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[PRESSE] L'Aurore

Par Hvnter44#3675 12 Juin 2021 - 19:55:24
"Quand fera-t-il jour camarade ?"
L'AURORE
I ère édition - 12 Juinssidor 

Sommaire :

->
 Lancement de l'Aurore : Qui sommes-nous ?

-> Tribune Brâkmar : Syndicalisme, l'espoir de la classe populaire ? 



Lancement de l'Aurore
----------Qui sommes-nous ?----------
- Rédaction de l'Aurore -
 
"Le Monde des Douzes, grande personne, a le droit à la vérité".
Et l'Aurore est au service de cette vérité : nous sommes un hebdomadaire politique basé en Nouvelle-Bermuda, à Saharach, là où aucune pression politique émanant des nations ou des ploutocrates ne peut nous atteindre. 

Nous sommes un journal pour le peuple, écrit par le peuple, et financé par le peuple : la seule rémunération que recevra nos rédacteurs et journalistes sera l'argent que vous décidez de dépenser dans notre papier ; seuls nos lecteurs peuvent nous acheter, et nous mettons un point d'honneur à toujours être au plus proche de vous.

Nous sommes porteurs d'un message d'optimisme, pour montrer aux puissants que nous pouvons les faire tomber par un journalisme libre et indépendant : nous rejoindre, c'est permettre à une information plus libre d'être au premier plan. Nous souhaitons créer un lien solide entre vous et notre plume, et nous comptons sur vos retours et votre engagement pour construire plus grand et voir plus loin.

Nous souhaitons présenter, à travers l'Aurore, des enquêtes et des analyses politiques sur ce qui se déroule dans le monde ; pour que plus aucun tyran ne se sente à l'abri ; pour que plus aucun innocent ne meurt dans l'horreur ; pour que plus aucun patron ne se permettre de réduire en esclavage un ouvrier ; pour que plus aucun ministre véreux ne se complaise dans l'ombre.

Si vous nous demandez "quand fera-t-il jour, camarade ?" : nous répondrons que c'est aujourd'hui, et que c'est pour de bon !


Tribune : Brâkmar
----------Syndicalisme, l'espoir de la classe populaire ?----------
- Darwin E. des T.A.N.T.E.S. -
 
"Le jour où Brâkmar s'intéressera collectivement à son sort, peut-être pourrions nous enfin demander à être heureux."
J'aime beaucoup cette citation d'un de mes confrères des T.A.N.T.E.S - resté à Brâkmar, donc je vais éviter de dévoiler son nom - qui résume assez bien la tempête que traverse ma nation.

En acceptant la modernité et le confort offert par Sidimote & Co., Brâkmar a passé les fers à ses citoyens.
Les cheminées et le goudron parsèment maintenant les alentours et les boyaux de la capitale, là où j'ai autrefois grandi, emportant avec eux son lot d'ouvriers soumis. 

Je me suis longtemps battu dans mon pays natal, mettant mon cœur et mes armes au service de mes idées. Mais - à contrecœur - je décide aujourd'hui d'écrire cette tribune à l'abri de la garde, chez nos frères de Nouvelle-Bermuda, là où personne ne pourra me faire taire ; ni moi ni ma famille.


Si Brâkmar a eu raison de troquer ses criminels contre des travailleurs, c'est l'individualisme intrinsèque à sa culture qui nous a enterré ; le syndicalisme a été officiellement interdit sous la pression exercée par Charles-Aigri de la Vileardente, et le gouvernement a obéit à ses ordres de ploutocrate avec le sourire, les poches pleines d'or.

Pire encore : les citoyens de la Rouge ont accepté son choix, dénigrant et pointant du doigt les ouvriers qui ont le courage de se rassembler sous une seule et même bannière et d'unir leurs voix.
Ils s'enfoncent eux-mêmes plus profondément dans leur soumission, se cachant derrière leur égo et leurs traditions pour expliquer ce comportement, en détournant les yeux des horreurs que commettent les puissants.

Si Brâkmar a en effet toujours promeut le capitalisme et la méritocratie, il est à présent plus qu'évident que ces systèmes ne fonctionnent plus dans la situation actuelle et surtout, ne mènent qu'à la soumission et à l'oppression de sa classe populaire, pourtant en majorité écrasante.

Le mérite - si belle idée pourtant - est manipulé par les politiques et les patrons pour justifier leur place pourtant rarement acquise à la sueur de leur front ; ils y justifient en même temps leur toute-puissance sur leurs employés et les citoyens. 
Ils en viennent à s'approprier le travail des ouvriers ; leur volant leur dû tout en les poussant à se tuer à la tâche dans des conditions de travail épouvantables.
(Il est important, je pense, d'informer le monde sur le fait que beaucoup plus de brâkmariens meurent aujourd'hui sur leur lieu de travail qu'emportés par des guerres de gang ou par des rixes contre des malfrats.)

