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[BG] Carmen Bahamut's, la voie de l'incertaine

Par ClockDown 09 Avril 2019 - 01:46:16

Spoiler (cliquez ici pour afficher le spoil)

[HRP] Avant de débuter, j'aimerais m'exprimer sur le fait que j'ai décidé d'écrire le background d'un de mes multiples Féca 200. Je pense que le niveau d'écriture est correct. Bonne lecture. L'histoire aborde un thème sur le fait qu'il est extrêmement difficile de savoir ce que nous voulons faire plus tard.Je voulais une prologue un peu courte, pour le début du background de ce personnage.[HRP]
ARC I: Bahamut's ♫ MUSIQUE ♫

[AMAKNA 967]
 
Quelle est ta voie ?


Ô grand subconscient.

Aux plaines d’Amakna en 967, le zéphyr se conciliait bien avec l’oxygène des montagnes et l’ambiance agricole du coin.

Les tempérés troupeaux de bouftous fournissaient la laine en appétence pour guerroyer l’impitoyable hiver de Djaul.

Les paisibles et modestes maisons de paille en bois et pierres ne coûtaient pas un bras, mais valablement la sueur de nos acharnements constants.

Entre la cité et l’errance aux brindilles de blés d’Amakna, les roides routes en galet assuraient un solide marché entre les artisans, les paysans et les riches commerçants.

Je marchais à l’entrée de la ville avec maman.

Les sanglotements des murmures immaitrisables narraient les clabaudages actuels du faubourg.

Ici et là, le fil de la vie se perdait ad vitam æternam.

Le temps fluait au même instant que les chevaliers de bronze précautionné d’un halecret sortaient des remparts pour affronter les terribles bandits des frontières de la nation.

« Ces mécréants goûteront au tranchant de nos lames. Nos armures endureront les projectiles de ces vils brigands. »

Lâcha le général du bataillon d’exploration haut et fort pour que les résidents entendent et ressentent l’étendue de son charisme patriotique. Il m’impressionna, je dois effectivement l’admettre.

Les pêcheurs aux lacs empiégeaient les poissons.

La récolte aidait ces braves à surmonter leur quotidien lorsqu’elle s’avérait bonne.

Je compris la joie du métier dans un écho audible.

Les Roublards offusquaient leurs articles dans les impedimenta de nos ruelles.

Le crime et le mal triomphaient dans cette guerre interminable contre le bien.

Je saisis le venin et fis face à ces remarques désagréables sur la justice dans une ignorance totale de leurs murmures.

Les séduisantes dames se réclamaient à leurs affres au plein centre du négoce urbain.

Les aventuriers recrutaient des mercenaires et les intéressés pour leurs périples héroïques.

Les fabricateurs concevaient leurs nouvelles créations.

L’historicité se tramait avec la Parque imprévoyable aux charmes honnêtes et quiets tirée de notre imprédictible nature de vivants.

Je réputais encore ces voix et ces sentences prononcées d’une confiance inébranlable dans mon esprit.

Mon regard vint foudroyer mes petites mains.

Ces dernières incapables du moindre exploit me décourageaient.

Elles et ma caboche incarnaient un potentiel instrument pour réussir dans ce monde.

Pouvons-nous vraiment devenir un irréprochable être de certitude pour les disgracieuses et favorables choses du quotidien que nous entreprenons régulièrement ?

Je supputais une taille lilliputienne d’un et trente enfaite.

Je portais sur mes oreilles une splendide paire de lunettes de la part de ma maman.

Les gens me questionnaient souvent sur mes futures aspirations.

J’écarquillais en guise de réponse mes grands yeux d’enfants et prétendais connaître ma place face à ces fiers adultes.

Comment pouvais-je trouver ma voie ?

Mon chemin ?

La lumière prometteuse d'un avenir radiant ?

Je n’avais que dix ans.
9 -2
Réactions 7
Score : 3715

[HRP]

Meow !

Puisque ce n'est pas un sujet directement appliqué au RP je n'utilise pas la bannière [HRP] que j'ajouterai bien évidemment si on me le demande.

Je trouve le texte très bien fait et plaisant à lire, de toute façon, à partir du moment où j'ai mon Robert avec moi pour lire à côté de moi, que j'apprends de nouveaux mots, je suis aux anges.

J'ai trouvé que c'était très facile à comprendre et qu'on s'imprègne bien (trop bien) de l'atmosphère et, les autres diront ce qu'ils veulent, personnellement j'adore et je m'imagine très bien les mises en scène dans ma tête.

Spoiler (cliquez ici pour afficher le spoil)

Par hasard, lors de ma lecture j'écoutais ceci ♪♫ et je dois dire que ça rendait la lecture encore plus agréable et l'atmosphère plus présente.
Bien joué !

Katze~

[/HRP]
2 -2
Score : 597

[HRP]

Merci beaucoup.

[/HRP]

3 -1
Score : 597
♫Musique♫
[AMAKNA 967]
PARTIE I :
 La douce soirée au marché d'Amakna
 
J’arraisonnais le canton mercantile. 

L’estimable effluve multiple des pains sans singularité des boulangers troublait mon odorat vers toutes les dispensations loisibles et envisageables.

