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[RP/Fiction] Les Lettres Chafouines

Par Tynox-LG 21 Décembre 2018 - 22:20:24
Réactions 41
Score : 3780

[HRP]

Quelques soucis de mise en page à cause de la dernière mise à jour du Forum mais les textes restent lisibles.

Ils ont d'ailleurs tous été mis à jour pour correspondre davantage à Haankor, pour être plus en accord avec le développement du personnage, parfois quelques tournures de phrases qui ont été refaites puis aussi des fautes d'orthographe corrigées même si je ne vous cache pas qu'il pourrait encore y en avoir, à un nombre réduit tout de même.

Je ne vous obligerai jamais à relire les anciens chapitres, même si cela me ferait très plaisir puisque corriger toutes ces pages a demandé du temps.

J'ai en tête un petit projet, celui de convertir tout ces textes sous forme de bouquin que je ferai imprimer pour moi et je ne sais pas si je compte aller plus loin, je voulais juste dire, pour l'annecdote, qu'arrivé à "Pénitence" nous sommes quand-même à 92 pages si on convertit ça dans le format que j'utilise pour mes livres, voilà !

Katze~

[HRP].
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Score : 228
Texte supprimé !
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Score : 3780
Haankor parle ici, dans ce chapitre appelé « Joueur » surtout du Jeu du Chasseur qu’il explique en partie.

En feuilletant ce nouveau journal ainsi que mes anciens écrits du Livre I –qui, à mon avis ne vaut pas un fifrelin si l’on ne s’intéresse qu’aux histoires de héros, moi-même n’en étant pas un, sans nulle vanité – je fis la découverte d’une chose qui moi-même m’a étonné, qui est la suivante : Je mentionne de très nombreuses fois le Jeu du Chasseur sans pour autant en expliquer le principe. Je m’en excuse, je pensais que cela avait été fait, mais vous l’aurez compris, je suis un freluquet et j’en suis assez pour prétendre que tous ; vous me connaissez.

Je vous écris donc, cher ami, depuis un coin tranquille non loin des cuisines publiques. Là-bas j’y trouve toujours un tabouret de libre avec la rive à mes pieds, et mon but aujourd’hui, je vous l’avoue, va être de vous montrer mon portrait joueur et notamment vous décrire le Jeu du Chasseur comme il fut enfanté et à quoi il ressemble vraiment.



Ma mémoire est une rendzine lorsque l’on parle de Chasse avec un grand C. J’étais un de ces chachas qui, sous la chaise, cachés, vous agrippent le talon pour y planter ses griffes et si vous avez l’image en tête de ce griffier vous harponnant la cheville, alors vous êtes capable de comprendre le Jeu.

Faisons simple pour démarrer : le nom aura été trouvé alors que plus jeune, j’écrivais une histoire où j’étais le protagoniste ; j’avais avec moi une troupe de cinq Ecaflips et ensemble nous allions chercher les Dofus Secondaires, perdus avec le temps, comme les héros. A l’époque le Jeu du Chasseur était le nom donné à cette histoire puisque me personnages faisaient la course ainsi que la chasse aux Dofus. Mais peu importe non ? Les qui lisent, rares soient-ils, attendent de moi que je leur dise tout, mais soyez patients, ce chapitre sera sûrement le plus long de tous et divisé en trois ou quatre parties, malheureusement ou non, pas toutes à suivre.



L’idée du concept théorique par laquelle l’on veut que jeu soit universel aux Ecaflips, faibles que nous sommes, nait à Brakmar durant l’époque où j’étais affilié à un gang de Roublards en tant que « Bonne oreille » sans pour autant être dans leurs rangs officiellement, j’entends que je n’ai jamais été un Roublard moi-même, j’étais une sorte d’irrégulier. Bref, à l’époque l’on attendait de moi que je sois capable de me défendre et c’est en cherchant cela que je conçusse mon jeu, afin de m’éviter de tuer qui que ce soit et d’être davantage utile à mon groupe.

Le principe théorique du Jeu du Chasseur, quant à lui, veut que j’apprenne le secret d’une personne me menaçant, car tous       avons un secret assez délicat pour que l’on se plie au chantage et c’était d’ailleurs ça le but ; faire chanter la personne en utilisant son secret comme moyen de pression, la théorie s’arrêtait là.

Cependant, lorsque j’ai tenté à Brakmar d’en faire usage, je me rendis compte que je ne prenais pas en compte l’aspect arrogant naturel propre au Douzien, toute classe confondue, car nous avons tous en tête que nous sommes les meilleurs d’une ou plusieurs choses. Mais je m’égare, je ne suis pas assez constant, tâchez de l’être sire Haankor, voilà mon mal réparé, je reprends, je disais donc que la théorie ne pouvait être calquée sur la réalité, et je dus enrésiner mon verre de vodkrâ afin de pleinement me pencher sur la question et ne pas succomber à l’oisiveté. Et puisque je suis quelqu’un de sérendipité, à mon sens, je pus d’une idée : perfectionner mon art.

Alors que je gagnais contre un maître d’échecs Amaknéen venu de sa terre pour me rencontrer, puisque j’avais tout de même un nom dans la communauté, me vint un coup de génie, celui, tout bête, d’ajouter des règles au Jeu du Chasseur.

Et pour ne pas vous ennuyer avec les différentes versions historiques du jeu, je vais vous en donner la dernière en espérant que, si vous en faites usage, qu’elle ne vous détruise pas comme elle m’a détruite, car, au Jeu, à tous les tours il faut payer… et cher.

Tout d’abord, il faut connaître la base du jeu : il est constitué d’un plateau, de pièces et de cartes, et parfois de dés. Le plateau est la zone du quotidien de votre cible, par exemple, moi, si l’on me faisait jouer, Astrub serait mon plateau. Ensuite il faut connaitre les pièces : Il y a en premier lieu le Roi, la pièce maîtresse du jeu sans laquelle il n’existe pas, les règles du Roi sont simples : il n’a le droit de sortir les armes qu’uniquement contre un autre roi, mais doit, dans toutes les batailles, être le premier à attaquer l’adversaire. Le Roi est celui qui mène son équipe et qui élabore la stratégie. La Reine est la seconde pièce la plus forte, elle est là pour le roi et prête à se sacrifier pour lui, pour ma part, ma reine n’était pas prête à se sacrifier pour moi… de son plein gré, la reine est aussi celle qui attaquera directement les pièces qui tenteraient de toucher le roi. Le Bouffon ensuite est sans doute ma pièce favorite et celle à laquelle je devais me situer d’origine, le Bouffon écoute et informe le roi de tout ce qu’il peut, il est l’informateur et n’a pas le droit de tuer sauf pour se sauver. Puis finalement la Tour, qui défend des attaques et les défait. Le but étant que le jeu se fasse le plus oralement possible, il n’y a, depuis quelques temps déjà, plus de pièce attaquante à l’arme, qui avant étaient les Fous, les Bouffons avaient le nom de Cavaliers, comme aux échecs. Et pour finir, pour cette fois-ci du moins, les cartes : Joker, As et Sept.