Le pire est la glorification de ce massacre épouvantable couplée au manque d'éducation du brâkmarien moyen, qui poussent les citoyens à se complaire dans leur situation et à envier le patronat, alimentant un cercle vicieux dans lequel nous nous enfonçons depuis maintenant des années.
En glorifiant le salariat et la soumission qui en découle, Brâkmar met derrière-lui ses chances d'un nouvel âge d'or et reste loin derrière les autres puissances sur les problématiques sociales.


A partir d'ici, l'on me demande souvent : "Quelle serait alors la solution ?"
Brâkmar a longtemps été le sujet et le repaire de penseurs ; riche d'une grande histoire et d'une culture forte que je chéris plus que tout, notre nation a souvent fasciné.

Brâkmar s'est modernisé en très peu de temps : la nation a bénéficié d'un grand boum économique grâce - entre autre - à l'arrivée de Sidimote & Co., de ses industries à ses inventions, propulsant le pays sur la scène internationale. Cette soudaine richesse n'a néanmoins pas été investi correctement ; Vileardente a certes construit bon nombre de quartiers et de routes - il en joue d'ailleurs énormément auprès des plus démunis -, il n'a néanmoins pas dépensé un seul kama dans le plus important à mes yeux : l'éducation. 

La majorité des prolétaires brâkmariens sont analphabètes et n'ont jamais été à l'école ; soit par manque de moyens, soit à cause d'un barrage culturel (la famille en règle générale).
C'est pourtant par une éducation neutre que les citoyens de Brâkmar pourront accéder à de meilleures conditions de vies, à une démocratie plus saine et à une libération des travailleurs : la nation a besoin de cerveaux pour se développer efficacement.

Néanmoins, pour que le peuple puisse choisir dans quoi est injecté ses efforts, il est nécessaire de reprendre le pouvoir au patronat et transformer l'état brâkmarien en un état souverainiste et décisionnaire. Cela peut se traduire par une grève gestionnaire, une révolte populaire, la collectivisation des moyens de production ou tout autre moyen que le peuple aura jugé bon de mettre en place...

Mais pour que, nous, travailleurs et, nous, citoyens de Brâkmar aient un impact sur la politique de notre pays et que nos voix soient entendues, il faut que nous pesions plus gros que nos ennemis. L'individu seul ne fait pas le poids face aux ploutocrates et à la corruption qu'ils engendrent, nœud de notre démocratie actuelle.
Je pense que le syndicalisme est le meilleur espoir d'union pour notre peuple, et que nous puissions un jour porter l'espoir d'une vie et d'un travail libéré de toutes chaînes.


Le syndicalisme brâkmarien vient à peine de naître que nos dirigeants veulent déjà nous tuer dans l'oeuf. Nous sommes catalyseur d'idées et de débats qui pourraient révolutionner notre patrie, et nous sommes pourtant opprimés et sans cesse persécutés.

C'est pourquoi je profite de la prise de parole que m'accorde l'Aurore pour demander à tout les ouvriers de Brâkmar - et aussi à tout nos confrères du Monde des Douzes - : syndiquez-vous. 

Et pour tout ceux qui ne se sentent pas visés ou concernés par cette tribune, je n'aurais qu'une seule chose à vous dire : c'est faux, vous devez vous sentir concerné.
Nous ne pourrons pas aspirer à une plus grande cause si nous nous battons tout seuls. Nous avons tous moyens de changer les choses en s'éduquant sur les horreurs dont mes frères et sœurs sont victimes, ou en militant à nos côtés.
La soumission et l'horreur ne sont peut-être pas à votre porte aujourd'hui, mais tout indique qu'ils viendront toquer chez-vous demain.

 
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Réactions 13
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La distribution de l'Aurore est interdite à : Brâkmar (sympathie des syndicalistes) / Amakna (affiliation avec un groupe riktus)
Ce qui n'empêche pas le journal de tourner dans les rangs de l'opposition de ces deux nations.

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/!\ L'Aurore n'a pas pour but de transmettre du lore de Wakfu ou de l'univers qui y est associé. C'est un article de presse politique, où tire forcément un point de vue. Je ne possède pas la faction des T.A.N.T.E.S. ni Charles-Aigri de la Vileardente et Sidimote & Co. qui sont des propriétés d'Ankama Games. N'utilisez pas ce post de manière HRP pour appuyer votre point de vue lors d'un débat et / ou d'un échange d'idées. C'est un support IRP que vous êtes libres ou non de prendre en compte et / ou d'intéragir avec. /!\ [HRP]
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Score : 1657
[HRP] Je dis chapeau l'artiste. C'est super agréable à lire, et je me suis prit à imiter Jaurès en le lisant. Continue comme ça^^
[/HRP]
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Score : 566
"Quand fera-t-il jour camarade ?"
L'AURORE
II ème édition - 19 Juinssidor

Sommaire :

-> Sberg : Comment naissent nos conflits ?


Sberg
----------Comment naissent nos conflits ?----------
- Edwige Pleinoeil de l'Aurore -


L'île Sberg est rapidement devenue un incontournable pour les aventuriers, explorateurs et commerçants du monde entier : les mystères et les ressources enfouis dans ses sols sont au cœur de nombreux échanges et questions, et ce à l'échelle internationale.

