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La disciple

Par Tinellana 21 Décembre 2013 - 18:30:23
Prologue
... PLIK ... PLOK ...

La Lune se reflétait dans les eaux calmes de cette étendu d’eau. Sa lumière douce passait par un orifice naturel du plafond.

- PLIK -

Autours de ce lac, se levaient des parois rocheuse et humides, parcourues de différentes mousses à l’aspect moelleuses. La rive la plus large était parsemée de stalagmites. L’eau, quand à elle, était tellement translucide que l’on voyait d’autres petites stalagmites sur la paroi du fond. Quelques plantes à larges feuilles, plus ou moins rondes, se dispersaient ici et là à sa surface. Le plafond quand à lui était jonché de stalactites.

- PLOK -

La deuxième rive était plus petite que la première. Il s’y dressait une statue d’une finesse inégalable. Celle-ci représentait une femme aux cheveux longs, la tête fièrement levée, un sourire plein de tendresse et le regard, doux, tourné vers la Lune. Elle portait une robe qui semblait si légère que la statue paraissait flotter au vent. Dans ces mains, cette déesse tenait un arc relâché et une flèche encochée en direction du sol, à l’opposé de son regard.

- PLIK -

Une légère lumière, illuminais cette magnifique statue. Une petite bougie était posée à ces pieds nus.

- PLOK -

Une fine silhouette sortit de l’eau avec grâce. Elle s’avança en direction de la statue d’un pas léger et emprunt d’un respect silencieux. Son visage apparu à la lueur de la bougie.

- PLIK -

Un visage fin et plein de grâce, à l’image de la statue devant laquelle la silhouette s’était arrêté. Des pommettes légèrement rougies, un nez plutôt pointu tout comme ces oreilles longues et effilées. Son visage était encadré par deux longues mèches encore trempées. Quant à ces yeux, ils possédaient tout deux un incroyable camaïeu de bleu réunissant le ciel et la mer à la fois. Hypnotisant, ils portaient pourtant une légère lueur terne indéfinissable.

- PLOK -

Dans le plus simple appareil, la tête baissée et les yeux clos, la jeune Crâ se mis à genoux devant sa déesse dans une prière silencieuse que seule la statue pouvait entendre.

- PLIK -

Le temps passa et la jeune femme leva la tête en direction de la statue. Il n’y avait aucun nuage ce soir là dans le ciel. Pourtant, ces yeux étaient remplis d’une pluie cristalline se déversant sur le sol autours de la bougie.

- PLOK -

Une goutte toucha la mèche de la bougie. La flamme mourut brusquement dans la pénombre, laissant échapper une fumée légèrement parfumé. Le Lotus. C’était le parfum qui émanait de cette petite bougie.

- PLIK -

Aussi légèrement et silencieusement qu’à son arrivée, la belle silhouette marcha en direction de la rive et s’enfonça lentement dans les eaux cristallines bercées d’une douce lumière lunaire. Nageant gracieusement jusqu’à la rive opposé, elle sorti de l’eau et se dirigea vers un tas de tissus. Elle s’habilla. Son regard se posa une dernière fois sur la rive de la statue, puis se retourna dans l’ombre et disparut.

- PLOK -

La bougie de l’autre rive avait cessé de fumée.

- PLIK -

Brusquement, une flamme surgit de la bougie, illuminant la déesse de toute sa hauteur.

- PLOK -

Quelque chose brilla à la lumière de la Lune sur le visage de la statue divine.

- PLIK -

Une larme.
 
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Réactions 11
Score : 3418

C’est assé mystérieux tout ça, mais sa donne envie pour la suite ! wink

Belle description, mélangé de ces mots " PLIK et PLOK" !

J'adore ce beau début ! :3

:tap: YuGGo21

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Score : 883
YuGGo21 : Merci beaucoup pour tes encouragements!! Cette histoire me tiens vraiment à cœur car c'est l'histoire de mon OC que j'ai décidé de mettre au grand jour, alors j'espère que la suite te plaira !!

Remarque :
Une connaissance m'a fait une remarque : "pourquoi ya des PLIK et des PLOK de partout? sa veut dire quoi?" etc. Bref autant vous dire que sur le coup je me suis sentie frustrée >.< heureusement que je me suis rappelé que cette personne avait plus de 7 printemps de moins que moi --"
En conclusion, pour ceux d'entre vous qui n'aurez pas compris, les PLIK et PLOK qu'il y a dans le premier chapitre représentent les gouttes d'eau qui tombe des stalactites et qui atterrissent dans le lac souterrain...

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Chapitre 1
RETOUR AUX SOURCES


[Forêt de Tonkult, fin de Novamaire de l'an 1201]

Une créature courrait de branche en branche et d’arbre en arbre. Malgré sa course rapide, seuls ceux qui possédaient une ouïe extrêmement fine et une vue perçante pouvais la percevoir. Les branches ne bougeaient pas mais on pouvait voir un léger frémissement des feuilles dont la cause aurait pu être assimilée à la brise légère de cette fin de journée. Arrivée au niveau d’une clairière, la fameuse bête fendit l’air et atterrit accroupie de façon très agile au pied d’un vieux chêne. En se relevant gracieusement, elle montra à la clairière son visage fin entouré de ses deux mèches châtain. Ses yeux, remplis des bleus de l’univers, se posèrent sur la Lune qui venait à peine de se dévoiler au crépuscule. Une brise enivrante des parfums forestiers d’automne fit virevolter gentiment ses cheveux. Humant cette douce brise, la belle Crâ ferma ses yeux à l’immense étendue verte, parsemée des premières feuilles d’automne, qui se peignait devant elle. Sans prévenir, elle se remit à courir en direction de la forêt d’en face. Elle traversa la clairière, silencieusement, tel un fauve. Malgré la vitesse et la distance, la jeune femme distingua parfaitement un marcassinet s’abreuver à 500 mètres d’elle. Arrivée à la lisière de la forêt elle fut surprise de constater que les brins d’herbes commençaient déjà à geler. L’Automne serait court et l’Hiver interminable. Djaul allait encore tenir tête à Jiva... et cette fois il s’y sera mis tôt, le bougre!!

Au loin, elle vit un vieux chêne au tronc tellement large et haut qu’il devait dater des premiers jours du monde des Douzes. Plus elle se rapprochait, plus elle distinguait une porte au centre de son tronc. Une joie indescriptible la faisait vibrer se qui la fit accélérer un peu plus. Une fois à 50 mètres du vieux chêne, elle ralentie jusqu’à marcher d’un pas léger et gracieux. Elle portait une tenue de cuir noir avec un col haut, lui recouvrant entièrement le corps. La jeune Crâ portait par-dessus sa tenue, au niveau des bras, de longs gants de cuir marrons, lacés avec des liens de cuir naturel et coupés au niveau de la deuxième jointure des doigts. Ses bottes compensés, montés jusqu’au milieu des cuisses, étaient du même style que ces gants. A sa ceinture de cuir large, était accroché une sorte d’arc rapetissé, deux dagues et une poche de cuire assez larges pour contenir au minimum 5 grandes fioles.

Sa main droite allait se poser sur la poignée de la porte quand elle entendit une branche craquée à sa droite. Elle suspendit son geste et porta sa main gauche au dessus de l’une de ces dagues accrochées à sa ceinture. Se retournant brutalement sur sa droite son visage arbora un magnifique sourire de joie au moment où une énorme masse de poils noir lui sautait dessus, la clouant à terre. Riant de vive voix elle essaya de le repousser gentiment lorsque ce dernier voulu lui lécher le visage à grand coups de langue baveuse. La Muloune se décala pour laisser respirer son amie et s’assit gentiment à ces côtés. La Crâ se releva en s’époussetant, puis serra la Muloune dans ces bras.

« Oh ma chère Nora, tu m’as tellement manqué !! Regarde moi sa comme tu as grandit depuis 4 ans !! Tu es magnifique ma belle !! »

- [Que devrais-je dire à ton sujet Tine !! Rappelle moi qui as érigé les lois de ta foutu Ecole d’élite ?? ] Communiqua télépathiquement la Muloune en grognant.

- Le proviseur de l’Université, tu sais ? Celui qui as pour titre « Conseiller de guerre du gouvernement de Bonta » et qui possède celui de « Grand Maître Magicien ». Sa te dit quelque chose ? Éclata de rire la jeune fille.

- [Ouai, ouai, je sais...] Grogna l’intéressée. [Cela n’annule pas ma frustration de ne pouvoir te seconder dans ton entrainement...]

- Écoute Nora. La Crâ s’agenouilla auprès de sa fidèle amie et posa la main droite derrière son oreille gauche. Si je me reposais sur toi et inversement cela finirait par courir à notre perte le jour où nous serions séparée. Le fait de s’entrainer à se battre seules, chacune de son côté, nous permettra de nous retrouver à chaque fois que l’on se perdra de vue. N’est-ce pas plus prudent pour nous ? Je ne voudrais pas te perdre Nora...

- [Je ne voudrais pas te perdre non plus Tine !! J’en mourrais de chagrin !!]

- C’est pour cela que sa n’arrivera jamais. Grâce à notre entrainement. Aller, rentrons. »

Se relevant toutes les deux, elles se dirigèrent vers la porte. La jeune fille allait frapper à la porte quand un gros œil se forma en son centre.

« Dame Tinellana ! Quel bonheur de vous revoir parmi nous ! Dois-je prévenir les Maîtres de votre retour ?

- Je suis tout aussi heureuse de rentrée, crois-moi. Ne t’inquiète, ce ne sera pas la peine Shushu.

- Cela sera fait selon vos désirs ma Dame.
»

Sur ces mots, la porte s’ouvrit laissant voir un magnifique escalier en colimaçon. Celui-ci était sculpté très finement de multitude de feuilles et fleurs, diverses et variées, toutes emmêlées les unes avec les autres. A la vue de cet escalier, une vague de souvenirs intense ressurgit dans la mémoire de la Crâ. Elle se revit débouler ces mêmes escaliers à l’âge de 4 ans. Étant petite elle avait ouverte la porte sur ces deux parents, à la même période qu’en ce jour. Sa mère s’était agenouillé auprès de sa fille et lui présenta un jeune Mulou qui devait avoir à peine une semaine. Les paroles de sa mère raisonnèrent de nouveau dans son esprit : « Joyeux anniversaire ma chérie !! Je t’offre cette petite Muloune. Tu l’aimeras et la traitera comme ta sœur et meilleure amie jusqu’à la fin de tes jours, car à partir d’aujourd’hui, elle fait partie intégrante de la famille. Sa mère à été tué par un aventurier il y a une semaine. Il aurait été cruel de la laisser à la veille de l’hiver. » Des larmes de nostalgie firent briller les yeux de la belle Crâ. Se ressaisissant, elle grimpa les fines marches de l’escalier et s’arrêta sur le palier du premier étage.

Une vaste pièce chaleureuse s’étendait sur sa gauche et devant elle. Le salon était séparé du vestibule par des morceaux de tronc sinueux qui ressemblait plus à des branches par leur finesse. Trois canapés, rattachés du sol au plafond, se faisaient face et formaient une sorte de triangle large et arrondi. Tout trois étaient différents : l’un faisait une sorte de « J » contre un morceau de tronc, l’autre avait un morceau de tronc à chacune de ses extrémité, agrémenté d’ouvertures, et le dernier représentait une sorte de tronc légèrement creusé afin d’accueillir ses visiteurs. A droite de ce triangle de canapés ce dressait une table faisant partie intégrante du tronc. Cette table était sinueuse et assez large pour recevoir dix personnes. En face des canapés et de la table, une grande ouverture faisait office de porte fenêtre, séparé ici et là par de fins morceaux de tronc. Lors des saisons chaudes, il n’y avait pas de vitre. Actuellement, une fine couche de glace transparente était en place. La mère de Tinellana avait placé un sort sur chacune des fenêtres de la maison : dès que la température extérieure indiquait une température trop basse pour le maître des lieux alors une fine couche de glace transparente se mettait en place. La belle Crâ était en train d’admirer la glace et aller la toucher quand sa mère sortit de la cuisine, les cheveux en bataille et un tablier protégeant sa petite robe couleur rose cendré parsemé de motif floraux pourpre. Voyant sa fille devant la fenêtre, la mère sentie des larmes montées dans ses beaux yeux vert émeraude aux reflets verts sapin. Émue, elle aussi, Tinellana se précipita dans les bras de sa mère.

« Tu ma tellement manqué ma petite chérie... souffla la mère dans les oreilles de sa fille. 4 ans... j’ai attendu 4 ans pour te serrer de nouveau dans mes bras !!

- Oh maman... *reniflement* Tu ma tellement manqué !! »

Éloignantsa fille à bout de bras, la maman la complimenta sur sa beauté.

« Tu as tellement grandit !! Tu es devenu une véritable jeune femme Tine !! Mais dit moi que nous vaut cette visite ?? S’inquiéta-t-elle subitement, de peur que sa fille reparte brutalement.

- Oh la la j’en suis toute excitée maman !! Je suis la meilleure de ma promo et pour me récompenser le proviseur m’a laisser un mois de quartier libre !!

- Un mois seulement ?! S’offusqua la maitresse de maison. Mais c’est trop peu !! Ton père te dirait que c’est trop tout court, et irait de ce pas s’en plaindre à ton proviseur ... Ajouta-t-elle avec un sourire espiègle.

- C’est sure, s’esclaffa la jeune Crâ. Mais quand il saura tout se que j’ai fait et les éloges que j’ai eu, et surtout par qui j’ai reçu des félicitations, il en deviendra vert !!

- Ou blanc de peur pour ton avenir
, chuchota la mère de Tinellana en la reprenant brutalement dans ses bras.

- Maman... tu sais très bien que ces études ont été mon propre choix. J’ai pris mon avenir en main à partir du moment où j’ai su que j’étais faite pour être une archère d’élite. Tu sais aussi que je suis raisonnable et qu’au moment de cette décision j’étais déjà plus mâture que la plupart des mes camarades. Et c’est grâce à cette maturité qu’ils ont accepté de me faire passer les tests d’entrée à l’académie. Je suis devenue, comme tu l’as dit il y a quelques minutes, une véritable jeune femme. Je saurais faire attention à moi, encore plus demain qu’aujourd’hui car chaque jour passé augmente notre expérience.
»

Une fois terminé son plaidoyer, la jeune femme croisa les bras et releva le menton, une fierté mêlée d’une grande force, dans le regard. Voyant sa fille aussi forte et fière de ce qu’elle faisait rendit sa mère encore plus heureuse. Une mère est toujours inquiète pour ces enfants même quand tout indique qu’il n’y a pas lieu de se faire du mouron pour eux. Elle envia sa fille d’être aussi forte, mais le passé était le passé, aujourd’hui la fierté d’avoir une fille aussi merveilleuse était bien trop forte pour laisser l’envie lui prendre le dessus. Tinellana demanda à sa mère si elle pouvait l’aider dans la cuisine où pour toute autre chose, ce qui tira la maitresse de maison de ces réflexions. Souriant à sa fille elle la tira par la main et l’emmena dans la cuisine pour lui montré la nouvelle recette qu’elle était en train de tester.

La cuisine se trouvait à droite du vestibule, séparé du salon pour un mur sinueux. Petite et ovale, elle était composée simplement d’un évier attenant à une table servant de planche à découper, d’étagères parsemées ici et là sur les murs, d’une table et de placards, dont un faisait office de frigo grâce à un sort que lui avait soumis la mère de Tinellana. Sur la table à découper était posée une pâte à tarte dans un moule et à côté des poireaux et des saumons frais.

« Cette nouvelle recette s’appelle ‘tarte saumons poireaux’ comme tu l’aura surement deviné.

- Cela m’a l’air d’un mélange pas trop osez, donc on pourra surement le manger...
taquina la fille, un large sourire aux lèvres, en s’éloignant de quelques pas de sa mère, qui elle, avait fondu sur Tinellana et l’agressait à coup de chatouilles dans les côtes.

- Tu va voire si ça à l’air mangeable petite chipie !! Tu es peut être devenue grande mais tu n’est pas encore dispensé de torture !!
s’esclaffa sa mère.

- C’est bon je capitule !! gloussa la jeune Crâ, je me rends !! Reprenant son souffle elle se laissa glisser par terre avec sa mère et ajouta : tu sais très bien que tu es la meilleure cuisinière du monde des Douzes maman.

- Ah que les Douzes t’entendent...
souffla-t-elle. J’aimerais bien qu’ils le disent à ton frère pour qu’il mange un peu plus tient !!

- Comment ça ? Il est malade ?
s’inquiéta la dernière.

- Non, bien sure que non, rassure toi. Il dit qu’il n’a pas faim. Je le force un peu mais rien à faire. Et tu connais ton père...

- Ça doit le mettre en rogne...

- Exactement !!

- Et ça dure depuis longtemps ?

- Depuis qu’il a pris conscience que tu étais partie... c’est-à-dire, quelques semaines après ton départ,
révéla tristement la matriarche.

- Ah d’accord. Et personne n’a jugé bon de me prévenir ?? J’aurais essayé de faire quelque chose, de lui expliquer dans nos lettres ou je ne sais pas...

- Ma chérie. Nous avons essayé beaucoup de choses, comme tu dis. Enfin bon il n’y a que ça qui ne va pas chez lui : il est le meilleur de sa classe, contrairement à toi, il n’a pas de difficultés scolaire. Il a des amis, il est bon au boufball... il a une belle vie quoi !! et puis il ne souffre pas du fait qu’il se nourrit peu alors bon. On verra à l’avenir comment cela évoluera.

- Ouai... tu as surement raison. D’ailleurs il est où le chenapan en question ?

- Il doit être dans sa chambre ou dans le jardin.

- Merci maman ! » lança Tinellana en passant la porte de la cuisine, après avoir embrassé sa mère sur la joue droite.

La jeune Crâ monta de nouveau l’escalier en colimaçon, ne s’arrêta pas au deuxième étage qui était celui réserver à ces parents et fila au troisième. Arriver dans le vestibule du troisième étage elle fit face à deux portes : celle de droite qui menait à sa propre chambre, et celle de gauche, qui était celle de son frère. La porte de cette dernière étant ouverte, elle entra sans faire de bruit. Sur sa droite se dressaient des placards adossés à un bureau situé en face d’elle. Sur sa gauche se trouvait un lit ovale. La jeune fille s'avança jusqu’à la hauteur du bureau et du lit. Un canapé encastré dans le mur, une table basse et deux tabourets s’étalaient sous ces yeux. La pièce baignait dans la luminosité de la lune qui avait finit par chasser le soleil. Mais nulle trace de son petit frère. N’écoutant aucun bruit sortir de la porte, située entre le canapé et le lit, Tinellana en déduisit qu’il ne se trouvait pas non plus dans la salle de bain. Elle fit demi-tour et prit une troisième fois l’escalier en colimaçon pour atteindre le quatrième étage. Celui-ci ce composait d’une seule et unique pièce rempli d’une multitude de plantes. L’atmosphère était légèrement humide à cause de la présence d’un bassin, caché par la végétation luxuriante, dont on entendait le bruit de chute de sa cascade. L’ambiance était reposante. S’approchant du bassin, son regard se posa sur l’îlot du bassin. Celui-ci était relié aux rives du bassin par deux petits ponds en bois simple. Sur cet îlot se trouvai un charme magnifique. Faisant glisser son regard au bas de cet arbre majestueux, elle vit son frère assit contre le tronc, un livre à la main. Un sourire affectueux aux lèvres, Tinellana, s’approcha en silence de son frangin pour ne pas révéler sa présence. Elle grimpa à l’arbre, s’assit sur une branche au dessus de son frère et l’observa. Il avait les cheveux tout aussi châtain quelle. Sa peau était pâle et sa silhouette fine paraissait un peu chétive. La grande sœur constata qu’il avait bien grandit en quatre ans. N’y tenant plus, elle sauta du Charme pour atterrir souplement devant son frère.

« Salut frangin !! S’exclama-t-elle. Surpris, le petit Crâ lâcha brutalement son livre et se campa sur ses pieds, prêt à ce défendre. Prenant conscience que ce n’était pas un ennemi mais plutôt sa sœur, il écarquilla de grands yeux, et en poussant un cri de joie, sauta au coup de sa grande sœur.

- Tine !! Comme je suis heureux que tu sois de retour à la maison !!

- Arrête petit monstre, tu m’étrangle ; le taquina-t-elle.

- Oups ... ! dit-il, le regard plein de malice, en lâchant sa sœur.

- Alors, il a fait quoi pendant quatre ans mon petit monstre hein ? Le questionna-t-elle en lui ébouriffant les cheveux.

- Tu sais très bien que je suis toujours à l’école générale et que je suis premier de ma promo, tout comme toi !! Je te l’ai déjà dit dans mes lettres, reprocha-t-il à sa sœur, avec un sourire en coin.

- Je sais bien frangin, mais je voulais te l’entendre dire : c’est plus vivant que des mots sur un morceau de papier, fit elle avec un clin d’œil. Et alors comme sa, il paraît que tu ne mange pas ? Ça, tu me la pas dit dans tes lettres, hein petit frère ? lui assena-t-elle les mains sur les hanches et le regard sérieux. Penaud, le gamin baissa ces yeux vert émeraude en direction de l’herbe fraîche et ces oreilles pointues suivirent.

