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L'honneur D'iop.

Par Erpes 30 Octobre 2008 - 17:47:13
1.PROLOGUE

« Le Wakfu est révélé par son opposé. Le Wakfu est un élément naturel, une réalité. Notre technologie génère la Stasis. Or, l’opposé d’un élément naturel est un élément technologique.
La première source de Stasis – et donc, de Wakfu – est provenue du Tourmenteur, célèbre arme du Chevalier Noir. En effet, ses balles déformaient la réalité – et c’est pour cela qu’elles étaient si puissantes -, mais si le contraire de la réalité – qui est la Stasis– est ce qui la déforme, alors, c’est notre technologie qui en est la preuve.
Bien sûr, modeler la réalité pour la rendre…encore plus efficace, c’est ça, la vraie technologie ! Et donc, la Stasis. La Stasis se trouve donc être le contraire de la réalité, et de la nature, et donc, l’opposé du Wakfu. Il ne faut point croire que la Stasis est destructrice, loin de là !Le Wakfu, en étant naturel, crée et détruit.
Mais comme dit plus loin, le Wakfu est révélé par son opposé :la Stasis ! C’est donc notre technologie qui crée la Stasis ! C’est notre technologie qui révèle le Wakfu ! Sans notre technologie, le Wakfu n’est qu’un concept !

Extrait remodelé du discours du professeur quelque chose décédé suite à des blessures due à un attentat lors de sa conférence. »

Voyez-vous ça. Un élément naturel, le Wakfu…
Mais dîtes-moi… Les êtres vivants sont des êtres naturels, non ? Alors voilà d’où vient notre capacité à générer le Wakfu… C’est beaucoup plus clair maintenant. Et je comprends aussi pourquoi les Sadidas en possèdent autant… Ils sont les plus proches partisans de la nature, et sont en harmonie avec elle. Je me souviens que j’ai eu à en affronter une…
Et donc, cette histoire de bulle… Générée par la force de deux Wakfu se confrontant ? Certainement.
Mais de quoi est composé le Wakfu ? A ce qu’il paraîtrait, il en existera deux types… Le wakfu constructeur et le wakfu destructeur… Là non plus, il n’est aucunement question de bien ou de mal… Mais simplement de principe, d’ordre dans les actions des choses… Chaque individu possède un des deux types de ces wakfus, et c’est en les fusionnant qu’on obtient le Wakfu avec un grand "W". Celui qui réussira cette exploit pourra peut-être même tenter de détruire Ogrest… J’ai aussi entendu parler des Quatre Portes de la Conscience… Mais il faudrait que je me renseigne un peu plus sur ce domaine, pour parfaire mon éducation…

Ah ! Mais c’est formidable, je pense en dormant… Récupérer de l’énergie tout en faisant le point sur les choses… Hum, mais mon cerveau aussi doit avoir besoin de repos… Surtout que c’est certainement le seul cerveau d’Iop intelligent… Bon, et bien, à demain, cerveau…

Chapitre 1. Mystères & Intrusion!

Le soleil matinal était prêt à entamer son voyage quotidien. Il pointa le bout de son nez par-dessus la cime des arbres, s’assura que le chemin était sûr, et entama son ascension. Il éclaira un champ. L’herbe était fraîche, couverte de rosée. Le blé oscillait légèrement sous la brise, disséminant ses grains aux alentours, grains qui allaient donner naissance à de nouvelles plantations. Les Bouftous ne broutaient pas encore ; l’herbe était trop mouillée. Il leur faudrait attendre un peu, le temps que le soleil fasse sécher les gouttelettes matinales. Leurs enfants, les Bouftons, dormaient profondément, commençant doucement à s’éveiller. Seuls des Tofus, survoltés à cette heure, et un Prespic Ventru en pleine phase de roulade intense, étaient debout et en pleine forme. Cependant, une apparition subite troubla la quiétude de ce matin-ci.

Dans un bruit de tonnerre, une déchirure surgit, de nul part, s’ouvrant sur un blanc vif, tout près des plantations de céréales. Les Bouftons allongés sur le sol se réveillèrent en sursaut, et fuirent à toutes pattes. Les Tofus déguerpirent, battant l’air de toute la force de leurs ailes rondes. L’espace fut scindé par cette fente. Une main jaillit des confins de lumière, comme si elle tentait de s’arracher à une prison dimensionnelle. Le reste du bras suivit. Une jambe apparut, et se posa fermement sur le sol, avec un léger chuintement. Suivirent les autres parties du corps. On aurait dit qu’elles tentaient de s’attacher à ce monde. Une chevelure rousse émergea de la déchirure. Celle-ci se referma.

Il possédait des fragments d’armure, fixés par-dessus sa tunique blanche. Une épaulette à l’air farouche et au regard sournois semblait déjà vous dévorer du regard. Un brassard, d’une taille largement supérieure à l’épaulette, avec un regard rassurant. Cependant, en y regardant de plus près, on s’apercevait de ce petit air faux. Des genouillères, identiques. Prêtes à tout. Et pour finir, l’épée. Fixée dans son dos. Indescriptible avec d’autres mots que celui-ci : Démoniaque.
Les yeux sans pupilles de ce drôle de personnage prirent un air déterminé et froid.

Nantua Diop venait d’apparaître dans l’Astral.

Le disciple d’Iop ferma les yeux, réfléchissant, tandis que son auriculaire finissait de se matérialiser. Il se demandait quel était le chemin le plus court pour accéder à sa destination.

- Ca y est, j’ai trouvé.

Et Nantua se mit à courir. Que de mieux que de se dégourdir les jambes en sentant le soleil se lever au-dessus de vous, et vous réchauffer petit à petit. Parfois, le rouquin glissait sur la rosée, frôlait la chute, mais il se redressait toujours, accélérant l’allure. Parfait. Un petit jogging matinal. Mais la connaissance n’attendait jamais, et c’était bien pour cela qu’il fallait se dépêcher.
Il s’arrêta brusquement devant un mur. Ou une muraille, pour être plus précis. Le rempart Est d’Astrub. Malheureusement, l’entrée était au Sud. Et c’était reparti pour le sport. Sans sentir un soupçon de fatigue, le Iop se précipita jusqu’à l’entrée Sud.

Enfin arrivé devant elle, il reprit son souffle, l’échine courbée, mains sur les genoux. Cinq secondes après, sa course reprenait. Sur le passage, il bouscula quelques aventuriers peu scrupuleux qui marmonnèrent des commentaires sur le cerveau des disciples d’Iop. Mais Nantua n’en avait absolument rien à faire. Il était une sorte d’exception à la règle. Combien avait-il vu de visages stupéfaits en découvrant qu’il était si intelligent, et combien avait-il contemplé de personnes qui ne comprenaient rien à ce qu’il s’était passé, quand Démone les pourfendait ? Un nombre inimaginable.

Et c’est pour la deuxième fois dans la journée que Nantua freina brusquement. Le laboratoire du professeur Fic Sianti. Un paradis de technologie, de grimoire, et d’incantation. La façade du bâtiment ne souffrait d’aucune fissure, d’aucune saleté. Elle était soigneusement entretenue par des servantes. Le laboratoire servait également de maison au professeur. Si le rez-de-chaussée était consacré à ses études sur l’Alchimie et la Magie élémentaire, le premier étage lui servait d’habitat.

Son mentor. Son supérieur. Lorsque Nantua le voyait, il éprouvait une drôle de sensation. Ce vieil homme, qui ne faisait allégeance à aucun dieu, ne dégageait pas d’aura de puissance qui provoquait un sentiment de malaise. Au contraire, il émanait de lui une sagesse absolue. Sa vision du monde s’imposait comme une vérité imparable à quiconque lui adressait la parole. Quand il y repensait, le disciple d’Iop se disait qu’il avait de la chance d’être son élève, ainsi que son assistant. Il se prépara mentalement à une nouvelle journée d’apprentissage.

Il frappa, mais personne ne répondit. Intrigué, le Iop intelligent décida d’entrer. Il ouvrit la porte sans faire de bruit, ce qui était facile : le professeur Fic accordait toujours une importance capitale à tout ce qu’il faisait. C’est pour cette raison que ses portes étaient toujours bien huilées. Il s’engouffra dans l’ouverture. Quand il parcourut la salle des yeux, il pensa qu’il aurait mieux fait de faire la grasse matinée.

Désert. Toutes les machines, les fiches, et les objets du professeur étaient fracassées, détruites, réduites en cendres. Il semblait qu’une tempête était passée par là. Et le pire : un morceau de sa veste traînait là, par terre.

Horrifié, le disciple combattant resta immobile. Une myriade de questions jaillit dans son esprit. Qui avait pu oser causer un tel carnage ? Où était le professeur ? Et plus important encore : que lui était-il arrivé ? Nantua recula à pas lents, et déguerpit.

Il retourna à une vitesse redoublée dans le champ où il était apparu ce matin-même. La quiétude de cette matinée lui paraissait lointaine, étrangère, comme s’il possédait les souvenirs de quelqu’un d’autre. Un mélange de sentiments s’emparait de lui. La tristesse : le professeur était un vieil homme, fragile et fatigué, malgré sa joie perpétuelle. Il ne connaissait pas les rudiments du combat. Si l’hypothèse de l’enlèvement que Nantua s’était faite était la bonne, son maître n’aurait aucune chance face à ses agresseurs. Puis, la colère. Comment avait-on pu enlever cet homme ? Comment avait-on pu faire preuve d’une telle lâcheté, d’une telle bassesse ? Et enfin, l’incompréhension. Pourquoi ?

Toutes ses pensées à partager avec le professeur auxquelles il avait réfléchi la veille lui paraissaient vagues, floues, sans importance. Il décida de retourner dans son havre-sac, ne supportant plus la vue du champ si calme.

Atterrissant dans cette dimension parallèle, Nantua se sentit comme à l’abri de toutes ces préoccupations. Rapidement, il déverrouilla mentalement une porte. Une couche confortable l’attendait. Sans se dévêtir, il plongea dans son lit, laissant libre cours à ses sentiments. Il s’attendait à ce que des larmes coulent. Non. Rien ne venait. Impossible, ses yeux ne pouvaient pas. Non, il ne ressentait plus de tristesse. La colère lui paraissait futile. Mais il savait quelque chose : lorsqu’il retrouverait ceux qui avaient commis ce crime, ils payeraient. Il les tuerait tous, un par un, sans une once de pitié. Fermant les yeux, Nantua se concentra sur cette sensation, afin de la graver à jamais dans sa mémoire. Petit à petit, il s’endormit, ruminant toujours des sombres pensées.

Une demi-heure plus tard, un bruit le réveilla. Le son provenait de la pièce où il était apparu. On aurait dit un bruit de chute. Intrigué une nouvelle fois, Nantua accrocha son épée à son dos. Il pénétra l’embrasure de la porte. Avança de quelques pas. Personne. Il regarda partout autour de lui, persuadé que quelque chose n’allait pas. Il se retourna une dernière fois, et il le vit.