Le Joker est une carte polyvalente qui intervient à tout moment dans le jeu et qui ne possède aucune règle, souvent utilisée par le roi pour s’en sortir, le Joker peut être une personne ou quelque chose, une information, quoi que ce soit. L’As est une carte dont l’utilisation se veut unique mais dévastatrice. Là où le Joker est fait pour se sortir d’une situation, l’As est là pour créer une situation délicate à l’ennemi. Et finalement, le Sept, qui est noir ou rouge, peu importe le signe, sert de « Pion » au échecs, ce sont des cartes que l’on place, des informations qu’on donne volontairement, ou autre, à l’ennemi, de façon à ce qu’il prenne confiance et qu’en réalité il aille dans le sens que vous aviez décidé.
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Score : 228

[HRP]

Meow !

Une version en "anglais" des Lettres Chafouines est disponible ici (entre guillemets car mon anglais est pas ouf et que donc, je traduis comme je peux, c'est justement pour m'améliorer) ainsi qu'une version en espagnol disponible à cette adresse (là par contre je suis davantage sûr de ma traduction puisque je parle espagnol, même si pas parfaitement).

Nom original : Les Lettres Chafouines.
Nom anglais : The Sneaky Letters.
Nom espagnol : Cartas de un Zurcarák.

Voilà !

Katze~

[HRP]

1 -4
Score : 3780
La « Sérendipité » est le fait de faire une découverte inattendue, par hasard, et d’en comprendre le sens. Haankor développe dans cet essai comment il évolue sous son joug.

Il me semble que c’est Aristote, auteur et philosophe de la Bonta Antique qui disait : « Chers amis, il n’y a pas d’ami ». Et, je vous apprendrais, chers lecteurs, si tenté qu’il y en ait vraiment, que l’on apprend de toutes les lectures, des plus mauvaises comme des meilleures puisque, des mauvaises l’on tira la leçon de ne pas l’imiter, et des meilleures on en retiendra des mots, des moralités et toutes sortes de choses qui sont importantes et qui se devraient d’être constitutionnelles à toutes les personnes et incertitudes que composent le Krosmoz.

Et oui ceci est bien de la sérendipité, puisque, j’appris, par hasard, que l’on apprenait de tout, et j’ai donné la lecture en exemple, mais il en est de même pour tout, je disais donc que par inadvertance je fis la découverte que tout est un prétexte à l’apprentissage, et j’en compris le sens immédiat : C’est pour que l’on ne s’ennuie pas.

De ce fait, si toutes les choses étaient acquises à la naissance, que l’on naissait savant, et bien quel plaisir aurions-nous à avoir une première fois avec quelqu’un ? Puisque nous connaissons déjà la sensation. Quelle bonne chose nous ferait nous lever le matin ? Puisque l’on sait déjà qu’en sortant dans la rue, l’on va se faire écraser par une dragodinde. Et donc, puisqu’il est important de ne pas tout savoir, alors on ne sait rien, non ? Blaise Pascal, inventeur de la calculatrice lui-même, dit « [qu’] il vaut mieux savoir un peu de tout que tout sur très peu », alors comment ne pas être d’accord ? J’aimerais trouver la personne qui sait tout et qui en est heureux, mais puisque mêmes les dieux ne savent pas tout, exemple avec le Chaos d’Ogrest qu’ils ne savent pas arrêter, et bien, si même eux ne savent pas tout, je ne vois pas qui pourrait.



Une autre de mes pensées sérendipitées est quand, dans toute la fin de ma mémoire, je me suis réveillé le lendemain du meurtre de mon frère, j’avais d’horribles maux de tête dû à ma consommation d’alcool déraisonnable et alors que je priais Ecaflip de m’épargner, je ris soudainement et nerveusement, sans nulle autre raison que celle de comprendre la gravité de ma situation ainsi que sa stupidité, puisque, tout ceci n’avait servi à rien et je restais le « fringant » Haankor et j’acceptais ce qui m’arrivait : durant la nuit je ne m’étais pas transformé en magnifique papillon.

Vous savez, il est difficile de s'endormir le soir, la tête emplie de sang, lorsque vous tentez de trouver justification à vos actes répréhensibles dans le but de vous rassurer vous-même, et se dire qu'au réveil tout ira pour le mieux, alors qu'au final rien n'a changé, excepté le fait que d'un enfant, vous êtes devenu adulte et crétin.

Si cette histoire correspond bien au titre de ce chapitre, c’est tout simplement car je considère l’assassinat de mon frère comme étant ce qui m’a fait comprendre que j’étais stupide, donc en somme, la découverte inattendue était que j’étais bête et l’utilité de cette découverte était qu’il n’y en avait pas, et non étant une réponse, j’accepte.



Je vous l’accorde, mes sérendipités sont pour le moment de mauvaises choses, et ce n’est pas celle-ci qui va améliorer la donne. De ce fait, pour en conclure avec ce chapitre au nom sûrement irritant, je parlerai de nouveau de ma « romance » avec sa vénusté, miss Anubis.

Dernièrement j’ai une grosse prise de conscience, qui est pallié avec un enrichissement culturel sans précédent dans mon histoire personnelle, vous aurez sûrement remarqué que je cite de plus en plus d’auteur et utilise de plus en plus de mots savants, et bien voici le fruit de ma prise de conscience. Car oui, cher ami, j’ai donc 47 ans, et en ce jour du 30 Juinssidor 978 j’en aurai 48, étant né sous la Méryde de l’obéissance, et donc, malgré mon vieil âge je n’ai toujours pas de femme ou d’enfant, pas même un chez-moi pour de vrai. Il y a encore deux mois je vivais au pied de la statue d’Ecaflip à Astrub avec mes bouteilles de vodkrâ vides et mon vieux drap, maintenant je loue une maison dans la campagne Astrubéenne, mais voilà, ce petit terrain n’est pas à moi. Et même si je n’ai pas de femme, ce qui est vivable, je n’ai pas d’enfant et ça je ne supporte pas. Dans mon pays les enfants sont sacrés, moins que les personnes âgées mais ils le restent et je suis tant désireux d’un enfant à moi que, l’autre jour, voyant un Eniripsa fort efféminé, je m’eus presque jeté sur lui pour lui parler du fils d’Anubis alors qu’il n’est pas le mien… même si ceux qui ont lu mon chapitre sur l’Amour savent de quoi je parle. Je suis tant soucieux d’avoir un enfant que, pour pallier à ce manque, je me mets à vouloir conseiller tous les Ecaflips d’Astrub à la recherche d’un disciple que je pourrais éduquer comme mon enfant, ne trouvez-vous pas ça triste ?

