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Wakfu: l'histoire parallèle

Par Laetia 29 Octobre 2012 - 22:35:02

Wakfu: l'histoire parallèle

Bonjour à tous,

Un nouveau sujet ici pour vous présenter ma fan-fic, qui j'espère plaira à tous et à toutes. Tout commentaire est apprécié.

Bonne lecture smile

Partie 1

Prologue
La menace d'Ogrest


Ogrest.

Il fut un temps où ce nom ne voulait rien dire. Un temps où les 12 classes de ce monde vivaient en paix et en harmonie. Un temps où les iops, les crâs, les sacrieurs, les ecaflips, les eniripsas, les osamodas, les enutrofs, les xélors, les fécas, les sadidas, les srams et les pandawas, malgré leurs différences, n'avaient rien à se reprocher.

Un temps où tout allait bien.

Ogrest ne fut pas le premier pionnier des dofus, ces œufs de dragons qui donnaient à leur possesseur un pouvoir inimaginable. Il n'était pas le plus fort non plus. Mais il était entrainé dans un but plus puissant que la soif de pouvoir, ou l'accomplissement personnel: sa volonté était dirigée par l'amour. Alors il tua, massacra, voyagea, tout cela dans le but de faire plaisir à la femme qu'il aimait.

Jamais jusqu'alors quelqu'un était en si bonne voie de tous réunir les dofus. Les dieux le remarquèrent. Ils décidèrent alors de réunir un grand conseil, pour évaluer la situation.

Osamodas, ami des animaux, voyait à quel point les risques de boulversement de l'écosystème étaient grands;
Cra, avec son sens des précisions, pouvais comprendre qu'Ogrest allait atteindre son but;
Sacrieur, malgré son naturel optimiste, sentait que le monde ne pourrait pas survivre à une telle épreuve;
Eniripsa, la douce, ne pouvais qu'imaginer le pire;
Iop, le guerrier, ne comprenais pas vraiment la situation;
Enutrof, l'économiste, ne voulait pas voir des centaines de milliers d'années d'effort réduites à néant;
Ecaflip, sous son aspect joueur, voyait bien que les probabilités étaient contre eux;
Sadida, ne faisant qu'un avec la nature, ne savais plus où donner de la tête;
Pandawa, encore saoul, était d'accord avec Iop;
Féca, protectrice, voulait agir contre la menace;
Sram, tueur acharné, ne voulait pas que son nombre de victimes baisse;
Xélor, le mystérieux, tentait en vain de trouver un bon futur.

Le constat était clair: Ogrest allait mener ce monde à sa perte.

___

Mais les dieux ne se permirent pas d'agir directement. Il y avait des règles non-écrites qu'ils ne devaient pas enfreindre. Après avoir décidé d'une solution, ils firent appel à une personne qui, avec ses dons, pouvais les entendre et les écouter. Ce prophète n'était pas en relation avec aucun des dieux, ne faisait pas parti d'aucun des disciples existants, mais écouta attentivement les directives données par ces êtres Tout-puissants. Il acquiesça. Il allait répondre aux exigences des dieux, il allait effectuer sa mission.

L'homme passa de ville en ville, de village en village, de citée en citée, à la recherche de personne qui voudraient bien l'écouter. Tous les disciples, toutes les personnes, furent contactés, avertis de la menace, mais très peu écoutèrent. Le prophète réussit tout de même à trouver certaines personnes, de la majorité des classes, qui étaient prêts à sauver leur peau en suivant ses exigences. Ils devaient tout abandonner, tout laisser en arrière. Toute leur vie, tous leurs amis, étaient voués à mourir, les laissant comme seuls survivants.

Le temps leur était compté. La fin du monde prévue pouvait arriver à tout moment.

Les dieux envoyèrent les "élus" et leur guide au sommet d'une montagne, au milieu de ruines anciennes. Au milieu des ruines se trouvait une arche. Une arche de pierre, simple, qui ne semblait servir à rien. Les dieux se manifestèrent alors. Fusionnant leurs pouvoirs avec celui du prophète inconnu, ils créèrent ce qui semblait être un zaap. Mais ce n'était pas un zaap: la surface lumineuse se fissurait progressivement, comme si l'effort demandé pour maintenir un tel portail était trop grand.


Fusionnant leurs pouvoirs avec celui du prophète inconnu, ils créèrent ce qui semblait être un zaap

"Vite!" fut le dernier mot que les personnes choisies pour survivre entendirent dans ce monde. L'instant d'après, ils avaient passé le portail.

Le zaap s'éteignit aussitôt, laissant derrière lui un monde approchant son apocalypse...

Chapitre 1
Gatineau, Québec, Canada. Planète Terre

"Vite!"

L'adolescent courait sur le trottoir, encouragé par son amie qui l'attendais devant la pancarte de la STO.

"Vite, Rémiro! Dépêche-toi, tu vas rater le bus!"

L'autobus s'arrêta, laissa entrer la fille... Rémiro entra en trombe à sa suite.

"Ouf! Sauvé!"

Il se repris en remarquant qu'il avait oublié sa carte d'autobus.

- Eh, merde..." dit-il, embarrassé.

Compatissante, la chauffeuse le laissa passer, tout en lui rappelant qu'il ne devait pas faire ça tout le temps, sinon il se verrait refuser l'accès à ces services de transport en commun. Honteux, Rémiro alla rejoindre sa place de 4e secondaire, dans le fond de l'autobus, à côté de son amie.

"Tu as encore oublié ta carte, hein?
-Pas de commentaires, Auriny!"

Auriny était plus petite que Rémiro, à presque une tête près. Ses cheveux blonds, retenus par des barrettes, descendaient devant ses épaules frêles de jeune fille de 15 ans. En réalité, elle n'étais pas vraiment si frêle que ça, c'est plutôt le contraste qui se manifestait avec son ami, qui lui était grand, trapu et musclé. Ce dernier avait la particularité de toujours suivre les conseils de son amie, qui était vraiment plus brillante que lui.

"Eh, le roux!

C'était un flo, un gars de première secondaire, qui venait de s'adresser à Rémiro.

- Tu veux un bon truc pour ne plus perdre ta carte de bus? demanda le jeune. 5 dollars seulement et je te le dis.
- Euh... hésita Rémiro.
- Dis non! lui chuchota Auriny.
- Non.
- Dommage pour toi!" répondit le blondinet en se redirigeant vers l'avant de l'autobus.

Il retourna auprès de ses amis en rigolant. Ils oublièrent vite le grand tête-en-l'air pour retourner à leurs occupations.

"Il s'appelle Simon, dit Auriny à Rémiro. C'est un véritable arnaqueur, un professionnel je te dis! N'attend rien de lui...
- Tu semble le connaitre beaucoup.
- C'est mon nouveau voisin. Lui et sa famille ont emménagé le mois passé au Plateau. Il essaye toujours de se faire de l'argent, par tous les moyens possibles. Tiens toi loin de lui, il serait capable de te vendre l'air que tu respire!
- Et ça coûte cher?
- ..."


"C'est un véritable arnaqueur, un professionnel je te dis!"

___

Environ 30 minutes plus tard, l'autobus arriva au collège Saint-Alexandre. C'est avec leurs uniformes de la gamme et leur logo CSA bien en évidence qu'ils entrèrent dans le bâtiment. La salle des grands était juste devant le stationnement des autobus, il n'avaient donc pas besoin de faire le tour de l'école pour se préparer. La majorité des élèves étaient assis sur les tables, à étudier leurs manuels de math, ainsi qu'une feuille jaune remplie de notes.

Les casiers des deux amis étaient voisins, ils pouvaient donc discuter à loisir.

"C'est quoi l'horaire aujourd'hui? demanda naïvement Rémiro.
- Mon dieu... soupira sa voisine de casier. Je vais te donner des indices: on est en secondaire 4, à la fin de l'année, il ne reste que deux semaines avant la fin des classes...
- Ah, les examens du ministère!
- Oui, et aujourd'hui, c'est le test de math!
- Zut, j'avais oublié... Tu me prête une calculatrice?
- Ce que tu peux avoir une tête de iop des fois, dit Auriny en lui passant la calculatrice demandée.
- Tête de iop? C'est quoi un iop?
- Mes parents me disent toujours ça quand je fais quelque chose de vraiment con. Ça doit être une sorte d'animal...
- Sûrement."

Le casier de Rémiro faisait peine à voir, tellement tout était en désordre. Il disait toujours qu'il allait le ramasser, il remettait toujours à demain ce travail. D'ailleurs, son slogan favori était "il n'est jamais trop tard pour commencer". Alors, il attendais, et c'était de pire en pire. "Bof, se disait-il. les vacances, c'est fait pour ça!"

Ils se séparèrent avec leurs matériels, allant chacun dans leur classe respective pour faire leur examen.

___

''Ding-dong-ding-dong...''

La cloche sonnait la fin de la troisième heure de classe. Rémiro sorti du local, la tête en feu à la suite de son examen (ce qui n'était pas juste une façon de parler, puisqu'il était roux). Il se dirigea vers l'escalier.

''Ah, tu as enfin fini!'' lui dit une voix.

Il se retourna. Auriny l'attendais les bras croisés.

''Ça fais plus d'une heure que je t'attend.
- Bof, on sait bien, toi tu finis toujours ton examen avant les autres, répondit Rémiro en lui tendant sa calculatrice.
- Et toi, toujours avec les autres. Comment ça s'est passé?
- Ben, une chance qu'on avait une feuille aide-mémoire, sinon...
- Tu devrais être plus organisé. Tu es bien le seul qui oublie où tu mets tes informations sur ton aide-mémoire!
- ... comment tu le sais?
- Rémiro, ça fait des années qu'on est amis, c'est pareil à chaque exam de math du ministère.

Elle le pris par le bras.

- Allez, viens! On va prendre un raccourci. On va passer par l'aile des secondaire 5."

L'aile des 5e secondaire se constituait d'un corridor où des rangées de casiers se succédaient. L'espace était infime, mais les finissants s'en contentaient tant bien que mal. Les plus vieux de l'école, à part leur grandeur imposante, avaient comme signe distinctif un polo, un chandail épais avec poche style kangourou. C'étaient les seuls de l'école qui n'étaient pas obligés de porter la gamme, et ils étaient enviés de tous.

