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Trackers Ankama

Nox, 200 ans d'histoire

Par 27 Avril 2011 - 15:27:45
Chapitre 1 : La pièce commence, vive le Deus Ex Machina

Tout n'était que silence... Un néant absolu entourait un corps recroquevillé, un corps débile qu'un souffle anodin aurait pu emporté aussi aisément qu'un fétu de paille. Tout n'était que ténèbres... Le corps tendit une de ses excroissances au dessus de sa tête, une création mécanique qui fût autrefois une main de chair et d'os, et alors qu'elle retombait flasquement un son retentit. Un son unique dont l'écho semblait sans fin. Un écho de vie dans ce lieu de mort. Le son du premier coup d'une Horloge...
Ce son, comme la brise chaude d'un matin d'été, avait balayé en une seconde les ombres qui planaient sur ce corps si pathétique.

Nox se retrouva dans un océan de verdure, un océan scintillant mis en mouvement par le souffle léger mais constant du vent au goût de sel. Il s'étonna de voir que sa vue n'était pas légèrement bleui par le Wakfu de son armure... Son armure ! Elle avait disparu ! Cependant, ce n'est pas la perte de son armure qui le tétanisa; ses muscles n'étaient plus en lambeaux et sa peau avait retrouvé son éclat perdu dû à son isolement dans l'Horloge. Il entendit ensuite un bruit de pas sur l'herbe, un bruit de course presque étouffé par l'épaisse couverture herbeuse, Nox se retourna, tendant la main devant lui pour matérialiser son arme de mort, l'Aiguille-Lame, mais il se rendit compte, avec stupeur et effroi, que la seule chose qu'il avait crée n'était que des remous dans le vent. Nox aperçu alors ce qui courait vers lui : quatre silhouettes. Il ne pouvait les distinguer clairement car l'astre solaire lui vrillait les yeux de ses rais de feu. Elles arrivèrent sur lui et Noximillien ressentit une chaleur douce et agréable à leurs contacts. Qui était ces ombres si douces à son âme? Il leva la tête et son coeur manqua un battement, Galanthe et ses chers petits, ils étaient tous là. Noximillien les serra dans ses bras et les embrassa avec toute l'énergie que lui procurait ce soulagement. Noximillien pleura à chaudes larmes et son coeur se serra. Il avait réussi !

Noximillien fit sauter tour à tour ses enfant sur ses épaules comme il le faisait avant tout cela... Il riait, le coeur en fête, et pleurait de joie. Il prit sa petite fille dans ses bras et la regarda comme s'il la voyait pour la première fois. Elle était si jolie, si mignonne, une enfant de l'Amour. Ses cheveux bruns luisaient au soleil comme s'ils eut été fait de quelques pierres précieuses et rares, ses yeux étaient des océans dans lesquelles Noximillien se serait volontiers perdu. Elle lui chuchota quelque chose au creux de l'oreille :

-Pourquoi nous as-tu abandonné ? Pourquoi nous as-tu laissé seul ?

Nox regarda sa fille, sa femme et ses fils... Ils répétaient inlassablement ses mots en s'avançant vers lui comme des goules sans autre but que sa fin. Leurs visages si beaux se gonflèrent d'humidité et bleuirent comme des mûres, leurs yeux se révulsèrent, leurs cheveux se mirent à onduler et Nox se mit à hurler. Il les suppliait d'arrêter. Son coeur se craquela, se fêla et finalement éclata. La clairière était en feu et il se retrouva, nu, devant une étrange horloge brisé où était inscrit :

Noxim....

Une horloge brisé. L'horloge de sa vie. Il devait la réparer. Après tout, il était horloger et le Cube l'aiderait à remplacer les pièces qui lui manquaient... Les aiguilles de l'horloge immobiles, un coeur agonisant, un cerveau en ébullition. Nox s'avança et pris un rouage et l'observa avec amour comme s'il regardait un fragment de sa vie perdue. La clairière s'embrasa plus ardemment et les flammes emportèrent Nox dans la douleur.

Nox se réveilla violemment et se mit à rire, un rire de dément, un rire de folie, un rire de bête blessée... Il était de retour dans sa prison mouvante, dans son engin du temps, dans ce qui l'aiderait à effacer les blessures du temps. Le bruit long et cyclique des rouages tournant sans relâche s'imprima à nouveau dans le cerveau de Nox, comme une douce musique. Il entendit des pas sur le sol métallique. Un Grouilleux s'approcha de lui, hésitant, tremblant même :

-Maître, une source de Wakfu importante a été détecté par vos Noxines. Il faudrait que vous alliez...

Nox se leva et observa le Grouilleux sans mot dire. Il leva son bras et transperça de son Aiguille-Lame le messager puis jeta son corps dans la fosse de l'Horloge.

-... Voir ? termina Nox en riant. Pauvre grouilleux, finir leurs phrases est de plus en plus dur en ce moment. Allons donc voir ce que mes chères Noxines ont trouvé de si intéressant.

Le Xelor se transporta instantanément devant son centre de commande. Il activa son système de données et pris la LoupeTemps la plus récente... Elle montrait trois héros parcourant les plaines de Cania : Un sacrieur, un Féca et un Crâ.Ces trois héros rassemblaient en eux une puissance assez étonnante que le Xélor ne se souvenait pas d'avoir jamais vu chez les représentants de ces trois classes. Nox entendit leur conversation et ne pu se retenir d'esquisser un sourire. Il semblait être en quête d'un Dofus. Les Dofus Primordiaux étaient quasiment introuvables mais les puissantes copies étaient des sources importantes de Wakfu. Il continua de regarder les héros et eut soudain une idée. Il se remémora le spectacle de marionnettes qu'il avait fait pour sa famille... Une perle coula le long de ses bandages.

-La représentation doit continuer et j'aurai besoin de volontaire... Cela me permettra de... tuer le temps
, dit le Xélor en riant comme un dément.

C'est ainsi que Nox partit, seul, pour les plaines de Cania afin de discuter plus longuement avec ces héros. Nox n'avait pas de temps à perdre alors il allait l'user de façon distrayante... N'est-ce pas comique ?

***
Le soleil scintillait sur une goutte de rosée. Celle-ci était apparu au matin sur une feuille d'un Châtaignier, une feuille verte et pleine de vie. La perle glissait comme une larme adamantine sur les lits de fleuves émeraudes. Sans bruit, elle observa du haut de son perchoir précaire les plaines de lumière que les êtres de chair appelaient Cania, elle se pencha plus avant, aidée en cela par l'inclinaison alarmante de la feuille. C'était si beau, elle aurait aimé s'envoler comme si elle n'était plus goutte mais bien un Tofu ou quelques volatiles de couleurs qui arpentaient ce monde sans frontière où seul vivait la lumière. Elle se pencha encore. Encore. Elle regarda le soleil et s'imagina volant vers lui. Elle décolla. Nouvel Icare, elle arpentait désormais le ciel.

Ahriman se réveilla en sursaut, il avait fait un rêve étrange. Depuis quelques temps déjà, le Sacrieur ne trouvait pas le repos, sans cesse en proie à des douleurs aiguës ou des rêves sans sens aucun. Il essuya son front, l'humidité de la forêt jouxtant Cania l'avait réveillé. Ce rêve était affreux, plein de lumières et de créatures bleuâtres cyclopéennes. Ahriman fît ce qu'il faisait toujours quand un problème le dépassait : il l'oublia. Il se dirigea vers le lac, seul. Le jour était encore jeune et ses compagnons dormaient toujours, même Falco Falx le Crâ, qui était réputé pour être quelqu'un de matinal. Ahriman ne l'aimait pas beaucoup, il était trop solitaire et trop secret pour qu'il lui fasse pleinement confiance. De plus, les pointes de lance qui lui servaient d'oreilles semblaient pouvoir distinguer jusqu'au pensée d'Ahriman, et cela le mettait mal à l'aise. Il arriva sur les rives d'un petit lac bordé de petits arbres rachitiques. Il observa la surface du miroir naturel et s'y mira. Ahriman, pour dire les choses franchement, était beau même s'il n'en faisait pas grand cas, sa peau d'un blanc léger et ses cheveux d'un noir d'ébène lui donnait un charisme fou. Seuls ses yeux révulsés abimaient ce tableau. Ahriman quitta l'amour de Narcisse et sortit un petit couteau de chasse et décida de trouver quelque chose à manger. Sa musculature sèche et peu visible n'enlevait rien à la force titanesque dont il savait faire preuve... Il aperçu du coin de l'oeil une petite lumière bleutée qui disparu sitôt qu'il se tourna dans sa direction.

