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[DUO AVEC PETSBUD] Les liens du Sang

Par thesacrishark 23 Avril 2013 - 21:59:02

Salut à tous et à toutes, c'est le Sacrieur-requin-assassin-écrivain-mangeur de chips pour une nouvelle fanfiction en Duo avec un nouveau du forum qui promet avec sa fanfiction "Boule de Poils" qui ne porte pas bien son nom du fait de son sujet principal !

Entre autre, si t'aime les assassins, les trucs sombres, maléfiques, ténébreux et les combat stylés plein de mouvements agiles et de sang, t'a frappé à la bonne porte !

On espère que vous aimerez cette fic' et que vous enverrez des commentaires, en attendant voici le prologue sur l'histoire de notre héros !

Je ne suis qu'un simple artisan Ankamien...

Mon père est forgeron, dans la ville de Floriza, une ville du Sud du pays d'Ankama, au bord de la Mer d'Asse reliant les quatre pays. C'est le meilleur, et je l'aide dans sa tâche depuis mes dix ans.

Le temps y est toujours clair, les gens y sont toujours joyeux, c'est la vie parfaite ici... Pas de guerre, on vit sous la république d'Amakna, et pas sous la Royauté des classes ! Mon père m'a dit qu'il n'était jamais bon d'obéir à un Roi seul... Sans doutes son instinct d'Ecaflip qui sait quand il
faut se fier à quelqu'un !

Aujourd'hui, j'ai exactement vingt ans, c'est mon anniversaire et je n'en ai jamais vécu un aussi terrible pour moi...

Mon père partait souvent pour livrer des armes à des clients habitant loin, tant sa renommée était grande dans la région, mais il y a une semaine, il est parti, et il n'est pas revenu...

Il ne reviendra jamais...

Un ami de mon père, nommé Giovalchi Calzoni, qui est aussi l'homme qui m'enseigne l'art du combat depuis huit ans, nous l'a annoncé hier soir.

Il nous a apporté un paquet plutôt lourd sur lequel était écrit "Pour toi, mon cher fils". Mon cadeau d'anniversaire... Sa dernière volonté ? En outre, il y avait aussi une lettre qui disait "Il est temps que tu hérite du passé, Enzio, car tu es un Silinzon digne de ce nom, et c'est pourquoi tu doit reprendre le travail inachevé de ton père".

Que pouvait-il donc y avoir dans ce maudit paquet ? Je l'ai ouvert, seul dans ma petite chambre, et j'y ait découvert ce qui changea ma vie à tout jamais...

Des habits d'un noir profond: Un tunique de tissu fin, des bottes noire renforcées d'un métal brillant à certains endroits, une cape à capuche à motifs runiques sombres et un pantalon souple d'une noirceur égale à celle de la nuit. Même en tant qu'enfant de forgeron, je n'avais jamais vu un tel équipement ! Cela ne devait pas beaucoup protéger d'une attaque !

J'ai aussi vu, dans le fond du paquet, après avoir mis cette panoplie d'habits légers et discrets, un couteau à la lame légèrement bleutée, dont l'éclat de blessait les yeux de sa splendeur, et au pommeau finement ouvragé d'or et serti d'un rubis ! Un ouvrage de mon père qui devait être son plus grand trésor ! L'arme était légère, discrète et tranchante comme une excellente épée longue !

Je m'en suis équipé en le mettant à ma ceinture, mais je demeurait sceptique quant au lien entre ce message et ces habits !

A ce moment, Giovalchi ouvrit la porte et me regarda, avec un petit sourire en coin. Il portait une panoplie d'équipement identique au mien, mais d'un blanc nacré associé à une veste bleue et rouge. Il me tapa sur l'épaule et s'assit à côté de moi sur mon lit.Que pouvait-il me dire pour tout cela?

Je suis Enzio Silinzon, et aujourd'hui, mon aventure commence !

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[ Ouaip, salut à tous. On va pas perdre de temps ! Il y a pas de bon héros sans bon pote, pas vrai ? ]

Giovalchi inspira longuement en passant son regard sur le fils de son défunt ami. Qu’est-ce qu’il lui ressemblait. Ce moment était éprouvant, pour lui aussi. Passant un bras réconfortant autour des épaules du jeune homme, il ne pouvait s’empêcher d’avoir ce petit sourire alors qu’il avait espéré ne jamais faire. Il le serra brièvement contre lui avant de prendre la parole.

- Il est grand temps que tu saches ce que nous te cachions depuis longtemps, Enzio. Ton père était un homme renfermant de nombreux secrets, comme tu dois t’en douter après avoir ouvert ce qu’il t’a laissé. Il n’était pas qu’un simple forgeron.

- J’ai un peu de mal à comprendre …

- C’est normal et tu risques d’être surpris. Le mot peut te paraître violent, mais ton père était un Assassin. Avant que tu ne puisses dire quoi que ce soit, je veux que l’on soit clair. Il luttait contre les Royautés qui tentaient de s’instaurer en maîtres sur les Nations et dans les royaumes. Il désirait maintenir l’équilibre précaire qui existe dans ce monde. C’est une cause noble. Mais aussi noble soit-elle, toutes les belles choses cachent leurs parts d’ombres et de mystères. Parfois, il n’y a pas d’autre choix que d’agir de manière directe, malgré les actes que cela implique. Parfois, des hommes se doivent d’agir, pour le bien de tous.

Enzio en resta sans voix, se contentant de fixer Giovalchi d’un air perplexe. Celui-ci continua son discours.

- Nous agissons selon des ordres différents. Tu es un Silinzon. Ton père a porté cette tenue, et tu la porteras après lui. L’entraînement que tu suis à mes côtés depuis ces huit années n’était pas laissé au hasard.

- Ça veut dire que toi aussi, tu en es un, pas vrai ?

- Effectivement. J’étais son partenaire. Sa lame est à présent entre tes mains et sa tenue n’attend que d’être enfilée. Tu DOIS le faire. Tu es prêt pour et c’est ce que ton père aurait voulu. Que tu sois digne de tes ancêtres.

Giovalchi se releva lentement pour se dresser face à lui. Il poursuivit d’une voix forte, sur un tout autre ton, en lui enserrant à nouveau l’épaule.

- Alors que vas-tu faire, Enzio Silinzon ? Poursuivre une vie d’artisan, alors que ton vrai destin attend ? Ou venir avec moi, pour suivre les traces de père ?

- Je viens. Je veux en savoir plus sur lui, et je dois continuer.

