellim de la part de messire Illem ! clama-t-il d'une voix monocorde avant de tendre la lettre au destinataire et de disparaître dans un autre "sbiiiizzzz".
Le sacrieur l'ouvrit, la lut et sourit.
- Illem est mon frêre d'arme, je le connais depuis ma jeunesse et nous avons affronté moult périls ensembles. Il est lui aussi chevalier de l'Ordre du Sanglier d'Or et nous attend à Emelka pour se joindre à la recherche de la princesse !
Tout à sa joie, il se mit à courir, espérant revoir plus vite son ami de toujours.
Restés derrière, Dohparque se dit qu'il était enfin seul avec Dolly mais celle-ci courrut en criant:
- Ce vieil idiot est capable de se perdre à seulement quelques kilokamamètres du village, rattrappons-le.
Le sadida soupira et courut à la poursuite de la fée.

A force de courir on finit toujours par arriver quelque part. Et c'est ce qui arriva à nos amis. Mais plus que d'arriver quelque part, ils arrivèrent là où ils devaient arriver, c'est à dire Emelka. La place du village était animée : un marché ambulant venait d'arriver. Partout autour du petit groupe ce n'était qu'explosions de couleurs, de bruits, de lumières,...et explosions tout court (en effet le maître artificier a rencontré un petit souci technique après la chute accidentelle d'une bougie dans un tonneau de poudre).
- C'est génial ici ! s'exclama Dohparque.
- Je vais pouvoir acheter des ingrédients pour mes potions de soin ! s'enthousiasma Dolly.
- Et moi je vais chercher mon vieil ami Illem, retrouvons-nous à la taverne dans deux heures.
Les deux autres acquiescèrent et ils se séparèrent.
Resté seul, Ellim le repéra enfin : son frêre de coeur, Illem, juché sur un magnifique sangliarche de combat, tenant les rênes d'une deuxiême monture à peu prés identique autant au niveau de la robe que de la stature. Les deux croqueurs de glands (en effet, il est connu que les sangliarches raffolent de glands qu'ils trouvent au sol dans les forêts) grognaient et jetaient des regards menaçants aux curieux qui passaient non loin de la protée des cornes dorées de l'animal.
- Hé, Illem, c'est moi !
- Hahahaha, ce cher vieux Ellim ! Comment te portes-tu ?
- Déjà je suis plus jeune que toit, messire Illem. Et ça va très bien. Pourquoi as-tu deux montures ?
- Devine. Quand j'ai appris que tu étais retourné sur les routes j'ai était chercher une deuxiême monture au fort de l'Ordre. J'ai appris que ton sangliarche était mort face à un troupeau de chef de guerres bouftous.
- Oui, j'en ai réchappé de peu, il s'est sacrifié pour moi, brave bête... ça doit faire quartorze ans.
- Allez grimpe, j'ai repéré de belles fécates qui n'attendent qu'une chose : que de fringuants chevaliers les invite à boire un verre.
- Hahaha tu n'as pas changé ! Allons-y, sires Illem et Ellim de retour comme à l'ère des Dofus !
Joignant le geste à la parole il se hissa aussi agilement que le pouvait un multi-centenaire anciennement musclé qu'il le pouvait et ils se mirent en route.

Après une ballade qui rappela leur jeunesse à deux vieillards, tous se retrouvèrent à la taverne. Tous, sauf Dohparque.
- Où est-il donc passé ?
Ils eurent vite une réponse à leur question. Le sadida arriva tout penaud escorté par une magnifique écaflipette à l'air mécontent.
- Je comprends mieux...
- Non, ce n'est pas ce que tu penses Ellim ! J'ai parié à un jeu de hasard avec elle et j'ai perdu.
- Je m'appelle Etrak, enchantée de vous rencontrer.
- Combien dois-tu, idiot ?
- Heu...
- Allez, craches le morceau !
- Dix-mille kamas...
Tous ses amis faillirent s'étouffer.
- Nous avons juste assez pour payer deux dragondindes et un guide, mais pas dix-mille kamas.
- Coincïdence, je suis guide de la région et gérante du cheptel d'Emelka ! dit Etrak, tirant son épingle du jeu comme seuls savent le faire les écaflips et les srams.
- D'accord pour vos services mais nous n'avons pas assez d'argent pour payer la dette de notre idiot feuillu.
- Dans ce cas nous avons un problême...
-.......
- Il y a peut-être une solution : je vous accompagne dans votre quête jusqu'à ce que vous ayez les moyens de me payer ! Qu'en dites-vous ?
- Heu... marché conclu.
- Très bien, dans ce cas, on se retrouve ce soir, ici même, pour l'organisation et le paiement.

