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Trackers Ankama

L'une des plus petites choses de l'univers

Par Hunter773 18 Janvier 2020 - 20:15:27
- Zinnia -
18/01/977

     Cela fait des années que je ne m'étais pas sorti aussi loin. Quand elle m'a vu, j'ai cru être retourné une décennie en arrière : quand je m'amusais encore à jouer le politicien éloquent au milieu d'une foule qui me regardait avec des yeux de slek et ne comprenait pas la portée de ce que je racontais. De simples paroles suffisaient à les rassurer, à l'époque... Et maintenant ils sont tous surpris que ça va mal. Je déteste Bonta... J'exècre cette idée de justice et de lumière qu'elle incarne. Une lumière aveuglante qui brûle la rétine et qui pointe du doigt tout ce qu'elle plonge dans les ténèbres... Peut-être est-ce la vieillesse qui me fait ouvrir les yeux. Ou alors je ne les ai toujours pas ouvert... Je ne suis qu'un de ces nobles qui crachent sur le système mais courbe l'échine à chaque caprice d'un gouverneur puéril. Qu'est-ce que je suis devenu ?
     Je suis allé jusqu'à Astrub malgré les sermons de mes fils. Cette ville... Elle se reconstruit sans arrêt et pourtant n'atteint jamais vraiment son objectif. J'aimais cette ville, à l'époque... Mais aujourd'hui tout ce sentiment de jeunesse serre mon vieux coeur. Toute cette énergie autour de moi me fait prendre conscience du temps que je gâche. Malgré ce qu'ils peuvent penser de ma nature de xélor, je pense ressentir l'âge qui s'écoule mieux que quiconque et, plus qu'eux, je vois déjà où le chemin s'arrête. Enfin... Je l'ai accepté il y'a longtemps maintenant.
     Je l'ai revu, le petit fantôme. La vision de son corps frêle et de la jeunesse de ses traits m'a transpercé le coeur. Elle, elle ne m'a pas reconnu... Cela fait longtemps maintenant. Trois ans... Peut-être quatre. Peu avant que la culpabilité me pousse à retourner à la maison. J'aurais du la rattraper, au lieu de me cacher sous ce préau pour écrire. 
     Je peux toujours.

     Cela fait si longtemps que je ne l'avais pas vu... Cette petite fille avec un loup dans la tête. A l'époque, elle pleurait en se fourrant dans mes bras. Elle n'avait qu'un peu plus de dix ans mais ses larmes étaient plus lourdes que les miennes. Sa peau était toujours gelée et elle sursautait au moindre bruit. Elle volait mon manteau pour se cacher derrière et Père Fwetard était le surnom qu'elle m'avait assigné. J'étais jeune à l'époque... Je me fichais de ma femme qui attendait à Bonta avec mes fils déjà trop propres sur eux. Je vivais juste pour mes idéaux... Être retombé sur ce petit fantôme m'a rendu infiniment nostalgique.
     Je ne sais pas si elle a vraiment changé : elle se cache toujours sous des tonnes de tissu et marmonne à chaque regard que je lui lance. Je ne sais pas non plus si elle est heureuse de me revoir, car chacun de ses sourire transpire la panique. La petite fille à qui j'apprenais tout et qui me sautait au cou en me voyant n'est plus qu'une espèce de coquille fermée au regard lourd de sentiments. Je savais comment ouvrir la porte qui enfermait ses pensées, mais l'âge l'a renforcé... Et le petit fantôme que je connaissais a caché tout ça derrière un grand morceau de tissu qu'elle mâchonne inlassablement. Elle m'a parlé de ce qu'elle faisait ici, de ses amourettes, de Rok et de notre famille. Je lui ai raconté en ricanant que je signais toujours avec mon nom de scène ; toi, mes lettres. Elle m'a répondu en gloussant que c'était dangereux. Je sentais bien qu'elle ne voulait pas parler de ce qui était le plus évident : ce lien entre nous qu'elle a brisé.
     Je lui ai dis qu'elle n'était pas taillée pour être huppermage, elle m'a avoué à demi-mot qu'elle le savait. Je lui ai demandé pourquoi elle a perdu la foi, elle m'a répondu qu'elle n'aimait pas ce qui faisait marcher son coeur. Ce qui fait marcher mon coeur à moi, et à sa mère. - Je me demande comment elle se sent d'ailleurs, en parlant d'elle... Sa fille a tourné le dos à la religion pour s'inscrire à Rok. - J'étais perplexe et, je l'avoue, un peu énervé. J'allais lui faire la remarque de la débilité du choix qu'elle a fait, mais elle a gloussé nerveusement et a dit : "J-Je sais pas si c-c'était le bon choix... Ni s-si c'était le pire que j'ai pu faire. M-Mais ce n'est pas en Xélor que je veux croire... Il ne me convient pas. Car c-croire en Xélor voudrait dire qu'il y'ai une fin et qu'il faut s-se battre pour qu'elle arrive le moins rapidement p-possible...". Nous n'avons jamais partagé la même vision sur notre dieu, mais j'ai compris la pertinence de son raisonnement : rien que par son existence Xélor nous tue. Ce qu'il a créer nous confine et nous pousse à agir en optimisant le peu de temps que l'on passe ici-bas. Je ne suis pas d'accord avec elle et même le temps que l'on a passé à discuter n'a rien changé. Au contraire... Un bout d'elle murmure dans un coin de ma tête. Mais je suis content... En parlant, son regard s'est animé d'une flamme passionnante que j'aime encore passer dans mon esprit. La même flamme que j'apercevais déjà lorsqu'elle n'était pas plus haute que trois poms. Elle a réussi à soulager ma vieille âme... Quelle âge ça te fais, Zinnia ? Tu ne prends pas une ride ; tout tombe sur ton coeur.