Devant lui se tenait un Osamodas, gigantesque, aux muscles saillants comme ceux d’un athlète – ce qu’il était, sans aucun doute –, et au sourire inexistant. Un seul mot, un seul, suffit à déclencher le chaos :

- Meurs.

Une gigantesque coulée de sang envahit la petite pièce. Et Nantua se retrouva par terre, paumes vers un toit invisible, yeux encore ouverts et un filet de sang sortant de sa bouche.

Chapitre 2. Revanche.

Nantua voyait flou, au point de ne plus pouvoir distinguer les choses des autres. L’intrus lui avait infligé une coupure sur le flanc. Elle était peu profonde, mais avait tranché une veine. Le résultat : les flots de sang qui s’étaient déversés sur le sol. Désormais, seuls de minces filets de liquide rouge s’échappaient de la blessure. En restant allongé, se laissant pour mort, Nantua fit ce constat. Ce n’était pas une coupure comme celle-là ne l’empêcherait pas de se battre et de se venger.

L’Osamodas se tenait toujours debout devant lui, et dit, d’une voix rauque et dure :

- Ton petit manège ne sert à rien. A ce que je vois, tu n’es pas mort. Hum… Ca tombe bien, c’est exactement ce que je voulais. C’était juste pour te faire comprendre…

- Qui… Qui es-tu ? réussit à acquiescer Nantua. (Malgré le fait qu’il ait repris ses esprits, parler était difficile.) Et que… Que voulais-tu me faire com… comprendre… ?

- Tu n’as pas besoin de me connaître. Tout ce que tu dois savoir, c’est ceci : ne cherche pas le professeur Fic.

- Que… Comment ?

Le géant soupira longuement, à la manière d’un Sanglier se préparant à charger.

- Pff… Tu parles d’un Iop intelligent ! Que dalle ! cracha-t-il.

- Tu… Tu ne devrais pas dire ça…

- Et pourquoi ?

- Parce que… dit Nantua en commençant à se relever lentement. Il se pourrait que…

- Continue, l’encouragea l’Osamodas, souriant sournoisement.

- Que je sois plus fort et intelligent que tu ne le crois, annonça Nantua, une fois complètement debout.

Le sang ne coulait plus. Une lueur étincelante flamboyait dans son regard déterminé, dénué de tout sentiment. Son cerveau préférait éliminer les sensations inutiles, telles la douleur ou la peur, privilégiant son espace pour élaborer des stratégies d’attaque, de défense, et de parade. Son corps n’était devenu qu’une machine, obéissant à son maître.

- Ah… Un autre atout, à part cette intelligence ? L’endurance, peut-être ? Et bien, on verra si tu tiendras longtemps face à ça !

Nantua décrocha Démone de son dos, et la planta au sol, tranchant les fibres de lin du sac. Analysant rapidement la situation, il déduit que le meilleur moyen de vaincre serrait de déclencher un…

- Alors, t’es en train d’établir tes stupides stratégies ? s’exclama l’invocateur, coupant net toutes les pensées du disciple d’Iop, en se précipitant sur lui.

Il joint ses mains, et frappa le sol avec une puissance et une rage inimaginable. Une fissure commença à fendre les fibres de lin tressées en direction de Nantua. Celui-ci courut vers la gauche, abandonnant son épée, et, par la même occasion, esquivant l’attaque. Il bondit sur le géant, et commença à enchaîner les coups, grâce au sort Rafale. Pendant ce temps, la déchirure avait atteint l’épée de Nantua, Démone. On aurait dit que celle-ci tentait de la retenir, de l’empêcher de s’ouvrir, du moins, pour l’instant. Elle vibrait intensément, avec un sourire plus maléfique que jamais.
L’invocateur, lui, ne sentait rien, et attendait impatiemment que son adversaire se calme. Ensuite, il lui broierait le crâne entre ses mains, histoire que le sang en sorte bien. Il pensait que ce serait un châtiment adapté à quelqu’un attaché à son cerveau.
Mais le Iop avait un plan bien précis en tête : distraire la masse de muscles. Et cela marchait très bien.

Plus Nantua frappait, plus l’ennemi riait. Et plus Démone vibrait.

Jusqu’à que Nantua saute d’un bond en arrière, et retire sa Démone du sol : la crevasse, qui était retenu par Démone et qui avait gagné en puissance depuis tout ce temps, fut libérée.

Elle s’ouvrit en une brèche gigantesque, précipitant le géant dans le gouffre interstellaire.
Le disciple combattant, lui, avait réussi à s’en sortir à l’aide d’un simple Bond.
On aurait pu croire que le disciple d’Iop en avait fini, avec ce combat. Mais non. Jamais il n’aurait laissé un adversaire pour mort, sans avoir la certitude, sans entendre ce dernier hurlement de douleur, sans avoir l’ultime preuve que l’imbécile qui l’avait défié était bien mort.

- Justice.

Une déferlante de feu surgie de nul part s’abattit dans la crevasse. Un cri horrible, de souffrance absolue, retentit alors. Le vainqueur n’eut même pas une once de regret. Juste un petit sourire satisfait. Pendant que les flammes consumaient la victime, Nantua s’arracha de la zone inter-dimensionnelle. Il savait qu’elle allait se réparer toute seule, mais cela prendrait du temps. Toutefois, le Iop n’en manquait pas, maintenant qu’une nouvelle quête s’ajoutait à son palmarès :

Retrouver le professeur Fic Sianti.
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Chapitre 3: Un compagnon? Ou un ennemi?

- Par où commencer ?

- Déjà une question.

- Qui était cet homme ?

- Déjà une seconde.

- Qui l’a envoyé ?

- Aucune idée.

- Et pourquoi m’avait-il mit en garde de ne pas retrouver le professeur Fic Sianti ?

- T’es vraiment dans les ennuis jusqu’au cou…

- Bon, tais-toi, Démone, soupira Nantua d’un air las.

Fait étrange, Nantua était seul. Son épée, Démone, était devant lui, plantée sur le sol du petit champ si familier aux yeux du disciple d’Iop. Encore plus que d’habitude, on aurait dit que l’arme était vivante. Elle souriait vilainement, les yeux plissés d’un plaisir inconnu. Une voix, venue de nul part, s’exclama :

- J’essaye simplement de t’aider, moi ! C’est pas comme les quatre autres.

- Laisse les frérots, m’man, et p’pa en dehors de ça.

- Alors t’as vraiment pas besoin de moi ?

- Je n’ai besoin de toi que pour tuer mes adversaires, rien d’autre, annonça Nantua d’une voix méprisante, coupant court à la discussion.

- Hum… Je me demande pourquoi je suis tombé sur cet abruti d’Iop. Mais bon…

La mystérieuse vitalité qui semblait émaner de l’épée disparut en un instant.

Nantua s’allongea dans l’herbe, et regarda les nuages dans le ciel. Ils prenaient des formes étranges. « Exactement comme mes pensées », pensa-t-il. Ils erraient dans l’océan aérien sans but. Cependant, eux, n’avaient aucun soucis, à part, peut-être de se perdre. Pas de maître à retrouver, ni de gens à punir… Alors que lui, simple disciple du dieu Iop, avait du pain sur la planche, et quel pain ! Que de problèmes…
Nantua permit à son esprit de dériver quelques instants. Il prit une décision. Autant les résoudre un par un. Tout d’abord, collecter des informations.

En se promenant dans la cité d’Astrub avec un peu de chance, on pouvait apprendre des choses étonnantes. Les maris trompant leurs femmes, les femmes trompant leurs maris, les enfants trompant leurs parents… En effet, beaucoup de rumeurs circulaient dans les rues. La plupart du temps, elles étaient fausses. Cependant, quelques nouvelles étaient belles et bien vraies. Tel l’évasion d’un certain prisonnier Féca aux cheveux roses, ou alors le pillage d’usines Xéloresques. Certes, ces deux informations avaient été détournées de la vérité, mais l’idée générale restait la bonne. C’était sur ce facteur que Nantua comptait, dans ses recherches. Si l’enlèvement du professeur se faisait remarquer (il allait, bien sûr, répandre la nouvelle), peut-être qu’un témoignage en bon et dû forme sortirait du lot d’ânerie.

Il n’y avait pas beaucoup d’espoir qu’il trouve ce qu’il cherchait, mais il n’avait pas d’autre alternative.
De nouveau d’aplomb, le disciple d’Iop se releva, et marcha, cette fois, vers l’entrée Nord-Est d’Astrub, le quartier scientifique et industriel. En effet, le professeur traînait souvent par là, et il y avait plus de chance qu’on entende parler de lui ici que près de la résidence des Iops.

Une fois arrivé sur les lieux, il ne put que s’émerveiller de la magnifique manufacture de l’endroit. Disciple de Xélor et Féca avaient pris le contrôle des environs. Des rouages s’enclenchaient sans le moindre bruit, des fioles géantes lâchaient des fumées blanches, roses, et bleues. Les horloges émettaient un tic-tac constamment présent. Les usines tournaient à plein régime.

Nantua interpella une disciple protectrice, adepte du bouclier. Intriguée, celle-ci ne bougea pas. Il approcha :

- Bonjour ! Excusez-moi de vous déranger, mais auriez-vous entendu parler d’un certain professeur Fic Sianti ? Apparemment, il s’est fait enlevé, et je mène une petite enquête.

La jeune femme aux cheveux roses bonbon écarquilla les yeux. Elle rêvait, ou ce Iop venait de lui lancer une phrase, nette, concise, sans borborygme incompréhensible, et sans mot « baston » ? Elle devait rêver.

- Alors ? Vous ne savez pas ? demanda Nantua, agacé.

La disciple de Féca détalla, horrifiée, laissant le disciple combattant planté là.

Les autres interrogations se passèrent un peu mieux. Une fois le choc passé, les gens à qui il adressait la parole lui répondaient poliment qu’ils ne savaient rien, préférant attendre qu’il se retourne pour s’évanouir. Au bout de trente minutes, les recherches n’avançaient toujours pas d’un cheveu. Démoralisé, le disciple d’Iop s’apprêtait à s’en aller, quand sa dernière interlocutrice, une petite femme replète, s’exclama soudain :

- Ah ! Je crois m’être rappelée de quelque chose…

Nantua se retourna brusquement.

- Quoi donc ?

- A ce qu’il paraît, un homme qui connaît personnellement un certain professeur traîne dans la taverne de ce quartier…

- Pouvez-vous m’indiquer où se trouve cette taverne ? demanda précipitamment le disciple combattant.

- Vous longez ce trottoir, tournez à l’angle de la rue, et vous y êtes, expliqua gaiement la petite femme, en accompagnant ses paroles de gestes.

- Merci beaucoup !

Sans un regard en arrière, il s’engagea dans l’allée que la dame lui avait indiquée, et entra dans la taverne.

