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Le destin rouge de Sangria.

Par -Semper-Fidelis- 20 Décembre 2012 - 16:06:12

Parfois, notre destin nous échappe.
Parfois on lutte, mais le résultat est le même.
Parfois, on doit courber l'échine et acquiescer sans rien dire.
...
D'autres fois, il faut se ressaisir, s'opposer à la volonté des Dieux et décider par soi-même de son destin.
...
Sangria, ce nom fut celui de la loi, mais désormais il n'évoque plus que terreur.
Enchaînée au plus profond du temple sacrieur elle purge sa peine injuste sachant bien qu'un jour elle arrachera elle même les gorges de ces traîtres qui la gardaient prisonnière.
C'etait le destin qu'elle avait choisi, ou celui qu'on lui avait donné a choisir.
Elle n'avait jamais attaqué pas les gens honnêtes, mais de ceux à qui elle s'en était pris, il n'en restait rien d'autre qu'un tas de chair et du sang. Son plaisir secret etait de laisser couler le liquide pourpre sur son corps, ensaglantant sa longue chevelure blanche. Lorsqu'elle se battait, le sang excitait ses sens, ses pensées s'embrumaient, elle s'imaginait alors qu'elle etait une déesse vengeresse, sombrant dans une folie sanguinaire le temps d'un combat.
Elle était la chasseuse par excellence, n'avait jamais faillit à remplir un contrat et pourtant, elle était enfermée. Gardée par ses frères sacrieurs car aucune prison n'en avait voulu. Tous redoutait l'instant où elle briserait ses chaînes.

-Prologue-(15 ans avant la delivrance, dans le village d'Emuap, contrée d'Astrub)

C'était les coeur léger que je m'étais allongée dans le champ du vieux Hir'Sute. Le paysan qui avait fini de le moissonner la veille vaquait à présent a d'autres occupations, il n'y avait donc personne pour m'en empêcher. J'étais confortablement installée, la tête calée contre une botte de foin, et je m'assoupis rapidement, songeant aux merveilleuses fiançailles qui venait d'être célèbrées en mon honneur. Bien sûr, 13 ans c'était jeûne, mais pourquoi attendre, je l'avais aimé depuis toute petite.
Je fus réveillée par des éclats de voix, tendant l'oreille je compris qu'il s'agissait d'une dispute d'un couple qui ne m'avait visiblement pas remarqué.
- Comment as tu pu? Tu m'avais juré qu'un jour nous...
Les cris cessèrent bientôt laissant place à des embrassades plutôt sonores et à des mots doux sonnants comme des déclarations d'amour.
- Ne t'inquiète pas je n'aime que toi, mon père m'a forcé, il m'a dit qu'elle avait un grand destin, une prophétie... Mais c'est toi que j'aime, seulement toi.

Curieuse je décidais de jeter un petit coup d'oeil aux tourteaux. En passant la tête sur le côté de la botte de foin j'aperçus, à ma grande surprise, qu'il s'agissait d'Aryelle et de Dred'Lok.
Pas de doute, devant moi se tenaient enlacés ma meilleure amie, une jolie eniripsa et le sacrieur avec qui j'étais désormais fiancée.

Mon sang ne fit qu'un tour, et, ivre de rage je bondis sur eux. Je serrais moi poing puis l'abattis sur Aryelle, cette petite garce. Mais le coup brisa la peau laissant échapper un filet de liquide rougeâtre. Puis, je me dirigais vers Dred'Lok, qui encore abasourdi n'avait pas bougé.
Animés d'une rage nouvelle qui m'était inconnue, les tatouages que je portais depuis ma naissance s'animèrent. Les veines de mes bras explosèrent et des filaments de sang transpercèrent le corps de mon fiancé, qui tomba inconscient.
En me tournant vers ce qui était devenu mon ex-meilleure amie, je pus constater que le vieux Hir'Sute alerté par mes cris de rage était arrivé. Il tenait dans ses bras l'eniripsa qui s'etait cassé une aile en tombant. En le voyant je repris mes esprits, constatant l'horreur de mes actes.
Les autres villageois ne tardèrent pas à arriver et un guérisseur entreprit de soigner mes victimes. Et, tandis que je restais plantée là, ne comprenant pas comment j'avais pu faire ça, les nouveaux-arrivants commencèrent à parler entre eux, formant un cercle.