Anubis donc, je pensais dernièrement au fait que je ne l’aime plus tant qu’avant, et pourtant désormais je passe un peu de temps avec elle lorsqu’elle n’est pas occupée, c’est d’ailleurs elle qui m’a présenté à mon grand ami Chimène qui me conseille sur des œuvres à lire et à des méthodes pour accroitre mes savoirs. Mais donc voilà, Anubis n’est plus la seule femme que je désire, et j’ignore bien évidement si j’aimerai quelqu’un d’autre, puisque, pour le moment, je continue de voir les hommes et les femmes comme s’ils ne me parlaient pas, ils sont gris et mon corps ne se motive à la vue d’aucun des deux dans leur plus naturelle tenue.
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Score : 3
Haankor écrit cette page intitulé « Craintif » où il parle de ses peurs et de ses espoirs en quête de réponse à s’offrir à lui-même. L’écriture est simple et propre.

Pendant que je revenais de ma terre pour gagner Astrub, je me suis mis comme objectif personnel, car il en faut pour vivre, de devenir juge d’Astrub afin de justement empêcher qui conque de faire les choses que j’ai pu faire. Mais cela dit, il est beau de se rêver homme affairé, je n’en suis pas moins, à mes yeux, complètement illégitime car, de ce fait, moi je n’ai jamais payé à Astrub m’a dette. D’une certaine manière si, car j’ai payé le prix de ma pensée qui s’est vue être rongée, mais mise à part ça rien, je n’ai pas remboursé les personnes à qui j’ai fait du mal en somme. C’est pourquoi, avant de me présenter, j’aimerais d’une part avoir le consentement de toutes ces personnes à qui j’ai fait du mal de façon « illégitime » et qui sont capables de me le donner en excluant Quaretouble puisqu’il n’est pas illégitime à ma haine. Et d’autre part, j’aimerais avoir l’opinion des Astrubéens, c’est pourquoi, j’aimerais organiser un vote au tribunal même avec l’avis de certaines personnes, enfin, avec celui de toute personne qui souhaiterait me le donner. Et j’entends par avis, qu’ils viennent surtout des personnes qui sont contre ma candidature car, à mon sens, ce sont eux qui ont raison.

Mais ne me présentant pas en vain, j’aimerais, si jamais vous lisez ceci avant que le vote soit fait, vous dire, mes amis, que je suis désolé de ma personne et que, pour la plupart d’entre vous je n’avais pas vraiment d’autre choix. Cependant, n’étant aucun stigmate, n’étant aucunement quelqu’un qu’on devrait plaindre, j’entends votre colère et j’espère vous rassurer vous disant que, si je suis juge, c’est justement pour éviter que d’autres Haankor ne s’en sortent impunément comme j’ai pu m’en sortir et que, cette mentalité de rédemption face à mes actes est pour moi le moyen le plus légitime de me faire pardonner, de réparer mes erreurs et que mon image soit belle.

Mes craintes sur le sujet sont que, me connaissant, je ne vous cacherais pas que je suis du genre à ne pas tenir mes promesses, pourtant il le faut, et ayant fait la promesse de ne plus jouer, j’ai la peur qu’encore une fois je n’ai juré que sur un tas de sable. Mais, ne prenez pas peur tout de suite, même si je pars défaitiste, j’ai résisté à déjà plusieurs assauts de moi-même et pour vous donner un exemple du fait que j’ai changé et que je ne suis plus ce misérable chacha des villes, j’ai arrêté l’alcool qui me rendait si mauvais et si morose. Il n’est, cependant, pas l’origine de tous mes méfaits, entendez-le bien, il n’en est qu’un pilier, mais le temple est solide.



Hier encore, lorsque je parlais à mon ami Neju, je lui disais implicitement que je n’étais plus que l’ombre de moi-même car, en effet, le Meilleur Ecaflip est à deux mois derrière moi. Mais est-ce que cela est une si mauvaise chose ? Je pense que d’une part oui, d’autre part non et je vais donc m’expliquer clairement :

D’une part, n’être plus le Meilleur Ecaflip fait de moi quelqu’un d’un peu plus heureux, et plus le temps passe et plus je le suis, même si ma joie n’est présente que sur quelques rares sujets. Néanmoins ce mouvement de joie en ma personne n’est pas le sentiment le plus présent chez moi dernièrement, le plus présent est le regret dont j’ai déjà parlé dans mes premiers essais, il me semble même qu’il s’agissait, de mémoire, de l’avant dernier essai du Livre I. Le regret que j’éprouve est celui de moi-même, celui de n’être plus aussi habile que je l’étais avant, et bien que mon vocabulaire se soit nettement accru durant ces dernières semaines, je trouve que ma langue ne sert plus à ce qu’elle servait avant : à transmettre l’information, le jeu quoi.

Ma parole avant avait un partenariat avec mes oreilles, j’entendais tout et je disais ce qui m’arrangeait pour m’en sortir et ceci est ce qui m’avais permis de me créer moi, Haankor, tel que j’étais et désormais ma bouche ne me sert plus qu’à me plaindre du fait que malgré mes efforts, je n’arrive toujours pas me faire bien voir, que malgré toutes mes excuses et toutes mes tentatives je reste encore Haankor, mais je ne veux pas être lui, croyez-le.

Je crains que je n’arrive jamais à changer l’image qu’on a de moi, je crains que jamais je ne serais autre chose qu’Haankor, bon à entendre, doué pour parler, encore davantage pour avoir des problèmes et je crains qu’à force d’avoir cet avis des gens, je ne finisse par les croire, que je finisse par vraiment penser qu’Haankor n’est doué que pour faire des choses d’Haankor, voyez ? Le point positif à redevenir ce que j’étais, est que je n’aurais plus à me chercher.



Je pense que je ne vous dis jamais assez à quel point je suis heureux, je me rends compte que dans ces ouvrages vous n’avez que l’aspect problématique de ma personne, que les côtés tristes de mon portrait, et n’ayant plus de crainte à vous faire part, je peux néanmoins vous faire part de ce que j’aimerais voir dans le prochain chapitre : un peu de bonne humeur, un peu d’Haankor joyeux, pour une fois, pour que vous puissiez voir que je ne suis pas que quelqu’un de minable.
3 -2
Score : 3780
Durant ce chapitre, Haankor cherche à définir sa personne comme étant « Content » malgré tout, de lui, de sa situation et des progrès qu’il a fait, il cherche aussi à montrer un côté plus joyeux de lui.

Quelqu’un qui jusqu’ici a lu mes essais se dira sans aucun doute que je suis d’un ennui mortel, et pour reprendre « Le Misanthrope » du célèbre auteur Bontarien, Molière, qui représente notre langue, comme l’est Cervantès pour la littérature Pandalousienne ou l’est Shakespeare pour la littérature de la langue des Taures, bref, pour le citer afin de me décrire je dirais que : « Et l’on demande l’heure, et l’on bâille vingt fois ». C’est pourquoi j’ai décidé de faire une sorte de pause à la recherche de moi-même afin d’évoquer un aspect de mon portrait que je n’ai encore montré nulle-part dans ces essais, il s’agit-là d’un Moi heureux.