- Sans doute mon imagination... Stupide rêve, si Sacrieur veut me parler qu'elle le fasse clairement au lieu de m'envoyer ses visions absconses, le sacrieur sourit en entendant un sanglier au loin, le petit-déjeuner est servi !

Il se lança dans les ténèbres.
La lumière vint caresser la paupière close de l'elfique créature qui sommeillait au pied d'une roche moussue. Il avait toujours apprécié le contact de la roche contre son dos, cela lui assurait que personne ne pourrait le poignarder ou l'égorger par derrière. Cette pensée fit sourire le Crâ, combien de ses ennemies étaient morts en omettant ce genre de détails ? Il en avait perdu le nombre... La cicatrice à son oeil gauche le brûla soudainement, comme cela arrivait parfois; une lame Sram l'avait éborgné avant qu'il n'ait pu se défaire de l'assaillant. Cette blessure de déjà 15 ans ne voulait pas se refermer complètement et elle suppurait encore par intermittence le lançant comme si une aiguille enflammé s'enfonçait lentement dans on crâne. La perte de son oeil aurait due conduire à l'arrêt du tir à l'arc, l'évaluation des distances précises étant impossibles avec un seul oeil, cependant Falco avait développé un sens étrange comme en remplacement de son oeil. Il détectait avec aisance les présences et décochait ses flèches sans faillir. Falco se leva et décocha un coup de pied vicieux à un sac qui trainait là. Etrangement, celui-ci recracha un homme de petite taille aux cheveux cyans et aux habits élimés. Le petit homme réajusta plusieurs monocles munis de verres différents et salua en bougonnant :

-Toujours aussi délicat à ce que je vois, franchement tu ne pouvais pas juste le tapoter ? Ou même venir me réveiller ?
-Mais bien sûr princesse, dit négligemment Falco, allez bouge donc ton cul de là. Ahriman revient avec de quoi se faire un déjeuner digne de ce nom.

Le Crâ regarda les vêtements du petit Féca, des vêtements confortables et pratiques mais d'une incroyable vétusté. Enfin, Ganesh faisait bien ce qu'il voulait... Le Sacrieur sortit des sous-bois avec sur le dos une carcasse de sanglier conséquente mais qui était courbé d'une bien étrange manière. Les regards de Falco et d'Ahriman se croisèrent et ils se saluèrent brièvement, il se vouait mutuellement du respect. Ganesh observa la scène et dit d'un air agacé :

-Les pantomimes ont-ils finis de se faire des courbettes ? J'ai faim !

Ahriman s'approcha du Féca, une atmosphère lourde se fit sentir, la main du sacrieur se leva... et elle claqua le dos de son ami dans un signe de camaraderie. Le berserk partit d'un grand rire et mit sur un feu de camp, déjà ravivé par l'intervention du Crâ, la carcasse étrangement déformé du sanglier.

-Merci, mon cher Allumette, tu as beau être aussi efféminé qu'une putain bontarienne, tu sais quand même faire autre chose de tes dix doigts que tirer sur ta corde. dit Ahriman toujours sous le coup du fou rire.
-Pas de quoi, répondit silencieusement le Crâ.
-Au fait, pourquoi ce sanglier est-il comme cela ? Il était malade ? Attaquer par un Mulou ?, questionna le petit Féca qui regardait la carcasse sous tout les angles à l'aide de ses multiples monocles multicolores.
-C'est très simple,narra le sacrieur, alors que j'essayais d'expliquer mon point de vue à l'animal sur la relation "Moi-Bouffer-Toi", il a chargé. Malheureusement, il a rencontré mon poing qui trainait bêtement là, et ni son crâne ni sa colonne n'ont appréciés.

Ganesh et Ahriman éclatèrent de rire tandis qu'ils attendaient que la viande sanguinolente est fini de cuire. Falco quant à lui se laissa vagabonder dans les méandres de son esprit.
Une fois restaurés, ils firent route vers un petit village du nom de Rytram, célèbre pour son houblon et pour ses concours de poivrots, une étape indispensable pour tout bon aventurier comme Ahriman. Ils pouvaient déjà voir de la fumée s'élever au delà de la colline qu'il gravissait. Une fumée noire. Une fumée graisseuse. L'odeur de bûchers !

En quelque pas, ils rejoignirent le sommet de la colline et là ils aperçurent des maisons en flamme ainsi qu'un groupe de silhouettes, des silhouettes humaines... Le son de rire résonnait dans la vallée. Ahriman s'agita étrangement et son dos sembla se mouvoir. De plus en plus vite. Du dos d'Ahriman jaillirent quatre étranges tentacules, noirs et menaçants. Il se précipita vers le village sans un regard pour ses compagnons. Ganesh détourna le regard et Falco eu un rictus :

-Alors il l'a encore libéré, soupira Ganesh, ce Shushu semble prendre le pas sur lui chaque jour un peu plus... Il devrait l'enlever, sa passion pour le sang devient dangereuse même pour nous.
-Pour une fois ce n'est pas ça qui parle
, dit le Crâ.
-Que veux-tu dire ?
-Tu parles trop et observe peu, Ahriman pleurait.
souffla Falco.
-Il... pleurait ? Dit Ganesh, ébahi.
-Lorsque des gens aimants et aimés périssent, il est normal de réagir ainsi, dit le Crâ les yeux dans le vide.

Ganesh acquiesça et ils se dirigèrent tout deux à pas rapides vers le village, théâtre d'un carnage imminent.
Ahriman, possedé par la vengeance et la peine, chargeait les trois silhouettes qui riaient en jetant des torches sur les toits de chaume. Il reconnut la taverne de Mira, la petite Eniripsa, il se souvînt des moments agréables qu'il avait passer dans cet établissement : les bras de fer avec Jiro l'écaflip dont la passion pour le jeu était devenu une philosophie de vie, les rixes amicales entre lui et le barman, la bière fraiche et les blagues salaces entre amis, la chaleur des lèvres de Mira... Ses souvenirs brûlaient maintenant et exhalaient l'odeur insupportable des chairs brulées. Ahriman arriva en bondissant sur ses adversaires qui n'eurent que le temps de se jeter sur le côté pour esquiver l'assaut qui brisa le mur de pierre de taille sur lequel ils étaient assis. Ahriman reconnut un Sadida, Un Osamoda et un Iop... Un de ses appendices noirs et gesticulants se jeta sur le Iop, pointe en avant près à transpercer le coeur de cet enfoiré. Le Iop sourit et ne bougea pas, à la surprise du Sacrieur. Il ne comprit que trop tard, des ronces avait emprisonné son tentacule et le Iop se préparait à le lui trancher de son glaive acérée. La lame fendit le tentacule qui déversa alors un sang noir sur le guerrier à l'épée. Ahriman hurla et son cri se fit plus intense lorsque des ronces l'enserrèrent de toute part. Son bourreau s'avançait, l'ivresse du combat dans le regard. On entendit un rire. Ahriman dégageait une aura noire et chargé de folie.