Apparemment, c’était l’heure de pointe. Elle était pleine à craquer des classes scientifiques. Mais ce n’était pas elles qui maintenaient l’ambiance. Les Ecaflips amusaient la galerie. Autour d’une table où se déroulait un poker de folie, Xélor, Féca et Pandawa étaient attroupés. Un félin impressionnait la foule au centre de la pièce avec ses tours, en faisant voltiger gracieusement des cartes, ou en les mélangeant à une vitesse folle. Nombreuses furent les jeunes femmes qui découvrirent des as de coeur sous leur habits.

Nantua, ne s’intéressant pas à ce genre de spectacle, s’assit sur une haute chaise juste en face du comptoir, à côté d’un Féca aux cheveux gris, qui faisaient ressortir des yeux d’un jaune éclatant. Lorsque le Iop remarqua qui était son voisin, il eut un haut-le-corps. En remarquant la sale mine qu’affichait le rouquin, le Féca demanda :

- Un problème ?

- Ouais… Est-ce que tu connais le professeur Fic Sianti ?

Nantua serra les dents. Pourvu que cette personne ne le reconnaisse pas.

- Quoi ?! s’exclama t le Féca, ouvrant de grands yeux derrière ses lunettes rondes. Un peu que je le connais ! J’ai même failli devenir son assistant ! Mais…

Nantua connaissait le reste de l’histoire. Une mystérieuse personne lui avait piqué sa place, et, par ailleurs, avait détruit son bâton Féca.

Mais Nantua n’y était pour rien. Il était tout simplement plus intelligent que le mathématicien, et avait simplement remporté l’affrontement qui avait eu lieu entre eux. Certes, en combat loyal, mais le recalé avait décidé de se venger, et de tuer celui qui lui avait chipé sa place et qui plus est, détruit son arme favorite.

- Hum, je vois, coupa net le Iop. Mais est-ce que tu sais quel genre de fréquentations avait le professeur ?

- Ses fréquentations ? Mais t’es de la Milice ou quoi ?

- Euh… Non, t’inquiètes pas… Une bière, s’il vous plaît.

La serveuse Eniripsa, occupée à nettoyer des verres à grands coups de chiffon, lui donna une grande mousse. Nantua la fit glisser jusqu’au Féca.

- Pour moi ? demanda-t-il, intrigué et soupçonneux.

- Et bien, oui… Puisque tu connais le professeur, tu dois être vraiment très intelligent, alors…

- Ah, c’est sympa de ta part.

Il but une gorgée de bière.

- Ses fréquentations ? Et bien, je me souviens qu’il traînait souvent avec des types pas très nets… Je me souviens, un jour, qu’il m’ait dit : « Toi, au moins, tu es un bon prétendant à m’assister. Pas prétentieux comme le dernier… » Il m’a ensuite parlé de quelques problèmes avec son précédent assistant… En fait, je crois que ce dernier essayait de l’intimider, avec une bande de gars pas très recommandables…

- Tu peux me les décrire ? demanda précipitamment Nantua.

- Euh, je me souviens d’un grand type bleu, un Osamodas, qui est sorti de son laboratoire. Quand je l’ai retrouvé, le professeur était dans tous ses états.

« Génial, trouvé, » pensa le Iop. Cependant, un sentiment étrange de malaise lui nouait l’estomac. Lui qui croyait connaître le professeur… Il ne s’était intéressé qu’à la connaissance, et pas une fois, il lui avait demandé s’il allait bien.

- Un grand type bleu ? Pourquoi ces gens l’embêtaient ?

- Alors là, aucune idée. Mais… Pourquoi parles-tu à l’imparfait ?

- Une autre bière, s’il vous plaît.

Une nouvelle fois, Nantua offrit la boisson alcoolisée à son voisin. Celui-ci finit d’une gorgée la première, et commença la deuxième.

- Alors ?

- Hips ! Excuse-moi, je supporte mal l’alcool. Mais c’est tellement bon ! (Il se reprit.) Et bien, quand j’étais le favori au poste d’assistant à son labo, il m’avait confié quelques secrets.

- Développe.

- Il m’avait parlé d’un danger… Quelque chose en rapport avec la Stasis. Hips ! Désolé. Mais je ne sais pas ce que ça veut dire…

- D’accord. Rien d’autre ?

- Non, c’est tout ce que je sais.

- Compris. Tiens.

Nantua laissa tomber une dizaine de pièces frappées de la lettre K légèrement calligraphiée.

- Merci. A plus.

Le Iop s’avança vers la sortie. Il s’apprêtait à franchir le seuil de la porte, mais :

- Attends.

Nantua se retourna. Le Féca était descendu de sa chaise, et se tenait péniblement, le rose aux joues, au comptoir.

- Est-ce que… Est-il arrivé quelque chose au professeur Fic Sianti ?

L’intelligent rouquin le dévisagea lentement. Une minute plus tard, il lui dit :

- Oui. Suis-moi, et tu contribueras peut-être à sa survie.

Stupéfait, le Féca ferma les yeux un instant, puis les r’ouvrit. Un regard déterminé avait pris place sur son visage, et le rose sur ses joues avait disparu.

- Si je peux aider le professeur Fic, alors c’est avec plaisir que je t’accompagnerai.

- Et bien, allons-y.

Les deux camarades sortirent de la taverne, et se placèrent au centre de la place principale du quartier Nord-Est, parmi les disciples de Féca qui sortaient de la taverne hilares.

- Au fait, comment t’appelles-tu ?

Nantua réfléchit une fraction de secondes.

- Euh… Mon nom est Erpès Bur. Et toi ?

- Le mien est Jonzac Xad.

- Et bien, Jonzac, allons-y.

Les deux personnes discutèrent longuement, et commencèrent à reprendre la route.

Maintenant qu’Erpès, ou plutôt Nantua, avait un nouveau compagnon, Jonzac Xad, les choses allaient certainement aller mieux. Mais malheureusement…

Un géant, un Osamodas bleu, caché derrière un angle de rue, observait le Iop. Celui-ci marmonnait :

- Ainsi tu te nommes Erpès… Tu m’as enfermé là-dedans… Heureusement qu’il m’a donné le pouvoir de voyager entre les dimensions ! Et tu traînes avec un intello de Féca, hein… Pff… Vraiment pitoyable… Ca me donne envie de t’écraser ! Mais malheureusement, je ne peux pas pour l’instant… Mais t’inquiètes, ça ne va pas tarder…

L’Osamodas sortit de son coin d’ombre, et on put apercevoir de graves brûlures sur son visage et sur son corps.

- Je me vengerai, sois-en sûr…
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Chapitre 4:Test de capacité.

Récolter des informations n’avait pas été si dur, finalement. Ce qui été difficile, c’était surtout de voyager avec quelqu’un qui veut notre peau. Et c’est bien pour cela que Nantua avait déblatéré un gros mensonge à Jonzac, en lui disant qu’il s’appelait Erpès Bur. Et oui, c’est comme ça, de nos jours, il faut mentir pour survivre. Mais, pour voir le bon côté des choses, Nantua s’était fait un nouveau compagnon. Qui plus est, un compagnon qui connaissait personnellement le professeur Fic Sianti et qui était tout aussi déterminé que lui à le retrouver.

Mais avant de continuer les recherches, il fallait que le Iop sache si Jonzac était puissant. Et c’est pour ça que, le lendemain de leur alliance, après le petit déjeuner, Nantua proposa à Jonzac un test, sous forme d’entraînement matinal ( et oui, Nantua sait si bien mentir ) :

_ Quoi ? Un entraînement si tôt le matin ?

_ Il faut bien se mettre en forme.

_ Mais pourquoi ?

_ Parce qu’on aura besoin d’énergie pour continuer les recherches !

_ Hum, pas si sûr…

_ Allez, fainéant Féca, ça te fera du bien de te dégourdir les muscles, tu verras !

_ J’en suis pas convaincu… répliqua le Féca, mais si tu insistes...

Jonzac Xad, mathématicien Féca, et paresseux combattant, bondit en arrière.

_ Enfin tu te réveilles, c’est pas trop tôt ! lui dit Nantua avec un gros sourire, tout en l'imitant.

_ J’ai bien affaire à un Iop…murmura Jonzac plus pour lui même que pour l’autre. Tiens-toi prêt ! C’est parti !

Le Féca commença à matérialiser sa machine. Celle-ci prenait forme autour de son bras droit. Ensuite, il sélectionna un élément. Une image apparut sur la surface vitrée de l’appareil. Une image en forme d’éclair.

_ Attaque Nuageuse !

Une foudre gigantesque sortit du bouclier et percuta de plein fouet le Iop. Celui-ci fut projeté contre un Pommeux. Un coup dur.

Il se releva d’un bond, et détacha sa Démone de son dos. Après l’avoir prise en main, il commença à la faire tournoyer.
"Y’a une grosse concentration de wakfu par là," pensa Jonzac. Faut vite que…

_ Trop tard !

Nantua cessa immédiatement la rotation de son épée, la pointa sur le Féca en disant :

_ Attaque Cyclone.

Une immense tornade surgit de l’épée du combattant. Celle-ci arriva à toute vitesse sur Jonzac en grandissant de plus en plus. Quand…

BOUM.
Une explosion retentit sur un kamamètre à la ronde. Un nuage de fumée très épais prit place sur l’aire de combat. Quand il fut dissipé, Nantua put voir que le berger intelligent s’était protégé grâce à la Bulle. Celle-ci était parfaitement ronde, et entourait le Féca qui avait posé son genou par terre. Il brandissait également son bouclier, qui semblait accumuler de l’énergie en grande quantité. A son tour, Nantua pensa : "Ca commence à devenir sérieux."

Un petit éclair s’abattit juste devant le Iop. Très faible, mais un Glyphe d’Aveuglement avait apparut avec pour centre l’endroit où l’éclair était tombé. Le rouquin eût la mauvaise idée de le regarder. Sa vision s’assombrit de plus en plus, jusqu’à qu’il ne vit plus rien.

_ Ah ! Mes yeux !

Jonzac s’approcha doucement de sa victime, et dit :

_ Ca y est ? C’est fini ?

_ Arrête de sortir des conneries et soigne-moi !

_ C’est bon, c’est bon, calme-toi.

Jonzac sortit de son sac rouge en toile de Lin un bandage. Il en entoura les yeux clos de Nantua, et fit un nœud très serré. Il extirpa ensuite un flacon. Il en retira le bouchon, et laissa tomber deux gouttes de mixture rose à l’emplacement précis des paupières du Iop. Cinq secondes plus tard, le bandage tomba de lui-même.
Nantua cligna des yeux quelques instants, puis les r’ouvrit complètement.

_ Ah, c’est mieux !

_ Tu vois, c’était pas si grave. Bon, ton test est fini ?

Nantua leva un sourcil, en s’efforçant d’arborer un air idiot. Malheureusement, il lui était difficile de faire l’imbécile longtemps.

_ Arrête de mentir, je sais très bien que tu voulais pas t’échauffer. Tu y es allé à fond dès le début.