Malgré les nombreuses expéditions et découvertes faites en son sein, l'île reste très largement inexplorée mais sa découverte soulève néanmoins beaucoup de problématiques très actuelles : est-ce que des évènements semblables à la découverte de Sberg participent à la détérioration des relations internationales et si oui, pourquoi et comment ?


L'île Sberg est une île située très loin au nord-est du monde connu, au cœur de la très redoutée mer des Brumes.

Son nom provient de l'enutrof qui l'a découverte : Stéveun Bill Sberg, un aventurier et homme d'affaires qui a basé son commerce sur le monopole acquis sur le taroudium ; un minerai extrêmement rare et polyvalent que l'on trouve uniquement dans le sol et la glace de l'île Sberg.
Ce monopole lui a permis de s'imposer à l'international comme un commerçant influent, même si le taroudium reste encore une ressource peu distribuée.

L'île Sberg est aussi connue pour ses ruines datant de l'âge des Dofus (voire antérieures) et tout les trésors et secrets qu'elles sont susceptibles de contenir : ces ruines poussent chaque année les guildes et les nations à organiser des expéditions ayant pour but de déterrer et de s'approprier les trésors - aussi bien matériels que non - qui y sont enfouis.

Et il ne faut pas oublier aussi la présence de nombreux monstres et créatures encore - ou partiellement - inconnus qui peuvent, à l'initiative des aventuriers, être capitalisés.


Plusieurs points importants sont soulevés du bilan fait sur cette région ;

D'abord le taroudium - uniquement présent sur l'île Sberg - attire déjà moultes pirates, mineurs et entrepreneurs avides, et ce malgré la présence de S. Bill Sberg.
L'excellente polyvalence du taroudium en fait aussi l'un des minerais les plus prometteurs jamais découvert et malgré son assez faible commercialisation dû aux difficultés d'extraction, il n'est pas à exclure que le taroudium devienne très vite une ressource extrêmement importante à l'échelle l'internationale, ce qui peut amener à des conflits plus ou moins violents dans le futur.

La capitalisation produite sur les monstres et autres créatures de l'île peuvent non seulement participer à attiser des conflits comme sur le taroudium, mais aussi encourager des crises écologiques comme des extinctions ou des migrations. - Or, il peut être plus difficile de réglementer la chasse que l'extraction minière. -

Les ruines qu'abritent l'île attirent déjà des hordes d'aventuriers et de scientomages, excités par les nouvelles découvertes susceptibles de leur attirer gloire et richesse, mais aussi susceptibles de changer nos vies.
Néanmoins, ces découvertes peuvent elles aussi mener la région à devenir un lieu de haute tension, à l'image du Domaine Sauvage, et ce phénomène semble déjà commencer :

Sberg risque très bientôt de devenir une nouvelle zone de guerre entre les grandes puissances et peuvent les mener à une "course à la découverte", mettant ces dernières en compétition : celle-ci peut être extrêmement nocive pour l'écosystème de la région en premier lieu, mais aussi et surtout nocive aux chercheurs où les conflits peuvent mener à des sabotages et à des surenchères qui ne peuvent qu'être que contre-productif pour la recherche et menacer la véracité de certaines découvertes, voire les empêcher d'être dévoilées au grand jour.

Cette course peut aussi mener à l'envoi de plusieurs expéditions par les nations à l'intérieur de la mer des Brumes - motivées par l'exploit de S. Bill Sberg -, à l'établissement de nouvelles colonies et à l'exploitation de nouvelles terres qui peuvent facilement embraser des tensions déjà vives entre des nations en pleine guerre de territoire.
Sans oublier ce que la désacralisation de la mer des Brumes peut faire émerger en terme de nouvelles routes commerciales maritimes, là aussi potentielle source de conflits.


Cette vision de notre monde et de notre environnement est et a été socialement construite par des groupes comme les dernières sentinelles pour justifier leurs actes et leurs conflits ; nous pensons être dans une époque de "reconquête", que nous sommes nés pour reconstruire notre société à l'image d'avant et que c'est intrinsèquement notre but.

L'exploration et la redécouverte de notre passé sont importantes - ne serait-ce que pour connaître et réapprendre notre histoire - et les aventuriers et explorateurs sont non seulement nécessaires mais aussi vitaux. Pourtant, cette idée belliqueuse de reconquête à la gloire d'un âge d'or dépassé semble attiser énormément de conflits entre des nations sans cesse à la recherche de plus de puissance au milieu d'un monde déjà en pleine souffrance.

Le Domaine Sauvage et Sberg sont symptomatiques d'un mal qui ronge nos sociétés depuis au moins la fin du chaos d'Ogrest et qui semble s'intensifier davantage chaque jour, et nous ne manquons maintenant plus d'exemples pour pointer du doigt ce fait.


Si les douziens veulent construire un futur durable, ils doivent en premier lieu s'assurer que leurs  recherches et leurs découvertes futures ne soient pas tâchées de sang.
Il semble de plus en plus évident que si nos sociétés souhaitent accéder à des sciences et à des connaissances saines, il est alors nécessaire que les hommes et les femmes de science ne soient plus supervisés et manipuler par des hommes et femmes belliqueux au service d'idéologies putrides.