- Bien. Je vais prévenir ta mère, prépare-toi à partir sous peu. Tu dois rencontrer quelqu’un d'important

Il se dirigea vers la porte et quitta la chambre. A présent, les choses paraissaient différentes aux yeux d’Enzio. Il avait tant de choses à découvrir et de mystères à dévoiler, à propos de sa famille. Il décida d’enfiler la tenue sombre sans toutes fois relever la capuche, s’assura que la dague était bien glissée à sa ceinture, puis saisit à nouveau le message de son père. Tout allait trop vite à ses yeux. Le message fut glissé dans une des nombreuses poches intérieures de la tunique, puis il descendit les marches rapidement. Sa mère le prit dans ses bras en le priant de revenir au plus vite.

C’est ainsi qu’il se retrouva à arpenter un chemin au côté de Giovalchi, sa nouvelle tenue lui allant à merveille. Le vent ébouriffait sa fourrure tandis que son maître d’arme lui apportait quelques détails quant à l’endroit vers lequel ils se dirigeaient, sa cape battant derrière lui au gré du vent. Une auberge dans un village tout proche, où quelqu’un les attendait déjà. Enzio hochait la tête en avançant, n’en pouvant plus d’attendre afin de savoir qui il allait rencontrer.

Quand ils arrivèrent devant la porte de l’auberge, il eut encore une pensée pour son père. Certains comportements semblaient à présent plus logiques. Giovalchi poussa l’imposante porte et pénétra le lieu, suivit de près par Enzio. Le son étouffé qui leur parvenait se transforma en un joyeux vacarme. L’Écaflip suivait toujours son guide, qui se faufilait entre les tables, se dirigeant droit vers le fond de l’endroit. Une table était à l’écart, un peu en retrait du reste du monde, dans l’ombre. Quelqu’un y était appuyé en se tenant un peu courbé vers l’avant et les fixait, les mains jointes. Même tenue qu’eux. Il semblait avoir le même âge qu’Enzio et il était lui aussi un Écaflip, ce qui l’étonna un peu. Il portait une arme courte de chaque côté de sa ceinture. Sa fourrure était de couleur marron, parcourue de rayures légèrement plus claires. Il fixait les deux personnages de ses iris verts, le museau haut. Il possédait un physique élancé, fin, et sous les pans de sa tenue, semblait être légèrement musclé. Un physique de félin. L'Écaflip rabattit sa capuche en arrière quand ils s'approchèrent, ses oreilles se dressant. Giovalchi poussa Enzio vers la table et s’installa rapidement alors que le jeune homme faisait de même, écoutant ce qu’il s’apprêtait à dire.

- Et bien Enzio … Voilà ton partenaire, pour tout ce qui va suivre. Il s’appelle Dalbair El-Konnor, il est originaire du désert de la Dune Kane. Vous partagez à peu de choses près la même histoire.

Il y eut un court silence durant lequel les deux Écaflips s’observèrent. Puis ils se serrèrent la main avec respect, ne quittant pas les yeux de l'autre. Confrères de par leur Divinité, avant que tout commence déjà.

- Ravi de té connaître, dit Dalbair après qu’ils se soient lâché les mains. Il possédait un accent du sud prononcé, roulant aussi les «r».

- Moi aussi, même si j’aurais préféré que ce soit dans d’autres conditions. Je m'appelle Enzio Silinzon.

Ils s’échangèrent un bref sourire, semblant comprendre que l'autre n'était pas là aujourd'hui par hasard. Une serveuse posa trois bières à côté d'eux sans qu’ils n’aient rien commandé et s’en alla aussi vite que possible dans la salle, les laissant à nouveau seuls. Ils commencèrent à échanger quelques murmures au-dessus de la table, à l’écart des autres, les ombres semblant les envelopper.

C’était le début d’une fraternité entre deux futurs assassins. Le début d’une nouvelle ère pour eux.
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Coucou les boys ! Votre story part d'un bon point je trouve et j'ai vraiment hâte de lire la suite. J'aime beaucoup les prénoms italiens ♥.♥ Mais quelque chose me gêne. La description des personnages leurs physiques. On sait leurs classes mais pas a quoi il ressemble donc voilà :/ Sinon vous faites du magnifique boulot et je vais vous soutenir à fond !!!! smile Et vous avez le même titre que l'une de mes story tongue
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Ah bah ouais, c'pas faux. J'ai modifié le message et j'ai un peu plus détaillé Dalbair du coup, mais je vais pousser ça plus loin la prochaine fois. J'laisse à Clem' le plaisir de décrire Enzio, et on verra bien qui se chargera de Giovalchi. On espère faire une bonne histoire, merci du commentaire tongue.

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Coucouw !

Avant de poster le deuxième passage de l'aventure d'Enzio Silinzon et de Dalbair El-Konnor, je voudrais éclaircir certains points auprès de toi, ma shoute:

Le choix du nom, j'ai pas fait exprès de te plagier, c'est juste que ça collait bien, donc je m'excuse

Et pour ce qui concerne les noms Italiens et tout le bordel, c'est juste un choix parce qu'on trouvait ça sympa.

NOUVEAU PASSAGE

Alors que Dalbair, jeune assassin venu de Sufokia faisait les présentations avec son coéquipier Enzio, Giovalchi coupa court à leur poignée de main et les fit s'asseoir tout le deux. Il était clair qu'il fallait directement, pour lui, entrer dans le vif du sujet...

Giovalchi était un homme malin, ayant un sens aigu de la stratégie et de l'éloquence, il possédait un charisme et un discours qui lui permettait d'attirer l'attention où d'influencer n'importe qui, et c'est ce qui l'avait fait Assassin. Il n'était pas des plus forts au combat, mais compensait par une intelligence remarquable. Ses cheveux courts et blonds sous sa capuche, ce n'est pas avec sa carrure fine qu'il pouvait faire peur, mais ses yeux d'un vert profond savaient menacer. Il s'assit et regarda Enzio, qui semblait perdu.

C'était un jeune homme calculateur, très méfiant par nature mais tout de même extraverti. Il n'était pas exsangue et ne se jetait jamais dans la gueule du Mulou, mais cette fois, il était tellement attristé par la mort de son père qu'il avait suivi son maître d'arme, dans un seul but: Découvrir la vérité et suivre les traces de son menteur de père. Pourquoi de telles calomnies de la part de son propre père ? Il se le demandait, mais restait calme extérieurement. Pour le moment, sa fourrure blanche était cachée par ses habits, et on pouvait difficilement deviner qu'il était un homme-félin.

Giovalchi, ayant coupé court aux présentations, s'empressa de passer aux choses sérieuses.

_ Bien, Enzio, Dalbair, je vous demande de m'écouter, à présent. Car vous avez une mission de la plus haute importance qui vous attend...

_ J'espère qué tu ne nous mène pas en bateau, Giovalchi. Grogna Dalbair.

_ Ecoute moi, Dalbair...

Dans ce monde, voyez-vous, il existe des rivalités depuis longtemps, mes chers élèves...

Bonta et Brâkmar ont lutés durant toute l'époque des Dofus pour le contrôle du Monde, et sont rivaux aujourd'hui encore.