     Maintenant que j'y réfléchis, je pense qu'elle voulait aller plus loin : elle ne passera pas sa vie à essayer de retarder la fin. Elle veut remplir sa vie d'autre chose que de foi... Surtout que tu es avare de ça, n'est-ce pas Xélor ? Ne pas passer sa vie à sentir le temps s'écouler... Hm. Cette fille est probablement l'une des plus petites choses de l'univers, mais elle ira plus loin que les géants qui ont déjà foulé le sol de ce monde.

     Si seulement je pouvais l'accompagner.

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journal de hop
dix flovor 974

Alacrité m'as dit qu'il fallais que j'extreriorrise si non je vais explosser je voulais l'explosser mais c' est pas un bon moyen d extriorriser mon explossion je pense. Donc j'écris car c'est plus simple il parait. Alacrité à dis qu'il faut pas je réfléchit alors je réfléchit pas et je peus te dire je fais ca bien. Donc euuuuuh.......... elle est parti y'a un moi maintenans et ca fait mal. Elle à dis que c'etait pour sauver le clan mais j'ais envie de lui broier les os. Elle est parti en laissans tous le monde. Pour qui elle se prend ???? j'ai besoin d'elle et enfait on a tous besoin d'elle amaquna nous crache dessus et on devrait leur Le texte est rayé avec force non non. On était les meilleurs amie du monde bon au débus quand t'utilisais tes tecniques de filles battu javais envie de te refaire la face et quans tu parlais des zetoiles tout bas j'aimais pas et j'te rigolait dessus peutétre que j'étais pas la meilleur amie du monde j'étais pas gegnial mais quand méme ? je comte pas ?? elle est parti sans me demander mon avie chez les bourjoies bleu en plus. Je croyai qu'on étais ensembles a avait la vie a la more que est ce qu'elle croit qu'aprés avoir abandonner le clan tous le monde va lui sauter dessu ?? C'est le bonta rien que il l'a mis de la purée dans la téte on va les écrasser ses payzan il vont faire quoi ???? jeter de la bouse ?? elle me donne envie de jerber. Elle m'ètirais de grand sourirs en me tenans les mains et mainstenant elle scasse comme un magik solo ??! creve creve creve creve creve creve creve creve j'espere que tu tferas tabasser par tout ta classe en vomissant tes tr Là aussi le texte est gribouillé pe
tu m'a abandon alors que jtais la plus proche de toi on a grandit ensemble j ai même pris des bain chez toi et aussi la foi ou tu m'a enpêche de noier cet sale pu d'amarilis ? c'est toi qui m'as montrais i'avait un soleil dans le ciel et t'a tout jours été là pour me rappel il criaien mon nom mais tétais la seul a vraimen mencourager jetais ta plus grand femme et toi tu etait barriere qui menpêcher de tomber de tous la-haut
quand je croiais tu maimerais quand les autre crit mon nom
quand jpensais t'aurait mal en te ignorant
quand je voula voulé vouloir te rendre jalouse avec brisa 
alors que c'étais toi qui faisait bobo avec zinya
pourquoi t'ai parti ???? creve creve creve creve creve debile persone va t'acceptes t'ai la pleurs nicharde la fille bizarre la triso du clan espece de Rayé encore.
t'ai plus rien du tout tu m'a abandon tu nous abandonnera tous