Je commettais ma senestre à la dextre maternelle, qui m’instiguait vers la supérette. 

Nous nous approchâmes depuis belle heurette avec longanimité vers notre propos appété muni de sacs vides.

L’éthérée figure qui veillait sur moi tenait une magnificente aumônière de Kama. 

Les caravanes étaient majestés des rues. Les débitants s’installaient à leur foucade ici et là aux côtés des maisons.

L’hôtel de vente se bondait de preux explorateurs de senti abasourdissant et d’artisans exacts. 

Ainsi se déferlèrent les linéaments bigarades jaunâtres du coucher de l’astre en feu, fusillant mon minois d’une surprenante clarté.

La fin de journée parvenait à de hautes volées. 

Ce flambeau du jour édictait les chromatismes de notre monde, la dame nature, le calorique, sustentait nos plants de nos interminables glèbes. 

J’auscultais incessamment cette ardeur avec une fascination sans jeter le gant à son azimut.

Ma vue nonpareille valait tout l’or du soleil des douze, je ne troquerais onc ce présent, même si je pouvais l’admirer ne serait-ce qu’une brisure de seconde en retour.

 Et mon univers se pallia du zénith de cette étoile dorée gigantesque, pour ce qu’une sphère de couleur s’y enferme le ciel orangé, tel un dégradé.

Les constellations sourdaient lentement, attachaient mon esprit en plus de mon attention, à l’instar d’une luciole qui se gluait à la splendeur d’une étincelle photogène par une lanterne. 

L’empyrée m’obnubilait de ce panorama sibyllin gravé à la remémoration en mon être. Les anamnèses s’offusquaient à mes introspections. 

Ce séjour citadin repolissait ma sapience évolutive concernant l’agglomération progressive et honnête d’Amakna.

Les voix et la gesticulation d’autrui ne m’abjuraient pas mon liant. 

J’affectionnais vertigineusement de forger mes propres prodromes grâce aux bienfaits de l’observation des faires à mon entour.

Cette bonne fortune en occurrence hétérogénéisée dénonçait d’une circonstance à une nouvelle commensurable une précieuse leçon toujours aussi cardinale entre elles à mes yeux.

 Un homme au foulard fuligineux et barbu étrilla l’huis de taverne, une droite tempérée avec une bière, son bras gauche sur la nuque de son ami.

Leurs joues se pourpraient par l’alcool bu à belles dents et par l’accumulation immensurable de billevesées prononcées.

Les sieurs s’ébaudissaient entre eux. 

J’avisais avec limbe ces hommes drôlets ivres.

Ces gens bizarres radotaient.

Souventefois, cette cité, qui confond notre entendement, me désattristait.

Ma maternelle achetait à l’instant même : les baguettes, le poisson, le fromage, le lait, le jus d’orange, la viande et l’amoncellement des vivres sur ma personne.

Son escarcelle de Kama maigrissait tel un decrescendo.

Je m’agriffais aux sacs avec ma dextre et ma senestre, j’appréhendais à déconfire le faix de nourriture.

La pression fourvoyait mes jambettes et mes pieds. 

Je déférais mes pas comparés aux pluriels de ceux de maman, elle ne captivait aucune difficulté malgré la prépotence de sa panetière, nous nous étions approchés de notre demeure après une interminable marche.

L’exsudation s’épanchait de mon visage dans un effort final pour déposer le tout.

Je défaillais de force.

Notre maison urbaine à trois étages en pierre avec un solide toit subrogeait plantureusement l’ancienne aux prairies.

Une irréfragable incompréhensibilité à s’accommoder s’imposait à mon égard pour ce récent foyer.

J’enviais accortement ma mère, sa houlette, sa fortitude, son alacrité, et sa convivialité spirituelle.

Elle personnifiait une vérace disciple aux rondaches des plaines d’Amakna.

Sa monture de lunettes appréhendait bien sa longue chevelure enténébrée.

J’évoquais plus une sœur lilliputienne pour les perspicuités gnosies d’autrui.

La grande femme m’ouvrit d’un sourire aux lèvres la porte et m’ébouriffa ma crinière en guise de bienvenue au bercail.

« Tu laques d’endurance ma fille ? »

me glissa-t-elle dans le creux de l’oreille. Sa voix dévoilait l’amusement.

De ses mains, ma dame ajustait ses bâtons fixés de lorgnettes par son autre main pour mieux m’observer.

Je n’avais cure en guise de légitimation.
Je honnissais ma petite taille pour mon impécuniosité de force, elle le savait.

Une fois renoncée de mes sacs, je me relâchais les humérus de son faix et de son joug algique.

Nous eûmes un folichon souper et une distractive discussion.

[...]

Ma mère se décréta après cette conversation à envoyer la question qui tue.

Elle demanda mon édiction entre Sacrieur et Féca.

Mon père au Saharach avec son harem de femmes ne s’occupait presque jamais de moi, seulement les journées d’anniversaire.

Il ne méritait pas que je conjure la même déesse.

Satisfaite par ma réponse, sa main vint me tendre un bâton de berger.

Une exaltation de joie réconforta mon cœur.