-Alors bande de fils de pute,venez rencontrer votre mort. Je suis Ahriman le Sacrieur et je viens pour vous !
hurla-t-il d'une voix dont les accents démoniaques montraient la dimension maléfique.

Une violente décharge d'énergie détruisit les ronces et, profitant de l'effet de surprise, le Sacrieur faucha les jambes du Iop d'un coup de pied circulaire. Tombant vers le sol, il tenta de retrouver son équilibre à l'aide de sa lame. Il lança son épée vers le sol et... rencontra le vide. Un tentacule avait brisé sa lame comme s'il avait s'agit d'une brindille. Une seconde horreur darda son extrémité acérée vers le guerrier. Le Iop reprit alors ses esprits et prit à pleine main cette odieuse excroissance. D'une traction surhumaine, il attira à lui un Ahriman surpris et vulnérable. Le poing du Iop percuta avec violence la pommette gauche du Sacrieur. Celle-ci éclata sous le choc répandant de l'hémoglobine sur son visage. Ahriman, sonné, tenta de se relever avant de sentir peser sur lui un regard lourd. Devant lui, un regard affamé. Un Mulou au pelage grisâtre se trouvait en face d'Ahriman. Il n'eut même pas le temps de réaliser ce qui lui arrivait. Une douleur. Aiguë. Son épaule gauche... La mâchoire la comprimait tandis que les dents jaunâtres du Mulou incisaient toujours plus ses chairs. L'Osamoda exaltait sa créature avec ses coups de fouet répétés, rythmique, comme une musique discordante. Il tenta de lutter... Son épaule s'engourdissait. Les tentacules s'affaissaient. Le noir le submergeait... "Je vais dormir un moment...". Et les ténèbres furent sur lui.

-Alors, très cher gardien, tu abandonnes la lutte ? tu abandonnes Mira ?

Ses mots frappèrent Ahriman et la lumière revint, il hurla un "NON !" emplis de colère et d'un léger soupçon de crainte. Il ne trahirait pas. Il ne pouvait pas faillir. Une rage nouvelle l'habita soudainement et son coeur s'embrasa dans la bataille. Ses muscles devinrent plus fort et son regard plus déterminé. Luttant contre la douleur, il saisit des deux mains la mâchoire inférieur du fauve et y appliqua une pression brutale. Un son ignoble s'ensuivit, celui de la chair et des os brisés. Le cri du Mulou résonna avec force dans le village en flamme. La bête, blessé, relacha sa morsure et recula pour inspecter sa blessure. Sa mâchoire pendait mollement, presque comiquement, retenu seulement par quelques liens de peau épars. Si la bête ne pouvait plus grogner, son regard, lui, était empli de haine. Elle chargea. Ahriman ne bougea pas, distinguant le son lourd des pas du Mulou comme au ralenti, il sourit. Deux voix dirent de concert :

-La colère est mauvaise conseillère...

Toutes griffes dehors, prêt à déchirer son ennemi, le Mulou bondit sur le Sacrieur. Un des tentacules se raffermit et s'enfonça d'un geste fluide et puissant dans le corps de l'animal. Il traversa les os et les muscles et ressortit avec, en sa pointe, un coeur aussi gros qu'une tête d'enfant.

-...et les Mulous se cachent pour mourir.

Le Sacrieur jeta négligemment du corps d'un geste, heurtant au passage l'Osamoda encore sous le choc. Le Iop était seul, le Sadida ayant fui et l'Osamoda semblant comateux. Ahriman rit comme un dément et envoya un coup de pied retourné dans le visage du Iop qui avait perdu sa belle détermination. L'adversaire heurta le sol et ne pu se relever, le pied d'Ahriman sur sa poitrine.

-J'implore votre clémence, messire Ahriman. J'étais dans l'erreur. Accordez moi votre grâce, je vous en supplie, dit le Iop, les yeux emplis de frayeur.
-Je ne me sens pas gracieux aujourd'hui, ver de terre.

Il ponctua sa phrase en brisant d'un coup sec le fémur droit de sa victime qui hurla de douleur.

-C'est extrêmement douloureux n'est-ce pas ? Essayons quelque chose d'autre... Ne t'inquiète pas, je ne te laisserai pas sombrer dans l'inconscience.

Le Sacrieur brisa chaque partie du corps du Iop se réjouissant de chacun de ses cris. Enfin, il se saisit de ce cadavre démantibulé et pris un des fragments de son épée puis grava à même sa chair morte le mot : JUSTICE. Les tentacules se rétractèrent et Ahriman se calma. Il remercia Thantalos, son Shushu, et s'adossa au muret de pierre avant de pleurer toutes les larmes de son corps en voyant ce spectacle de flamme. Ganesh le rejoignit et ne dit mot, par amitié pour cet homme. Ganesh regarda à droite et aperçu du mouvement et des gémissements. Il s'en approcha doucement la main sur un petit couteau.

Falco regardait le corps sans vie de l'Osamoda et se remémora la scène. L'Osamoda courait vers les plaines apeuré lorsqu'une des flèches du Crâ lui avait percé la jambe. Il avait, alors, commencé à hurler mais une seconde flèche avait mis fin à ses souffrances. L'action n'avait durer quelques battements de coeur. La souffrance était inutile, il avait payé de sa vie son crime et cela était suffisant. Il laissa aux Corbacs le soin de finir le travail. En rentrant dans le village incendié, il aperçu Ganesh au chevet d'un petit garçon et Ahriman qui était redevenu grave. Ganesh le vit et l'appela.

-Falco ! Cet enfant est blessé, il lui faut des soins d'urgence !

Ahriman regarda le Crâ et fit un non de la tête, Falco haussa un sourcil avant de comprendre au chevet du blessé. : la blessure était mortelle et incurable en l'état. L'enfant le regarda et ses yeux s'agrandirent :

-Papa, c'est toi ! J'ai mal, il faut que maman vienne me soigner !

Il s'approcha de lui et lui caressa les cheveux. L'enfant délirait. Il sortit son couteau de chasse. Ganesh observa le mouvement sans mot dire, à la fois horrifié et résigné... Il avait appris à faire confiance à l'expérience de guerrier du Crâ et du Sacrieur. Il détourna le regard.

-Papa est là, fiston. Maman est occupée pour le moment alors attend un peu. Pour passer le temps, dis moi ce que tu aimerais faire demain ?
-Ce que j'aimerai faire ? articula l'enfant, j'aimerai chasser le Tofu avec toi ou alors sauter sur le dos de Blanchette, la boufette du voisin.
-Nous ferons les deux et tant pis si nous embêtons le voisin, n'est-ce pas ?
dit Falco en lui coupant l'artère fémorale.
-Oui ! Et tu me raconteras l'histoire des bouftous célestes qui mangeaient les cheveux des Dieux ?
-Tu es courageux, bonhomme, c'est une histoire que l'on ne raconte qu'aux héros.

-Je suis un héros, Papa dit faiblement le garçon
-Tu es mon héros à moi.
-Je crois que je vais dormir un peu,
ajouta l'enfant le visage exsangue, à tout à l'heure, papa...
-A tout à l'heure, fils.


Loin de là, dans les champs de Cania, Nox absorbait le Wakfu du lâche Sadida. Ses noxines lui avait rapporté toute la scène de carnage et il avait vu cet enfant, semblable à son fils, recevoir une blessure de ronces empoisonnés au flanc droit. Nox ne toucherait pas à ses cibles aujourd'hui... Il était troublé... Et puis, ils devaient trouver le Dofus avant.

-Nous nous verrons bien assez tôt, mes petites bonbonnes de Wakfu.

Un visage gonflé d'humidité mais juvénile et l'image du garçon empoisonné surgissaient en flash dans son esprit. Une prairie en flamme. "Pourquoi nous as-tu abandonné ?". L'horloge de ma vie. Le cube. Mes chers petits. Galanthe. Des rires. Des cris de douleur et des morts.