Les Sadidas et les Iops se battent pour le titre de meilleurs guerriers

La République et la Royautés sont les deux politiques de ce monde...

Et nous-mêmes, nous sommes en rivalité...

Notre organisation est dite une organisation d'assassins, mais notre véritable nom est "La Guilde des Silencieux". Depuis des centaines d'années nous espionnons, nous tuons des membres d'un pouvoir Royal et nous faisons tomber les Royautés pour instaurer en ce monde les libertés de la République ! C'est nous qui avons tué les derniers Rois de Bonta et de Brâkmar et qui avons créés l'indépendance d'Amakna ! Sufokia est notre allié puisque nous lui avons proposé une alliance alors qu'il cherchait une terre...

Et aujourd'hui, notre but est simple: Tuer tous les Rois et Reines de ce monde et instaurer la république. Mais attention, si vous acceptez cette mission, vous deviendrez les responsables de... La Grande Guerre de l'Ere du Wakfu ! Si nous tuons un Roi, les autres accuseront les Républiques, et celles-ci uniront leurs forces pour vaincre leurs accusateurs, mais les Royautés sont alliées elles aussi et répondront à cet appel à la guerre ! Une fois votre premier meurtre accompli, vous devrez faire au plus vite !

Vous vous rendrez tout d'abord au Royaume Iop, situé sur les terres d'Amakna, au delà d'Emelka. Vous vous introduirez dans le palais Royal grâce à une carte que je vous ait prévue ! Vous tuerez le Roi et tous les membres du pouvoir, et vous repartirez par le Nord de la Ville où vous attendra un membre des Silencieux qui vous embarquera à bord d'un bateau. Je veux un crime discret, sans aucune trace laissée !

Les deux disciples se regardèrent, et hochèrent la tête en direction de leur maître en signe d'accord.

_ Bien... Vous partez dans une demi-heure par Dragodindes, elles vous attendent près de la porte Sud de Floriza, bonne chance... Enzio... Dalbair...

Il se leva, et sortit de ses poches deux amulettes qui arboraient toute les deux un talisman de forme triangulaire et de couleur bleue saphir. Un signe runique à l'intérieur du triangle signifiait en Amaknien "Silencieux". Il leur donna ces amulettes et les passa autour de leur cou.

_ Maintenant... Vous êtes des Silencieux !

BONUS: Dalbair à la douane d'Amakna

_ Monsieur, contrôle du véhicule !

_ T'a pas vu qué je n'avais pas dé véhicule ? Tu m'a pris pour un caballero ou quoi ?

_ Bon bah contrôle des produits illicites que vous pourriez porter sur vous...

_ Si c'est votre associée qui est là bas avec sa petite jupette qui peut lé faire, moi ça mé dérange pas !

_ C'est ma femme...!

_ Belle seniorita...

_ J'AI TOUT ENTENDU, PERVERS !!

_ Et belles oreilles...

_ Monsieur Dalbair El-Konnor, c'est votre vrai nom ?

_ C'est marqué sur mon passéport, crétin !

_ Et cet accent est-ce que ça fait de vous un mec qui mange de la paella de Tofu, qui joue du banjo et qui regarde des corridas ?

_ Normalément oui mais sur lé forum on n'a pas lé droit aux blagues racistes...

_ Ok, vous pouvez passer...

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Score : 1868
[ Bien vu le bonus avec Dalbair, ça m'a fait marré. La paëlla c'est bon pour la santé, MANGEZ-EN. Oui, ceci est une tentative d'hispanisation à peine camouflée tongue.
Bon allez, on se traîne au Royaume pour éliminer des gens, faut pas trop faire attendre tout de même ! Puis je sens qu'Enzio et Dalbair vont se battre de manière salement classe. ]



I
ls étaient ressortis de l’auberge, laissant Giovalchi seul. Tous deux observaient les alentours en replaçant leurs tenues qui leur donnait un côté sombre et franchement classe. Dalbair glissa l’amulette sous ses vêtements tandis qu’Enzio l’observait encore.

- Ça sonne bien «les Silencieux», dit-il.

- Ouais, ça donne tout dé suite un côté plus léger à la nature de notre travail, pas vrai ? Yé pense qu’on devrait y aller tout de suite, répondit Dalbair.

- Direction le Sud de la ville alors, nos montures attendent.

Ils s’y dirigèrent sans attendre. La porte Sud de Floriza n’était pas très loin de l’endroit où ils se trouvaient, ils y parvinrent rapidement. Ils n’avaient pas cessé de se jeter des regards curieux. Dalbair était quelqu’un de sûr de lui, il avançait la tête relevée et en réalité, il semblait même hautain et provocateur. Il gardait sa tunique entrouverte et l’on pouvait voir sa fourrure marron striée de rayure bien visible, couvrant un torse puissant. Enzio se demandait si son confrère était aussi entraîné que lui l’était. Huit ans passés à se battre contre Giovalchi, ça vous préparait à beaucoup de choses. Ils passèrent la porte en hochant la tête vers les gardes qui les observaient avec méfiance. La tenue, sans doute. Arrivés dehors, ils firent quelques pas avant de repérer les deux dragodindes qui étaient attachées à un piquet, à l’ombre d’un grand arbre. Les deux montures étaient d’une couleur ébène et elles étaient puissantes. Sans plus attendre, Enzio se dirigea vers l’une d’elle, Dalbair faisant de même avec l’autre avec un peu plus de retenue. Enzio était déjà monté sur sa dragodinde alors que son confrère hésitait.

- Un problème Dalbair ?

- Noooon, noooon … C’est juste qué la cavalerie et moi … Ahem …

- Monte dessus, ça va aller tout seul.

- Plus facile à dire qu’à faire.

A
près un court instant à observer la monture, il se décida à grimper dessus. Enzio eut le loisir d’observer l’autre Écaflip essayer de contrôler les mouvements de la dragodinde, d’un air paniqué, les oreilles plaquées en arrière. Au final, il se retrouva dans une position confortable et semblait plus à l’aise.

- Hé, tou as vu le professionnel ?

- Ouais, j’ai surtout vu quelqu’un qui avait l’air de croire qu’il allait mourir, ricana Enzio. Allez, on se bouge.

Les deux Écaflips partirent au pas de course vers Emelka sur cette dernière petite raillerie. Les moqueries ne semblaient pas déranger Dalbair, au contraire. Il semblait aimer se faire taquiner. Après avoir avalé plusieurs kilomètres de route, ils s’arrêtèrent un bref instant pour laisser les dragodindes boire. Enzio en profita pour poser une question qui lui brûlait les lèvres depuis leur rencontre.

- Dalbair ? Je voulais savoir quelque chose … Toi, tu as déjà tué quelqu’un ?