_ Hein ?

_ Erpès Bur, dit Jonzac en fixant Nantua dans les yeux fraîchement soignés, tu caches quelque chose. Déjà, rien que de voir un Iop aussi intelligent, ça attire les doutes. De plus, tu connais quelqu’un d’une sagesse supérieure, et j’ai pas l’habitude de voir des gens de ta classe traînant avec des personnes aussi intelligentes. Enfin, tu essayes de me tester en me faisant croire à un stupide entraînement. Tu ne pourrais pas jouer la carte de la franchise, pour une fois ?

_ Non, les Ecaflips ne me plaisent pas trop.

_ Pff… En tout cas, je découvrirais ton secret un jour, Erpès, soit en sûr.

Nantua était dans une situation difficile. Il essaya de détendre l’atmosphère :

_ En laissant toute cette suspicion de côté, tu ne voudrais pas continuer les recherches ?

Jonzac soupira.

_ Ouais. Bon, il faut d’abord aller dans le quartier où il y a le plus de personnes louches possible. Une idée ?

_ Le quartier le plus louche… J’vois pas. Mais, il y a bien les…

_ Hors de question.

_ Pourquoi ?

_ T’as pas entendu parler des monstres qui traînent là-bas ?

_ Non. Alors ?

_ Il y a un… Sumoraï Champi !

_ Raison de plus ! dit Nantua en se dirigeant vers les souterrains d’Astrub.

_ Att… Et mince, j’vais encore devoir me battre…

Le célèbre Sumoraï Champi. Espérons que nos héros n’aient pas à l’affronter ! Mais bon, avec la chance qu’ils ont… Les Ecaflips en frémiraient de dégoût… Un Iop intelligent et menteur, accompagné d’un Féca paresseux et suspicieux… Drôle d’équipe ! Survivra-t-elle seulement, et réussira-t-elle à retrouver le professeur Fic Sianti ?

Chapitre 5 : Flash-Back douloureux.

Une silhouette, vêtue d’une cape à capuche rouge, composée de plumes de Pious Rouges, se dressait dans le laboratoire. Jonzac Xad, Féca, et scientifique/mathématicien de profession, apparut dans l’encadrement de la porte.

Il était tout essoufflé. Il venait d’oublier son Bâton Féca dans le laboratoire du professeur Fic Sianti. Il l’aperçut, qui était en train de parler à la silhouette à capuche. Jonzac se redressa, et reprit son souffle. Le professeur le salua, et se retira.

La silhouette sortit de sa cape Piou un flacon, remplit d’un liquide vert. Une étiquette était apposé en largeur sur la fiole. « Potion de Destruction d’Arme ». La silhouette sortit une épée. Elle la posa juste à coté du Bâton Féca, débouchonna le flacon, et laissa tomber une goutte du liquide verdâtre sur les armes.
Jonzac cria :


_ Non !

Une goutte tomba sur le Bâton. Celui-ci commença à disparaître lentement, très lentement… Jusqu’à qu’il n’en reste qu’une petite cellule, sous forme de carré métallisé. Cette simple disquette symbolisait la seule survie de l’arme.
Mais la silhouette l’écrasa, d’une simple pression de main.

Jonzac avait perdu sa seule défense face aux dangers du Monde des Douzes. Il resta stupéfait face à la scène. La silhouette se retourna, et remarqua le Féca aux cheveux blancs. Celui-ci put voir deux yeux vides le fixer. Une voix dit :

_ C’était ton arme ? Désolé, pas fait exprès. Mais faudrait penser à mieux défendre ses affaires.

La silhouette disparu.

On aurait pu penser que perdre une arme, ou encore une place n’était pas vraiment important, mais c’est à partir de cette instant que la vie du disciple protecteur changea.

Tout d’abord, il prit la route vers la taverne centrale. Située au centre d’Astrub, elle accueillait toutes sortes de gens, venus des quatre coins de la cité. Sadidas, Osamodas, Xélors, Ecaflips, Pandawas, Sacrieurs, Srams, Enutrofs, Iops, Eniripsas, Crâs, et bien sûr, Fécas y résidaient.

Jonzac, l’air dépité, s’assit à une table, seul. Il commanda une bière, et la sirota tranquillement. Un instant plus tard, alors qu’il commençait la troisième, un groupe de Fécas s’approcha.

Le chef du groupe arborait une chevelure rose, et des yeux noirs. Un sourire prétentieux et des lunettes rondes rafistolées au papier collant lui donnaient l’air d’un savant fou.
Il prit une chaise, la déplaça jusqu’à la table de Jonzac, et s’assit. Tout le reste de sa bande se tenait derrière lui, attendant qu’il prononce les premiers mots, comme il avait certainement l’habitude de le faire.


_ Bonjour, dit-il simplement.

Jonzac ne répondit pas. Il savait qu’un seul mot du Féca suffirait à causer un déluge, étant donné que les gens qui l’accompagnait dégageait une forte puissance, et étaient au nombre de neuf. Il remarqua également que même avec la bouche fermée, le chef avait toujours une canine pointue qui sortait de sa bouche, lui donnant un certain style.


_ Tu sais qu’il est très impoli de ne pas répondre, n’est-ce pas ?

_ Oui, répondit le Féca aux cheveux d’argent. Mais je n’ai pas l’habitude de parler aux gens qui possèdent des cheveux roses.

Un sourire encore plus grand prit place sur le visage du chef.

_ Enchanté moi aussi. Mon nom est Florac Sertis. Et toi ?

_ Tu as entendu ? Ou le fait d’avoir des cheveux roses te rend sourd ?

_ Oh la la… C’est la perte de ton arme qui te rend si vulgaire ?

Jonzac écarquilla les yeux, mais se reprit vite.

_ Je vois que tu as mené ta petite enquête, n’est-ce pas ? Mais as-tu vraiment besoin de toute une bande de subalternes à tes côtés pour…

Une fraction de secondes après, Jonzac était plaqué contre le mur en bois de la taverne. Une main, souple et au doigts longs et fins, serrait sa gorge. Florac était juste devant lui, et Jonzac sentait une envie meurtrière immensément puissante dans ses yeux. Son sourire, toujours plus grand, restait affiché en permanence sur sa figure.

_ Tu sais que tu devrais surveiller tes paroles, Jonzac.

Personne ne semblait les remarquer. Et oui, malheureusement, Florac avait matérialisé une bulle. Seuls les personnes les plus expérimentées pouvaient faire ça intentionnellement. Jonzac n’avait pas à faire à un débutant. Mais normalement, les autres personnes pouvaient apercevoir les combats, même à l’extérieur de la bulle. Les seules bulles où l’on ne pouvait pas voir à travers remontait à l’époque d’avant Ogrest, celle où les dofus changeaient de mains en mains.

Mais pas maintenant. Seul Jonzac pouvait se sauver. Florac recula et s’adossa contre le comptoir. La serveuse Eniripsa ne semblait même pas le remarquer. En caressant une mèche blondes de la fée, il dit :


_ Et bien, maintenant qu’on est rien que tous les deux, on va pouvoir… s’amuser !

Il bondit du comptoir, et d’un autre bond sortit un Bâton Spirituel, qui était parfaitement semblable aux bonbons en formes de cannes distribués à Nöwel. Il frappa violemment le Féca avec. Celui-ci atterrit sur une table. Les gros bras qui discutaient autour continuaient leur discussion comme si de rien n’était.

Jonzac se releva difficilement, mais il n’eût même pas le temps de prendre une inspiration cheveux roses était déjà sur lui. Il le plaqua contre la table, une main toujours serrée sur le cou du Féca aux yeux gris, et sortit de son Bâton Féca une lame.

Et sans vergogne, il l’enfonça profondément dans le bras droit du Féca. Il dessina tout d’abord un trait vertical. Puis l’enferma dans un cercle parfait. Qui se fut à son tour emprisonner par un triangle. Un œil triangulaire, en fait.
Jonzac hurla. Un flot de sang tacha la table. Florac dit :


_ Maintenant, tu vas être comme nous ! Mais laisse-moi t’expliquer une chose… Tous les Fécas obtiennent un jour ou l’autre un bouclier portable, servant à lancer leur sorts, leur boucliers, et leur glyphes. Ce bouclier peut apparaître de deux façons : Soit lors d’un combat très éprouvant, et très serré aussi bien physiquement que mentalement. La deuxième, est qu’un autre Féca dessine une entaille sous forme d’œil triangulaire sur l’emplacement originaire du bouclier. Il doit ensuite, dit Florac Sertis en sortant une potion rouge, déposer une goutte de ce liquide sur la blessure.

Florac le fit, et Jonzac hurla une seconde fois.

_ Ainsi, le bouclier né de cette façon…
DETRUIRA PETIT A PETIT L’UTILISATEUR, ET CE, A CHAQUE UTILISATION.

La vue de Jonzac sombra petit à petit…

_ Tu sais ? dit Florac avant que Jonzac tombe totalement dans l’inconscience. J’ai vu une voyante qui disait sans cesse qu’un jour, un Féca aux cheveux blancs, sans arme, se promènerait dans une taverne, et qu’il ferait de grandes choses. Or, y’a beaucoup de Féca aux cheveux gris. Mais t’es le seul qui n’a pas d’arme. Pas d’chance…

Une semaine plus tard,, Jonzac se réveilla dans un hôpital. Il referma immédiatement sa main sur son bras droit. Une douleur lancinante avait surgie dedans.

Jonzac avait fini par s’y habituer, mais à chaque seconde, plus précisément à chaque combat de sa vie, il sentait que cette douleur devenait de plus en plus forte, et qu’elle allait certainement prendre le dessus sur lui.

Alors voilà pourquoi Jonzac avait promis de tuer celui qui lui avait causé tant de souffrances… Et il l’a trouvé. Que fera-t-il quand il le découvrira ?


Désolé de tout ces messages postés à la suite, messires modo, mais c'est parce que ça manque de monde, par ici. Il faut du tout pour que du monde s'intéresse à une histoire. Au fait, j'ai corrigé toutes les fautes d'orthographes et les tournures bizarre. Je posterais certainement deux chapitres demain.

Surtout, n'oubliez pas, pour me faire plaisir, un commentaire! Négatif ou positif, ça me procurerait une grande joie que je sache que quelqu'un lit mon histoire.

Merci! Lunévil Darc, ancien de ce monde, et crâneur des landes.
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Score : 4

Je soulignerais deux problemes dans ton texte:

Premierement, tu dois toujours garder en tête que le lecteur ne voit pas l'histoire comme toi. Tu arrive facilement a perdre le lecteur (en tout cas moi, se fut le cas) en ecrivant trop vite des choses qui te sont evidentes.

Et deuxiemement, essaye que ton texte soit agreable a lire, plus d'espace et de couleur. Pour l'instant, on a beaucoup de reticense à ce lancer dans ton histoire qui à premiere vue est un grand tas de mots... Espace, ca fait aussi parti d'un bon RP.