-ASSEEZZZ !!!

Le hurlement de Nox résonna bien encore après qu'il eut disparu de l'océan herbeux de Cania.


Voici le premier chapitre de ma fan fiction terminé ! Toutefois, j'y reviendrais pour y faire quelques retouches. Bonne Lecture

Avec mes respects,

Tempus-Sanctus

PS : Débile est utilisé,ici, dans le sens de fragile.
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Réactions 38
Score : 927

Alors je trouve cela personnellement très bon!
Au niveau du style je lui trouve une certaine légèreté(arf je ne trouve pas de meilleur mot) dans le bon sens du terme, en effet tu ne part dans l'utilisation abusive de figure de style, je dirais mêmes que tes comparaisons et métaphores en plus d'être esthétique se justifie totalement dans leur usage et ne sont pas la juste pour faire jolie. Et le fait d'éviter des tournures trop lourde permet de mon point de vue au lecteur de se laisser emporter par le fil du récit.

Même si l'on a là qu'un court extrait de récit je pense pouvoir dire sans me tromper que tu réussis à faire ressentir les émotions du personnages, en effet je n'ai eu aucun mal à la lecture de ce texte à me laisser emporter par la peine,le vif éclat de joie à la vue de sa famille, les terreurs et la folie du personnage de Nox, en lisant ton texte. Après il ne reste qu'à continuer dans cette voie et voir si tu est capable de transformer l'essai.

Pour se qui est du scénario et de sa qualité on en voit encore trop peu pour pouvoir jugé, j'attends de voir comment tu va tourner la suite de la rencontre entre le célèbre Xélor et Tartuffo, Frisco et Marama.

P.S. : Cania s'écrit avec un C et non un K ^^

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Score : 158
Messire Leonarth,

J'apprécie vos remarques et continuerait sur la voix que je me suis fixé : offrir un essai suffisamment travaillé pour que les lecteurs puissent passer un moment agréable. Si tu t'en es rendu compte, je suis un dévoué serviteur de Nox et je craignais de mal retranscrire son psyché.

Je pense que ma méthode de travail m'aide grandement dans mon écriture (je m'imagine la scène comme étant tourné en animé, sauf qu'à la différence d'Ankama, je n'ai pas de limites en terme de gore et autre petite joyeuseté. Je trouve que le titre de mon chapitre illustre bien ce qui va s'y dérouler... Vive le Deus Ex machina, chose que je hais et adore à la fois.

Avec mes respects,

Tempus-Sanctus

PS : Le premier chapitre sera régulièrement mis à jour aussi, je conseille donc aux lecteurs de toujours regarder le premier post.
PS² : Le chapitre 1 a subi une lourde édition, bonne lecture.
PS 3 : Je pense que je vais devoir faire ma pub, honteux flood... T_T
 
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Score : 788

J'adore(deuxieme fan-fcition classique auquel me suis pas endormis un record!)Sa change des fan-fcition(meme si ces fan-fcition en rapport avec wakfu ne compt pas.Vuq ue les personne on été tiré d'une serie.Et qu'on raconte leur passé et ect.)Bref je vois pas l'interet de faire une fan-fcition sur la serie wakfu vu que c'est toujour le meme sujet Pinpin et eva ou la saison 2!Toi par contre ta pris Nox qui sa change.Bref continu!

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Score : 927

Hmm franchement la deuxième partie est toujours aussi bonne le quotidien d'aventurier des 3 autres personnages est bien retranscrit et il semble avoir chacun un caractère bien à eux.
En tout cas la suite des évènements semble s'annoncer des plus intéressante mais s'il rencontre Nox dès le prochain village j'ai peur que cela finisse trop vite et arf ce serait dommage^^!
Par contre tu narre bien la rencontre entre Nox et ceux qui deviendront ses 3 pantins? Car si c'est le cas tu as changé leur nom, est-ce volontaire? et si c'est le cas il faudra expliqué leur changement de nom à mon avis^^.

Voilà en tout cas je souhaite que ça continu de plus belle^^

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Score : 158
Bonsoir Messire Leonarth,

Sache juste que l'histoire prendra un rythme plus sombre à partir de maintenant et que nos trois héros révéleront une facette de leur personnalité bien plus mature. Ensuite, je te promets que tout est calculé et que s'il rencontre Nox... Enfin, relis donc le titre, il t'éclairera. Ensuite pour les noms, j'ai effectivement changé par volonté pure : Ahriman est un esprit malfaisant chez les perses, l'adversaire ou l'imposteur. Connaitrais tu une pièce de théâtre de Molière qui est imposteur dans son titre ? Pour le reste, Mara(ma) est un esprit démoniaque et je voulais mettre en opposition le nom de Ganesh, dieu du savoir chez les Hindous. Enfin, pour Frisco, il s'agit plus d'un jeu d'allitérations en F en puisant dans le latin : Frisco = Falco Falx (Falco, le faucon, Falx, la faucille, la faux).

Les noms que j'ai choisi sont les logiques dans les noms de Nox, mais lui les nommera à partir d'autre découvertes... Je ne suis pas Nox. Seul Tartufo peut être lié au titre du chapitre. Enfin, j'aimerai ajouté que les chapitres concernant les trois pantins ne sont en réalité qu'une partie de la fiction. 100 ans d'histoire ne se limitent pas à cela bien qu'il est vrai que cet évènement m'occupera longtemps.

Respectueusement,

Tempus-Sanctus


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Score : 927

Alors j'ai terminé de lire le chapitre et c'est juste génial!
La scène de combat malgré que ce ne soit que des mots est impressionnante et malgré son extrême violence elle ne choque pas.
Quant au passage du petit garçon tu nous fait sentir le tragique de la scène simplement et sans tomber dans le mélodrame.
Donc chapeau l'artiste et j'attends impatiemment le prochain chapitre!

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Score : 704

Enfin une fan fiction qui soit assez bonne pour chasser ma perpétuelle flemme de poster ! biggrin Il faut dire qu'en voyant ta très juste intervention dans la fiction de LilyChoco, je me disais qu'un tel sens critique et une telle façon de s'exprimer ne pouvait donner lieu qu'à une excellente fic. Je ne me suis pas trompée puisque j'ai été charmée dès les premières lignes, j'adore ce genre d'ambiance sombre par laquelle tu commences. ^^ Je vais faire un effort et tenter d'écrire un post constructif et argumenté pour ne pas me contenter lâchement de dire que j'aime sans développer un peu. ^^

Tu as ton style à toi, c'est indéniable, et tu fais preuve d'une telle aisance dans la façon de narrer, sans être lourd comme certain écrits peuvent l'être, qu'on a juste à lire et se laisser emporter. Tu emploie un registre plutôt tragique qui retranscrit bien le personnage de Nox et son histoire (et puis j'aime le tragique tongue). En parlant de l'histoire, il faut reconnaître que oui, c'est original, bien construit et captivant quoi. happy Et puis, forcément, rajouter un peu de "gore" mais pas trop, ça donne un bon coup de réalisme (et de maturité) très agréable, notamment la scène avec l'enfant qui montre que le monde est dur et pas toujours tout beau tout rose comme on pourrait le croire en regardant la série (pis moi j'aime le sang xD). Bref, tu as su faire le bon dosage pour donner vie à cette histoire, alors pas d'inquiétude, tu interprètes à merveille notre Xelor préféré. smile