 
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Score : 719
* récupère une de ces feuilles de chou, délavée par les pluies dans un caniveau de Bonta. Demande à un contact du Bibliotemple de lui traduire, car n'y comprenant rien, puis écoute avec intérêt ... *
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"Quand fera-t-il jour camarade ?"
L'AURORE
III ème édition - 26 Juinssidor

Sommaire :

-> L'Aurore a besoin de vous : Recherche de pigistes

-> Tribune Conflit amaknéo-riktus : Amakna ou l'entreprise de la mort
 
L'Aurore a besoin de vous
----------Recherche de pigistes----------
- Rédaction de l'Aurore -


Soucieux de laisser la parole à ses camarades, l'Aurore est à la recherche de pigistes qui souhaitent faire entendre leurs voix à travers notre journal.
Journaliste aguerri, profane à la verbe gracile ou vagabond de passage à la recherche de nouveaux défis ; l'Aurore accepte vos candidatures avec joie !
Que ce soit pour un seul article ou pour une collaboration à long terme, vous êtes les bienvenus.

Nous n'acceptons pour l'instant qu'un seul pigiste mais n'hésitez pas à tenter votre chance malgré tout ; si votre travail est assez qualitatif, nous serons toujours en mesure de vous recontacter et vous proposer une place dans notre journal.

Si vous souhaitez candidater pour le poste - rémunéré -, rien de plus simple :
Vous devrez d'abord écrire une courte présentation de votre personne (nom, prénom, nationalité, situation, expérience, guilde et / ou appartenance à un certain groupe, etc...).
Ensuite, vous devrez rédiger un court article de votre choix sur le thème de votre choix (n'en faîtes pas trop ; le but est seulement que nous déterminions votre style et vos facilités).

Le tout devra être envoyé dans une lettre scellée à notre siège de Nouvelle-Tortuga, avec vos coordonnées. 
Toute la rédaction de l'Aurore vous souhaite bonne chance ; nous avons hâte de travailler avec vous !


Tribune : Conflit amaknéo-riktus
----------Amakna ou l'entreprise de la mort----------
- Lakha de l'Essaim -


Ô Amakna la Généreuse ; Amakna la Gourmande ; Amakna la Grasse...
Quand j'ai intégré l'académie de Rok, j'étais étonnée d'entendre les étudiants et les professeurs surnommer Amakna de cette manière.

Pour eux, Amakna était la nation de la gastronomie, des pâtisseries, du gras et de la bonne restauration. Ils parlaient avec candeur des pâtissiers et des cuisiniers les plus renommés du continent ; de la campagne de Chtibrout aux prestigieuses adresses de la capitale.
Certains - plus prosaïques - vantaient l'histoire millénaire d'Amakna et me parlaient avec nostalgie de la lignée royale d'Allister. 
C'est arrivé au point où l'auteur d'un livre, issu de la bibliothèque de l'académie, réussissait à nous dire - avec un chauvinisme exacerbé, presque ironique - à quel point les amaknéens étaient de fiers guerriers prêts à défendre leurs terres comme de bons petits campagnards franchouillards.
J'étais à deux mèches de lire que les amaknéens étaient de bons petits bougres un peu simplets mais sympathiques - cette déconnexion des bourgeois de la vie réelle ne devrait étonner personne, tant elle est régulière -.

Mais ce gouffre entre ce que jactaient ces riches intellectuels et ce que j'avais vu via d'innombrables expériences, toutes plus gênantes les unes que les autres, m'horrifie encore aujourd'hui ; jamais je n'oserais utiliser ce surnom, Amakna n'a jamais été "Généreuse" avec nous.
Pour ceux qui ont eu le malheur - comme moi - de naître sous le drapeau du Clan RiktusAmakna a toujours été Amakna la Geôlière, ou bien Amakna la Tueuse.
Quand la "guerre" amaknéo-riktus - terme que les patriotes d'Amakna aiment bien utiliser pour faire croire au monde que les riktus et Amakna se battent à égalité, mais le terme "conflit" serait déjà plus approprié - a débuté, nous avons pu leur décerner le titre de "la Charcutière".

Rappeler les origines de ce conflit en premier lieu semble être la meilleure des introductions : le gouvernement et la garde amaknéene ont honteusement arrêté et enfermé des dizaines de riktus sans aucune raison valable, usant comme seul prétexte leur appartenance à ce groupe.
Et pire encore : ce gouvernement purulent refuse de les libérer, obligeant mon peuple à prendre les armes au nom de la liberté, espérant avec tout leurs cœurs qu'ils pourront au passage essayer de gratter un bout de territoire - ressource si rare conservée avec avidité par les puissances - pour essayer de s'y installer durablement (étrange, peut-être qu'un bout de bois flottant n'est pas un lieu très florissant).