Je rapportai mon présent à mon alcôve sur mon bureau à ma chambre.
Le cadran de mon horloge pointa l’heurette de nuit.

J’ôtai mes vêtements un par un.
Je pris ma douche.
Je m’arrangeai d’un pyjama après avoir séché les cheveux.
Je me brossai les dents.
Je me mis finalement à la couchette.

J’étais l’être enseveli dans les bras de Morphée,
la personne reposée envers ses obligations,
le front surmonté au coussinet au plus fort de cette opacité,
fabuleuse geôle de mes songes prestigieux et reploiements sibyllins. 

Les deux draps en laine eurythmique me précautionnaient d’une intercession nonobstant au frisquet du commencement à la fin de mon corps.

Sommeiller d’une expédiente nuit choisie à dessein sur un lit sopitif aliénait mon enivrement de fatigue obtenu tout au long du demi-nycthémère à mon campos.

La félicité de mon habitacle ébaubissait mon absoluité à ma gente conscience jusqu’à la moindre partie de mon enveloppe pour le vouloir.
FIN DU CHAPITRE I PARTIE I
4 -1
Score : 3715
[HRP]

Meow !

Je suis impressionné par la palette très large de vocabulaire que j'ai vu là, lire ce chapitre sans mon dictionnaire me serait impossible, mais croit-moi lorsque je dis que j'aime lire avec mon Robert près de moi, apprendre des nouveaux mots et les réutiliser. Je me demande presque comment fais-tu pour avoir autant de vocabulaire dont j'enrage.

Je ne me pose qu'une seule vraie question; Pourquoi les points de suspension entre "Nous eûmes un folichon souper et une distractive discussion." et "Ma mère se décréta après cette conversation à envoyer la question qui tue." ? Une autre question, surtout par curiosité personnelle et non par curiosité littéraire, pourquoi certains fragments sont en gras alors que d'autres non ?

Et finalement, je pense que tu devrais, même si tes descriptions sont parfaitement résumées pour qu'on s'imagine avec précision le cadre, écrire des paragraphes un peu plus épais, mais ce n'est que mon avis personnel.

Voilà !

Katze~

[HRP].
2 -2
Score : 597

Spoiler (cliquez ici pour afficher le spoil)

[HRP]

J'aime bien présenter comme ça. Ça fait beau de surligner en noir et de mettre en gras chaque lettre des phrases. Chacun ses goûts.

Sinon, c'est en gras pour désigner les actions des gens, tout simplement lorsque la phrase entière est en gras.

Pour les [...]

Le dialogue ne jouait pas un rôle si important dans ce chapitre, mais je prévoyais de donner un dialogue à d'éventuels personnages qui feront leurs apparitions dans les prochains chapitres, je prévoyais juste d'installer les bases du personnage principal, en suivant le plan et le fil de l'histoire que je me suis fait sur un morceau de papier.  J'ai pensé qu'une ellipse ne serait pas de refus.

J'aime bien prendre mon temps et réfléchir sur les mots, si je ne prenais pas mon temps, j'écrirais pour 1000 mots en moins de trois heures, les yeux fermés,

Je prévoyais de mettre plus de chair à mes paragraphes après avoir présenté le personnage de Carmen en soit pour s'en faire un portrait. L'histoire de ce personnage nécessite des petits chapitres pour présenter les personnages qui joueront un rôle clé dans son background. Nous ne sommes vraiment qu'au début début, après avoir instauré des solides bases,  je pourrais facilement plus travailler avec une certaine fluidité son histoire.

Cordialement Clockdown.

[/HRP]
4 -1
Score : 3356

Spoiler (cliquez ici pour afficher le spoil)


[HRP] J'ai décidé finalement d'enlever le gras et l'italique ça fait vraiment plus classe. J'ai changé la méthode pour présenter mon texte, qui est largement plus agréable.  [HRP]
♫ MUSIQUE ♫
[AMAKNA 967]
 PARTIE II :
 Le Forgeron porteur de Bahamut’s

   
 
Notre vouloir en outre de notre chair s’exonde de notre résilience et de fortitude qui se cèlent dans l’opalescence mirée de notre conscient.

Je n’appréhendais guère la sapience et ce desideratum à élire ma déité, lors de cette opacité, d’une pénombre enténébrée crépusculaire d’antan à naguère.

Je m’y installais dans les bras de Morphée encor dans ces draps envoûtants aux géhennes apaisantes et consolatives de ces couvertures, ma volonté décédée par ces attentions.

Ma coiffure déchevelée sur l’oreiller, mon être caillouté de cette énergie regagnée progressivement incapable d’atteindre le campos nécessaire pour la surprise subséquente, auquel le fatum se gravit sur ma porte ne s’obligea pas réellement à ma cause.

Je reposais, le long de mon être, d’un grand sourire enfantin dans ces couettes chaleureuses.

Ma chair bronzée trémulée s’embrassait, recroquevillée par la dysphorie résultée de ces liages de ces anhélations malplaisantes du frisquet à bas degré.

Une niaise baboue se transsudait à mon visage, alors que mon corps baignait de ces feux pugnaces contre le froid.

J’ouïs un triplé crescendo de horion encontre cette impécunieuse entrée de bois.