- Oui. Mais je n’avais pas lé choix, on m’a attaqué dans une ruelle. Une chance qué je savais me défendre. La seconde fois, c’était plus voulu. Un conflit un peu idiot, quand j’y repense. Mais bon, jé ne regrette pas.

- Hmmm, je vois. C’est dur, non ?

- Yé pense que ça dépend des personnes. Personnellement, ça ne mé fait ni chaud ni froid, j’ai juste tué, point. Il y a des morts partout.

E
nzio acquiesça en observant le visage de Dalbair. Il avait l’air sincère. Et si son père avait pu le faire pendant plusieurs années … Alors lui aussi le pouvait.

I
ls ne tardèrent pas à reprendre leur route. Le long du trajet, ils pouvaient observer la course du soleil dans le ciel, jusqu’à ce qu’il se couche. Oui, le voyage avait été long, mais il leur avait permis de mieux faire connaissance. C’est ainsi qu’Enzio apprit que Dalbair avait été entraîné dans cette aventure par la mort de sa mère qui était un assassin. Son confrère n’avait pas semblé très affecté par sa mort, l’absence quasi-totale de présence maternelle en était la cause. A présent, tout comme lui, il avait décidé de découvrir qui était réellement sa mère. Outre leurs défunts parents, les deux Écaflips avaient comme autre point commun la présence de Giovalchi dans leurs vies. Cependant, Dalbair avait suivi un entraînement venant de quelqu’un d’autre, un guerrier du village qui l’avait initié au combat avec des armes courtes. Heureux hasard, pas vrai ?

La lune prenait lentement la place du soleil dans le ciel quand ils arrivèrent à destination. Ils descendirent de leurs montures alors qu’ils pénétraient le Royaume Iop. Dalbair se tourna vers Enzio, un brin anxieux.

- Enzio, t’as quoi comme armes ? J’ai que les deux dagues dé ma mère moi ! Cé n’est pas grand-chose pour une telle mission !

- Et bien … J’ai la dague de mon père. Et nous avons … Nos griffes ?

- Yé lé sens pas des masses d’un coup.

Enzio remonta sa capuche au même temps que Dalbair après avoir attaché les dragodindes. C’est là qu’il repensa aux sacs qu’elles portaient. Il tapota l’épaule de son confrère et détacha ceux de sa monture, tandis que Dalbair faisait de même avec les sacs de la sienne. Ils se glissèrent derrière un arbre et ouvrirent les sacs. Un grand sourire de crocs se dessina sur leurs lèvres.

- Bingo, murmurèrent-ils en cœur.

Les sacs étaient remplis d’armes dans leurs fourreaux et d’autres outils. Dalbair passa rapidement une des ceintures présentes et inspecta les armes et objets qui y étaient attachés. Enzio fouillait encore dans les sacs, à la recherche de quelque chose qui lui conviendrait parfaitement. Dalbair essaya de se déplacer pour tester la discrétion de la ceinture : malgré tout ce qu’elle portait, il ne fit aucun bruit. Enzio se redressa après avoir fait son choix et ils s’observèrent dans la clarté de la lune. Ils hochèrent la tête en souriant et échangèrent une poignée de main chaleureuse.

Finalement, ça ne sentait pas si mauvais pour eux. Ils étaient équipés. Ils étaient motivés. Ce soir, le sang allait couler le long de leurs lames.
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[super passage Pablo, j'me suis bien marré et ta description de Dalbair (et son accent avec) sont très bien faits, j'suis content de faire un duo avec un mec aussi doué wink ]

Nouveau passage, et là on s'attaque à la Forteresse du Roi Iop, ça va saigner !

Alors que Dalbair souriait bêtement en enfilant une ceinture arborant trois dagues, une épée courte et quelques fléchettes dans un petit carquois qui semblaient n'avoir rien à faire ici, Enzio continuait de chercher dans le grand sac de sa dragodinde et y trouva un objet qui lui semblait parfait: Des lames secrètes.

Il s'agissait de gants de la même couleur que sa panoplie d'assassin, le tout surmonté d'une sorte de bracelet-poignet long abritant deux lames à l'éclat d'or. Elles étaient faites d'un métal précieux: Le beauxite et semblaient tranchantes comme la lame de Goutard. Il apprécia la trouvaille et s'en alla vers son comparse, un sourire malsain en coin. L'aventure commençait.

_ Tu as bien pris lé plan du Palais ? Demanda Dalbair.

_ Ouais, mais faudrait déjà passer cette énorme porte gardée, si tu vois ce que j'veux dire... Ricana Enzio.

_ Tu fais comme tu veux, mais moi yé vé monter sur cet arbre et ça sera mon premier meurtre en temps qu'assassin ! Répondit son coéquipier.

En effet, deux énormes arbres étaient près de la porte gardée par deux gardes aux armures lourdes et aux hallebardes maculées de sang.

_ Trois possibilités. Dit le fils Silinzon.

L'attaque de front à l'arme à distance, avec un bon tir on pourrait leur planter une dague en plein de le trou du heaume et bim, y'a plus personne !

Deuxième possibilité: L'attaque rapide dans le dos, ils nous ont pas encore vu donc avec notre discrétion et notre rapidité on peut passer derrière les arbres et on les attaques dans le dos ! Une bonne lame dans la jointure de plastron et ils y passent.

Et enfin la troisième: Assassinat aérien, on monte dans les arbres et on leur plante une arme directement dans la nuque en atterrissant.

_ T'es vraiment un calculateur... Cela me plaît bien, tout ça... Assassinat Aérien tu dit ?! Sourcilla Dalbair, intéressé. Alors c'est tout décidé...!

Il monta à un arbre et s'accrocha à une branche et, avant de disparaître dans les feuillages, salua son comparse.

_ Hasta luego, mi amigo* !
* A bientôt, mon ami !

Enzio esquissa un sourire et monta à son tour dans l'arbre qui se trouvait en face. Il regarda d'en haut les deux gardes et dégaina silencieusement ses lames secrètes. Un sourire malsain se dessina sur son visage. Cette sensation le grisait, une sensation de puissance, de contrôle sur le destin. Il allait sceller celui de ces deux hommes en seulement une seconde et en un silence apaisant.

_ Devine où yé suis !!! Cria une voix

Il vit un ombre descendre de l'arbre se situant à côté du sien et constata une seconde plus tard que l'un des gardes avait vu sa tête être transpercée par une dague judicieusement plantée dans l'ouverture de son heaume. Ce dernier tomba à terre et son comparse se retourna, ahuri. Dalbair regarda en l'air et Enzio sauta.

En une seconde, tout alla très vite: Il atterrit, et, un dixième de seconde plus tard, il profitait du fait qu'il était face à la nuque dénudée de son adversaire et planta ses deux lames directement dans la moelle épinière du garde. Il vit le sang couler, et il aimait cela.