Le soir venu, la joyeuse petite bande était installée autour d'une table richement garnie (on n'avait pas parlé de celui qui paierait). Après le repas, Etrak déroula une carte jaunie sur la table.
- Maintenant, chers clients, il va falloir m'expliquer le programme.
Le sadida, qui avait arrêté de se cacher de ses camarades, s'éclaircit la gorge puis prit la parole:
-Tu as accepté d'attendre que je te rembourse, aussi je ne te cacherais rien. Nous sommes en mission urgente pour le roi Sheran Sharm. Nous devons retrouver rapidement sa fille, la princesse Amalia Sheran Sharm.
- Et vous n'avez aucune idée de l'endroit où elle se trouve, je suppose...
- Moi je sais où elle se trouve.
La voix venait de derrière eux, dans l'ombre.
- Qui êtes-vous ?
- Eughade, fidèle au dieu Sram, j'ai des informations qui pourraient vous intéresser...

DONNEZ-MOI VOTRE AVIS ET VOS IDEES, SVP !!!

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La dénommée Eughade savoura le silence qu'avaient provoqué ses paroles autour de la table. Ils semblaient tous muets, tant par l'intervention inattendue de la sramette que par ses formes qui laissaient rêveurs les aventuriers mâles présents. Puis elle quitta le pillier contre lequel elle reposait et s'avança dans un déhanché provocateur. Dohparque qui était habituellement entre le jaunâtre et le vert caca de piourri (c'est pourtant un garçon gentil) ressemblait à un piou violet, Ellim se lissait les quelques cheveux qu'il lui restait, un léger filet de salive dépassait des lèvres d'Illem. La gente féminine -ici Etrak et Dolly- jetaient des regards noirs à leurs compagnons et à la nouvelle venue.
Excédée, la petite fée et la jolie féline crièrent:
- Réveillez-vous, bandes de bworks ! Et toi, Eughade, tu as trop parlée ou pas assez, alors donne nous tes informations! ajouta Etrak.
- Il est évident que ce ne sera pas gratuit. répondit la sramette pendant que les garçons reprenaient leurs esprits.
- Nous n'avons pas d'arge....
- Taratata ! coupa Illem en sortant une bourse de sa poche. Cette somme vous conviendrait-elle, douce créature ?
Il en profita pour baiser la main de cette dernière.
- Je crois que nous allons bien nous entendre...
Elle saisit la bourse avec un vitesse inroyable.
- Je viens de la boutique d'un certain Kabrok, un groupe d'aventuriers dont la princesse Amalia fait partie est passé chez lui il y a quelques jours.
- Intéressant...
Ils proposèrent ensuite à la fidèle de Sram de se joindre à eux, proposition quelle déclina en prétextant l'envie de solitude. Elle disparut dans l'ombre et les aventuriers finirent leur repas. Ils avaient retrouvée la piste de la princesse. Dohparque s'était posé la question "Est-ce que tout le monde se séparerait après leur réussite ? Retournerait-il avec ses crapauds mufles dans sa mare ?
Après une bonne nuit de sommeil, ils reprirent la route. Conscients que les routes n'étaient plus aussi sûres qu'avant, ils avaient établie une formation : Ellim et Illem, juchés sur leurs énormes sangliarches, tenaient l'arrière garde. Les trois autres surveillaient leurs arrières, sur les stupides dragodindes, avec Dolly au centre, Etrak à gauche et Dohparque à droite. Ils arrivèrent enfin au zaap, portes dimensionnelles presque aussi vieilles que le monde.
- Qui a les gemmes pour zaap ?
- ....
- ....
- Il faut des gemmes pour voyager ?
- De mon temps il fall...
- Ne me ditez pas qu'on les a oublié ?!
Un sourire éclaira le visage d'Illem.
- On pourrait faire sans, non ?
- Sans gemmes ? C'est déconseillé ! On risque de rester coincés dans une autre dimension pour toujours !
- Mais faire tout le chemin à pieds nous prendra des semaines et il n'y aura plus trace de la princesse !
- Je ne peux laisser une princesse plus longtemps en danger.
Illem voulut sauter sur son sangliarche, s'écrasa à un kamamètre de sa position initiale, se releva sous le regard désespéré de ses compagnons, grimpa difficilement sur sa monture et fonça dans le portail, et passa à travers.
- Héhéhé, regardez ! Je ne suis pas dans une autre dimension !
Il continua sur sa lancée au galop et s'éloigna.
- Bravo, camarade, je savais qu'une porte zaap ne te ferait pas peur !
Il le suivit le plus vite qu'il put.
Les autres étaient désespérés.
- Quelle duo d'abrutis ! Ils sont juste passés à travers, mais visiblement sans gemmes, il ne se passe rien... On ferait mieux de les rattrapper, avant qu'ils ne se fassent mal !
Ils grimpèrent prestement sur leurs dragondindes et se lancèrent à la poursuite des chevaliers d'un autre âge.