Mais bien sûr, si excellente soit-elle, une fic a toujours ses défauts. J'en ai remarqué quelques uns, qui n'enlèvent rien à ce que j'ai dit plus haut, mais ça aide toujours de savoir ce qu'on peut améliorer.
Pour commencer Sacrieur est une DEESSE ! Le pronom "il" est donc peu adaptée pour la qualifier. Excuse-moi de commencer par ce détail mais je suis assez pointilleuse sur les Sacrieurs. biggrin
Ensuite, j'ai remarqué que tu fais parfois des phrases un peu longues, parfois un point ferait du bien, même si heureusement les virgules sont là pour aérer.wink
Attention également aux répétitions, par exemple le mot "tentacule" que tu emploie pas mal pendant le combat, ça a tendance à alourdir ton texte si léger, ce serait dommage. smile
Dernière chose, concernant les combats, je trouve que ça manque de ponctuation et à nouveau on a des phrases plutôt longues. Vu que pendant une scène de combat, tout se passe très vite, on s'attend en général à ce que le rythme du récit s'accélère, que ce soit moins "tranquille", ça débouche généralement sur des propositions plus courtes, ce qui n'est pas toujours le cas ici. Après à chacun son style bien sûr. ^^

Voilà, je n'ai rien noté d'autre, tu peux en revanche me noter comme une de tes lectrices, je vais bien évidemment suivre jusqu'au bout maintenant que ça a si bien commencé !
Sinon, une question qui m'est venue à la fin de ma lecture, tu as l'air plutôt expérimenté, tu as déjà écrit des fictions auparavant ?

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Score : 158
Bonsoir,

Dame Flora, c'est avec plaisir que j'ai lu votre commentaire car son argumentation est justifié. De plus, j'avais moi-même relevé cette "mollesse" dans le combat et j'avais prévu d'ajouter plus de phrases nominales ou simplement courtes. Pour la longueur des phrases, mes parents et mes professeurs de français m'ont déjà fait cette remarque récurrente (à croire que c'est une tare ^^) et je te remercie de le souligner, un auteur n'est jamais parfait et ne peut que s'améliorer (ou se détériorer mais je ne parle pas de malheurs).

Les répétitions, Bloody Hell, sont mes bêtes noires, mes Némésis, mes Bisounours en costume du soir et cela depuis que je fais des rédactions. Heureusement, j'ai un certain souci du détail qui me fait lire, relire et encore relire mes travaux afin de les décortiquer et de les corriger (la phase sur le combat est une des parties que j'ai omis de décortiquer). Enfin, pour répondre à ta question, je dois t'avouer que non je n'ai pas fait de fiction auparavant bien que j'ai tenté une ébauche de roman que je n'ai pas encore jeté (je l'ai sur Format Odt sur mon PC Portable). Mon "expérience" me vient du fait que je suis un lecteur vorace et un fervent partisan de l'Heroic-Fantasy qui a trouvé son maître en la personne de feu David Gemmell. Je fais souvent référence à lui car sa maîtrise de l'écriture m'a plongé dans des délices que je n'aurai pas cru (le passage sur le petit garçon lui est dédié).

Pour finir, je vous remercie de me suivre, Dame Flora, il est toujours plaisant de savoir que son travail est apprécié et d'autant plus par des personnes qui émettent des critiques constructives. Je tiens cependant à préciser une chose, j'ai remarqué que,dans de nombreuses fan fictions, les fans influençaient l'auteur sur son scénario, sur qui devait revivre ou mourir : il est hors de question que je me plie à cela, j'écris pour votre plaisir mais je ne m'écarterai pas de la route que je me suis fixé. Il s'agit d'une prévention pour éviter tout débats horripilants sur ce sujet. A bon entendeur.

Avec mes respects et mes remerciements,

Tempus-Sanctus


PS : J'ai fait quelques retouches et je pense avoir dynamisé le combat.
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Score : 2682

Je trouve que ta fan-fic' est très bien, j'espere que tu vas en faire longtemps (un 78 page ça irait? wink)

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Score : 158
Bonsoir,

Un message plutôt court aujourd'hui, simplement pour vous remercier de lire cette fan fiction qui ne serait rien sans votre soutien, je déplore cependant le fait que de nombreuses personnes semblent lire sans prendre la peine d'exposer leurs avis. Un avis qui n'a pas forcement besoin d'être argumenté (comme l'a fait Stirio) et qui me ferait plaisir car j'écris avant tout pour être lu et faire plaisir aux personnes qui aiment la lecture.

Ensuite, je souhaite vous prévenir que le scénario du second chapitre, s'il est bien avancé, mérite que je le peaufine encore. Le dosage entre trop en dire et en dire trop peu n'est pas si aisé, surtout que je voudrais que l'histoire de nos héros durent suffisamment longtemps avant que je n'embraye sur autre chose. Je vous fait patienter mais c'est par égard pour vous ^^.

Enfin, j'aimerai souligné quelque chose qui ne frappe pas forcément tout de suite mais les noms que j'emploie ne sont jamais innocents. Observez bien, les noms que j'emploie sont généralement révélateur de beaucoup de choses. Ce sont également des jeux de mots avec des choses de l'ordre du connu, plus souvent de la mythologie. D'ailleurs, je défie quiconque de m'exposer l'origine de Thantalos. Une fusion de deux noms d'une certaine mythologie. L'interprétation que l'on peut en faire est assez intéressante mais encore faut-il la trouver.

Avec mes respects et mes remerciements sincères,

Tempus-Sanctus
 
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Score : 2682

Je trouve que le nom ahriman saute au yeux
Si j'ai pas perdu la main sur mes livres, je dirais que c'est le dieu du mal dans la pythologie babylonienne, et je pense qu'il y aussi un rapport avec les tentancules (le mal qui étend ses tentacules X))

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Score : 927

De rien c'est aussi un plaisir de te lire ^^!

Sinon pour l'attente jusqu'au 2e chapitre tant que c'est pour l'améliorer l'on ne saurait s'en plaindre.

Par contre pour le nom que tu donne c'est le futur nom d'un autre perso?
Et sinon pour le mix de 2 noms de personnage mythologique je dirais que Thantalos=Thanatos+Tantale après pour ce qui est de l'interprétation du nom Thanatos est la personnification de la mort donc peut-être un personnage dangereux? Pour Tantale, si tant est que ma supposition est exact, reste à savoir si tu y fais référence pour son supplice ou pour son désir de tester les dieux en leur faisant manger son fils, en tout cas si c'est un futur perso j'ai le pressentiment qu'il risque d'être intéressant.

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Score : 2682

Je ne suis pas très representatif sur mes inspirations et appreciation...
Enfin bon, je pense que tes ecrits sont parfaits. Tu as un réel talent de narration et d'écriture.
Sur ce, Bonne soirée et que morphée vous garde auprès de lui X)

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Score : 158
Chapitre 2 : "Jusqu'à ce que les étoiles tombent en poussière"

Falco observait le ciel rougeoyant du crépuscule et caressa sa cicatrice d'un air presque affectueux, seul vestige d'un passé bien sombre. Le vent qu'il trouvait si apaisant au soleil était écrasant, oppressant à la nuit tombée. Falco n'était pas heureux. Il ne se souvenait pas l'avoir jamais été, d'avoir jamais senti ce sentiment d'extase et de plénitude que tant de personnes semblaient posséder. Falco était un tueur et tout ce qu'il touchait se mettait à dépérir avant de retourner à la poussière... Deux visages indistincts se formèrent dans son esprit, des ombres de souvenirs heureux. Falco sourit et voulut les toucher mais ceux-ci se consumèrent, brulèrent vif, sous l'oeil calme du Crâ. Tandis que ses souvenirs mourraient, un oeil apparut derrière ses ombres, un oeil blanc et triste. L'expression de l'archer ne changea pas mais une larme coula de son oeil mort avant de disparaître dans sa chevelure. "A tout à l'heure, fils".

