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L'Enfant des Neiges

Par mulou-mulou 21 Décembre 2012 - 23:25:15
Déjà, je m'excuse de tout ce temps d'abscence. Pour les rares pupils qui suivaient Le Futur de nos Héros ( Ma 1e fiction),
je ne me sens pas la force de continuer.
Etant dans un internat assez strict, je fraude pour pouvoir utiliser les ordinateurs
(heureusement j'ai des complices).
Je m'engage donc, pour cette fois, d'écrire une fiction
(sur laquelle je travaille depuis le début de cet été et bien avant)

qui aura soit des chapitres plutôt longs, soit un débit de post assez fréquent.Je vous remercie tous pour le soutient que vous m'avez apporté et j'espère être à la hauteur d'un nouveau défi.
Je vous préviens que mon histoire se passe au Canada réel mais j'essaie d'adapter au mieu, donc ne vous étonnez pas de quelquoncques rapports aux guerres mondiales.
***
Sommaire

I - L'Enfant


***

I - L'Enfant
(Partie I)

Village de Yukina, an 916

L'homme observait l'imposante bâtisse qui abritait le couvent-école placé sous le patronage de Crâ. Il fixait d'un air hagard la flèche en fer surplombant un clocheton gracile. Sous sa toque de laine brune, l'inconnu semblait indifférent au vent froid, ainsi qu'à la neige lourde et humide qui trempait ses bottes. Plusieurs fois, une silhouette de prêtresse, en robe noire et cornette blanche, s'était approchée d'une des fenêtres brillament éclairées, mais elle ne pouvait pas le voir. Il faisait bien trop sombre sous le couvert des sapins où l'étranger s'était mis à l'abri des regards.
Il n'était pas d'ici, mais il aurait bien aimé appartenir à ce village. Les gens de Yukina disposaient de maisons confortables. On racontait même qu'ils bénéficiaient d'un chauffage moderne et de l'électricité. La belle structure du couvent ne démentait pas ces rumeurs, ni les lampes qui jetaient des halos jaunes dans la rue Aorg.


"Il y en a, des vitres, de la planche neuve, et le toit, c'est du bon ouvrage, pensa-t-il. Il s'en dépense, des kamas, dans le coin."

De chaudes odeurs de sucre ou de viande rôtie, renforcées par l'air glacé, venaient le torturer. Le ventre creux, il ferma les yeux un court instant. Il imagina de belles tartes brunes, nappées de sirop d'érable, des volailles luisantes de graisse.
"Ce n'est pas pour moi, tout ça!" se dit-il très bas, plus loin, le long d'une rue interminable changée en une étroite piste glaçée, tracée par les nombreuses montures qui devaient circuler du matin au soir.

De là où il se tenait, l'homme était tout proche du perron du couvent, flanqué de quatres colonnes en beau bois et protégé par l'avancée d'un grand balcon. Maintenant, il se balançait d'un pied sur l'autre, serrant contre lui un ballot encombrant. Cela avait tout l'air d'un paquet de fourrures. Il n'était pas rare de voir passer à Yukina des trappeurs qui proposaient des peaux de bêtes aux gens.
Mais ces gars-là ne berçaient jamais leur marchandise.

Soeur Sainte-Lenia approcha de nouveau son visage poupin de la fenêtre. Elle avait vérifié l'état de la salle de classe attribuée aux élèves du cours moyen, les plus grands, souvent chahuteurs et indisciplinés. La prêtresse s'inquiétait, du retard de soeur Sainte-Naïla, partie au magasin général acheter de la farine.

- Quand même! Elle devrait être de retour! ronchonna-t-elle en tirant le rideau. Quelle idée de ne pas chausser la paire de raquettes que monsieur le maire a eu la bonté de nous donner! Si elle se casse une jambe, nous serons bien avancées.

Elle se retourna afin de s'assurer de la propreté de la grande pièce. Le plancher, les cloisons en larges planches, les pupitres, tout embaumait encore une douce odeur de sève, de forêt sauvage. Tout était neuf; le couvent-école, comme le nommaient les villageois, avait été construit pendant l'été. Les soeurs de Notre-Déesse-Eternelle de l'île de Chitami, s'étaient installées le 10 décembre, soit presque un mois plus tôt, avec pour mission d'enseigner aux enfants de Yukina. La population ne cessait de croître, les salaires attirant nombre de familles de toutes classes au bord de la rivière Ouiatchouan.
La religieuse éteignit le plafonnier en actionnant avec une sorte de respect le commutateur en bakélite brune qui coupait le courant électrique avec un petit bruit sec caractéristique. C'était tout nouveau pour elle.

- Si jamais il était arrivé malheur à notre étourdie! dit-elle tout bas.

***
Désolée, c'est une sorte de prologue car le temps me manque énormément.
Il y aura entre trois et cinq parties à ce chapitre, et c'est l'un des plus courts...
J'ai déjà préparé 20 chapitres et c'est loin d'être fini !!
J'ai dû faire quelques erreurs d'innatention, donc si vous les voyez, merci de me le signaler.
Bonne lecture.

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