- Tu sais, ce n’est pas ma faute si je n’ai pas faim... et puis regarde, il montra ces bras, je ne manque pas de muscles !! Je me défends comme un chef quand on me cherche à l’école : j’ai même une super influence là-bas du coup !!

- Mouai. Alors pourquoi tu as décidé de moins manger quelques semaines après mon départ ? C’est une coïncidence peut être ?

- Euh... tu sais ... sa ma vraiment fais un choc que tu partes pour ne pas revenir...

- Tu sais très bien que je reviendrais une fois mes études terminées.

- Oui... mais ... quand tu es partie, j’étais tout seul à la maison... je n’avais plus personne pour jouer avec moi, plus personne à qui confier mes bêtises inavouables à maman ou papa... Touchée par les paroles de son frère, Tinellana le pris dans ces bras.

- Oh je suis désolé Nayllinro... je ne pensais pas que ça t’avais autant affecté... chuchota-t-elle en le berçant. Tu aurais dû me le dire !! je me serais débrouillée pour me fournir d’un miroir transmetteur et comme ça on se serait vu dès que tu en aurais eu besoin !!

- Une image de toi ce n’est pas pareille que de t’avoir à côté de moi : je n’aurais pas pu te faire de câlins...

- Ce n’est pas faux ! Acquiesça-t-elle, un sourire aux lèvres.

- Et si tu es de retour, ça signifie que tu as terminé ta formation !?

- Pas tout à fait, il me reste quelques mois à faire. Les résultats sont au mois de Flovor et après je verrais si je suis prise dans la section d’élite de Bonta...

- Mais attend : bien sure que tu seras prise sœurette !! Tu es la meilleure de ta promo et en plus les résultats sont pendant ton mois d’anniversaire !! En gros c’est obligé qu’ils te prennent. S’exclama avec fougue le petit Crâ.

Émue, la belle Crâ détailla le fin visage de son petit frère. De petites et légères tâches de rousseurs parsemaient ces joues rosies par son enthousiasme. Ces cheveux châtains mi-longs possédaient des reflets tout aussi roux que sa sœur. Se plongeant dans les yeux de son frère, les mêmes que leur mère, elle se surprit à penser qu’il aurait toute les filles à ces pieds en grandissant. Toute sa gentillesse et son innocence se reflétait dans ses yeux de jade. La spontanéité de ses paroles sorties de son petit cœur de Crâ on tellement touchés sa sœur, que des larmes scintillèrent aux coins de ces beaux yeux bleus mystérieux. Pleine d’émotion, elle serra son frère dans ses bras et lui murmura à l’oreille :

« Tu m’as tellement manqué Nayllinro ».


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Score : 28

Hey ! Mais c'est trop bien ! J'adore tes personnages ! Et je trouve ta manière d'écrire très fluide et tes description sont très bien faites.

J'attend la suite avec impatience !

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Score : 536

*Arrive ici comme par magie*
*Lit tout*

Je... Je... WOUAH TINELLANA JE SAVAIS PAS QUE T'ÉCRIVAIS AUSSI BIEN ! *0*
J'adore, c'est super bien écrit, c'est fluide, c'est agréable à lire, et il n'y a pas trop de fautes d'orthographes. Par contre je suis pas sure qu'on trouve des cerfs dans le monde des douze ^^", et on écrit "boufbowl" pas "boufball". wink

J'ai hâte de lire la suite ! ^^

*Retourne d'où elle vient aussi bizarrement qu'elle était arrivée*

--- Nim ---

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Score : 883
Orenom : Merci, c'est très gentil tout ça ^^ je suis contente que mes personnages te plaisent, cela fait 3 ans que je travaillent sur leurs personnalités et physiques smile

Nim : Mais c'est Nim!!! Bienvenue à toi sur ma Fanfiction!! Au passage : j'aime bien ton coup de crayon ;p
*lit le commentaire de Nim*
*rougit*
Je suis sûre qu'il y as un tas de gens qui écrivent mieux que moi smile Quant au cerf je l'ai changé pour "marcassinet" je crois et j'ai essayer de corriger mes fautes d'orthographes wink pour boufbowl je corrigerai ça prochainement. En tout cas sa fait plaisir de te voir dans le coin wink Revient quand tu veux ;p

EDIT :
J'ai pour projet de faire ma première BD avec cette Fanfiction. Je travaille sur quelques éléments de décors entre 2 examens et révisions.


EDIT :
03.02.2014

J'ai poster quelques croquis de mes recherches sur ma galerie si sa en intéresse quelques un.

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Chapitre 2
UN RETOUR QUI ELOIGNE ...

Une ambiance festive régnait au sein de la maison chêne de la famille de Tinellana. Les étoiles brillaient dans cette nuit noire d’automne. Dans le salon, Nayllinro s’empressait de mettre le couvert, alors que sa mère et sa sœur terminaient les derniers préparatifs dans la cuisine. Une fois la cuisine terminée, Clarie demanda à ces enfants d’aller se changer et ils filèrent dans leur chambre respective à la vitesse d’une flèche chercheuse.

Arrivée dans sa chambre, la belle Crâ se planta devant son placard ouvert et examina son contenu : 7 tenues de missions, ce qui lui faisait, avec celle qu’elle portait, 2 tenues pour chaque saison, et 3 robes, une pour la saison froide, une pour la saison chaude et une de soirée. Pour une jeune fille de son âge, il y avait bien peu de tenues journalières. Plongée dans ces réflexions, elle ne réagit pas à l’approche de son frère qui se mit sur le pas de la porte et toussota pour attirer son attention. Elle se retourna avec fluidité, se qui fit virevolté ses cheveux châtains autours de son fin visage. Voyant la tenue de son frère elle en resta bouche bée et sifflota d’un air admiratif.

« Et bien, en voila un beau jeune homme !! »

Embarrassé et fière, son frère lui décocha un sourire enjôleur rehausser par le rouge qui lui montait aux joues. Cela le rendit littéralement craquant.

« Merci Tine. Et toi alors ?? Tu n’es toujours pas prête ?? La questionna-t-il.

- Et bien... pour être franche j’hésite entre ma robe de saison chaude, celle de saison froide et une de mes tenues de mission... en gros, je ne sais pas comment m’habiller !! Lui répondit sa sœur.

- Ah c’est filles... soupira le jeune homme d’un air blasé et avec des mimiques qui n’appartenaient pas à son âge. Il ajouta majestueusement : Ma chère, je veux bien vous consacrez un peu de mon précieux temps afin de vous aider à choisir une tenue convenable pour cette soirée qui se trouve être organisée en l’honneur de votre retour. Mais, en gentleman, je me sens obligé de vous poser certaines conditions, dit - il en s’inclinant devant Tinellana. Rentrant dans son jeu, celle-ci s’inclina respectueusement et s’inquiéta :

- Votre majesté est trop bonne. Puis-je, sans vouloir vous offenser, vous demander vos conditions ?

- Bien évidemment. J’aimerais la moitié de ta part de gâteau ce soir ! »

Éclatantsimultanément de rire, les deux Crâ essuyèrent leurs larmes. Le marché conclu, Nayllinro demanda à sa sœur de lui faire un défilé avec toutes ces tenues. Désespérée, Tinellana obtempéra, mais celle-ci finit par se demander si elle n’avait pas fait une bêtise en acceptant l’aide de son frère. Carnet en main, le jeune Crâ nota chacune des tenues de sa sœur et à la fin rendit son verdict : la robe de saison froide était la grande gagnante. Celle-ci, longue, cintrée et faite de satin noir avec de fins imprimés de lierres rouges et bleus, était plutôt simple et lourde. Elle possédait un col roulé et ses manches étaient longues et serrées. Une ligne partait du col roulé, déviant sur le côté extérieur de la poitrine et continuant en ligne droite jusqu’en bas, était parsemé de plusieurs petits cordons couleur parme permettant de fermer la robe. Le jeune Crâ fit une fine tresse derrière l’oreille gauche de sa sœur et une autre, tout aussi fine, sur le dessus droit de sa tête. Il lui releva aussi les cheveux situés sur ses tempes à l’aide de petites barrettes noires. La belle Crâ faisait très adulte ainsi préparée. Il manquait cependant une touche finale : le maquillage. Nayllinro voulait s’en chargé mais sa sœur était catégoriquement contre. Heureusement, Clarie appela son fils pour l’aider dans une tâche ménagère ce qui permit de mettre fin brutalement au débat. Tinellana se leva de sa table de chevet pour se diriger dans la salle de bain quelle partageait avec son petit frère. Cette pièce avait la forme d’une ancre de bateau. Dans sa partie la plus large se trouvaient un placard, un banc et deux lavabos soudés dans un seul meuble. Le mur, derrière ces deux lavabos, était incurvé de sorte à former une petite pièce en œuf : la douche. Dans la partie la plus fine de la pièce était placé un bassin en pierre servant de baignoire. Celui-ci était surplombé d’une cascade recouverte de mousses et de fougères. La Crâ se dirigea en direction du placard et pris son nécessaire de maquillage puis se planta devant les lavabos. Contre le mur, au dessus d’eux, était placé un miroir qui suivait les veines du mur. Elle commença à se maquiller. Son teint était plutôt hâlé à force d’être tout le temps dehors dans le cadre de sa formation, elle n’avait donc pas besoin de poudre pour coloré sa peau, mais sa mère lui avait expliqué que cela faisait durer le reste du maquillage plus longtemps, alors elle appliqua une légère pellicule de poudre sur son visage à l’aide d’un large pinceau. Une fois cette étape terminée, elle chercha dans sa trousse de maquillage son crayon noir et l’appliqua sur le contour de ces beaux yeux remplis d’un camaïeu de bleu envoutant. Elle allongea le trait de sa paupière supérieure pour allonger son regard, posa son crayon et regarda le résultat dans sa globalité. Satisfaite, elle prit son far à paupière couleur parme et passa cette petite poudre sur ces paupières avec un tout petit pinceau. Elle rajouta une légère couche de rouge sur la paupière supérieure et scruta son reflet. Que dirait son père sur ce changement ? Elle, qui as grandit aussi bien physiquement que mentalement depuis quatre ans. Elle, qui était l’élite de sa formation, une formation pour l’élite de Bonta.

Un œil apparut sur le mur a droite de Tinellana.

« Bonsoir Dame Tinellana. Votre père vient d’arriver dans le salon et la maîtresse de maison m’a chargé de vous en informer.

- Merci bien Shushu. Je descends tout de suite.

- Puis – je me permettre une remarque ma Dame ?

- Bien sûre ! s’exclama-t-elle surprise.

- Vous êtes ravissante, dit il en se détournant.

- C’est très gentil de ta part, le remercia – t – elle avec un large sourire.

- Ce n’est pas ‘gentil’, c’est la vérité ma Dame. »

Sur ces mots, l’œil disparut, laissant Tinellana seule dans la salle de bain. Son père était rentré. Une boule se forma dans l’estomac de la jeune fille. Elle était stressé, contente et fière à la fois. Elle rangea en vitesse et maladroitement sa trousse de toilette dans le placard et couru jusqu’au vestibule de l’étage où elle s’arrêta pour s’obliger à se calmer. Une fois son excitation contrôlée elle entreprit de descendre les escaliers lentement, le visage relevé, digne d’une grande femme.

Elle descendit la dernière marche qui la séparait du vestibule de deuxième étage, et là, elle vit son frère dans son beau costume, sa mère dans sa plus belle robe de soirée et son père en costume noir et argenté, se tourner dans sa direction. Elle s’arrêta sur le perron des marches et s’inclina devant son père.

« Père, je suis heureuse de vous revoir, commença-t-elle tout en gardant sa position. Son père s’approcha d’elle, mais elle ne bougea pas.

- Ma fille. Tinellana. Je suis tout aussi heureux de te revoir après ces quatre années. Tu es devenu une magnifique jeune femme. Il prit son menton entre le pouce et l’index et releva la tête de sa fille avec douceur. Tu n’as pas besoin de ce genre de protocole avec ta famille. Viens donc à table nous raconter ces quatre années autour du bon repas que nous à préparé ta mère. »

Sur ces mots il se retourna et prit la direction de la table à manger avec sa femme. Nayllinro se précipita à la rencontre de sa sœur et lui souffla qu’elle était magnifique. Avec un sourire de remerciement elle prit sa petite main, plus si petite que ça depuis ces années, et l’entraina en direction de la grande table.

Durant tout le repas elle raconta succinctement les quatre années qu’elle avait passé à l’académie, les entrainements durs qu’elle subissait avec hargne, les cours de magie afin de faire apparaître des flèches magiques, et enfin, elle parla de l’option qu’elle avait choisie dès les premiers six mois de sa formation. Cette option était la maîtrise des armes de corps à corps et plus précisément celle des dagues. Cette option comprenait le maniement de ces armes mais aussi, comme pour l’archerie, à leur associer de la magie. Tout le long de son récit, Nayllinro avait les yeux qui brillaient, Clarie écoutait le récit de ces différentes missions avec appréhension, quant à Ecreijnarne, on sentait qu’il était fière de sa fille. Une fois le récit des quatre années terminé, elle se leva et fit apparaître dans ces mains un petit arc replié. Son père, comprenant ce que c’était, se leva éberlué et demanda des explications à sa fille ainée.

« C’est un arc magique qui ne répond qu’à la main de son propriétaire. Je l’ai reçu en gage de mes aptitudes exceptionnelles. C’est aussi pour cette raison que je suis ici ce soir et que je dois être de retour à l’académie dans un mois jour pour jour. Le proviseur est très fier de moi. Il a même dit que j’étais l’élite de ma génération...

- Tu sais que le dernier arc de cette sorte à été fabriqué il y a plus d’une trentaine d’années ?! la coupa son père.

- Oui. Répondit-elle simplement et calmement. C’est lors d’une cérémonie à l’Académie qu’il m’a été remis. Le gouvernement de Bonta était présent au grand complet. Le gouverneur lui-même m’a fait des éloges que je n’aurais pas imaginés. Et c’est le fabricant lui-même qui l’a donné au gouverneur pour qu’il me le remette. Il y avait même le dernier détenteur d’un arc de cet ordre qui était présent. Il l’a reçu il y a trente ans exactement. Je n’en revenais pas ! Je n’ai fait que travailler et on me récompense comme si j’avais sauvé Bonta ! J’ai trouvé cela un peu trop...

- Tu dois être fière de ce que l’on t’a accordé ma fille !! Gronda Ecreijnarne.

- Mais j’en suis fière !! Je ne me sens juste pas assez importante pour avoir eu tout ces privilèges.

- Si tu ne te sens pas assez importante c’est que tu ne mérite pas se qui t’es arrivé Tinellana !! La force. Voila se qui as été reconnue lors de cette cérémonie. Ta force. Or, ce que tu me dis là n’appartient pas à la force. Je t’interdis de penser ainsi Tinellana ! Tu m’entends ?! Hurla-t-il de rage.

- Mais... Tinellana ne comprenait pas le comportement subitement violent de son père. Elle pensait qu’il aurait été fière d’elle, mais de la à avoir un comportement pareil ?

- Il n’y a pas de ‘mais’. Si tu pense ainsi, cela signifie que tu n’es pas digne de cet arc. Donne le moi, je le rendrais au gouvernement de Bonta dès demain. Ordonna-t-il en tendant une main vers sa fille.

- Il en est hors de question ! Se reprit la jeune fille. Tu n’y es pas du tout ! Cette cérémonie récompense beaucoup plus que la force physique ou psychique de la personne concernée ! Elle récompense les actes et l’esprit en général de la personne. Il faut être reconnu comme exceptionnel pour avoir autant d’éloge de la part de l’académie la plus prestigieuse de Bonta et de son gouvernement ! Qui est tu pour contredire leur décision ? Tu n’es qu’un vulgaire Crâ du peuple de Bonta, un simple homme sans importance qui n’est jamais présent pour ces enfants ! Tu sais peut être manier parfaitement un arc mais tu es une merde quant il s’agit d’élever tes propres enfants ! Son incrédulité avait fait place à une colère grandissante au fur et à mesure que les mots se déversaient sur ces fines lèvres. Fou de rage à cause de l’insolence de sa fille, Ecreijnarne se recula de la table et fit apparaitre son propre arc entre les mains, accompagné d’une flèche, tout en visant sa fille, et le tout à une vitesse incroyable.

- Ton insolence me conforte dans mes pensées, jeune fille. Donne-moi cet arc. C’est la dernière fois que je le répète. »

Tinellana n’était pas la seule choquée par l’attitude de son père : Clarie et son fils ne comprenaient pas non plus son comportement. Ecreijnarne, son père, la menaçais, elle, sa propre fille ainée, avec un arc. Mais qu’est-ce qui se passait ?

« Je compte jusqu’à trois. »

Ces mots tirèrent Tinellana de ces pensées en déclenchant son instinct de survie, aiguisé par l’entrainement de l’académie, et à une vitesse cent fois plus rapide que celle de son père, elle sauta sur la table telle un félin et s’en servit comme appui pour bondir, dans un magnifique salto vrillé, derrière lui. Il se retourna trop tard : elle fit voler son arc à l’autre bout de la pièce, s’effaça derrière lui, fit apparaître ces deux poignards et en plaça un sous la gorge de son père et l’autre au niveau de ses vicaires.

« Un seul geste et je t’ouvre les tripes tout en te tranchant la gorge... père. »

Une phrase simple. Froide. Pleine de promesses. Tinellana avait fait taire la pointe d’espoir qui perçait dans son cœur. Clarie, affolée avait pris son fils et l’avait mis dans la cuisine au cas où la dispute dégénérerai.

« Chéri, explique moi se qui ta pris d’agresser ta propre fille ! Comment as-tu pu lui faire ça... nous faire ça ? »

Trois secondes. C’était le temps qu’elle avait mis pour le mettre à sa merci. Elle était très douée, c’était indéniable. Il était fier de sa fille. Mais comment expliqué ça ? Lasse, il détendit ces muscles et s’expliqua.

« Tu n’est pas sans savoir que j’ai fait la même académie que toi à ton âge. J’étais considérer tout aussi brillant à cette époque que toi aujourd’hui. Mais l’homme qui a eu cet arc il y a trente ans, comme tu l’as précisé toi-même, m’a volé mon prestige. C’était à moi qu’était destiné cet arc. Il a tout fait pour me voler ma gloire. Et il a réussit. Je suis désolé. J’ai été stupide de réagir ainsi. De vieux souvenirs ont remontés à la surface. Je suis désolé. Sache que je suis extrêmement fière de toi ma petite fille. Et je comprendrais que tu m’en veuille. »

Sur cette dernière phrase il baissa les yeux et des larmes tombèrent sur le sol. Tout aussi incrédule que sa fille, Clarie s’approcha de son mari en réfléchissant à haute voix.

« La jalousie, l’envie et la rage. Tu es jaloux de ta fille parce qu’elle à obtenue ce que tu n’aura jamais. Étant donné qu’elle à obtenue cette arc, tu as vu en cet événement le moment unique où tu pourrais t’en emparer, se qui est stupide étant donné qu’il n’obéit qu’à son maître. Et enfin la colère de ton passé t'a aveuglé et a été le facteur déclenchant de cette jalousie envieuse. » Soupirant, elle regarda son mari dans les yeux. « L’erreur existe mon amour. On se laisse tous submergé par nos émotions et nos souvenirs. Mais je te préviens. Ne pointe plus jamais une flèche sur l’un de nos enfants. C’est la seule et unique fois que je te le dit. » Une fureur impartiale se lisait dans son regard émeraude.

Clarie était une magicienne hors paire. Elle avait étudié dans une université botaniste pour se spécialiser dans l’alchimie. Elle est devenue l’apprentie d’un grand alchimiste de Bonta après avoir galérer pendant 5 ans pour se faire connaître dans ce monde de magie associée aux plantes et leurs décoctions dérivées. Elle en été même venue à le surpasser. Le gouvernement de Bonta lui à proposer plusieurs fois un poste privilégié d’alchimiste du gouvernement, un poste consacré à la recherche majeure d’armes magico chimiques, or, Clarie étant pacifiste, elle ne désirait pas ce mettre au service de la destruction de la vie, ennemie soit elle. Malgré cela, elle s’est mariée à un archer d’élite, et sa fille, aujourd’hui, était elle aussi devenue une archère d’élite. La réaction de son mari l’avait tellement choquée et mise hors d’elle que Clarie maintenait avec beaucoup de difficulté sa fureur.

Clarie n’arrêtait pas de se demander pourquoi son mari, habituellement si maître de ces émotions, avait était submergé ainsi. Tinellana, elle, passa le reste de son mois de repos avec son frère et sa mère. Elle évitait le contact avec son père le plus possible, car sa réaction l’avait profondément blessée. Nayllinro, lui, ne comprenait pas vraiment ce qui c’était passé ce soir là, et voir son père avec une tel froideur dans le regard l’avait beaucoup effrayé, mais contrairement à sa sœur et à sa mère, il ne lui en teint pas rigueur à cause de son jeune âge. Mais l’incident était clos.