Pour une grande partie des gens que j'ai pu rencontrer jusqu'ici, le conflit amaknéo-riktus était vu sous deux angles différents :
Soit l'on me disait que c'était juste deux ou trois sauvages qui se battaient contre la nation d'Amakna avec des canoons et des bateaux ; ils exposaient l'idée qu'ils n'étaient sûrement pas très malins, mais me confirmaient avec certitude qu'en tout cas, ils n'étaient pas puissants. Ce dernier point était alors un prétexte suffisant à leur meurtre pur et simple ; et puis de toute manière, les équipements riktus sont jolis ! Ce serait bête que ces bottes restent aux pieds de petites frappes, non ?
Ici, les riktus sont plus ou moins traités comme du bétail.

Les autres me hurlaient d'un air haineux qui suintait de chauvinisme que les riktus étaient de méchants terroristes révolutionnaires qui menaçaient la grandeur d'Amakna.
De toute manière, ils revendiquent seulement la libération de leurs petits copains bandits, ça ne peut pas être une erreur de la justice : tout le monde les connaît, ces saletés ! Ils étaient beaucoup moins énervants quand ils se contentaient de vivre terrés dans leurs trous ou sur leurs bateaux minables.
Là, les riktus sont plutôt vus comme des ennemis de la nation qu'il faut se dépêcher de supprimer, avec tout les moyens nécessaires : des monstres.


Mais dans l'époque dans laquelle on vit, le bétail et les monstres partagent une même caractéristique que les aventuriers et les politiciens adorent : on peut capitaliser sur leur mort.

Comme ils vendraient des cornes de bouftou ou des cendres de dragœufs, certains aventuriers - plus ou moins poussé par Amakna directement - se sont mis à monnayer tout ce qui était monnayable : c'est-à-dire plus ou moins tout. Des dents arrachés à mains nues ou parfois à la pince, jusqu'au scalp retiré avec précision à la lame. Sans oublier bien sûr le pillage des navires et des groupes : équipements, armes, bijoux, tissus... Tout peut se vendre, que ce soit sanguinolent ou brillant.

Car ne pensez pas que ce sont des soldats de la prestigieuse armée amaknéenne - trop occupés à défendre les intérêts de leur nation colonisatrice - qui se battent contre les riktus ; ce sont soit des membres de la milice amaknéenne - formée par un petit peu tout les civils ou mercenaires qui traînent dans le coin, tellement ancré dans leur haine que le gouvernement n'a qu'à leur pointer du doigt les riktus comme cause de tout leurs maux -, mais c'est bien plus souvent des aventuriers qu'Amakna laisse tranquillement aller et venir sur le lieu du conflit, avec toute l'horreur que ça engendre.


C'est cette horreur-là que je viens aujourd'hui pointer du doigt, ainsi que tout ceux qui y participent ou qui y ont participé.

C'est l'horreur de voir des dizaines des miens se faire massacrer par des aventuriers bien plus puissants qu'eux, puis scalpés pour quelques pauvres milliers de kamas.
C'est l'horreur d'avoir assisté à l'éventration de navires de copain et de copines, ouvert en deux par un sortilège ou un boulet de canoon, rejoindre le fond des eaux dans une tempête de feu et de cendres.
C'est l'horreur de voir que personne ne se soulève contre l'immondice que le capital et le marché produit chaque jour ; car je parle ici de ma famille, mais je pense aussi aux tribus bworks massacrées par des nations et des archaologues avides.

Je pense aux kroapules qui sont poussées par les mercenaires de Kelba à rester perchés sur leurs montagnes stériles, et qui doivent avoir recours au pillage pour vivre.
Je pense à tout les peuples qui se battent sur l'île des Wabbits, et qui ont vu leurs conflits et leurs haines utilisés et encouragés pour que des aventuriers et des puissants puissent s'y approprier des territoires et des ressources.

Et vous savez ce que nous avons tous en commun ? 
À un moment de notre histoire, une autorité quelconque nous a désigné comme des monstres, et ont utilisé les aventuriers pour écraser nos communautés et capitaliser dessus.

Et ce sont ensuite ces mêmes gens ; ces mêmes bourges sans problèmes ; ces mêmes intellectuels de Rok et de l'UBI qui ne connaissent ni la faim ni l'odeur de la poudre ; ces mêmes aventuriers minables qui se cherchent des prétextes pour justifier leurs horreurs, se racontant leurs piteux exploits sur un banc d'Astrub ou calfeutrés dans des tavernes putrides.

Ce sont ces mêmes gens qui viennent me dire - avec un énorme sourire - qu'ils sont pour la paix.
Ils sont pour la paix, sous-entendant que nous sommes le problème, pendant qu'ils sont dans leurs belles maisons, perchés à l'abri du chaos de l'Ogre et d'une crise écologique dont ils sont plus que quiconque responsables.
Ceux qui démarrent toutes les violences ; ceux qui sont si parfaits, si beaux, si talentueux.
Vous, vous avez plus de sang sur vos mains que le malheureux qui prend les armes et qui se bat pour essayer de sortir de sa torpeur, de son éternel désespoir dans lequel vous l'avez plongé dès sa naissance.