          je taime plus du tous


JOURNAL DE HOP (corrigée par ta meilleure amie choupie)
10 Flovor 974 

   Alacrité (<3) m'a dit qu'il fallait que j'extériorise sinon je vais exploser. Je voulais l'exploser, mais visiblement ce n'est pas un bon moyen d'extérioriser mon explosion (??). Donc j'écris car c'est plus simple il paraît. Elle a dit qu'il NE faut pas que je réfléchisse alors je NE réfléchirais pas (c'est moche mais c'est ok au moins) et je peux te dire que je fais ça bien (oui). Donc euh... (tu n'es pas obligée d'écrire tout ce qui te passe par la tête NON PLUS) elle est partie y'a un mois maintenant et ça fait mal. Elle a dit que c'était pour sauver le clan mais j'ai envie de lui broyer les os. Elle est partie en laissant tout le monde. Pour qui elle se prend ? J'ai besoin d'elle et on a besoin d'elle. Amakna nous crache dessus et on devrait leur baiser les pieds (les jeunes filles utilisent des expressions agréables) ? Non non. On était les meilleures amies du monde. Bon... Au début quand elle utilisait ses techniques de fille battue j'avais envie de lui refaire la face (oulah), et quand elle me marmonnait des choses sur les étoiles je lui riais juste au nez. Peut-être que j'étais pas la meilleure amie de ses rêves et je pense pas non plus que j'étais géniale mais quand même ? Je compte pas ? Elle est partie sans me demander mon avis. Chez les bourgeois bleus en plus. Je croyais qu'on était ensemble à la vie à la mort ? Qu'est-ce qu'elle croit, qu'après avoir abandonné le clan tout le monde va lui sauter dessus quand elle rentrera ? C'est ce bontarien qui lui a mis des idées en tête. On va les écraser les paysans, ils vont faire quoi nous jeter du compost au visage ? Elle me donne envie de gerber. Elle m'étirait de grands sourires en me tenant les mains et maintenant elle se casse comme un magik en solo ?! Je la déteste je la déteste je la déteste je la déteste. J'espère que tu te feras tabasser par toute ta classe en vomissant tes
   Tu m'as abandonné alors que j'étais la personne la plus proche de toi : on a grandit ensemble, on a pris nos bains ensemble (c'est moche) et tu te rappelles la fois où tu m'as empêché de noyer cette sale (hm) d'Amaryllis ? C'est toi qui m'a montré qu'il y'avait un soleil dans le ciel (c'est joli mais je suis pas sûre que ça ait grand sens Hop) et t'as toujours été là pour me le rappeler. Ils criaient tous mon nom mais tu étais la seule à vraiment m'encourager. J'étais ta plus grande fan et toi tu étais le garde-fou qui m'empêchait de tomber de tout en haut.
   Quand je pensais avoir ton coeur en faisant crier mon nom au Clan.
   Quand je pensais te faire du mal en t'ignorant.
   Quand je pensais te rendre jalouse en parlant à Briza.
   Alors que c'était toi qui me fendait le coeur rien qu'en parlant à Zinnia.
Pourquoi t'es partie ? Je te déteste. Je te déteste. Je te déteste. Espèce de débile, personne va t'accepter : t'es la pleurnicharde. La bizarre. La trisomique du clan espèce de
Tu n'as plus aucune légitimité. Si tu m'as abandonné moi, tu nous abandonneras tous un jour ou l'autre.

                  Je ne t'aime plus des masses.


Pour Hop : Je sais que c'est dur mais on en a déjà parlé. Il faut que tu passes outre. Viens me voir dés que tu as reçu ma correction. Et si tu veux, je peux t'apprendre à écrire tu sais. Tu m'as demandé de corriger ça après tout. Je t'aime, prend soin de toi d'accord ?
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Réactions 4
Score : 58
20/02/974

     Bonjour Papa,

     Comment ça va à la maison ? Maman va bien ou continue-t'elle de m'ignorer ? Et Hop, a-t'elle reçu ma lettre ? Vous me manquez tous... Je sais que je le répète à chaque lettre que je t'envoie, et à celles des autres aussi - si ils me lisent - mais je fais tout ça pour nous tu le sais hein ? Enfin je suis désolée, ça doit être énervant de lire ça à chaque fois mais... Mais je sais plus Je suis pas la fille de vos rêves et... J'ai dû vous décevoir tellement fort. Tu es le seul à me répondre et pourtant, chaque lettre que je reçois de toi est comme un coup de couteau dans mon ventre... C'est froid et souvent tranchant, hehe. Mais c'est super gentil de me répondre ! Alors... Change rien si ça te permet d'aller mieux. Et Maman... Je lui ferais un gros cadeau pour Nowel, elle a bien reçu celui pour son anniversaire hein ? Je l'ai fais avec tout ce que j'ai, j'espère que ça lui plaît.

