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[Journal] Le carnet de Arh

Par -hyrriuuk- 27 Octobre 2016 - 20:54:36
Un petit bloc-notes des plus simplets, remarquablement identique à ceux sur les places de Sufokia. Sa couverture est ornée de tâches bleues, ces dernières semblent bien trop banales pour être identifiées comme encres ou pures substances.
La première page de ce journal est tracée de carreaux à première vue parfaitement géométriques, laissant place, au milieu du papier ;
~ Arh'l Kin ~
~ ??/??/??? ~

Vous hésitez un instant avant de tourner cette page, vous, qui vous dites discret et timide ; mais qui n'êtes que de misérables curieux.

27 Octolliar 974.

Alors voilà, aujourd'hui, je suis de retour sur Astrub. J'ai dû m'absenter pour quelques semaines seulement, et j'ai pourtant l'impression que cette ville ne m'a pas tellement manquée. Une tache d'encre accentuée vient terminer cette phrase.
J'étais partie avec Shay et les matelots, pour, à peu près.. Une seconde tache se forme, jusqu'à recouvrir la fin de cette ligne.
Je ne sais pas vraiment, au final. On voulait simplement partir, après une longue et dure discussion avec la troupe du Tail, on voulait plus tellement rester sur cette ville. Alors on a mis les voiles, et nous avons vogué pendant presque deux semaines sur cette mer qui porte toutes ces nations et autres îles.
Au final, je n'ai pas pu trouver ce que je voulais durant ce voyage, mais ça m'a permis de souffler après le départ d'Esha.

Je ne me sens pas tellement très à l'aise à écrire sur ton papier, Journal, ou.. Feuille. Je ne sais pas vraiment comment je dois t'appeler, mais une chose est sûre, c'est que tu me seras bien utile dans ma vie de tous les jours, comme disent les vieux Enutrofs.

Je ne sais pas par où je dois commencer, mais je suppose que je devrais te parler de mon voyage avec Shay. Après tout, tu es censé être mon carnet secret, mon petit livret que personne d'autre que moi ne lira, que je décorerai avec un cadenas rose à paillettes. La rature semble assez grossière.
Dans tous les cas, j'aimerais te parler d'une chose, c'est de cette ville. Cette ville qui me répugne tellement, qu'aujourd'hui, j'en ai sauvé une vie.
Enfin, je ne l'ai sauvée qu'à moitié, mais la victime m'a tout de même remercié, et je pense que c'est.. Cool, si ne serait-ce que la dite personne soit assez particulière.

J'faisais le tour d'Astrub, comme dans mes habitudes, à observer et examiner les nouveaux détails des horizons, les nouvelles bâtisses, les nouveaux coins de marchandise. On raconte qu'une forêt aurait été découverte, avec des montagnes et des champs de blé immenses, il faudrait que j'aille y jeter un petit coup d'oeil un d'ces quatre. Puis j'ai entendu une voix de femme, ça hurlait, et ça d'mandait de l'aide.
À ce propos, va falloir que tu saches une chose, Journal ; ne jamais réagir à ce genre de situation, car, dans Astrub, c'est beaucoup trop fréquent pour que tu puisses être présent pour sauver chaque demoiselle en détresse.
Mais pour une raison comme une autre, j'ai eu envie de réagir, et je suis allée jeter un coup d'œil du côté du parc de la ville. Et bingo, je suis tombée sur ce que je n'aurai pas dû tomber.
Il y avait une femme, qui se faisait traînasser à l'intérieur d'un Havre-Sac, par deux-trois types assez baraques.
J'te passe un peu tout ce qu'il s'est passé à l'intérieur de ce sac, Journal. Et crois-moi que, dans tous les cas, tu ne voudrais pas le savoir. Dis-toi simplement que si cette femme revient le bide plein d'ici quelques semaines, ça s'ra pas plus étonnant que sa démarche de koin-koin trucidé.