Alors que Tinellana était partie en forêt avec sa mère pour ramasser les dernières plantes médicinales avant l’arrivée des premières neiges, l’ainée des deux Crâ s’arrêta au niveau de la rivière. Elle s’agenouilla et posa à ses côtés son panier, tressé finement avec des brindilles d’osier. En regardant son reflet dans l’eau cristalline, le souvenir de sa rencontre avec Ecreijnarne remonta dans sa mémoire tel une bulle d’air traversant les flots pour crever la surface de l’eau. Elle se revit à se baigner dans la cascade, située à des kilomètres en amont de cette même rivière, au moment où un jeune homme, ensanglanté et courant à vive allure, trébucha dans l’eau. Peu de temps après, un Meulou affamé suivi de sa meute se montra à l’orée des arbres. Ce laps de temps avait était suffisant à Clarie pour dissimuler la présence du jeune Crâ grâce à un sort de sa composition qui permettait de disloquer une cible en le mélangeant avec un élément quelconque, un sort que ces professeurs avaient été horrifiés de connaître lors de la présentation de ces travaux. Une fois le danger écarté, elle lui redonna sa forme originelle de Crâ. Il avait été surpris, mais se qu’il retint été qu’une magnifique créature totalement nue lui avait sauvé la vie. Clarie l’avait mis à terre pour avoir osé la regarder tel un Meulou en rut. De cet événement est née une forte amitié qui s’est transformé tout naturellement en amour au fil des années. Ce souvenir lui fit lâcher un soupir dans un tendre sourire.

« Qui-a-t-il maman ? demanda Tinellana en scrutant le visage de sa mère.

- Je pensais à ma rencontre avec ton père, et je me demandais si tu avais trouvé l’âme sœur ma chérie. Ces quatre années n’ont pas été favorables à ce genre de discussions... et les discussions entre filles me manquent ! expliqua la matriarche à sa fille.

- Oh. Et bien... J’ai eu plusieurs aventures... avoua la jeune Crâ avec le rouge aux joues.

- Plusieurs ? Vraiment ? Je peux savoir combien ? Attend ! Tu as fait attention à tes cycles au moins ?! La taquina sa mère.

- Maman ! Stop ! J’ai eu 3 aventures. Le premier était un boufballeur. Un salopard. Cela n’a durée qu’une semaine et, non, il ne s’est rien passé entre lui et moi. S’empressa-t-elle d’ajouter en voyant la mine interrogatrice de sa mère. Le deuxième, était un Sram intello fainéant blond. Là, ça a durée 4 mois. On s’est juste arrêter avant le moment M. Il m’a largué sous prétexte qu’il en avait marre d’être avec moi, mais deux ans après il m’a avoué qu’en fait... bah... il avait eu peur car il commençait à s’attacher à moi...

- T’es sérieuse ? S’indigna sa mère. Mais c’est quoi ces mecs qui ont peur d’aimer ? Ce n’était pas comme ça de mon temps...

- Ouai. Je lui ai dit qu’il était stupide. Répondit-elle à sa mère avec un sourire en coin. Mais bon. Je n’étais pas réellement heureuse avec lui alors c’est du passé. Aujourd’hui c’est un bon pote, même s'il me dévore toujours des yeux. Pour le troisième, ça à durer un peu plus longtemps... 9 mois pour être précise. C’était un Crâ vénérant la déesse chaque jour, lui déposant des offrandes au temple matin et soir... bref un vrai de vrai quoi. Je pensais l’aimer... mais mes amis m’ont ouverts les yeux... il ne faisait pas attention à moi, j’étais invisible : les seules choses qui comptaient pour lui étaient ces potes et la déesse. Alors d’un commun accord nous avons rompu. Je l’ai fais de mauvaise fois malgré tout car je ne me voyais pas sans lui... Énumérât elle à sa mère tout en visualisant la vague de souvenirs qui se succédaient dans son esprit au fil de ces paroles.

- Oh ma chérie... c’est tellement dur de se confronté à la vérité... Je te comprends à 100% !! Mais, dit toi bien que si tes amis t’ont mit en garde contre lui, c’est pour ton bien. Seuls les vrais amis s’inquiètent pour nous. Il n’en reste pas moins qu’il faut faire preuve d’une grande force psychique pour mettre fin à une souffrance qui nous à l’air vitale, et pour cela : je suis très fière de toi ma petite chérie !! La consola-t-elle en la serrant dans ces bras.

- C’est gentil maman...

- Et comment te sens-tu, aujourd’hui, vis-à-vis de ce jeune homme ? Quand tu croise sont regard comment réagissent ton cœur et ton esprit ?

- Et bien, au début j’avais un pincement au cœur mais ma raison me soufflait que j’avais bien fait. Maintenant, mon cœur et mon esprit sont en paix. Seuls quelques souvenirs remontent de temps en temps, mais c’est minime. Je ne pensais pas que j’en serais capable en si peu de temps. Du coup, j’en ai déduit que c’était surement une forte attirance que j’éprouvais pour lui, et non de l’amour avec un grand A. Tinellana avait sortie sont explication naturellement avec une pointe de gaieté.

- Tu as donc bien analysé tout cela. Mais sais tu pourquoi tu t’es remise aussi rapidement ? J’ai l’impression que tu ne me dit pas tout... Me trompe-je ?

- Bah... excuse moi maman, mais si je me suis remise aujourd’hui c’est parce que ce n’était qu’une attirance physique... Non ?! La belle Crâ ne comprenait pas où sa mère voulait en venir.

- Oui et non. Il est possible que tu sois véritablement tombée amoureuse depuis et que cela t’ai aidé...

- Amoureuse ? Maman, sérieusement : je suis très bien toute seule pour le moment et je n’ai pas rencontré quelqu’un de particulier alors cela m’étonnerais fortement ! Objecta la jeune Crâ. En tout cas, si je retombe amoureuse, je te préviendrais, sois en sûre ! Promit-elle à sa mère avec un clin d’œil.

- J’y compte bien ma fille ! Répliqua la matriarche en rendant son clin d’œil à sa fille. Mais en attendant, si on veut être rentrés avant le coucher du soleil on devrait y aller. Je sais que toi, ça te prendrais moins de temps mais je te rappelle que tu accompagne ta vieille mère. Elle donna un coup de coude à sa fille qui éclata de rire.

Le reste des vacances de Tinellana se passa plutôt bien. Elle reprit le rythme familial et n’eut pas l’impression d’avoir quitté les siens pendant 4 ans. Elle passa la majeure partie de son temps avec son frère et son familier.

Au matin de la veille de son départ, le Shushu de la maison vient prévenir ses maîtres de la présence d’une personne importante, une présence totalement inattendue : le proviseur de l’université d’élite, le « Conseiller de guerre du gouvernement de Bonta » et « Grand Maître Magicien » de la cité. Maître Evuojotsih’Pem s’était déplacé, seul, jusqu’à la demeure de la famille Eriamorgel’ Echianub. L’objet de cette visite surprise : la promotion de la jeune prodige de l’université. En effet, le gouvernement de Bonta avait réclamé la présence de la jeune fille dans les rangs de ses archers d’élites après la remise des diplômes du 20 Flovor. Cette décision revenait avant tout à l’intéressée qui devait être au courant des risques d’une telle possibilité de carrière. Il lui expliqua les détails du métier : les missions officielles et officieuses, les complots, les voyages, les dangers, ... Il lui fit un exposé de deux heures sur les atouts et les points négatifs d’un tel futur. Tinellana n’en revenait pas. C’était une opportunité unique qui était l’aboutissement de ces 4 années de travail acharné. Archère d’élite. C’était son but en entrant dans cette université renommée. Son père regardait Maître Evuojotsih’Pem avec un fort intérêt. Parfois, son regard se posait sur sa fille, et il était fier et heureux de cette nouvelle. Clarie, quant à elle, cachait comme elle le pouvait sa déception. Elle n’a jamais aimé l’idée que sa fille risque sa vie chaque jour que les Dieux créaient. Tout cela pour quoi ? Pour qui ? Pour protéger la paix d’un pays et les intérêts des dirigeants tout en protégeant la population ? Cela impliquait toujours une énorme quantité de sang versé, et c’était effrayant. Sa fille était tout se qui lui restait pour perpétuer la lignée direct de Crâ. Elle en était d’ailleurs une digne représentante par sa force d’esprit, son grand cœur et sa vaillance. Mais Tinellana n’en restait pas moins sa propre fille. Nayllinro, lui, était en admiration devant sa sœur et buvait totalement les paroles du proviseur. Il était très heureux pour sa sœur mais se demandait si, lui, serait capable de tout cela. Après que chacun des deux parents ai donné son point de vue à leur fille et à son proviseur, le petit frère fut invité par ce dernier à donner son avis sur la situation. Il expliqua qu’il était fier de sa sœur mais que lui, ne se sentait pas forcément assez fort pour pouvoir suivre la même voie. Tout le monde éclata de rire. Tinellana lui expliqua qu’il était encore jeune et qu’il avait le temps de se poser la question de son avenir. Le proviseur partit le soir même en souhaitant un bon retour à l’université à sa jeune élève.

Le lendemain après midi, une flèche de rappel vint se planter dans le sol, devant l’arbre maison de la famille de Tinellana. Le vent était froid, un tapis de feuilles mortes assez conséquent commençait à recouvrir le sol gelé. La jeune Crâ avait revêtu la même tenue qu’à son arrivée mais avait jetée une cape noir doublée de laine de bouftou sur ses épaules. En ouvrant la porte de la maison, elle rabattit sa capuche sur sa tête et se retourna pour embrasser une dernière fois sa famille. En s’arrêtant devant son père, celui-ci la serra brutalement dans ses bras et lui souffla à l’oreille gauche, les larmes aux yeux : « Puisse-tu un jour me pardonner ma fille ». Surprise par cet élan de sentiments, Tinellana lui rendit son étreinte sans ajouter un seul mot. Elle se retourna et marcha en direction de la flèche de rappel scintillante qui lui faisait face. A mis chemin, Nora lui coupa la route pour réclamer un dernier câlin et c’est avec amour que la belle serra la bête dans ces bras, humant l’odeur sucré de son pelage.

Elle effleura la flèche et dans une bourrasque faisant flotter sa cape, la jeune Crâ disparut comme emportée par les feuilles suivant le chemin que leur indiquait le vent. Seul l’éclat scintillant de l’une de ses mèches de cheveux persistait, emporté par le vent.
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Score : 536

Ah, euh, ba de rien et merci !^^

C'est toujours aussi bon, j'ai bien aimé ce dernier chapitre, tu es douée pour les descriptions, et on en sait plus sur la famille de Tinellana à présent.

J'avoue avoir été... Transportée par l'histoire biggrin (huhu la poésie !). En passant, mes scènes préférées sont quand Tinellana et Nayllinro se préparent et quand le shushu dit à Tinellana que "ce n'est pas gentil, c'est la vérité".

J'espère pouvoir lire bientôt la suite.^^

par contre, on dirait que cette fois tu as été tellement inspirée que tu en as oublié l'orthographe...
C'EST BON ME FRAPPEZ PAS, OUBLIE CE QUE J'AI DIT TINELLANA !

*fuit*

--- Nim ---

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Score : 883
Nim : contente que tu ai été transportée par l'histoire!! c'est un peu se que je recherche alors sa fait plaisir de lire ça biggrin Alala ces deux scènes sont trop mythiques j'avoue : j'étais tellement pliée quand j'ai commencé à écrire ce passage ^^ j'ai du m'y remettre un paquet de fois !! Imagine : en plus d'écrire chaque scène je la met sur en dessin alors impossible de rester sérieuse XD
Fautes, et oui les fautes. j'essaie de corriger au fur et à mesure du coup ^^ D'ailleurs n'hésite pas à me montrer les plus flagrantes hein sa m'aidera un peu smile

EDITS :
- De nouveaux dessins de design sont arrivés!! Direction ma galerie!!

- Suite à de longues conversations avec une certaine personne qui se reconnaitra wink Il m'a paru plus judicieux pour une partie des lecteurs de transformer l'intitulé de mon premier chapitre : il se nommera "PROLOGUE" et non chapitre.
Pourquoi? parce que il n'y a pas de rapports entre les 2 premiers chapitres actuellement. Je voulais que le premier chapitre montre un événement qui se passera après le second chapitre, événement qui devrait arrivé dans 2 ou 3 chapitres normalement.

- Je vais rajouter des dates dans chacune des publications précédentes et suivante pour que vous ne soyez pas perdu lors de la suite de l'histoire.

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Chapitre 3
UN NOUVEAU DEPART !

En cette après midi là, le quartier des ruines de Bonta, en reconstruction constante suite au Chaos d’Ogrest, était en effervescence. Les interpellations des marchands, les conversations des passants, les cris des enfants jouant par ci par là, toutes ces sonorités se mélangeaient pour se répercuter entre les murs des bâtiments longeant les ruelles du quartier. Parmi cette foule, un jeune homme aux cheveux court et châtains achetait de la farine de blé et des œufs de pioulette dans le but de ce faire des pâtes pour le soir même. Soudain, comme piqué par une aiguille de couture il se retourna cherchant quelque chose ou quelqu’un du regard. Se rassurant, il leva la tête vers le ciel clair de l’automne : ces yeux, cachés derrière de fines lunettes, scintillaient de joie. Il paya le paysan et s’en retourna chez lui.


[Au même moment, Université d’Elites de Bonta]


Une vive lumière allant en direction du balcon attira l’attention de l’homme, qui s’en approcha. Dans une légère déflagration, une jeune femme recouverte d’un manteau de cuir de bouftou noir à capuche apparu devant lui. Il alla l’accueillir :

« Bienvenu à toi, ma chère Tinellana ! S’exclama-t-il de façon guillerette.

- Bonsoir, Maître Evuojotsih’Pem, répondit elle à son proviseur.

- Tu auras certainement remarqué que tu as atterrit dans mon bureau. Voyant qu’elle acquiesçait de la tête il continua. Ta présence ici est due à ton futur Mentor, le chef des Archers d’Elites. Il la vi frissonner et s’exclama : mais quel malotru je fais ! Mais rentre au chaud voyons ma chère ! Il l’a poussa doucement à l’intérieur de la pièce, où elle ressentie une douce et agréable chaleur l’enveloppé. Elle quitta son manteau, le posa sur le dossier d’un fauteuil, et s’assit en attendant le reste du discours du proviseur de l’université. Après lui avoir servit une tasse de chocolat chaud il poursuivit. Je disais donc que Niavlys souhaitait te rencontrer en ma présence. Apparemment, il voudrait commencer à te mettre au parfum de certaine chose, étant donné que tu seras son second. Je vois que tu à hausser un sourcil, tu as des questions ?

- Et bien, dans un premier temps, c’est la première fois que j’entends le nom du chef des Archers d’Elites. Mais cela n’a pas d’importance. Je suis très étonné qu’il veuille déjà me faire part de mon futur travail alors qu’il me reste encore un peu plus de 2 mois à faire avant la remise des diplômes.

- Il est important que tu sois au courant de notre mission actuelle afin de te mettre tout de suite dedans après ta remise de diplôme. Voila pourquoi. Ce n’était pas Maître Evuojotsih’Pem qui avait parlé. La jeune Crâ se retourna sur son fauteuil et vit le fameux Niavlys, le chef des Archers d’Elites. Elle se leva précipitamment, avec beaucoup de grasse toutefois, et s’inclina devant son futur Mentor.

- Bonsoir Maître Archer.

- Bonsoir Tinellana. Je vois que tu es aussi ponctuelle et bien éduquer que se que l’on prétend. Assit toi je te pris. Elle s’exécuta. J’ai voulu cette entrevu avec ton proviseur car, lui aussi fait partit des services du gouvernement de Bonta. Il n’est pas seulement recruteur. Il représente l’information à lui seul, de part sont réseau de source qui s’apparente beaucoup à s’y méprendre à une toile d’Arakne géante. Un sourire amusé arbora le visage de l’intéressé. Il est donc un acteur majeur du gouvernement pour chacune de nos missions. Notre mission principale concerne une sorte de secte dont les membres sont éparpillés dans les quatre Cités-Etat du monde des Douzes. Leurs membres sont presque invisibles de nos services. Cela va bientôt faire 10 ans que nous constatons quelques unes de leurs actions. La principale est l’enlèvement de personnes qui n’ont aucun rapport de vie entre elles.

- Cela signifie que vous avez trouvé au moins un rapport entre chacun d’entre eux, non ?

- Tu es très perspicace jeune fille. J’y viens. Un groupe de nos Alchimistes, s’est penché sur leur patrimoine génétique, et donc sur leur ADN, qu’ils ont pu récolter sur leurs effets personnels. Ils ont trouvé des séquences d’allèles particulières. En effet, celles-ci possédaient des nucléotides nouveaux, inconnu jusqu’alors. Ils se sont donc empressés de faire des tests sur un bon pourcentage de la population et le résultat est que seul, les membres de leurs familles, un par générations, toujours du même sexe que la victime, portait ces séquences d’allèles. Le meilleur, c’est que cette séquence se retrouve dans les gamètes de ces individus. C’est donc un gène dominant qui se transmet de mère en fille et de père en fils. Sur les 4 Nations seules une petite vingtaine de familles sont concernées, sans compter ceux que nous n’avons pas inclus dans le pourcentage.

- Seulement une vingtaine de famille ?! Elles n’ont qu’un gène en commun ? Même pas un évènement passé ? Tinellana était incrédule face à l’information énorme que Niavlys venait de lui fournir.

- Même pas un événement passé.

- Et les Alchimistes en on déduit quoi alors ? Le questionna le proviseur.

- Pour une fois, ils étaient tous unanimes et catégoriques face à cette découverte : ce sont des descendants directs des différents Dieux.

Une fois son entrevue avec le proviseur et le chef des Archers d’Elites terminée, Tinellana prit le chemin de sa chambre. Il se faisait tard, la nuit s’était bien installée et l’on voyait parfaitement bien les étoiles du Krosmoz dans le ciel. Une brise trop fraîche se faisait sentir : il allait encore geler cette nuit. L’Université et son dortoir étaient séparés. Il n’y avait pas de séparation fille – garçons dans les couloirs du dortoir. Les deux bâtiments se trouvaient à la limite Nord Ouest du quartier des ruines. On marchait une cinquantaine de pas et on était dans le quartier Général de Bonta où se tenait le QG politique, juridique et martiale de la Grande Nation.

Au moment de tourner au niveau de son couloir, elle heurta de plein fouet une personne de haute taille. Il la dépassait d’une tête et demie au moins ! La jeune Crâ leva le menton pour dévisager celui qu’elle avait heurté : cheveux châtains courts, des yeux marron noisette, des lunettes aux verres fins et aux branches finement sculptées, une musculature bien dessinée, raisonnable et suffisante, de grandes mains fines et une barbe mal rasée. Firerazer avait beaucoup de prestance et imposait le respect de part sa grande taille. Il se confondu en excuses auprès de son amie, et ajouta qu’il était heureux de son retour parmi eux. En effet, ils faisaient tout deux partis d’un groupe d’amis qui c’était formé dès le début de leurs études respectives à l’Université. Ce groupe était très soudé. Et d’ailleurs, deux des ex petits copains de la belle Crâ en faisait parti. Depuis quelque temps elle se surprenait à admirer Fire, son surnom, en pensant au goût que pourrait avoir ces lèvres. Sornettes ! Sa dernière aventure l’avait guérit de l’amour pour un moment ! Et pourtant, depuis sa rupture avec Hatsom, elle s’était beaucoup rapproché de Fire, qu’elle ne connaissait que très peu en réalité.

Revenant à la réalité, elle l’excusa et lui demanda comment s’était passé son mois, et si elle avait raté un évènement intéressant, au moment où son estomac gronda de protestation. Gênée mais entrainée par le rire de Fire, elle éclata d’un rire cristallin.

« A ce que je vois tu n’as pas dû manger et vu l’heure qu’il est je te propose des pâtes à la crème de Moogrr accompagné avec des lardons : cela t’inspire-t-il ?

- C’est très gentil de ta part Fire ! J’avoue que je n’ai pas eu le temps de faire des courses, alors j’accepte ton offre avec grand plaisir ! »

Elle le suivit jusqu’à sa chambre. Une grande pièce séparée par un muret faisait office de salon et de chambre à couché à la fois. De l’autre côté du muret se trouvait la cuisine. Les murs étaient couverts d’étoiles : il représentait le Krosmoz. Firerazer pris une boîte dans son placard et y versa des pâtes. Il le tendit à Tinellana qui le remercia chaudement. Il décida de la raccompagner jusqu’à sa chambre afin de lui raconter les dernières nouvelles mensuelles de la vie de l’université. Leur complicité était tellement naturelle qu’on aurait dit qu’ils se connaissaient depuis toujours alors qu’en réalité, il ne se connaissait réellement que depuis 2 ans et demi. Dans un bonheur partagé, ils se quittèrent pour aller se reposer. Chacun d’eux s’endormit le sourire aux lèvres en pensant à leurs retrouvailles du soir même.

[Deux mois plus tard, jour de la remise des diplômes, le 20 de Flovor de l’an 1202]


Le soleil rougeoyant se levait sur la ville de Bonta, rosissant le ciel vierge de nuages, et le chant des oiseaux résonnait entre les arbres et les murs de l’Université, tel une douce mélodie destinée à réveiller en douceur les étudiants. Dans la grande cours, une grande quantité de chaises blanches avait été érigées en lignes : il y en avait tellement que l’herbe été difficilement visible dans cette petite étendue verdoyante. Lorsque l’on regardait dans la même direction que ces chaises, on pouvait voir une sorte de promontoire très large, en bois : la scène des promus. Aujourd’hui été un grand jour pour les étudiants de dernière année : ce jour déterminera leur avenir au sein de la Grande Cité. Une forte effervescence et une grande excitation régnait dans les couloirs des dortoirs. Chacun se préparait pour cette cérémonie, même les étudiants des promotions postérieures seraient présent lors de cet évènement annuel.