     Papa ! Dans ta dernière lettre tu m'as demandé de te parler de l'école. Alors voilà : pour les cours je me débrouille... J'ai énormément de mal avec la magie - pratique - mais j'imagine que mon corps doit s'habituer. Je compense avec les autres matières. Enfin t'inquiètes pas, ça commence à rentrer ! Je progresse super vite et je suis sûre que je serais de retour dans pas longtemps : je suis la meilleure de ma classe en histoire, en études politiques...
   Je t'avoue que je ne m'attendais pas vraiment à ça, ça tourne beaucoup autour de Bonta mais vu le nombre d'étudiants bontariens j'imagine que c'est normal. Dans mes rêves, les cours prenaient moins partis. Et non, ce n'est pas ça qui va me donner envie de quitter le Clan !
     Pourquoi je ne t'en ai pas parlé plus tôt ? Parce que vous vous inquiétez trop facilement ! Tout va bien. Je me suis bien intégrée et tout le monde est gentil avec moi ; les professeurs, les élèves... Je sais qu'avec ma nature ça peut être compliqué... Je le cache pas : c'était dur au début ! Mais maintenant ça va. Vraiment. Vous faîtes pas de soucis pour moi, vous avez mieux à faire.
     Enfin voilà... J'espère que ça va vous et je vous aime. Vous me manquez beaucoup...

     Gros bisous,

Echo

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27/07/974

     Coucou Papa,

      J'ai entendu dire que la situation à la maison s'est stabilisée, je suis contente. J'espère que tout le monde va bien. Maman continue de m'ignorer ? J'aimerais quand même un petit mot de sa part, de temps en temps... Mais c'est pas très grave. Et Hop va mieux ? Tu m'as dis qu'elle s'était blessée, la dernière fois, j'espère que c'est pas trop grave. Je vous aime tous fort... Vous me manquez tellement si tu savais. J'ai l'impression que ça fait des années que j'ai pas senti ta main ébouriffer mes cheveux... Je dois te parler de quelque chose mais j'ai peur que tu le prennes mal et de vous inquiétez... Mais tu es le seul à qui je peux dire tout ça. Sache que ça me plaît pas et que si tu préfères ignorer pour te concentrer sur ce qui a à faire je comprendrais... Mais laisse-moi au moins l'écrire.
     Je vais pas bien Papa. Pas bien du tout du tout... Je t'ai un peu menti. Pas sur les cours ! Les cours ça va. Je m'améliore même ! Je m'améliore. Je commence à cerner toutes les subtilités des flammes et je suis la meilleure de la classe dans quasiment toutes les matières, hehe... J'aimerais bien m'arrêter sur ça. Ce serait une jolie histoire.

      Ca se passe pas si bien que ça avec les autres élèves. Je sais pas comment dire ça, je tremble rien que d'y penser et j'ai tellement froid... Mais je dirais que je suis un peu le clown de l'école ! Tout le monde rigole avec moi... Ca fait plaisir. Je sais pas c     C'était une blag         Voilà bisous !
Ca va pas j'ai envie de rentrer Papa      Viens me   Comment amener ça                Je t'aime mais     Il faut que je te di          On m'embête à l                 Un gros gribouillage immonde tâche la lettre.
​​​​​​     C'est horrible Papa. C'est horrible... Je crois que je suis la seule riktus de l'école et tout le monde se moque de moi. Depuis que je suis arrivée ici, on me crache dessus partout où je vais : par exemple, quand je cherche un endroit où être toute seule on me suit toujours pour me tirer les cheveux et essayer de voler mes devoirs... Ils disent que je suis une abomination, que jamais je devrais être ici au même niveau qu'eux... Que je fais la maligne avec mes notes mais que je ferais moins la maligne avec un ciseau dans le ventre. Même les professeurs grimacent en me voyant passer... J'ai tellement froid ici. Tellement froid... Quand je vois des mains c'est seulement pour me frapper ou me griffer Papa... Je les sens.
     Je sens leurs doigts s'enfoncer sur ma peau... Leurs ongles tailler ma gorge. En début d'année, des élèves de ma classe m'ont coincé contre un casier et ont enfoncé leurs doigts dans ma bouche pour me forcer à sourire. J'arrivais plus à respirer... Leurs doigts s'enfonçaient dans l'intérieur de mes joues. J'allais mourir... Je le sentais. Ca grimpait dans mon ventre, Papa. Mais ils s'en fichaient : ils rigolaient. J'ai encore l'odeur dans ma tête... Ca veut pas sortir. Le goût de leurs doigts immondes dans ma bouche... J'ai envie de vomir, de fuir le plus loin possible quitte à mourir de fatigue. J'ai envie de retourner à la maison Papa, mon dieu... Ca file dans ma tête : quand ils ont voulu me brûler les cheveux... Quand ils m'ont noyés à la piscine et se sont moqués de mon corps. Quand ils ont essayé de me pendre avec les draps, dans les dortoirs... Quand ils m'étranglaient dans mon sommeil, le premier mois : je veux plus jamais dormir... Ca me terrifie Papa. Fermer les yeux me terrifie. Les professeurs s'en fichent... Ils disent que les élèves s'amusent comme ils peuvent, et qu'ils sont juste stressés.
     Mais moi je m'amuse pas du tout. Pourquoi ils sont tous horribles ? Pourquoi tout le monde est horrible ? Pourquoi ils se moquent de moi quand je me met de la peinture sur le visage et quand je met le noeud de Maman... ? Pourquoi la seule chose qui justifie tout ça est l'endroit où j'ai grandi ?! Ils me font peur Papa... Je sursaute pour rien : ça aboie tout le temps dans ma tête. Tout le temps, tout le temps ! Il fait trop froid ici.