Sinon, continue, tu es sur la bonne voie...

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Score : 2206

Merci Elfars. J'essayerai d'utiliser tes conseils à profit.

Ca y est, j'ai essayé de corriger la lisibilité. Je vais également poster deux chapitres aujourdh'ui, donc régale-toi!

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Score : 4

c'est une bonne idée. Je suivrai encore ton histoire.

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Score : 2206
Chapitre 6: Qui sont-ils?

Nantua s’arrêta. Il se retourna l’air soupçonneux vers Jonzac, le toisa du regard, et demanda :

_ Tu as peur ?

Jonzac regarda son bras droit, où une marque en forme d’œil triangulaire était dessinée avec sa chair et son sang.
Il redressa la tête, et dit avec un sourire :

_ Non, bien sûr ! Mais c’est simplement que j’aime éviter le combat, quand je peux… De plus, ça va mettre du temps avant d’arriver à Astrub.

_ Ne t’inquiètes pas, Jonzac, dit Nantua en soupirant. J’ai tout ce qu’il te faut. Attends-moi simplement cinq secondes, d’accord ?

_ O.K.

Nantua commença à se désintégrer, jusqu’à disparaître complètement. Jonzac attendit patiemment cinq secondes en tapotant du pied.

Tout d’abord, des pieds commencèrent à se former. Suivis de protections, genouillères à têtes de Démons. D’ailleurs, une voix aiguë et excitée dit :

_ Ah ! Ca me donne envie de vomir, le passage à l’havre-sac, pas vrai, frérot ?

Une autre voix, semblable à la première, retentit dans le petit pré :

_ C’est clair ! Il pourrait y venir plus souvent !

Jonzac ouvrit de grands yeux, pendant que le reste du corps de Nantua se matérialisait. Quand l’avant bras gauche de Nantua, recouvert par une autre protection, un brassard beaucoup plus large, avec un grand sourire et des yeux vides, fut matérialisé, une troisième voix, plus mature, et plus grave, annonça :

_ Taisez-vous, les enfants ! Vous savez bien que Nantua n’aime pas que vous parliez. Nous pourrions nous faire remarquer ! Et…

Le reste du bras gauche de Nantua, recouvert d’une épaulette plus petite, mais avec un sourire beaucoup plus menaçant, et des yeux plus diabolique, apparut enfin.

_ … Et nous serions obligés de tuer celui qui a connu notre existence, comme la dernière fois, hein ?

Jonzac eût un haut-le-corps. Tuer quelqu’un qui avait entendu ces voix. Or, lui les avaient entendues Elle semblait venir de l’armure du Iop.

_ D’ailleurs, dit la voix excitée et aiguë, le jeune Féca juste là, devant, nous a entendu, n’est-ce pas ?

Jonzac tomba par terre de terreur. Il ne comprenait plus rien. Qui était vraiment Erpès ?
En parlant du loup, son corps était complètement réapparu. Il arborait un sourire large, et tenait dans sa main un flacon, remplit d’un liquide transparent. Nantua remarqua que Jonzac traînait par terre.

_ Il y a un problème ? demanda Nantua, en haussant un sourcil.

_ C’est… C’est…balbutia Jonzac en pointant un doigt tremblant vers les protections du Iop.

_ Ah… Les frérots, m’man, et p’pa t’ont fais peur, n’est-ce pas ?

Quatre rires diaboliques retentirent :

_ Ahaha !Si t’avais vu sa tête, Nantua !

_ A mourir de rire, fit la voix plu grave.

_ Quel idiot !crièrent les voix excitées.

_ Ca suffit !dit Nantua en fermant les yeux. J’en ai assez de vos remarques. Oh, c’est une longue histoire, ajouta-t-il sous le regard inquisiteur de Jonzac. Mais ne perdons pas de temps.

Le Iop intelligent débouchonna le flacon, et en versa trois gouttes sur le Féca. Celui-ci disparu instantanément. Nantua fit la même chose avec lui.
Désormais, seul quelques Bouftous et quelques Tofus qui gambadaient joyeusement.

Un corps apparut à deux mètres au-dessus du sol. Il tomba dans l’eau, boueuse et sale. Un instant après, un deuxième corps le rejoint, et tomba sur lui.

_ Atterrissage, O.K.

_ Très drôle. Tu voudrais pas te relever ?

Nantua se releva péniblement. Jonzac fit de même, mais retomba presque immédiatement.

_ Qu’est-ce qu’il y a encore ?

_ Je… J’ai… J’ai perdu mes lunettes !

_ Ah, si ce n’est que ça !

_ Mais…

_ Bon, ne perdons pas de temps. Marche le long des murs, et ça ira.

_ Justement… Quels murs ?

Les deux amis se trouvaient dans les souterrains. Mais n’importe qui d’avisé aurait appelé cet endroit : des égouts.
Des murs en briques avaient été construits, collés à des trottoirs de pierre. Entre ces constructions, l’eau sale circulait.

_ Ca va être encore plus dur que prévu…rigola Nantua.

_ Bon, t’as fini, Erpès ? Aide-moi, plutôt.

Celui-ci soutenu Jonzac en le portant sur son dos. Ils avaient l’air bien idiots, dans cette position.

Cela faisait une heure que Nantua portait Jonzac sur son dos, et marchait, marchait, marchait, et marchait. La chevelure rousse de Nantua avait pris un coup, et était légèrement roussie (comprenez le jeu de mots). Et oui, sur le chemin, il avait rencontré quelques Crustagnons. Et sans ses lunettes, le Féca était bien moins performant au combat. Et Nantua, apparemment, ressemblait beaucoup à ces monstres.

Bref, depuis environ un quart d’heure, ils n’avaient rencontré guère d’êtres vivants à tuer.

Plus ils s’enfonçaient dans les « souterrains », plus la lumière semblait intense. Et Nantua savait ce que cela signifiait : le chef des Champis, le Sumoraï Champi, était tellement myope qu’il devait avoir beaucoup de lumière. Lumière générée habituellement par deux Enchampteurs.

Donc, trois gros monstres à affronter. Avec un Féca handicapé, ça allait être dur.
Mais, coupant net ses réflexions, un cri retentissant rugit dans les égouts. Nantua eût un petit sourire. Ca allait commencer. Il fit descendre Jonzac de son dos, détacha sa Démone de son dos, et lui dit :

_ T’es prêt ?

Ebloui par la lumière, Jonzac fermait les yeux. Lui aussi souriait :

_ C’est parti, dit-il.

Le géant Sumoraï Champi était arrivé par la voie de droite. Trois mètres et 2 tonnes de pur muscles. Et deux Enchampteurs, beaucoup plus petits et moins musclés, mais très redoutables quand même.

Le gros tas se précipita sur Jonzac. Il leva un bras puissant, et avant même que le Féca eût remarqué son geste, l’abattit sur lui. Nantua fonça en une fraction de secondes, et interposa sa Démone entre son ami, et le poing du colosse. Oui, cela allait être très dur.

Un des combats des plus difficile allait avoir lieu. Comment un Iop intelligent et soupirant, un Féca myope et soupçonneux, pourront-ils l’emporter face au terrible Sumoraï Champi ? A suivre, pour le découvrir…
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Score : 241

jadooore^^ bon ok mon commentaire est stupide mais j'aime vraiment beaucoup ton histore je suis totelement dedans ^^
continue^^

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Score : 2206

Merci beaucoup, je vais poster le prochain chapitre dans deux secondes!^^

Chapitre 7 : Pas possible... Encore debout?!

Le souffle projeta Jonzac et Nantua sur le mur.

Ce dernier se releva et se précipita à la rencontre du géant. Il sauta, d’un bond gigantesque, brandit son épée en affichant un air menaçant, et se laissa tomber, pointe en avant, sur le Sumoraï Champi.
La bête, apparemment trop bête ( encore un jeu de mot à la Ankama ! ) pour reculer, leva la main vers le petit insecte qui représentait son adversaire. Ainsi, la lame de Nantua s’enfonça profondément dans la main droite de la montagne.

Celui-ci cria de douleur. Il se tint la main, et se mit à sautiller sur place en hurlant, créant de cette manière d’immenses soubresauts, qui firent tressauter les deux Enchampteurs.

Tout à coup, la lumière intense qui régnait diminua. Pas totalement, mais juste assez pour que le « boss » soit aveuglé, et que le Iop puisse se débrouiller un minimum.
Profitant de l’occasion, il s’élança à grande vitesse vers l’ennemi, sauta pour la seconde fois, et fit l’air sûr de lui :

_ Poing Enfla… AAARRRGGGHHH !

Les deux Enchampteurs avaient réunis leur force, dans une Balle Cosmique si puissante que celle-ci avait défoncée Nantua.
Il se retrouva pour la seconde fois au sol. Mais cette fois-ci, avec un sourire aux lèvres. « J’ai trouvé son point faible », pensa-t-il.
Il se releva, et dit :

_ Les frérots, réveillez-vous.

_ Brr…

_ Brr…

_ Ca faisait longtemps… Hein, frangin ?

_ Ouais !

_ Et pour rattraper le temps perdu…

_ On va l’tuer !!! crièrent à l’unisson les deux voix.

Les masques, sur les tibias de Nantua, commencèrent à s’agiter.
Puis tout à coup, celui-ci était devant le visage du Sumoraï. Une autre seconde plus tard, un pied de folie s’abattit sur lui. Et, comme ça, pendant une minute entière, il martela de coup de pied le visage du monstre.

Une telle pression de puissance réveilla Jonzac. Il fronça les sourcils, et se releva péniblement. Il s’adossa contre le mur, pour reprendre ses esprits. Il releva les yeux vers deux silhouettes, l’une immensément grande, l’autre beaucoup plus petite. Cependant, une telle puissance ne pouvait appartenir à Erpès. Certes, Jonzac se souvenait d’avoir senti un peu de ce wakfu. Exactement quand Erpès était allé chercher une potion, et quand Jonzac avait entendu ces voix… Les frérots…Quels secrets cachaient-ils ?
Le Sumoraï Champi, ensanglanté, semblait en avoir marre de se prendre autant de coups. Il attrapa Nantua d’une main, et l’écrasa avec une force à broyer les os contre un sol de ciment.

_ AAARRRGGGHHH !hurla-t-il une seconde fois.

Jonzac, inquiété par ce claquement, cria :

_ Erpès ?! Que t’arrive-t-il ?!
Aucune réponse.

« Il faut vraiment que je retrouve mes lunettes, » pensa Jonzac.
Pendant trois longues minutes, il resta immobile. En suite, il marmonna :

_ Glyphe d’Ouïe.

Une étrange marque apparut sur le sol. Sur ce symbole, le son était décuplé. Cela remplaçait sa vue. Il sélectionna l’élément Feu sur son bouclier portable.

_ Glyphe Incandescent.