Le chef du village, Me'dik, qui n'était autres que le père d'Aryelle, prit alors la parole.
-Sangria, suite à tes actions j'ai décidé de te bannir du village. Je suis tres déçu par ton ingratitude. Nous t'avons trouvée, recueillie, et élevée et c'est ainsi que tu nous remercie? Honte à toi! À présent vas t'en, et ne reviens que quand tu auras accomplit un acte de bonté suffisant pour effacer tes actions d'aujourd'hui.

Voyant qu'il était inutile d'essayer de me justifier, je leur tournais le dos puis m'en allais d'un pas lent et incertain.
Dans mon dos j'entendis une villageoise dire à Me'dik.
- Ne crains tu pas les représailles s'il lui arrive malheur ?
- La déesse saura bien la protéger elles-même... Répondit ce dernier.
- Tout de même si la colère de la déesse s'abat sur nous ... Renchérit Hir'sute.
- Il suffit. Nous l'avons pris en charge alors que rien ne nous y forçait, elle a prouvé que nous avions eu tort. Les gens comme elle n'ont rien à faire avec nous autres.

"Vieux fous," pensais-je, "je vous montrerai de quoi je suis capable!"
...

La nuit venait de tomber, je me dirigeais vers un campement que j'avais repéré plus tôt grâce à la fumée. J'espérais récupérer un petit quelquechose à manger mais je fus accueillie à coup de pierres par une vingtaine de roublards. L'un d'entre eux visa ma tête et le projectile fit une entaille au dessus de mon sourcil droit.
Le sang coula, je pouvais le sentir glisser sur ma peau, se faufiler entre les poils, goutter sur ma paupière, s'amasser contre mes cils puis finalement arriver dans mon oeil. Ma vision se troubla. Mes tatouages s'animèrent, je ressentis à nouveau une haine incommensurable, mais je connaissais la sensation. Les veines de tout mon corps explosèrent.
Ils reculèrent mais pour les deux plus proches s'était trop tard. Ils furent enfermés dans une cage de sang et ils y périrent.
Je defaillis alors, sentant néanmoins mon corps recevoir des coup de pieds meurtriers.
Avant de perdre connaissance je les entendis maugérer:
- Elle à son compte !
- Grab et Goyl sont morts !
- Elle doit venir du village voisin, on va leur montrer !
- Oui allons y ! Je me réserve une gamine, ça fait un bail.
- Toujours le même Raebodep, haha !
...
Je devais les prévenir... Pourquoi mon corps ne bougeait il pas...
...
"Tout est blanc, c'est étrange ici."
- Ma fille relève toi.
- Qui me parle ?
- Lève toi ma fille tu n'es pas morte.
"Impossible ils m'ont tués"
- Où suis-je ?
- Ta place n'est pas ici lève toi, mon enfant.
...

J'ouvris les paupières. Mon corps hurlais de douleur. "Cette femme qui m'a parlé qui est-ce, où étais-je ? Où suis-je ? La clairière, le campement des bandits, il n'est plus là. Vite je dois prévenir le village." Après une demi journée d'efforts je parvins au village, une odeur de chaire brûlée emplissait mes narines. Après avoir cherché une autre demi journée je dû me rendre a l'évidence il n'y avait plus que des cadavres.
Le charnier était situé à côté du puits de la place centrale, des corps calcinés empilés formant une pyramide. On pouvait voir qu'ils avaient été empilés vivants puis on y avait mis le feu.
C'était trop horrible, même pour des bworks, c'était l'oeuvre d'une secte noire, d'après l'empilement des cadavres ça ne pouvait être que 'La Cabale'.
C'était ma faute, je les avait provoqués la veille, que devais-je faire maintenant ? Fouillant les ruines de l'ancienne demeure des parents de Dred'lok je finis par trouver la carte menant au temple sacrieur.
Je devais y aller pour apprendre à maîtriser les techniques des sacrieurs.
- Moi Sangria, jure de vous venger. Dis-je en faisant face au charnier.
...

[Dites moi si ça vous avez aimé, et si vous pouvez m'aider à m'améliorer, merci. wink

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GASP ! Elle fait peur dit donc ta sacrieure. ^^ C'est sympa comme histoire, le prologue donne envie de lire la suite...

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Salut, contente que ça te plaise, voilà la suite.

CHAPITRE 1 - Temple sacrieur - 6 ans après le prologue, 9 avant la délivrance.