"J'aimerais ça porter un polo, commenta Rémiro lorsqu'ils passèrent au milieu des attroupements.
- Moi aussi, renchérit Auriny. En plus d'être beau, c'est pratique, on peut deviner le nom de chaque personne...
- Ah oui?
- Oui, regarde sur leur manche droite, dit-elle en pointant les polos. Là, c'est écris Jonathan, là c'est Sandrine, là c'est Mickaëlle...
- C'est quoi ce nom là?
- Quoi, Mickaëlle?
- Non, là, regarde, dit Rémiro en montrant à son amie. Sa-di-da.
- C'est normal, c'est parce que tu n'es pas obligé d'écrire ton nom.
- Ah bon?
- Tu peux écrire quelque chose qui te représente.
- Sadida?"

L'élève dont il était question était grande, portait un polo vert et discutait avec ses amies. Ses cheveux noirs et épais la donnaient un air gothique, malgré que l'on voyait mal ses yeux. De toute évidence, le noir n'était pas sa couleur de cheveux officielle. Elle avait la peau bronzée, presque brune. Elle devait venir de Cuba, ou quelque chose comme ça.

"C'est Chloé Siméas, sortit Auriny. Je la connais, elle fait parti de mon groupe, dans les Oignons Verts. Elle est super impliquée dans tout ce qui touche l'environnement.
- Tu fais parti des Oignons Verts?
- Oui, je te l'ai déjà dit plein de fois!
- Tu sais ce que ça veut dire, Sadida?
- Aucune idée, mais ce n'est pas de nos affaires. Allez, viens, on peut rentrer chez nous plus tôt aujourd'hui, c'est cool hein?
- Ça, tu peux le dire!" acquiesça Rémiro en suivant son amie hors de l'aile des secondaire 5.


"Tu sais ce que ça veut dire, Sadida?" "Aucune idée"

___

La responsable du mouvement environnemental de l'école regardait les jeunes élèves s'éloigner, pensive. Chloé les regarda atteindre le bout du corridor, puis disparaitre de sa vue. Elle se dirigea vers l'Aquarium, endroit qui donnait pleine vision de l'extérieur du collège.

"Chloé, qu'est-ce que tu fais?
- Rien du tout, j'arrive."

Elle regarda une dernière fois du coin de l’œil Rémiro et Auriny partir de l'école, puis s'effaça de la fenêtre.

Chapitre 2
Destructions et révélations


L'autobus entra dans le secteur du Plateau.

"Alors, que comptes-tu faire de ta fin de semaine? commença Auriny.
- On n'a pas d'école demain? On n'est que jeudi, non? demanda Rémiro.
- Mais non, banane! C'est pas l'horaire normal, on est en pleine session d'examen. Tu as toute la journée pour te reposer, étudier...
- Bof, étudier... Ça me tente pas vraiment...
- Tu rigoles?! Si tu ne passes pas les tests cette année, tu ne pourras pas continuer l'année prochaine à Saint-Alex! lança-t-elle.
- J'vais faire comme d'habitude: tricher, répliqua-t-il.
- ...
- Tu oublies que je suis très bon pour plagier. Tu me sous-estime!
- Je ne suis pas sûre que ça soit une qualité..."

___

L'autobus n'étais maintenant plus qu'à quelques mètres de l'arrêt de Rémiro. Ce dernier tira sur la corde pour faire sonner la cloche.

"C'est mon arrêt, on va devoir se quitter, dit Rémiro.
- Pas pour longtemps! On se revois lundi au moins...
- Ça te dirais de sortir demain?
- Bonne idée, ça me reposera de l'école, acquiesça Auriny. Demain à quelle heure?
- Vers 13h.
- Ok, c'est parfait. Salut! lança-t-elle à son ami.
- Bye!" lui répondit Rémiro en sortant de l'autobus.

Rémiro resta quelques minutes sur le trottoir, sans bouger, à regarder l'autobus s'éloigner. "Qu'est-ce que je ferais sans elle? " se dit-il en souriant. Son chez-lui n'était qu'à une rue de celle sur laquelle il étais. Il se mit alors à marcher, en regardant le ciel bêtement.

"BAOM!"

Une explosion retentit soudain, faisant trembler le paysage. Rémiro se tourna vers l'endroit d'où venait la détonation. Un nuage de fumée noire commençais déjà à entacher le ciel. Il se mit à courir, le plus vite qu'il le pouvait. Ce n'est qu'arrivé au coin de la rue qu'il vit...

"Oh mon dieu..." échappa-t-il.

Une maison, SA maison, était en train de se détruire. La façade gauche s'était complètement écroulée, avec une partie du toit, et le feu prenait petit à petit du côté droit. Les voisins étaient déjà dehors, apeurés, et regardaient la scène sans rien pouvoir y changer. Les briques, les pans de mur, tombaient sur le sol comme de la pluie qui fracassait le ciment. Le sang de Rémiro ne fit qu'un tour. Il se précipita vers le bâtiment.

"Papa! Maman!"

C'est alors qu'on entendis deux coups de feu. L'adolescent s'arrêta sur le coup. Un grognement sourd sortit des entrailles des ruines et parvint à ses oreilles. Un grognement non-identifiable, à lui glacer le sang. Puis vint une autre explosion.

"BAOM!"

Rémiro se cacha les yeux de la déflagration. Un morceau du toit s'écroula encore. Les flammes prenaient de plus en plus d'ampleur. Rémiro s'approcha un peu plus.

Soudain, un mouvement le fit sursauter. Une ombre jaillit d'entre la fumée, et atterri dans la rue, ses griffes transperçant l'asphalte. C'était une bête monstrueuse, un humanoïde qui semblait tout droit sortit d'un jeu vidéo. Il était armé d'un fusil et semblait posséder des défenses de sanglier. La créature s'enfuit alors, s'éclipsant dans la nature. Personne n'avait eu le temps de voir le monstre plus précisément, il avait été trop rapide.


C'était une bête monstrueuse, un humanoïde qui semblait tout droit sortit d'un jeu vidéo

Rémiro s'engouffra au milieu de la fumée. Au centre du désordre et des flammes agonisait un homme, aux cheveux roux en pointe.

"Papa!"

Le jeune se précipita sur son père. L'homme avait été lacéré partout sur le corps.Ses pupilles étaient devenues blanches, et il peinait à parler.

"On... on a été... trahis... toussota-t-il. Avertis les autres... les... sadidas...
- Du calme papa, tu... tu vas t'en sortir, murmura Rémiro tentant vainement de porter son père.
- Mon... fils... Tu es le... le dernier iop... tu dois... te sauver... kof, kof!
- Non papa... je ne comprend rien, mais je ne partirai pas... pas sans toi!

Des larmes coulaient sous les yeux du fils.

- Il... le faut... Tu dois nous faire... honneur..."

Le père sortit maladroitement un objet de sa poche. Un petit calepin, un livret. Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit d'autre: son bras s'affaissa en même temps que ses paupières.

"Non... Non! pleura Rémiro, se laissa tomber sur le corps maintenant inerte de son père.

Il ne se souciait plus de rien. Plus de ce qu'il allait faire le lendemain. Plus des murs qui s'écroulaient autour de lui. Plus des flammes qui lui léchaient le corps, et qui brulaient peu à peu sa peau transpirante de chaleur.

"Papa..."

Il lui semblait entendre des sirènes, au loin. C'était vague, très vague. Sous ses larmes, il tâtonna à grand peine le sol. Ses mains sentirent une surface de cuir.

Ses doigts se refermèrent sur le carnet. La maison s'écroula sur lui.

___

"Bonne fête Auriny!

Les parents d'Auriny l'avaient attendu dans la cuisine.

- Je... je ne sais pas quoi dire, avoua la fêtée en rougissant. Je croyais que vous aviez oublié...
- 16 ans, ce n'est pas rien! dit le père.
- Et tu sais ce qu'on t'as préparé comme cadeau? demanda la mère.
- Heu... non, c'est quoi?
- Tu te souviens de la salle dans la cave, celle que tu n'as jamais eu le droit d'aller voir...
- La section interdite? Je vais pouvoir y aller? demanda Auriny, toute excitée.
- Oui, et c'est pour maintenant, mon cœur! souri sa mère.
- Depuis le temps que j'en rêve!"

Ils descendirent au niveau du sous-sol, Son père sortit une clé de sa poche, puis déverrouilla la serrure de la porte qui donnait à la salle secrète.

"Viens. N'aies pas peur."

La pièce était encombrée de toute sorte de choses. C'était comme un immense grenier. Un bric-à-brac d'objets inconnus était éparpillé un peu partout. Auriny remarqua une lueur à sa gauche. C'était une fleur, comme elle n'en avait jamais vu. Elle arborait une aura bleutée, et semblait ne pas posséder d'âge.

"C'est le plus beau jour de ma vie!"

La pièce semblait dégager quelque chose de mystérieux, de magique. Des objets anciens se trouvaient dans des boites de carton, ou sur des étagères qui semblaient pouvoir s'écrouler à tout moment. Des tableaux et des portraits étaient accrochés sur les murs. Elle pu y distinguer des jeunes personnes, qui semblaient être ses parents. Des fioles de produits violets prônaient sur quelques unes des étagères métalliques qui parsemaient la cave. Elle en resta béa, devant tout le mystère que reflétait la pièce.


C'était comme un immense grenier. La pièce semblait dégager quelque chose de mystérieux, de magique

"Regarde Auriny.

Le père s'était arrêté, et montrait un très joli coffret en bois sculpté.

- C'est pour toi."

Auriny ouvrit le coffret délicatement. Elle en sortit une baguette de bois, tordue et difforme, et qui pourtant semblait si belle.

"C'est quoi? demanda-t-elle, émerveillée.
- C'est une baguette Range, lui répondit sa mère. Elle te sera très utile lorsque tu découvriras tes pouvoirs.
- Mes pouvoirs? Quels pouvoirs?"

Elle n'eut pas le temps d'entendre la réponse. Au moment où elle se tourna vers ses parents, elle sentit deux balles lui transpercer le torse. Elle fit un pas par en arrière, sonnée. Elle toucha sa blessure; ses doigts devinrent rouges de son sang.

Auriny entrevit une silhouette noire, derrière son père et sa mère. Elle perdait peu à peu connaissance. Elle les vit s'agiter, les couleurs défilaient devant elle comme une cascade de formes géométriques irrégulières.