Je ne souhaite pas alimenter cette révolte qui tue et expose mes frères à la haine et au meurtre ; si des membres des riktus sur Amakna me lisent, je vous demande d'arrêter ce combat futile et de nous rejoindre sur Saharach pour que nous puissions y bâtir un avenir commun et radieux, ou de vous émanciper de votre propre chef loin d'une guerre qui gangrène nos aînés depuis des années déjà, et qui ne profitent qu'à des saletés de porkass qui sont bien heureux de vous voir vous tuer devant chez-eux.

Ce que je souhaite, c'est ouvrir les yeux au plus grand nombre à ce qui se déroule dans leurs plaines, dans leurs forêts, dans leurs montagnes... : vous participez à une immense machinerie de la mort qui favorise la colonisation et le déséquilibre au profit de nations et de pouvoirs qui n'en ont que faire de vos rêves et de vos envies.

Vous n'êtes pas obligés de participer au massacre de peuples et de gens qui ont commis le seul crime d'exister. Contrairement à ce que certaines institutions vous disent ; ce n'est pas un passage obligatoire de la vie d'aventurier.
En tant qu'aventuriers, nous devons nous efforcer de garder cette discipline et cet art au rang qu'il mérite. Le monde que nous partageons est déjà quotidiennement baigné dans le chaos et l'horreur, et je suis persuadée que c'est à nous de faire en sorte qu'il reste le plus sain possible pour tous.

Et pour tout ceux qui persisteront dans cette voie-là ; qui continueront à se soumettre et à servir des instigateurs de mort avec le plein savoir de ce qu'ils font : il n'y a ni oubli ni pardon
Si vous voulez suivre la sainte loi du marché et cette idéologie qui nous aliène et nous tue depuis des décennies maintenant : aucun des miens n'aura pitié de vous quand vous serez de l'autre côté de la barrière.
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CANDIDATURE : Pour ceux qui souhaiteraient m'envoyer leurs candidatures pour le poste de pigiste demandé par le journal, vous avez la liberté de me contacter et / ou de m'envoyer votre candidature sur ankabox ou sur discord : Echoneti#4503.
IRP votre personnage devra transmettre sa lettre au siège de l'Aurore, en Nouvelle-Bermuda. Il peut l'envoyer à cette adresse par tout les moyens qu'il a l'habitude d'avoir.

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Score : 350

*au large de Sufokia, alors qu'ils voguent vers Saharach, un groupe de trois amis ont repêché ce journal. Comment était-il arrivé là...? Pourquoi ? Par quelle force mystique? 
toujours est-il que l'un d'entre eux, le Iop pourvu d'écailles brillantes de toutes les couleurs du monde des douze, a pendu les feuilles aux cordages soutenant la voile, a attendu qu'elle sèche, et le lendemain, quand il eut enfin le temps de se pencher dessus avec ses ridicules lunettes (empruntées à un ami huppermage) et un dictionnaire (parce que sa maîtrise du language écrit n'est pas toujours aussi fiable qu'il le voudrait), il lut les mots couchés sur le papier avec grand intérêt....*

1 -3
Score : 566
"Quand fera-t-il jour camarade ?"
L'AURORE
IV ème édition - 3 Joullier

Sommaire :

-> Cahier Spécial : Bon été à toutes et à tous

Cahier Spécial
----------Bon été à toutes et à tous----------
- Patawaii, maire de Nouvelle-Tortuga -


Cette année aura été assez spéciale pour tout le monde et je suis heureux d'annoncer que le bilan est plutôt bon.

Notre communauté s'est élargie et a accueilli tout un nouveau panel d'individus que nous n'avions - jusqu'ici - jamais eu le plaisir de côtoyer et avec qui nous n'avions jamais pu échanger.
Nous avons construit un foyer durable pour tout les marginaux - hommes et femmes ; religieux et agnostiques de notre ère ; réfugiés de tout bords - et nous continuerons à accueillir et à célébrer toutes celles et ceux qui ont leur cœur ailleurs, celles et ceux qui se sentent de côté ou lointains et ce, dans un désert où ne régnait jusqu'ici que l'horreur et les flammes de la haine.

Nous avons mené et développer une entreprise où les travailleurs participent activement, et où ils ne se sentent plus comme une armada de pantins décérébrés au service d'un chef déconnecté et détaché d'une réalité violente.
Nous prouverons bientôt au monde entier qu'avec de la persévérance et du travail, nous pouvons égaliser voir surpasser les grandes manufactures et ce en promouvant des valeurs plus humaines et inclusives dans toutes les sphères, privées comme public.

Nous avons inventé et innover à l'aide de cerveaux et de génies qui se sont ralliés à nous et qui ont cru en notre cause.
Nous avons mis l'esprit et l'intelligence au service du peuple et d'un monde en pleine crise qui a plus que jamais besoin de forgerons d'avenir et d'hommes de science.
Nous les considérons comme nos frères et nos sœurs et nous sommes prêts à leur donner toutes les clés et tout les outils pour qu'ils puissent toujours plus élaborer et concevoir, au service de tous.