Un abouchement.
Une visite.

Maman me prévint hier dans le cours de notre discussion, du potentiel surgissement de son féal jumeau de sang qui me professerait aux faires de la forge.

Elle me l’avait décrit comme un preux Féca lyrisé au nom des Bahamut’s, ses fortunes et périples héroïques se gisaient dans les livres de ses chroniques, je me souviens de l’admiration portée pour ce personnage du même arbre généalogique, dynamique et infatigable, que je ne le croisai jamais pendant ces dix ans de réunion de famille, pourtant.

Je dévorais ses légendes et ses fastes depuis l’âge que j’avais apprise à lire.

Par une curiosité insatiable, je cherchais le moindre mot soutenu dans ses récits.

Cet individu vêtu d’un kimono anthracite et chenu, mesuré d’une hauteur d’un et quatre-vingt-cinq, aux lunettes fines, au visage familier et craché comme ma mère, longé de sa chevelure pompeuse d’une tresse ténébreuse prolongée, tangente jusqu’à son échine foula sans gêne ma crèche, sans me précautionner.

Il parvint dans ma chambre, par une savate véloce, insouciante et preste à la porte.

Mon oncle lâcha son marteau au sol, qui s’écrasa verticalement, d’un vacarme tonitruant

. Une imposante musculature visible depuis son torse rempli de cicatrices m’intimida, je dois l’admettre.

– Tu es Carmen Bahamut’s, je suppose. Lève-toi et prépare toi, une aventure fortunée de hasard t’attend ! Ma sœur a déjà apprêté ton équipement, tes vivres et j’en passe. J’avise donc ces gnosies, presque les mêmes que jadis, que ceux d’elle, celle d’une enfant incertaine.

L’homme me hissait de sa formidable dextre en grippant mon humérus droit.

Il me mirait par des yeux nostalgiques.

Son minois longeait de ce même identique sourire agréable et hardi.

Je ne comprenais rien, hormis le fait qu’une légende vivante se tenait face à moi.

– Faber Ferrarius Bahamut’s, je déduis? Messire glorifié par ses exploits. Un héros insouciant, mais puissant. Vous ressemblez à cette description parfaite d’un membre de ma famille. Des livres dénonçaient votre physique, un individu porté d’un marteau, de sa magie, une figure de proue parmi les mercenaires, mon oncle. Le chevalier Féca à l’armure violette.

– Pour une fille, ton vocabulaire prouve que tu es plongée dans la lecture et un moulin à parole. Je vois que tu cherches ta place dans ce monde. Ce lieu n’est pas un paradis, c’est une attention qui contrôle les gens, telle une marionnette, tu sembles bien l’appréhender. Je te tends la main, et je te propose d’être ma disciple, un honneur légendaire, mais sans prétention. Je t’enseignerais l’écriture, tu mentaliseras la manière d’épargner tes adversaires, aussi je t’inculquerais les rudiments propres de ta déité, la responsabilité d’un titre, et protéger les foules chères à tes yeux. C’est l’heur d’une vie, pour t’élever à des sommets. Tu incarneras et forgeras une parcelle de mon être qui voyagera avec moi, dont son prénom personnalisera la successeure de moi, garçon de jadis en armure ombrée au marteau. Le bouclier de Bahamut’s même. Tu ne convoites aucune gloire ni fortune, juste de pouvoir planer dans ce ciel bleuté. Je le constate en ces reflets d’iris. Tu as admis à ta mère ton souhait à prendre la forme d’une adepte de l’Altière Bergère, non?

Toujours retenu par sa fortitude, l’homme s’appuyait sur son imposant outil de frappe saisi et me mirait, comme pour m’ausculter et former le vouloir de ses songes pendant ce long discours.

– Oui, mon ambition à devenir une Féca exemplaire ne miroite pas des mensonges.

Je répondis d’une certitude en ma frêle voix, mais d’une assiduité à mes organes de la vision contre les siens.

Une petite douleur s’écrivait dans mes pensées, les yeux plissés, mon corps soulevé par la puissance de ce géant.

C’était l’un de mes liminaires propos de lui attester que j’encaissais l’algie.

– Bien, j’exaucerais ton dessein, et je t’exhiberais la face de ce monde, si tu agrées à mon offre. Tu hériteras de mes dons, de mon savoir de forgeron, de mon éloquence narrative et au bout du compte de bases élémentaires pour prospérer et survivre, puis parvenir d’une carrière faste dans cette vie prometteuse.

Faber Ferrarius Bahamut’s, cette tourmente à art oratoire me lâcha, et je tombai sur mon matelas.


– Pour un individu qui m’improuvait mes interminables dires, vous vous enfoncez. Cependant, par vos locutions, vos sagesses et vos récits, puis finalement ce lien de sang, j’accepte votre pollicitation, cher oncle.

J’inclinai ma tête, en signe d’accord.