Puis tout devint blanc.

Chapitre 3
To be or not to be, that is the question


"... et là, j'ai vu les balles sortir de mon corps et léviter devant mes yeux!"

Auriny était descendue de son lit d'hôpital pour rejoindre celui de Rémiro. Le grand roux était plus que mal en point: des brûlures des 3 degrés lui parcouraient le corps. Il avait des bandages un peu partout, et avait porté pendant presque 24 heures un masque à oxygène. Il étais resté évanouis à l'hôpital de Hull la nuit durant, et maintenant il était réveillé pour écouter sa copine.

Cette dernière avait aussi passé la nuit dans l'hôpital, mais dans une autre chambre. C'est elle-même qui avait demandé d'aller dans la même pièce que son ami.

"Je lévitais au-dessus du sol, continua-t-elle, Mon père avait sorti une baguette semblable à la mienne et faisait des mouvements étranges avec ses bras. Pendant qu'il murmurait ce que je croyais être des incantations, j'ai senti mes blessures se refermer! Il m'avait soigné!
- J'avoue que c'est... hors de l'ordinaire... dit Rémiro.
- Des filets de lumière bleue s'échappaient de sa baguette. Je ne m'étais jamais sentie aussi bien. Puis, soudainement, la lumière est devenue rouge-orange, et mon père a renvoyé les balles sur la créature d'un coup de baguette!
- !!!
- Je ne l'avais jamais vu bouger de cette façon. Il semblait léviter au-dessus du sol tellement il avait l'air léger! Il a ramassé ensuite, sur une étagère, une fiole étrange, avec du liquide violet. Il l'a lancé sur la bête, qui venait d'éviter les balles...
- Et?...
- Une tornade en est sortie! Une bourrasque nous a propulsé aux quatre coins de la pièce, incluant le tireur. Je suis tombée derrière une pile de livres. Je ne voyais plus rien. Puis, ma mère est venue. Elle me parlait tendrement... elle pleurait presque...


"Mon père a renvoyé les balles sur la créature d'un coup de baguette!"

Une larme tomba sur la joue de l'adolescente.

- Je... je ne comprenais presque rien... J'ai entendu quelque chose comme "déphasage", mais je n'en suis plus sûre. L'instant d'après, je me suis endormie...
- ...
- Lorsque je me suis réveillée, toute la maison s'était écroulée sur moi. Les services de secours m'ont aidé à me libérer... Mes parents étaient morts, tous les deux..."

Auriny ravala ses larmes et respira profondément. Rémiro lui laissa une minute de relaxation. Elle devait se reprendre de ses émotions.

"Je dois me contrôler, dit-elle. Je ne suis pas la seule qui vient de perdre ses parents... Toi, comment tu t'en es sorti?
- Les pompiers ont dit que j'avais beaucoup de chance, répondit Rémiro. Ils étaient étonnés que j'aie survécu...
- Pareil pour moi!
- T'as pas dit que t'avais des pouvoirs?" la questionna l'adolescent.

Auriny fit oui de la tête et sorti la baguette Range de sa poche. Elle se plaça face au mur.

"Tu veux me montrer? insista Rémiro.
- Je veux bien, mais je sais pas comment faire...
- Essaie des choses.

Auriny fit un mouvement vers le mur avec la baguette.

- Abracadabra?
- Tu manques de conviction, lui lança Rémiro.
- Abracadabra!
Rien.
- Shazam!
Rien.
- Hocus Pocus!
Encore rien.
-Hahaha! rigola Rémiro.
-Je t'interdis de rire!" lui lança Auriny en pointant sur lui la baguette.

Un éclair d'énergie bleue sortit du morceau de bois et frappa de plein fouet l'interpellé.

___

L'homme marchait rapidement en direction de l'hôpital. Il semblait bien décidé, son visage caché par l'ombre de son chapeau. Il ne se souciait guère des passants, qu'il bousculait sans ménagement. Il ne regarda pas des deux côtés de la rue avant de la traverser.

Il en étais arrivé environ au milieu que ce qui devait arriver arriva. Une voiture, qui passait à une vitesse de près de 80 kilomètres à l'heure, fit un virage sec pour éviter l'inconnu. La voiture suivante, un camion, qui n'avait rien vu, frappa de plein fouet l'homme. La lourde charge se retourna, et l'emporta quelques mètres plus loin. Le troisième véhicule allait trop vite pour s'arrêter: il fonça directement dans la voiture retournée. S'ensuivit un tonneau à quelques mètres dans les airs. L'homme se relevait péniblement, lorsqu'il vit la voiture dans les airs lui tomber dessus.

Tous les témoins de la scènes virent avec horreur le passant se faire fracasser sur le mur de brique. Le mur en question se brisa, tomba en morceau sur la voiture qui était déjà cabossée de tout côtés. Les vitres étaient cassées. Les voitures qui passaient s'arrêtaient, provoquant un embouteillage. Les sirènes de l'ambulance se firent entendre très vite, l'accident s'étant déroulé en vue de l'hôpital.

Les secours sortirent les chauffeurs et passagers des véhicules pour les hospitaliser d'urgence. Les conducteurs des deux premières voitures n'étaient pas blessés gravement, mais celui du troisième avait des fractures un peu partout.

À la demande des témoins inquiets, les ambulanciers cherchèrent l'homme qui avait été percuté, pour vérifier s'il avait encore une chance de survie. Ils ne trouvèrent aucune trace de l'accidenté, qui semblait, disaient-ils, ne jamais avoir existé.

Ils ne virent pas l'homme entrer dans l'hôpital. Ils ne virent pas son bras en sang, ni les tatous qu'il portait derrière ses vêtements déchirés. Ils ne virent pas les blessures se cicatriser à vue d’œil, ni qu'il empruntait une toge blanche accrochée à un porte-manteau...


Ils ne virent pas l'homme entrer dans l'hôpital

___

Rémiro était debout, et balançait ses jambes de gauche à droite.

"C'est incroyable! Je n'ai plus aucune blessure!"

Les brulures qui, il y a encore quelques minutes, envahissaient son corps, avaient complètement disparus. Il n'y avait plus d'ecchymose visible.

"Tu m'as guéris! s'étonna Rémiro.
- Je suis toute aussi surprise que toi, ajouta Auriny en regardant sa baguette. Mon père aussi m'avait guéris après que la créature m'aie tiré dessus. Maintenant que je m'en souviens, cette bête faisait vraiment peur, avec ses défenses de sanglier et ses yeux sans pupille! Pourtant, elle devait être intelligente puisqu'elle savait manier un fusil...
- Si jamais je retrouve ce salaud, je le ferai payer la mort de nos parents, grogna Rémiro.

Auriny réfléchit.

- Qui sommes-nous?
- Pardon?
- Je veux dire: on n'est pas des humains, puisqu'on a des pouvoirs... en tout cas, moi au moins... dit Auriny.
- Mon père m'a dit que j'étais le dernier iop, rajouta son ami. J'ai peut-être des pouvoir aussi...
- Tu as lu ton carnet?"

Rémiro fouilla dans sa poche. Le carnet s'y trouvait, à moitié consumé.

"Qu'est-ce qui est écrit dessus? demanda l'adolescente.
- "Journal d'Eremin Tryma, eniripsa", lu Rémiro.

Auriny lui arracha le journal des mains.

- C'est le nom de ma mère!
- Eh bien, je suppose que si je suis un iop, tu es une eniripsa, non?
- Je suppose, mais ça ne veut rien dire du tout. C'est même pas dans le dictionnaire... hésita Auriny.
- Pardon de vous déranger" dit une voix derrière eux.

Les deux amis se retournèrent. Un homme en blouse blanche les observaient de toute sa hauteur. Son chapeau cachait le haut de son visage.

"Je peux voir? demanda-t-il en prenant le journal des mains de la jeune fille.
- Eh! Redonnez-moi ça! cria-t-elle.

Après l'avoir feuilleté, l'inconnu le lui rendit.

- Je me demandais seulement ce que pouvais contenir cette pile de papiers brûlés, dit-il en regardant la jeune eniripsa dans les yeux.

Sur ce, il prit congé. Auriny resta quelques secondes à regarder l'endroit où venait de disparaitre l'infirmier. Elle tremblait de peur.

Cet homme ne possédais pas de pupille.

Chapitre 4
Quand les humains s'en mêlent


"Cette zone n'est pas accessible au public.
- Je suis détective, voici ma carte. Laissez-moi passer."

L'inspecteur Odo Fumio, très peu connu dans le quartier (d’ailleurs, aucun détective n'est très populaire), avait tout vu. Il avait vu l'homme se faire frapper à deux reprises, et avait fini sa route au milieu d'un mur de briques. À côté d'un hôpital, en plus. Le plus étrange, dans toute cette histoire, est que les médecins n'avaient rien trouvé de son corps.

À 53 ans, Fumio pouvait presque être considéré vieux. Il détestait qu'on lui rappelle qu'il vieillissait, et était très susceptible. Il a su garder des techniques, qui, à l'instar de Lucky Luke, lui permettait de dégainer plus vite que n'importe qui. Il ne considérait pas ses cheveux qui étaient par endroits grisâtres comme un signe de sénilité, mais plutôt comme un signe de sagesse.

"Nous avons vu, moi et plusieurs autres témoins, cet homme au chapeau de cuir se faire happer par les véhicules, dit-il au chef de la patrouille de police. Auriez-vous une explication?
- Arrêtez de déconner, il n'a jamais existé votre bonhomme!" lui répondit l'agent.

"Ce n'est pas ce guignol qui va pouvoir m'aider" pensa-t-il. Un mouvement à l'entrée de l'hôpital attira son attention. Un homme vêtu d'un chapeau de cuir et une toge blanche venait d'en sortir. Une toge blanche non-réglementaire, qui plus est. Le gars regardait de gauche à droite, comme s'il ne voulait pas être reconnu. "Pas trop trop professionnel en discrétion" remarqua Fumio.

Il se dirigea vers sa Honda Civic noire, stationnée quelques pas plus loin. Le chauffeur était au volant, et semblait prêt à tout.