Je me souviens d’une fois où j’ai ris à ne plus pouvoir me retenir. C’était il y a je pense 31 ans, j’avais donc seize ans et l’on mariait mon oncle Kamuut à celle qui devait donc devenir ma tente et qui n’étais pas une Ganja –je vous rappelle que l’on disait de nous-autres, sans poils, Ganjas– mais une adorable Sacrieur rousse, elle était d’ailleurs la première que je voyais à ne pas être Ecaflip ou Ouginak. Alors que donc, j’avais déjà 16 ans et ne mesurais pas plus d’un kamètre quarante-neuf, mon oncle qui à peine m’avait reconnu (car il m’avait vu pour la dernière fois à mes cinq ans avant d’aller visiter le reste du grand monde) me dit, comme s’il parlait à un enfant de neuf ans, d’aller m’asseoir à la table des petits, et comme ma voix n’avait pas encore mué, l’on aurait vraiment pensé que j’avais cet âge. Refusant donc d’aller avec mes cousins qui n’avaient que dix ans pour les plus vieux, mon oncle m’emmena voir une autre femme qu’il pensait être ma mère, la mienne, de vraie, m’ayant vu, vint confirmer mon âge et j’en ris, je ris si fort de ma propre personne que je me suis soulagé… encore une fois sur ma propre personne. Au final, je pus donc m’asseoir à la table des grands, après m’être changé puisque j’avais été trop fortement gai auparavant.



Il y a d’agréable, quelque part, le fait d’avoir de la famille pas loin de chez soi. La mienne est dans l’entièreté à plusieurs milliers de kamètres de moi, et l’endroit veut qu’il n’y ait point de Zaap, mais, cependant, maintenant l’un de mes cousins vit à Astrub. Il a vingt ans de moins que moi, mais il est toujours plaisant d’avoir quelqu’un à pouvoir aller voir régulièrement et qui partage notre sang. Cousin Tovjza est sourd de naissance et par extension, il est muet, non pas qu’il n’a pas de voix, mais simplement que ce qu’il dit est incompréhensible pour l’usage. Tovjza arrive à « entendre » certaines consonnes et voyelles en lisant sur les lèvres, pas directement comme l’entendent les gens, ce qui fait que, si je parle assez lentement pour lui, il peut lire ce que je dis et lui me répond par langue des signes s’il ne s’agit pas là de quelque chose de trop long ou compliqué, n’étant pas encore habitué, ou par écrit.

Passer des moments avec lui est agréable, il peut me faire part de sa vision à lui du monde et moi de la mienne, ainsi nous échangeons idées et concepts sur diverses institutions, pensées, coutumes, et cætera. De plus, il n’est pas brillant comme le sont certains esprits de la ville –non pas le mien– mais il est intelligent tout de même, assez pour avoir un dialogue constructif, et il n’a pas besoin d’être une tête dans la mesure où le fait qu’il est capable de se remettre en question est déjà une preuve suffisante qu’il n’est pas bête.

Nous avons pour habitude de nous balader ensemble dans la ville, comme on le ferait dans mon pays, c’est-à-dire que les plus jeunes décident de l’endroit. Et comme le temps ne nous presse pas, nous avons le temps de nous arrêter là où bon nous semble, d’observer, d’apprendre et je ne vous cache pas que j’apprends de lui plus que lui pourrait en apprendre de moi.

Je tenais à partager ma pensée sur les personnes atteintes d’un handicap, et non pas seulement de Tovjza, je tenais à partager ma pensée pour eux et à dire à nous autres, non-handicapés, que si l’on était aussi fort qu’eux le sont, si l’on était capable de juger de nous-mêmes comme ces gens-là le font, je vous garantis que tout le monde irait mieux, mais, pour respecter la pensée d’un de mes anciens professeurs de Physique à l’école, je dirai que tout le monde irait bien. Car, le Mieux est l’ennemi du Bien. Quand quelque chose est bien, c’est bien. Chacun trouvera à redire sur cette pensée, moi-même ne la partage pas, mais, je tenais à lui faire ce plaisir car il est des meilleurs de ce monde avec toutes ces personnes dont je vous parlais plutôt.



Ce soir même où j’écris ces essais vous me voyez être un des hommes les plus heureux du Monde. De ce fait, j’ai pu profiter tout un soir de sûrement les deux âmes les plus modestes et sincères qui peuvent exister dans cette ère.

Le premier est un Eliotrope dont j’ai la sympathie depuis quelques temps déjà et avec qui j’étais déjà un irrégulier au Petit Peuple d’Astrub, il est de Ceux qui Marchent, ce qui par nature le place très haut dans mon estime puisque, bien que je ne partage pas leurs théories et leurs vocations, ils sont tous d’une nature curieuse et d’un savoir livresque dont j’enrage. J’ai pu durant un peu plus d’une heure parler avec lui où il m’expliqua comment il se sacrifiait tous les jours pour ce Monde qui est trop injuste pour lui rendre grâce. Salta, le seul nom que je lui connaisse, préfère se détester lui-même que détester qui que ce soit d’autre et je trouve cette cause très noble et qui devrait être contemporaine. Et moi de mon idiotie je n’ai que pensé de cela qu’il était un défaut jusqu’après réflexion où je me suis rendu compte de ma bêtise et que, ceci est loin d’être quelque chose à corriger, mais plutôt un exemple un suivre. Le Sacrifice est la base du Culte Sacrieur, dont j’éprouve un grand amour secret, notamment pour l’aspect graphique de la chose, et, cet homme qui n’est point de Ceux-là n’a rien à leur envier sinon qu’ils devraient apprendre de lui. De même que Cretrize-Neju fait bien meilleur Ecaflip que ledit Meilleur (moi) et bien je trouve en Salta qu’il fait bien meilleur Sacrieur que ne l’est sûrement celui qui peut prétendre à ce titre. Savoir se donner en charogne pour ne pas avoir à détester les autres est une preuve de modestie, que l’on ne vaut pas plus que les autres et puisque j’encourage les gens à être modestes pour être les plus beaux, je ne peux que lui vouer à un culte.