     Mais je leur arracherais ce diplôme... De toutes mes forces. Et je vais leur montrer ce qu'une minuscule riktus comme moi peut faire... Peu importe qu'ils aient deux ans de plus que moi. Peu importe si je suis une abomination. Peu importe si je suis pas bontarienne. Je l'ai promis Papa. Pour toi. Pour Maman. Pour Hop. Pour Alacrité. Pour Zinnia. Pour tout le monde... Je suis pas la fille de vos rêves ; je sais que j'ai fais des bêtises... Une tonne même... Mais ça ira ! Ca ira, car vous êtes le peu de chaleur que j'ai trouvé entre ces murs. Le seul feu dont j'ai besoin, et je l'ai dans mon coeur...
 
     Tu peux me faire une faveur ? La seule chose que je veux quand je rentrerais, c'est un grand bol de chocolat chaud.

     Je vous aime,
 
Echo

L'écriture de la lettre est tremblante et assez enfantine.
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01/02/977

   Zinnia m'a envoyé une lettre il y'a quelques jours. Il m'a demandé de le rejoindre sur Bonta. Quelle plaie... Si seulement il arrêtait de jouer double jeu avec sa famille. En plus d'être hypocrite, c'est incroyablement humiliant pour MOI de devoir prendre un BATEAU pour me rendre dans une NATION, il va finir par me tuer.
Enfin je m'égare, mon journal d'amour avec tes jolies feuilles noircies de mes incroyables aventures. Je pourrais sortir un livre tu crois ? Ce dialogue est amusant dans ma tête, mais si un jour quelqu'un tombe dessus il va me prendre pour un fou. Donc si quelqu'un tombe sur mon journal - ce qui a assez peu de chance d'arriver, puisque ça sous-entend que je serai mort et qu'on aurait piller mon cadavre - : je ne suis pas fou, et arrête de piller les cadavres c'est malpoli. Par mes masques... Il faut que je recentre le sujet.
   Donc : lettre de l'ancien. Rendez-vous à Bonta - hh - dans une jolie taverne près du port, ils servent des assiettes de fromage... Succulent. Fromage à part, le sujet du rendez-vous m'a fait arquer un sourcil... Tu vois - bien sûr que tu vois, je t'écris dessus depuis dix ans maintenant alors bien sûr que tu vois - j'étais le seul riktus encore en contact avec lui et notre dernier rendez-vous remonte à... Facilement quelques mois. Je t'avoue que j'étais un peu triste : je pensais qu'il m'avait soit oublié soit qu'il était mort. Enfin, tu noteras que sa mort m'aurait libéré d'une dette... Mais tout de même, je suis assez loin de l'envie de le voir mourir. 
   Il faudrait vraiment que je réfléchisse avant de t'écrire dessus. Après tu es mon journal, et je t'utilise pour extérioriser... Sérieusement, qui RELIT son journal ?!

   Le sujet de notre rendez-vous était une gamine du nom d'Echo. Je t'avouerais, cher journal, que j'ai d'abord pensé que mon cher Zinnia était tombé dans les travers de la vieillesse et qu'il commençait à fantasmer sur les petites filles. Heureusement, rien de tout ça ! Après, je ne sais pas vraiment si ce qu'il m'a raconté et plus rassurant...
Il m'a d'abord parlé d'elle comme si je la connaissais et il s'est pincé les sinus quand j'ai commencé à étirer un sourire en coin en arquant un sourcil. Je te refais la constitution, mon journal d'amour :
"Récemment, je suis tombé sur Echo... Par Xélor, elle a sacrément ch-" disait le vieux avant que je commencère à glousser toute basse. Il arquare un sourcil avant de se pincère l'entre-nez.
"Le petit fantôme, Quirrel." 
Il est marrant celui-là... Comment je suis censé deviner ! Je lui ai fais remarquer que c'était - tout de même - sacrément BIZARRE de surnommer une adolescente PETIT FANTÔME. Il m'a répondu que ce n'est parce que je l'ai jamais vu et, c'est vrai, je l'ai jamais vu... Je ne suis même plus dans le Clan.
   Maintenant que j'y pense... Pourquoi je n'ai pas été choqué d'apprendre que son "petit fantôme" - dont il parle, quoi, à tout les rendez-vous - est une simple gamine ? C'est comme si je le savais depuis tout ce temps, mais juste que mon cerveau ne m'avait pas laissé accéder à ce souvenir.
Bien qu'il me parlait souvent d'elle, il restait toujours étrangement vague à son sujet... C'est un taiseux. Un taiseux qui parle beaucoup pour rien dire. Après, je t'avouerais que l'histoire et le sort d'une gamine m'importe peu... Mais Zinnia a toujours eu le don de me donner envie de m'intéresser à ce qui, en temps normal, devrait juste m'ennuyer à mourir.