"Charles?
- Oui, que puis-je pour vous monsieur?
- Je veux que vous suiviez ce type, lui dit le détective. Je veux que vous rassembliez toute l'information possible le concernant. Compris?
- Bien monsieur.
- Et cessez de m'appeler monsieur à la fin! Ça fait presque 15 ans qu'on se connait!
- Ça sera fait monsieur."


"Je veux que vous suiviez ce type. Je veux que vous rassembliez toute l'information possible le concernant."

Et il partit, laissant derrière lui un nuage de fumée noire. Fumio regardait maintenant le bâtiment hospitalier en souriant.

"Je crois qu'il me reste deux petites personnes à interroger" murmura-t-il pour lui-même en entrant dans l'hôpital.

___

Auriny faisait les cent pas dans sa chambre.

"Mais qu'est-ce qu'on va faire, qu'est-ce qu'on va faire?" grommelait-elle.

Rémiro s'était remis dans son lit, et mangeait son diner qui n'avait que trop tardé. Indifférent à la situation, peu lui importait que son amie panique ou non.

"Tu es sûre de ce que tu as vu? lui demanda-t-il.
- Mais puisque je te le dis!"

Elle était toute énervée, et regardait sa montre à chaque 30 secondes. Son regard passa de sa baguette au journal de sa mère.

"Je ne veux pas lire ce truc, dit-elle. Il y a peut-être un maléfice. Si ça se trouve, c'est tellement brûlé que c'en est illisible.
- C'est si important que ça?
- Rémiro, on a des pouvoirs que personne sur cette Terre ne possède. Et on ne sait même pas à quoi ils servent! On est peut-être des extraterrestres, ou quelque chose comme ça...
- Pourquoi on n'irait pas demander?
- NON! Surtout pas! Il faut que personne ne le sache!
- Pourquoi?
- ... Bonne question... C'est ce que font tous les héros des films, non? Ils gardent leur identité secrète, pour leur sécurité.
- On va être obligé de porter des collants et une cape?
- Mais non, on va juste... Regarde, fait juste ne rien dire de nous à aucun humain, ok?
- Ok, si tu veux."

L'eniripsa monta sur son lit, puis s'allongea pour prendre le temps de relaxer. Soudain, elle eut comme un doute, observa attentivement le carnet, puis son ami.

"Tu disais que c'était ton père qui t'avais donné ce carnet avant de mourir...
- En effet.
- Il t'a dit autre chose? Concernant tes pouvoirs, ou n'importe quoi...
- Il m'a dit qu'il avait été trahi... et qu'il fallait que j'avertisse une compagnie de souliers...
- Hein?
- Il a dit qu'il fallait avertir les Sadidas, ou un truc comme ça.
- C'est Adidas la marque de souliers, imbécile... grommela l'adolescente, visiblement déçue.

Tout à coup, une lumière de génie illumina son visage.

- Il a dit quoi?
- Ben, Sadida... grogna Rémiro, irrité par l'insulte.
- Sadida...
- Oui, quoi d'autre?
- Mais alors... cette fille, Chloé, elle doit savoir quelque chose!"

Auriny sauta de son lit. Elle regarda frénétiquement sa montre.

"On a encore le temps. Son examen fini dans une heure, on peut encore aller la voir avant la fin des cours. Vite, Rémiro, dépêche-toi!"

Elle se précipita vers la porte de sortie. Elle tourna la poignée, et sortit en trombe. Rémiro la suivi avec peine, encore surpris par sa réaction. Auriny fonça vers l'ascenseur, et pressa le bouton. Au son du DING, elle s'engouffra à l'intérieur... et fonça tête la première dans l'homme qui s'apprêtait à en sortir.

Il avait souvent joué au football, mais jamais Odo Fumio ne s'était fait plaquer par une fille auparavant.

___

Rémiro et Auriny étaient, bien malgré eux, de retour dans leur chambre. L'inspecteur Fumio ferma la porte derrière lui, et s'installa sur une chaise, entre les deux jeunes et la sortie.

''Vous ne devez pas avoir peur de moi, les rassura-t-il. Je m'appelle Odo Fumio, et je suis détective privé. Je travaille principalement pour la GRC, la Gendarmerie Royale Canadienne, la...
- La police fédérale, oui on sait! l’interrompis Auriny. N'est-ce pas, Rémiro?

Rémiro semblait avoir de gravé un point d'interrogation sur son visage.

- Bon, en tout cas, moi je sais, se corrigea-t-elle. Abrégez, on est pressés.
- Et je peux savoir pourquoi, petite effrontée?'' de demander Fumio.

''Cet homme est un malin, pensa Auriny. Il sait comment soutenir de l'information discrètement à quelqu'un.'' Elle pris donc un ton de voix quelque peu courroucé.

''Désolé monsieur, mais ça ne vous concerne pas, lui lança-t-elle.
- Dans ce cas, il me semblerait très correct que j'avertisse l'hôpital de votre sortie qui aurait été non-autorisée par un document légal stipulant vos droits de sortie sans la supervision d'un tuteur.

L'eniripsa était béa.

- Il vous serait alors interdis, même avec ledit document, d'aller, à l'avenir, faire vos petites affaires urgentes.
- ... Que nous proposez-vous?
- Si vous me dites tout ce que vous savez, je peux vous faire obtenir cette permission, et même peut-être vous offrir un transport.
- Hum... réfléchit Auriny.
- Auriny, comment on fait pour savoir si c'est un être humain? demanda une voix derrière elle.


"Si vous me dites tout ce que vous savez, je peux vous faire obtenir cette permission"

L'instant d'après, Rémiro se retrouvait à terre, une marque bien chaude de claque sur la joue gauche.

- D'accord, répondit-elle en vitesse. On est à l'hôpital parce que (aïe ma main!) nos maisons se sont écroulées sur nous, tuant nos parents du même coup. D'ailleurs, la maison de Rémiro est parti en flammes aussi. Voilà, voilà... On ne sait rien d'autre.''

Malheureusement pour elle, Fumio n'était pas dupe. L'inspecteur se leva, et se dirigea vers la porte.

''Si vous le prenez comme ça, tant pis. Ne comptez pas sur moi pour vous aider, donc.
- Mais puisque je vous dis que nous savons rien! Tout est normal quoi!
- Je ne crois pas qu'il soit normal d'envoyer deux enfants en parfaite santé, sans aucune blessure, à l'hôpital, après s'être faits écraser par leurs maisons respectives.
- On a eu de la chance, tenta Auriny.
- Vous pourrez toujours me redire ça lorsque cette créature sans pupille vous aura retrouvés et tués.''

L'adolescente resta sans mots. Son interlocuteur sortit, les laissant seuls. Auriny se mordit les lèvres. ''Cet homme en savait peut-être plus que nous. Il aurait pu nous aider'' se disait-elle.

La porte se rouvrit, laissant passer une infirmière... qui s'évanouit aussitôt, voyant Rémiro, toutes blessures disparues, s'entraîner aux altère avec le cardiogramme.
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Réactions 32
Score : 3313
J'adore ! T'as vraiment de l'imagination , le scénario est bien former et progressif , ton écriture est simple et facile à lire , j'aime , j'aime et je reaime ! Je veut la suite à tout prix ! tongue

Si tu est d'accord , je pourrais te faire un fan-art de ta fanfiction mais il faudrait que tu me fasse un descriptif des personnages principales tongue Franchement j'adore et j'ai vraiment envie de lire la suite ( encore une fois xD ) !

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Score : 11118
Bonsoir,

Je me suis permis d'ôter les balises de spoiler, afin d'améliorer la lisibilité de votre sujet. En espérant que cela vous convienne.

[Alletun]
 
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Score : 175

@ Alletum: Ça me va parfaitement, j'ai juste eu besoin de modifier quelques petites choses pour que tout sois beau ^^

@ Tatii-Mimii: Je suis touché. Peut-être aimerais-tu voir les images que j'ai déjà fait, ça m'évitera des descriptions vagues :p Je vais modifier le texte au plus tôt pour les rajouter (les dessins).

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Score : 3313
Au pire envoie moi un mp , avec les images et dit moi quel personnage que tu veut que je dessine ^^.
 
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Score : 175

Lol, mes images ne veulent pas s'afficher... Help! :p

Et Tatii, je n'ai aucune préférence, mais j'aimerais partager mes dessins à tous avant de poster la suite ^^ (et la ça fonctionne pas je suis pas content >sad 

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Score : 3313
Ouki ouki pas de soucy , si tu veut les affiché il faut que tu aille sur un site d'hébergement d'image , tu peut en avoir un ici : Cliquez ici

Une fois que tu as envoyé l'image , tu prend son url et ensuite en revenant sur le forum tu clique sur ' insérer une image ' tu met l'url de ta photo et voilà biggrin
 
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Score : 175

Test réussis, merci. Je modifie de ce pas mon texte ^^

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Score : 3313
Waw sa gère , même si il a quelques défauts au niveaux des proportions c'est pas mal :O
 
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Score : 175

Voilà, 5 premiers chapitres terminés. Si vous avez le moindre problème, n'hésitez pas à le dire ^^

Tatii-Mimii, tu peux faire qui tu veux, ça ne me dérange pas ^^

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Score : 3313
Ouki si j'ai le temps je posterais mes dessins demain tongue
 
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Score : 175

Voici 5 autres chapitres ^^

Chapitre 5
Des poupées, des sadidas; un gobgob, une...?


Un arbre tomba sur la maison. Puis un autre. Les branches déchiraient les murs, aussi solides pouvaient-ils être.

"Chloé! Amène ta sœur avec toi, et enfuis-toi dans la forêt!
- Mais maman...
- C'est un ordre! Ne te préoccupe pas de nous!"

Un mur de ronces les séparaient encore de la créature, mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne passe. Ses griffes transperçaient sans problème le mur végétal. Chloé couru à l'étage supérieur, où sa petite sœur, toute tremblante de ses 10 ans, restait cachée.

"Viens Lily, il faut partir, lui dit Chloé tendrement.
- Mais papa et maman?
- Ça va bien se passer, ne t'inquiète pas."

Mais elle n'y croyait guère elle-même. Elle pris sa petite soeur par la main, et descendit les escaliers. Leurs parents avaient plantés des graines dans le sol, qui avaient maintenant poussées. Des goulues tentaient tant bien que mal de retenir le monstre. Chloé et Lily s'enfuirent par la porte du patio, à l'arrière. Ils s'élancèrent dans la forêt.