Pendant que le soleil continuait sa course lente et chatoyante dans le ciel d’azur, l’affolement gagnait les couloirs des dortoirs de chacun des cursus d’apprentissage que proposait l’Université. Tinellana avait finit de repasser sa tenue d’archère et avait lustré ses deux dagues ainsi que son arc et ses flèches. Elle était stressée à un point tel que ses mains ne s’arrêtaient pas de trembler malgré tout ses efforts pour se contrôler. Sa chambre était plutôt modeste : lorsque l’on ouvrait la porte d’entrée on pouvait voir en face de nous un lit qui se situait sous la fenêtre principale, sur la droite se trouvait le coin cuisine avec une table à manger. Celle-ci était séparait du reste de la pièce par un muret. A gauche de la porte d’entrée se situait, dans une petite pièce séparée du reste, la salle de bain contre laquelle était adossé un plan de travail suivant le mur jusqu’à la fenêtre. Tinellana avait posé sa tenue sur son lit et essayait, sans succès, de contenir les tremblements de ses mains. Elle décida alors de prendre une douche bien chaude qui pourrait peut être réussir à la détendre : elle avait encore le temps, il était seulement 7h00 du matin et la cérémonie commençait à 10h00, ce qui lui laissait trois heure pour finir de se préparer. La jeune Crâ laissa donc glisser le long de son corps svelte sa chemise de nuit en satin rose cendré, comportant quelques dentelles par ci par là, qui se déposa avec légèreté sur le sol. Elle l’enjamba et parti d’un pas pressé en direction de la douche. L’eau chaude eu du mal à la détendre tellement le stress était bien encré jusque dans les plus petites cellules de son corps. Savourant ce moment de repos et de tranquillité elle ferma les yeux, laissant l’eau glissé sur son visage.

!! BOUM !!

Une explosion fit sursauté la belle Crâ qui sortit aussitôt de sa douche, attrapant au passage une serviette, qu’elle se noua autours du corps, et son arc, en cas de nécessité. Elle sortit à la vitesse d’une flèche chercheuse de sa chambre, l’arc tendu en direction de la provenance de la détonation. Le couloir était enfumé et son voisin de la chambre d’en face sortit quelques secondes après elle. Celui-ci était un jeune Crâ du même âge qu’elle, ses cheveux longs étaient rassemblés en une queue de cheval mis basse, parcourus de quelques tresses fines parsemées de perles de bois sculptées, et son visage fin était encadré par deux longues mèches parcourues elles aussi par des perles de bois sculptées. Sa peau, anormalement blanche, faisait ressortir ses yeux de couleurs verts d’eau ce qui était assez dérangeant et rendait difficile le soutien de son regard au cours d’une conversation. Hatsom était vêtu d’un pantalon en tissus noir tenu par une ceinture en cuir blanc et d’un t-shirt à manche longue en tissus noir brodé de motifs blancs sur le bas des manches et au niveau du torse. Lui aussi avait tendu son arc en direction de la détonation.

« Toujours aussi réactive Tine ! lui lança-t-il avec un sourire en coin. Quelle est la cause de tout ce remu ménage de si bon matin ?

- Aucune idée Hatsom. J’étais sous la douche au moment des faits et je viens à peine d’arriver sur les lieux. Le visage de la belle était fermé : elle était concentré sur la situation et ne remarqua pas le regard appréciateur de son ami, qui, rougissant, sursauta lorsqu’elle se retourna vers lui. Ne lance pas de flèche ardente : tu ferais cramer l’étage. J’aimerais que tu lance une flèche tempête pour faire évacuer toute cette fumée qui nous empêche de voir se qui se passe. En attendant je me tiens prête à réagir en cas d’attaque : en bref, je te couvre. Se ressaisissant, le jeune Crâ prépara sa flèche.

- Ok. Je me roulerais sur le coté droit tout de suite après avoir tiré pour que tu puisses répliquer plus rapidement alors. »

Hatsom banda son arc et après quelques secondes, il relâchat sa flèche tempête dans un souffle. La fumée s’évapora laissant apparaître Enag allongé sur le sol, noir de suie. Comprenant qu’il n’y avait pas plus de menaces, Tinellana fit disparaître son arc et se précipita sur le blessé.

« Enag ! Tu m’entends ? Elle s’était agenouillée prêt du corps de son ami et s’activait à vérifier son souffle et les battements de son cœur. Hatsom, quant à lui la rejoint quelques secondes plus tard, après avoir vérifié le reste du couloir, rassuré les curieux et apaisé les inquiets.

- J’ai sécurisé le secteur. Comment va-t-il ?

- Bien. Son souffle et son rythme cardiaque son normaux. Le choc as dû lui faire perdre connaissance. Tu peux aller me chercher un saut d’eau froide s’il te plait Hatsom ?

- Un saut d’eau froide ? T’es sérieuse ? Après un choc pareil ? Ce n’est pas dangereux ?

- Va me chercher un saut d’eau froide tout de suite ! Le coupa-t-elle en le fusillant du regard.

Hatsom revint quelques secondes après avec un saut d’eau froide remplit à ras bord qu’il tendit à Tinellana. Celle-ci ce leva, recula de quelques pas avec le saut dans les mains, puis, lança son contenu sur le jeune Sram à terre. Sous le choc de l’eau glacée, ce dernier ce releva d’un bond le regard affolé et le corps parcouru de frisson. Entendant le rire cristallin de Tinellana mêlé à celui, plus grave, de Hatsom, il se retourna en direction de ces deux compères. Ses cheveux blonds, mi long, dégoulinaient sur sa peau blanche et sur ses vêtements noir trempés. Ceux-ci moulaient sa musculature fine et accentuaient sa silhouette squelettique. Quand son regard électrisant d’un bleu glacier croisa celui de Tinellana, celle-ci senti une décharge lui parcourir la colonne vertébrale, ce qui la fit frissonner. Ils avaient partagé 4 mois de leur vie ensemble, 4 mois pendant lesquels Enag s’était rendu compte qu’il s’attachait beaucoup trop à la jeune femme, chose qui ne lui était jamais arrivé auparavant, lui, le plus grand coureur de jupon de l’Université.

« Merci Tine pour cette douche froide ! Tu m’a remis les idées en place ! La remercia-t-il avec un clin d’œil.

- Mais de rien Enag, tu sais bien que c’est un plaisir pour moi de te rendre service, répliqua la Crâ avec un large sourire. Mais dit moi, qu’est-ce que tu as encore fait ? Tu te rends compte que le couloir est noir de suie, tout comme toi avant que je te balance de l’eau ?!

- Tu es totalement inconscient Enag. Tu aurais pu blesser quelqu’un espèce d’idiot ! Le gronda Hatsom.

- Hé ! On se calme les jeunes !! D’une, ce n’est pas moi qui suis à l’origine de la déflagration... enfin... pas directement... il fut couper par un ordre sec de Tinellana.

- Explique-toi s’il te plaît.

- Et bien j’ai reçu une grosse boîte de chocolat ce matin et j’ai voulu l’ouvrir pour l’entamer ... et BOUM ! Heureusement que j’ai senti l’odeur de la poudre : du coup, j’ai eu le temps de la lâcher. Mais je n’ai pas eu le temps de me mettre à l’abri. Voyant le regard interrogateur de ces deux amis il précisa : cette boîte venait de ma copine qui n’en est pas vraiment une en fait... une Roublarde un peu psychopathe et sadique sur les bords...il s’arrêta dans sa réflexion en bugant sur la tenue de sa belle amie. Dit voir Tine... tu devrais pas t’habiller trop souvent comme ça : c’est assez excitant ! » Tinellana, prenant conscience de sa tenue, tira un peu sur sa serviette mouillée et se mit à rougir comme une pulsatille rouge. Hatsom, quant à, lui détourna le regard, gêné.

Enag dû aller s’expliquer auprès de son mentor peu de temps après. Un Xélor, agent de nettoyage, avait remis le couloir en état grâce à un sort rollback. L’incident ne s’était pas ébruité d’avantage et l’heure de la cérémonie arriva.

Il y avait du monde dans l’immense cour de l’Académie : les familles des étudiants concernés par la remise des diplômes étaient présentes en plus de tous les autres étudiants de l’Université. Maître Evuojotsih’Pem, le proviseur de l’Université d’élite fit un long discours sur le potentiel de tous ses étudiants et commença à décerner les différents diplômes aux étudiants promus. Une fois la cérémonie terminée chacun fut libre de rejoindre sa famille. Avant cela, Tinellana fut interceptée par son proviseur : il lui transmit un rouleau de parchemin roulé et fermé par le sceau de cire bleue de l’Académie, un arbre, symbole de la Grande Cité, enroulant par son branchage et ses racines un œuf représentant la jeunesse bontarienne. Le cadre dans lequel s’inscrivait cet œuf représentait l’enseignement de la force et de la défense au profit de Bonta. En lui remettant ce parchemin, le proviseur lui chuchota à l’oreille qu’elle devrait l’ouvrir quand elle serait sûre d’être seule et sur ces paroles il disparut dans un nuage de poussière.

« Hey ! Tine ! »

En se retournant, elle vit ces amis Lein, Hatsom, Enag, Hepipline, Firerazer, Houtep, Buoca et Liugue courir dans sa direction. Lein, le jeune homme mi Sadida mi Iop de la bande, sauta au coup de la belle Crâ, ce qui faillit la renversé.

« Toutes mes félicitations pour ta promotion !! Embarrassée, elle le repoussa gentiment.

- Pourquoi donc ? Je te rappelle que l’on à tous été promus, d’ailleurs pour fêter ça on devrait aller boire un lait de bambous !

- Pourquoi ?! S’exclama Hepipline. Mais parce que tu es la meilleure de la promo bon sang !! Voila pourquoi !! En plus, le gouvernement t’a déjà recruté en tant que second maître archère alors on est super fière de toi !! Ce grand Roublard fortement musclé possédait une barbe et avait les yeux d’un noir ténébreux tout comme ces cheveux courts. Il avait une allure décontracté et dégageait une certaine aura mystérieuse qui faisait que Tinellana ne lui faisait pas réellement totalement confiance, malgré sa grande sympathie pour lui.

- Oui bah faut pas en faire tout un plat non plus : vous aussi vous avez tous été recruté par le gouvernement alors ce n’est pas vraiment exceptionnel non ?

- Mais toi, à la différence de nous, tu va intégrer directement le haut de l’échelle hiérarchique : ce n’est pas rien. Répliqua Buoca, la Sadida frisée rousse à la peau de porcelaine, d’une voix admirative.

- L’important c’est que nous ayons tous réussi. Allons boire un lait de bambous : le buffet est gratuit alors autant en profité, non ? » Firerazer avait parlé après avoir posé une main sur l’épaule droite de Tinellana. Sa stature imposante avait fait taire le reste du groupe et après qu’ils aient tous acquiescé à la proposition du grand Crâ, ils prirent tous le chemin du buffet qui se trouvait quelques mètres plus loin.

Une fois seuls, Firerazer se pencha et murmura à l’oreille de la belle Crâ : « Nous sommes très admiratifs, et surtout moi. » Tinellana se retourna et fut collée contre le torse du jeune homme : le rouge lui monta aux joues. « Nous allons tous suivre un chemin différent à partir de maintenant, j’espère que l’on arrivera à rester en contact ! » La jeune Crâ acquiesça. « Mais tu sais, le plus dur pour moi sera d’être loin de toi ». Sous le choc, Tinellana en resta bouche bée. Son cœur battait la chamade. Etait-ce cela que voulait lui dire sa mère il y a deux mois ? S’était elle rendu compte de se que sa fille s’interdisait ? Son cœur lui disait de foncer, qu’elle ne pouvait rater cette occasion, alors que son esprit, plus réticent, lui conseiller d’être prudente : encore un jeune homme sans expérience qui se fiche royalement des sentiments des autres. Elle fut interrompue dans ces réflexions par un cri familier qui l’appelait : son frère accourait dans sa direction. Elle lui tendit les bras et il n’hésita pas à lui sauter dessus. Ces parents suivirent et elle les présenta à Firerazer qu’elle caractérisa comme l’un de ces grands amis. Son père commença à parler avec le jeune Crâ alors que Clarie taquinait sa fille sur le statut de son « grand » ami. Ils furent interrompus par l’arrivée des parents de Firerazer. Ceux-ci discutèrent longtemps avec la jeune fille et sa famille. Au loin, Lein interpella ces deux amis afin qu’ils viennent boire leur lait de bambous avec les autres.

Pendant ce temps, sur les toits des bâtiments de l’Université, deux ombres discrètes surveillait la scène : l’une svelte, accroupie sur le toit et possédant un carquois dans le dos, l’autre en lévitation les bras croisés.

« Il est temps de passer à l’action »
 
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Score : 17

Bonjour à vous jeunes habitants du monde des Douzes!! C'est Tinellana sous un autre compte!!

Bah oui, il y a eu plus d'une quarantaine de vue depuis mon précédent poste récent et aucun commentaire alors comme mes chapitres sont long je préfère poster sur un autre compte pour faire une vrai coupure visuelle. En tout cas toutes ces vues en peu de temps m'ont fait vraiment plaisir : cela signifie qu'il y a du monde qui me suit et j'en suis très heureuse!!

Bon je n'ai pas refait de dessin pour le moment : pas le temps.

Place à un nouveau chapitre!!

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Chapitre 4
LE FEU D’EXTERNAM


Avant de retourner chez elle avec sa famille, Tinellana eu le temps de profiter de ses derniers moments avec ses amis. Ils rirent beaucoup de leurs spéculations sur leurs propres avenirs et se promirent de se revoir rapidement en se donnant rendez-vous six mois plus tard devant les portes de l’université : cela laisserait le temps à tout le monde de faire son petit bout de chemin. Au moment des adieux, la jeune Crâ, sur la pointe des pieds, colla un doux baiser sur la joue gauche de Firerazer. Un baiser léger et rapide qui ne resta pas inaperçu aux yeux de Hatsom, qui ravala une fureur sans nom. Comment se faisait il qu’il ressentait de la haine envers Fire alors qu’il n’était plus avec Tine depuis longtemps ? Enag, en bon Sram qui se respecte, vit le baiser plein de tendresse que la belle Crâ donna à son ami, mais il vu aussi la jalousie haineuse que transmettait les yeux du jeune Crâ pieux. Ce baiser lui pinça le cœur, mais il s’était promis de toujours aider au bonheur de Tinellana. Ainsi, le jeune Sram se jura d’avoir une discussion avec son ami le grand Crâ. Il jouera les anges gardiens de l’ombre, comme d’habitude...

[Forêt de Tonkult à Bonta, milieu d’après-midi, le 20 de Flovor de l’an 1202]


Tinellana était enfin de retour parmi les siens : pendant quatre longues années la jeune Crâ fut éloigné de sa famille pour aller étudier dans l’université la plus renommé de tout Bonta, une université qui, comme son nom l’indique, forme l’élite de Bonta. Aujourd’hui, elle venait d’avoir son diplôme d’archère d’élite alchimiste spécialiste du corps à corps. Cela signifiait qu’elle était apte à entrer dans le monde du travail et à participer à la vie de la Grande Cité. La belle Crâ et son petit frère, arrivés chez eux après leurs parents, s’arrêtèrent devant le grand chêne qui leur servait de maison.

« Dit Tine, qu’est ce que tu va faire maintenant ? Tu va rester à la maison ? La petite voix fluette de son frère été teinté d’une inquiétude qui la toucha.

- Tu sais frangin, pour l’instant je vais rester à la maison. Après quatre années à étudier j’ai un peu besoin de vacances hein ! Je ne suis pas un Steamer moi ! Lui expliqua-t-elle avec un clin d’œil. Et puis, tu sais très bien que le gouvernement m’a engagé dans ses archers d’élites. Cela signifie que pour le moment je reviendrais tout les soirs à la maison sauf missions spéciales.

- Pourquoi tu dis ‘pour le moment’ ?

- Parce que je suis deviens une adulte et que je vais devoir construire m’a propre vie. Celle-ci ne sera pas forcément tout près de toi Nayllinro, ou près de maman et papa. Je serais peut être amené à rencontré à homme que j’aimerais et qui m’aimera autant. Ensemble on fondera surement une famille, et encore... enfin bref, du coup je partirais vivre avec ce mec. Mais cela ne m’empêchera pas de venir vous rendre visite rassure toi petit monstre ! Elle accompagna ses paroles en ébouriffant les cheveux de sont frère.

- Hé ! Protesta-t-il. Oui c’est bon j’ai compris ! En tout cas, tant que tu ne nous oublis pas moi sa me va. Et au fait en parlant de mec : j’ai vu le bisou que tu as fait à ton ami Fire !! Le rouge lui montant aux joues, sa sœur répliqua avec un air faussement désabusé :

- Et alors ?

- Bah et alors tu l’as trouvé ton mec ! Vous êtes tout les deux amoureux !

- Je ne peux décidément rien te cacher gamin ! Eclata-t-elle de rire.

Ils furent interrompu par la voix de Clarie qui leur demandait de rentrer pour ranger leurs affaires alors ils déguerpirent à la vitesse d’une flèche chercheuse dans leur chambre.

Cela faisait tout drôle à Tinellana de se réinstaller dans sa chambre, cette fois définitivement. Alors qu’elle rangeait ses vêtements dans son armoire, le shushu apparu sur le mur d’à côté pour lui souhaité un bon retour parmi eux. C’était Clarie qui était la gardienne de Nasierbam, un shushu mineur. Ce démon de la dimension Shukrute dirigé par Rushu, fut emprisonné dans ce chêne bien avant le chaos d’Ogrest. D’après la mère de Tinellana, ce serait un aventurier qui l’aurait maîtrisé. Hargneux et désireux de faire souffrir ceux qui l’avait enfermé, le shushu fit de ce vieux chêne une sorte de maison hantée jusqu’au jour où l’arrière arrière arrière grand-mère de Clarie arriva. Cette femme possédait un caractère fort et ne se laissait pas marché sur les pieds, ainsi, pour se faire obéir de ce shushu enragé elle mis le feu au vieux chêne. Nasierbam ne compris pas tout de suite se qui se passait, puis voyant les flammes à ses pieds, il pria la Crâ d’éteindre le feu. Pas dupe, celle-ci lui fit conclure un marché qu’il accepta. De ce conflit naquit une grande complicité entre eux. Mais au fur et à mesure que le temps passait la vieille Crâ commençait à lâcher la vie comme une corde trop usée d’avoir servit pour tirer à l’arc. Fou de chagrin, il fit une promesse à la Crâ sur son lit de mort : il servirait ses descendants jusqu’à la chute de la lignée. Depuis ce jour, en souvenir de son amie, le shushu protégeait et servait ses descendants avec la même joie et la même complicité que celles qu’il réservait à sa défunte maîtresse.

TOC TOC

La jeune Crâ fut tiré de ses rêveries par l’entrée discrète de son frère. Elle se retourna vers lui et vit qu’il tenait quelque chose derrière son dos.

« Je ne te dérange pas Tine ?

- Non, ne t’inquiète pas, j’ai presque terminé. Que puis-je pour toi petit prince ? »


Il se dirigea vers le lit de sa sœur et s’assit à un bout. Il tapota la place à côté de lui pour qu’elle vienne s’assoir près de lui, se qu’elle fit. Tout rouge, le jeune Crâ prit sa respiration et tendit un petit paquet à sa sœur en disant :

« Bon anniversaire ma sœur ! »

Abasourdie, celle-ci répondit :

« Mais ce n’est pas aujourd’hui !

- Je sais, mais je voulais que ce soit notre secret à nous. Comme avant que tu partes pour tes missions. Un voile de nostalgie éclaira ses petits yeux verts.

- Oh Nayllinro, tu es le meilleur des petits frères ! elle le serra dans ces bras mais il la repoussa comme il pu.

- Mais dit pas ça ! Parce que si tu l’aime pas, tu vas regretter se que tu as dit ! Dit-il en lui tirant la langue. Elle lui tira la langue en retour. Allez : ouvre !! » S’impatienta-t-il.

C’était un pendentif en crystal bleu translucide représentant un papillon. Quand elle l’effleura, une photo hologramme de Clarie, Ecreijnarne, Nora et Nayllinro souriant devant le grand chêne apparu devant elle. Ce genre de photo ne figeait pas réellement la scène. On pouvait sentir la légère brise du jour où fut prise cette photo mais aussi les parfums de la forêt. Ses parents et son frère n’était pas statiques : on pouvait voir leur cage thoracique se soulevé au rythme de leur respiration. C’était magnifique.

« Frangin mais où as-tu trouvé ça !! C’est magnifique !

- La pierre utilisé est une Ogrine et elle à été agrémenté d’un sort Féca pour qu’apparaisse la photo. Voyant sa sœur admirative, un large sourire ce dessina sur ses lèvres.

- Une Ogrine ? Du wakfu cristallisé ? Tu es sérieux là ? C’est hyper rare et comme tous ce qui est rare, c’est onéreux : tu as dû payer cela une fortune !! Tu es dingue !!

- Et bien ceci ne te regarde pas !! En tout cas, maman et papa m’ont aidé : c’est un bijou unique car il a été créé spécialement pour toi. Il ne reconnait que tes empreintes. Personne d’autre ne peut voir la photo si tu ne l’active pas.

