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La Dame des Murmures

Par Rtt2 03 Mai 2013 - 22:11:10

Vu que mon role-play ne fait l'unanimité, je vais d'abord poster l'histoire de la Dame, ceci est un court texte destiné à raconter ce qu'elle est devenue jusqu'au bout.

Il y a très longtemps, une femme réussi le miracle de battre Ogrest et de lui arracher les six Dofus avant de l’envoyer dans l’abîme. Cette femme ne répondant à aucun dieu égala celui qui avait réussi à battre les dieux et les faire battre en retraite. Cette femme s’était nommé, la Dame des Murmures en l’honneur de ces voix qui n’ont pas sa force.



Chapitre 1 : Cette nuit d’été

-Accelere tes coups ! Plus rapide le jeu de jambes ! Non , pas comme ça ! Allez ! Recommence !

Encore cette routine, me battre à sa façon, être rapide, agile pour finalement retomber et devoir tout recommencer. J’étais réduit à la suivre pour qu’elle me supporte encore un peu, ma propre mère ne croyait même plus en moi ou en mon avenir. J’étais faible à ses yeux et aux yeux de tous selon elle. J’étais son ersatz, son erreur et celle de celui qu'elle aimait.

Il y a seize ans, elle accoucha et me donna au monde, sans caractéristique défini aux Iops contrairement à tous ceux de ma famille qui remontait à Goultard selon elle, mon frère de cinq ans était un meilleur combattant que moi en force vu qu'il était lui aussi un disciple de Iop, ma petite sœur de onze ans me jetait au sol sans once de problèmes et ne faisait que se rire de moi car j'étais grande, jolie mais faible et facile à avoir.
Et moi, leur grande sœur qui n’avait ni les cheveux roux, ni les oreilles en pointe devait attendre. Je n’avais aucun pouvoir, aucune destiné aux yeux des voyageurs. Je devais me contenter de rester dans l'ombre de la gloire de ma mère, de mon père et de la réussite de ma sœur et de mon frère

Je me relevais encore cette dernière fois et d’épousseter mes vêtements avant de m’éloigner d’un pas nonchalant pour éviter de retomber encore et toujours. Ma mère fulminait derrière et marchait à pas rapides pour tenter de m’attraper par l’épaule et me renvoyer sur le sol. Mais j’avais déjà pris mon envol, j’étais loin, courant à travers champs comme toujours. J'étais seulement rapide, comme un ange déchu.
J’aurais pu me retourner pour lui parler, lui dire que je ne voulais pas suivre un entrainement qui me torturait et qui montrait que j’étais incapable au combat, me retourner pour qu’enfin elle abandonne enfin. Mais je n’avais pas la force de lui faire de la peine comme la force que je n'avais pas pour la battre.

Ma mère qui nous avait élevée avec tant de volonté, moi et ma petite sœur. Elle s’était marié à l’âge de vingt ans avec un autre disciple de Iop dont j’ai oublié le nom, elle me mit au monde à l’âge de 23 ans et ma sœur à 28 ans puis son mari disparu sans crier gare. On apprit qu’il avait été tué par une bête sauvage lors d’une de ses chasses en solitaire. Depuis, elle prenait son temps à nous inculquer les préceptes de Iop et nous apprendre à nous battr,e bien que marié à un disciple de Sacrieur souvent absent lui aussi qui se contentait de nous offrir des bonbons pour fuir plus loin.

Mais moi, je n’avais pas de force, j’étais faible, infiniment faible. J’étais née sans classe, les cheveux noirs, la peau de platine, des yeux vitreux mais d’une couleur sombre. J’étais née sous de mauvais auspices selon les prêtres et les sages-femmes. Mais c’était plus que ça, c'était bien pire que ça.