Soudain, on entendit un coup de feu. Puis un cri déchirant.

"Maman! cria Lily.
- Chut! lui murmura Chloé. On doit s'enfuir plus profondément. La forêt est vaste, il ne pourra pas nous retrouver.
- Mais c'était quoi? geignit la petite sadida, tenant bien fort sa poupée, sa doudou, dans ses bras.
- Sincèrement... je ne sais pas. Allez, viens!"

Et elles repartirent de plus belle. Lily n'était pas habituée à courir, et éprouvait grands peines à suivre sa grande sœur. Chloé ne savait plus quoi faire. Désespérée, elle regarda derrière elle.

"Oh mon dieu!

Deux silhouettes agiles se dessinaient à l'orée de la forêt, et se dirigeaient vers elles.

- Tout... tout mais pas ça! Pas eux!
- Qu'est-ce qui se passe?" demanda Lily, affolée.

Chloé repéra un trou sous les racines d'un arbre, juste à côté. Elle y déposa sa sœur.

"Tu ne fais pas de bruit, tu ne parles à personne, tu restes cachée ici, d'accord? lui dit-elle en la regardant droit dans les yeux.
- D'a... d'accord... murmura la petite, des larmes de frayeur suintant sur les joues.
- Bien."

___

Chloé repartit comme une flèche. Elle connaissait la forêt et, sans sa sœur, elle pouvait se déplacer à une vitesse incroyable. Les silhouettes brunes se rapprochaient quand même dangereusement. Elles ne tareraient pas à l'atteindre. La sadida ne pouvais rien faire, si ce n'était que courir droit devant elle.


La sadida ne pouvais rien faire, si ce n'étais que courir droit devant elle.

Soudain, un mouvement l'arrêta. Une espèce d'homme-chat, au regard torve, la regardait depuis une branche devant elle. Suant à grosses goutes, elle se tourna. Une femme de la même race que le type aux oreilles de félin s'approchait lentement. Chloé Siméas ferma les yeux. Elle allait sûrement mourir aujourd'hui, mais elle n'allait pas pour autant abandonner.

Elle sentit un mouvement brusque devant elle. L'ecaflip s'était lancé dans sa direction, toutes griffes dehors. Coordonnant l'ouverture de ses paupières et l'abaissement de son bras, elle toucha la terre dure du sol. Une ronce sortit de nulle part, et frappa de plein fouet l’agresseur. Chloé fit un mouvement vers sa droite, faisant pousser une branche qui frappa la femme qui venait de s'élancer derrière elle. Les deux ecaflips se mirent à sauter de branche en branche, d'arbre en arbre, tournant autour de leur cible.

"Ils sont trop rapide" remarqua Chloé. Elle ne pouvait pas viser, leurs silhouettes bougeaient trop vite. Un moment, ils étaient devant, l'instant d'après, ils étaient derrière.

"Chlack! Chlack!"

Deux projectiles partirent à sa droite. Elle n'eut pas le temps d'éviter. Elle sentit une douleur fulgurante la traverser. Une coupure était apparue sur son bras, et une autre gigantesque au niveau de l'abdomen. Elle remarqua deux cartes à jouer devant elle, tachetées de rouge. Elle déposa un genou sur le sol. Elle perdait trop de sang.

Devant, elle perçu un rire. Un rire sadique de quelqu'un qui venait d'achever sa salle besogne. Elle ne tarderait pas à mourir de son sang, c'était une évidence. Rassemblant ses dernières forces, elle se leva debout. Priant la nature, elle donna un coup de pied du plus fort qu'elle put sur le sol.

Un grondement se fit entendre. La forêt trembla légèrement, puis un séisme venu de nulle part souleva des immenses rochers aux arbres les plus imposants. Le paysage s'effondra d'un coup. L'onde frappa les ecaflips, qui, pris par surprise, furent propulsés plusieurs mètres plus loin.

Puis le silence vint.

___

Elle était toute seule. Perdue. Lily ne devait pas bouger. C'était la consigne. Mais pour combien de temps encore? Elle avait entendu un séisme, un peu plus loin, et était morte d'inquiétude.

C'est alors qu'elle entendit des pas derrière elle. Elle retint son souffle, apeurée. Elle tremblait de partout.

''Alors? dit une voix qui semblait appartenir à un vieillard.
- C'est plutôt à nous de te le demander, lui répondit une voix de femme. Il semblerait que tu aies quelques difficultés.
- La technique de Phorzerker n'est pas encore au point. J'ai déjà tué les iops et les eniripsas hier, c'est dur de maintenir la cadence sur ces salauds de sadidas, avec leurs poupées... J'ai été obligé de défusionner pour les achever.
- Tu trouves toujours des excuses, Jack, rétorqua méchamment une autre voix, celle d'un homme.
- J'voudrais bien vous y voir'' grommela le dénommé Jack.

Lily hoqueta. La peur emplissait son être. Elle allait craquer.

'' Pour nous, ce fut parfait, comme d'habitude, reprit la femme. La sadida n'a pas fait long feu.
- Et la petite?
- Elle ne peut être un obstacle. De toute façon, elle peut être n'importe où dans cette forêt, on ne peut pas la retrouver.''

C'en était trop pour la petite fille. Elle commença à gémir, le bruit de ses pleurs commença à s'entendre faiblement.

'' Chut, vous entendez? lança l'homme. J'ai entendu comme un bruit, des pleurs.''

Lily entendis les pas se déplacer. Vers elle. Elle ferma les yeux, s'attendant au pire. Tout à coup, comme une providence, un craquement, suivi d'un mouvement, se fit entendre dans la direction opposée.

''Elle est là-bas!''

Les pas s'éloignèrent. Le cœur de Lily battait à tout rompre. Serrant sa poupée sur elle, elle entrevit derrière ses larmes une petite silhouette sombre. C'était une petite créature, légèrement bleutée-noire, qui possédait deux yeux et une petite bouche sur un corps plat. La mignonne petite bête possédait une queue se terminant par une pointe. Lily essuya ses larmes, et pris la créature dans ses bras.

''Tu es mignon, toi. Comment tu t'appelles?''

Un petit couinement sortit comme réponse. Lily ne s'en souciait guère. Elle voulait du réconfort, et cette petite chose lui en offrait. Elle l'enserra très fort. Un sourire timide apparu sur son visage.

''Il s'appelle Chelpot. C'est mon gobgob.''

La sadida releva la tête, surprise. Une femme étrange la regardait. Elle avait la peau bleue, et portait des vêtements étranges, en fourrures. Elle aussi avait une queue en pointe. Elle avait l'air gentille.

''Comme tu as pu le remarquer, il est très affectueux, continua l'étrangère.
- Qui êtes-vous?
- Je ne peux pas te le dire.
- Pourquoi?
- Les sbires de Wayh sont loin maintenant. Viens avec moi.''

Elle tendit sa main. Lily lui tendit la sienne.


Elle tendit sa main. Lily lui tendit la sienne

Chapitre 6
Des questions sans réponse


"Non, Rémiro, je ne peux pas voler!"

On étais samedi, 2 jours après les massacres. Rémiro et Auriny venaient de descendre de l'autobus qui les avaient mené au Plateau. Ils marchaient en direction de la maison de cette dernière.

"Tu es sûre? insista Rémiro.
- Mais oui! de répondre son amie. Tu vois des ailes dans mon dos?
- Hum... non, acquiesça-t-il. Mais les superhéros n'en ont pas besoin, non?
- On n'est pas dans un film, Rémiro. Je ne suis pas une super-héroïne!
- Dommage, ça aurait été cool de voler...

Il soupira, rêveur.

- Moi aussi, je veux des pouvoirs...

Auriny leva les yeux au ciel.

- Tu es vraiment pathétique! Tu as déjà oublié pourquoi on venait ici?
- Ah, tiens oui, c'est vrai. Pourquoi?
- On est venu trouver le journal de ton père, lui (ré-)expliqua l'adolescente. Si ton père t'a donné celui de ma mère, c'est sûrement que celle-ci gardait celle de ton père.
- J'comprend pas la logique de tout ça...
- Pas grave! L'important, c'est de comprendre qu'on pourra en apprendre un peu plus sur toi. Et aussi sur tes pouvoirs."

Les deux amis arrivèrent au coin de la rue. Les ruines de la maison d'Auriny étaient entourées d'une banderole jaune "Danger, ne pas passer". Ils firent fi de l'avertissement et passèrent par-dessous.

"On cherche quoi?
- Ma mère avait toujours un petit coffret qu'elle gardait fermé dans sa chambre. On trouve le coffret, et on trouve le carnet de ton père."

___

Ils fouillèrent dans les décombres pendant un bon 10 minutes, jusqu'à ce que Auriny trouva ce qu'elle cherchait.

"Ici!"

Elle tenait dans ses mains un carnet de cuir, tout rabougris. Rémiro s'approcha.

"Journal de Étienne Eowendas, iop, lu-t-il. Oui, c'est bien mon père. Ouvre, qu'on lise ce qui est écrit.

Auriny ne se fit pas prier.

- Mais... lâcha-t-elle.
- Quoi?
- Il n'y a que des pages blanches! s'exclama Auriny, faisant défiler les pages.
- Zut, c'est vrai! s'écria Rémiro en se tapant le front. Mon père ne savait pas écrire!

Silence bizarre, suivit d'un bruit de vol de mouche.

- C'est maintenant que tu t'en rappelles?
- Bof, ben, euh... ouais... avoua le iop, honteux. Au moins, on sait que je suis un iop!
- Il faisait quoi ton père comme métier?
- Archiviste.
- C'est quoi?
- ...il n'a jamais su me l'expliquer...


"Zut, c'est vrai! Mon père ne savait pas écrire!" "C'est maintenant que tu t'en rappelles?"

Soudain, une voix se fit entendre derrière eux.

- Eh, vous là!

Auriny et Rémiro se retournèrent d'un bond.

- J'exige des explications!"

Bras croisés, à quelques mètre d'eux, se tenait Simon.

___

"... et voilà, tu sais à peu près tout."

À défaut de difficilement pouvoir lui cacher la vérité, Auriny a préféré tout lui avouer. Elle n'avait pas intérêt à se mettre Simon de dos, ce dernier a tellement d'influence partout au collège. Elle pris bien soin par contre d'omettre de parler des pouvoirs.