Le second est un Xélor tout aussi charmant et beau dans le cœur et pur dans l’âme. Celui-là m’eut hier offert un parapluie de glace avec un bandage en guise de poignée pour ne pas me geler les doigts, et surtout pour ne pas me mouiller sous la pluie. L’on dira sans doute qu’un parapluie de glace chez quelqu’un qui peut en faire autant qu’il le souhaite ce n’est rien, mais, qui d’entre vous, soyez francs, aurait fait ce geste pour moi et pour un tas d’autres gens qu’il ne connait pas, simplement en voyant leur détresse il leur a offert de quoi se protéger. Ceci dit, quelques minutes plus tôt, il se trouvait déjà au parc et offrait aux gens une rose de glace, et ceci, même si la glace est gelée, un geste comme ça fait chaud au cœur et rassure mes élans misanthropes. Me sentant redevable, je l’ai croisé aujourd’hui et je lui ai offert mon service, celui qu’il voudrait de moi, et, en tant que personne modeste, sûrement une des âmes les plus modestes du Monde avec Salta, ce Xélor que je ne connaissais point ne me demande qu’une seule chose : mon amitié, ce qu’évidemment il put obtenir sans effort, en plus d’avoir gagné mon plus profond respect. Je m’incline devant ces deux êtres qui, par leur beauté naturelle m’ont fait voir que je peux être content d’être Astrubéen et d’être entouré de vous autre sans avoir besoin d’être mauvais car, comme dirait Salta, le Wakfu nous redonnera ce que l’on a donné. Et pour tout l’amour que je souhaite désormais à cette ville, je serai des hommes les plus comblés au cœur.
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Score : 228
Texte supprimé !
2 -2
Score : 3780
Cette lettre dont le nom est « Joueur III » traite tantôt des effets du Jeu directement sur le personnage, tantôt sur une période de la vie d’Haankor peu explorée dans ces essais.

Lors des Joueur II j’ai bien aimé cela d’entrer sur la scène avec une citation, c’est pourquoi asture je compte m’y reprendre et je compter reprendre ici les dires de Montaigne, mon auteur favori, lorsqu’il dit dans ces essais Sur la Présomption (De la præsumption, chapitre 17. Livre II) : « Quel que je me face connoistre, pourveu que je me face connoistre tel que je suis, je fay mon effect… Qu’on accuse, si on veut, mon project ; mais mon progrès, non » que je ne pense pas avoir besoin de traduire.

Cette fois-ci, la citation fut choisie car elle représente l’absolue intégralité du fond de ma pensée de ces derniers temps car, si je cherche tant à me parfaire moi-même depuis quelques temps c’est bien car j’aimerais que l’on cesse de me voir comme celui que j’étais (« qu’on accuse, si on veut, mon project ») et qu’enfin l’on trouve splendide celui que je suis (« mais mon progrès, non »). Et ayant fait du chemin depuis quelques mois, que l’on peut, si l’on me collationne à mon Moi d’avant, je suis assez clair pour moi-même pour pouvoir identifier mon problème désormais et le Jeu l’est puisqu’il a été durant mon enfance la source de ma jalousie, cette jalousie qui va me pousser à commettre tant de choses irréparables. Enfant je ne cherchais pas la gloire avec le jeu, simplement un peu d’amour, étais-je si mauvais ? J’ai déjà répondu à cette question.



L’amusement fonctionne chez moi par période, je l’ai remarqué récemment, il y a des temps où je vais vouloir jouer et d’autres où je ne m’en soucis pas trop. Et je remarque que lorsque j’étais le plus dépendant de ma nourriture, j’avais aux lèvres un sourire félin qui me donnait, pour être le plus franc possible et ne cherchant pas là la vulgarité : une vraie tête de con, comme l’on dirait d’un chacha qui, à son regard, l’on voit qu’il ne souhaite qu’embêter quelqu’un. Ces « Phases » comme je les appelle, sont assez étranges car durant ce temps je ne me contrôle pas vraiment et mon esprit se laisser vagabonder à toutes les choses qu’il désire : alcool, jeu, bagarre et mes autres vices. Si je décuple de façon instinctive mes capacités de réflexion et d’analyse, j’arrive à connecter les choses bien plus facilement entre-elles.

Pour vous prouver que sincèrement je n’avais plus vraiment la main sur mon Jeu les derniers temps où je pratiquais cette gymnastique je ne peux que, vous dire que les origines de mon amour en cela n’étaient autres que de contenter ma chère mère et que c’est lorsque je commençai à perdre contre de grands joueurs que jouer est devenu une action de survie et que, voyant que ceci fonctionnait plutôt bien, mon esprit l’a calibré comme défense par défaut et puis finalement ceci est devenu une arme car je finis par jouer même lorsque rien ne me menace, simplement par dépit. Finalement mon seul vrai jeu était celui du Chasseur.



Lorsque vraiment j’eusse été le moins rationné ce fut quant et j’étais informateur pour le Petit Peuple, ce qui, sans le blâmer lui, mais ma perfidie, n’a fait que souffler sur les braises du Jeu. De ce fait, étant protégé par eux, je n’aurais, théoriquement, pas eut à faire usage du Jeu du Chasseur, pourtant, simplement afin d’obtenir quelques informations, j’en fis un emploi abusif et disproportionné ce qui, en l’espace de quelques jours fit exploser mon envie pour le jeu, mon image dans la société, une guilde de gens souhaitant faire d’Astrub un endroit meilleur et j’en passe. Je ne dis pas que tout ceci est de ma faute, mais je pense avoir la plus grosse part de responsabilité.

Je me demande maintenant ce qu’aurait été ma vie si le Petit Peuple d’Astrub ne s’était pas dispersé et si sire Naïots ne serait pas mort. Mon hypothèse majeure et celle que j’espère que j’aurais eu est que je sois morts à l’instant, mais, il existe chez moi un doute qui veut que je suis assez malin pour m’attirer des ennuis mais aussi à m’en sortir et une part donc, me dit que j’aurais pu survivre à moi-même mais que, ma situation aurait si basse, mon image aurait été si salie, j’aurais été si profond et à plat-ventre sur le sol, au fond du trou que, pour moi, la sortie de cela aurait été tant éloignée que le sont les étoiles pour nous maintenant et que, dans ce genre de situation, il est préférable d’être mort. Comme je dis auparavant, le Petit Peuple n’en aurait pas été responsable comme il ne l’est pas pour ce que je suis aujourd’hui, je dis aussi, maintenant, que j’ai compris la leçon.



Je suis d’accord pour dire que je n’ai qu’à stopper le jeu –même si entre nous, stopper une addiction (et donc non-contrôlée) n’est pas chose simplissime – pour que tout rentre dans l’ordre, mais je ne vous cacherai pas que ceci est tout ce que je connais, je ne vois que ça et partout et comme j’eus déjà l’occasion de le mentionner, cela fait deux mois que j’ai arrêté le jeu et que je n’ai pas ressenti de vraie impulsion faisant du Jeu une prépondérance mais, je ne me sens plus moi-même et je pense que, comme pour le tabac, comme pour l’alcool, il faudra que je me trouve un substitut. Un enfant pourrait m’occuper assez de temps pour que je n’y pense plus, surtout lorsqu’ils sont bébés et que l’attention dont ils ont besoin est très chronophage, et, en addition, je pense que je pourrais faire l’essai de concevoir l’éducation d’un enfant comme une sorte de petit jeu, non ?

[HRP]

Voici donc la Lettre 9/11 du Livre II, on arrive presque à la fin et sûrement ce qui sera la fin des essais d'Haankor, bien que son RP ne sera pas achevé. Je n'ai, pour le moment, pas prévu d'autre projet d'écriture avec lui, ni avec mes autres personnages d'ailleurs.