J'ai pu lui passer quelques affaires après ce qu'il s'était passé. Pour tout te dire, ce qui m'a le plus surprise était le fait qu'elle me sourit et ne me montre aucun signe de stress ou de panique. À croire que ce genre de choses sont de plus en plus fréquentes ici.

M'enfin. Je vais te laisser, Journal, Shay est rentré, et je dois encore préparer nos affaires pour demain, nous reprenons le cap sur l'Île de Frigost.
Évidemment, je te prends avec moi.
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J'aime, j'en veux plus. Maintenant. Tout d'suite.

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On attends la suite, balance tout !

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C'est d'la bonne, balance la suite soeurette !

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/ HRP /

Dingue comme ton esprit de contradiction te pousse jusqu'à reprendre le RP quand je peux plus -plus les moyens- t'emmerder avec mon/ma roublard(e). Bouh, tristesse m'envahit.

A la très prochaine, j'espère !

~Karlen.

/HRP/

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(HRP)

Merci pour vos retours, vous trois.

Secondo, Karlen, je prie un miracle pour que tu puisses me croiser.~

(/HRP)

L'écriture de la jeune femme semble sur cette page assez tremblante.

29 Octolliar 974.

Sincèrement.
J'pensais vraiment pas que j'allais t'ouvrir d'aussi tôt, depuis la dernière fois.

De plus, je ne sais pas du tout comment je dois commencer ce.. Une forte tache d'encre marque une pause d'hésitation.
Ah.. De toute façon, ça viendra bien au fil du temps, cette mauvaise habitude de causer à une feuille de papier.

En tout cas, ça fait que quelques heures que l'on a levés l'ancre pour l'Île de Sberg, et ce voyage commence déjà à être une véritable épine sous le pied.
Premièrement, l'une de mes collègues a eu la merveilleuse idée d'accoucher sur mon bateau, en plein milieu de la mer. Je m'en veux un peu pour elle d'avoir accepté sa venue sur le navire, mais que veux-tu, Journal, c'est elle qui a insisté pour nous accompagner.
À croire que les femmes portent réellement malheur sur mer.
Deuxièmement, le froid de la côte Frigost commence à se faire ressentir, et personne n'est d'humeur à travailler le pont avec les doigts rosés par le froid.

D'ailleurs, si je reste à la barre, les miens vont finir dans le même état.
Je vais retourner me coucher, Journal.

Un petit gribouillis a été dessiné en fin de page, de manière pas bien soignée. Marquant certainement une signature.  

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30 Octolliar 974.

Comme on se retrouve, tas de feuilles.

Une long tracé gras vers la vertical viens terminer ce S.
« Atchii ! »
Un fort gribouillis vient s'interposer entre les deux paragraphes.

Aujourd'hui, Papier, ma journée s'est brièvement résumée par des reniflements incessants et une toux aussi grande que le rugissement d'Ogrest lui-même.
Mon corps ne m'a jamais fait aussi mal ; j'ai l'impression qu'un quelconque Sadida s'amuse à pénétrer mes mollets par des aiguilles extrêmement fines et larges, une par une, minutes par minutes.

Un léger cercle répétitif et accentué marque une pointe d'hésitation.
Ma relation avec Shay tangue autant qu'ce bateau, en ce moment.
Pour plus qu'il en a l'air, son comportement est d'un froid qui pourrait presque faire tomber tout l'équipage malade. Un point exagéré indique ici la rupture d'une mine de crayon.
Je suis d'ailleurs en train de me demander si c'n'est pas ça qui ai pu me foutre dans cet état..

J'ai entendu pas mal de monde se plaindre du temps à Astrub.
J'pense pas être la seule à ne pas avoir repérée ce changement climatique, mais je suis sûre de le remarquer maintenant. Comment ai-je pu tomber malade en étant si bien couverte ?
Si même Frigost ne peut plus contrôler ses propres terres après les tentatives stupides et négligées de ce vieux Comte, alors je préfère même pas y verser le moindre Gostoplasme.

Un jour, Journal, je saurais différencier mes paragraphes, et écrire convenablement.
Mais je ne suis qu'un Pirate cherchant un quelconque réconfort.

