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[BG/Projet] Nobles Brakmariens jusqu'au bout, La famille Aegnor.

Par misatral 02 Novembre 2017 - 00:56:26
[HRP]

Bonsoir à vous ! 
Comme bon nombre d'entre vous ont pu le voir, on a lancé le projet de la noblesse brakmarienne afin de pouvoir organiser, par la suite, quelques évents ! 
C'est pourquoi je viens vous proposer ce BG qui raconte notamment l'histoire de mon personnage, mais qui englobe donc un bon nombre de personnage autour. 
Je m'excuse d'avance pour les fautes qu'il y'a surement et espère qu'il ne vous déplaira pas trop ! 
Bonne lecture ! 

[HRP]

Chapitre 1
 

 - "Mademoiselle ! Mademoiselle ! Revenez ici, votre mère vous demande ! "
Des rires d'enfant espiègle résonnent dans le long corridor, nombreux serviteurs poussant des soupirs d'agacement alors qu'ils effectuent leur dur labeur. 
Un vieillard mal fagoté installé tranquillement dans un des  fauteuils rouge orné de fil d'or de la Grande bibliothèque étire un rictus. Puis il tourne la tête vers la jeune fillette qui l'accompagne et se contentera d'aborder l'enfant. 
" - La demoiselle refait des siennes, elle va encore se faire gronder." 
Il marquera un temps de silence, avant de murmurer dans sa barbe grise 
"Elle aura bientôt l'héritage, cette petite. "

Une dame aux cheveux d'un violine des plus beaux passe devant l'entrée et observe les deux personnages, avant de s'avancer. Sa coiffe de soubrette bien en place, elle s'inclinera devant le vil vieillard qui entamera la conversation. 
"- Tithuba, Mademoiselle vous donne du fil à retordre de si bon matin ?" 
Un sourire des plus malsains sera collé au visage de la soubrette, avant d'incliner la tête. 
" - Madame va la gronder, une fois de plus, pour ses actes indigne d'une demoiselle de son rang. Peut être l'auriez vous aperçue ? " 
Elle marque un temps de silence alors qu'elle dévisage avec mépris la jeune fillette à coté du vieillard, une jeune éniripsa aux yeux bruns et à la chevelure rosée. 
" - Vous ne la couvrez pas, Messire ?" 
Un rire gras résonne dans la Grande salle sombre. 
" - Jamais de la vie, et je peux même vous dire qu'elle a pris la direction des écuries où repose sa dragodinde favorite. Vous devriez peut être y faire un tour. " 
La Soubrette soupire longuement avant de tourner les talons, elle murmurera entre ses dents. 
" - Ne faites pas "confesser" Aklo, Madame n'en serait pas ravie." 
Puis elle fermera la porte massive en entendant le rire gras résonner de la Bibliothèque.
Elle prendra la route opposée à celle indiquée et se dirigera vers les appartements de la Maitresse de Maison, la Terrible Aegnor.

Personne ignorait que la Dame Lucia n'était l'épouse du Maitre que par interêt. Les deux époux ne s'aimaient pas, et c'était bien courant qu'un tel mariage se fasse. 
La Dame Lucia, réputée pour sa grande beauté, de longs cils noirs couvrant de grands yeux d'un bleu océan, des cheveux blonds comme le blé regroupés en un chignon soigné et strict, n'aimait que le reflet de son miroir, et haïssait tout ce qui faisait référence à ce mariage. 
Le Maitre Aegnor n'était pas des  mieux. Guerrier Aguerri, ce n'est pas son mariage qui l'empêcha de mettre nombreuses femmes à ses pieds, qu'elles soient Noble, Vieille, jeune, soubrette, bien qu'il haïssait ceux qui ne portait ni son nom ni son rang. 
De cette union naquit la jeune Mademoiselle.
L'enfant aimait faire tourner en rond ses dames de compagnie, mais les serviteurs l'adorait. 
Elle apportait de la vie dans cette demeure si calme autrefois. 
On admirait son sourire et les yeux qu'elle avait hérité de sa mère. 
On regardait ses boucles noirs de son père encadrant son visage angélique. 
On riait de ses bétises, et on se crispait en entendant les colères de la Dame sur la fille. 