Certains des mots utilisés aujourd'hui dans ces essais viennent du vieux français, je pense à "asture" qui veut dire "à cette heure, maintenant" ou bien "Si" dans le premier paragraphe après les premières étoiles qui veut dire "pourtant, toutefois, aussi" et caetera. J'explique à de nombreuses reprises, dans la version roman des Lettres Chafouines, le sens des tournures de phrases, les références, quelques mots un peu plus compliqués.

A propos de la version roman d'ailleurs, une fois la Lettre 11 du Livre II terminée, j'écrirai très sûrement quelques chapitres exclusifs, je ferai une note d'attention et une introduction expliquant pourquoi est-ce que moi, Katze, j'ai choisie de faire telle ou telle caractéristique à Haankor, pourquoi ce personnage-là porte ce nom (si j'ai inventé le nom, car certaines ne sont pas à moi). Bref, je ferrai, une fois tout ceci terminé, une demande auprès de Bayard Editions (ceux qui ont publié les romans Dofus et Maliki) pour publier les deux livres en un, s'il s'avérait que je puisse continuer avec eux, je devrai supprimer la version forum des Lettres Chafouines dans les trois langues, si la réponse venait à être négative, tout le contenu additionnel que j'aurai rajouté dans la version roman ne sera pas publiée ici, cependant, si vraiment quelqu'un me le demande, je pourrai lui passer l'introduction, la note d'attention et toutes les autres petites choses en privé. Dans tous les cas, moi je le ferai imprimer heh.

Voilà !

Katze~

[HRP].
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Score : 3
La page suivante est l’avant-dernière, et à juger du titre « Joueur IV » l’on pourra comprendre que l’analyse de fait encore sur cette notion, et puisqu’il s’agit déjà du quatrième chapitre, sans doute est-ce la réponse tant cherchée ?

Michel de Montaigne, des fragments de trois œuvres et d’une partie de critique sur ces dernières que j’ai pu lire, est mon auteur favori pour diverses raisons. Ores il est un homme brillant avec une réflexion sur sa personne des plus profondes, et ores il a une culture dont j’enrage et les mots qui sont associés à ses idées et j’aimerais avoir son vocabulaire pour, en un seul chapitre, pouvoir me pourtraire. Par ailleurs, lorsque je lis ses essais à lui dans lesquels il semble, lui aussi se chercher et s’améliorer, ainsin qu’améliorer sa société, j’ai l’impression de me lire moi-même avec un autre nom et une plus jolie langue car, au fond, si l’on relit mes textes, l’on remarque que je me cherche et que je cherche parfois, peut-être souvent aussi à ce que les choses contemporaines changent.

Il y a d’abord ça que nous avons en commun, cependant, lorsque je lisais cette critique sur la vie de l’auteur à travers ses essais, figurez-vous que, dans la même partie, si ce n’est pour ne pas dire dans le même paragraphe, le critique parlait en référence à Montaigne de Jeu et de Chasse, ce qui pourrait vous faire penser à mon Jeu du Chasseur, et je vous jure qu’il n’y a là que pure coïncidence. L’auteur qui porte le nom de Francis Jeanson dit précisément : « En effet la poursuite de soi, lorsqu’elle n’est pas sous-tendue par une fin pratique, devient à elle-même son propre but, un jeu grisant, une sorte de frénésie, un véritable sport. Mais il faut bien, en même temps, que ce jeu puisse acquérir une certaine consistance objective, une réalité saisissable pour autrui : dans cette chasse captivante que ne sanctionne jamais aucune capture décisive, il importe que le chasseur apparaisse un fin chasseur ; le sujet de cette connaissance toujours future doit pouvoir être tenu pour un « connaisseur » ».

Et, ce qu’il y a d’amusant en cela, est que cette critique de Montaigne pourrait entièrement s’appliquer à mon cas puisque finalement et spécialement dans le Livre II de mon but est la poursuite de moi-même et, l’on pourrait dire que la « fin pratique » dans mon cas pourrait être celle de bien paraitre en société, fort bien, seulement, si vous faites attention à mes écrits, je vous signalerais que la recherche de moi-même a commencée pour moi et moi seulement, afin de corriger mes erreurs que jusqu’ici je ne soupçonnais pas en moi et j’argumenterais que finalement, le bien paraitre n’est là que pour que je puisse observer en moi le progrès établi, que je puisse me rendre compte si j’avais ou non réussi à me corriger, si j’avais ou non réussi à me rétablir. Et je viens de faire une découverte sérendipité, dans le sens où, par hasard j’ai découvert que le seul jeu auquel j’avais le droit de jouer et qui, si je joue bien durera encore longtemps, de quoi rassasier mes faims jusqu’à mon heure, et cela sans avilir mon âme, et bien, ce jeu est le Jeu de la Vie.

La raison de cette découverte (car je vous rappelle que l’on doit en comprendre le sens, si l’on veut que notre trouvaille soit sérendipitée) est que donc, j’ai trouvé, je l’affirme, un sens à ma vie et il est tout bête et il est si prêt de mon nez qu’il pourrait, en quelques sortes, être mon nez lui-même. Je pense que le sens à tout cela est que ce qui ne va pas chez moi est naturel et qu’il aura suffi que, comme le fit Michel de Montaigne avant moi, que je me peigne nu.

Je pense que chaque personne a son livre à lui, il n’est pas forcément écrit par nous-même, mais qu’en gros, lorsque l’on lit, écrit ce livre et bien, l’on s’y retrouve, et le protagoniste, même s’il n’a pas notre nom, et bien c’est nous-même que l’on décrit malgré tout. Je n’ai sans doute pas tant de beauté en vrai que j’aimerais que celui dont je vous parle possède, mais, à force de me chercher moi dans cette personne-là, j’ai modifié mes habitudes pour me parfaire et même si le résultat n’est pas parfait, mon jeu d’acteur n’en est pas moins remarquable et admirable car il est beau d’être soi-même et ceci est le rôle que je sais jouer le mieux.

Finalement je n’ai pas tant besoin que ça de changer, si mon humeur, si mes idéaux sont différents à chaque étape de ma vie, cela n’est que le mouvement naturel « De l’inconstance de nos actions » et si ça se trouve, d’ici dix ans je relirai ces torchons et je me trouverai bien ridicule comme je suis maintenant alors que là tout de suite je m’aime. De même que dix ans après cela, je me trouverai sûrement formidable ainsi et je trouverai bien arrogant celui que j’étais à 57 ans.

Encore mon auteur, ainsi que son critique, semblaient d’accord dans le fait que celui qui fait l’étude de soi est bien plus connaisseur en la matière que n’importe-qui qui pense se connaître lui-même, mais ils semblent aussi d’accord, du moins jusqu’où j’ai poussé ma lecture, pour dire que l’on se déteste de plus en plus si l’on s’espie, si l’on s’observe avec l’intention de se trouver soi-même. Et en me cherchant, vous aurez bien vu à plusieurs reprises moi me plaignant de n’être plus Haankor, mais aussi qu’Haankor était un crétin, et bien, merde à eux, je suis très bien.