"Mais pourquoi voulais-tu savoir tout ça? demanda l'eniripsa.
- On a aménagé juste à côté de chez toi il y a plus d'un mois. On est voisins je te rappelle, répondit Simon. Je t'ai vu sortir des décombres sans une égratignure. Et c'est très anormal, vous en conviendrez.
- Bon, c'est charmant notre discussion, mais on a d'autres choses à faire, s'impatienta Rémiro.

Simon sourit.

- Pourtant, j'ai des informations qui pourraient vous intéresser... dit-il. Mais si vous le prenez comme ça...
- Bon, de quoi tu parles? demanda Auriny.
- C'est à propos de l'assassin de vos parents.
- Allez, raconte! s'intéressa Rémiro.

Le jeune garçon de 12 ans tendit sa main vers les deux amis.

- 10$, et je vous dis tout ce que je sais, leur dit-il.
- ... Quoi?! Mais c'est de l'arnaque! protesta Auriny.
- Allez, dit oui, supplia Rémiro.
- Non, jamais je ne paierai pour de l'information! s'entêta l'adolescente.
- Et si je vous fait un rabais d'amis? Disons, de 50%. C'est une méchante bonne offre!
- Non!
- Auriny, s'il-te-plaît...
- NON!"

___

"4, 25$, 4,50$... 5$, le compte est bon!"

Simon, toujours le sourire aux lèvres, faisait bon contraste avec Auriny, elle qui maintenant possédait un portefeuille un peu plus léger. L'élève de première secondaire rangea son gain dans sa poche.

"Si vous voulez bien me suivre..."

Il prit les devants, suivi de près par les deux compères. Ils entrèrent dans la maison voisine.

"Ce que vous allez voir est un grand secret. Vous ne devez en parler à personne."

Ils descendirent à la cave. Dans un coin se tenait une cage. Dans la cage...

"Je vous présente une des créatures les plus cools que j'aie rencontré dans ma vie: le phorreur."


"Je vous présente une des créatures les plus cools que j'aie rencontré dans ma vie: le phorreur."

C'était une petite bête toute noire, poilue, avec des défenses. Un petit bout de chou.

"Il est vraiment mignon, commenta Auriny. Mais je doute qu'il ait un lien avec le meurtrier.
- Pourtant, il correspond un peu à la description, haussa Simon. Il parait que c'est une espèce encore inconnue... C'est mon père qui l'a rapporté d'Alabama, aux États-Unis...
- Simon!"

Une voix rauque et grave venait de crier. C'était un vieil homme, à en juger de ses cheveux gris et sa barbe grisonnante. Il était imposant, et semblait tout droit sortit d'un film d'Indiana Jones. Il arborait un air sévère.

"Fais sortir ces gens d'ici!"
- Mais papa...
- Tout de suite!"

___

Odo Fumio regarda les deux adolescents sortir de la maison. Il écoutait leur conversation à l'aide de micros dissimulés. Caché derrière une clôture, personne ne pouvait le voir. Voyant les deux amis s'éloigner, il su qu'il avait terminé et se dirigea en sens inverse. Mettant sa main à son oreille, il actionna un petit micro.

''Charles?
- Oui, monsieur? répondit une voix de l'autre bord de l'appareil.
- Je veux que vous notiez immédiatement les mots-clés iop et phorreur. J'en aurai besoin plus tard.
- Bien monsieur.
- Avez-vous réussi la mission que je vous ai confié? Avez-vous de l'information sur cet étrange individu?
- Oui, monsieur. Il habite à 27 kilomètres de votre position, dans un petit appartement d'un secteur abandonné. Son nom est Serge Riroy, il pratique le métier de chauffeur de taxi. Signe physique particulier: aucune pupille. Il possède une collection énorme de crucifix...
- Il est chrétien?
- Je ne puis le dire, monsieur. Il ne va jamais à la messe. J'ai aussi lu dans son dossier qu'il n'avait aucun crime à son actif, mineur ou majeur.
- C'est décevant... commenta le détective.
- Alors, vous serez heureux d'apprendre ce qui suit. J'ai fait quelques recherches, et j'ai remarqué qu'il n'avait pas d’antécédent tout court!
- ... Continuez...
- J'ai vite remarqué qu'il vivait sous une fausse identité. Serge n'est qu'un pseudonyme. Vous n'aimerez certainement pas savoir son vrai nom...
- Allez, dites!
- Vous en êtes sûr, monsieur?
- Oui! Comment s'appelle-t-il? s'impatienta Fumio.
- Gendiki.''

Chapitre 7
Intentions belliqueuses


La salle était complètement noire. Aucune fenêtre n'ouvrait à l'extérieur. C'était une très grande salle, où les murs étaient tellement espacés qu'on ne voyait pas le fond, malgré la mince lueur émise par les bougies installées au centre de la pièce. Des ombres se profilaient partout, on ne pouvait pas distinguer clairement ce qui parsemait le plancher. Quelqu'un aurait pu s'y cacher, et on n'y aurait vu que du feu.

Des pas résonnèrent, suivi d'un claquement de porte. Un homme s'avança dans la lumière des chandelles. On pouvait distinguer vaguement les reflets d'une carabine.

"Maître, je suis là, comme vous me l'avez demandé." commença-t-il.

Une voix se fit alors entendre au-delà des ténèbres. Une voix grave, et étrange au point de ne pas sembler être humaine.

"Tu dois sûrement te demander pourquoi je t'ai sollicité ici.
- C'est le cas, en effet.
- Eh bien, la raison est fort simple: j'aimerais avoir un petit compte-rendu de vos actions ces derniers jours...
- Je me suis acquitté pleinement de ma tâche, maître. Tout ceux au courant de la vérité sont morts, comme vous le désiriez.
- Et les enfants?
- Disons que j'ai eu... quelques complications.
- Tu n'es pas payé à rien faire, Jack!"


"Je me suis acquitté pleinement de ma tâche, maître. Tout ceux au courant de la vérité sont morts"

Deux points lumineux apparurent au fond de la pièce. Une lueur bleuâtre se dégageait de ces interstices, qui semblaient former des yeux. S'étant habitué à l'obscurité, Jack pouvait maintenant discerner la forme humanoïde de son interlocuteur.

"Figure-toi que je suis au courant de tes petites lacunes, continua la voix. Tu devais aussi tuer ces enfants.
- Cette technique a des limites, maître.

La voix s'empourpra.

- J'ai financé votre voyage en Alabama pendant des années, Jack. Vous deviez découvrir des techniques, à l'aide de vos phorreurs respectifs, pour mettre un terme à cette décadence! Saternio aurait fait un bien meilleur travail que toi, j'en suis convaincu...
- Ne me parlez pas de mon frère! s'indigna Jack.
- Et pourquoi pas, hum? Après tout, c'est bien lui qui a découvert ce truc, le phorerreur.
- Phorzerker.
- Et là l'enutrof cadet de la famille s'est mis à le copier, le provoqua la voix.
- Il est mort en tentant de faire l'impossible! Mais moi, je suis plus fort! Je réussirai à parfaire le Phorzerker!
- Je l'espère pour toi! En attendant, suite à tes oublis, j'ai été obligé de demander de l'aide, pour toi, en t'envoyant Pile et Face.
- Ces deux-là m'énervent...
- Et je crois que tu n'as pas intérêt à les énerver non plus."

La voix quelque peu robotique pris une pause. L'enutrof ne pouvait qu'attendre la suite des choses.

"Tu sais pourquoi je vous ai fait revenir au Québec, toi et ton fils?
- Non, maître.
- C'est parce qu'il y en a une qui, contrairement à toi, a fait de grands progrès ces dernières années. Et elle est revenue.
- Ne me dites pas que...
- Je te parle bien sûr d'Èvanovich.
- Eh merde...
- Son séjour en Russie lui a été très profitable. Elle s'est entraînée beaucoup, et a développé de nouvelles techniques destructrices.
- Vous ne me ferez pas travailler avec elle, j'espère...
- Oui, pourquoi pas?
- Elle est sadique, bornée, asociale, sans aucune émotion ni ambition, égocentrique, sans scrupule, meurtrière, hors-la-loi, a un mauvais caractère et crie des insultes à qui veut bien les entendre... ou même moins bien. Elle critique toujours.
- Cette chaîne discontinue de défauts me semble correspondre à ton propre portrait, me tromperais-je? Vous devriez bien vous entendre, non?
- Foutaises! On ne se complémentarise pas, on se fait obstacle! Si ce...
- Assez! l'interrompis son maître. Ne me manque pas de respect! Vous travaillerez ensemble pour rattraper TES erreurs, aie-je été assez clair?
- ... Oui, maître.
- Maintenant, ils sont alertes. Maintenant, ils savent que quelqu'un en a après eux. Vous irez tous ensemble, je ne veux pas prendre de risques inutiles.
- Avec Pile et Face?
- Oui, avec eux aussi. Les enfants ne seront pas à vue à l'hôpital, mais à leur école oui. Vous frapperez lundi, lorsqu'ils seront en cours. Ce n'est pas des petits humains qui vont vous faire obstacle, n'est-ce pas?
- Bof, bof, répondit Jack, pas convaincu.
- N'EST-CE PAS?" répéta la voix encore plus fort avec un léger teint d'agacement.

Jack sentit tout son corps se crisper. Il ne pouvait plus bouger ses membres raidis, sinon à une lenteur extrême. Ses pieds quittèrent le sol. L'affolement apparut sur son visage.

"Ou.. oui, maître!

Il retomba d'un coup par terre.

- Va, maintenant. On n'a que trop parlé, conclus la voix.
- Bien maître."

Le vieil homme ne se le fit pas dire deux fois, et sortit de la pièce.

___

La salle était de nouveau plongée dans le noir. Seules les bougies et les yeux du maître inconnu étaient visibles. Ce dernier prit la parole, semblant parler pour lui-même.

'' On ne doit laisser personne en vie. Notre avenir en dépend. On ne doit pas échouer. Tu as tout entendu, Gendiki?

Une silhouette se détacha de l'obscurité et se dirigea vers la lueur des chandelles.

- Sans en manquer un seul détail, maître Wayh.

Wayh approuva d'un signe de tête.

- C'est bien. Tu es sûrement l'une des seules personnes ici en qui je fais la plus confiance.''