L'enfant trouva bien plus de réconfort auprès de son père. Elle n'était pas un homme, il le regrettait bien, mais voyait en elle le reflet de sa jeunesse. 
Il savait qu'elle serait, un jour, des plus influentes et saurait honorer le nom d'Aegnor. 
Mais il lui fallait un allié dans cette famille, et qu'elle puisse offrir une nouvelle génération et peut être même un fils, plus grand, plus beau, plus influent que n'importe quel membre de cette Cour. 
C'est ainsi qu'il fit le choix de son neveu, le jeune Lorgan. Il avait  environ le même age que sa fille, et deviendrait très vite , il en était sûr, un homme aux nombreuses qualités. De plus, il portait le nom d'Aegnor, et était du même rang social. Personne donc ne pourrait contredire cette union. 

Il fit convoquer le garçon et son père, le frère qu'il n'aimait pas particulièrement, et au bout de nombreuses heures de discussion, ils se mirent d'accord pour les marier lorsqu'ils seraient en age. 

On se mit d'accord pour les faire se cotoyer régulièrement, à de nombreuses occasions, afin de les habituer l'un à l'autre. Mais la jeune Demoiselle n'accordait d'attention qu'à son grand ami, Ezel Ezroam. Elle n'aimait pas particulièrement l'air hautain qu'avait Lorgan.

Lorgan vint de nombreuses fois se plaindre auprès du Maitre qui lui répondit à chaque fois. 
" - Laisse lui du temps, elle aura bientôt de grandes responsabilités, laisse la donc profiter et ne viens plus m'importuner." 
Mais Lorgan revint. Une fois. deux fois. Trois fois. 
Et c'est ainsi qu'il obtint ce qu'il voulait. 
Le vieux guerrier ordonna qu'Ezel prenne  ses distances avec sa fille, n'ayant aucune raison valable d'être près d'elle.  
Le grand frère d'Ezel, Neiller, tout jeune majordome, consola l'enfant, de peu son ainé, il lui tapota la tête, comme il le faisait chaque fois qu'elle était triste et lui dit
"Vous en faites pas, Mademoiselle , Ezel est coriace, il reviendra près d'vous très vite ! En attendant, moi, j'serais votre ami" 
Elle releva la tête, ses grands yeux d'un bleu très clair embués de larmes se posant sur le garçon alors qu'elle étire un grand sourire. Elle approche la main de sa manche, la lui tirant tout doucement 
"- Dis, dis, c'est promis, hein ? " 
Il se mit à rire devant ce changement d'état d'esprit soudain  
" - Promis, Mademoiselle !" 


C'est ainsi que débuta une amitié légère entre les deux enfants, tout sourire, la jeune noble n'hésitant pas à continuer ses mille et un statagèmes pour esquiver ses leçons, entrainant le jeune majordome malgré sa peur des réprimandes. 
Il répétait sans cesse ces mots : 
" -Mademoiselle, vous ne devriez pas faire ça, Madame va encore vous gronder ! Et moi aussi par la même occasion.."
Et elle l’entraînait, en riant, dans mille et une aventures.

Chapitre 2

Le temps passe, et la demoiselle devint très vite une jeune adolescente, pleine de vie, dotée d'une grande beauté, et d'un rire à en faire tomber plus d'un. 
Un jour qu'elle étudiait, La jeune dame de compagnie Aklo, amie et confidente de la Demoiselle frappa a la porte. 
Soulagée de voir interrompre cette leçon des plus ennuyantes, elle fit taire le professeur qui semblait visiblement contrarié avant de prendre la porte. 
Une fois la porte massive de bois sculpté close, la Demoiselle entama la conversation.
"Que se passe t-il, Aklo ?" 
La jeune Eniripsa rousse, lui sourit timidement. 
" - Monsieur demande à ce que vous choisissiez votre nouveau majordome parmi ceux qui viennent d'arriver. Ils vous attendent dans la grande salle." 
Puis elle s'éclipsa aussi vite, qu'elle était entrée, laissant sa Demoiselle à ses pensées quelques minutes. 