Un glyphe apparut encore une fois. Mais celui-ci était beaucoup plus grand. La chaleur qui y régnait était telle que les habits de Nantua commençait à brûler. Des flammes dansaient sur la tête des Enchampteurs.

_ Erpès ! J’ai…

_ Compris ! dit Nantua en s’extirpant de la main du colosse.

_ Tu es sûr de pouvoir…

_ Pas du tout… Mais c’est notre seul moyen ! coupa-t-il, s’agenouillant devant le monstre.

Celui-ci, amoché par tous ces coups, ne fit rien. Le temps semblait long, la scène était comme figée.
Enfin, Nantua sauta pour la troisième fois, et cria :

_ Exécution !

Une boule de feu, chaude de 150°, se forma devant le Iop. Elle grossit, grossit, grossit, jusqu’à devenir aussi grande que les gros rochers qu’on peut voir devant la mer. Il leva les bras très haut, et les abaissa. La boule de feu fut projetée à toute vitesse sur l’ennemi.

Une gigantesque explosion retentit. Un nuage de fumée prit place. Quand il fut dissipé, le géant était à terre.

Jonzac, qui avait tout entendu, félicita chaleureusement Nantua.

_ Et bien, tu t’es surpassé, cette fois-ci !

_ C’est grâce à ton glyphe, répondit Nantua avec un sourire.

_ Ouais… Mais…

_ Qui a-t-il encore ?

_ J’entends quelque chose… Une respiration… Des battements de cœur affaiblis… Il…

_ Et mer…

Trop tard. Le géant se tenait debout, s’était emparé du corps du Iop, et l’avait avalé tout cru, ou plutôt, tout cuit( putain, l’auteur commence à nous embêter avec ses jeux de mots ! ). Un rot infâme s’échappa de la bouche du monstre. Jonzac pensa rapidement :
« Au moins, il ne risque pas d’être digéré. Ce monstre va plutôt le régurgiter. C’est à ce moment là qu’il sera le plus vulnérable. Je pourrai peut-être lancer mon Attaque Nuageuse au-dessus de sa tête, là où les pierres semblent fragiles, et ensuite… »

_ BBBOOOÂÂÂRRRGGGLLLHHH !

Une substance suspecte sortit à grande vitesse de la bouche du Sumoraï Champi. Parmi elle, se trouvait un corps. Pendant que le géant toussait, Jonzac sélectionna l’élément Foudre sur son bouclier portatif, et dit :

_ Attaque Nuageuse !

Un tonnerre fracassa les pierres du plafond. Une averse de débris écrasèrent la tête du Champignon géant. Mais celui-ci ne sentit rien. Il attrapa Jonzac, et le pressa contre le mur. Après cela, il leva les mains, et les abaissa sur les deux corps des compagnons.

Cette fois-ci, plus aucune chance de fuir. De plus, le coup qui allait leur être porté serait fatal…

Malgré toutes leur tentatives, le géant est trop fort pour eux. Les héros sont sur le pont de mourir. Que pourra-t-il arriver ?Le groupe survivra-t-il, malgré toutes ces blessures ?

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Score : 241

et ben tout un cgapitre de combat j'aime bien ton jeux de mots^^ parés Fic scianti le hero cuit se fait avaler tout cru /grand sourire/
bon je retourne jouer moi je vais jamais trouve le phoenix sinon ^^ bonne continuation je suivrai ton hitoire tu peux me croire^^

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Score : 2206
Chapitre 7 : Emprisonné avec un savant fou!

Jonzac Xad était allongé sur une longue table. Une douleur immense brûlait son bras droit. Des lunettes, neuves, étaient ajustées sur son nez. Il ouvrit brusquement les yeux, et détailla la pièce du regard.

Dans cette salle, il y avait deux tables. Sur chacune d’entre elles était allongée une personne. Sur celle de gauche, était situé Jonzac, et sur celle de droite, Erpès Bur ( alias Nantua Diop ). Du plafond, pendaient des instruments en tous genres : tournevis, écrous, pinces, cisailles… On aurait dit le parfait atelier du bricoleur. Sauf que là, c’était eux les sujets de travail, et une personne inconnue, l’apprenti bricoleur.

Le Féca baissa les yeux vers son bras droit : la moitié de son bouclier portatif était démontée. Il tourna ensuite le regard vers Erpès.
L’armure de ce dernier avait disparu. C’est à cet instant que Jonzac remarqua qu’un bruit constant régnait, accompagné d’une forte odeur… d’humidité. Il leva la tête vers la source de son, et remarqua qu’une personne, aux cheveux roses et ébouriffés, travaillait activement sur l’armure Iopesque.
Celle-ci arrêta soudainement son activité, et se retourna vers les deux « patients ». Jonzac baissa la tête rapidement, espérant ne pas s’être fait remarqué.

_ Trop tard, Jonzac, dit d’un ton jovial Florac Sertis.

Mes Jonzac n’allait pas se laisser démonter : il comptait bien se venger.

_ Je ne me cache pas, ne me cachais, et ne me cacherai jamais face à une raclure telle que toi,
Florac.

_ Je vois que tu es toujours aussi insolent, répondit calmement le Féca aux cheveux roses. Cela ne t’a jamais servi, ne te sers pas, et ne te servira jamais. Sachant également que la dernière fois que tu as était impoli avec moi, ça c’est visiblement mal fini pour toi, n’est ce pas ? ajouta-t-il d’une voix à glacer le sang.
Jonzac regarda son bras droit, où l’on pouvait voir LA marque, à moitié cachée par la moitié de bouclier.

_ Au fait, continua Florac d’une voix doucereuse, tu as retrouvé celui qui a cassé ton arme ?

_ Non. Et alors ? demanda le Féca au cheveux blancs. Qu’est-ce que ça peut te faire ?

_ Tu te souviens de…

_ Ah, oui. Et alors ? Je ne l’ai pas retrouvé. Mais sache que dès que j’en aurai fini avec toi, je m’occuperai de lui.

_ Tu as des pistes ? questionna précipitamment Florac.

_ Pas enco…

_ Mais pourquoi te tracasser, alors que le fautif est allongé sur une table, juste à côté de toi ?

Jonzac eût un regard abasourdi.

_ Qu… Quoi ?

_ Tu es bouché, ou quoi ? répliqua Florac. A ton avis, pourquoi quelqu’un qui ne connaît pas le professeur Fic Sianti se serait uni à quelqu’un qui le connaît personnellement, quelqu’un comme toi ? Ce serait complètement débile ! Il n’avait que deux personnes dans son entourage, toi et…

_ … Celui qui a pris ma place… termina Jonzac.

_ Et ben voilà, t’es plus intelligent qu’il n’y paraît ! Et ce quelqu’un, c’est ce Iop. C’est étrange, très étrange… Crois-moi, je me suis coltiné à cette classe pendant longtemps, et je peux te dire que ce ne sont pas des prix nobels ! Mais celui-ci est différent. Et c’est pour cela qu’il m’intéresse tant ! Il t’a prit ta place, a détruit ton arme, et ta vie ! Sais-tu pourquoi ? Car quand j’ai su ce qu’il t’avait fait, je me suis dit que j’allais bousiller ta vie encore plus que lui ! Tu sens ce symbole ?! Encore quelques combats, et il te bouffera ! Tu le sais très bien ! Tout ça par sa faute ! Hein ?! Tout ça, par la faute de Nantua Diop ! finit-il d’un air dément.

Florac ressemblait plus que jamais à un savant fou.

_ Et maintenant que je vous ai entre mes mains, je vais bien m’occuper de vous, soyez en sûr ! Finalement, kidnapper le professeur Fic Sianti a été la meilleure chose qui me soit arri…

_ Quoi ?
Nantua Diop se releva difficilement, lui aussi lanciné par une douleur horrible.

_ C’est toi qui a enlevé le professeur Fic Sianti ?

Florac tourna sa tête à une si grande vitesse qu’on aurait cru qu’il avait attrapé un torticolis.

_ Je vois que t’es réveillé, Nantua ! Chouette ! Plus on est de fou, plus on rit !

_ Trêve de bavardages, Florac. Où est-il ?!

_ Et bien…

_ Stop !

Jonzac descendit de la table.

_ Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?! Nantua ?! Pourquoi t’appelle-t-il comme ça, Erpès ? Et comment ce fait-il que tu connais son nom ?!
Pour la première fois depuis ses cinq ans, Nantua fut prit au dépourvu. Florac répondit donc à sa place :

_ Erpès ? fit-il avec un air beaucoup plus sérieux. Hahaha ! Mais t’es vraiment le pire des imbécile, Jonzac ! ajouta-t-il, avec, cette fois, beaucoup moins de sérieux. Il s’est foutu de toi ! A croire que vous avez échangé de cerveau ! Tu fais pitié ! Mais maintenant, c’est fini ! Vous, ou plutôt toi, Jonzac, va mourir ! J’ai encore besoin de Nantua… Mais toi ? Est-ce que j’ai encore besoin de toi ?! Hein ? Je t’ai peut-être sauvé du Sumoraï Champi, mais c’était pour Nantua ! Et aussi, de quelle façon vas-tu mourir ? A cause de la marque ? Ou, que tu périsse de ma lame ?

Jonzac était fichu. Sans bâton, sans bouclier portatif. Sans rien pour le défendre. Il allait mourir, et il le savait. Mais il avait également décidé de se venger. Et quand Jonzac avait une idée dans la tête, pas grand chose ne pouvait espérer lui faire changer d’avis.

Il sauta dans les airs, décrocha du plafond un couteau immense faisant office d’épée, et se précipita à l’encontre de Florac, arme au poing.
Ce dernier s’empara de la Démone de Nantua, posée sur sa table de travail, et para les coups que Jonzac lui portait, le sourire aux lèvres.

_ Tu sais que je t’adore, Jonzac ? s’exclama le kidnappeur en parant une attaque verticale. Tu vas me permettre de tester un nouveau truc !
Nantua eût un air terrifié.

_ Ne fais pas ça, Florac ! Si elle…

_ T’inquiètes pas, l’intello ! Je sens que Démone et moi, on va bien s’amuser ! D’ailleurs…, cria-t-il en se baissant légèrement pour esquiver un autre coup de couteau. Réveille-toi, Démone !

_ Brr…

« Merde, » pensa Jonzac. Si c’est la même puissance que j’ai senti pendant l’affrontement avec le Sumoraï Champi, je suis mort.

_ Oh ! Nantua ? Depuis quand tu dégages cette force… meurtrière ?! Ca me plaît beaucoup ! On va tuer quelqu’un ? dit une voix.

_ Je te salue, Démona ! dit chaleureusement Florac à l’épée, tout en faisant un bond en arrière. Je suis Florac Sertis, scientifique réputé, et prochainement vainqueur de ce gars, là ! Apparemment, tu aimes tuer, non ? Et bien, je suis pareil ! Et n’oublions pas que je suis ton nouveau maître !

_ Youpi ! Je me lassais de ce Iop ! Tuons vite le Féca, là-bas, et ensuite on s’occupera de Nantua !