Ganesh entra dans une des masures fumantes et il faillit vomir. L'odeur de chair calciné était si forte qu'il dû sortir avant de retomber à genoux devant le seuil de l'habitation. Il prit son Havre-Sac et y prit une petite fiole scellée à la cire et contenant un liquide orangé. Il en ôta le sceau et le liquide se mua en gaz au contact de l'air. Il huma l'étrange fragrance et sentit que peu à peu son odorat s'en allait. Il retourna alors dans la ruine, esquivant au passage une poutre fragilisé par les flammes, il s'approcha d'une salle qui semblait être une chambre et là, il vit un spectacle que nul homme, nulle femme, nul enfant, nul être de chair n'aurait dû voir. Une femme à moitié brûlée était allongée sur un lit, elle avait été lacérée de part en part de petites entailles puis violée par les hommes qui se trouvaient là. Ganesh détourna le regard et vomit face à ce spectacle immonde. Il ne pu concevoir pareille chose... Quelle horreur ! Il entendit un gémissement et son coeur manqua un battement. Il releva la tête avec lenteur et lorsque ses yeux se posèrent sur la silhouette mutilée de la femme, il vit qu'elle n'était pas morte. Ses yeux s'écarquillèrent et il voulut s'approcher mais une main sur son épaule l'en empêcha. Surpris, il se retourna avant d'apercevoir la peau pâle d'Ahriman.

- Il faut la sauver ! Il faut l'emmener voir un docteur ! il faut...
hurla Ganesh
- Non, prêtre. Ce serait une malédiction que nous lui infligerions. l'interrompit le Sacrieur, Thantalos, prête moi ton pouvoir.
- Avec plaisir. susurra le Shushu.

Une aura noire entoura la main droite d'Ahriman et il s'avança vers la jeune femme qui gémissait de douleur. Ganesh regarda, incrédule et horrifié, son compagnon. Ahriman posa sa main sur la poitrine de la femme qui ne réagit pas. L'énergie noire se déplaça vers son visage et pénétra ses narines et sa gorge. Le battement de coeur lent de la femme mutilée sembla ralentir encore avant de s'arrêter complètement. Le Sacrieur regarda Ganesh qui était à genoux et le prit par la taille avant de l'emmener dehors. Lorsqu'il le reposa sur l'herbe brunit par les flammes, il semblait tétanique et incapable de parler.

- Ganesh, relève-toi. Regarde donc le monde réel et cesse de te voiler la face. Le monde des Douze n'est pas un vaste champ de fleur où les peuples vivent en paix. Le monde des Douze n'est pas habité que par les gentils Bontariens et les méchants Brakmariens. Le monde est, comme tu le vois, imprévisible et implacable, et ceux qui ne le comprennent pas périssent. Il n'y a jamais eu de lutte entre le Bien et le Mal, il n'y a que le Chaos. Alors, relève toi maintenant ! hurla le Sacrieur
- Comment des hommes ont-ils pu commettre pareilles atrocités ?
balbutia le Féca
- Parce qu'ils en ont le pouvoir, ils sont fort et obtiennent par la force ce qu'il ne peuvent obtenir par d'autres manières. Nous sommes tous soumis à cela que nous soyons pères de familles, prêtres ou saints. Ces hommes que nous avons tué étaient peut-être des pères aimant et des maris exemplaires mais lorsqu'ils ont gouté au pouvoir, ils se sont pervertis. Le monde est ainsi fait, nous ne sommes que des créatures soumis à leurs instincts les plus bestiaux. C'est à nous de les réprimer. Lève-toi et partons, la journée a été assez éprouvante et je ne veux pas dormir au milieu de ce cimetière. dit le Sacrieur en partant.
- Ahriman ! appela le Féca
- Oui ?
- Tu connaissais cette femme ?
- Oui,
dit-il tristement, elle s'appelait Mira.

***
[/i]
Une pièce sombre et des cliquetis nombreux. De la chair arrachée et du sang sur une armure. Nox s'agitait autour d'un corps comme un enfant qui découvre un nouveau jouet. Il usait de petits cristaux bleutés qu'il implantait dans les diverses coupures qui parsemait ce cadavre. Un corps si hideux qu'il en était révulsant, il ne restait que peu de chair sur cette créature : des rouages de sang servaient d'articulations, les tendons avaient servis de sutures pour recoudre un visage mort et meurtrie. Nox se mit à rire en admirant sa créature. Il se remémora des moments heureux devant cet amas de chair et de rouage, il se rappela sa journée à la plage et comment ses tout petits souriaient... Ils courraient vers la mer et sa femme, sa chère Galanthe, semblait les prévenir. Il voyait ses lèvres bougées mais n'entendait rien. Elle finit par leur courir après en riant. La mer monta. De plus en plus. Et comme s'ils avaient été de sable fin, les membres de sa famille se désagrégèrent avec des yeux emplis de peur. Nox rit tristement :

- Papa, ne vous abandonnera pas. Papa, vous serrera dans ses bras et nous serons de nouveau ensemble. Je vous montrerai d'autres marionnettes et vous rirez. Oui vous rirez ! J'entendrai vos voix douces, chaudes et apaisantes et vous serez de nouveau à moi pour l'éternité ! Mes enfants, chair de ma chair, je ne laisserai plus le Dé du destin nous séparer
, dit-il en regardant le Cube. Je redeviendrai le maître de ma vie. Je créerai Chaos, Mort et Désespoir si je peux vous ramener à la vie. Le monde n'est rien sans vous et il ne mérite pas de vivre sans vous... Papa, vous sauvera... Je vis pour vous préserver de moi. Je continuerai de lutter jusqu'à ce que je tombe, jusqu'à la Mort éteigne la lumière de mes yeux... Je vous aimerai jusqu'à ce que les étoiles tombent en poussière...


Nox tomba au sol et hurla. Il se dégoutait, il poursuivait une chimère et il le savait mais que lui restait-il ? Cette chimère, cette irréalité, ce rêve, ce vent dans le vide était la seule chose qui l'empêchait de mourir seul et dans le noir. Mourir seul ? Quel doux euphémisme... On vit en société mais on meurt toujours seul. Nox se mit à pleurer et se demanda s'il devait continuer à suivre cette chimère, s'il ne devrait pas en finir ici et maintenant. Il regarda son armure, ses bandages. Ce serait si facile, il lui suffisait d'enlever ses camisoles et de laisser le vent le porter vers la Mort. Il tendit la main vers ses bandages. Il les prit dans sa main robotique et...

- N'abandonne pas, Noximilien, je serai toujours là pour toi. Avec mes pouvoirs, ta famille te sera rendu et tu redeviendras l'homme que tu fus jadis.

Le Xélor arrêta son geste et observa le Cube et se mit à rire. Quelle idée stupide il avait eu de vouloir se tuer. Le Cube était son ami, jamais il ne le trahirait, jamais il ne mentirait... Mais le Cube devait avoir du Wakfu. Toujours plus. Il prit une de ses Noxines, elle était gavée de Wakfu. Son ami méritait plus de Wakfu mais il devait d'abord donnez vie à son enfant. Il mit la mouche de Wakfu sur la créature de chair et de métal qui s'empressa de vider l'énergie dans ce corps inanimé. Un flux bleu circula le long des rouages et les multiples cristaux se mirent à scintiller de milles feux. La chose se leva instantanément, mécaniquement, incroyablement vive. Du fond de ses orbites vides, deux taches jaunes s'animèrent avant de devenir deux points fixes et sans vie. Nox observa sa création et caressa affectueusement les courbes hideuses de l'être cybernétique.

- Mon cher Vargas, l'horloger que je suis ne sera plus jamais en retard sur ses dettes puisque vous ne me les demanderez plus.
plaisanta Nox, Allez très cher usurier, il est temps de devenir l'Ogre dévoreur maintenant. Récoltez autant de Wakfu que vous le pouvez et amusez vous. Cependant, ne touchez pas à ces trois là, dit-il en désignant une Loupe-Temps, ils doivent d'abord faire quelque chose pour moi...