– Je trouve ça adorable. Arrête de me vouvoyer, je risque de rigoler très fort. Tu ne seras jamais nonpareille à user de mots incompréhensibles pour la plèbe. Par ces syllabes diaprées, tu frondes les paroles, dithyrambe de mes congratulations d’antan sur les paperasses de librairie. Nonobstant, juste pour toi, je t’enseignerais mon style extérieur sur les calques de ces conifères, et elles sont devenues célèbres, par le cours du temps. Je dois le concéder, pour la jeune lilliputienne dans la fleur de l’âge et pompeuse génuflectrice que tu es, ton niveau ne se rabaisse guère comme ces pâles copies amatrices. Désambiguïser tes doutes et te guider dans ton éducation pèsera telle une fidéjussion pour moi.

Un sourire ébaudi et bénin tangentait ses lèvres.

Sa voix légère. Une fascination à ses yeux.

Puis une main spontanée qui décoiffa et m’ébouriffa le haut du crâne.

– Je déteste que les gens se moquent de ma petite taille.

Je me laissai décheveler mes mèches noirâtres comme de l’encre, un écœurement bien visible, mais tout de même pacifiste.

– Je prendrais en note de ne pas écrire des affres et folâtreries sur ta grandeur. Maintenant, c’est le moment, file ma petite-nièce, tu devrais mander au moins tes adieux à ta mère. C’était son idée de t’envoyer m’accompagner dans mes aventures. Elle m’a dit que tu brûlais de désirs d’explorer ce monde, de découvrir les fronts et les gouffres de ces arcanes. Elle m’a décrit tes innombrables discours et caprices à vouloir quitter ces terres, et devenir comme moi.

Toujours par cette sénestre sur moi, il me transmettait ses phrases, d’une bienveillance chaleureuse.

– D’accord mon oncle! Je tiens à extérioriser que c’est un honneur de vous rencontrer, frère de mon ascendante, et j’édicte dans mon bon sens de vous remercier de votre déplacement, en plus de la surprise de maman.

La reconnaissance et la gratitude opprimaient mon esprit, j’étais l’une des mortelles les plus heureuses des douze.

– Je me répète, mais cesse de me vouvoyer ma naine de Carmen.

Amusée et maladroite comme je suis, une nasarde me vint au front en guise de réponse. Je le méritais peut-être.

– Comment se porte ma Carmen, mon enfantin reflet réduit favori? Tu t’es décidée à explorer ce monde. Je vais te laisser cette opportunité, car c’est comme ça que nos parents m’ont élevé, c’est dans notre nature. Je dois m’occuper de ta petite sœur, sinon je vous accompagnerais bien.

Une silhouette féminine et maternelle d’une longue chevelure noire s’affleurera en cette pièce.

Des mains agréables et confortables se pressèrent contre mes épaules par un ébaubissement de ma part en cette même interruption qu’elle prononça ses dires par un câlin poule.

Une larme perlait à son œil droit, un sourire si nostalgique à ses lèvres, une compréhension de me confier à son frère et d’arpenter ce vaste univers.


Au revoir mère, nous nous reverrons.

[...]
 
Les adieux me laissaient inquiète au début,
mais, après avoir appris à connaître mon
oncle pendant quelques jours, je sus que
cet individu ne me trahirait jamais.

Un homme instruit sage.
Voilà ce qu’il était.




FIN DU CHAPITRE I PARTIE II
4 -1
Score : 597
MUSIQUE
[AMAKNA 967]

 
PARTIE III:
Le triste poids de ce monde  


Une chanceuse et potentielle disciple digne de Féca se doit d’entrainer sa résilience et de développer celle-ci pour se rompre de la douleur de ses opposants.

Mon ascendance maternelle scella mon destin relié de cette tradition familiale, le besoin de douter n’existe pas en moi pour m’en éprouver le compte.

Nous ne choisissons pas notre voie, l’incertitude y trône tel un roi souvent.

Nous perçons notre chemin par conséquent pour nous rendre à nos aboutissants par la plus considérable prestesse loisible en nos capacités.

Voilà comment je le percevais de ma petite et faible dextre ou sénestre en mes efforts d’autonomie et franchise.

Dans les récits, nous constatons régulièrement que les gens se fourvoient dans leurs quêtes de pouvoirs et se trahissent finalement, ces identiques martyrs incarnant auparavant le motif même de ce désir de défier leurs fatums, qui leur furent imposés.

De temps à autre, les gentils durent trop ad vitam æternam et deviennent ce qu’ils méprisèrent pendant toutes ces années à n’en plus finir de leurs réalités.

Ainsi la complétude que j’esquiverais ne me laissera pas un goût amer de regret à la bouche.

Je ne voulais pas vivre avec des songes d’affres et de ces cauchemars dans ma caboche dans la fleur de l’âge.

Pour ces raisons, je fis face aux éventuels futurs que je ne peux me soustraire et au passé que je marquais de l’encre du destin par ces jours en compagnie de mon oncle.

Le ciel d’albâtre m’offusquait par sa poussière de cristaux.

Nous marchions en l’extérieur des murailles de cette grande nation bleue, en plein milieu dans ses vastes et incroyables prairies pendant la période de l’hiver.

Mes yeux miraient le panorama à l’une des quatre-saisons, celle des arbres décédés, des vagues de neige écrasées sur les plaines jadis verdâtres qui désolaient ces paysages par sa candeur blanchâtre et inexpiable.