_ Bon boulot, Enzio ! Dit l'Ecaflip rayé avec un grand sourire.

_ Efficace et rapide, pour un premier crime... Ajouta Silinzon avec petit sourire. Bon on entre ?

Ils ouvrirent les portes de la ville Royale du Royaume Iop: Goultard ! Autrefois nommée Castagna, les Iops rendirent hommage au grand héros de leur classe en nommant cette ville ainsi. Autant dire qu'ils s'en foutent un peu du manque d'inspiration !

Ceci dit, ils ne déconnaient pas sur l'architecture ! On pouvait s'attendre à des maisons mal faites par des attardés bourrins, mais on se retrouvait face à des habitations de bois et de pierres claires ressemblant à du grès, un Palais d'un hauteur démesurée, aux nombreuses tours et des monuments magnifiques visibles d'un bout à l'autre de la ville. Goultard était une ville accueillante, même de nuit.

_ On va s'en payer une bonne tranche, amigo ! Ricana Dalbair.

TOU BI CONTINUED !!!!!

BONUS: Enzio et Dalbair en route.

12 kilomètres:

_ J'me fais chier...

_ Moi aussi, Enzio, j'rêve d'une bonne Paella dé Tofu...

_ On voit bien que t'es Sufokien...

_ Pas dé racisme, on a déjà donné !

25 kilomètres:

_ J'parie que j'arrive à conduire les deux Dragodindes en même temps !

_ A ta place, j'essayerais pas, amigo...

_ Allez, donne moi les rênes, j'vais te montrer !

_ Nan, nanananananaanananananananan !

_ Pari que j'évite l'arbre à dix mètres de nous !!

_ NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!!

26 kilomètres:

AIIIIIE !!!!!

_ J'ai mal au bras !

_ J'ai pas de pansements si ça peut te rassurer...

_ NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!!

28 kilomètres:

_ Tu veux de la viande de Piou ?

_ OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!

32 kilomètres:

_ J'me fais encore chier !

_ Ta gueule, j'ai mal moi !

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[ V'là, la suite ! Histoire que tu t'ennuies pas trop, j'ai fait une fin qui te permettra de bien t'amuser, t'as le choix d'agir tongue ... Bonne continuation coco ! Et j'ai bien aimé ta partie, ils ont la classe j'trouve. A toi de me dire c'que t'auras pensé d'celle ci, il y a du meurtre. ]


Et effectivement, ça allait chier. Ils cachèrent rapidement les corps, puis Enzio revint à la rencontre de Dalbair et le poussa en avant, pénétrant le cœur de la ville. La ville semblait calme dans la nuit, la seule agitation provenait d’une taverne qui se trouvait en recul. Avançant entre les ombres, longeant les murs, se cachant par moments pour ne pas se faire repérer par les gardes, les deux Écaflips progressaient inlassablement vers le palais. Enzio fit signe à Dalbair de s’arrêter et ils se retrouvèrent côtes à côtes à scruter les environs. Le palais trônait là, après un pont qui surmontait les douves. Il était bien évidemment gardé par quatre hommes. Dalbair pointa l’une des tours en souriant.

- Si on continuait nos acrobaties, tu crois qué ça peut être plus simple ?

- Au moins, nous serons plus discrets. La tour est directement liée au palais de plus, il doit y avoir une entrée directe. Sûrement moins gardée, regarde.

Une autre patrouille venait de rejoindre la troupe de garde devant, sur et derrière le pont. Impossible d’y aller de front. Toujours accroupis, nos deux assassins se faufilèrent jusqu’au pied de la tour. Ils étaient en train de la longer lorsque la porte d’entrée s’ouvrit brutalement sur un Iop énervé. A son baragouinage, ils comprirent que d’autres gardes étaient présents dans le bâtiment, jouant aux cartes. Visiblement, le garde venait de perdre. Il avait refermé la porte derrière lui et observait la ville, sans remarquer les deux ombres qui s’avancèrent sournoisement dans son dos. Enzio se jeta dans son dos et plaqua sa main sur sa bouche, le tirant en arrière. Le garde se mit à pousser des cris étouffés en se débattant farouchement, jusqu’à ce que Dalbair se redresse et lui plante sa dague dans la gorge. Net, brutal, direct. Le garde remua encore, plus lentement, jusqu’à s’arrêter.

- Derrière lé bouisson.

Enzio porta le garde derrière la végétation et inspecta rapidement ses poches. Il revint vers Dalbair qui se tenait toujours à l’abri, lui tendant une clé. Ils se sourirent brièvement puis Enzio repris la parole en glissant l’objet dans une des poches intérieures de sa tunique. Ils observèrent tous deux la tour, puis l’entrée de celle-ci. Pas le choix, on grimpe. Sans un bruit, ils sortirent leurs griffes et se dirigèrent vers le côté le plus sombre du bâtiment, afin de commencer leur ascension le plus discrètement possible. Glissant leurs griffes dans les aspérités des briques, reposant leurs pieds sur d’infimes reliefs, ils grimpèrent. Leur remarquable agilité leurs permit d’atteindre rapidement un rebord sûr, du quel ils parvinrent à rejoindre une des murailles du palais. Une porte menait à la tour, l’autre, dans leur destination directe. Dalbair s’assura qu’aucun garde ne montait pour rejoindre la demeure royale puis se tourna vers Enzio qui entrouvrait la porte. Il la referma aussitôt et se dirigea vers son confrère en grognant.

- Il y a une patrouille, il y a une patrouille qui arrive ici.

- Salopérie … Reste là, devant eux prépare tes armes, répondit Dalbair en sautant par-dessus les créneaux.

Enzio flippa un court instant avant de remarquer que l’Écaflip était en réalité suspendu dans le vide, attendant de pouvoir ressortir pour attaquer. Alors qu’il était pendu dans le vide, serrant les dents en cherchant un rebord sur lequel se reposer, il entendit la porte grincer.

Tout alla très vite. Le premier garde repéra Enzio et ouvrit la bouche alors que celui-ci lançait un premier couteau vers lui, le coupant avant même qu’il ne parle. Le reste de la patrouille se jeta en avant tandis que l’Écaflip dégainait la lame de son père. Il s’agenouilla en pivotant, lardant de coups le second garde à venir à sa rencontre. La lame perça tendons, genoux et artère fémorale. Un coup de botte le rejeta en arrière et il se redressa pour voir Dalbair qui était sorti de sa «cachette». Il avait déjà ses deux lames en mains et s’avança rapidement vers les trois gardes restant.