La créature ne dit mot mais se leva dans un cliquetis de rouages en marche et quitta l'Horloge avec un effroyable sourire. Nox regarda par le hublot de sa prison et pensa :

- "Et voici l'histoire de Vargas, le terrible Ogre prêteur sur gages..."

***
[i]Huggy se baladait dans les rues d'Astrub, le visage encapuchonné par une tunique noire, le rendant pareil à un mendiant. Huggy sourit en voyant que les gens l'ignoraient superbement ou ne lui accordaient qu'un sourire méprisant. Astrub, cité de la vanité. Huggy trébucha sur une des multiples aspérités de la chaussée déformée des bas quartiers et se rattrapa au manteau d'un passant; tout habillé de fils d'argent. Celui-ci s'offensa vivement qu'un être aussi misérable, et d'une crasse si visible, l'ait touché et repoussa sans ménagement le mendiant. Huggy tomba, alors, face contre terre et le riche passant s'en alla prestement. Huggy se releva et observa la lourde bourse de cuir dans sa main droite, il en vida le contenu dans une autre de couleur noire et jeta celle de l'homme. On pouvait faire valoir ses droits sur une sacoche mais sur des Kamas... Rien ne ressemble plus à une pièce qu'une autre, n'est-ce pas ? Huggy ouvrit ses deux mains, les doigts écartés, et replia chacun de ses doigts avec régularité. Une seconde, un doigt... Trois, deux, un... Un mouvement de panique naquit plus haut dans la rue, un homme était étalé sur la chaussée, les lèvres noires et les yeux révulsés, recroquevillé en position foetale. Un homme habillé de fils d'argent. Huggy alla contre le courant de la foule et sourit. Astrub, ville des vices.

Ganesh et Ahriman arrivèrent face à la porte Nord d'Astrub, les voyageurs y affluaient, comme les mouches sur du fumier frais. Les hautes murailles de pierre scintillaient au soleil comme des miroirs d'argent. Les gardes pareil à des statues ne bougeaient pas et observaient fixement le lointain, droit comme des piquets. Ahriman observa son compagnon et vit qu'il était soucieux. Il s'apprêta à lui demander pourquoi lorsqu'un officier les arrêta. Il était imposant et armé d'une épée bâtarde, son visage rugueux et sa barbe mal taillée montrait qu'il n'était pas payé comme il le devrait. Un sourire suffisant sur les lèvres, il leur dit pompeusement :

- Alors les bouseux, on pense pouvoir entrer dans Astrub la Grande, habillé comme des va-nu-pieds ? Il y a suffisamment de mendiants dans cette ville pour ne pas en introduire deux de plus.
- Je n'aurai jamais cru qu'une espèce de Bwork en armure, brillant comme un miroir de bordel, me parlerait un jour sur ce ton. Ecoute mon grand, tu m'as l'air d'être plus bête que méchant alors laisse nous passez sans faire d'histoire, il serait dommage que je ne doive te briser les os. dit Ahriman.
- Un bouseux avec de la répartie ? Je ne pense pas que tu... commença l'officier.

Le poing partit comme une flèche, si puissant qu'il fit décoller du sol l'homme et son armure. L'homme continua sa trajectoire sur trois mètres avant de retomber lourdement au sol. Il se releva rapidement et cracha du sang, ses yeux se brouillèrent dans la rage et il hurla un ordre à des archers Crâs, postés sur les remparts, qui tirèrent sur Ahriman dans la seconde. Le Sacrieur se dit qu'il allait devoir libérer son Shushu lorsqu'une ombre passa devant lui. Une ombre immense. Les projectiles magiques filèrent vivement vers ce nouvel adversaire et explosèrent. Un lourd nuage de fumée se forma. Lorsqu'il se dissipa, on aperçu alors un bouclier de métal et d'or d'une taille gigantesque. Un être aux cheveux bleus sortit de derrière l'imposant pavois et le fit disparaître. Ganesh prit une fiole bleu dans son Havre-Sac et versa le contenu sur ses vêtements. Les habits élimés devinrent éclatant et de guenilles, on vit apparaître pourpoint pourpre et chausses sombres ainsi que des chaussures d'un cuir d'excellente facture. Ahriman regarda son ami et partit d'un grand rire et lui posa la main sur l'épaule :

- Tu m'étonneras toujours, prêtre. Féca ne pouvait pas trouver mieux que toi pour lui servir de voix. Ton sens du théâtre est impressionnant. D'ailleurs, je t'en dois une, partenaire.
- Je t'en prie, Ahriman, c'est toujours un plaisir de sauver ton gros cul de Sacrieur.
dit le Féca en riant avec son ami.
- Pourquoi portes tu cet accoutrement ? questionna Ahriman.
- Les gens d'Astrub sont assez crétins au fond. Aussi, leur offrir du luxe et du folklore les étonnera toujours plus que de les...
- Emasculer ?
- Si tu veux. D'ailleurs, regarde notre ami le Bwork semble avoir perdu le peu de neurones qui lui restait.


L'officier était livide, ses yeux étaient hagards et sa peau transpirait comme un Porkass en plein soleil. Il n'arrivait pas à réaliser qui se trouvait devant lui. Il ne pouvait pas le réaliser car le faire serait se créer des scénarios catastrophes allant de la simple dégradation à la décapitation joyeuse. Sa respiration et ses battements se firent plus rapide. il devait faire quelque chose. Il devait...

- Mon seigneur Ganesh, quel plaisir de voir le haut-prêtre de Féca visiter notre bonne ville d'Astrub. Puis-je faire quelque chose pour vous être agréable ?
dit l'officier mielleusement.
- Je pense que vous taire et décamper d'ici serait une idée tout à fait raisonnable. Il vous reste environ... deux minutes, avant que je ne décide de vous faire exécuter. dit négligemment Ganesh.
- Que... Vous... enfin... Je... balbutia le garde, apeuré.
- Plus qu'une minute...

L'officier décampa sans demander son reste, tombant au passage deux fois dans un bruit de conserve qui s'entrechoque. Les passant s'inclinèrent sur le passage de Ganesh et d'Ahriman. Un rictus de dégoût déforma le visage du haut-prêtre. Il détestait la flagornerie ! Ahriman murmura à l'oreille de son ami :

- Je comprends pourquoi Falco n'a pas voulu nous accompagner. Niveau discrétion, on se pose là.
- La faute à qui ?


Ahriman ne répondit pas mais son rire résonna longtemps dans tout Astrub.
Falco le Crâ se cachait aux abords d'une des grandes artères de la ville. Il était entré par la muraille Ouest qui était la plus vétuste des murailles d'Astrub la Grande. Les prises y étaient nombreuses et donc l'escalade facile. Le mortier se détachant par endroit, il y avait peu de gardes et déjoué leurs surveillances fut aussi facile que de tordre le cou à un Chacha anémique. Il avait serpenté de ruelle en ruelle pour éviter de se faire repérer par les miliciens et autres gardes. La discrétion était une obligation... Il arriva jusqu'aux abords de la statue de Sram et vit que de nombreux passants tournaient autour admirant la finesse de la statue, la qualité de l'ouvrage... et priaient. Falco sourit, il ne comprendrait jamais le fait que l'on puisse perdre son temps à regarder une statue de la Mort corrodée par les fientes de Corbacs. Me fait que les gens prient Sram ne l'étonna guère, chacun désirait la mort de son voisin pour peu que cela lui rapporte. Il s'approcha d'une des des débouchés de la ruelle dans laquelle il se trouvait et prit son arc d'ébène. Il visa une des enseignes d'un magasin et tira. La flèche trancha la charnière avec précision. L'enseigne tomba sur le commerçant qui comptait son argent avec beaucoup de minutie, les yeux avides. Etrange pour un Osamoda ? Pas à Astrub. L'enseigne représentant un Tofu Albinos estourbit l'Osamoda qui s'étala sur la route. Un mouvement de foule se créa et tel un troupeau de Bouftous dociles et grégaires, ils se dirigèrent tous pour voir l'homme assommé. Falco profita du chaos ambiant pour s'approcher de la statue de Sram. Il donna quelques coups sur le marbre selon un rythme mille fois appris. Une trappe s'ouvrit mais il ne le sut seulement que grâce au son caractéristique de l'ouverture de celle-ci. En effet, un sortilège d'illusion empêchait de voir la trappe, qu'elle soit ouverte ou fermée. Falco tâta la pierre et trouva une zone de vide, une zone où sa main semblait s'enfonçait dans la statue. Il s'y engouffra et la trappe se referma. Il descendit un escalier. Un long escalier. Interminable. Il déboucha finalement sur une salle recouvertes de diverses armes, éclairé seulement par quelques torches.