À Bonta, mon surpassement entamé tant excellemment que déplaisamment persévérait et s’étendait dans le temps.

Un long manteau de fourrure brun aux parois avec du tissu cérulescent avec l’éminent capuchon posé à ma tête régnait sur le sommet de mes mèches de cheveux noirâtre, il descendait jusqu’à mes frêles jambes, je portais une salopette pour me protéger contre le froid, une paire de mitaines couvrant mes mains pour compenser le manque de chaleur à ces dernières, et finalement un foulard à mon cou, pour me défendre contre ces mauvaises conditions.

Mes verres de vitre embués par ces brumes et tornades composées en ces particules aux flocons d’eau, aussi transies d’une turpide basse température entravaient et nuisaient à mon sens de l’orientation et de la vue, sans aucun doute à émettre sur cette question futile.


– N’avance pas sans te délibérer de tes adversités, Carmen. Allez, surmonte tes empêtrements, je crois, en tes capacités, j’interviendrais pour te précautionner et te soigner en cas de problèmes, lorsque tu appréhenderas, subiras potentiellement et constateras où s’arrêtent tes seuils en tant qu’enfant.

La paume de la dextre de mon oncle me saboulait de l’avant pour me dépasser à son tour. Il me guidait vers un lieu inconnu.

Je n’en avais aucun doute, mon éducation risquait de receler des impasses scabreuses et vétilleuses, mais j’y emporterai beaucoup de leçons favorisantes par conséquent.

– Oui messire Faber.

Je hochai de ma tête en guise de réponse, même si je n’arrivais pas à le discerner dans cette tempête. Il m’appuyait pour me protéger et m’orienter dans la voie de notre déesse.

Ma sûreté et mes expectations aveugles et certaines envers lui m’excitaient à surpasser mes limites.

Mon corps compatissait à la douleur, face à une épreuve impedimenta encontre parti des tourmentes, des émois d’ignominieux degré.

Ces autans d’écoulement des jours des frimas frisquets me projetaient contre ce puissant souffle glacé, et me susurraient d’un bruit strident et doux à la fois mes petites oreilles et m’exhalaient paradoxalement et prou d’une série de fortitude de zéphyrs.

J’arguai ces moments d’impétuosités congelées par temps difficiles néanmoins folichons en été, comme maintes fortunes, et contraire par présence de ces affres si dévoratrices empoisonneuses lors d’adversités de la bise du froid, par ces circonstances délinquantes.

Par ces misérables caloriques par l’évacuation marmoréenne de son impondérabilité sur ces pâturages frappants d’hiver victime par ses ressentiments et sa rudesse acariâtre envers ces probables étourneaux ne crédibilisait guères leurs créances à la rhinite.

Je ressentais ce sentiment tout comme si des paumes malplaisantes d’airain d’une basse accortise de degré de température et sans-gêne s’embourbaient sur le long de ma frêle enveloppe charnelle en entier.

Mes pieds plongèrent et percèrent à de multiples reprises en ces couches enneigées à force d’y forcer mon trajet à s’accomplir.

Une buée lactescente s’exhalait de ma bouche au fur et à mesure que j’essayais d’expulser ce froid hors de moi, je travaillais mon inspiration et mon expiration.

Pour descendre d’une famille habituée aux hautes chaleurs des incroyables déserts avec des conditions météorologiques brûlantes et extrêmes, se rompre à ce changement, c’était ardu pour moi.


Je n’étais pas encore une disciple de Féca, mais ma détermination aveuglante pour en évoluer en une n’éprouvait aucune limite, sauf celles de mon être.

Les rayons du soleil se masquaient par ce dôme climatique, l’éclairage évoquait à un teint saphir et cobalt foncé.

La silhouette adulte avançait même en dépit qu’elle s’embrouillât par toutes ces poussières cheminait sans broncher, sans une armure de l’orbe par une endurance et une indifférence stupéfiante, ce constat m’entravait certainement ma progression dans l’œil de la tempête et me déconcentrait par ces songes qui frappèrent mon être sans aucune retenue.

Une série de questions en pleine mesure et d’incapacité à y écouter et à décrire sans mes mots pour appuyer et en brosser un tableau de sa longanimité, de sa fortitude et de sa résilience me vint à l’esprit, sans une étincelle de réponse pour y désambiguïser une logique qui apaiserait ces doutes.

J’admirais une telle discipline et maitrise de soi, je me demandais comment mon oncle accomplissait cet exploit.


La fortune d’y poser cette question ne se présentait pas pour le moment.

Je ne voulais pas baisser les bras, j’appelai de tous mes vœux de prendre sans hésitation une forme de puissance aussi aguerrie, endurcie, stoïque et solide que lui, plus tard.

Une moue inconfortable se montrait à mes lèvres en ce décor qui masquait toutes réactions du visage visible.

– Bravo, ma petite Carmen, nous sommes bientôt arrivés, tu as bien essuyé le périple. Cependant, ton histoire ne fait que commencer. Ton entrainement et les surprises que tu constateras incarneront les premières prémices de tes récits.

Sa voix paraissait confiante, mais quelque chose clochait

.– Faber, comment avez-vous subi tous ces rudiments du mauvais temps sans même broncher, j’aspire à savoir votre secret!