D’un coup de pied à l’articulation du genou, il fit en sorte qu’un garde se plie devant lui et planta les deux dagues dans sa gorge, puis les ressortit tout aussi violemment. Le second pivota en donnant un grand coup latéral de son épée. D’un pas agile, Dalbair se glissa au sol en évitant la lame et planta ses dagues dans le ventre du garde. S’aidant de ses nouveaux points d’appuis, il se tracta à l’aide de ses bras pour se redresser et asséna un uppercut dans le nez de son ennemi qui fit un bruit ignoble. L’os du nez était remonté jusqu’au cerveau. Enzio avait à présent le dos du dernier garde bien en vue. Il rangea sa lame à pommeau doré en courant vers lui et sauta sur son dos, genoux en avant. Alors qu’il l’impactait de tout son poids, il sortit ses lames rétractables d’une légère pression, et vint les planter dans sa nuque.

Dalbair jeta un coup d’œil rapide à l’intérieur du palais tandis qu’Enzio observait les cadavres. Quelle sensation grisante. L’ivresse du sang lui montait au museau.

- Trois pour moi, deux pour toi, Dalbair.

- Cé n’est pas vraiment lé moment dé jouer ! D’autres gardes vont sûrement rappliquer.

- Oui, allons-y. N’empêche que trois pour moi, contre deux pour toi.

- Quatré à quatré, si on compte ceux d’avant. Allez !

Ils pénétrèrent le palais rapidement cette fois. Le bruit du combat avait alerté d’autres gardes. Une cloche se mit à retentir dans la ville. Merde, ça, c’était pas bon. Heureusement que Giovalchi leur avait laissé une carte des lieux et qu’ils l’avaient étudié avant de venir. Courant dans les dédales de couloirs, ils parvinrent jusqu’à une grosse allée. La discrétion n’était plus de mise, ils entendaient des cris dehors. La garde allait arriver, ce n’était qu’une question de temps. Une porte massive en chêne était là, au milieu du corridor. Dalbair jeta un coup d’œil par-dessus son épaule : des gardes qui arrivaient. Enzio observa droit devant lui : des gardes au bout de l’allée. Ça ne sentait pas bon du tout. Ils attrapèrent les sphères lisses à leurs ceintures, s’arrêtant devant la porte. D’un hochement de tête, ils en lancèrent tout autour d'eux. Une fumée épaisse se dégagea des fumigènes qui explosaient un peu partout, plongeant le vaste couloir dans un brouillard épais. Et sans plus attendre, ils pénétrèrent les appartements du Royaux.

Ils refermèrent la grosse porte derrière eux en reprenant leur souffle. Rapidement, Enzio chercha la clé qu’il avait subtilisée au garde et la glissa dans la serrure. C’était la bonne. Il verrouilla la pièce alors qu’il entendait les gardes courir de l’autre côté, certains se rentrant dedans à cause de leur visibilité réduite. Il se retourna et observa Dalbair qui se tenait au pied d’un lit, un gros bonhomme accompagné de sa femme dedans. Il semblait paniqué et la tenait contre lui, observant les deux assassins.

Dalbair se glissa à côté de la femme tandis qu’Enzio contournait le lit pour arriver près du Roi. Alors c’était ça, qui dirigeait. Il n’avait pas l’air menaçant du tout, dans ses sous-vêtements. L’homme paniqué pris la parole en bafouillant, alors que la poignée de la porte s’agitait.

- Qui … Qui êtes-vous ?! Que voulez-vous ?!

Sans répondre, les deux assassins échangèrent un regard. Un regard qui en disait long. Dans le chuintement des lames qui sortent de leurs fourreaux, ils se retournèrent vers leurs deux victimes. La femme se mit à pleurnicher et le roi ferma les yeux en gémissant.

- Je peux vous procurer … Beaucoup d’argent ! De l’or à n’en plus pouvoir ! Pitié, qui êtes-vous ?

Enzio prit la parole en observant le roi dans les yeux.

- Le Silence.

I
ls se jetèrent chacun sur leurs cibles, après ces mots. Ils purent lire l’horreur dans les yeux de leurs victimes. Gardant leurs poids sur le pommeau de leurs armes, ils s’assuraient que la vie quitte bien les corps des deux membres de la royauté. La porte subissait de gros fracas. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne cède.

Dalbair couru vers la fenêtre et l’ouvrit. Enzio le rejoignit, se penchant au-dessus du vide pour voir plus bas, laissant les deux corps morts se vider de leur sang.

- C’est un peu haut, yé trouve …

La porte tremblait sous l’assaut répété des gardes. Dalbair attendit la réponse d’Enzio, observant un court instant les deux corps, puis la porte, à nouveau. Leurs cibles étaient mortes. Restait à ne pas le devenir aussi. Qu'allaient-ils faire ?
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Alors que Dalbair hésitait à descendre, la porte tremblait de plus en plus sous les coups répétés de la garde royale qui se tenait prête à rappliquer. Enzio, quant à lui, faisait signe à son comparse de sauter, ne montrant aucun signe de panique mais ayant sorti ses lames, au cas où.

Puis un son sourd, et plus rien. Enzio entendit le son d'une lame qu'on plantait dans la chair et monta de toute sa vitesse aux murs de la tour avant de constater le désastre.

Un garde avait planté le bout pointu de sa hallebarde dans l'épaule de Dalbair. Le geste avait été freiné par la main de ce dernier mais il avait tout de même reçu le coup. Enzio esquissa un sourire et s'adressa aux gardes.

_ Bien joués, camarades ! Ricana-t-il. Ce bandit vient à l'instant de commettre le meurtre de son altesse ! Vous avez bien fait de le tuer...

Puis il s'avança très près du garde à la hallebarde saignante et lui planta ses lames secrètes dans le coeur.

_ D'ailleurs, vous allez subir le même sort ! Enchaîna Enzio avec un rire malsain.

Il balança le frais cadavre de sa première victime avant de frapper du poing droit un deuxième garde archer qui se tenait là. Il enchaîna sur ce pauvre homme trois coup de poing puis un coup de genou à la manière d'un uppercut qui fit perdre connaissance à son adversaire. Il était maintenant face à huit gardes, dont deux guerriers à hallebardes, un garde agile portant deux dagues, trois guerriers épéistes et deux gardes lourds à haches d'arme.