Le prêtre sacrieur m'avait fait venir au plus profond du temple en un lieu sacré auquel seul les initiés ont accès.
En me voyant arriver il fit un signe et le portes se refermèrent dans mon dos. J'étais dans une salle sombre sans fenêtres, la seule lumière de la pièce émanait d'un socle sur lequel reposait un calice rempli d'un liquide rougeâtre.
Suivant les directives gestuelles du prêtre je vint m'agenouiller devant la coupe. D'autres sacrieurs vêtus d'une toge blanche semblable à celle du prêtre formèrent un cercle autour de moi.
Il prit alors la parole d'une voix grave que je ne lui connaissait pas.
- Sangria voilà maintenant six années que tu es avec nous. Tu excelles dans toutes les disciplines et je n'ai plus rien à t'apprendre. Néanmoins ton apprentissage ne fais que débuter. Il te reste du chemin pour égaler ton défunt père et honorer ta mère.

Je brûlais de l'interrompre, je ne connaissais ni mon père ni ma mère, mais de toute évidence lui savait tout et ne m'avait rien dit durant toutes ses années. La rage monta en moi mais j'eu vite fais de la contrôler comme on m'avait appris à le faire. Puis j'entrepris de garder ma tête vers le sol et de ne pas regarder le prêtre. Si j'avais retenu une chose c'est qu'on ne lui coupait pas la parole.

- Tu dois avoir des question, rassures toi, le temps des réponses viendra. Devant toi se trouve le Calice de la Vie, certains l'appellent aussi le Graal. Pour les autres ce n'est qu'un récipient, mais pour les sacrieurs, c'est le sang de la déesse. Seuls les plus grands guerriers de notre classe ont eu le droit d'y tremper les lèvres mais toi c'est ... différent.

Je nageais en pleine incompréhension quand je le vis se saisir de la coupe et la retourner au dessus de moi. Contrairement à mes attentes le liquide sacré resta tranquillement logé au fond du calice et une goutte lévita jusqu'à ma bouche.
Je perdis conscience immédiatement, et me retrouvais dans un espace blanc immaculé. Une voix douce et féminine se fit entendre.
- Tu as réussi ma fille je suis heureuse, va maintenant, ta place n'est pas ici, pas encore. Tu as beaucoup à faire, va. Tu as ma bénédiction, va à présent.

Lorsque je repris mes esprits, j'étais seule, allongée face contre terre devant le socle, et le calice reposait là imperturbable. Mon corps était douloureux, de nouveaux tatouages le recouvraient.
Le prêtre m'attendais devant la porte. Sans me laisser le temps de parler il dit:
- Personne ne doit savoir, pas même moi. Tu auras des réponses. Maintenant vas te coucher, à jeun, demain tu pars.

Trop fatiguée pour protester je pris la direction de ma chambre mais n'y parvint qu'avec l'aide d'Osam un sacrieur de deux ans mon aîné. Nous étions proches, et moi secrètement amoureuse, mais je prenais un air détaché en sa présence pour qu'il ne s'en aperçoive pas. Il était l'assistant du prêtre et se devait de le seconder en tout temps, ce qui ne nous laissait que de rares occasions pour nous voir.
Il me ramena jusqu'à mon lit puis se rappelant une tâche confiée par le prêtre il dû partir à mon grand regret.

J'allais méditer sur les événements de la journée quand un raffut se fit entendre.
Poussée par la curiosité je me mis à suivre l'origine du bruit. Cela me conduit au hall d'entrée du temple.
Il y avait là un mélange de classe, luttant contre les sacrieurs chargés de garder le temple. Les défenseur bien qu'en sous nombre semblaient repousser l'ennemi mais la fatigue se faisait sentir et ils ne tiendraient pas longtemps. Les assaillants étaient tous vêtus de noir avec une pyramide tatouée sur le front. Pas de doute possible, ils appartenaient à 'La Cabale'.
Mes tatouages s'animèrent, je tentais vainement de résister mais rien à faire, ma vision se voila et mes veines explosèrent.
Des filaments de sang se dirigeaient vers tous ceux présents dans la salle, les attirants vers moi, puis leur sang se joignait au mien tandis qu'ils mourraient dans un râle infâme. Mon corps se transposa de coin en coin semant les cadavres et moissonant les vies.