La curiosité brûlait mon être, j’avais l’intention de connaître les techniques dans l’ombre d’une telle sapience, un talent encor incroyable et abasourdissant qui se cachait derrière la regardure de ce personnage aux exploits biographiques captivants.

Ma soif d’omniscience d’enfant l’emportait plus que tout à ce moment, je dois l’admettre catégoriquement.

– Retiens cette phrase toutes ton existence et ces années à venir, plus que tu porteras la tristesse et son poids en ce monde, plus que tu constitueras une influence de haute volée sur tes éventuels pouvoirs si tu restes droite et l’endures sans y dérouter ton bon sens. Tu perdras constamment si tu préserves ta pitié, car tes ennemis n’en auront pas toujours. La seule chose dont tu as besoin, c’est de cette émotion de bravoure, qui t’empêchera d’abandonner, face aux problèmes de la vie. Tu dois gésir forte pour ceux qui t’aiment, ton entourage. Ultimement, tu ne pourras faire confiance qu’à toi-même. Tu devras punir la quiddité fourbe et perfide des gens qui se cachent dans cette dernière de peau pour atteindre leurs buts. C’est grâce à cette même émotion d’impuissance et de déception que tu deviendras plus forte, ma nièce. Je vais t’aider à forger ton nom, et te guider. Je te précautionne d’avance, tu rencontreras beaucoup de surprises et défis, autant des hauts que des bas.

Je crus voir des larmes couler de son regard nonobstant dans le sens opposé à moi et tomber, je ne discernais pas clairement si c’était mon imagination, les particules d’eau glacée, ou s’il portait un lourd fardeau sur ses épaules.

Alors que mes pensées valétudinaires et persévérantes s’assujettirent au beau milieu d’une trentaine de minutes, je réalisai avec stupeur que ce paysage violent, agressif, raide, s’acquit en un plus doux.

Les petites plaines enneigées de Bonta, les arbres, la nature morte, les bouftous se dévoilèrent, des grandes maisons de bergers plutôt luxueuses, le calme après la tempête survenue.

Les sapins enduraient beaucoup de couches de flocons sur leurs résilientes ou faibles branches épinées, ils étaient composés d’écorces brunâtres gênées par ces particules aux teints lactées.

Je percevais maintenant mon oncle, sa chevelure peinturée par ces infâmes flocons. Ses lunettes embuées encore plus que les miennes me consternèrent.

Je ne comprenais pas du premier coup ce lieu.

Je constatai quelques figures à cette même carnation que ma maternelle et aux traits similaires, d’autres aux plus pâles.

Je le suivais, la tête baissée et intimidée, je reconnaissais quelques membres de ma famille, sans les moindres mots de salutation et avec une surprise, d’autres avec un regard méprisant.

Mais beaucoup furent des gens inconnus à mes yeux, étrangement.

Au loin, deux sénescences de Féca séjournaient devant un manoir, face au feu de camp, avec chacun respectivement, un bâton de bois

Un cousin de bas âge à mon accointance et deux jouaient et tournaient sans cesse autour de ces flammes.

Le castel composé de pierres, de bocages et d’autres matériaux imposants et nécessaires pour un logis me coupa le souffle.

Quatre tours se positionnaient aux quatre coins du bâtiment en question.

Beaucoup de vitres me laissaient se rendre compte de la luxure de ce lieu.

Je ne pouvais décrire cette construction en quelques paragraphes, même un roman de cent pages se retrouverait en pleine incapacité.

Les deux bergers tendirent leurs outils en notre direction, soudainement mon oncle vint écraser sa dextre sur ma nuque pour me coucher au sol, alors qu’une armure de l’orbe se concrétisa.

J’entendis deux bruits stridents de projectiles se heurter contre ce bouclier.

Je constatais son agacement, et un certain mécontentement.

L’homme se leva, face aux deux adversaires par quatre-vingt-dix pieds de distance approximativement, et cria du plus fort qu’il put.

– Vous avez perdu la raison, bon sang! Vous tirez sur vos petits enfants ?

– Que penses-tu riposter, pauvre imbécile d’hoir? Tu emmènes des étrangères fouler la terre des Bahamut’s. Nous t’avions exigé comme contrainte à choisir un successeur de notre sang, pas une gamine que tu as probablement trouvée en plein milieu d’une rue à Bonta. Tu incarnes le plus prometteur des Fécas de la famille et, pourtant, tu gâches toujours tout!

s’exclama la matriarcale.

– Va chercher ton vrai sous héritier pour le clan et retourne cette créature où que tu l’aies localisé. Elle ne provient pas de notre famille, n’essaye pas de m’embrouiller! Même si elle ressemble aux gens de ma descendance, tu ne te payeras pas de ma tronche à ce point!

Enchaina le patriarcal à gauche de la femme avec une condescendance tout de même choquante.

Ce vacarme attira les regards des membres de la progéniture présents qui vaquaient à leurs occupations.

Les poings du frère de ma mère se serrèrent alors que je ne comprenais absolument pas la situation.

– C’est la fille de votre petit enfançon, celle chassée des Bahamut’s ! Que vous m’entendiez ou non, je choisis celle de ma sœur pour me succéder en tant que successeur ! Ceux qui s’opposent à ma décision, mes proches de sang, je relève votre défi !