Tu as ma parole, un jour, j'y arriverais.
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31 Octolliar 974.

Joyeux Halouine, Journal !

Ce matin, en me réveillant, tous les matelots m'ont souhaité cette fête, avec les plus grands des sourires.
Je trouve cette fête stupide, bien plus stupide que ne soit celle de la Saint Ballotin.
- Offrir des confiseries.
- Faire peur aux gens.
- Et surtout.. Se déguiser.
Tout ça est d'un ennui des plus déplorables.
Au final, je ne suis même pas certaine de trouver ça ennuyeux à ce point ; je pense juste que j'ai passé l'âge d'aller toquer aux portes pour ce genre de gamineries.
Et pourtant, ça n'a pas empêché Shay Patrick de consolider mon rhume avec quelques farces et autres cris pouvant faire frémir une Eniripsa.
La maladie m'apporte décidément que de mauvaises pensées.

Pour en revenir à notre voyage, la brume et le vent de l'Île familiale commencent lentement à se montrer, et tout l'équipage semble prêt pour poser pied sur terre.

Mais revenons-en plutôt à Shay Patrick, à cet Eliotrope se donnant un air rabat-joie et glacial, alors qu'au final.. Il n'en est rien.
Je me demande très souvent comment j'ai pu tomber amoureuse d'un homme aussi prestigieux, et surtout, comment lui, a pu prétendre avoir des sentiments pour un Pirate telle que moi. Nous, qui sommes censés être des créatures sans âmes et sans cœur.
Oui, des créatures.
C'est le terme qu'utilise les Astrubéens ainsi que leur kult de soie pour nous décrire, des pilleurs, des Roublards.
Ces paroles m'ont blessée bien trop de fois, et Patrick en était bien capable de s'en rendre compte. Je crois d'ailleurs que c'est cette capacité à s'avoir m'écouter qui nous a tous les deux trognés.
Malgré ton expression vide et ton papier glacé par le vent de Sberg, j'essaie de te rendre tes services en travaillant mon écriture, Journal.

Il faudrait que j'réfléchisse à un surnom, car tout de même, tu es aussi quelqu'un de très important à mes yeux, Journal.

Un bref dessin a été illustré en fin de page, pointant ainsi la fin de ce texte. 
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Pas mal du tout.

Un rôliste d'Aerafal.

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01 Novamaire 974 – 14h00 d'après le soleil et la faim.

Journal, j'ai tellement de choses à te raconter, aujourd'hui.

Premièrement, je crois que je ne me suis jamais sentie aussi bien de toute ma vie (si l'on oublie cette fichue grippe qui ne fait que me donner des baisses de morale.) Les parenthèses semblent assez exagérées.
Une faible flaque d'encre marque ici un long moment d'hésitation. Je vais encore te parler de cet homme, cet homme qui réchauffe mes instants de solitude, qui ose faire vibrer chaque partie de mon corps de nuits en nuits, et qui La rature est plutôt forte, l'écriture en dessous est presque illisible.
Je ne sais pas comment je dois te parler de lui, mon vocabulaire n'est pas assez large pour pouvoir parler de lui avec des adjectifs aussi expérimentés que « Magnifique, Dieu, Conscient... » Et tout autres mots niais et élégants à dire de son fiancé.

J'aimerais ne pas montrer au monde que je suis comme ça, si touchée à l'égard de Patrick, si présente à son chevet. Mais que veux-tu Journal, l'amour nous rend si aveugles que c'que nous montre la réalité.

Par ailleurs, Journal, je ne t'ai jamais parlé pourquoi nous étions partis ensembles, nous trois, et l'équipage, sur les terres de Sberg. Pour être tout à fait franche avec toi, je voulais que l'on souffle, que l'on se permette d'avoir quelques semaines de vacances, nous et les matelots.
Mais la réflexion est un défaut que je compte bien garder.
Je repense au Tail, à notre si bel équipage qui a failli de nombreuses fois. Je ne peux pas laisser mes camarades derrière moi, je me dois de me battre auprès des autres comme ils l'auraient fait pour moi, pour Patrick et j'espère pour toi aussi, Journal.
C'est pourquoi, après une longue nuit de sommeil et à l'aide de registre, nous nous mettons aujourd'hui à la recherche de ces dénommés « Soranayo » et « Kellysto », disparus depuis une bataille contre une certaine Dolès När.