Le Jeu dans tout ça : je vous disais à l’instant que je me permettais de jouer à l’amusement vital, et je désire que vous sachiez comment j’aimerais mourir et la façon dont on devrait traiter mon corps une fois celui-ci vidé de mon âme ; Tout d’abord j’aimerais bien savoir quand est-ce que mon heure va sonner, pour être sûr d’être prêt avant ça et de me préparer psychologiquement car je pense que personne ne nait paré à cela à la naissance et que ceux qui le sont maintenant ou le seront demain, est car ils ont vécu quelque chose qui font qu’ils n’ont plus peur de l’inconnu, je pense aux malades qui pleurent le jour où on leur dit qu’ils vont mourir, mais qu’ils ne pleurent qu’une nuit et que le lendemain ils vont mieux et font leurs derniers exploits très héroïques et que l’on jalouserait. Je pense à ces personnes âgées qui, car on le sent, lorsque notre heure arrive, décident par amour pour leur proche de ne rien leur dire et de leur faire vivre les meilleures choses avant le grand départ, car ces gens sont modestes et plutôt que de penser à eux, ils pensent à ceux qui lui resteront. Ensuite, si possible, j’aimerais mourir sans douleur, comme tout le monde je pense, et surtout, le plus essentiel je pense, est de ne pas mourir seul, pour se sentir aimé et désiré une dernière fois. Et il semble peu rationnel de dire ça mais, je pense que j’aimerais moi-même me poser ma limite, avoir la capacité de me dire à moi-même : « Voilà, maintenant tu arrêtes, tu as bien joué champion » et que la mort ne vienne pas me chercher à un moment que seul elle aura décidé car j’aime à croire que j’ai le contrôle sur ma vie et cela vaut pour la mort.

Finalement, ma charogne, je voudrais que mes cendres soient mélangées avec le sable de mon pays natal et qu’on ne puisse me retrouver que dans ces écrits, comme si je n’étais plus qu’une pensée, plus que des lettres sur du papier car, une fois dans le Grand Désert Krosmique, je ne serai plus rien et la seule trace de moi sera ceci. Et je tiens à ne pas mourir en vain, et que toutes mes réflexions, de même que me servent celles de Montaigne, servent à quelqu’un, car tout ceci va bien plus loin, j’espère, qu’un chacha qui se cherche ; il ne se cherche pas que lui ; il cherche un genre ; il cherche un type ; une catégorie ; et c’est tout un art que d’être soi-même et puisque ces essais ne sont pas les miens, mais les siens : je me dois de faire en sorte qu’ici tout le monde se retrouve quelque part même si j’entends bien que ma vie n’est pas assez chargée pour que chacun puisse se voir avec équité, certains s’identifieront à moi, d’autres me trouveront bêtes, sympathique, indifférent, égoïste, philosophe. Et bien vous aurez tous raison, mais tous ces traits chez moi, on les retrouve chez tout le monde, pas au même moment de la vie, pas de la même façon, mais tous avons notre quart d’heure égoïste, notre heure de philosophie, notre journée d’amusement, tous, au final, avez ressenti ce que je ressens, tous et toutes à un moment de votre existence, ressentez, ressentirez, avez ressenti cela, le fait d’être quelqu’un d’unique, alors que personne ne l’est vraiment, car, de même qu’un secret que tout le monde sait, si tous sommes propres à nous-mêmes, alors cela n’a plus rien d’exceptionnel, mais le fait que ça n’a pas de sens ne veut pas dire qu’on en perd toute la beauté, non.



Piéça dans mon pays l’on disait « hishankar » pour dire « fils de » mais je pense avoir déjà mentionné cette histoire de patronymes et que donc, je porte le nom, dans cet ordre précis ; Kshatrahishankar Haankor Raaja, puisque l’on met le prénom après le patronyme. La fonction du fameux est de m’appeler avec cordialité et courtoisie, c’est-à-dire à la manière dont ès Astrub l’on dirait « Monsieur Raaja », chez moi, pour me faire honneur ainsi qu’à mon père l’on dit « Kshatrahishankar », et tous mes frères s’appellent également ainsi et pour ma sœur, l’on devrait retirer la lettre R à la fin puisqu’elle est su sexe opposé.

Parfois je m’amuse sympathiquement à torturer les oreilles, langues et parfois mains –si l’heure est à l’écriture – en forçant la chose et me présentant sous ce long nom-là lorsqu’un nouveau visage rencontre le mien. Toutefois, si je vois en la personne quelqu’un d’aimable, je me corrigerai en disant qu’Haankor m’ira.

Fort à propos, puisque je suis en voyage « chez moi », faisant référence à mon île de déserts non loin de Saharach, pour ainsi dire ; affaires personnelles, j’en ai profité pour interroger mes parents sur les origines de mon nom qui est original même chez moi, bien que moins exotique par rapport à la culture des territoires du centre car dans mon pays, bien que la lettre O de mon prénom ne soit pas courante, les autres lettres, à savoir le H, le A, le N, le K et le R sont très courantes dans nos prénoms et mots.

Haankor viendrait donc d’un vieux mot du même dialecte d’où proviennent les mots « Ganjas » et « hishankar » et cætera ce mot-là était à l’origine « Angkor » et ayant pour sens quelque chose comme « immortel », je vous rassure ; je ne le suis point. Donc j’ai cherché à savoir le pourquoi de ce choix, ce à quoi maman m’eut dit que « parce qu’une mère donne la vie à son enfant, elle lui en fait cadeau se sacrifiant pour lui, et pour tout ce qui traite de l’amour à son enfant est immortel » ce qui revient à dire que malgré tout ; elle m’aimera.

Vous devez vous dire que maman maintenant n’est celle qu’elle fut lors de mon enfance, pourtant si. De ce fait, elle ne voulait que mon bien, et n’étant pas expérimentée, elle fit des erreurs, de même que j’ai pu en faire de nombreuses durant mon existence. Et c’est d’ailleurs grâce à mon cas qu’elle put juger de ses actes et refaire la même chose avec Katze, vous vous souvenez, mon petit frère qui me ressemblait un peu. Quoiqu’il en soit, je suis bien heureux d’avoir pu, même si malheureusement pour moi je suis l’exemple à ne pas suivre, aider quelqu’un d’autre que moi.



Arrivant sur la fin de mon œuvre, au sens littéral, puisque c’est « moy mesme la matière de mon livre », j’ai décidé de m’assurer du sens de ce dernier, voir mon objectif à travers ces essais et puis comprendre plus ou moins la façon dont j’avais évolué. Je n’ai pas été surpris du résultat de la critique j’ai mené sur moi, j’y ai découvert trois aspects différents de moi, deux sens que je souhaitais donner à mon œuvre et finalement, j’ai remarqué que je me contredisais plusieurs fois.