Ils errèrent ainsi durant plusieurs jours, et n'avaient pas croisé la moindre âme qui vive (ni le moinde mort-vivant d'ailleurs). La région était totalement déserte, le paysage morne et plat. Ils avaient visiblement pris une direction que personne ne prenait. Pas un arbe, pas un buison, pas un monstre innoncent à attaquer, rien. L'herbe était rase et jaune. Cet environnement déteignait sur le moral du groupe. Ils s'ennuyaient ferme et auraient sacrifié leurs derniers kamas pour être ailleurs, ou pour qu'une bande de bandits leur tombe dessus.
- Ca me glace le sang, toute cette inactivité ! dit Ellim, ne supportant plus le silence. Je donnerai tout pour pouvoir utiliser mon épée !
" Si tu arrives encore à la porter..." pensa Dolly, qui doutait des capacités de son ami très âgé.
- Regardez là-bas !
Tâche dans le paysage, une forme était effrondrée contre le sol. Ils s'approchèrent. Un pandawa. Ils le retournèrent sur le dos. Ce dernier était vivant.
- A boire... Donnez-moi... à boire... je vous en prie....
Dolly attrappa sa gourde et la lui donna. Il but puis se mit à crier :
- Noooon, c'est de l'eau.... aaaarrgh !!!
Le panda se mit à trembler tout en hurlant. Sa hache gigantesque se mit à scintiller d'une aura sombre. La peau poilue du guerrier se couvrit de croûtes noires, son corps tripla en dimension, des crocs jaunes sortirent de sa bouche, ses yeux devinrent d'un blanc laiteux.
Une voix à décorner un Minotoror retentit :
- Tuer !! Tuer !! Adnap doit tuer !!
La bête se leva. A sa vue, les dragondindes s'enfuirent sauf une qu'Etrak attrappa au lasso avec des réflexes incroyables.
- Tiens la bien ! dit-elle en confiant les rênes de la dragodinde à Dolly.
Puis l'écaflipette posa un sac à côté d'elle, remplit de cartes, avec lesquelles elle commença à mitrailler la bête d'une façon stupéfiante.
Cela ne semblait pas lui faire réellement mal mais ça le tenait à distance. Dohparque agita les bras et une énorme larme (vraiment énorme) vint s'écraser sur la bête. Le sol devint boueux et des algues gigantesques en sortirent pour s'enrouler autour des jambes du shushu.... un shushu ?
- Ecoutez, je crois que c'est un shushu ! cria l'eniripsa, luttant pour tenir au calme la monture affolée.
- Alors il n'y a qu'à lui retirer sa shushette et ça sera réglé ! répondit Ellim qui n'était pas descendu de sa monture cornue pour aller secourir le pandawa (certainement de peur de ne pas réussir à remonter...)
- C'est comme si c'était fait ! trancha Illem.
[\\\\ MODE "REGISTRE EPIQUE" ON /////]
Il dégaina une épée tout d'or et de rubis. De la lame s'échappait des flammes et des petites éclairs dorés.
- Tu l'as encore ? s'écria Ellim.
- Je suis sûr que toi aussi !
- Pour sûr !
Le vieux sacrieur, prit d'une vigueur nouvelle, sortit de son fourreau une lourde épée cuivrée à deux mains.
Ils crièrent tous les deux:
- Chevaliers de l'Ordre du Sanglier d'Or, nous ne reculons devant aucun danger !
Créature, tu as osé nous défier, bien triste sera ton sort !
Dans une belle explosion magique, des armures magnifiques apparurent sur chacun d'eux, pour le sacrieur cuivrée et turquoise, pour le iop blanche et grise, ainsi qu'un bouclier assorti. Les chevaliers échangèrent un regard et s'élancèrent comme ils l'avaient souvent fait dans leur jeunesse, l'épée à la main. Leurs visages n'étaient plus visibles, à cause de leur casque. Ils sautèrent (ce qui est impressionnant quand on sait qu'ils sont très vieux) et frappèrent du plat de leur lame la tête de la créature démoniaque - immobilisée par les ronces aquatiques de Dohparque - qui s'effondra lourdement.
[\\\\ MODE "REGISTRE EPIQUE" OFF ////]
Etrak lui enleva sa hache des mains et le pandawa déshydraté réapparu doucement.
- J'ai soif, donnez-moi de la bière, pitité...
- Tu es bien culotté de nous demander ça ! s'exclama Illem, dont l'armure semblait s'être évaporée. Après avoir essayé de nous attaquer !
- De toute façon, on va pas le laisser là, alors autant lui donner un peu de bière ! déclara Dolly.

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Score : 63

La suite bientôt !

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Score : 5

J'ai eu le courage de tout lire (un peu pres 15 minutes) et j'aimes beaucoup GG a celui qui a réussi a écrire ceci smile

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Le texte est de moi ^^ je suis content que tu aimes !

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Score : 5

Dommage qu'il n'y ai plus de suite :'(

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Score : 2198

Tu veux que je te dise ? C'est tout simplement fantastique...
Tu as un don... Le don de l'écriture !

J'attends avec vraiment beaucoup d'impatience la suite... Bonne continuation !

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Score : 63

tu le penses vraiment =) ? si c'est le cas ça me fait très plaisir.

rokalkhator => je voulais être sûr qu'il y en ait qui aime pour pas écrire que pour moi ^^

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