- Waouh. Impressionnant et magnifique ! Du coup, ce n’est pas vraiment notre secret alors ! le taquin-t-elle.

- Bah fallait bien que je trouve une excuse. En fait, on devait vérifier s’il marchait. Du coup, je vais indiquer au fabricant que tout fonctionne.

- Nous sommes heureux que cela te plaise ma chérie. L’arrivée de Clarie et de son mari fit sursauter la jeune Crâ.

- Vous vous rendez compte du coût pharamineux que cela à dû vous coûter !! Je suis choquée et en même temps agréablement surprise.

- L’important est que cela te plaise ma fille, ajouta son père.

- Comme ça, quand tu partiras loin tu nous auras toujours avec nous !! » S’exclama Nayllinro en serrant sa sœur dans ces bras.

Emue, Tinellana se leva et serra sa mère, son frère et même son père dans ses bras.

[Forêt de Tonkult à Bonta, soir, le 22 de Flovor de l’an 1202]


Ce soir là, le grand chêne était fort animé. En effet, c’est aujourd’hui que l’on fêtait les 18 ans de Tinellana, ce qui signifiait que son signe du Doziak était les Pichons. Ce soir là, seuls ses parents et son frère étaient présents et pour cause : à chaque fois que ses grands parents maternel et paternels étaient conviés au même moment on se croirait dans un énième aurore pourpre ! Les parents de son père étaient pro Crâ et ne souhaitaient pas les mélanges de sang d’espèces. Or, du côté de sa mère, ils n’étaient pas tous des Crâ, d’où les querelles incessantes. Du coup, on les invitait toujours séparément.

Clarie apporta un gâteau au chocolat et aux noisettes, le préféré de sa fille, agrémenté de 18 bougies.

« Oublis pas de faire un vœu avant de souffler tes bougies ! » lui rappela son frère.

Fermant les yeux, elle fit son vœu et souffla sur ses 18 années, sous les chants de bon anniversaire de son frère et de son père, et sous le regard attendrit de sa mère. Nora s’approcha de sa sœur d’âme : elle portait dans sa gueule un petit panier de roseau remplis de paille. En son centre reposait un œuf plus gros que celui d’un Tofu.

« [Tiens Tine, c’est un cadeau pour toi. Celui là est de la part de tout le monde, moi y compris]. Elle posa avec délicatesse le fragile paquet sur les genoux de Tinellana qui, surprise, gronda son entourage,

- Là c’est trop !! Je veux bien ne pas râler pour l’ogrine sculptée mais un œuf en plus ... !

- Ma chérie, ce présent n’est pas réellement pour toi en fait, commença sa mère. En fait, maintenant que tu fais partie des Archers d’Elite de notre belle et grande cité, tu seras amené à voyagé très souvent. Un oiseau, ton oiseau, que tu auras dressé, sera le meilleur moyen pour garder contact avec ton entourage : nous, plus particulièrement. Elle insista sur ces derniers mots avec un sourire qui laissait prévoir qu’elle devait avoir une discussion avec sa fille.

- Tu n’auras aucune excuse pour ne pas nous donner de tes nouvelles ! S’exclama le jeune Crâ.

- Il faudra juste que lors de son éducation tu lui apprennes à survivre à ceux qui voudront l’éliminé : les autres rapaces, les espions et j’en passe. Sinon, il ne fera pas long feu le pauvre petit, lui conseilla son père.

- Je... je ne sais pas quoi dire... commença la jeune Crâ.

- [Et si tu commençais par nous remercier au lieu de nous faire la morale ?] Lui répondit Nora en grognant gentiment. Tinellana éclata de rire et ajouta :

- Nora à raison : merci à tous !! Je ne risque pas de vous oublié, dois-je vous rappelez que vous êtes ma famille ? une famille, ça ne s’oublie jamais, même lors de désaccord, sur ces derniers mots elle sourit à son père. La jeune fille commençait à pardonner à son père son comportement vis-à-vis de sa reconnaissance du gouvernement, même si l’incompréhension était toujours présente au fond de son cœur. Les larmes aux yeux, son père l’a pris dans ses bras.

- Attention papa : tu va m’étouffer avec ta force surhumaine !! » Le taquina-t-elle.

Tinellana examina enfin l’œuf : il faisait à peu près le double d’un œuf de Tofu et était d’un gris anthracite parsemé de petites tâches rouge qui faisaient pensé à des tâches de rouilles. La Crâ glissa délicatement ses deux mains sous l’œuf pour le soulevé avec beaucoup de précautions : elle ne voulait pas le laissé tomber au risque de le brisé. Ce délicat petit être dégageait une chaleur incroyable ! Elle jura à ses parents, à son frère et à sa sœur d’âme qu’elle l’élèverait le mieux possible et qu’elle le traiterait comme un membre de la famille à part entière, de la même manière que Nora. Sur ces bonnes paroles elle déposa un doux baiser sur la coquille toute chaude. Tout à coup, l’œuf se mis à gigoté comme répondant au baiser de la jeune fille, puis la coquille se mis à se fendre : toute la famille se rassembla autours de l’œuf pour voir l’arrivée du nouveau venu. La coquille se fissura de part en part, puis, brusquement s’effondra. Seul restait un bout de coquille sur la tête du petit oisillon qui venait de poussé son premier cris. Lorsqu’il ouvrit les yeux, son regard se posa directement sur Tinellana qui était la première devant lui, et comme n’importe quel oisillon sortant de son œuf, il l’a pris pour sa mère. Celle-ci l’examina avec un tendre sourire : il ne possédait pas encore de plumage mais l’on pouvait d’ors et déjà dire que c’était un Péroucan. Elle le vit greloté et demanda à son frère de lui apporté une petite couverture et l’enveloppa délicatement avec. Il fit un petit piaillement aigu d’un air satisfait comme pour remercier sa maman. Nora approcha son museau du petit volatile et huma la serviette :

« [Hé ! Mais c’est ma serviette de quand je n’étais qu’une petite milimulou ! A peine arrivé et il me pique déjà mes affaire !] protesta cette dernière avec un grognement faussement désabusé,

- Tu ne vas pas commencer à être déjà jalouse ma sœur ! Rigola la jeune Crâ à l’attention de Nora.

- Tu sais Nora, vu que tu va nous quitté pour suivre Tinellana, tu es tout aussi responsable de ce petit Péroucan qu’elle. Et puis, il n’y a aucune raison que tu sois jalouse, Tinellana et toi c’est pour la vie ! Clarie câlina Nora pour la rassuré.

- [Je sais bien Clarie, ne t’en fais pas. Je protégerais se petit au péril de ma vie, comme je protégerais ma sœur tout au long de sa vie !] »

Tinellana, rapporta les paroles de Nora à sa mère, qui lui offrit un baiser sur le dessus de la tête. Satisfaite, Nora lécha du bout de la langue le petit être, ce qui le fit sursauter et rire toute la famille.

!!CRRAC !!

Brusquement, les vitres de glaces translucides volèrent en éclat et des hommes habillés de noir firent irruption dans la maison. Certain déboulèrent dans les escaliers mais ceux-ci se virent poussés des pics acérés qui transpercèrent les intrus.

« Maîtresse ! Nous sommes attaqués ! Je les retiens comme je peux : fuyez !! » S’écria Nasierbam.

Toute la famille fut réactive : Tinellana, avant de sortir son arc, confit l’oisillon à Nora, elle avait pris soin de le mettre dans un sac rembourré qu’elle glissa autours du coup de Nora ; Ecreijnarne avait sortit son arc et commençais à repousser les assaillants ; Clarie incanta et les débris de glace se rassemblèrent pour former un dragon de glace vivant qui cracha des pics de glaces transperçant les ennemis ; Nayllinro quant à lui dématérialisa une balise terrestre et la déclencha avec une flèche criblante se qui fit tomber face contre terre certains agresseurs.

Il en sortait de toute part. La Muloune c’était jointe à eux après avoir solidement protégée le petit oisillon : elle déchiqueta tout se qui pouvait passer sous ses crocs. Les assaillants portaient des capuches noires et des sortes de masques de fumée. Tinellana enchainait flèches élémentaires de feu, terre et air, les seuls éléments qu’elle connaissait, ceux spécifiques aux Crâs.

« Ils sont trop nombreux ! Cria Ecreijnarne à sa famille pour se faire entendre à travers le brouhaha ambiant.

- Tine ! Héla Clarie. Part avec ton frère et Nora : vous êtes toutes les deux responsables de Nayllinro ! Ordonna-t-elle à sa fille.

- Et vous ? Demanda Tinellana avec inquiétude.

- Ne t’en fait pas pour nous : on vous couvre ! Répondit son père, toujours en lançant des flèches pour repoussé les ennemis.

- On se retrouve au lieu que je t’ai montré quand tu avais cinq ans ma chérie, ne t’en fais pas, Crâ nous protégera ! » Voulu la rassuré sa mère.

La cascade, elle devait aller à la cascade. Tinellana, chercha son frère du regard et le retrouva auprès de Nora en train de se battre avec sa balise terrestre. Alors qu’un assaillant aller prendre son frère par derrière, Tinellana tira une flèche destructrice qui le cloua au mur de derrière. Surpris, Nayllinro se retourna en direction de sa sœur et elle lut la peur dans ses yeux émeraude. Elle couru dans sa direction et se positionna de tel sorte qu’il soit placé entre Nora et elle.

« Nayll’, on va devoir sortir d’ici...

- Et maman et papa ?! La coupa-t-il.

- Ils vont nous rejoindre, mais pour le moment ils nous couvrent. Alors on va se dépêcher d’accord ?

- OK, répondit-il inquiet.

- Nora, il faudrait que l’on passe par les escaliers, tu peux nous ouvrir la voie ?

- [Sans problèmes ma sœur ! Comme au bon vieux temps !] sur ces pensées elle se précipita en direction des escaliers. Tinellana poussa son frère :

- Suit là ! »

Nayllinro couru dans la direction de Nora, suivit par sa sœur, lorsqu’il fut plaqué au sol par un assaillant. Tinellana bondit : son arc disparut et elle prit ces dagues empoisonnées. Atterrissant sur son ennemi, celui-ci n’eu pas le temps de se retourner que la belle Crâ le fit rouler sur le côté et lui trancha la gorge. Elle aida son frère à se relevé et ils continuèrent leur course effrénée. Quelques pas plus loin une flèche siffla : Tinellana, sentant le danger agrippât son frère pour qu’il se baisse, mais il ne fut pas assez rapide. Il se prit une flèche dans l’épaule gauche. Il cria de douleur.

Aux cris de son fils, Clarie se retourna, baissant son attention. Un mage en profita et invoqua la foudre. Tinellana avait entendu les crépitements annonçant ce sort et, Nayllinro dans les bras, elle se retourna en direction de sa mère, impuissante. Cette dernière hurla : un cri à vous glacé le sang. En retombant sur le sol elle dit dans un dernier souffle : « Fuit ». Nayllinro cria de désespoir en voyant sa mère au sol, inerte. Désespérée, la jeune Crâ cria et une déferlante de glace emprisonna tout les assaillants de la salle puis éclata en mile morceaux éparpillant des morceaux d’ennemis gelés de part et d’autre de la pièce. Les larmes aux yeux, ne comprenant pas se qui c’était passé, Tinellana cramponna son frère et, escortée de Nora, se retourna et se mit à courir, toujours en direction des escaliers. Elle commença à dévaler les marches mais une explosion fit s’effondrer les marches. Les deux enfants tombèrent avec Nora. Tinellana avait protégé son frère dans la chute et le posa à côté de lui pour pouvoir se relever. Son père arriva à se moment là et prit Nayllinro dans ses bras.

« Il ont commencé à me bruler Maître ! Sortez au plus vite ! Annonça Nasierbam.

- Court devant Tinellana ! Il faut sortir d’ici ! » Cria Ecreijnarne.

Acquiesçant, toujours les larmes aux yeux, Tinellana allait se retourné quand plusieurs assaillant tombèrent au sol, entourant son père et son frère. Ecreijnarne ordonna à sa fille de fuir :

« Camoufle-toi avec Nora une fois dehors ! »

Sur ces dernières paroles il lança une fiole de rappel sur sa fille. Celle-ci fut téléportée avec Nora en plein cœur de la forêt de Tonkult. Abasourdit elle prit quelques seconde pour se remettre de se que son père avait fait : elle l’engueulerait plus tard, pour le moment il fallait qu’elle rejoigne la cascade. Elle leva la tête vers le ciel étoilé pour se repérer et couru en direction de l’est. Elle couru à perdre haleine.

« [Tinellana, pourquoi ton père nous à fais disparaître ?! Nayllinro était en danger : c’était lui la priorité !] Grogna Nora dans sa couse effrénée, la sacoche contenant le petit oisillon toujours accroché autours du coup.

- Je ne sais pas Nora... Je ne comprends pas... Tinellana était déboussolée. Elle avait vu sa mère s’effondrer sous ses yeux. Son frère avait été blessé. Son père l’avait sauvé en dépit de l’état de son petit frère.

- [Il a surement voulu te protéger. Mais il aurait du faire pareil avec Nayllinro.]

- Oui... Elle revit l’escalier s’effondrer sous ses pieds, protéger son frère avait été sa priorité. Les yeux de sa mère surgirent dans son esprit. « Fuit ». Maman... Ma mère est... Ils l’ont tué... Elle serra les poings et de nouvelles larmes roulèrent sur ses joues. Avec la vitesse de sa course, ses larmes roulèrent sur le côté de son visage, s’accrochèrent à l’une de ses mèches de cheveux, glissa le long de sa chevelure et se décrocha, captant au passage un éclat de lune qui la fit scintillé.

- [Tu es certaine qu’elle est morte ?...] Grogna la Muloune en frissonnant.

- Je l’ai vu s’effondrer... Ce sort était de puissance trois... Ce crépitement je le connais... Le choc était trop violent pour qu’elle survive... Le sourire espiègle que sa mère lui fit il y a deux mois lors de leur conversation entre filles lui apparu. Une nouvelle rafale de larme tomba de ces yeux de camaïeu de bleus se déversant le long de se chevelure en une pluie cristalline.

- [Si elle est vraiment morte alors elle voudrait que tu protège ton frère comme elle nous l’a demandé.]

- Alors qu’est-ce que je fais ici ?! » S’écriât-elle de désespoir en s’arrêtant en haut d’une butte.

Là, elle vit au loin leur arbre maison, Nasierbam, en proie à des flammes gigantesques tout droit sorties de l’Externam. Une épaisse fumée noire noircissait le ciel. Soudain, le vieux chêne s’effondra sur lui-même. Tinellana et Nora eurent le souffle coupé par l’appréhension.

Le cri de détresse d’une créature venant de perdre sa famille raisonna dans la forêt.

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Score : 883
Et bam !! Un chapitre de plus !!
C'est fou comme sa détend d'écrire en c'est période d'exams ^^"

N'hésitez pas à réagir avec des j'aime, j'aime pas, j'aurais plutôt vu sa comme ça, blablabla... wink

EDIT
10.04.2014
J'ai terminer le design de Hatsom pour ceux que sa intéresse : ma galerie


Tinellana, Bontarienne de naissance
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Chapitre 5

DESESPOIR : LE BERCEAU DE LA VENGEANCE

Prenants conscience de leur exposition Nora posa son museau sur l’épaule de sa sœur d’âme. Tinellana était agenouillée, la tête dans les mains : elle sanglotait sans fin. Si c’était elle qui avait les six Dofus primordiaux, on ne parlerait pas d’Ogrest : cela aurait été elle, Tinellana, l’origine du Chaos qui s’abattait aléatoirement sur le monde des Douzes. Le chaos régnait dans son cœur et son âme. Nora comprenait la douleur qui s’était imprégné de sa sœur. Elle avait la même. Une deuxième fois. Elle l’avait ressentie une première fois, lorsqu’un aventurier chassa ses parents pour en faire sa prochaine panoplie. La famille de Tinellana l’avait recueillit et c’était sa deuxième famille : ils l’avaient élevé et aimé comme une des leur. Cet amour était réciproque. Mais elle venait de perdre une deuxième fois sa famille. Dans un soupir elle écarta les mains de Tinellana avec son museau et la regarda dans les yeux :

« [Ma sœur... Nous devons nous mettre à l’abri : nous sommes trop vulnérables ici]

- Tu as raison Nora... *reniflement* La jeune Crâ sécha ses larmes d’un revers de main et se releva. Elle jeta un dernier regard à l’endroit où les flammes finissaient de dévorer les restes de la maison dans laquelle elle avait grandit, puis, elle se retourna vers la Muloune : Maman m’as dit de partir à la cascade. Allons-y.

- [Je ne connais pas cette cascade dont tu parle, pourquoi ?]

- Ma mère me l’a montré une seule et unique fois. J’avais cinq ans. Cela faisait moins d’un an que tu étais à la maison : tu étais encore trop petite pour une si longue distance à faire. Maman ne pouvait pas nous porter toutes les deux...

- [Et bien ne perdons pas de temps ! Plus vite on y sera et plus on aura de chance de passer inaperçue. Lance nous un sort de camouflage se sera plus prudent]

- Oui tu as raison. »

Le sort de camouflage mis en place, Tinellana monta sur le dos de Nora et elles partirent en direction du sud est, sans un regard en arrière. La jeune Crâ se promis de retrouver ceux qui avait détruit sa vie. Une flamme de haine éclaira son regard bleuté.

Nos deux amies arrivèrent au niveau d’une rivière. Tinellana indiqua à sa sœur d’âme qu’il fallait remonter cette dernière.

Cela faisait plus de trois heures qu’elles avaient quittés leur point de vue. Plusieurs de dizaines de kilomètres plus tard elles commencèrent à entendre le bruit sourd de la cascade. Une gigantesque cascade se dressait devant les deux sœurs. La Crâ descendit du dos de Nora et commença à s’enfoncer dans l’eau cristalline pour s’avancer en direction de la cascade. Elle disparut brutalement derrière le rideau d’eau qui semblait tomber du ciel. Inquiète, Nora l’appela :

« [Tine !! Tu va bien ?? Je ne te vois plus !!] ».

Une minute passa, la plus longue de sa vie de Muloune, puis elle entendit derrière le brouhaha de la cascade :

« Je suis derrière la cascade ne t’en fait pas. Rejoins-moi », l’invita-t-elle.

La Muloune se laissa glissée dans l’eau transparente et un frisson lui remonta la colonne vertébrale : Crâ, que l’eau était gelée !! Comment sa sœur était rentrée aussi rapidement dans cette eau si froide ? Elle se rappela l’incident du soir : la glace avait recouvert tous leurs ennemis de la salle et avait explosé, laissant des morceaux d’ennemis pris au piège dans la glace un peu partout dans la pièce. Cet incident intervint juste au moment où Tinellana avait crié son désespoir face à sa mère inerte. De la glace ? Impossible. Les Crâ ne savent pas maîtriser cet élément...

« Qu’attends-tu ? » lui lança Tinellana, toujours derrière le rideau d’eau.

Reprenant ses esprits et combattant cette sensation de froid intense, la Muloune avança et disparut à son tour sous le rideau de la cascade. Un large espace séparait le rideau d’eau avec la roche de cette cascade. Un être humain pouvait aisément se tenir debout. Nora vit sa sœur toucher chaque pierre et lui demanda se qu’elle faisait :

« Je cherche l’entrée.

- [L’entrée ? Mais quelle entrée ? Tu vois bien qu’il n’y a aucun trou !] »

Incrédule, Nora commençait à se demander si sa sœur d’âme n’avait pas perdu la tête. La roche était plutôt lisse, sans aspérités et ne laissant quasiment aucune prise pour l’escalader. Tinellana s’arrêta brusquement et disparut soudainement. « [Tine !!] » Cria mentalement Nora totalement affolée. Elle renifla l’endroit où se positionnait la Crâ quelques secondes auparavant. Rien. Aucune odeur. Comme si jamais elle n’avait touché la roche. C’était impossible ! Tinellana ressortit, faisant bondir la jeune Muloune.

« Ne t’inquiète pas comme ça ! Je cherchais juste l’entrée de la grotte. Elle est cachée par un sort puissant : c’est pour cela que tu ma vue disparaître ainsi. Aller viens, suis moi !

- [Mais je ne la vois pas moi cette entrée !! Et ne me refait plus jamais ça !!]

- Place-toi là », lui dit-elle en lui indiquant la roche à côté d’elle.

Docile, Nora s’exécuta. Soudain, une ouverture verticale se dessina devant ses yeux avec de légers crépitements. Eberluée, elle entra, posant ses pattes doucement l’une après l’autre. L’ouverture se referma derrière elle, toujours en crépitant légèrement. Un long tunnel s’étendait devant Nora, éclairé par la lumière bleuté des champoules parsemés dans la roche. Ce tunnel descendait en pente douce plus profond dans la terre et il se composait d’un grand escalier taillé à même la cascade. Interpellé par le changement de luminosité, le petit Péroucan gigota dans la sacoche au coup de Nora. Il sortit sa petite tête du sac en toile et poussa un petit cri admiratif. « [Bien d’accord avec toi petite boule de plume] » lui lança Nora mentalement avec douceur. Tinellana avait déjà commencé à descendre les escaliers, alors Nora accéléra pour se poster à ces côtés. La jeune Crâ était beaucoup trop silencieuse depuis l’incident. Cela inquiétait la Muloune, mais elle ne dit rien et poursuivit son chemin, le bébé Péroucan toujours accroché à son coup.