Des rumeurs disent que cette guilde reconstruite avait pour seul but de dominer Astrub et de la moderniser... À leur façon. Dans tous les cas, Dolès truc ou non, je dois retrouver mes collègues, et puis, qui sait, ça nous rapportera certainement des réponses à la disparition d'Esha.

Esha, oui.. J'entends beaucoup trop de personnes blâmer sa disparition, parfois même la pleurer, et oser m'inculper moi, en tant que le nouveau Capitaine du Tail.
Seulement, seu- Une grosse tache d'encre viens ici pointer une force de colère.
Seulement, Esha est le seul capitaine de cet équipage. L'écriture est plutôt exagérée sur chaque lettre.

… Mais on ne peut pas être le Capitaine d'un Capitaine.

N'est-ce pas, Journal ?
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[Suite. Parce que j'aime bien. ] 

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Merci pour les deux derniers retours !
C'est toujours plaisant de voir que des personnes prennent le temps de lire ce Journal.

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03 Novamaire 974

Cher journal Les deux premiers mots ont étés soigneusement rayés.

Chiotte.
Je saurais jamais comment commencer ces stupides pages.

Une faible tâche marque ici une pause. N'empêche, quand j'y repense, ces "stupides" pages me sont quand même d'une aide que je n'aurais jamais imaginée.

Par ailleurs, je dois te dire que nous avons mis pas mal de temps, avant de nous mettre en route pour retrouver ces anciens Tail's.
De nombreux Syndicate's se plaignent de cette recherche et désespèrent à l'idée de ne pas mettre la main sur eux... Ou du moins, sur ce qu'il en reste.
Car, pour être franche avec toi, petit bout de papier, je ne sais absolument rien sur Soranayo ou ce Kellysto.
Certains gaudins d'Astrub racontent qu'il s'agissait d'une Eliotrope, et d'un Xélor mystérieux, le reste, Esha a préférée le passer sous silence.
Disparus, Tail, et ancien proche de l'Osamodas.
Voilà la conclusion me poussant à la retrouver, elle, et ses matelots.

M'enfin
, comme je te le disais, nous avons mit un bon moment avant de reprendre la route, mais tu le sais, Journal, n'est-ce pas ? Nous sommes sur Sberg, et qui dit Sberg dit neige.

... Je ne me suis jamais sentie aussi ridicule et humiliée (mais, à la fois si enfantine) dans mon rôle de Capitaine.
Alors que nos deux corps s'enlaçaient, Patrick a profité de mon moment d'inattention pour m'éclater de la neige au visage.
Je me suis senti si immature d'avoir riposté d'une telle façon, d'une manière si gamine. Mais les boules de neige et les cris de surprise jasaient de toute part, ce fut une sensation que je n'avais pas ressentie depuis des années.
Après cet événement, nous nous sommes arrêtés à une auberge pendant notre trajet mené par une carte que j'avais pris le temps de recopier (merci Esdras de me les avoir chipées.) Et c'est avant même de passer le tapis de l'établissement que j'entendis un sourd ;
"Capitaine ! On voit à travers vos vêtements !"
Patrick s'était lui aussi arrêté.
Et nous avons mis que très peu de temps pour nous rendre compte ; que la glace venait tout juste de finir de fondre.
Sous nos vêtements.

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04 Novamaire 974.

Bonjour, Journal. J'espère que tu vas bien mieux que moi.

Mon rhume ne cesse de me fatiguer, mes yeux sont comme deux pom's mures, sur le point de s'écrouler de leur branche. Et mon nez n'a jamais autant saigné que par les innombrables coups que je me suis pris de la part de Vraghdakk.

Parlons-en d'ailleurs, de cette Vraghdakk.