Il dirigea son regard vers Dalbair. Celui-ci était appuyé contre le mur, respirant fort en massant sa plaie qui le faisait souffrir. Il ne pouvait revenir au combat tout de suite. C'est alors qu'Enzio entendit un chuintement dans son dos et avança son bras pour recevoir l'impact vain d'un grande hache de fer qu'il attrapa par le manche avant de la balancer par la fenêtre. Il sortit des deux lames secrètes et en planta une entre les yeux de la brute avant de sauter pour transpercer la gorge d'un épéiste. Quand il atterrit, il fit valser le garde agile d'un coup de pied avant de lui balancer la dague de son père en plein dans le front. Déjà trois en moins.

l'Ecaflip se débarrassa d'un deuxième épéiste en frappant sa tête contre un mur avant de lui faire faire un joli saut dans le vide, après quoi il enchaîna trois uppercuts sur la deuxième brute épaisse qui se sentit sonnée avant de sentir une lame lui percer les yeux. Le troisième garde à épée ne fit pas long feu devant la dague du père d'Enzio qu'il arracha de la tête du garde agile pour la planter dans son ventre. Il ne restait plus que les deux guerriers à hallebarde, mais Enzio sentait une grande douleur dans sa jambe. Il s'était pris un coup d'épée dans l'artère fémoral et commença à faiblir. Il sauta sur le premier garde et lui mit un coup de tête avant d'enchaîner trois coups de genou dans son ventre et de l'achever avec une lame dans la nuque alors qu'il était à terre. Sa blessure le faisait souffrir, et il vit le dernier garde lever sa hallebarde pour en finir. Enzio tomba à terre et regarda son adversaire, arborant un sourire malsain.

C'était déjà fini? Malgré ses aptitudes au combat, son agilité et sa rapidité d'Ecaflip, ses armes et sa détermination, il cru qu'il ne pouvait plus rien faire, Il savait que son adversaire, protégé par son arme lourde, ne pourrait pas encaisser un coup de lame secrète, mais c'était un Ecaflip, un guerrier Ecaflip, il avait juré fidélité à son Dieu, et celui-ci devait lui donner un coup de main à ce moment... Il fit un bond en avant, usant de toute son énergie pour avancer sa main gauche, toutes griffes sorties, vers son adversaire et il se surprit à invoquer un sort. Sa main s'entoura d'une aura bleue d'énergie.

_ LACERATIONS !!!!!

Il griffa son adversaire avec une puissance énorme, avant de se relever et de lui mettre un double coup de griffes, tranchant ainsi la tête du dernier garde.

_ Apprends ce qu'est un Silencieux...!

Il regarda Dalbair, qui restait subjugué par cet éclat d'énergie magique. Enzio le prit, le porta sur ses épaules et sauta.

Une fois à terre, nos amis s'étalèrent par terre, un sourire au visage tous les deux.

_ On... A réussi... Enzio... T'es trop fort ! Si ça c'est pas elegante* comme façon dé sé battre, jé veux savoir cé qué c'est ! Ricana l'Ecaflip blessé.

_ Tu vois... Dalbair... Finalement...

Il regarda son comparse et son sourire devint rieur.

_ C'était pas bien terrible comme saut...

*Elegante= "Stylé" en Espagnol

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Tout simplement ELEGANTE ! xD C'est stylé sérieux ! Parfois j'me suis demander si les deux compères n'avait pas des origines srams , ça ces dé assassins j'té lé dit ! x) Et j'ai bien aimer les petits bonus tongue
 
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Score : 1868
Dalbair toussa en tenant son épaule, se tortillant un peu en grognant. Enzio se redressa en boitant et le fit se mettre rapidement sur pieds. Ils se soutinrent mutuellement pour progresser au plus vite jusqu’à la sortie de la ville. Fuir, il fallait qu’ils fuient au plus vite, sans quoi leur petite victoire se transformerait en désastre pour leurs vies. Ils s’attendaient à voir une foule de gardes venir à eux pour les éliminer mais non, rien. Tous avaient été envoyés au palais pour tenter de protéger le Roi qui était d’ores et déjà mort. Ayant déjà tué les gardes de la porte, ils arrivèrent sans encombres jusqu’aux dragodindes, continuant de longer les murs pour plus de sûreté.

Enzio galérait pour grimper sur sa monture, tout comme Dalbair. L’Écaflip à l’accent prononcé alla l’aider en grognant, puis une fois que son comparse fut sur la dragodinde, il se redirigea vers la sienne. Enzio le suivit et l’aida à monter lui aussi. Essoufflés mais satisfaits, ils se lancèrent à toute allure vers Amakna, désireux de mettre un maximum de distance entre eux et le Royaume Iop. Avançant côtes à côtes, Dalbair se pencha un peu pour parler à son camarade.

- Yé mé sens vraiment pas très bien avec mon épaule … Et ta jambe ?

- Très mal, grogna Enzio.

- Il faut qu’on s’arrête à oune taverne. Ou n’importe où, qué quelqu’un nous donne des soins.

- Dès qu’on repère un bâtiment sur la route, on s’y dirige.

Évidemment, par le chemin qu’ils empruntaient, il fallut un bon moment avant de croiser la route d’un lieu où la vie semblait se présenter. Tombant au sol plus qu’autre chose, les deux assassins se dirigèrent rapidement dans la petite maison en bordure de route. Dalbair ne toqua même pas et ouvrit grand la porte, se dirigeant à l’intérieur en rabaissant sa capuche, tout comme Enzio qui le suivait en boitant. Ils tombèrent nez à nez avec un gosse qui les observa avec horreur avant de partir en hurlant «PAAAAAAAAPAAAAAAAAAAAAAAA !!». Au moins, il y aurait quelqu’un pour les aider. Alors qu’ils progressaient un peu plus dans la maison, prenant bien soin de ne toucher à rien, un homme grand et bien musclé, les cheveux de travers et une clope au coin des lèvres se présenta. Il avait la peau entièrement noire et une belle grosse hache à la main. Ainsi qu’une belle grosse voix graveleuse.

- Foutez l’camp d’chez moi bande de saloperies d’merdeux !!!

Enzio tira Dalbair qui feulait en arrière, les yeux écarquillés. Les deux Écaflips avaient le poil dressé, par peur. Puis ils remarquèrent quelque chose de particulier : l’homme possédait une paire d’ailes dans le dos. Bingo.

- Attendez señor ! On né vous veut aucun mal, ni à vous, ni à votre enfant !

- C’est vrai, surenchérit Enzio. On ne demande qu’un peu d’aide … Nous sommes blessés.

L’homme à la peau de la couleur du charbon attrapa la clope qui pendait au coin de sa bouche et l’écrasa sur la lame de sa hache, avant de laisser retomber le mégot sur la table à côté de lui. Il avait soudain changé d’attitude et repose l’arme à côté du mégot.

- Même après avoir bougé jusque dans c’trou perdu, on revient m’faire chier. Faites voir c’que vous avez ?

Dalbair et Enzio échangèrent un regard, puis s’avancèrent pour s’installer sur les chaises proches de la table. Tandis qu’Enzio présentait sa jambe et que l’Éniripsa qui semblait plus Iop qu’autre chose l’observait, Dalbair passa son regard dans la pièce. C’était le style typique d’Amakna, simple, des planches de bois au sol, une cheminée en pierre et des poutres un peu partout. Le plafond était bas et renforçait le sentiment de chez-soi qui y régnait, avec les quelques fleurs qui étaient posées un peu partout dans la pièce. Une lueur lui fit froncer les sourcils : l’Éniripsa commençait les soins sur Enzio.