La porte de la grande salle s'ouvrit sur la disciple d'Oktapodas, très digne, légerement fardée, vétue d'une robe aux couleurs de Brakmar. 
Son regard se posa sur les trois majordomes proposés. 
Le premier était un homme d'environ quarante ans, Un Cra, un peu bedonnant, qui devait sans doute avoir un penchant sévère pour les femmes. 
Elle n'avait pas besoin de l'entendre parler qu'il était déjà recalé. 
Le second était petit, vingt ans tout au plus, il était bien habillé, sa coupe de cheveux impeccable, mais avait quelque chose dans le regard qui lui donnait un petit air vicieux. 
Ce serait sans doute le premier à trahir quelqu'un pour une proposition de kamas alléchante.
La réponse était claire et nette. Recalé. 

Le regard de la demoiselle se posa enfin sur le dernier. Elle s'y attarde longuement avant de sourire. 
"Vous êtes engagé. Je vous attends demain matin.." 

Le disciple de féca salua, un grand sourire aux lèvres. Il s'adressa à elle, familier. 
" - A demain ! Je te l'avais dis, je ne t'oublierais pas !" 

La disciple d'Osamodas se mettra à rire de manière enfantine, avant de laisser se  refermer la porte ornée d'or derrière elle. 
Elle tourne la tête vers l'huppermage en tenue de majordome aux cheveux noirs, souriant. 
Elle rit, encore et encore. Son rire résonnant dans le long couloir sombre, avant de parler. 
" - Neiller. Tu avais raison, je suis navrée d'avoir douté de tes paroles...Il est de retour..! 
 Ezel est de retour ! "
Le majordome viendra lui frotter la tête, amicalement joignant son rire au sien,alors qu'il l'observe, fraternel. 
" - Je vous l'avais dis, Mademoiselle.. Il tient beaucoup trop à vous pour vous abandonner. "

Les deux adolescents se dirigèrent vers la salle d'étude dans les rires. 

Chapitre 3 

La musique se mit à retentir dans l'immense salle, décorée aux couleurs de la terrible. Un tas de personnes se mêlèrent aux conversations des uns et des autres tandis qu'un homme d'environ cinquante ans vêtu d'un veston noir et d'un nœud accroché au cou, droit, liste en main, annonçait d'une voix forte 
"Dame Answald et sa fille, Miss Answald." 

Les dames, fardées , et vétues de robes longues et imposantes, toutes plus colorées que les autres, battaient des cils, tout en discutant de la dernière gaffe de la nouvelle servante du Sire, ou de la nouvelle amante de l'homme le plus en vue du moment. 
Quelques uns, galamment,  viennent faire la conversation aux belles de la soirées. 
D'autres hommes se contentent , verre de vin à la main, de partager leur avis engagé sur telle ou telle nation. Bien que les conversations revenant souvent à la Blanche, cible de nombreuses injures. 

On entendit la voix forte résonner dans la salle tandis qu'une dame d'une grande beauté, tenant par la main une jeune disciple de Iop s'avança. 

"Dame Frezielle et sa fille, Ihsahn Aegnor." 

La foule tourna la tête vers la Iop, vétue d'une belle robe d'un rouge vermeille, ses cheveux tressés. Quelques ricanements se firent entendre, tandis que dignement, elles descendirent les escaliers. 
Personne n'ignorait que le maitre de maison partageait sa couche avec bien d'autres femmes que celle qu'il avait épousé. Cette Cra, aux cheveux noirs de jais, ne faisait pas l'exception. Il avait reconnu l'enfant, qui lui ressemblait en tout point, que ce soit le nez, les yeux, l'obédience, mais ne pouvait pas la considérer comme héritière possible de la famille, puisque elle n'était pas née de la Dame Lucia et qu'il avait déjà mis trop d'espoirs en sa première fille. 