Tant et si bien même que premièrement mes trois aspects différents ont été : moi me plaignant de moi pour que l’on tire une leçon de mes méfaits « …ce que les honnestes hommes profitent au public en se faisant imiter, je le profiteray à l’aventure à me faire éviter », suivit de quoi, je cherche tout de même à me faire bien voir ; en tentant de me justifier ou bien même en m’amusant avec vous, et puis finalement il y a cet Haankor fataliste qui intervient assez régulièrement tout de même. Tout ceci n’est que pur hasard et moi-même je ne m’en rendais pas compte avant d’étudier mes propres textes.

Le premier sens à mes essais, qui rejoint mon premier état d’esprit et qui était l’essence même, le plus originel et naturel à cet ouvrage, était que, de mes méfaits et de mon parcours un tiers, tire des conclusions et qu’il s’évite un aussi dur que le miens, c’était d’origine la raison pour laquelle j’étais le plus sincère et franc avec vous, me montrant dans ma nudité la plus totale et la plus fidèle à moi-même. Mais, notamment depuis le second de nos livres, j’ai cherché pour moi, et pas pour vous, à m’améliorer, je ne cherchais plus tant à ce que l’on apprenne de moi malgré moi, mais que ma personne soit plus jolie et l’on a vu, grâce à la première partie de ce chapitre, que ce n’était pas moi que je cherchais à corriger, mais que je souhaitais devenir quelqu’un d’autre (et Cretrize me l’avait déjà dit). Et comme il est dit dans la critique que je lisais, « (qu’) En effet, la poursuite de soi, lorsqu’elle n’est pas sous-tendue par une fin pratique, devient elle-même son propre but » qui est un fragment que j’ai déjà cité tout à l’heure pour évoquer le jeu, cette fois-ci j’utilise cela pour dire que finalement, le fait que je me cherche n’avait guère plus de sens que le fait de me chercher moi-même. Il n’y avait derrière ça finalement pas plus de moralité légitime pour les autres, ni même de leçon de vie à moi-même, elle était tout simplement, comme le ferait un adolescent, une recherche sur moi-même, pour comprendre la complexité de mon esprit, de l’esprit douzien en général.

Dans tout ceci, vous l’aurez compris, mes contradictions sont celles qui veulent que tantôt je cherche à me rendre laid pour qu’on m’observe et qu’on soit horrifiés de mon portrait, tantôt je suis en quête de votre compassion et cherche à me faire bien voir.



Voici donc, après tout ceci de dit, le Jeu de la Vie auquel j’aspire, auquel je veux jouer, je ne chercherai plus à me faire bien voir ou à me présenter dans mon humble nature pour qu’on apprenne, mais je me consacrerai à moi-même et à vivre de la façon la plus mesurée possible en apprenant de mes aînés et proches qui sont déjà de grands modèles de vertu et j’en conclurai bientôt, de ces essais, qu’ils ont été loin de m’hébéter.

Il me reste encore une dernière lettre à écrire sur laquelle je compte me borner assez de temps pour que, tout en restant naturel, cette missive soit des plus belles que je pourrai écrire. Vous y découvrirez sûrement, je n’en sais rien, la façon dont j’espère évoluer, mes idées sur l’éducation d’un enfant, en somme j’ai quelques idées mais rien n’est trop sûr encore, je préfère donc ne pas trop m’avancer et vous promettre des chimères. A encore une prochaine fois.

[HRP]

Voici donc l'avant dernier chapitre qui sera publié ici, il est pour le moment le plus long, j'espère que le dernier le sera encore plus, mais ce n'est pas tant la taille qui compte mais l'impact sur le lecteur, que j'ignore presque totalement car hormis deux ou trois avis peu argumentés je n'ai rien reçu, ce qui me déçoit un peu et me fait prendre peur à l'heure ou je remets en cause le fait que mes pages soient intéressantes et bien écrites.

Quoiqu'il en soit, je souhaite me réserver pour le moment, et je dirai ce que j'ai à dire HRP à la publication du dernier chapitre dont j'ai déjà une vague idée de ce dont il va parler, m'enfin.

Voilà !

Katze~

[HRP].
2 -3
Score : 228
[HRP]

Meow !

J'ai terminé d'écrire la dernière page de ces essais, mais vous voyez bien que je ne l'ai pas publiée et bien il y a une raison à tout ça que voici :

Terminer cette histoire est une chose compliquée en vérité ; même si je n'arrêterai pas de le jouer et de le développer, tout ça ne se fera plus via des essais, des lettres ou autre, non, tout ce fera directement en jeu.

Haankor est une grosse partie de moi tout de même ; je me suis même représenté deux fois dans cet ouvrage car il y a également le personnage de Katze qui d'une manière ou d'une autre me représente. Vous comprendrez donc pourquoi ce n'est pas une chose simple, car on doit mettre un terme à une histoire qui nous concerne et à laquelle on a très activement participé.

Mais voilà ce qu'il y a : je l'ai dit et redit ; je souhaite faire publier ces livres ; j'ai d'ailleurs déjà tout retranscrit sous version "roman" et on arrive à 226 pages au total. Et dans cette finalité que celle d'être édité, je ne peux pas me permettre de tout dévoiler même si je l'ai déjà presque fait. Oui, le dernier chapitre apporte son lot de nouvelles choses, de nouvelles pensées et idées, on y découvre davantage encore un personnage que j'écris petit à petit depuis des mois et donc, la nouvelle que j'ai à dire est que je ne compte pas publier sur le forum ce dernier chapitre, je compte même supprimer les autres déjà postés car de toute façon je les ai largement modifiés sur la version roman, les lisant encore et encore pour ne pas oublier de fautes ou de mauvaise tournure. Bien sûr il y en aura encore, il y en aura toujours, mais c'est une bonne chose que de garder un peu de mystère sur la fin et c'est aussi un agréable fait que celui de concrétiser un projet.

Je n'ai pas de chapitre à vous offrir, seulement les remerciements qui devaient aller avec, car même si plus le temps passe et moins je sens la présence de quelqu'un d'autre que moi ici -et celle du/des downvoteur(s)- et bah c'est sympa de m'avoir lu pour ceux et celles qui l'ont fait, de même que les rares critiques en privé qui m'ont été données car une critique constructive et argumentée, même si elle ne va pas dans le sens de l'auteur, est toujours une bonne chose car on apprend à faire moins d'erreurs, on apprend à juger de nos actes et voilà.

Petit à petit j'irai en effaçant les chapitres un à un pour finalement supprimer cette page, celle en anglais ainsi que celle en espagnol ce qui effacera sans doute pendant un temps les traces de l'existence d'Haankor mais je suis confient, il va revenir dans des essais tous beaux tous propres, avec une belle couverture ayant une symbolique profonde (que j'ai déjà imaginé et déjà "commandé" à mon collègue dessinateur que certains peut-être connaissent déjà sous le pseudo Byouk, Meryblie, Old-Dogs ou autre), il reviendra et son portrait sera beau.

Aux lecteurs,

Merci.

Katze~

[HRP].


SUJET A SUPPRIMER SVP !
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