Gendiki ne répondit rien. Il s'approcha de l'une des bougies. Il y promena son index droit, qui ne tarda pas à brûler en noircissant. À l'aide de son ongle chauffé, il creusa un sillon sur son épaule, formant la forme d'un serpent jusqu'à son torse. Le sacrieur, qui s'était jadis laissé poussé la barbe, s'était rasé complètement l'entièreté de sa tête. Ses yeux sans pupille, qui ne pouvaient pas dégager la moindre émotion, avaient tout de même la particularité de susciter la peur. Son corps était parsemé de tatouages représentant des créatures étranges, des flammes et des démons. Une larme inversée se situait sous son oeil gauche.

'' Je ne vous décevrai pas, dit-il. Ces enfants ne pourront pas survivre à notre assaut.
- ...
- Quelque chose vous traquasse, maître? demanda-t-il en essuyant son doigt sur son pantalon.
- Tu n'iras pas avec eux.
- Mais... pourquoi?
- Parce que ça ne doit pas finir là.
- J'ai peur de ne pas vraiment vous comprendre, maître.
- Cette eniripsa et ce iop ne sont pas les derniers survivants. On doit TOUS les exterminer pour que ça finisse. Et ces deux-là nous mèneront à eux. Cette assaut lundi ne sera qu'un leurre.
- ... pour?
- Pour te donner le champ libre. Ces enfants doivent sentir que tu es leur allié. Tu dois les aider. Plus ils se sentiront en danger, plus ils s’approcheront de toi. Et, au moment opportun, tu pourras avoir tous les autres, expliqua Wayh.


"Je ne vous décevrai pas. Ces enfants ne pourront pas survivre à notre assaut"

Gendiki s'inclina.

- Bien maître.

Il s’apprêta à partir.

- Une dernière chose avant que tu partes, lança le maître. Pour que cette mission réussisse, personne à part toi et moi doivent le savoir. Mes pouvoirs de xélor sont grands, mon petit sacrieur. Si jamais ce plan échouait, ...

Un souffle glacial traversa la salle, éteignant les bougies et faisant tressaillir celui qui allait quitter.

- ... tu seras le premier que je tuerai.''

Chapitre 8
Brise-crâne, casse-tête


Les lumières de l'hôpital de Hull étaient éteintes. Il était 23 heures, et tous les pensionnaires dormaient à points fermés. Tous? D'une fenêtre on pouvait encore distinguer de la lumière. Rémiro et Auriny étaient loin de s'être endormis.

"Alors, c'est quoi la suite? demanda le iop.
- Faisons un petit résumé de ce que nous savons, répondit l'eniripsa. Tu es un iop, je suis une eniripsa. Nous ne savons pas ce que c'est, mais nous savons que nous ne sommes pas humains... du moins, pas vraiment.
- Des extraterrestres alors?
- Comment veux-tu que je le sache? Nous ne sommes pas normaux, ça c'est sûr. J'ai des pouvoirs de guérison, et toi aussi tu dois avoir quelque chose.
- On est aussi en danger, ajouta Rémiro. Ceux qui ont tué nos parents doivent vouloir notre peau à nous aussi. Il faut se préparer à se battre!

Auriny hésita.

- On ne ferait pas le poids. Comment veux-tu qu'on réussisse là où nos parents ont échoués?
- Ils ont été pris par surprise. Nous, nous seront prêts. On va les vaincre!
- Tu es trop optimiste, soupira la jeune fille.
- Non, réaliste, dit-il en souriant.
- Tu fais de l'humour maintenant?
- Quoi?
- Non, rien."

Elle jeta un coup d’œil par la fenêtre. La lune était pleine, et les étoiles brillaient dans le ciel. Elle réfléchit quelques minutes. Son monde s'était écroulé en quelques jours, mais l'eniripsa n'allait sûrement pas abandonner.

"On va continuer nos examens, déclara-t-elle soudain.
- Pardon?
- Lundi, on va aller en classe pour finir notre dernier test du ministère.
- Mais... pourquoi? demanda le iop, déconcerté.
- C'est notre futur, Rémiro. Trois heures, et ça sera fini. On pourra continuer l'année prochaine en cinquième secondaire.
- ... Si tu veux, maugréa le garçon qui ne voulait vraiment pas retourner à l'école. Et on fait quoi en attendant?
- Tu l'as dit toi-même, on est en danger. Restons à l'hôpital, nous aviserons après. De toute façon, on ne peut aller nulle part.
- Tu as lu le journal de ta mère?
- Non..."

Elle tourna son regard. Le journal était déposé sur la table, à découvert. Elle le prit lentement, puis le regarda fixement.

"Je n'ai pas confiance en cet homme sans pupille. Il a peut-être mis un piège...
- Oh, arrête, tu es trop peureuse. Ouvre!"

Auriny ouvrit délicatement le carnet. Les pages étaient noires, calcinées par les flammes. "Cet inconnu avait raison, pensa Auriny. Tout est brûlé." Tout à coup, une feuille blanche tomba d'entre deux pages.


Les pages étaient noires, calcinées par les flammes. Tout à coup, une feuille blanche tomba d'entre deux page

"Qu'est-ce que...?"

Elle ramassa le papier et le déplia. Il n'y avait aucun signe de brûlure, et c'était écris en vitesse. Ça semblait être une sorte de liste, déchirée d'un ouvrage brouillon.

"Eh, Auriny, c'est quoi? demanda Rémiro.
- Je... ça ressemble à une description de personnes. Il y a beaucoup de mots que je ne comprend pas. Ça semble être un avertissement.
- Qu'est-ce qui est écrit en bas?
- Dernière page du journal d'Isaure Dhaliwal, roublarde."

___

"Iop, iop, iop... Merde, ça n'existe pas!"

Odo Fumio était planté devant son ordinateur depuis déjà une demi-heure. Son pardessus accroché à son dos de siège, le détective suait à grosses gouttes tout en surchauffant son clavier par son pianotement rapide.

"Comment ça phorreur non plus? Mais c'est quoi cette farce?!"

Il avait été sur tous les engins de recherche sur le web, sans jamais trouver l'information escomptée. Il trépignait sur place, passant près de manger son chapeau. Jamais encore Fumio n'avait été si près du but, et pourtant si loin. Des choses étranges se déroulaient contre son gré, c'était dans son intérêt professionnel d'en découvrir la cause. Seul, dans son bureau et dans sa pile de données, il se frottait maintenant à un mur invisible.

Soudain, une sonnerie à moitié sourde retentit. Sans perdre un instant, l'inspecteur ramassa et installa son écouteur téléphonique à son oreille, puis pris l'appel.

"Charles?
- Oui, monsieur.
- Vous êtes allé à la prison?
- J'y suis monsieur.
- Parfait, commenta joyeusement Fumio en se frottant les mains. Enfin une bonne nouvelle! Ces salauds ont intérêt à s'expliquer; j'ai passé 5 ans de ma vies à pourchasser Gendiki et sa bande de truands. J'avais enfin réussi à les coffrer, et voilà que j’apprends que ce criminel s'est enfui, sans que j'en sache quoi que ce soit en plus!
- Ce n'est pas exactement ça, monsieur... tenta Charles.
- Comment ça? demanda l'inspecteur, un brin de colère dans la voix.
- Ben... j'ai été interroger le directeur en lui posant des questions sur les pensionnaires.
- Oui, et?
- Il y a en effet eu une tentative d'évasion. Il y a deux mois, Gendiki, un autre homme et un femme ont tenté de s'échapper.
- Tenté?
- C'est une prison haute sécurité, monsieur. Les sentinelles étaient prêtent.
- Et, et? s'impatienta Fumio.
- Laissez-moi parler, monsieur. Lorsqu'ils sont arrivés sur le bord de la falaise qui donnait sur la mer, les fugitifs ont du s'arrêter. Selon ce que j'ai entendu, l'homme s'est comme... envolé...
- Envolé?!
- Par-dessus le précipice, plus précisément. Pour voir ce qui était en dessous, sûrement. On ne saura jamais si c'était vrai, car au moment où il survolait le gouffre, l'un des gardes lui a tiré dans la tête. Il est tombé comme une pierre, se fracassant sur les rochers.
- Et les deux autres?
- Une salve de mitrailleuses a (soi-disant) abattu Gendiki comme un chien. Après, personne n'a su ce qui s'était passé, parce que la fille a sortit des bombes de nulle part, et a fait exploser les tours où étaient installés les gardes.
- Comment a-t-elle pu trouver des bombes dans une prison?
- Très bonne question monsieur.
- On a retrouvé les corps?
- Un seul. Celui de la fille.
- !!
- On a trouvé des traces de couteau sur son cou et des meurtrissures sur la nuque. Quelqu'un a dû lui trancher la gorge par derrière. Les directeurs de l'établissement ont établis la conclusion que Gendiki et l'autre homme ont été emportés par les vagues, et les ont déclarés comme morts.
- Déclarés, déclarés... C'est vite dit! Je n'en savais rien! cria furieusement Odo Fumio.
- Ils craignaient... la réaction que vous avez en ce moment, monsieur.
- En attendant, Gendiki est bien vivant, et il cours toujours!"


"J'avais enfin réussi à les coffrer, et voilà que j’apprends que ce criminel s'est enfui"

Le détective pris une pause pour se calmer. Il devait ménager ses nerfs, ce n'était pas le temps d'avoir une crise cardiaque. Il réfléchit un instant. La situation était loin d'être naturelle. Toutes ces choses n'avaient rien d'humain.

"Charles?
- Oui, monsieur?
- On va devoir réinterroger ces deux enfants. Ils en savent plus qu'ils le prétendent. Je vais devoir user de ruse pour les faire parler.
- J'ai l'adresse de Gendiki, ne pourrions-nous pas retourner l'arrêter?
- Patience, Charles, patience. Quand on résout un casse-tête, surtout quand il est compliqué, on commence toujours par les pièces les plus faciles..."

___

Au collège Saint-Alexandre, les ombres créées par la lune se profilaient sur le bâtiment, qui semblait être une vraie maison hantée. Le concierge étais parti depuis longtemps, il n'y aurait pas d'activité ni de vie humaine dans les parages jusqu'au lendemain matin. Le clocher dessinait son ombre sur le sol loin, atteignant presque la rue d'en face. Les stationnements étaient vides. Au loin, on pouvait entendre un hiboux hululer.