J'ai été comme elle à une période, Iop, gueularde et machine à frapper tout ce qui bouge. Sauf que le problème, c'est que je n'utilisais pas mes compétences contrairement à elle. Du moins, c'était avant, maintenant, je ne sais plus trop ce qu'elle devient.
Compétences qui ne sont que pour moi, de simples « cadeaux » offerts par ces immondices appelées « Dieux ». Mais je t'en parlerai plus tard, si le courage m'en vient.
En bref, j'ai été dans les Bourrins Bourrés, pendant que Vraghdakk faisait je ne sais quoi. Je m'entendais bien avec Laté, c'était une brave fille et une sacré ivrogne. Je crois qu'une relation aurait pu être possible entre nous, mais le temps à fait couler beaucoup de choses ;
Premièrement, Régi a été bien plus rapide dans cette histoire. Je t'en ai déjà parlé, de ce type, non ? Ce Roublard pervers, mais tout aussi sensible qu'une chips de Poolay.
On peut dire que l'on en a vécu, des choses ensembles.
Que tu me croies ou non, nous avons eu des enfants. Oui, des « minis-Pirates-Gostofs ». C'est comme ça que l'on les nommait, dans ma famille. Mais une seconde fois, je te le rappelle, je ne suis qu'une maudite, Journal, et le vent de Sufokia me les ont tout deux emportés.

Je suis dans une chambre d'auberge au moment où j'écris sur ton doux papier, mon écriture n'a jamais été des aussi tremblantes, il faut dire que j'avais perdu l'habitude des brises de Sberg.
Mais que c'est bon de retourner chez sois.
Je n'ai croisé aucun animal depuis que nous avons mis pied sur cette Île, et je n'avais pas pensé à cette saison d'hibernation, je crois que c'est comme ça qu'ça s'appelle.
Les Eniripsas de la Taverne m'ont dite que c'était une période où les bébêtes dormaient pendant l'hiver, ou quelque chose dans le genre. Le temps passe décidément bien trop vite. Bien qu'ça nous pose problème pour la nutrition, je ne voudrais pas faire de mal à ces petites bestioles pendant qu'elles roupillent dans leur terrier, protégées par le froid glacial de cet endroit.

Il faudrait que j'envoie un matelot ou deux pour retourner nous chercher les vivres que j'avais laissés dans la cale, au port. Mais ça ne presse pas, n'est-ce pas ?
J'ai toujours été habituée par la faim, cette petite sensation qui ronge le creux de votre estomac à vous en donner des maux insupportables.
Mais pour une raison comme une autre, cette boisson bleue me comble la famine tout autant qu'une bonne blanquette, et c'est d'ailleurs là que je me rends enfin compte que tu ne sais pas vraiment ce que je suis, Journal.

Je devrais penser à faire une page de présentation pour la prochaine fois. Une tache d'encre marque ici la fin de ce texte.  
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Une feuille de papier proprement découpée du bouquin viendra se ranger entre la première page et
la page de garde.


Un jour, en me laissant guider par l'encre de ma plume, j'ai fait une promesse à ce bouquin ; celle de raconter qui j'étais.
Seulement, je ne sais pas si ce livre serra un jour ouvert, ou même lu scrupuleusement par quelqu'un d'assez courageux pour ouvrir un tel objet maudit.
Mais que voulez-vous, Lecteur, je suis un Pirate, mais premièrement une femme.

Un trait est proprement tiré, marquant un retour à la ligne.

Je suis née sous les flocons de Sberg, ma famille était plutôt petite, nous étions que trois enfants pour deux parents heureux de nous présenter au monde.
Contrairement à ces banalités Astrubéenne, je n'ai ni été abandonné, ni devenue orpheline. J'ai simplement... Une tache d'encre étendue parcourt les points de suspension. Désertée les miens.