Une lame jaillit vers sa gorge, dard mortel. Il ne pu que parer l'attaque avec son gantelet droit. Le coup dévié, il s'écarta promptement. Il dégaina son arc, prêt à tirer, lorsque deux poignards ôtèrent de ses mains la précieuse arme. Elles allèrent se planter dans le bois et ne stoppèrent leurs courses qu'en heurtant un pilier de pierre massif. Le Crâ semblait désarmer. Semblait. Falco tira de ses bottes deux lames courtes. Il se prépara à la prochaine attaque. Elle vint de derrière. Une lame de rasoir jaillit vers son abdomen mais il brisa la lame fine d'un revers de main et donna un coup de pied à l'ombre. Un Sram. Il s'était rendu invisible. A l'oeil. Falco ferma le sien et ouvrit son esprit. Il pouvait percevoir son ennemi ! Elle n'était qu(une vague forme bleuâtre. La forme humanoïde l'attaqua de face mais il chargea avant. L'ombre parut sourire. Une explosion survint alors que le Crâ s'élançait, le jetant au sol. La forme s'approcha de lui, triomphante. Falco regarda par voie spirite son arc et le força à se transformer. L'arme se mua en une sorte de pilier incandescent, couvertes de runes semblant rougeoyer. L'ombre s'arrêta, perplexe. Falco lança une de ses lames sur le support d'une des torches. Elle chuta. Elle heurta le pilier qui s'embrasa. Le pilier, rouge vif dorénavant, lança une langue de feu qui propulsa l'ombre contre un mur. Le Sram apparu, encapuchonné. Falco sauta sur son adversaire qui sortit une ultime lame de sa manche. Falco posa sa lame sur la gorge du Sram. Le Sram sur les parties du Crâ.

- Je suppose que c'est un match nul. dit le Crâ
- Exact, même si cette lame n'est pas empoisonnée. répondit lugubrement le Sram
- Je considère comme une défaite le fait de repartir sans ça. plaisanta Falco en rangeant sa lame
- Heureux de te revoir, petite archère. répondit-il en faisant de même.
- Ce cher Huggy Jackson, toujours aussi subtil. dit Falco Falx en massant son épaule.
- J'appelle cela de la psychologie Sram.

Huggy se releva et serra le poignet de l'archer. Falco fit de même et alla chercher son arc. Il en ôta les couteaux et les entailles disparurent. Tout en remettant son arme sur son dos, il dit :

- J'ai besoin de tes lumières, mon ami.
- Et moi qui croyait que c'était pour le plaisir de ma compagnie.
- Dis moi ce que c'est que ça, je t'en prie.
dit-il en lançant une broche en or.

Le Sram la rattrapa avec dextérité et observa avec minutie l'objet. Il fronça les sourcils sous sa capuche et demanda :

- Où as tu trouver cela ? C'est un blason de l'Ordre des Chevaliers protecteurs d'Astrub !
- J'ai ramassé ça sur le corps d'un Osamoda aux alentours du village de Rytram.
- Alors les rumeurs étaient fondées... mon ami, tu dois savoir que cet Ordre est le plus dangereux, ici, à Astrub mais c'est également le plus respecté parce qu'il aide les riches en tuant leurs adversaires. Leur titre ronflant n'est qu'une façade et si ce que tu me dis est vrai, ils sont les auteurs du carnage de Rytram.
- Tu es déjà au courant ?
- Petit, sache que c'est mon travail. Plus sérieusement, si les chevaliers apprennent que vous êtes responsables de la mort de leurs "nobles" chevaliers. Vous allez avoir du mal à circuler. Surtout toi...
- Je sais.
- Je dois te le dire mon ami mais Il est ici... à Astrub.


Falco devint livide et ses souvenirs rejaillirent en chaos dans son esprit. Des cris et un amour qui s'éteint. Un homme d'une beauté incomparable et une tristesse absolue. Le Crâ acquiesça et s'en alla. Huggy resta seul avec la broche entre ses mains. Il regarda son reflet dans la broche et murmura :

-Ne fais rien de stupide, mon ami.

Voici la fin du chapitre 2. Je suis impatient de lire vos commentaires.

Avec mes respects,

Tempus-Sanctus

PS : Pour l'anecdote : j'écris toujours sur la même musique. Live To Win de Paul Stanley, c'est une musique énergique qui m'aide à écrire.


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Score : 148

Les mots me manquent... Tu as un réel talent, c'est tout simplement magnifique!
"Il n'y a jamais eu de lutte entre le Bien et le Mal, il n'y a que le Chaos." ça m'a vraiment marqué, cette phrase.

Très belle fan-fiction!

p-s
: quelle est cette musique?

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Score : 927

Alors dans ce deuxième chapitre ton style se fait un peu plus dur et cru encore, et cela permet bien de montré la tragédie du destin des différents personnages.
De plus tu commence à bien développer la psychologie de tes personnages ce qui les rend d'autant plus intéressant, j'apprécie vraiment que malgré que ce ne soit qu'une fan-fiction tu traite ton histoire avec autant de profondeur je ne peut que te recommander de continuer ainsi.

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Score : 158
Bonsoir,

Bien qu'il soit tard, j'annonce la fin du chapitre 2. j'espère voir de nombreux commentaires et pouvoir lire vos avis pour pouvoir améliorer ma prose. Amusez vous et j'espère vous faire plaisir par mon travail.

Respectueusement,

Tempus-Sanctus
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Score : 2682

Continue j'en suis accro *-*
Et sache que ta competence pour écrire ta fan-fic' sont phénomenales

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Score : 704

Ah j'avais pas encore posté ?! Youps j'ai dû avoir une crise de flemme à la fin de ma lecture. biggrin

Apparemment, pour l'instant tout tourne autour des trois personnages "futur marionnettes de Nox", et au final Nox on le voit pas tant que ça. ^^ Mais dans la série au début on le voyait assez peu, donc ce n'est pas gênant du moment qu'on le voit plus après. Et puis les petits passages où on le voit sont toujours aussi émouvants et armés d'un sadisme exquis. ^^
On découvre donc la mentalité de nos 3 héros, leur façon de se comporter, et la fin est bien intrigante. ^^

Enfin,toujours aussi captivant, j'aurais juste une ou deux remarques à faire, encore une fois j'ai vu quelques répétitions, cette fois dans le paragraphe où ce Huggyse balade dans dans Astrub et fait ses emplettes, tu répètes beaucoup de fois son prénom justement, pense à alterner les pronoms pour ne pas que ça devienne lourd.
Ensuite concernant le combat, je sais pas comment l'expliquer, mais j'ai l'impression que tu es moins à l'aise, à moins que ce ne soit ton style, mais j'aime moins que les autres scènes, va savoir pourquoi ^^ peut-être un manque de sang

Sinon... à quand la suite ? ^^

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