Sans que personne ne puisse les remarquer, quatre silhouettes se dégagèrent de la sombre apparence de la nuit. Ils longèrent les murs du bâtiment d'en face, et se dirigèrent vers l'entrée principale. Deux d'entre eux transportaient des gros sacs, probablement contenant de grosses charges. Ils contournèrent la statue dorée devant le collège, et entrèrent à l'intérieur. Ils montèrent les cinq étages d'escaliers, et atteignirent enfin le sommet de l'école. D'en haut, on pouvait avoir vu sur toute la cours et presque toutes les fenêtres du collèges.

Une femme s’accroupit à l'extérieur. L'ombre d'une tresse parcouru un instant le vide, pendant qu'elle scrutait les environs. Puis, elle rentra à l'intérieur.

"Tu peux ouvrir l'équipement, Jack, dit-elle avec un sourire sadique. Demain, il y aura du sang au menu!"

Chapitre 9
Rapide et dangereux, véloce et mortel


9h10, la première cloche sonne. Les examens commençaient à 9h15, il était temps pour les jeunes de se diriger vers leurs classes respectives. Puisque c'était une session d'examen, il n'était pas nécessaire de s'encombrer de plusieurs cartables. D'ailleurs, les casiers étaient déjà presque tous vidés.

Rémiro regardait impatiemment sa montre, tout en tapotant fébrilement le sol avec son pied. Soudain, la silhouette de son amie apparut au détour d'un couloir.

"Alors, Auriny? demanda-t-il. Tu l'as vue?
- Non, avoua-t-elle. Chloé n'est pas arrivée. Je crains le pire.
- On pourrait passer par l'Aquarium, on a peut-être des chances de la rencontrer.
- Bonne idée, allons-y!"

Ils commencèrent à se diriger vers les escaliers qui les mèneraient vers l'étage supérieur. Auriny était très stressée, inquiète pour Chloé. C'est Rémiro qui pris d'abord la parole, question de la détendre un peu.

"Qu'est-ce qu'on va faire après le test?
- On verra bien. Il faudra trouver une famille d'accueil sûrement. Ça risque pas d'être facile...
- Ah! Je vous trouve! cria une voix.

Auriny regarda derrière elle, pour se retourner sur le coup.

- Quelqu'un, rendez moi invisible, par pitié! pria-t-elle. Il m'énerve ce flo!

Simon courait dans leur direction.

- Je crois qu'on a pas fini notre conversation! dit le garçon en les rejoignant. On peut peut-être...
- Yo, tu nous lâche? le coupa Rémiro. Tu n'as pas un exam à aller faire?
- Non, moi je suis en secondaire 1. Mon examen commence cet après-midi. Je suis venu plus tôt pour pouvoir vous parler."

Il y avait beaucoup de personnes qui se déplaçaient dans le corridor, créant par moments de légers bouchons. Le couloir se prolongeait sur un pont toituré, et des fenêtres se situaient à leur gauche.

"Écoute Simon, nous, on a un test, alors..." commença Rémiro.

Un reflet attira soudain son attention. En l'espace de quelques centièmes de secondes, le iop discerna un mouvement rapide par la fenêtre, et instinctivement se précipita sur Auriny devant lui.


Le iop discerna un mouvement rapide par la fenêtre, et instinctivement se précipita sur Auriny devant lui

"Par terre!"

Il entendit un bris de vitre, puis un sifflement au-dessus de ses oreilles au moment où il se laissait tomber par terre. Le mur se perfora à leur droite, laissant tomber quelques morceaux de ciment. Affolés, tous les élèves présents se jetèrent sur le sol. Un brouhaha se fit entendre.

"Qu'est-ce qui se passe?
- J'ai entendu une explosion!
- Un coup de feu!
- Il y a un tueur en série?
- Faut faire le Code Blanc?!"

Simon rampa vers Auriny, qui se relevait à grands peines, presque assommée par la surprise.

"Reste penchée, l'avertit-il. Il y a un sniper dans le clocher. Je l'ai vu.
- Quoi?
- C'est dangereux pour toi de te lever. Tu vois où a frappé la balle?"

Rémiro se tourna en même temps que son amie vers le mur d'en face. Auriny devint bleue, livide.

"J'é... j'étais là il y a... quelques secondes... trembla-t-elle.
- Tu peux remercier ton chevalier servant, ajouta Simon en désignant le iop. Sans lui, tu serais morte une balle dans la tête à l'heure qu'il est."

L'eniripsa déglutit.

___

"Non, mais quel maladroit!"

En haut, sur le clocher, deux personnes regardaient la fenêtre la fenêtre où apparaissaient précédemment Auriny et Rémiro. La femme, une grande blonde avec une longue tresse à droite de son visage, réprimandais sauvagement celui qui tenait le sniper.

"On ne t'as jamais appris à viser? s'exaspéra-t-elle en colère. Même pas fichu de tuer une petite fille!
- J'aurais bien voulu t'y voir. Tu n'es pas bien meilleure que moi à la maîtrise de cette arme, Èva.

D'un mouvement brusque, Èvanovich accola une pointe de flèche sous le menton de son partenaire.

- Je ne t'ai pas permis de m'appeler par mon petit nom, Jack! cracha-t-elle.
- Bof, bof, répondit Jack, impassible. Si tu veux...
- Tu as de la chance que Wayh te veuille vivant, sinon je n'aurais pas hésité à te couper la gorge!

Elle éloigna la lame du cou de l'enutrof.

- Allez, viens vieillard, on doit continuer notre tâche, dit-elle en mettant un arc en bandoulière.
- Et Pile et Face?
- Ils ont déjà eu les ordres. Ils vont agir d'une seconde à l'autre."

Elle descendit précipitamment les escaliers de la tour. Jack se tourna vers l'endroit où il venait de tirer. Plus personne n'était en vue de la fenêtre, tout le monde s'était penché. Un bruit d'alarme se fit entendre. Le tireur ne savait plus quoi faire.

"Mais qu'est-ce que mon fils fait ici?" se demanda-t-il.

___

L'alarme était lancée. Les élèves proche des fenêtres s'éloignaient rapidement. Un surveillant appelais le 911, contactant la police. Rémiro, Auriny et Simon étaient encore sous la fenêtre, et rampaient pour atteindre un mur qui ne donnais pas vue à l'extérieur. Se lever aurait pu leur être mortel, ne sachant pas si le tireur était toujours aux aguets ou non.

"C'est eux, Auriny, dit Rémiro. Il faut faire quelque chose!
- On ne peut rien faire, répondit l'étudiante, transpirant encore. Contentons-nous de ramper.
- Ça serait du suicide de ne pas fuir, compléta Simon. On n'est pas de taille contre eux."

Le iop ne put qu'acquiescer, tout de même déçu de la réponse.

"Toc!" "Toc!"

Deux coups se firent entendre de l'extérieur de la vitre au-dessus d'eux. Faibles, mais inquiétants tout de même. Les jeunes retinrent leur souffle et arrêtèrent leur avancée, ne sachant plus quoi faire. C'est Rémiro qui réagit le premier.

"Allez, je regarde!proclama-t-il.
- Non, attend..." tenta son amie.

Mais c'était en vain, Rémiro était déjà debout. L'eniripsa s’attendit à voir le corps de son ami s'écrouler, mais rien ne se produit.

"Le sniper n'est plus là...
- Quoi?

Simon se releva prudemment.

- Regarde, remarqua-t-il. Il y a deux objets collés sur la vitre. On dirait... des cartes à jouer?!"

Derrière la vitre se trouvaient deux cartes. Un roi de pique et une dame de cœur. Elles semblaient collées sur la fenêtre. Simon, soudain piqué d'un doute, accota son oreille juste à côté. Il perçu un petit bruit. Un tic-tac...

"Oh mon dieu! Courez, courez!

Il se précipita sur le pont, suivi de près par Rémiro et Auriny.

"BAOM!"

Une déflagration arracha le mur où se trouvaient précédemment nos héros. Par réflexe, Auriny mis les mains sur sa tête pour se protéger.

"Toc!" "Toc!" "Toc!" "Toc!" "Toc!"

"On ne s'arrête pas!" cria Rémiro.

Une série d'explosions déferla sur le pont de briques, qui s'écroula sous les pieds de Rémiro qui restait légèrement en arrière. Se prenant un élan, il réussit à sauter dans le bâtiment, attrapé par Auriny et Simon. Leur répit fut de courte durée, deux silhouettes félines apparaissant par l'ouverture. Les deux ecaflips entrèrent en trombe dans le bâtiment, les prenant par surprise.

"On court!" cria Auriny.


Leur répit fut de courte durée, deux silhouettes félines apparaissant par l'ouverture

Mais pour les homme-chats, la chasse ne venait que de commencer.
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Score : 2

Super histoire, vivement la suite

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Score : 2688

Si tu veux de l'avance sur le scénario... Va sur Wakfu World... Je dis que ce site est une perle et que Cegy' aussi

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Score : 3313
Wai , j'ai vus , elle a copier/coller.
 
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Score : 2688

En fait... Moi aussi j'ai pensé à ça au début... Vu que Cegy avait déjà préparé la mise en page.... Donc il aurait directement posté.
Mais aussi aurait-il perdu les données.. Et vu que je connais pas son identité au point de deviner ses gouts.
Bref, si vous voulez avoir réelement les textes de Cegy' sans avoir confirmation... Go Wakfu world section histoires au coin du feu. Il a même fait des hors-sujets sur les personnages et bien des saisons.

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Score : 3313
Hmm Ouai C'est Louche tout sa...
 
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Score : 175

Je suis la sœur de Cégy. Il m'a demandé de m'occuper de tout ce qui a trait au forum officiel de wakfu, pour que son histoire gagne en visibilité et en lecteurs ^^ Il est déjà très occupé sur W-W, sans compter qu'il est depuis peu un éditeur du site, et il n'a pas le temps de tout faire en même temps.

Et vu les difficultés que j'éprouve sur le forum, il préfère encore me déléguer :p

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Score : 3313
C'est malheureux à dire mais... faudrais des preuves.
 
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Score : 175

J'vais demander à Cegy de modifier son profil W-W pour qu'il dises que je suis sa sœur. Allez voir pour la preuve ^^ (Cliquez ici)

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