Mon père était l'ancien Capitaine de l'équipage que je dirige maintenant, malheureusement, l'âge et la malédiction ont emportés son plaisir de naviguer.
Quand j'emploie le terme de malédiction, je parle ici d'une « maladie » se transmettant de génération en génération. Un virus vous contaminant comme un vulgaire polter dans votre corps, qui agit à vos moindres faits et gestes et qui vous consument chaque seconde de votre vie. Ca paraître handicapant, quand je l'écris comme ça ; mais c'est comme tout, Lecteur, il y a des points négatifs comme de nombreux positifs.

Si un jour ce Journal vient à être lu, j'aimerais principalement que vous, Lecteur, vous me pardonniez pour mon manque de sincérité dans mes propos. Les gens racontent que les Pirates ne sont que de simples bandits cherchant à faire régner le mal sur le Monde des Douze, ou de simples terres. Il est vrai que j'y ai cru, pendant un long moment. Jusqu'à ce que je fasse la rencontre des membres de l'équipage du Tail, « Des pirates cherchant à faire régner le mal sur le Monde des Douzes », vous dites ? Le poignet de main semble assez lent sur la fin de son point.
Je n'ai jamais vu des Pirates aussi inoffensifs et peu crédibles dans leur manière de faire, mais je leur dois la vie. De nombreux membres de cet équipage m'ont déjà ramassée à la petite cuillère d'innombrable fois, et le sentiment paisible et réconfortant que je pensais avoir perdu a pu renaître au sein de cette petite bande.
Je me sens comme dans une famille, avec eux.

J'aimerais ne pas vous en dire plus, ou les secrets et futures pages à venir vous seront dévoilés, et je pense que nous avons encore beaucoup de choses à vivre, toi et moi, Journal.

Le dernier espace de la page fut signé par un sceau noir, représentant un Kralamour au regard froncé.

Arh'L Kin.
24/ ??/ ???
 
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C'est du bon travail, tu peux être fière.

Un rôliste d'Aerafal qui commence à s'attarder sur Dathura, et ça commence à l'inquiéter.

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Merci pour ta réponse et ton encouragement, l'ami !

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08 Novamaire 974

L'écriture de la jeune femme se présente assez tremblantes sur ces quelques lignes.

Journal, le temps est de plus en plus insupportable, nous approchons de la Comté Harebourg avec les matelots, et certains d'entre eux ne peuvent plus supporter ce froid constant. Le changement climatique a réellement merdé.

Journal, je marche encore au moment où je t'écris, Shay est juste en face. Nous avons été dans l'obligeance d'attacher nos écharpes ensemble pour éviter de nous perdre avec le brouillard glacial de l'Île.
J'ai mal, Papier. Mes doigts sont tellement gelés, qu'il m'est presque impossible de ressentir la coupure de ta feuille contre ma peau. Peau qui habituellement, était habituée à un froid pareil suite à la malédiction... Mais je sens mes genoux rouiller, et mes oreilles rosirent sous ma capuche.

Un petit gribouillis a été dessiné en début de ligne
. Oh, bordel, que j'ai mal, je n'ai jamais eu aussi froid que depuis le Chaos d'Ogrest, du moins-. Les lignes suivantes sont illisibles.
Mais ça va, je dois continuer à avancer pour récupérer ce dont je cherche.
Je dois le faire.
Pour le Tail. L'écriture de ce dernier mot semble assez brouillée, certainement noyée dans de la glace. L'encre aillant bavé il y a peu.

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09 Novamaire 974

Enfin, je l'ai trouvé. Après de maintes et maintes minutes à pister cette stupide carte, j'ai enfin pu mettre la main sur ce stupide et misérable tombeau. Alors, oui, décevant, n'est-ce pas ? L'unique et seule chose que je recherchais depuis tout ce temps n'étaient qu'un tombeau, mais pas n'importe quel tombeau.
Le tombeau d'un homme. D'un Xélor, d'un homme mi machine mi homme, d'un homme aillant fait partie de cet équipage, d'un homme La phrase semble encore bien longue, mais son reste est rayé d'un propre trait tiré à la règle.
Je suis si contente, Journal, contente d'avoir pu faire la rencontre de ce cher Kellysto, mais également, d'avoir pu récupérer cet objet qui pourra certainement m'être utile. Patrick se moque à l'idée de retrouver un Osamodas avec une montre à gousset aillant appartenu à l'un de ses collègues.
D'ailleurs, quand on repense à cette sensation de bonheur, je ressens une lourde peine se poser sur mes deux épaules de Gostof.