Je repris connaissance quelques heures plus tard, les ennemis avaient fui, et me condisciples me regardaient horrifiés.
Orerf le frère d'Osam entrepris de m'expliquer ce qui c'était passé.
- Tu... Tu est devenue folle. Le Prêtre a dit que la déesse te contrôlait... Mais tu était incontrôlable... Tu as tué une douzaine d'ennemis a toi toute seule... T'as ... blessé Osam... et six autres de nos gars... Mais Osam il va mourrir... Ça va faire quatre en une soirée avec ceux que ces salopards ont tués... Je sais que c'est pas ta faute mais le prêtre t'avais consignée dans ta chambre car il savait... Il faut que tu partes... Il a dit que tu devais... Je t'en veux pas mais tu comprends...

Oui, je comprenais. J'avais blessé mes amis, ils avaient peur de moi. Non je ne comprenais pas pourquoi je l'avait fait. J'avais honte, je voulais mourrir. Je me relevais avec difficulté et sortis et pris la direction de la forêt en pleurant, décidée à y passer le reste de ma vie en exil, là oú je ne pourrais plus tuer personne. Une voix de femme raisonna dans ma tête:
- Mon enfant, n'ai pas peur, ce n'est pas ton destin. Tu auras vengeance mais ne pleure pas ton ami.
- Tais toi ! Hurlais-je dans le vide, c'est TA faute, je ne voulais pas moi !

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Score : 57

Original on se sent vraiment dans la peau de personnage sauf que je suis un mec =S

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Score : 503

[HRP] Tout à fait d'accord avec JK ! Continue comme ça !^^ [HRP] 

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Score : 4229

J'aime beaucoup !
Comme mes deux voisins du dessus, continue !

Moonlight-C 

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Score : 186

Merci pour vos commentaires c'est vraiment sympa. Ce chapitre n'a pas d'action mais le suivant en sera rempli, histoire de nuancer un peu. smile

-CHAPITRE II- (8 ans avant la délivrance)

Cela faisait maintenant un an que je vivais dans la forêt sans contacts. Au début il y avait eu la tentation quasiment omniprésente de revenir, mais j'avais tué Osam, et cela rendait tout retour impossible. La seule solution était de vivre une vie de solitude, pour éviter à tous ceux qui pourraient me rencontrer de souffrir.
Puis un questionnement avait germé dans ma tête, pourquoi en étais-je là ? J'avais perdu la raison et tué Osam ? Non ! La voix dans ma tête était la vraie raison, elle prenait le contrôle de mon corps et tuait. Je n'était pas responsable, ou pas entièrement, je devais la faire taire, alors seulement je pourrais rentrer.

Depuis que la goutte de sang de la déesse Sacrieur avait touché mes lèvres j'entendais sa voix, elle m'appelait son enfant. Ce n'était pas impossible, des tas de légendes circulaient sur les enfants des dieux, Goultar fils de Iop, un guerrier sanguinaire, Midas enfant d'Enutrof qui mourut étouffé par son trésor, ou encore Mistigri la chatte légendaire qui portait malchance à tous ceux qui la voyait, et la liste était longue. Si j'étais réellement la fille de la déesse Sacrieur alors je ne pouvais pas moisir ici car ma vie allait être longue, en effet les enfants des dieux vivent plus âgé que les autres. Autre particularité, aucun mortel ne pouvait survivre au coïd avec une divinité, c'était une malédiction voulue par l'ensemble des dieux afin de préserver leurs pouvoirs. La cruelle vérité était que mon père avait succombé à sa relation avec la déesse Sacrieur.

Quoique les dieux aient préparés pour moi, je ne comptais pas leur obéir. Je voulais quitter cette forêt, parcourir le monde, mais pour cela je devais sceller cette voix qui me pourrissait l'existence. Il me fallut un an pour parvenir à faire taire la déesse, une année de vie en ermite, à faire mes ablutions dans la rivière, à vivre de la nature tel une saddidda. Durant ce temps je m'entrainais à maîtriser mes émotions, à vaincre la persistance de la voix de la déesse, et à parfaire mes capacités de contrôle du sang. Les bêtes de la forêt me servait donc de dîner comme d'entraînement au combat.