Il y a quatre ans, au mois de Fraouctor. Cette nuit d’été, il faisait clair, le magnifique ciel bleu cendré parsemé d’étoiles semblait être un bon signe pour le choix des divinités. Avec ma mère portant ma sœur accrochée à son dos en bandoulière, je couru au temple des dieux d’Amakna où plusieurs enfants y allaient déjà, certains portant des chandelles pour s’orienter comme leur parents, comme dans une marche funèbre. Certains se bousculaient, se chamaillaient et se battaient mais tous rentraient dans un calme quasi mystique, quasiment divin.
Puis lorsque tout le monde fut assis, les douze prêtres d’Amakna récitèrent en cœur les douze bénédictions avant de poser une bougie sur un autel devant leur divinité respective avait de les parsemer de dons et de cadeaux censé les encourager à choisir.
Chaque enfant non disciple à la naissance avait le droit lors de ses douze ans de se présenter au temple des douze, a sa douzième année pour être choisi par un dieu, s'i arrivait que plusieurs dieux vous voulaient, vous pouviez choisir lequel vous auriez mais cela était rare, même pour deux dieux.

J’étais la dernière à passer ce jour-la car j’étais turbulente mais aussi car j’avais peur d’être choisi de mauvaise manière, m'étant caché vers d'enfants prêt à se battre pour être en première place. Mais j'avais la hantise d'être choisie par certains dieux, Enutrof par exemple. Je voyais donc les enfants passer, se mettant au milieu des douze autels, si un dieu le voulait, sa bougie s’enflammait et l’enfant pouvait ainsi arborer sa divinité comme un Etendard durant une transformation.
Il y eut ainsi un disciple d’Ecaflip nommé, un pandawa, trois eniripas et deux frères jumeaux cras ainsi que des dizaines d'autres avant que ce soit mon tour de passer. Ce fut bref mais plein de rebondissements pour ceux qui y avaient assistés. Au milieu des douze autels, j’étais silencieuse, observant par peur tout ceux qui étaient autour de moi. Puis, les douze bougies s’allumèrent toute ensemble, faisant jaillir une ruade de protestation parmi l’assemblée qui observait l’événement pour leurs chères petites têtes blondes. Mais aussitôt s’étaient élevés les cris que les bougies s’éteignirent, soufflés par le vent qui ne s'était manifesté avant. Maudite, voila les murmures, les paroles que j’entendais dans l’assemblée après cela. Ces murmures qui m’agressaient les oreilles. Je fus mise à part, si bien que tout les enfants étaient parti que moi je restais assise, à entendre ma mère discuter avec les douze prêtres, tout arborant l'air grave ou inquiet de cette situation.

-Votre fille n’est pas normale, les dieux n'ont pas délibéré, qui est son père ? Murmura le prêtre Eniripsa, un grand homme aux ailes d’argent, portant ses cheveux rougeoyants longs dans le dos.

-Oui, il est impossible que votre fille ait été choisie par les douze en même temps. Quelle est son ascendance pour avoir eu cette... Ce moment? Surenchérit le prêtre Cra à mon encontre, cet homme a la chevelure brune coupée court se retourna vers moi et asséna un regard aussi noir que ses pupilles vers moi. Je tremblais de façon involontaire à ce qu’il se passait.

-Son père est mort, il n’est pas avec nous. J’élève elle, sa sœur, ainsi que mon fils seule la plupart du temps. Je me suis remariée mais mon mari n'est pas souvent la pour m'aider à éduquer mes filles. Répondit-elle avant de regarder ma sœur qui était toujours accrochée dans son dos, cette dernière suçotant son pouce.

Tous la regardèrent d’un air intéressé avant de m’oublier par miracle, ils en étaient venu à m’oublier, moi, malgré tout ce qu’il s’était passé. Ce qu’il restait de moi était des murmures que personne ne voulait entendre, que personne ne voulait encore chanter aux oreilles des autres.

J’avais eu peur, d’elle… Des prêtres… De ceux que je connaissais car je les entendais qui faisaient pleuvoir des paroles acides dans mon dos. J’avais eu peur, mais c’est fini désormais.

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