_ Ah non ! fit Florac d’un air sévère. Je dois d’abord le découper, sans anesthésie, cela va de soi, puis le trancher, le trucider, le décapiter et tout les trucs possibles !

_ Parfaitement d’accord ! Mais combattons !

_ Enfin quelqu’un de d’accord ! hurla Florac en fonçant sur Jonzac.

Avant même que celui-ci puisse se mettre en garde, Florac abaissa « son » épée sur le flanc droit de son adversaire. Du sang tâcha sa table.

_ T’es vraiment sale, Jonzac ! Il faut y remédier !

L’épée sifflait, dansait, tranchait, joyeuse de provoquer un joli carnage. Cinq minutes plus tard, Jonzac abaissa son couteau, avachi, vaincu, attendant le coup de grâce. Nantua était complètement paralysé par cette scène. Et quand l’épée qui lui avait tant servi fut projetée à ces côtés, et que les murs de la salle explosèrent, il fut encore plus perdu.

Des débris et des gravas tombaient de partout. Un nuage de poussière masquait la scène. Jonzac ne pouvait apercevoir simplement que deux silhouettes. Quand la vue fut dégagée, il put enfin voir les visages de ceux qui l’avait sauvé.
Une Crâ, à la poitrine développée, aux gants ajustés, et à la tenue assez moulante, tenait un arc, pinçant la corde, et se préparant à lancer une autre Flèche Explosive.
Elle était accompagnée d’une Sram, aux cheveux blancs. Celle-ci portait un masque de squelette sur le crâne, avec la tenue habituelle des Srams, recouvrant le bas de son visage. Elle était en position de combat, deux dagues longues et à l’air puissantes en lévitation sous ses mains. Des têtes de morts en guise de pupilles, elle avait l’air bien féroce.

_ Ici la milice du gouvernement d’Astrub ! Veuillez ne pas bouger et lever les mains doucement.

Seul Nantua et Jonzac se trouvaient dans la pièce. Ce dernier, épuisé, s’appuya sur une des tables, devenues rouges. Malheureusement, ce n’était pas de la tomate.

_ Où sommes-nous ? demanda-t-il.

_ Dans les souterrains d’Astrub, répondit la Crâ, faisant disparaître son arc, et en s’avançant. Comment allez-vous ?

_ Bien, dit Nantua.

_ Ca peut aller. Pourquoi êtes-vous ici ?

_ Nous avons reçu l’ordre de nous occuper du délinquant nommé Florac Sertis, menant des activités illégales.

_ Avez-vous une piste ? questionna immédiatement Nantua.

_ Non. Nous étions venues pour l’arrêter, et le questionner. Mais il est temps pour vous de sortir d’ici. Suivez-nous.

Les quatre personnes, laissant derrière eux tout le bric-à-brac, s’extirpèrent de la cachette, et se dirigèrent vers la sortie.

Et quand ils furent dehors… :

Et Jonzac s’enfuit sous l’air abasourdi de la Crâ, de la Sramette, et de Nantua.

Après avoir échappé à la mort de près deux fois, avoir perdu tous ces équipements, son compagnon, et la trace du professeur, Nantua se retrouve seul, comme il l’a toujours été. Mais cette fois, sans armure pour se consoler et discuter, Nantua est vraiment seul. Que va-t-il devenir ? Survivra-t-il à la fureur sans nom de tous ces ennemis, maintenant qu’un nouveau s’ajoute à la liste ?
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Score : 241

aloed ça ses pas juste le pauvre/chouine/

bon ben j'ai failli mourir en lisant ton teste te j'ai loupé l'arakné pour te dire comment j'ai aimer /grand sourire/

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Score : 2206

Merci! Chapitre suivant au plus vite!

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Score : 2206
Chapitre 8 : Première fuite.

Après avoir subi l’éventuel interrogatoire de la milice d’Astrub, Nantua quitta la demeure du gouverneur. Quand il sortit, il remarqua que le soleil venait de se lever. Il n’avait pas fait attention à ce qui pouvait se passer autour de lui, une fois dehors. C’est à dire qu’il était omnibulé par la perte des ses compagnons. Lors de cette pensée, étrangement, un mot s’était formé, le mot : « amis ». A cet instant, Nantua avait secoué la tête, reniant cette idée futile. Lui, avoir besoin d’amis ? C’était inimaginable. Il n’avait besoin de rien ni personne. Après tout, il était le seul Iop intelligent de toute l’île. Qui pouvait prétendre pouvoir frapper quelqu’un à une telle vitesse que la pauvre victime entendait l’air siffler ? Et qui pouvait se vanter de posséder l’âme de non pas une, non pas deux, mais cinq âmes de Shushus, toutes enfermés dans ses… « amis » ?

Nantua secoua la tête, interrompant le flot de pensées qui jaillissaient dans son esprit. Il décida de faire un petit somme, et pour cela, se dirigea nonchalamment vers le quartier Iop, au Nord de la cité.

Quand il fut arrivé, le soleil était déjà haut dans le ciel. Cette journée de printemps s’annonçait belle. Mais ignorant le beau temps, Nantua se dématérialisa pour entrer dans son havre-sac.

Celui-ci comportait neuf pièces. Il arriva dans la pièce réservé à la brocante, et à son coffre-fort. A chaque entrée, les portes menant aux différentes pièces se fermaient par enchantement. Pour les ouvrir, on devait les forcer par la seule force de la pensée. L’acquisition de cette technique était difficile. Nantua se souvenait qu’il avait du rester une semaine sans boire et sans manger. Passer une journée entière assis, et se baigner dans un lac tellement froid que même un Sacrieur n’aurait pu garder son sang-froid ( ou plutôt son sang chaud ). Sortant de ces pensées, Nantua s’assit à même le sol, et pensa. Pensa à quoi ? Personne n’aurait pu le dire… Les pensées de ce jeune homme étaient tellement profondes que même Xélor n’aurait pu en sonder l’intensité.

La porte s’ouvrit, laissant place à une chambre spacieuse, confortable, l’ombre des chandelles dansant sur les murs. Un lit, posé dans un coin, ne semblait attendre que lui. Nantua se déshabilla et se blottit sous les couvertures. Le sommeil ne mit pas longtemps avant de s’emparer de lui…

Cependant…

Une ombre, gigantesque, se trouvait devant un sac en toile de Lin, posé sur le sol. Sur cette ombre, on pouvait voir deux cornes, gigantesques, au niveau de la tête. Apparemment, il avait une forte carrure, car même sur cette dite ombre, on pouvait voir ces muscles, dessinés impeccablement. Seul de graves brûlures entachaient le résultat.
Une voix, rauque, qui reflétait bien le caractère de l’athlète, se fit entendre :

_ Comment peut-on dormir à une heure pareille… ? Je vais t’apprendre, moi…

Deux mains bleues, grosses comme des couvercles de poubelles, s’emparèrent fermement du sac. Et l’agitèrent, animées d’une furie incontrôlable.

Nantua ouvrit brusquement les yeux. Encore un de ses stupides aventuriers, croyant avoir découvert un sac abandonné, et le soupesant pour voir s’il contenait quelque chose. Cette fois-ci, le Iop intelligent n’allait pas laisser passer ça…

Devant le grand bleu, un corps apparut. Le géant eût un sourire. « On se revoit enfin », pensa-t-il… Il put lire une grande surprise dans les yeux de son ennemi juré. « On va enfin pouvoir s’amuser… »

_ Encore toi ? demanda Nantua. Tu n’étais pas censé être mort ?

_ Ca te surprend, n’est-ce pas, Iop ? Ou devrais-je dire Erpès ?! grogna l’Osamodas, fier de sa découverte.

Nantua soupira.

_ Quel idiot… Tu fais vraiment pitié. Ce n’est qu’un pseudo ! Mon vrai nom est Nantua Diop, répliqua-t-il en faisant matérialiser son armure et son épée.

Là était le problème. Il n’avait plus rien. Nantua baissa les yeux sur son corps, surprit, puis se souvint. Il releva les yeux vers l’Osamodas, qui riait, tellement fort, que des petits enfants Iop qui jouaient par là déguerpir en vitesse.

_ Hum… Moi qui doutais de ce Florac ! Il a neutralisé tes « petits copains », hein ?

A l’évocation de ce mot, Nantua sentit une boule dans son estomac. Le géant avait parfaitement raison. Mais il le sous-estimait grandement. Car même sans arme, il n’en restait pas moins Nantua Diop.

Nantua sauta d’un bond en arrière, et prévint l’adversaire :

_ Prépare-toi, tu ne vas pas faire long feu.

Le sourire de la masse de muscle s’agrandit, et il cria :

_ Invocation de Chef de Guerre !

Il leva la main au ciel, un éclair en sortit, et fila dans le ciel. Une fraction de seconde plus tard, ce même éclair retomba sur le sol et laissa à sa place un gigantesque Bouftou, de la taille du géant.

_ Allez, Gulliver… Attaque !

Le mouton géant s’ébroua, puis se précipita sur Nantua en le projetant 5 mètres plus loin, grâce à sa corne.
Nantua se releva, et réfléchit à toute allure : « Si je neutralise le Chef, l’Osa pourra en invoquer un autre immédiatement… Il faut que j’attaque la tâche bleue en premier ! »
Il courut vers le Chef de Guerre, sauta en effectuant une gracieuse pirouette, et retomba dans les tréfonds de laine de la bête.
Il s’accrocha ensuite à ses cornes, et donna un coup de pied rapide sur le derrière de la bête. Celle-ci s’ébroua une nouvelle fois, puis courut en direction de son maître cette fois-ci. Mais celui-ci, au moment de la percussion, se baissa, souleva le Chef avec une facilité déconcertante, et l’envoya valser plus loin, avec Nantua.

Mais celui-ci s’était préparé. Il sauta une nouvelle fois en l’air, et provoqua un Choc Sismique en atterrissant.
Une faille s’ouvrit dans le sol, et se propagea vers l’Osamodas. Celui-ci éclata :

_ Tu crois m’avoir avec le même piège ?

Il plongea ses mains dans le sol avec un force inouïe, exactement chacune d’un côté de la brèche. Elles s’enfoncèrent jusqu’aux coudes. Il utilisa sa force herculéenne et rapprocha les deux parties, jusqu’à que la brèche se ferme.

Nantua, prit au dépourvu, réfléchit à un nouveau plan. Etant donné la force destructrice de son adversaire, pas question de l’attaquer au corps à corps. Mais malheureusement, la plupart de ses sorts nécessitaient une approche risquée de l’adversaire. Il devait donc…

Du sang gicla le sol. Une mince, mais profonde entaille avait pris forme sur son flanc droit. Le Chef de Guerre Bouftou s’était approché sans qu’on l’aperçoive, et l’avait blessé avec sa corne. Nantua recula de quelques pas, puis se rendit compte qu’il était cerné. Alors, une impensable idée prit forme dans son esprit : « Fuir. Je dois fuir. »

L’Osamodas approchait, ainsi que le Chef. Nantua, dont on pouvait presque voir les rouages chauffer sous sa chevelure rousse, se dit : « Il me faut une diversion, maintenant ».
L’idée était finalement parvenue à son esprit.