Le gosse qu’ils avaient vu plus tôt revint timidement, une peluche en main. Il s’approcha de son père et se cacha derrière lui, les observant de ses grands yeux curieux. Puis il prit timidement la parole.

- Papa … C’est qui les gens ?

- J’sais pas, répondit le père en observant les vêtements des deux Écaflips. Des voyageurs, sûrement qu’ils se sont fait avoir par des brigands, pas vrai les gars ?

Les deux confrères hochèrent la tête en cœur. L’homme n’était pas dupe, il avait sans doute compris. Il s’était d’ailleurs arrêté de soigner Enzio pour embrasser son fils et le pousser vers sa chambre. Il fut de retour quelques minutes après, posant son regard sur le pendentif de Dalbair, qu’on pouvait voir sur sa fourrure.

- Bon, j’vous garde pour la nuit s’vous voulez. J’ai déjà eu à bosser avec des vôtres.

Enzio tourna un peu la tête pour observer Dalbair en fronçant les sourcils et celui-ci haussa simplement les épaules. Tandis que l’Éniripsa baraqué reprenait les soins, les deux Écaflips se demandaient qui il pouvait bien être. Après tout, il suffisait de demander.
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Enzio s'avança et posa ses deux coudes sur la table, croisant les bras et troquant son habituelle expression faciale neutre contre un visage plus fermé et méfiant, doublé d'une certaine forme de curiosité. Ce jeune Ecaflip était très méfiant par nature, c'était un fait, mais la méfiance lui causait parfois des soucis, et il espérait ne pas avoir d'ennuis avec la question qu'il allait poser. Il fixa l'Eniripsa des yeux et posa la question qui brûlait les lèvres de nos deux héros:

_ Mon brave, vous dites avoir déjà "servi nous autres", vous pouvez développer votre propos, j'vous prie ?

Le soigneur, toujours occupé par son travail releva sa tête, poussa un petit soupir et retourna à son soin, et, environ vingt secondes plus tard, quand cela fut terminé, il regarda Enzio, puis Dalbair et, tout en faisant signe à l'Ecaflip Sufokien de bien vouloir lui montrer sa blessure. Il annonça alors aux deux assassins la vérité.

_ Nous autres, les Silencieux, nous sommes partout... Même là où on ne devrais jamais être ! Vous pensiez tout de même pas que Giovalchi allait vous envoyer tuer un ROI sans prendre ses précautions ? Ricana-t-il.

Nos deux héros restèrent subjugués, notamment Dalbair qui lâcha une phrase en chuchotant qui pouvait vouloir dire "C'est quoi c'bordel ?!" mais Enzio resta de marbre, car il voulait savoir s'il avait bien tout compris.

_ En clair, vous êtes un Silencieux, et Giovalchi vous a envoyé ICI au cas où on se blesserait durant l'assassinat du Roi Iop ? Il se doutait qu'on se blesserait et qu'on s'arrêterait à la première bâtisse qu'on verrait ?

_ Exact. Répondit simplement l'Eniripsa. J'me prénomme Smeyk, mon nom, j'préfère pas vous l'dire. J'suis un Silencieux depuis environ une dizaine d'années, j'en ai servi des bons assassins ! Giovalchi, et aussi le mec qui travaillait avec lui ! Quel gars, celui-là, j'm'en rappelle ! Un moment que j'l'ai pas vu d'ailleurs...!

Enzio eut une sorte de choc au coeur. Quelqu'un qui avait travaillé avec son père ?! Alors il devait avoir des informations sur la vraie vie de ce dernier ! C'était l'occasion ou jamais.

_ Mr Silinzon, c'est bien comme cela qu'il se nommait ? Questionna l'Ecaflip avec soudain un visage éclairé.

_ Ouais, j'crois... J'me souvient la dernièe fois que j'l'ai ait vu ! C'était y'a environ un mois, j'étais dans ma maison d'vacances dans la cité d'Sufokia, près du port ! Giovalchi et lui avaient fait un long voyage en bateau et ils avaient bataillés une flotte Royale, ou un truc du genre ! Ils étaient mal en point, mais ce m'sieur Silinzon, j'l'ai soigné et il a pleuré. Il m'a dit que... Qu'il ne voulait qu'une chose, retourner chez lui et voir son fils, qu'il en avait sa claque de toutes ces conneries, qu'il voulait retourner à son boulot de forgeron, rien de plus. Il y tenait à son gamin, il m'en parlait à chaque fois qu'on se voyait. En dix ans ça fais quand même un bon nombre de fois d'ailleurs.

Enzio se leva et regarda Smeyk avec un grand sourire aux lèvres. Il avait d'ailleurs une petite larme qui coulait de son oeil droit. Il tendit sa main vers l'Eniripsa qui venait de finir de soigner son équipier et déclara:

_ Mon comparse se nomme Dalbair El-Konnor, des Dunes Kanes de Sufokia, quant à moi, mon nom est Enzio... Enzio Silinzon ! Et mon père était un Silencieux, aujourd'hui décédé depuis peu.

_ Un Silinzon et un El-Konnor ??! S'esclaffa Smeyck avec des yeux ronds comme des billes. Dans ce cas, venez par là !

Il se leva et mena nos deux amis vers une trappe dans le coin de son salon. l'Eniripsa l'ouvrit, en regardant bien que son propre fils ne voyait rien et il s'engouffra dans les ténèbres, suivi d'Enzio et de Dalbair. Il éclaira d'un sort les lieux et nos amis purent découvrir une réserve d'armes, toutes semblant marquées de l'insigne des Silencieux. Il y avait là une hache à double tranchant, un marteau énorme de métal sombre, deux dagues à la lame de saphir et une épée fine d'un métal brillant au manche ouvragé d'argent, d'Or et d'une gemme de diamant de forme triangulaire.

_ La hache des Giovalchi, son manche fait en bois d'If du labyrinthe du Dark Vlad, sa lame de vif-argent renforcée d'Or et son tranchant couperont en deux n'importe quel soldat Royal.

Le Marteau des Wartok, une famille d'Osamodas qui travaillent avec nous depuis des générations, ce marteau fait du plus lourd des métaux est capable d'écraser quiconque s'attaquera à son porteur, maintenant faut voir que pour le ménage c'est pas pratique.

La lame précieuse des El-Konnor, une fine épée très discrète et incrustée d'un diamant, ouvragée d'Or, et d'une lame de beauxite tranchante comme une griffe de Crocabulia.

Et enfin, les Dagues des Silinzon, deux dagues à la lame de Saphir aussi dure et dangereuse qu'une arme de métal, car le Saphir, bien que pierre précieuse, s'il est bien travaillé peut devenir très dangereux. Me voilà donc face à un El-Konnor et un Slinzon, ces armes vous reviennent, p'tits gars !

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