Mon oncle brandissait scéniquement ses deux humérus en direction du ciel, les paumes ouvertes.

Il était un vrai dramaturge, un poète, un homme inspiré par l’art d’écrire.

Un grand sourire provocateur, mais sans malice longeait ses lèvres.

– Faber, pourquoi m’emmener ici? Pourquoi entamer mes aventures en ce lieu?

Je jugeais ces circonstances tarabiscotées pour rien.

Mon incompréhension et le manque de renseignements me blessaient dans mon amour propre, mais la situation actuelle me forçait à m’adapter à d’autres épiphénomènes plus cardinaux.

Le vent soufflait de plus fort, la neige s’intensifia.

Le décor changea comme si les paroles de cet homme agitèrent la volonté des créations des mérydes, maitres de ces manifestations climatiques.

Le ciel se métamorphosa, une seconde fois, d’un teint ardoise, c’était la couleur même d’un métal digne d’offrandes pour concevoir un miroir destiné à notre déesse.

– Ne voulais-tu pas devenir mon émule? Souviens-toi de ma phrase de toute à l’heure. Ta première épreuve sera de peser la tristesse de tous ces liens chers que tu forgeras et que tu rencontreras, dont ta mère sur tes épaules, jeune fille. Reste sage pendant que je discute avec ces grands chefs. Les plus belles personnes du monde des douze ne sont pas celles qui naissent talentueuses, mais ceux qui gravissent les échelons par leurs persévérances ne l’oublient jamais.

Ce mentor d’un rictus simple et sans le moindre brocard se figea vers moi, fier de son vacarme et du choc qu’il avait causé.

Il guida la paume de sa dextre sur mon front et m’enveloppa d’un orbe verdâtre.

Sa main chaude malgré la température contraire réconforta mon cœur.

Était-ce ses mots ou bien sa magie qui réchauffaient de cette douceur mon être comme mon ascendante le savait faire si bien?

Mes yeux d’iris dorés et reflétés miraient cet adulte. Un sentiment d’impuissance et d’incertitude parcourait mon corps.

Rien ne me découla comme idée.

Puis quelqu’un vint briser cette quiétude et ce lent moment de silence.

– Ramène-toi ici, abruti!

Un cousin d’un teint foncé d’environs dans son adolescence criait avec un feu d’enthousiasme et une haine injustifiée à ma perception.

L’homme se téléporta, et, mon oncle aussi à l’instant vif qu’il se tourna, ils devinrent un éclair brillant et preste, véloce qui rentra en collision dans une percussion avant de se matérialiser.

Un petit courant passait, des poussières de neiges se déferlèrent, depuis le long du chemin des points d’origine de la distance initiale qui les séparaient entre eux.

Les deux pressèrent leurs bâtons de leurs marteaux assiégés l’une contre l’autre.

Un sourire carnassier longeait celui de son opposant.

Un regard vide se laissait voir au frère de ma mère.

Mon maitre se libéra de ses pensées jacentes de doutes et fut en contrôle de lui, une personne privée de ses désirs de victoire, un guerrier possédé par son calme.

Il dégagea son jeune adversaire par un simple coup de genoux en plein fouet vers l'estomac enchainé d’un soufflet violent par sa main libre pour l’expulser au sol.

Le disciple jouvenceau téméraire se retrouvait au plancher froid et humide. Il se tordait de douleur, une grimace adoptée comme expression faciale.

Tout se déroula si rapidement que je compris à peine la scène.

– Comment ai-je perdu ? Je gardais mon kief et l’effet de surprise pourtant.

Lâcha-t-il avec indignation et stupeur ?

– Tu étais agité, tu ne disciplines pas assez ta respiration pour que ton corps puisse suivre avec la rapidité de tes réflexions. Si ton enveloppe n’est pas assez détendue, tu le sais très bien à cause des enseignements familiaux, mais tu ne pourras pas devenir un Féca plus puissant si tu négliges un concept aussi bête.

Les vieux me foudroyaient au loin.

Ils s’approchèrent enfin avec leurs dos pliés, s’aidant par des bâtons pour se maintenir debout.

Ces arrières grands parents me fixèrent de haut en bas, d’un air gâteux.

Ils ressemblaient à oncle et mère, mais, extrêmement, plus sénescent.

L’arrière-grand-père dévoilait un teint plus pâle alors que la matriarche en décelait une plus foncée.

Leurs peaux victimes du rudiment de l’âge laissaient cette touche ancestrale à ces gens.

Le duo me salua et effleura la paroi de mes deux joues pour pincer gentiment ces dernières.

– Pourrions-nous au moins découvrir ton prénom, toi, la descendante d’une de nos petites enfants que nous avons chassées d’ici. Nous te souhaitons la bienvenue à Bonta dans le manoir de famille, tant que tu ne commets pas la même erreur qu’elle, tu pourras séjourner autant de temps que tu le veux.

Je suis la successeure et nièce de Faber Ferrarius Bahamut’s.
Je me présente Carmen Bahamut’s.


FIN DU CHAPITRE I
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