Arrivées au bas des escaliers, elles posèrent les pieds sur la roche lisse et douce de la berge d’un lac souterrain qui s’étendait devant leurs yeux. Un lac aux eaux calmes et cristallines, tellement translucides que l’on voyait plusieurs petites stalactites sur la paroi du fond. La berge opposée était inaccessible : autours de ce lac se levait des parois rocheuse et humides, parcourues de différentes mousses à l’aspect moelleuses et de plusieurs petites fougères légères. Quelques stalactites parsemaient la rive opposé et, en son centre, il semblait se dessiner une imposante statue, mais le manque de luminosité ne permettait pas de définir de quel genre de statue il s’agissait. Au fond de l’eau poussait quelques champoules, mais pas assez pour que leur lumière puisse éclairer la grotte. La surface de l’eau étaient parsemés de quelques plantes à larges feuilles, plus ou moins rondes.

Tinellana s’approcha d’un pas hésitant au bort de la rive et s’effondra à genoux. Un torrent de larmes se déversèrent de ces yeux bleus magnétiques. Elle sentit une petite brise anormalement chaude et rassurante lui sécher les larmes qui coulaient le long de ses joues. Nora vint s’asseoir à ses côtés et posa sa tête sur les genoux de sa sœur d’âme se laissant, elle aussi, aller au chagrin qui emplissait son cœur. Le petit oisillon ne comprenant pas se qui se passait sautilla jusqu’à atteindre le dessus du crâne de la Muloune. Un flot de souvenir envahit l’esprit de la jeune Crâ. Elle se revit entrain d’aider sa mère dans l’entretient du jardin de la serre lorsqu’elle était petite... Elle se remémora les moments de retrouvailles avec son père où il l’a faisait sauté dans ses bras... Elle se revit jouer avec son petit frère lorsqu’il n’était qu’un bambin... Elle se souvint du sourire, des encouragements et des larmes de ses parents et de son frère lorsqu’elle partit étudier à Bonta... Puis les vitres du salon qui éclatèrent... Un sifflement... Les cris de son frère... Un crépitement... Le visage de sa mère s’effondrant au sol... Les dernières consignes de son père... Les souvenirs de l’attaque la mirent en rage. Elle commença à se remémora mentalement tout les détails de l’attaque : leur nombre se composait de 100 à 200 hommes tout au plus, ils portaient tous des tenues de cuir noir agrémentées de pièces de métal disséminés au niveau des points sensibles de chacun, ils possédaient tous des armes blanches, ils avaient utilisés des fumigènes au début de l’attaque mais pas pendant, ils étaient sournois et rapides, certains utilisaient la magie et manipulaient les éléments. Un flash lui revint : lorsqu’elle bondit sur l’assaillant de son frère elle revit une drôle de cicatrice dans le coup de sa victime. Cette cicatrice représentait un motif plus où moins géométrique. Elle fut surprise de constater, en réexaminant l’attaque, qu’il n’y avait eu aucun leader. Regardant Tinellana, l’oisillon poussa un petit cri rempli d’incompréhension et d’inquiétude, se qui la fit sortir de ses pensées. Elle prit le bébé Péroucan dans ses mains et lui sourit pour le rassurer.

Soudain, la douce lumière de la Lune, passant par un orifice naturel du plafond, éclaira la totalité de la grotte. Surpris, le petit oisillon alla se cacher dans la sacoche de Nora. La Muloune releva la tête des genoux de Tinellana et vit alors que la statue de la rive opposée représentait la déesse Crâ en personne, dans toute son élégance, sa finesse et sa tendresse. Celle-ci possédait de longs cheveux, sa tête était fièrement levée. Son sourire plein de tendresse et le regard, doux, étaient tournés vers la Lune. Elle portait une robe qui semblait si légère que la déesse paraissait flotter au vent. Dans ces mains, Crâ tenait un arc relâché et une flèche encochée en direction du sol, à l’opposé de son regard. Brusquement, une légère lumière illuminas cette magnifique statue : une petite bougie posée à ces pieds nus venait de s’allumé.

« Nous allons traverser Nora, annonça la jeune Crâ.

- [Je veux bien, mais je te rappelle que j’ai un oisillon dans ma sacoche... Je ne voudrais pas le noyé...]

- Ne t’en fais pas, je vais vous créer un pont »

Sur ces mots, la jeune Crâ crépitât légèrement et se teintât d’une douce lumière bleutée. Un pont de glace se forma à leurs pieds pour rejoindre l’autre rive.

« [Mais bon sang de Sacrieur, où as-tu appris à maîtriser cet élément Tine ? Aucun Crâ du monde des Douzes n’en est capable !] S’exclama Nora.

- Sa m’est venu comme sa lorsque j’ai vu maman s’effondrer sur le sol...

- [Ah bah bizarrement, j’avais suivi jusque là !] Ironisa la Muloune. [Se que je voulais savoir c’est : comment ça se fait que tu le maîtrise aussi facilement ce nouveau pouvoir pour ta deuxième utilisation ?]

- Je ne sais pas. Je l’ai dessiné dans mon esprit et ça s’est matérialiser. Je ne peux pas réellement te donner de plus amples information ma sœur. Pardonne-moi. »

Un souvenir que sa mère lui avait scellé lui revint brutalement en mémoire. Le choc obligea la Crâ à se tenir la tête à deux mains. Elle se revit dans les bras de sa mère à ce même endroit : « Tu seras toujours la bienvenu dans ce lieu sacré ma fille. La déesse nous protège, comme elle protège cet endroit depuis des décennies. Tu seras toujours en sécurité ici, quoi qu’il arrive. » Tout se que sa mère lui avait dit ce jour là ce déversa dans la moindre petite fibre de son corps.

« C’est le temple Crâ de la famille, ou devrais-je dire, le temple Crâ des femmes de la famille. Il est légué de mère en fille depuis la naissance de la fille unique de Crâ. Nous sommes donc les descendantes directes de Crâ. Je suis l’une de ses descendantes directes. Les explications de Tinellana avait faites l’avait elle-même étonné. Nora, après quelques secondes de silence s’exprima :

- [Cela explique pourquoi tu maîtrise la glace alors que n’importe quel Crâ ne le peut pas...] »

Tinellana hocha la tête faiblement, puis elle avança sur le pont suivit par Nora qui portait le bébé Péroucan dans la sacoche autours de son coup. Une fois sur l’autre rive, le pont se dématérialisa en une pluie cristalline avec un doux crépitement. La jeune Crâ s’accroupit devant la flamme aux pieds de la statue de sa déesse, et lui expliqua tout se qui s’était passé. Elle la pria de lui venir en aide pour retrouver son frère et son père, mais aussi pour retrouver leurs agresseurs : elle vengerait sa mère, quoi qu’il arrive. A la fin de ses prières, la statue s’enveloppa d’une aura dorée dégageant une douce chaleur. Cette lumière dorée se rassembla et glissa le long de la flèche de la statue de Crâ. La lumière grossit jusqu’à former une boule lumineuse. Soudain, celle-ci se détacha de la flèche pour aller éclairer une pièce située dans la paroi rocheuse derrière la déesse à l’arc. Cette pièce spacieuse possédait un grand lit à la taille de Tinellana ainsi qu’un lit pour Nora et un nid pour le bébé Péroucan. Chacun de ces lits possédaient des plumes de Truches qui sont les plumes les plus chaudes du monde des Douzes.

« [Je rêve ou c’était une manifestation directe de la déesse archère ?] demanda Nora, la bouche ouverte tellement elle n’en revenait pas.

- Bah sa m’en as tout l’air ma sœur ! Lui répondit Tinellana avec un sourire étonné.

- [Et bien déesse, je vous remercie grandement pour votre aide, votre générosité et votre hospitalité] La Muloune accompagna ses pensées par une révérence.

- Je ne suis pas sûre qu’elle te réponde... ricana la jeune Crâ

- [On ne se moque pas mam’zelle ! Je suis polie moi au moins : je remercie notre hôte !]

- Et tu aurais raison si ce lieu n’avait pas été construit exclusivement pour nous. Dommage pour toi, mais il appartient à la famille depuis des lustres. Expliqua Tinellana à sa sœur d’âme avec un large sourire amusé.

- [Oui bah c’est bon hein ! Et si nous allions nous reposer : la soirée fut assez éprouvante...] »

La belle Crâ installa le bébé Péroucan dans son nid en lui expliquant qu’en étant dans la même pièce c’était un peu comme si nous étions tous blottis les un contre les autres. Rassuré, l’oisillon s’endormit.

« [Il faudra lui trouver rapidement un prénom à la petite boule de plume...] songea Nora

- Pourquoi pas Moki ? Proposa Tinellana.

- [Moki ? Pourquoi Moki ?] la questionna sa sœur.

- Et bien, en pensant à lui j’ai eu ce nom qui m’est venu à l’esprit. Comment tu trouve ?

- [Je dois avouer que c’est plutôt mignon. Adopté ! Nous l’appellerons Moki !] »

Après s’être rafraichit dans le lac souterrain Nora, les oreilles aplaties par la tristesse, demanda à sa sœur :

« [Qu’allons nous faire maintenant Tine ?] Cette dernière y avait déjà réfléchit tout le long de leur course effrénée jusqu’à la cascade.

- Etant donné que je suis une descendante de Crâ, comme ma mère, je soupçonne que ceux qui nous ont attaqués faisaient partis de la secte dont Niavlys, le chef des Archers d’Elites, m’avait parlé à mon retour de permission. Du coup, nous devons retournez à la maison pour chercher des indices. Puis nous irons à Bonta, voir le proviseur de l’Université d’Elites, et seulement ensuite, nous irons voir mon nouveau mentor, Niavlys. A partir de ce moment là une traque sans merci commencera... Nous devons retrouver mon petit frère et mon père... Et surtout... nous devons détruire cette secte ! »

La dernière phrase de Tinellana était remplie d’une haine brulante. Elle ne désirait que peut de chose : détruire la totalité de cette secte et retrouver le reste de sa famille.

Au moment de se déshabillée pour aller se coucher, une chemisette légère apparu devant Tinellana. Surprise celle-ci tendit la main droite pour toucher du bout de l’index la curieuse apparition qui cessa brusquement de flotter dans les airs à son contact, et tomba au sol comme un tas de chiffons. La Crâ tourna la tête en direction de la Muloune pour lui demander si elle avait vu la même chose qu’elle : Nora n’avait rien vu et s’était déjà enroulée dans son lit, s’enfonçant dans un sommeil profond. Ne voulant pas l’alerter outre mesure, la jeune fille finit de se déshabiller et ramassa la chemisette pour l’enfiler. Elle se glissa sous les draps et ferma les yeux. Des larmes coulèrent silencieusement aux coins de ses yeux à la pensée qu’elle avait presque tout perdu après avoir tout gagné...


[Pont marchand de Bonta, 21h, le 22 de Flovor de l’an 1202]


Le grand Crâ fêtait la fin de ses études, son diplôme et son emploi au sein des Alchimistes du gouvernement de la Grande Cité. Il était en train de raconter une anecdote sur l’un de ses amis lorsque, brusquement, une décharge lui parcourue la colonne vertébrale, suivie par une vive douleur aigue au cœur. Ne comprenant pas se qui se passait, le voyant agoniser au sol, sa famille le transporta jusque dans son lit et resta à son chevet. La douleur persistait... Il ne pouvait pas parler pour rassuré ses proches tellement la douleur était cuisante. Il savait. Elle souffrait terriblement. Il ressentait la peine de la belle Crâ. Firerazer était lié à elle par un lien invisible. Sa douleur était tellement vive et puissante que le grand Crâ était persuadé qu’il était arrivé malheur à sa belle amie. Elle ne voulait pas s’atténuée. Tinellana était en danger ! Il devait absolument prévenir le proviseur !

Firerazer commença à se lever mais la douleur était trop forte : il perdit connaissance.


[Forêt de Tonkult à Bonta, 23h, le 22 de Flovor de l’an 1202]


Pendant ce temps, au pied des cendres encore fumante de l’arbre Shushu :

« Comment ça vous n’avez pas la fille !! Elle était prioritaire sur la mère !! L’homme au carquois était excédé : c’était la première fois qu’ils échouaient. Et pour couronner le tout, vous avez faillit tuer votre seule prise !! Si c’était à Lui, en personne, que vous aviez rapporté Clarie, en plus de cette mauvaise nouvelle, tu peux être sûre qu’il ne resterait que des cendres de toi et des autres !! Il souffla lentement pour reprendre calmement : En fait, vous êtes en train de me dire que mobiliser 150 hommes pour enlever deux malheureuses femmes était insuffisant. Ais-je bien résumé ?

- Oui, second Maître... répondit l’homme en face de lui, la tête baissé. Il ne donnait pas cher de sa vie dans les prochaines minutes.

- Bien. Expliquez-moi alors pourquoi ce ne fut pas suffisant. Le ton de l’homme au carquois était calme mais froid.

- Et bien... la mère possédait une magie de glace... commença-t-il de moins en moins rassuré. Voyant le regard pressent de l’homme svelte qui se tenait droit devant lui, les bras croisés sur le torse et le pied gauche tapant au sol, il décida d’accélérer. Elle faisait vivre la glace de la fenêtre que nous avions brisée. Les débris de glace se rassemblèrent pour former un énorme dragon de glace crachant des pics de glaces et... [sa fait beaucoup de glace tous ça] pensa-t-il. Cela fit de gros dégâts parmi nos rends. Environ une quarantaine des nôtres tombèrent. Le gamin quant à lui ne réussit qu’à nous tenir à distance en posant des balises qu’il activait par des flèches élémentaires. Puis, il y eu le père qui une fois l’arc en main, dissémina une trentaine de nos hommes. La Muloune ne fit pas trop dégât, car elle couvrait le jeune Crâ. Mais quant elle se mit à se frayer un chemin parmi nous, et bah... je peux vous dire que c’était digne d’un film d’horreur... Sans compter la fille ! Elle, elle fit tomber à elle seule environ soixante dix d’entre nous. Vous aviez raison : c’est une vrai machine de guerre cette jeune fille... surtout lorsqu’elle emprisonna dans la glace une vingtaine d’hommes qu’elle fit exploser en mille morceaux... Il s’arrêta là, attendant la suite des événements avec appréhension. L’homme au carquois avait l’air songeur. Au bout de quelques secondes, il pris la parole :

- J’ai trop sous estimé cette famille. Entre la mère qui est une alchimiste hors pair en plus d’être une descendante de Crâ, le père qui fit l’Université d’Elite pour postuler chez les Archers d’Elites, et la fille qui est considérer comme une Archère d’Elite... Au moins, nous avons la confirmation que la gamine a bien hérité de sa mère, qui fort heureusement est encore en vie, précisa-t-il en accentuant la voix. Commencez à sortir les fioles de rappel. En attendant que vous soyez prêt : amène-moi le père.

- Tout de suite second Maître ! Soulagé et heureux d’avoir échappé à la mort, il ne se fit pas prier et partit à toute allure chercher le prisonnier. Il le ramena quelques minutes plus tard avec l’aide de trois de ses compagnons. Ils le firent s’agenouillé tant bien que mal devant le second Maître qui leur tournait le dos, le regard pensif tourné vers le Krosmoz.

- Qu’avez-vous fait de mon fils ?! Cria le prisonnier en tirant sur ses chaînes dans l’espoir d’échapper à ses geôliers.

- Tss tss tss... fit-il en hochant lentement et négativement la tête. Tu n’as pas changé d’un pouce... Tu es toujours aussi impulsif et naïf... Tss tss tss... Ecreijnarne, voyons... où sont passés tes bonnes manières ? »

L’homme au carquois se retourna et marcha lentement en direction du prisonnier. Il s’était placé de tel façon que son visage restait indéchiffrable dans l’obscurité de la nuit. Cet homme avait un avantage certain par rapport au père de Tinellana : il savait son identité contrairement au prisonnier. Il jubilait de cet atout. Le second Maître s’accroupit, pris le menton du prisonnier entre ses doigts et le releva lentement, en même temps qu’il se redressait. Il voulait montrer son visage à cet homme. Ils devaient voire leur visage respectif, mutuellement à la lumière de la Lune.

« Bonjour petit frère ! » S’exclama l’homme au carquois dans un sourire narquois.
 
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Score : 17

Après plus de 200 vues suite au précédent chapitre je tiens à vous offrir mes remerciements les plus sincères de suivre ma fanfiction :3

Voici donc le chapitre suivant : bonne lecture à tous wink

Tinellana, Bontarienne de naissance
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Chapitre 6
DOUBLE JEUX : SAUVEGARDE ET DESTRUCTION


Le lendemain, lors du réveil des trois rescapés, un bruyant gargarisme se fit entendre et résonna entre les parois de la chambre.


« [Bon sang de Sacrieur : que j’ai faim !!] S’écria Nora en s’étirant de tout son long sur son lit en plume de Truche, lit créé gracieusement par la déesse. Tinellana ricana.


- On dirait que tu as une faim de Muloune toi !


- [Quand tu auras terminé de te payer ma tête, ma chère sœur, tu pourras peut être me dire si tu sais se que mange un Péroucan?] La questionna-t-elle après lui avoir donné un coup de museau dans les côtes.


- Et bien... Je crois qu’il peut manger des Greu-vettes, des Oranges Sangrines et des Poms, d’après mes cours de connaissances biologiques.


[align=justify] - [Des Oranges Sangrines ? Rien que ça ? Mais c’est hyper rare !]


- C’est pour cela que je chercherai des Pommiers ce matin. Quand au Greu-vettes on n’aura pas de mal à en pêcher dans la rivière. Il faudra juste fabriquer une sorte d’épuisette.


- [Pourquoi s’embêter avec une épuisette ? Je m’en charge moi, si tu veux, de ta pêche aux Greu-vettes.] »


Après discussions Tinellana emmena Moki avec elle pour trouver des Poms et chasser quelques Marcassinets. Nora, quant à elle, avait pour mission de pêcher des Greu-vettes , en aval de la cascade, pour éviter qu’elle ne soit suivit par l’un de leurs ravisseurs. Il était un peu plus de 8h du matin quand les deux sœurs se séparèrent.


Tinellana avait placé Moki dans une poche de cuir accroché à son carquois. Elle s’enfonça au cœur de la forêt de Tonkult, à l’opposé du lieu qu’elle avait jadis habité. La jeune Crâ tomba dans une petite zone de verger non cultivé, protégé par la falaise qui l’entourait. Tinellana remplit un large sac de cuir qu’elle accrocha également à son carquois, puis elle continua à longer la falaise. Soudain, elle arriva à la lisière d’une clairière comportant en son centre un plan d’eau circulaire. La belle Crâ allait s’approcher du plan d’eau quand elle entendit un frémissement dans les fourrés situés 150 mètres à sa gauche. Ecoutant son instinct de chasseuse, elle se déplaça lentement et silencieusement derrière l’arbre le plus proche qu’elle grimpa rapidement et tout aussi discrètement. La chasseuse se plaça sur le troisième étage de branches pour ne pas éveiller les soupçons de se future victime. Son arc apparu dans sa main droite, se dépliant avec grâce à la manière d’une plante poussant en accélérer. Quant à sa main gauche, elle la fit doucement glisser par-dessus son épaule pour retirer une flèche de son carquois. Son arc armé, elle attendit. Un Marcassinet sortit son museau du fourré. Il huma l’air en quête d’un potentiel prédateur, puis il s’avança en direction du plan d’eau, d’abord d’un pas hésitant puis en trottinant. Il fut suivit par trois autres de ses frères. Quatre flèches sifflèrent à quelques millièmes de secondes d’intervalles. Un silence pesant s’installa. Après quelques minutes d’attentes, au cas où une autre créature rodait dans les parages, Tinellana sauta lestement de l’arbre et atterrit avec souplesse sur le sol souple de la forêt. Elle accrocha avec de la corde les quatre petites carcasses deux à deux sur chaque extrémité d’une branche. La jeune Crâ posa la branche sur ses épaules, puis elle pris la direction du temple.


De retour à la grotte, Nora s’occupa d’allumer le feu alors que Tinellana dépeçait les carcasses des Marcassinets. Moki, le jeune Péroucan, était assez fière du nom que les filles lui avaient trouvé. Pour les remercier, il fit rouler une pom entre elles en la poussant avec la tête. Cet effort lui consuma toute son énergie de petit Péroucan : il s’effondra dos à la pom. Nora ria de la situation et entreprit de décortiquer des Greu-vettes pour le petit être. L’adolescente, quant à elle, souleva délicatement la boule de plume dans ses mains et l’installa au creux d’une couverture : elle l’avait préalablement installé entre ses jambes qu’elle avait positionné en tailleur. Essoufflé, le petit être la remercia par un petit cri aigu.


[Quartier Général de Bonta, le 24 de Flovor de l’an 1202]


« Ils ont recommencé. »

Le Zobal était assit sur son fauteuil, tourné face à la baie vitrée de son bureau, et se caressait lentement la barbichette aux reflets rougeoyants. Il regardait les belles couleurs de l’aurore, qui chassaient la nuit sur la Grande Cité, tout en réfléchissant aux événements de ces deux derniers jours.