Et par-dessus tout, nous avons lancé la rédaction et la publication d'un journal à l'échelle internationale, loin du mépris et de la corruption des médias dirigés par les grandes puissances : l'Aurore.
Ses journalistes et leurs associés forment certes une équipe plus légère que celle de leurs confrères, mais elle se donne de toute son âme pour être au plus proche de la vérité et des problématiques qui secouent notre monde en ces périodes troublées, et j'espère que l'Aurore accueillera de plus en plus de personnes au sein de son équipe, sous l'étendard de la liberté d'expression.
Car aujourd'hui je ne m'adresse pas qu'à mes gens de Nouvelle-Tortuga ou à l'Essaim de Nouvelle-Bermuda ; je m'adresse aussi à vous, lecteurs.
Nous sommes tous frères et camarades, et nous nous battrons pour que la liberté et le progrès triomphent sur l'horreur qui - malheureusement - gagne de plus en plus de terrain.
Merci à vous de soutenir ce journal et notre communauté. 
N'oubliez jamais qu'à travers ce geste vous favorisez le dialogue et la vérité aux dépends de l'occultisme et de l'obscurantisme, et que j'ai hâte du jour où nous pourrons tous échanger.


Fin d'année rime aussi avec été, et cela tombe bien car nous sommes début Joullier et que c'est une période parfaite pour discuter d'une problématique exacerbée durant les jours les plus chauds de l'année :

C'est en cette période de l'année que le climat est le plus instable.
Au-delà de faire attention nous devons tous réfléchir aux causes et aux conséquences du désastre écologique qui se déroule sous nos yeux, et où nous sommes tous victimes, amplifié par le chaos d'Ogrest.
Nous allons traverser des épisodes de canicule, de sécheresse ; des incendies et des feux de forêts. Nous ne pouvons pas nous balancer sur la corde éternellement.
Les Dieux nous ont donné un monde où nous avons l'immense honneur de grandir et de nous développer, il est donc aussi de notre devoir d'en prendre soin et de tout faire pour régler les crises qui secouent nos terres depuis des générations.


Je profite de ce thème pour faire une parenthèse avec ce qui se déroule chaque année sur Bilbyza ; cette île ravagée par le chaos et par le Grand Glucide.

Beaucoup d'entre vous vont probablement passer un séjour sur cette île sucrée pour profiter de l'été, alors n'oubliez pas que les peuples gelées peuvent se montrer agressif ; ça ne reste pas une raison pour les massacrer par paquets et manger leur chair.
L'été n'est pas non plus une raison pour piller Bilbyza et raser tout ce qui se trouve sur cette île, sans oublier que cela favorise l'irradiation des eaux déjà baignées dans la magie de l'Ogre, et que cela peut être mortel.
Il est de notre devoir de préserver ces îles et archipels qui peuvent trop facilement tomber dans un déséquilibre profond.
Mais malgré tout ça n'oubliez pas le plus important : amusez-vous.

Passez tous un très bon été, de la part du maire de Nouvelle-Tortuga et de la rédaction de l'Aurore.

À la semaine prochaine.
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Score : 225
Ce journal vous a été vendu pour 20 kamas pièce.
Ce journal est tiré dans les alphabets :
 Amaknéen / Brâkmarien

L'Aurore est disponible légalement à : Astrub / Sufokia / Bonta / Nouvelle-Bermuda (territoire non reconnu à Saharach)

La distribution de l'Aurore est interdite à : Brâkmar (sympathie des syndicalistes) / Amakna (affiliation avec un groupe riktus)
Ce qui n'empêche pas le journal de tourner dans les rangs de l'opposition de ces deux nations.

[HRP] 
Pour ne pas surcharger le forum et pour assurer un rythme d'une publication /semaine, les posts forums de l'Aurore ne traiteront que d'un à deux sujets. IRP il y'en a évidemment plus.

/!\ L'Aurore n'a pas pour but de transmettre du lore de Wakfu ou de l'univers qui y est associé. C'est un article de presse politique, où tire forcément un point de vue. Je ne possède aucune des îles / mobs / factions officielles du jeu qui sont mentionnées, ce sont des propriétés d'Ankama Games et d'Ankama Games uniquement.. N'utilisez pas ce post de manière HRP pour appuyer votre point de vue lors d'un débat et / ou d'un échange d'idées. C'est un support IRP que vous êtes libres ou non de prendre en compte et / ou d'intéragir avec. /!\ [HRP]
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Score : 225
"Quand fera-t-il jour camarade ?"
L'AURORE
V ème édition - 10 Joullier

Sommaire :
-> Pige Le savoir fait le pouvoir
-> Chronique Ô Riktus! : Réunir les deux Bermuda

Pige
----------Le savoir fait le pouvoir----------
- Siberic Scylla -
 
J'avais cinq ans la première fois qu'on m'a dit que j'avais une cervelle de iop.
C'était les mots de mon père - qui ne pensait pas à mal bien sûr - mais ces mots m'ont profondément troublés, déjà à l'époque.
Pourquoi, à notre ère qui se veut éclairée, y'a t-il encore des jugements sur l'obédience... ?