   Il m'a donc parlé de cette gamine et de son plan... Et quel plan. J'en ai presque fait tomber mon masque. Une gamine qui veut changer TOUT le Clan ?! Une gamine ! Seule. Une gamine. Une petite fille. Tout le Clan. Changer. TOUT LE CLAN. C'est pas un peu... Pas une partie. Non non : tout. Notre famille prépare son suicide depuis dix ans et c'est quand elle commence à agoniser au bout de la corde qu'une gamine se décide à faire quelque chose ? La situation est hilarante : c'est une adolescente qui se lève pour essayer de changer le système. Pauvre fille... Elle renie son dieu, va dans une école où 90% de la population est probablement contre-elle tout ça pour empêcher des débiles de se faire sauter devant les murs d'Amakna. Si elle est rentrée à Rok, c'est qu'elle est intelligente... Ca me frustre de savoir qu'un esprit fertile comme le sien se bat pour une cause aussi... Futile.

   
   Qu'est-ce que tu racontes Quirrel ? C'est parce que des gens comme toi ont fui sans ne serait-ce que tenter quelque chose... C'est parce que nous sommes partis que la seule capable de se lever contre l'injustice, ce soit une simple petite fille. Quelle plaie... Ca n'en reste pas moins futile. Pourquoi dépenser son énergie dans quelque chose qui est déjà mort ? Le Clan est mort... Ca me rend triste de voir une gamine se débattre pour essayer de faire relever un cadavre sur ses deux pieds. Et je sais que le vieux ressent la même chose que moi... Maintenant que je repasse les images de notre rendez-vous dans ma tête. Dire que je lui ai rit au nez quand il m'a demandé d'être présent quand ça explosera... "Comme si ça allait exploser".
  Je me dégoûte. Il y'a quelques années, j'aurais sauté sur l'occasion... J'ai l'impression d'être plus vieux que Zinnia, de rire de cette gamine qui se débat sans même la connaître et surtout, sans avoir rien fait pour ma famille quand j'aurais du. 
Bah ! Je l'aiderais. De toute manière, j'ai une dette à régler.

   Quelle plaie de se sentir comme un moins que rien, mon journal.
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- Zinnia -
09/02/977

     Quirrel m'est d'une aide précieuse sur Astrub. Je peux déjà cerner les problèmes principaux qui volent autour de cette ville, alors qu'il n'y est même pas depuis une semaine. Une garde désespérée qui crée des justiciers auto-proclamés. Un bout de notre famille qui semble penser qu'Astrub est intéressante... Mais surtout : des gens. Une population qui prend racines aux quatre coins du monde. Il existe une mixité à Astrub... Une population tellement variée et brassée. Des gens qui viennent de partout : des officiers de nation, des aventuriers vétérans, en herbe, en salade. Des vagabonds, des nobles, des paysans. Des justiciers, des criminels, des gardes et des tueurs. De nations totalement différentes. Comment cette ville réussit à tenir socialement, avec des gens d'horizons tellement différents ? Concentrés exactement aux mêmes endroits ? Quelque chose m'échappe. Astrub est le seul cas à ma connaissance... Le savoir qui coule de cette ville est vitale pour la suite.
     Tant que Quirrel se contient assez pour ne pas tout dévoiler à des inconnus... Abruti. Heureusement que Zinnia n'est qu'un pseudonyme. Il est certes un de mes amis les plus précieux, mais il doit comprendre que nous sommes avant tout associés et que tout ceci dépasse notre amitié. Non Quirrel, je ne veux pas aller voir ce "Conyers" - aussi bon soit-il - et non je n'irais pas sur Astrub même si ils font d'excellentes crêpes au fromage. Xélor... Je prendrais le temps qu'il faut, si ça peut changer le monde à tout jamais. Compte sur moi.