Le 22 de Flovor au soir, jour de remise des diplômes de ses élèves de dernière année, de grandes flammes illuminèrent les cieux au dessus de la forêt de Tonkult : le brasier était visible du quartier général de Bonta. Après avoir dépêché un éclaireur du gouvernement, il s’avéra que l’arbre Shushu de la famille Eriamorgel’Echianub avait été dévoré par le feu. Aucune trace de la famille. Seulement les restes encore chaud du défunt Shushu. Les cendres, ainsi que la totalité des 5 km de périmètres l’entourant, ont été soumis à une enquête le lendemain. D’après les premiers éléments, cet incident aurait été prémédité et serait sans nul doute le résultat d’une nouvelle attaque de la secte.

Il n’avait pas voulu prévenir sa jeune protégée de ses origines, et donc, du danger qu’elle encourait, elle aussi... aurait-il dû ? Non, bien sur que non. Sinon l’avenir aurait peut être été différent... au moins maintenant, il savait qu’elle été en vie, sinon, Firerazer aurait été dans un pire état que dans lequel il s’est retrouvé lors de l’incident qui frappa la famille de Tinellana... Firerazer... le lien qui les liaient, lui et sa petite protégée, était tellement fort et mystérieux... comment l’un pouvait ressentir se que subissait l’autre ? Cela ne relevait plus de la logique, ni du scientifique... Une idée germa dans sa tête : et si les Douzes s’étaient mêlée de cette histoire ?... Il se reprit mentalement : chaque chose en son temps. Il se pencherait sur ce fameux lien plus tard. Pour le moment Tinellana avait disparut. Elle s’en sortira, il en été sure. Il lui faudra surement du temps pour se reprendre et élaboré un plan, car oui, c’est une fine tacticienne qui prend le temps de tout analyser pour prévoir le plan parfait. Il faudra juste être patient.

Mais que voulez bien l’inquisiteur de ces attaques ? Pourquoi enlever les descendants des Dieux ? Il fallait à tout pris infiltrer le réseau. Cela prendra du temps, mais une chose est sure : ils y arriveront. Quelque chose de grave se préparait, il en été certain, et cela lui laissait un sentiment d’apocalypse... Ce que préparait l’Homme Noir ne toucherait pas seulement Bonta, mais le monde des Douzes en entier...

... Voire peut être ... Le Krosmoz...


[Quelque part sur le Monde des Douzes, le 18 de Martalo de l’an 1202]


Il faisait froid et humide. Le sol, sur lequel il était allongé, était composé de vieilles pierres lisses et poisseuses. Son dos le faisait atrocement souffrir, et pourtant il appréciait la fraicheur de la pierre dans son dos. Il ouvrit lentement les yeux et papillonna des paupières un long moment pour s’habituer à l’obscurité régnante dans la pièce. Une goutte tomba du plafond et vint atterrir sur son front, se qui l’obligea à fermer les yeux brutalement pour éviter que l’eau n’y rentre. Il leva péniblement son bras droit pour s’essuyer le visage d’un revers de main, puis, il entreprit de se redresser pour s’asseoir. Au moment où il banda les muscles de son dos pour commencer son mouvement, une brûlure cuisante lui parcouru la totalité du dos. Il laissa échapper un petit cri de souffrance. Cette douleur le ramena brutalement à la réalité de sa situation...

Un archer puissant l’avait kidnappé avec son fils et sa femme. Non... Une lueur de tristesse mêlée de désespoir assombrit son regard... Pas sa femme... Celle-ci mourut en protégeant leurs enfants lors de l’attaque... Il eu un sursaut : Tinellana !! Sa fille avait pu se sauver !! Mais... avait-elle était rattrapée ? La peur de voir toute sa famille entre les mains de leurs geôliers le remplissait d’horreur... Il devait trouver un moyen de faire épargner ses enfants, voir mieux : de les sortir de là. Prit d’une soudaine détermination, il contracta son dos tout en grimaçant de douleur pour ce relevé. Une fois assit, il examina la petite cellule dans laquelle il avait été installé depuis son rapt. La pièce était tellement petite qu’il pouvait y vivre qu’une seule personne. Pas de fenêtres. Juste un petit tas de paille dans un coin qui pouvait servir soit de lit, soit de litière. Lui, il avait préféré s’en servir comme litière pour atténuer les odeurs, ce qui était plutôt malin. D’après le peu de repère qu’il avait eu, il estima qu’il s’était passé plus ou moins un mois depuis l’attaque. Il n’avait pas revu son fils depuis...

Une scène fit soudain irruption dans son esprit : le soir de l’attaque, il fut amené devant un homme qui semblait être l’organisateur du rapt. Il lui avait crié de laisser partir son fils. Celui-ci n’en eu rien à faire... Cette voix... Il l’a connaissait mais ne se rappelait plus de sa provenance... quand l’homme se pencha sur lui et lui prit le menton pour le relevé, il vit son visage... Ses yeux... Ses traits... Ils les connaissaient trop bien malgré le temps qui s’était écoulé depuis leur dernière rencontre... Son frère... Il avait quitté la famille dès ses 3 ans, pris en charge par un groupe de prêtres du temple Crâ : ceux-ci lui avaient prédit un avenir très prometteur en rapport avec la volonté des Douzes. Ils se retrouvèrent bien des années plus tard, en tant qu’élèves de l’Université d’Elite de Bonta... Mais pourquoi son frère avait il détruit sa famille ? Qu’est-ce que cela signifiait ? Eprouvait-il de la haine vis-à-vis de leurs parents ? Leurs en voulait il de l’avoir abandonné au temple Crâ ?

La porte de la cellule s’ouvrit brutalement. Un garde entra.

« Tu es attendu devant le Maître. Suit-nous sans faire d’histoire cette fois »

Ecreijnarne se mis sur ses deux jambes avec peine, puis il sortit de sa cellule péniblement, son dos le faisant toujours souffrir le martyr. A peine passé le seuil de la porte, il fut encadré par deux gardes. Celui qui était entré ferma la cellule à double tours. Ils marchèrent dans un dédale de couloirs se qui lui sembla une éternité. Puis, les gardes le firent entrer dans une immense salle. Un long tapis noir brodé de fil de bronze, argent et or tracé un chemin jusqu’à un trône soutenue par un large piédestal de marches en pierres. Il observa avec attention la pièce, tout en marchant le long du tapis. Sur les murs latéraux étaient accrochés d’anciennes tapisseries plutôt bien conservées. Ces dernières possédaient beaucoup de symboles inconnus d’Ecreijnarne. Des fils pourpre et turquoise avaient été utilisés pour les broder. En se rapprochant du fond de la salle il pu détailler le trône plus en détail. Celui-ci était très sobre. Il avait été sculpté dans un minerai noir de jais magnifique, appelé Or noir. Il était rehaussé par un motif élégant en Améthiste cœur-dragon et en Saphir Matte finement taillé, situé au centre du dossier. Du bel ouvrage qui as du demandé beaucoup de temps, de recherche et de patience. Arrivé devant cette démonstration splendide de combinaison des métiers de tailleur et bijoutier, les gardes encadrant le Crâ lui appuyèrent violemment sur les épaules pour qu’il se mette à genoux, ce qu’il fit sans aucune résistance : en même temps, il n’en avait pas vraiment la force. Le troisième, celui qui lui avait ouvert la porte de la cellule, se plaçât devant eux et les annonça. Il se passa plusieurs minutes.

Soudain, un léger nuage noir et pourpre commença à faire son apparition autours du trône. Une silhouette se dessina dans la fumée. Un homme portant un long manteau à capuche bleu nuit aux symboles en rapport avec le temps apparu, assis de façon sereine sur le trône. On ne voyait pas son visage : la fumée le lui cachait. Une voix morne, clair et profonde se fit entendre et résonna tel un murmure dans la pièce, l’écho rebondissant d’un mur à l’autre :

« Ecreijnarne Eriamorgel’Echianub. Fils de Esiocnarf et Cajk El’Echianub. Les gouvernements m’ont surnommé l’Homme Noir, alors tel sera mon nom pour toi. Connais-tu la raison de ta présence parmi nous ? »

Cet homme avait beaucoup de charisme. Il imposait le respect et l’obéissance. Mais, de lui se dégageait, en plus, un mélange de grande sagesse et de noirceur qui donna une sueur froide au Crâ. Il répondit simplement dans un souffle : « Non ».

« Ta femme est une descendante direct de Crâ. Ses gènes divins ne se désagrègent pas de génération en génération contrairement à n’importe quels autres gènes. De plus, dans le cas de ta famille, seules les femmes peuvent héritées de ces gènes là. Ainsi, ta fille est aussi une descendante directe de Crâ. J’ai besoin de leurs gènes. J’ai besoin de ta femme, et, de ta fille. J’ai déjà ceux de ta femme. Mais... Ta fille à échappé à mes équipes. Et je pensais que tu aurais pu savoir où se trouvait ta progéniture. »

Abasourdit par le discours de l’Homme Noir, Ecreijnarne ne comprit pas tout de suite la question implicite de son interlocuteur. Sa femme ? Une descendante directe de Crâ ? Pourquoi ne lui en avait elle jamais parlé ? Il eu un déclique sur l’une de ses paroles :

« Vous avez récupérer les gènes de ma femmes ?! C’est impossible. Elle est morte. Je ne vois pas comment vous auriez pu les récupérer.

- Même morte j’aurais pu les récupérer. Un gène ne se détériore pas immédiatement à la mort d’un sujet. En l’occurrence, elle n’est pas morte. Je l’ai juste endormie pour une durée... indéterminée. Son corps fonctionne normalement, comme lors d’un sommeil naturel. Quant à son esprit, je l’ai plongé dans un rêve sans fin. Je la réveillerai quand j’aurai épuisé son organisme à force de lui prendre ses gènes.

- Je l’ai vu mourir de mes propres yeux ! C’est impossible !!

- Rien n’est impossible Ecreijnarne. Tu auras le droit de constater que son pouls est régulier quand tu auras réalisé la mission que je vais te confier. Il agita doucement la main droite et une image apparu dans un cercle de fumée : Clarie était allongée sur une sorte d’hôtel en pierre. Quant à ton fils, nous pensons lui refaire son éducation. Il est assez jeune pour pouvoir en faire quelque chose. Il agita sa main gauche de façon nonchalante et un autre cercle de fumée apparu montrant, cette fois, son fils allongé sur un lit dans une petite chambre meublé avec le strict nécessaire. Es-tu près à m’écouter attentivement ? »

Le sang du Crâ ne fit qu’un tour à la vue de sa femme et de son fils. Ce que l’Homme Noir lui proposait été de veiller sur la survie de sa femme et de son fils en agissant pour lui. Cela lui ferait gagner du temps pour trouver un moyen de les sortir de là. Il fixa un moment la fumée cachant le visage de l’Homme Noir, à défaut de fixé ses yeux. Sa décision était prise.

« Je vous écoute. »


[Salle secrète des sections de l’ombre, Quartier générale de Bonta, le 25 de Martalo de l’an 1202]


« Ils n’ont encore laissé aucun indice derrière eux » Conclut le chargé de l’affaire de la famille Eriamorgel’Echianub, chef des Alchimistes d’Elites.


L’assemblée devant lui était désespéré par le résultat de cette dernière enquête. Celle-ci était composée des autres chefs des différentes sections accompagnés de leurs seconds, dont Niavlys le chef des Archers d’Elites, et Maître Evuojotsih’Pem le proviseur de l’université d’élite, également « Conseiller de guerre du gouvernement de Bonta » et « Grand Maître Magicien ». Le Gouverneur de Bonta était également présent, signe que l’affaire devenait sérieuse. Ce dernier prit la parole :

« Nous n’avons vraiment aucun moyen de connaître cet ennemi ni de connaître ses déceints ? Cela fait, aller, sa sixième attaque et nous n’avons encore aucunes informations sur lui ? C’est le comble... Maître Evuojotsih’Pem, qu’en disent les autres Cités ?

- Ils sont aussi désemparés et confus que nous monsieur le Gouverneur.

- Cela est rassurant dans un certain sens... N’y-a-t-il réellement aucun moyen de les arrêter ? A part calfeutrer les familles de ces descendants de Dieux ?

- Monsieur le Gouverneur, si je puis me permettre, j’ai peut être une idée.

- Dite toujours Maître...

- Et bien, pour commencer, nous savons de source sûre que l’ainée des enfants de la dernière famille disparue a pu s’échapper. Connaissant cette jeune fille, étant une de mes élèves promus cette année, je peux vous assurée qu’elle réapparaitra dans quelques mois, histoire de se faire oublié et de réfléchir à un plan pour récupérer sa famille. Ainsi, je propose, en attendant qu’elle refasse surface, que nous continuons nos recherches sur la secte de l’Homme Noir. Une fois quelle sortira de sa cachette, nous pouvons la montré au public. Cela fera peut être ressortir l’Homme Noir voyant que son échec se trémousse en public. De plus, le public sera fort intéressé étant donné que les médias parlent beaucoup de ces affaires. Suite à cette apparition publique, la secte sera moins prudente. Il a besoin de cette jeune fille et il fera tout pour la récupérer. A nous d’être au bon endroit, au bon moment.

- Vous jouez la carte de l’appât en gros, résuma Niavlys.

- C’est tout à fait ça, lui répondit le Zobal avec un large sourire. »

Après un temps de délibération le plan de Maître Evuojotsih’Pem fit l’unanimité. En même temps, ils n’avaient pas vraiment le choix.

La réunion finit, Niavlys partit à la rencontre de Maître Evuojotsih’Pem. Il voulait savoir se qu’il adviendrait de sa future second en cas d’échec de cette mission. Le Zobal lui assura que cette mission se déroulerait bien pour la jeune Crâ. Pour lui prouver ses dires, il rajouta qu’il comptait créer une équipe de protection spéciale qui aurait en charge de suivre et de veiller à sa sauvegarde le plus discrètement et le plus dans l’ombre possible. Il lui recommanda d’ailleurs d’aller voir un jeune Crâ sortit de la même promotion que Tinellana, en omettant le lien qui les unissaient. Toujours n’avoir confiance qu’en soit même, encore plus dans le cadre de la politique. S’il voulait protéger cette petite, ce secret là devait rester sous clé.

Reconnaissant, Niavlys partit dans les ruelles sombres de la Grande Cité. Il était tard. Lorsqu’il rentra chez lui, il passa par la cuisine pour prendre un verre de Coktail Sporeux, boisson rare et mystérieusement délicieuse qu’il s’autorise à boire à petite gorgée car elle peut provoquer des troubles hallucinogènes plus ou moins constants. Lorsqu’il alluma la lumière de sa chambre, il ne fut pas étonné outre mesure de la présence d’une femme portant des sous-vêtements en fines dentelles noir. Celle-ci était allongée de façon éloquente sur son lit deux places. Il soupira son nom.

« Symethra...

- Tu n’es pas heureux de me voir après cette dure journée ?

- Bien sûr que si. Mais j’aurais préféré que tu me préviennes de ton passage... J’aimerais être tranquille ce soir.

- Rester tranquille ? Je peux au moins t’aider à te déshabillé se qui te fera faire un minimum d’effort ! Lui dit-elle avec un sourire espiègle.

- Si tu veux, capitula le chef des Archers d’Elites. »

Il but son verre d’une traite et le posa sur la table situé au centre de la pièce. Puis, Symethra ne lui laissa pas le temps de s’asseoir : elle lui plaqua une main derrière la nuque et l’attira à elle. Elle lui dévora les lèvres tout en l’attirant vers le lit. S’abandonnant à l’étreinte de cette femme sulfureuse, l’archer la poussa sur le lit, puis viens la plaquer sur le matelas avec son corps finement musclé. N’aimant pas cette sensation de soumission, la jeune femme brune fit jouer de ses muscles et renversa la situation, se retrouvant à califourchon sur Niavlys. Elle tenait fermement ces poignés contre le lit et descendit sa tête à la hauteur de son oreille gauche pour lui murmurer :

« Quelles sont les nouvelles ?

- Le Zobal pense qu’elle ressortira le bout de son nez dans quelques mois. Après il veut l’utiliser comme appât pour qu’Il fasse une erreur.

- Ce qui n’arrivera pas.

- Je sais.

- Et ?

- Et c’est tout.

- Cela ne vaut pas le coup que je l’en informe alors ?

- Tu peux au moins lui dire qu’il ne faut pas la chercher. Vu la patience dont il fait preuve je ne pense pas que cela le dérangera outre mesure.

- Oui tu as raison mon petit chef des archers d’Elite »

Sur ces derniers mots elle lui mordilla le lobe de l’oreille gauche et entreprit de le déshabiller, ce qu’elle fit lentement et avec grâce. Elle se mit debout au dessus de son amant et dégrafa son soutiens gorge pour lui jeter sur la figure. Celui-ci réagit immédiatement et la fit basculer de telle sorte qu’elle se retrouve allongée sur ses jambes, qu’il dégagea pour lui faire glisser le bout de dentelle noir finement tissée qui lui recouvrait le bas du bassin. Se dérobant à son emprise, elle se jeta sur lui et l’embrassa fougueusement.
 
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Score : 883

Encore une quantité de vue innombrable depuis le post du dernier chapitre!!!
Merci à tous !!

Bon, en ce qui concerne le BD c'est au point mort pour le moment :
- j'ai changer de ville [J'ai quittée le Sud pour le Nord ... Mais qu'est-je fait!?]
- j'ai beaucoup un gros projet pro en cours avec un CG [rien que ça...]
- j'ai deux autres projets pro moins gros mais autant chronophages *SOUPIR*
- je recherche une entreprise pour une période de 4 mois à compté de mars dans le domaine de la gestion forestière ou plus largement gestion des espaces naturels ... [et c'est pas gagné...]
- je compte partir en Hollande à compter de janvier 2016 [oui, oui vous avez bien lu : 2016], donc je cherche de quoi pouvoir subsister là-bas dans le domaine de l'environnement [je me tourne du côté des PNR si jamais certains d'entre vous on des infos à me fournir]
- sans compter mes projet persos (dessins, BD, histoire, etc.)

Bref, autant dire que vous me verrez pas tout les mois [comme d'hab' finalement] et je m'en excuse d'avance. Ne vous en faite pas l'histoire continue !! [dans ma tête et sur un coin de papier]

Sur ce je vous dit à la prochaine fois et vous souhaite une bonne lecture!!

Tinellana, Bontarienne de naissance
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Chapitre 7
LA FIN JUSTIFIE LES MOYENS
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[Forêt de Tonkult à Bonta, le 29 de Juinssidor de l’an 1202]


Il s’était passé environ 4 mois depuis l’incendie. Tinellana ce sentait vide tel une coquille de Kaskargo mort. Son corps vivait et réagissait automatiquement, mais son esprit, lui, était absent. Seul, ce sentiment de haine et de vengeance s’accroissait de jour en jour jusqu’à inonder son cœur. Nora s’en rendait bien compte, mais sa sœur ne voulait pas s’ouvrir à elle. Du moins elle ne « pouvait » pas, d’après ses dires.

Les trois survivants passèrent ces quatre mois à élaborer des plans, mais aussi à éduquer le petit Péroucan. Ce dernier avait atteint sa taille adulte au bout du troisième mois et apprit très vite à voler et parler. Les deux sœurs purent constater rapidement que cette boule de plumes était très intelligente : elle acquit rapidement les tactiques élémentaires de combats et mis peu de temps à comprendre les plus compliquées que ses ainées prirent le temps de lui enseigner. A force d’exercices, le jeune Péroucan développa une forte musculature lui permettant de changer d’altitude et de direction comme bon lui semblait et ce, en l’espace de quelques secondes. Elles lui firent parcourir de très longues distances. Les deux sœurs lui firent aussi subir des simulations de combats et de missions diverses. Son plumage était beaucoup moins coloré que les autres individus de son espèces. Ses plumes grises lui permettaient de passé le plus inaperçue possible. Seule sa queue rouge sang pouvait attirer les regards lorsqu’il était en plein vol.

Ce jour là, Tinellana décida de commencer à mettre à exécution son plan. Elle envoya Moki en éclaireur sur le site de l’incendie. Ils devaient aller chercher des indices, même si après près de quatre mois ils risquaient de ne pas trouver grand choses, surtout après le passage des experts du gouvernement. Et puis, il n’était pas encore temps de se montrer au grand jour, alors toutes les précautions étaient de mise. Quand Moki revint les prévenir que la voie était libre, Tinellana émit un sifflement discret annonçant qu’ils devaient se séparer. Chacun disparut de son côté. Ils se retrouvèrent sur le lieu de l’attentat deux heures plus tard.

Tinellana resta planté devant ce que fut jadis l’entrée de la demeure de sa famille. De l’arbre Shshu il n’en restait qu’un énorme tas de cendre ainsi que la naissance du tronc complètement calciné. Moki, trouva un bijou bleu argenté. Lorsqu’il le posa dans la paume de la jeune Crâ, celle-ci constata qu’il s’agissait du collier que lui avaient offert ses parents pour son anniversaire : un papillon en ogrine, accompagné d’un sort lui permettant de voir une image holographique. Elle effleura l’arrière du pendentif et un hologramme représentant sa mère, son père, son petit frère et Nora, tout les quatre placés devant Nasierbam, apparut devant elle. En voyant le visage souriant de sa mère une larme coula de son œil gauche. Elle se jura une fois de plus de terrasser ceux qui avaient osé détruire sa famille.