Puis la dernière note de musique s'acheva tandis que la voix grave se fit entendre. 
"Messire Aegnor, et son épouse, Lucia Aegnor." 

Un imposant Iop fit son entrée, fier, vêtu de tissu de qualité, des ornements accrochés à son torse. Une longue cicatrice traversant sa joue, du nez jusqu'à l'oreille, lui donnait un air terrifiant, son regard glacial se posa sur la foule. A son bras, la dame était resplendissante. 
Ses cheveux blonds étaient tressés sur les cotés et se regroupaient en un gros chignon. Un diadème mettait sa longue chevelure en valeur. Elle portait une robe d'un vert sombre, une fourrure légère sur ses épaule. Son charme mis en avant notamment par la présence de la parure d'or à son cou. Son regard dédaigneux parcourut la salle, avant d'entamer la descente des escaliers. 
Ensemble, ils partirent saluer quelques personnes. 

Les conversations reprirent bon train, parmis toute la foule. Notamment quelques femmes. 
"- Tu as vu ? Ils l'ont annoncé Aegnor ! Ca se saurait si elle avait la carrure des Aegnor.
- Et sa mère, n'a t-elle pas honte de se présenter à la même réception que Dame Lucia ? De plus, elles portent la même couleur de robe ! Si ce n'est pas de la provocation !" 


Plus loin encore, on entendait une autre conversation. 
" - Bonta ? Ce n'sont que des imbéciles avides de justice. Et puis quoi encore ? Ils sont trop frileux pour faire la justice eux même ? 
- Vous savez quoi ? Moi j'les appelle les tapettes parce qu'ils m'ont jamais fichu plus qu'une tapette avant que j'les démolisse.
- Ils ne m'ont jamais touchés une seule fois, moi. Ils sont lents, et trop préoccupés à regarder si la mère et l'enfant sont en sureté pour être attentif au combat. Ils devraient prendre le rôle des femmes tant qu'on y est ! Ahahah !" 


Puis une autre, et encore une autre. Les conversations fusaient dans tous les sens tandis que les musiciens se remirent à jouer, mariant trompettes, Charleston, guitare, piano, et bien d'autres. 
Le Sire Aegnor et la dame à ses cotés vétue de vert semblèrent en grande discussion avec un vieillard bien habillé, barbu, petit, gras, hautain. 
"- Eh bien, ce bal est une réussite, Messire.
- En effet, il faut remercier mon épouse pour l'organisation de cette soirée. 
- Eh bien, Ma Dame, vous savez faire les choses en grand !" 
La Dame Lucia se mit à rire, une main devant la bouche, papillonant des cils alors qu'elle répondra. 
" - Vous me flattez, mon cher. Ma fille ne fête pas ses seize ans tous les jours ! C'est un grand jour pour elle, et beaucoup d'émotions pour mon époux et moi même."


Soudainement, la musique prit fin. La foule se tût,  tous tournée vers l'entrée. 

C'est là qu'elle fit son apparition.
L'Osamodas, droite, se tenait au seuil de l'entrée. Sa peau très pale contrastant avec le pourpre d'une robe bustier longue, légerement bouffante, ouverte sur le devant. Ses jambes longues et fines mises en valeur par des bas d'un noir opaque, sa petite taille relevée par des talons hauts. Un corset affinant sa taille, ses mains gantées de dentelles, jointes, ses épaules blanches dénudées, autour de son fin cou se place une parrure d'argent avec au centre un rubis luisant. Des lèvres pulpeuses, couvertes d'un rouge à lèvres pourpre, un nez fin, légerement retroussé, et des yeux d'un bleu profond, aux couleurs de l'océan, recouverts de longs cils noirs. Des boucles noires de jais lachés jusqu'aux fesses, avec comme seule fantaisie une épingle en forme de rose rouge piquée dans les mèches près de l'oreille. Elle affichait un air doux, ses lèvres s'étirant dans un maigre sourire, alors qu'elle vient faire quelques pas sous le regard de tous. 

" Notre invitée d'honneur, Mademoiselle Maria Aegnor."

 
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