     La réunion a commencé ce matin à 10h. C'est la première fois que mon petit fantôme rencontre Quirrel. Elle s'est cachée un long moment derrière sa capuche avant d'oser ne serait-ce que lui dire bonjour. Heureusement que Quirrel est de nature sociable, sinon je pense que nous étions là jusque 17h - et Xélor sait comme le temps est précieux -. Malgré ça, je ne peux pas lui en vouloir... Je sais que ce n'est pas elle. Et rien que pour la détermination dont elle fait preuve à traverser le chemin si sinueux qu'elle a accepté d'emprunter, elle mérite toute la patience du monde.
     La réunion a commencé ce matin à 10h27. Nous nous sommes réunis à ma demande. Avant tout, pour que mes deux acteurs se rencontrent. Mais le vrai sujet de cette réunion était la mise en place d'un plan vis-à-vis du projet de mon petit fantôme : nous sommes trois et, aussi puissants que nous sommes avec Quirrel, cela ne sera jamais suffisant pour marquer durablement les Riktus. Il faut rallier des gens à notre cause avant de s'attaquer à Maloboss. Seuls Quirrel et Echo le peuvent. (Je m'exclus totalement de cette tâche : malgré mes antécédents de tribun, je ne suis plus en mesure d'assumer ce rôle. Et j'ai surtout nombre de choses à faire de mon côté.) Pour rallier efficacement des riktus à nos idéaux, le plus simple est de faire une guilde : j'ai proposé à Echo d'en être la cheffe. Comment pourrait-il en être autrement ? C'est son projet. Mais elle n'est pas apte à assumer autant de choses... Son école, et maintenant une guilde ? C'est insensé. Après une brève discussion, nous avons décidé que le ralliement devra se passer de guilde dans l'immédiat. Notre principal objectif sera la libération du détachement riktus d'Astrub, sur la demande même d'Echo. Quirrel n'a pas pu rassembler beaucoup d'informations les concernant... En dehors de leur nature belliqueuse.
     Mais tout devrait bien se passer : nous avons Echo de notre côté. Je ne sais pas vraiment à quoi c'est dû, probablement à sa nature, mais Echo a un certain potentiel charisme. Il faut simplement qu'elle commence à l'exploiter... Qu'elle le veuille ou non. L'une des plus petites choses de l'univers est capable de devenir un modèle pour les géants de ce monde. Et il ne faudrait pas l'aider à cultiver ce talent ? Ce serait du gâchis.

     Pourquoi Quirrel a dit à Echo de bien se couvrir lorsque celle-ci est partie ? Mon petit fantôme se noie déjà sous ses propres vêtements. J'espère que ces deux-là ne font rien dans mon dos. Je n'aime pas vraiment cette sensation : celle de sentir ses acteurs quitter la pièce. 

     Ce sont tes amis mon vieux Zinnia. Ne te met pas trop de trucs en tête, tu vas finir par lui ressembler.
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Si vous trouvez ce cahier, n'oubliez pas qu'il est à : Félicité Alkalay

ZOTE LE PRINCE VERT
Contre...
RHYM LE DÉVOREUR DE MONDES ET LE DOCTEUR

     Zote était perché sur le Mont Zinit. Il contemplait le monde, celui d'en bas, tout en luttant contre le vent depuis son rebord de falaise. Depuis combien de temps était-il parti de son nid ? Il ne s'en souvenait plus... Il n'était qu'un jeune scarafon lorsque la guerre a emporté tout ce qu'il connaissait. Ce n'est pas pour autant qu'il a grandit, depuis son exil... Le coeur de Zote déborde encore de jeunesse et seule sa corne et son courage ont dû s'adapter pour faire rempart dans un monde qu'il comprend à peine. Mais sa quête venait de commencer... La quête d'un guerrier solitaire, un chevalier de flammes et de chitine. Il sait que son aventure se terminera seulement lorsqu'il sera allé encore plus haut, et quand de sa corne, il percera le ciel. Il regardait encore un moment le contre-bas, rêveur, se balançant au rythme des bourrasques qui fouettaient sa carapace. Il s'imaginait suivre des cours d'eau, survoler des champs fertiles ou se battre contre la neige... Un prince rêveur, perché sur le sommet du monde.
     Puis il prit son envol ! Il sauta du bord de sa falaise et aussitôt, ses larges ailes se déployèrent. Il prit de la vitesse en piqué, et remonta aussitôt pour prendre de la distance. Pendant quelques secondes, Zote était nostalgique : il avait l'impression de voler avec les siens. Mais le nid n'est plus... Et la nostalgie laissa aussitôt place à la tristesse, qui elle-même laissa vite place à une détermination ardente et nouvelle. Il devait créer un nid... Il en était plus sûr que jamais ! Alors qu'il s'éloignait, il ne remarqua même pas que le soleil se levait dans son dos.

     Après de longues heures de vol, Zote aperçut une petite île festive et joyeuse : la foire du Trool. C'était la première fois qu'il voyait ce bout de terre émergé et il cru même quelques instants que les fées d'artifice qui partaient de l'île étaient des flèches ennemies qui avaient pour but de le faire chuter. Le scarafeuille posa patte sur terre et se retrouva vite un peu déçu. L'île festive qu'il avait vu de loin n'était en vérité qu'une immense fête foraine vide de gens.

"Ce n'est pas plus mal..." se disait-il en remuant ses pattes engourdies par le vol.