Patrick a vu Kellysto mourir.
Il a assisté à sa mort, à ses cris, et certainement, à ses derniers gestes. Il n'a rien voulu me dire. Mais j'ai ressenti une énorme tristesse dans son regard, et crois moi, Papier, je reconnaissais ce regard.
J'avais envie de pleurer avec lui, de me lamenter dans ses bras de ce pauvre Kellysto. Mais je dois garder mon allure de Capitaine face à mes matelots, et.. En examinant plus en détail, les bandages du Xélor, ils semblaient assez vieux et découpés de toute part. À quoi bon se lamenter sur le sort de nos anciens.
Toutefois, cette montre fonctionne encore, et pour une raison comme une autre, elle n'est pas à l'heure qu'elle ne devrait l'être. Il y a plusieurs heures de décalage ; je suis même certaine que si cette montre Xélor indiquait la date, elle nous informerait d'une date différente que celle que nous sommes aujourd'hui.

Le froid s'est légèrement calmé depuis la dernière fois où je t'ai écrit. C'était horrible. De nouveaux frissons me parcourent, rien qu'en y repensant. Mais c'était tout de même une bonne expérience.

... Une tache d'encre se forme lentement. Et encore une fois, j'ai subitement changé de sujet pour rien. J'en suis désolée Journal, je te promets que je ferrais de mon mieux, la prochaine fois.

La page est signée du symbole habituel. Des petits signes aillant bavé au dernier recoin de la page.

"R____ Re__A__Ha_Os__--
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11 Novamaire 974 – le soir, je crois.

Bonsoir, Journal.

Je ne sais une nouvelle fois pas comment je dois commencer cette nouvelle page, et mes expressions vont certainement encore se délabrer petit à petit.
Je suis dans une Taverne dans la Comté Harebourg au moment où j'écris sur ta feuille. Par ailleurs, c'est bien la première fois que j'écris avec une mine différente sur ton papier ; les gens de Frigost appellent ces objets des « feutres », c'est une nouveauté complètement mis à l'écart des crayons à papier ou les plumes que l'on trempe toute les dix minutes dans un encrier. Tu ne vas pas me croire, Journal, mais dans ce bidule, l'encre est directement à l'intérieur. C'est plutôt ingénieux.

Pour en revenir à cette Taverne, nous nous y sommes rendus avec l'équipage une journ-- A partir d'ici des petites tache de sang sont venus noyer ces derniers mots, une tâche d'encre à son opposé indique un moment d'absence.
Bordel.
Je saigne du nez. Il faut croire que mon nez s'irrite à force de me mouiller et d'éternuer toutes les quinze minutes. Voilà que maintenant, j'me retrouve avec un bout de mouchoir dans le pif.
Seconde tâche. En espérant que Patrick ne rentre pas à ce moment-là.

Donc. L'écriture de ce mot est assez accentuée Comme je te le disais, nous nous sommes dirigés vers une Taverne de la Comté après notre trouvaille qui, j'espère, nous mènera bien plus loin que cette vulgaire auberge. Mais au moins, on est au chaud, le service n'est pas trop cher, et mes matelots se tiennent à merveille.
… Sincèrement, je me sens comme une mère avec ses gosses quand je parle d'eux de cette manière.
Aie.
Re voilà cette boule au ventre.
Il me suffit de parler d'enfants pour que mon cerveau congelé se décide de retravailler mes souvenirs.
Des enfants, oui, j'en ai eu. Et ç'la a été beaucoup trop douloureux pour que je m'imagine de nouveau enceinte ou donnant le sein à un enfant. Patrick est patient sur la question. Après tout, nous sommes encore jeunes, hein ? Et la vie de Pirate ne convient pas à des enfants en bas-âge ; il faut s'en occuper, les distraire avec toutes sortes de bricoles, leur apprendre les bases d'un corps Douzien.. Marcher, parler, dessiner..
Non, Journal, je ne me sens plus prête à devenir mère. J'ai encore.. Besoin de temps.
Et, je pense que je vais finir sur ça, Wilh
Wilh, voilà le surnom que je te donnerais, mon beau Journal.