Il imita le cri de la Boufette en Chaleur. Le Chef fonça sur lui, espérant trouver derrière quelque chose qui pourrait satisfaire ses désirs. Nantua sauta au-dessus de la bête au dernier moment, qui percuta son maître. Puis, Nantua matérialisa rapidement une potion de téléportation, en guettant l’approche du diablotin, sachant que ça diversion ne marcherait pas longtemps.

Puis, enfin, la fiole finit d’apparaître dans sa main, et il en but une gorgée du liquide avec vitesse. Un peu trop d’ailleurs.
Car au lieu de l’emporter devant la taverne choisit, il le dirigea devant une immense bâtisse.

Le donjon des Shushus. Là où il avait acquit ses compagnons. E

Et là, le chemin de Nantua lui paru tout tracé. Oui, il allait voir Rubilax, et lui demander comment maîtriser ses armes. Et ensuite, avec tout le savoir acquis, il irait récupérer ses armes, et retrouver le professeur.

Mais bien souvent, quand on pense que la suite est facile, on se trompe…

Que va-t-il arriver à Nantua ? Arrivera-t-il à le battre, et à le forcer à révéler ses secrets ?
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Score : 241

/etoile dans les yeux/ trop bien^^

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Score : 2206
Chapitre 10 : Ancienne connaissance!

Le donjon des Shushus de Rushu.

Flash-Back :

Nantua venait de trancher le dernier Shushu de Rushu. Il avança donc vers la salle suivante, où l’attendrait Rubilax.

Ce dernier s’était assoupi, près de quelques cadavres d’aventuriers qui n’avait pas eu de chance ( ni de talent. )

Entre deux piliers, la bête reposait. Nantua, venu pour tester ses capacités, décida de ne pas l’attaquer en traître, et interpella le monstre. Celui-ci, incrédule, se réveilla, et marmonna :

_ Encore un Iop ? Les derniers que j’ai tué sont à droite.

Il se releva, et dit :

_ Tu vas les rejoindre… Mais attends que je me réveille…

La bête bailla en se grattant le dos de la tête, puis cligna à plusieurs reprises des yeux. Quand il eût fini, il demanda :

_ Bon, t’es prêt ? J’en ai marre d’attendre.

Nantua n’eût pas le moindre sourire, ni surprise. Il avait l’habitude. La plupart de ces ennemis se croyaient immensément fort, et prenaient le temps de lancer quelques blagues. Nantua, lui, utilisait ce temps pour les transpercer.

Son armure déjà matérialisée, il prit en main son épée, et se mit en position de combat.

Rubilax aspira d’énormes bouffées d’air, puis relâcha le tout sur le Iop. Celui-ci pointa son épée devant lui, et celle-ci se chargea de séparer la projection d’air en deux, créant une fente assez grosse pour que Nantua ne subisse aucun dégâts.
Puis, il raccrocha son épée sur son dos, s’avança vers le monstre et donna un Poing de Terre terrible au démon.
Celui-ci, souffrant, recula, puis leva les bras. Les griffes aiguisées sur ses mains se détachèrent et foncèrent vers Nantua. Le rouquin leva son bras, protégé par son armure. Celle-ci se prit de plein fouet les griffes, projetées à 250 kamamètres à l’heure. Mais l’armure resta inerte.

_ Tu sais déjà comment emprisonner les âmes de Shushus dans des objets ?! s’exclama le monstre.

_ Oui. Je suis venu te battre pour tester leurs capacités.

_ Je vois… Donc… Je ne peux pas te battre comme ça… Mais !

Il hurla, d’un cri long et aigu qui perça les oreilles de Nantua. Celui-ci se plaqua les mains dessus, ferma les yeux. Quand il les r’ouvrit, un Iop, doté miraculeusement de pupilles, se tenait face à lui, et tenait une grande épée marron, avec un œil sur la poignée.
_ Manant ! Tu vas mourir, foi de sire Tristepin !

Désorienté, Nantua resta immobile. « Sire Tristepin » courut vers lui en brandissant son arme, mais trébucha sur un caillou et tomba face contre sol.

_ Aie ! Tu m’as tendu un piège ! cria-t-il en se relevant. Tu vas payer !

Tristepin se mit en position, fléchissant les jambes, prenant à deux mains son épée, et se concentra.

« J’arrive à sentir son wakfu… Il prépare quelque chose ! »

Puis, Tristepin leva brusquement son épée, et une rafale de puissance se dirigea droit sur Nantua. Celui-ci fut projeté contre un pilier, qui le stoppa dans sa course, et le fit atterrir sur les fesses. Il se releva, puis lança :

_ Tu vas voir ce que tu vas voir !

Il se précipita sur le Iop aux pupilles qui para son coup, puis ce dernier lui en donna un qu’il esquiva, et…

15 minutes plus tard, le combat durait toujours. Pour la seule fois de son existence, Nantua laissait son côté Iop s’exprimer.

Puis, littéralement épuisé, il recula d’un bond, et pensa : « Suffit ce combat ! Maintenant, je vais retourner à mes stratégies. Il s’appelle « Sire », parle comme un chevalier du moyen-âge. Tout d’un Iop, donc, si je le distrais, je peux lui infliger en un seul coup des dégâts assez important pour qu’il ne puisse pas se relever. Et ce coup, ce sont eux qui les porteront. »
Nantua cria en pointant du doigt:

_ Regarde ! Une jolie Crâette en détresse ! Derrière le pilier !

Une expression de surprise passa sur le visage du dénommé Tristepin, puis il se retourna et courut vers le pilier indiqué.
Profitant de la diversion crée, Nantua concentra son énergie de façon à faire s’éveiller les Shushus. Cinq secondes après, une vague de puissance parcouru la salle, pulvérisant les piliers, les décombres de personnes, et les griffes abandonnées par terre.

Tristepin, ayant évité ( ou plutôt s’étant baissé pour voir si la Crâette n’était pas cachée sous le sol ) le pilier, se redressa, incrédule.

_ Qu’est-ce qu’il se passe ? Demanda-t-il.

Nantua courut vers lui, puis frappa le sol à un mètre de lui, avec le pied, provoquant une explosion sur le Iop, projeté avec violence sur le mur. Il était K.O.

Fin du Flash-Back.


Nantua entra.

Il serait inutile de conter les combats qu’il mena jusqu’ici, parce que trop fade à mon goût. En effet, toute bête sur son chemin mourrait prématurément, suite à un puissant Impact.

Enfin arrivé à la salle finale, Nantua regarda la bête en train d’éventrer un aventurier, puis, ce même aventurier en train de disparaître dans l’astral.
Rubilax, du sang sur les griffes, se tourna vers lui, pensant certainement avoir à faire à un aventurier intrépide.
Quand il vit Nantua, il recula de plusieurs pas.

_ Encore toi ? Tu veux encore me vaincre ?!

_ Non, je suis venu pour te demander un service.

_ Quoi ?! Jamais !

_ Si tu refuses…

_ Tu me menaces ?! Alors menace donc ce Iop, à ma place !

Puis, il se transforma en nuage de fumée. Cette fumée était noire, sombre, impossible à traverser du regard. Ensuite, elle se rassembla petit à petit pour former un corps, qui se tinta en différente couleur, et qui se solidifia.
Tristepin était de retour, mais cette fois, transformé en une bête grise ( qui portait les mêmes habits ) avec un œil horrible sur le front.

Ce dernier bondit à son encontre, leva le poing, et l’abattit sur Nantua, qui tomba au sol sans n’avoir rien pu faire. Il se releva péniblement, tandis que le monstre s’apprêtait à donner un autre coup, en joignant ces deux poings cette fois. Lorsque que Tristepin, ou ce qui restait de lui, abaissa les poing, Nantua avança d’un pas vers le monstre, à deux centimètres de la poitrine de son ennemi, ce qui lui permit d’éviter le coup.
Sentant toute la puissance de son adversaire sur son front, il s’attaqua à l’œil, et se mit à essayer de l’arracher. Il tira de toutes ses forces, et se retrouva par terre de nouveau sous la séparation de l’œil avec le reste du corps.

Tristepin s’affala sur le sol, et reprit sa forme normale. Quant à Nantua, il s’était retrouvé avec une mini-épée dans la main. Il se releva, et donna un coup de main à son confrère pour faire de même. Une fois assis, Tristepin marmonna :

_ J’en ai marre, de rester dans ce donjon à combattre ! Maintenant, c’est terminé ! Je vais aller dans la Forêt Interdite, et ce maudit Rubilax ne me contrôlera plus, c’est fini !

_ Avant ça, j’ai besoin de ton aide.

_ Ah bon ? Mais je serais flatté de pouvoir te rendre un service. Tu m’as libéré du démon Rubilax, et pour ça, je suis prêt à mettre ma vie en jeu pour toi, que Iop en soit témoin !

_ Oui, c’est ça… Bon. J’aimerai que tu m’enseignes comment… comment contrôler 5 Shushus de Rushus en même temps.

_ Quoi ?! Tu as bien dis 5 Shushus ?! Mais… Mais c’est impossible !
_ Tu es sûr ? Il n’y a aucun moyen ?

_ Et bien, si. Pour ça, tu dois les laisser prendre possession de ton corps, et puis, te battre en ton for intérieur pour les repousser. Cela provoquera je ne sais plus trop quoi, une sorte de combat contre toi et un… et cinq doubles. Mais c’est immensément difficile, je ne te le conseillerais donc jamais.

_ Merci. Au fait, tu ne saurais pas non plus où je peux trouver un certain Florac Sertis ?

_ Fleur quoi ?

_ Un Féca aux cheveux roses et…

_ Un Féca aux cheveux roses ?! Mais bien sûr, je m’en souviens très bien ! Il m’a dit, après m’avoir vaincu - par couardise, bien sûr - , habiter dans la Montagne de « Car à mel ». C’est tout à l’Ouest d’ici, en ligne droite.

_ Merci beaucoup, tu peux considérer que ta dette est payée. Je m’en vais.

_ Et bien, au revoir, aventurier, je me languis de te quitter, mais je ne puis te retenir plus longtemps. Aussi, dois-je te quitter, tu as les aux revoirs de Sire Tristepin Perceval.

Tristepin quitta l’astral.

Nantua sortit du donjon, et regarda à l’Ouest. On apercevait qu’une minuscule partie de Car à mel.

C’était sa destination.
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Score : 241

/arrive en courant depuis l'ecole avec un pancarte : TROP DROLE L'INTERVENTION DE PINPIN/ continue^^ c'est genial ^^

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Score : 17

C'est tout simplement magnifique.Tu à un réel talent. Eblouit nous encore. wink

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Score : 2206

Merci bien, chewin-gun.^^

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