Zote, bien que très fatigué, se décida à explorer l'île... Davantage poussé par sa curiosité que par nécessité. Il tomba bien vite sur un immense meulou à la crinière violette, accompagné par un vieux tofu à l'air bougon. Aussitôt, Zote se mit en garde et dégaina sa corne.

"Que me voulez-vous ?" s'écria Zote en direction des deux personnages à la trogne patibulaire.

-C'est toi, Zote, le Prince Vert ? demanda lentement l'énorme meulou aux yeux exorbités.

"Effectivement ! Je suis Zote, le Prince Vert et maître de la Corne ! Je suis aussi un habile pyromancien... Mais j'espère pour vous que vous fuirez avant de le découvrir !!" répliqua fièrement le Prince, en dirigeant sa corne vers le ciel.

-Je suis Rhÿm le Dévoreur de Mondes, le Glouton-Gâteaux ou encore le Peintre Primordial de Visage. Et voici le Docteur, capable de déceler une pneumonie ou de faire des prises de sang sur quatorze mètres. 

      Malgré la malice et le dégoût que dégageaient ses deux ennemis, Zote n'écouta que son coeur et se jeta aussitôt dans la mêlée, la corne agile ! Il s'ensuivit un combat épique... Rhÿm et le Docteur étaient des ennemis coriaces, mais Zote se battait avec tellement de courage et d'héroïsme que le nombre d'ennemis face à lui importait peu.

"Un... Deux... Amenez-en trois si vous voulez, Dieux ! Je me battrais de tout mon coeur et je ne perdrais jamais la vie ! Car ma quête transcende ma propre carapace et changera ce monde en profondeur !!" répliqua fièrement le prince en jouant de sa corne.

     Rhÿm arracha la carapace de Zote d'un large coup de patte, tandis que le Docteur déstabilisa le scarafeuille en lui disant de faire attention à son sommeil. Zote se défendit en crachant des flammes d'un rouge étincelant, et en parant les coups de Rhÿm du bout de sa corne. Le combat dura jusqu'à ce que le soleil fit place à la lune et, lorsque les étoiles commencèrent à peine à percer le ciel, Zote fit de même en enfonçant sa corne dans la poitrine de Rhÿm, comme une preuve de sa détermination. Le Glouton-Gâteaux s'écroula aussitôt sur le sol en gémissant et le tofu se jeta sur lui. Zote, lui, fixait la silhouette violette gémir et agoniser. Ce spectacle lui donnait envie de vomir et il se mit, pour la première fois de son existence, à trembler de peur. Sa corne était souillée de sang. Lui qui s'était pourtant promis de ne faire plus mal à quiconque, pas même à ses ennemis. Zote se faisait atrocement peur, à cet instant... Mais il reprit aussitôt ses esprits et sorti la Larme d'Eniripsa - un artefact qu'il avait récupéré lors de ses aventures. Une fiole d'eau magique qui avait pour secret de soigner n'importe qui de n'importe quoi - et fît aussitôt boire le meulou blessé de ce breuvage divin !!
     Rhÿm reprit aussitôt des couleurs, et le Prince Vert s'excusa mille et une fois auprès de lui et du Docteur. Rien ne justifie la mort de quelqu'un : ni sa bouille, ni son drapeau, ni son coeur. Et même si un meulou à grandes dents vous regarde avec l'air patibulaire, rien ne vous excusera de lui enfoncer une lame dans le coeur. Cette aventure avait finit par lier le trio d'une amitié profonde. Ils partirent tous à la découverte de l'île où la fête ne s'arrête jamais - hormis le Dinsdor à partir de 14 heures - et s'amusèrent comme des fous toute la nuit. Ils jouèrent... Jetèrent des tartes à la face d'Ogrest... Creusèrent et gagnèrent une tonne de peluche et de confiseries. Au moment de se quitter, Zote promis de se faire pardonner le plus vite possible. 

"Je vous promet, mes amis, de vous offrir le plus beau des cadeaux !" s'exclama le scarafeuille.

-T-t-t.Tu n'as pas intérêt. répliqua aussitôt Rhÿm.

"Mgngmvaisl'fairequandmêmemgngn..." marmonna Zote, enfouit sous sa carapace.

-Tu n'essayes tout de même pas d'user de ruse pour arriver à tes fins ? C'est une mentalité d'oppresseur ! grogna Rhÿm en ajustant sa crinière.

"Un oppresseur qui fait des cadeaux... C'est un dictacool !" 

Et le trio éclata de rire. Même si ils s'étaient mal tombés dessus, tout était bien qui finit bien !

     Zote s'envola peu après, en faisant signe à ses deux compagnons. Son aventure n'était pas terminée, et bien qu'il devait la continuer seul... Il avait maintenant deux amis qui volaient autour de son coeur.
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