À une profonde mécompréhension, on répond avec de la moquerie et parfois même des insultes.
Être iop n'est pourtant pas synonyme de manquer d'intelligence : il s'agit d'avoir une intelligence équivalente, mais différente.
Plus stricte peut-être dans le sens où il devient plus difficile de retenir une information donnée. Ce qui n'est pourtant pas impossible, puisque je vous écris ces lignes.
Pour preuve, les nombreux chefs de guerre iops qui ont mené nombre d'armées au fil des années ; qu'il soit bien dit que la ruse, la tactique, la logique, ne leur manquait aucunement, elle était simplement concentrée sur un unique sujet qui leur était digne d'intérêt.
Qu'un iop apprenne à lire, écrire, n'est plus si surprenant ; toujours est-il que le préjugé reste, et qu'il en blesse certains.

Par exemple, j'ai eu bien du mal à trouver un professeur voulant m'enseigner le sufokien, aucun ne voulant m'apprendre quoi que ce soit simplement à cause de mon obédience.
J'ai dû au final demander à ma fiancée, qui m'a elle aidé à étudier ce langage du mieux qu'elle le pouvait.
C'est même sans mentionner que jamais je n'ai trouvé de professeur d'art, et que j'ai fini par apprendre en autodidacte en faisant des croquis des étrangers chevauchant la cariole qui m'emmenait chaque jour à mon lieu de travail, avant d'aller m'abimer les mains sur une pioche ; une pelle ; une fourche pour un salaire de misère.
Car, encore une foissans éducation il est bien trop facile d'arnaquer les honnêtes travailleurs au profit de larges sociétés marchandes.

Et ce n'est pas seulement le cas des iops, loin de là.
Il m'est arrivé bien trop souvent de rester muet devant une remarque mal déguisée sur les habitudes d'une connaissance pandawa sobre, la mauvaise vue d'une amie crâ... Sans même parler du mauvais traitement de ceux dits "zobals", ou encore de celui des roublards et autres cultures athées.
Une fois encore, c'est un problème de mésinformation : on ne se comprends pas, donc on se boude, on se blesse, on se hait.
C'est ce phénomène qui mène au racisme passif que nous pouvons observer tous les jours dans le monde des Douze. Pourtant, nous sommes tous douziens ; égaux dans le grand schéma des choses.

L'aube viendra quand viendra l'éducation, éducation que ce journal n'a de cesse de vouloir transmettre.
Vous seuls, lecteurs, pouvez pousser l'aube à se lever chaque jour encore, en changeant les mœurs et en acceptant votre prochain.
L'unité, la cohésion fait la force : cessons de dresser des barrières et admettons les torts qui ont été causés - parce qu'ils ont été causés - pour enfin les dépasser et les réparer.
L'ignorance fait la stupidité; le savoir fait le pouvoir.

Alors encore une fois, faisant écho au slogan de ce groupe purement douzien je vous demande : Quand fera-t-il jour, camarade?

Chronique : Ô Riktus!
----------Réunir les deux Bermuda----------
- Eiwech de l'Essaim -
 
· La chronique Ô Riktus! est une chronique courte qui a pour but de proposer des thèmes autour de la vie riktus. Car ce n'est pas le mal qui doit nous caractériser, mais notre désir de liberté. ·

Cela fait maintenant plus d'une année que nous autres, réformistes de l'Essaim, avons planté nos tentes à la périphérie du désert dans le but de donner un second souffle à un peuple qui étouffait depuis des années déjà.
Nous avons construit et bâtit ; chanté et dansé à la gloire de la nuit dans l'espérance que notre jour se lèvera au petit matin.

Mais nous ne sommes pas partis le cœur léger, bien au contraire ; car nous laissions derrière-nous famille et amis.
Or rien ne devrait séparer les riktus ; ni la mer, ni la haine et surtout pas les amaknéens.
Nous rêvons d'un peuple uni et libre et ceci est notre droit le plus légitime. Un drapeau ; un foyer.

L'Essaim et Nouvelle-Bermuda avancera sans cesse dans cette direction, pour rendre l'onirique réalité :
♫♪ "Que les deux Bermuda se réunissent et dirigent les mers et le cœur des hommes libres !
Car jamais, ô grand jamais, les riktus ne seront esclaves des porkass et des gliglis !" ♫♪
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Score : 566
Ce journal vous a été vendu pour 20 kamas pièce.
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 Amaknéen / Brâkmarien

L'Aurore est disponible légalement à : Astrub / Sufokia / Bonta / Nouvelle-Bermuda (territoire non reconnu à Saharach)

La distribution de l'Aurore est interdite à : Brâkmar (sympathie des syndicalistes) / Amakna (affiliation avec un groupe riktus)
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Merci beaucoup à Siberic Scylla pour son article!

/!\ L'Aurore n'a pas pour but de transmettre du lore de Wakfu ou de l'univers qui y est associé. C'est un article de presse politique, où tire forcément un point de vue. Je ne possède aucune des îles / mobs / factions officielles du jeu qui sont mentionnées, ce sont des propriétés d'Ankama Games et d'Ankama Games uniquement.. N'utilisez pas ce post de manière HRP pour appuyer votre point de vue lors d'un débat et / ou d'un échange d'idées. C'est un support IRP que vous êtes libres ou non de prendre en compte et / ou d'intéragir avec. /!\ [HRP]
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