En fouillant dans les cendres, avec l’aide de plusieurs flèches Tempêtes afin de ne pas laisser de traces de son ADN sur le lieu, Tinellana distingua à son tour quelque chose de rouge. En tirant une énième flèche Tempête, elle comprit que c’était l’œil du défunt Nasierbam. La jeune Crâ pria l’âme du Shushu et après plusieurs minutes elle décida de remettre les cendres en tas avec les mêmes flèches : comme elle l’avait pensé, elle ne trouva aucun indice oublié. Un sort roll back aurait été fort utile dans ce cas là et leur aurait fait gagner beaucoup de temps, malheureusement, elle ne pouvait pas ce permettre de contacter un Xélor. Une fois le travail terminé ils repartirent tout trois en direction de la cascade, séparés, comme à l’allée.

[align=center] [Quelque part sur le Monde des Douzes, le 2 de Joullier de l’an 1202]


Il s’était penché au dessus de son corps frêle, au teint blafard. Elle reposait dans une longue robe de soie nacrée, sur une sorte de table de sacrifice. Celle-ci était ovale et élégamment sculptée dans la pierre. De fines feuilles et fleurs de pierres parcouraient les côtés de cet autel de tel sorte qu’elles paraissaient vivantes. Deux Lunes et un Soleil arborait chacune des extrémités arrondis de cet édifice. Les paupières clauses de Clarie étaient perpétuellement agitées : Il l’avait plongée dans un rêve infini dont Il serait le seul à l’en sortir. Il contempla minutieusement les traits fins de sa captive : ses cheveux châtains mi-long, coupés en carré plongeant, étaient parsemés de quelques mèches argentées. Plus Il lui retirera des fragments d’ADN, plus le corps de la Crâ vieillira à force de renouveler les pièces manquantes de lui-même. Jusqu’à l’épuisement. Il avait le temps avant sa mort. L’Homme en noir ne pensait qu’a une chose : mener son plan à bien. Le maître de la secte de « la brume obscure » replongea dans ses souvenirs. Les Dieux auraient dus empêcher ça. Ils ne l’ont pas fait. A Lui de tout faire pour arranger les choses. Il ne reculera pas. Sur ses dernières pensées Il se retourna faisant claquer sa longue cape sombre et disparut dans un épais brouillard noir.

Le jeune Crâ était assis sur le bord de sa paillasse, les coudes posés sur ses genoux et la tête dans les mains. Son père est obligé de faire à la lettre ce que lui demandent leurs geôliers : il a été « Initié ». L’Homme en noir lui avait apposé un saut l’obligeant à se plier à ses moindres faits et gestes. Nayllinro n’avait jamais vu ce genre de magie. Le rituel ressemblait beaucoup à ceux utilisés par les disciples d’Osamodas lorsqu’ils font un pacte d’invocation avec une créature du Monde des Douzes. Un pentagramme lumineux c’était dessiné sur le sol de la salle du trône. Son père, inconscient s’était élevé en son centre, les bras tendu sur les côtés, la tête baissé. Le Maître de la secte psalmodiait dans une langue inconnue du jeune Crâ, quand tout à coup, après que l’Homme en noir ait versé de son propre sang dans le cercle, son père releva brusquement la tête, les yeux grands ouverts : il cria d’une souffrance telle que son fils cria de désespoir dans sa cellule. Le Maître avait fait apparaître un cercle de fumée pour que le jeune Crâ regarde attentivement le sort réservé à son père. Le fils vit, impuissant, un saut s’incruster dans les yeux de son père. Ce souvenir le fit sangloter. Un nuage de brume sombre apparut devant le jeune Crâ. Sentant la présence puissante de son geôlier, le jeune homme ravala ses larmes et leva la tête avec courage et peur.

L’Homme en noir émergea lentement de la fumée. Celle-ci resta à ses pieds, recouvrant le bas de son manteau et formant un voile au dessus du sol tout autours de lui. Il regarda la jeune Crâ dans les yeux :

« Il est tend que l’on commence ta nouvelle éducation jeune Crâ. Tu va recevoir l’immense privilège d’apprendre la magie Zobal auprès de l’un de mes plus brillants professeurs. »

Sur ces mots une silhouette massive et sinistre entra derrière l’Homme Noir. Il se déplaça avec une lenteur exagérément maîtrisé sur la droite de son Maître, laissant ainsi apparaitre ses larges épaules dissimulées par un long manteau le recouvrant de la tête au pied. Il avait les mains jointes au niveau du torse, recouvertes par les grandes manches de son manteau. Un manteau confectionné avec différentes pièces de cuire de couleurs différentes et tachées de diverses substances. Nayllinro ne pouvait pas voir le visage du nouveau venu : il était caché sous une large capuche. Le personnage dégageait beaucoup de force mais surtout beaucoup de violence. Il inspirait la peur. Le jeune Crâ sentit une perle de sueur froide descendre le long de sa colonne vertébrale. L’Homme Noir disparut dans un tourbillon de fumée épais couleur encre. Ces dernières paroles raisonnèrent dans la chambre du jeune Crâ : « Je te laisse entre les mains de Mask’Erade. »

Une fois son Maître partit, le fameux Mask’Erade releva la tête avec la même lenteur exagérément maîtrisée qu’à son arrivée. Il détacha ses mains de son torse, les releva doucement à la hauteur de sa capuche pour l’enlever tout aussi lentement. Nayllinro pu enfin voir, après plusieurs longues minutes, le visage de son nouveau précepteur. L’homme était un Zobal portant des peintures tribales sur sont visages, semblables à celles de ses pairs : sa peau était d’une couleur blanc craie, ses lèvres étaient colorés de violet barrés au centre par une barre rouge sang, ses yeux étaient cerclés de deux symboles différents eux aussi peint de rouge sang. Une cicatrice boursoufflée barrait son visage : elle prenait naissance en haut de son crâne nu de tous follicules pileux, passait entre son œil gauche et son nez, puis terminait sa course au milieu de sa joue gauche. Il avait de petits yeux gris clair clairsemés de quelques tâches noires disséminées ça et là. Sa mâchoire carrée et musclée portait un collier bien entretenu. Il portait des anneaux sur tout le pourtour de son oreille gauche. Son oreille droite était coupée en travers et portait une unique longue boucle d’oreille reprenant le symbole de son œil gauche. L’homme examina Nayllinro de la tête aux pieds de façon insistante. Lorsqu’il prit la parole, ce fut une voie grave, caverneuse et sortie des profondeurs de la Shukrute qui sortie de sa gorge puissante.

« Tu n’est pas encore digne d’apprendre la magie Zobal petit gibier. Ton corps doit être préparé pour cet art. Tu es trop faible. Cela prendra du temps. Beaucoup de temps. Tu devras suivre toutes mes instructions. Sans aucunes objections. Sans faillir. Suit moi. »

Il se retourna avec une telle vitesse que le jeune Crâ vit flou l’espace d’une seconde. Nayllinro ne demanda pas son reste et suivit l’inquiétant personnage.

C’est ainsi que commença le cauchemar de Nayllinro.

Le jeune Crâ eu du mal à suivre son nouveau précepteur. Il courait sur les talons de l’homme sans se rendre compte du dédale de couloirs dans lequel ils se déplaçaient. Soudain, le Zobal stoppa sa marche et Nayllinro n’eut pas le temps d’arrêter sa course : il heurta son maître de plein fouet. Penaud et plein d’appréhension, le jeune Crâ se releva précipitamment tout en se reculant de l’inquiétant personnage. Ce dernier, quand à lui se retourna avec une lenteur inquiétante. Il regarda son apprenti avec un regard meurtrier. Brutalement, Nayllinro se retrouva plaqué contre le mur d’en face, la main droite de son agresseur serrant sa petite gorge infantile.

« Plus jamais tu ne me manque de respect. Tu n’es qu’un petit gibier, un hors d’œuvre, le genre de bouf dont on ne fait qu’une bouchée. La prochaine fois je te brise un os. »

Tout aussi brutalement, Mask’Erade relâchas son étreinte. Il se passa la main gauche sur le visage et parut détendu, son regard doux et calme. La peur et l’incompréhension nouaient les trippes du frère de Tinellana. Il regardait son maître avec des yeux exorbités par la crainte. Il cherchait encore son souffle avec peine quand le Zobal lui intima l’ordre de se relever, se qu’il fit sans perdre un instant et sans se soucier de la douleur que lui infligeait son larynx.

« Regarde autours de toi petit gibier. Tu te trouve dans une des nombreuses salles d’entrainement de ce lieu. Celle-ci m’est entièrement réservée car elle a été conçue pour la magie Zobal. Tu devras te rendre ici tout les matins à la première lueur du jour. A chaque retard soit je t’écorche soit je te brise un os. Voici un plan des lieux. Tâche de l’apprendre par cœur pour demain si tu ne veux pas commencer avec une phalange brisée ou une oreille en moins. »

Tremblant, Nayllinro prit la carte que lui tendait l’homme et la rangea immédiatement dans son vêtement.

« Maintenant je veux que tu me montre se que tu sais faire en combat à main nu. »

Sur cette dernière phrase le disciple du Dieu Sadida se recula d’une dizaine de pas. Nayllinro étouffa un sanglot. Il ne savait pas se battre ! Comment pouvait-il rivaliser avec un homme si rapide qu’il ne voyait pas ses mouvements ? C’était du suicide pur ! Voyant son hésitation, Mask’Erade tendit son bras droit vers l’enfant et agita lentement son index pour lui intimer l’ordre de venir se battre. Les menaces de son maître résonnèrent dans la tête du jeune homme. Il revit le visage de sa sœur lors de l’attaque de leur maison, sa détermination, son courage, sa force… D’autres images firent leur apparition dans son esprit : sa mère tombant sur le sol, après avoir essuyer un sort de foudre puissant, et son père hurlant à l’agonie.

Pour ses parents.

Pour sa sœur.

Il sortirait d’ici pour les retrouver.

Survivre c’est s’adapter.

Alors il s’adapterait.

Un sourire satisfait se dessina sur le visage du Zobal quand il vit la lueur de détermination dans les yeux de son jeune apprenti. Finalement, il arrivera à en tirer quelque chose sans trop l’amocher le petit.

Nayllinro serra ses petits poings et s’élança vers son adversaire. Il devait surprendre son maître quoi qu’il advienne.

Le Zobal attendit que le jeune Crâ soit assez prêt. Au moment où il perçut un mouvement du bras droit de son apprenti, alors il se prépara à stopper la frappe en bloquant le petit poignet. Or, au dernier moment le petit gibier glissa sur le sol, passa entre les jambes de son maître, se releva et voulu frapper la colonne vertébrale de son adversaire de toute ses forces pour lui procurer un choc électrique. Seulement, malgré la courte surprise de l’homme, celui-ci se pencha légèrement en avant, plia les jambes et faucha en arrière celles de Nayllinro qui tomba lourdement sur le sol côté dorsale, lui coupant le souffle. Le petit gibier n’eut pas le temps de se relever. La vitesse de son maître était telle qu’il ne voyait pas ses mouvements. Il sentit le poids de l’homme sur son torse et une main puissante reteint ses bras au dessus de sa tête. Un sourire carnassier éclairait le visage maquillé au dessus de lui. Il avait perdu, et maintenant il sentait la faim viscérale de son adversaire. Celui-ci pencha la tête jusqu’à son oreille et lui susurra d’une voix mielleuse :

« Tu est futé petit gibier. Tu agis instinctivement de telle sorte que l’on ne puisse pas deviner tes intentions. Cela te servira beaucoup pour ton entrainement. Malheureusement tu es loin d’être assez rapide… »

De sa main libre, non bandé, il approcha très lentement son index près du coup de sa victime. Un index pourvu d’un ongle long, pointu et acéré, tel une griffe. Il caressa doucement le cou de son apprenti en suivant sa jugulaire, puis la remonta en appuyant jusqu’à se qu’une perle de sang suinte de sa peau douce d’enfant.

Une larme de rage coula au coin de l’œil gauche de Nayllinro. Il pria silencieusement la Déesse Crâ de lui donner la force de terrasser tout les monstres de ce genre qu’il croiserait sur sa route.

[Pendant ce temps, toujours au même endroit sur le Monde des Douzes]


Tous les descendants de Dieu habitants à Brakmar étaient en sa possession, ainsi que ceux d’Amakna. Il n’avait pas commencé sa récolte à Sufokia. Il attendait d’avoir tous ceux de Bonta pour aller sur les plages de sable blanc de la cité d’Osamodas. Seulement la petite Crâ lui avait échappée… Son bras droit lui a transmis dans la journée que la fille était très consciencieuse et réfléchie, sans compter qu’elle possédait un mental d’acier. Ses professeurs la voyaient comme le meilleur stratège à qui ils avaient eu affaire depuis plusieurs années. Un esprit analytique, calculateur et patient. Identique au Sien. Un esprit rare. La patience est une vertu toujours récompensée. Il reviendrait la chercher quand il en aura finit avec les huit demi-dieux de Sufokia.

Il avait réussit à retrouver la trace de vingt-huit d’entre eux. Seuls les enfants d’Eniripsa, de Féca, de Sacrieur et de Xélor avaient échappés à son enquête. Sacrieur ayant été admise en Inglorium après avoir fondé une famille, n’avait pas l’air d’en avoir refondée une, malgré leur perte avec le temps. Quand aux trois autres, aucunes informations ou quelconques rumeurs ne circulaient sur le monde des Douzes au sujet de leurs potentielles aventures.

Crâ… Cette déesse n’a eu qu’un seul et unique amour il y a des générations de cela, et sa lignée perdurait encore aujourd’hui. Il avait eu du mal à avoir des informations sur les descendants de la déesse de la chasse : trois cents ans pour avoir une piste un temps soit peu potable ! C’est la seule qui lui résista aussi longtemps. Les autres lui avaient coutés entre cinquante à cent ans chacun tout au plus, sans compter ceux et celles pour qui il ne pu récolter aucune informations. Crâ… tu n’as pas pu cacher indéfiniment tes petits protégés, déesse où pas, tout le monde possède ses failles…

Il était installé sur son trône d’Or noir, le coude gauche appuyé sur l’accoudoir et la tête soutenue par sa main. Le regard perdu sur les anciennes tapisseries recouvrant la pièce gigantesque qui l’entourait. Ces dernières relataient l’histoire de la création du Krosmoz avec ses premiers occupants : les Eliatropes. Aujourd’hui il ne restait plus aucun document relatant leur histoire. Aucun, sauf cette tapisserie. Elle lui avait donné avant de partir pour qu’il n’oublie pas. Le temps n’avait pas d’emprise sur ses souvenirs à lui, étant un hybride Crâ, Osamodas et Xélor. Elle lui avait précisé également qu’Il devait lui montrer lors de leurs retrouvailles pour raviver sa mémoire surement perdue. Depuis, Il la gardait précieusement en attendant ce jour tant attendu. Son seul œil visible se fit vitreux au souvenir de leur rencontre : ils étaient jeunes, tellement jeunes, les grandes cités n’étaient pas encore nées et le monde des Douzes n’était qu’à ses débuts d’existences. Il avait couru dans la direction du cri effrayé d’une jeune créature, ses cheveux bleus glacier au vent, son Gobgob le précédent. Il était arrivé face à une scène inoubliable : un bébé dragon défendait du mieux qu’il pouvait sa maîtresse contre un Meulou enragé et affamé. La bête faisant dix têtes de plus que le jeune homme et étend de surcroit d’une force largement supérieure à la sienne Il décida d’un commun accord de fusionné avec son Gobgob. Il prit ainsi sa forme draconnique et aida le bébé dragon à repoussé la bête féroce. La jeune fille avait été gravement blessée : de larges et profondes entailles lardaient son dos. Il avait décidé rapidement de lui administrer un sort Roll-Back afin que ses cellules remontent le temps jusqu’à avant l’attaque. Etant jeune, Il avait oublié de localisé la régénération des cellules, ainsi son sort frappa certaines cellules du cerveau de la jeune fille. Elle perdit ainsi la mémoire sur ce qui s’était passé, l’attaque, le sauvetage, tout ceci lui était inconnu. C’est son dragon qui lui raconta l’histoire et lui montra les images de la scène. Depuis ce jour, ils ne s’étaient pas réellement quittés. Jusqu’à ce que leur déesse décide de les rapatrier dans un monde où guerres et famines leur serraient inconnues… Tout cela parce que les nouveaux Dieux avaient décidés de faire du Monde des Douzes leur terrain de jeux ! Cette pensée raviva la flamme de la colère étincelant dans ses yeux de Stasis. Leur cupidité les avaient tous mis dans le pétrin, incarnés et Dieux y compris. La création des Dofus fut une erreur impardonnable. C’est cet événement qui déchira les peuples mais aussi les divinités. Aujourd’hui une créature surpuissante, le fruit d’une expérience ratée du célèbre alchimiste Otomaï, avait les six Dofus entre ses mains et rien ni personnes ne pouvait rivaliser avec lui. Pas même les divinités de l’Inglorium… Une prophétie raconte qu’une créature, fruit d’une hybridation entre chacun des différents disciples peuplant la planète serait en mesure d’arrêté Ogrest… Sauf que depuis le temps que cet ogre était installé sur sa montagne, cette prophétie avait été relayée au rang de pur légende et plus personne n’y croyait. Comme le peuple Eliatrope. Perdus dans les profondeurs du temps et des larmes d’un ogre pleurant la perte de sa poupée…

Il avait donc décidé de prendre les choses en main. Il recherchait les descendants directs des divinités du monde des Douzes pour récupérer leur gène spécial qui leur donnait ce pouvoir qui faisait d’eux des sortes de demi-dieux. La plupart n’en avaient pas conscience et Il ne voulait pas leur fournir cette information : le savoir c’est le pouvoir. Maintenir ses proies dans l’ignorance la plus totale lui permettait de travailler plus librement. Une fois la totalité des gènes récoltés, Il libérera leurs pouvoirs bridés involontairement par leurs propriétaires. La première étape était presque terminée. Le seul hic sera cette petite Crâ qui réussit à lui échappée. Cela faisait plus de milles ans qu’il attendait alors ce n’est pas quelque mois qui risque de le contrarier. Comme lui avait si bien dit son bras droit, la patience ce n’est pas ce qui Lui manquait. Le nuage de fumée l’entourant ce dilata jusqu’à recouvrir entièrement le sol de la salle.

« La partie d’échec vient de commencer petite. Tu pense peut être avoir un coup d’avance, mais tu te trompe… Tu n’es pas mon adversaire, tu n’et qu’un pion de l’Etat Bontarien qui veux me mettre en échec. Un pion qui, une fois prit deviendra mien… et je suis curieux de voir comment tu va t’en sortir… Surtout face à ton frère… »

Oui. Le petit Crâ faisait partit des éléments utiles à la mission de l’Homme Noir. Celui-ci avait décidé de garder les frères et sœurs des descendants pour en faire une équipe particulière. Certes ils ne possédaient pas le gène divin, mais leurs esprits étaient jeunes, faciles à formater et ils restaient tout de mêmes des descendants divins, mêmes sans ce gène, ce qui décuplait légèrement leurs capacité physique et psychiques. Il avait donc réquisitionnés cinq petits soldats à qui il avait assigné un professeur différents afin qu’ils aient tous des facultés les complétant les uns les autres : l’unité c’est la force. Ainsi il avait décidé d’initier le jeune Nayllinro à l’art de la magie des masques. Bientôt il lui fournirait son premier masque. Il lui fournirait à terme un total de trois masques uniques qu’il lui donnerait au fur et à mesure de ses progrès et surtout de son niveau d’obéissance.

Il restait le cas de l’appât, le père de Tinellana et frère de sa taupe la plus importante. Sa taupe… Il l’avait mis sur le coup de cette famille parce qu’Il savait pertinemment leurs liens et l’historique de leur famille pour le moins connu dans l’ordre des disciples de Crâ. Les parents de ces deux hommes étaient connu pour leur position sur le non mélange des races dans le but de garder la pureté de leur sang : un bon disciple était une personne 100% liée génétiquement à la création de son Dieu. Ils renièrent leur fils ainé pour avoir aimé une Crâ qui n’était pas de souche pur. Les deux frères ce sont très peu connus jusqu’alors. Les avoirs tout les deux sous son aile, cela pouvait être un atout majeur par la suite. Cela dépendrait fortement de leurs réactions au fil du temps. C’est pour cela qu’Il le considérait comme un simple appât pour l’instant, appât qui attirerait la petite chasseresse. C’est également pour cela qu’Il lui avait imposé un sceaux d’asservissement. Sort de sa composition et dont il était le seul et unique à connaître le fonctionnement. Un Osamodas typique utilise un sort relativement proche pour asservir son bétail, mais personne n’avait réussit à apposer ce sort sur un incarné. Lui, de part son hybridation Xélor, avait des possibilités dix fois supérieures à ses compères. Il avait donc fait beaucoup de recherches sur les possibilités qui lui avaient été accordées. C’est lors d’une de ses expériences qu’il créa ce sort révolutionnaire et dangereux. Ce sort arrêtait le temps pour ces incarnés, seule une mort brutale pouvait les libérés, à part bien sûr si l’Homme Noir leur redonnait leur liberté en brisant le sceau. Ainsi, le père de Tinellana était à son service pour un temps indéterminé… A cette pensée, un sourire ce dessina sous le masque d’acier de l’hybride.

« Bonne chance à toi petite chasseresse… la partie est loin d’être gagnée d’avance… »
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