Une nuit, tandis que je rêvais, la voix me parla.
- Tu ne dois pas refouler tes sentiments.
- Tais-toi...
- La voie de mes disciples passe par l'expression des émotions qui circulent dans le sang.
- Tais toi.
- Il faut que tu les libères ou tu ne pourras pas utiliser tout ton potentiel.
- Tais toi !
- Un grand destin t'appelle mon enfant tu ne pourras pas y échap...
- TAIS TOI ! Je ne veux pas de ton destin, je veux découvrir le monde, et trouver l'amour.
Personne ne répondit je sus alors que j'étais prête, libérée, et que je pouvais sortir de mon exil.

J'arrivais à la lisière de la forêt, plongée dans mes pensée, quand je vis un groupe de jeunes qui s'entraînaient. Ils avaient presque mon âge et j'eu très envie d'aller les voir, cela faisait si longtemps que je n'avais vu personne. Je me retint cependant. Si je m'autorisait à m'attacher aux gens je finirais par accorder de l'importance aux relations. Je ne pouvais pas me le permettre, du moins tant que je n'avais pas chassé le démon qui sommaillait en moi.
Je pris la direction de la ville la plus proche pour m'y acheter des vêtements de voyage neufs et ainsi remplacer mes guenilles actuelles, ces dernières étant âgées d'un an. Arrivée à la cité d'Elliv je choisis une boutique déserte un peu éloignée de l'animation de la place centrale. Le vendeur, un vieillard, me devisagea, méfiant au vu de ma dégaine, mais s'empressa de venir me conseiller quand il vit la bourse accrochée à ma ceinture. C'était toutes les économies de mon défunt père adoptif que j'avait récupéré dans le coffre caché de sa maison, après l'attaque de 'La Cabale' qui avait décimé le village où j'avais grandie. Pas de quoi faire jalouser l'enutrof mais assez pour avoir le vendeur aux petits soins.
- Bien'l bonjour mam'z'elle, q'c j'peux faire pour vous ?
- Il me faudrait une panoplie de voyage intégrale ainsi qu'une cape avec capuchon. Donnez moi aussi un foulard épais et un petit havre-sac.
- Pfiou c'est'q c'est pas donné tout ça. Elle à d'quoi payer dans sa boubourse la d'moi'z'elle ?

J'exhibais alors le contenu de la sacoche devant ses yeux qui brillèrent d'un éclat avide. Il allait sans doute gonfler les prix mais je voulais partir au plus tôt donc pas question de marchander. Il esquissa une révérence en guise d'excuse puis de rua dans l'arrière boutique.

- J'vous apporte ça de suite princesse, mais v'devriez pas vous promenez avec autant d'magot sur vous. J'compte plus les clients qui's sont fait taper leur boubourse par un sram. Voilà c'que vous m'avez d'mander.

Le commerçant déposa les objets sur un tabouret puis sorti un parchemin et annonça le prix de chaque item. Récupérant les vêtements, je versais la somme demandé par le marchand sur le comptoir sans broncher. Quand il me vit payer sans négocier, je pus apercevoir beaucoup de regret dans son regard, s'il avait su il aurait sans doute demandé plus. J'en profitais également pour demander quelques renseignements quand à ma route à venir.

- Savez vous par quel chemin on va à Astrub ?
- Par'l'Sud-Est, mais vous pourrez pas l'atteindre de si tôt, Bonta et Brakmar sont encore en guerre. Y bloquent toutes les routes de commerce ceux-là.
- Comment puis-je y aller ?
- Vous faut aller au Nord, rejoindre Bonta et utiliser un Zaap.
- Merci bien, bonne journée monsieur.
- Au plaisir de vous r'voir princesse. T'ention sur les routes hien !

Prenant l'avertissement au sérieux, je décidais de me déguiser en homme pour le voyage. Je me rendis au bain public pour me laver à l'eau chaude, puis j'entrepris d'aplatir mes seins avec des bandeaux et d'enfiler ma panoplie et mon manteau de voyage. Ceci fait je masquais le bas de mon visage avec le foulard et le haut avec le capuchon. Un vulgaire quidam ne saurait pas reconnaître une femme et se méprendrait sur les bosses au niveau de la poitrine, pensant sans aucun doute à des pectoraux.

C'est donc ainsi habillée que je pris la route de Bonta, première étape de mon aventure. Mais à peine avais-je fait une lieu que des cris attirèrent mon attention, je dus plisser les yeux pour voir une multitude de gens se battre. Je courus le plus vite possible vers le lieu de l'affrontement, peut-être y avait-il des opprimés à protéger.

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