À plus tard. L'écriture est assez lente sur la fin.  
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Voilà ça fait un petit moment que je suis le petit journal d'Arh' et ça me plaît, donc continue malgré le peu de retours.
Salut salut !

Un rôliste d'Aerafal qui a délaissé Dathura.

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13 Novamaire 974

J'ai terriblement mal dormi. Bien peu, et très, très mal.
Mon nez pris ne cessait de me réveiller à pas d'heure, et le froid de l'Île se fait ressentir entre les parois des fenêtres certainement mal isolées. J'irais me plaindre demain matin, ça épongera ma mauvaise humeur, ou les matelots risqueront de se la taper toute la journée.
Je me sens véritablement molasse pour un simple rhume. L'Eniripsa de l'auberge me conseille de rester au lit sous de gros draps pendant au moins deux jours. Seulement, ce ne serait que du retard de pris, et de tout façon, dans deux jours, je me casse de cette Île de malheur, mistinguette.
« De malheur.. Tu te rends compte de comment tu parles de ton chez-toi ? »
Ces paroles résonnent dans ma tête avec la même intonation, avec le même ton sévère et pourtant si tendre de ma mère. Pardonne-moi de n'avoir jamais aimé le froid.
Et pourtant, je vis constamment avec ; mon corps de maudite ne me permet pas de procurer de chaleur, si ce n'était-ce que dans certaines situations. La phrase est écrite à la va-vite.
Mon corps est si froid, que j'ai l'impression qu'il peut se cristalliser à tous moment, tout comme cette Iop, Supybe, je crois. Son corps était entièrement fait à base de neige ou de glace. C'était incroyable, mais à la fois désagréable au toucher.
D'après un membre de l'équipage, cette Iop était l'ancienne fiancée du Capitaine My'Lin, mais pour une raison comme une autre, le vent de Frigost cri son nom sans jamais la revoir.

Maintenant que j'y repense, Patrick ne m'a jamais fait aucune remarque sur la formation de mon corps, sa couleur bleue pastelle et sa fraîcheur n'ont l'air de ne jamais l'avoir dérangé. Si je me souviens bien, il n'y a qu'une seule personne qui m'est faîte une remarque à ce sujet, la femme de Yushia, Razielle, si mes souvenirs sont bons.
Nous nous étions embrassées pour conclure un pari entre elle et sa conjointe, et a réussi à trouver les mots pour me dire que mes lèvres étaient égales à une brise, « douces et pleines de fraîcheur. » Je t'avoue que je n'avais pas bien compris sur le coup, mais quand j'y repense, ça me fait bien rire.
La chose qui me fait moins sourire, est le fait que Yushia observe maintenant tous mes faits et gestes lorsque je m'approche de trop près de sa femme, je suppose que c'est compréhensible.
Du moins.. Pas tellement, j'ai déjà lu sur une revue qu'elles recherchaient des partenaires pour toutes folleries d'un soir, bien que je n'ai pas envie d'y participer, sa réaction me laisse tout de même assez perplexe.
Mais bon, passons, veux-tu, Journal ? Je n'aime pas tellement discuter de ce genre de fait quand je sais que cela en a coûté la vie de mon couple, mais ce n'est arrivé qu'une seule fois, n'est-ce pas ?

En réalité, quand j'y repense, les femmes ne m'ont jamais dérangée, c'est pour cela que je ne reprends aucun dégoût à avoir embrassé une femme telle que Razielle. Là où je trouve la situation dégueulasse, est que Yushia sirotait tranquillement sa boisson juste à côté, à la limite de se rincer l'oeil. Je ne comprendrais véritablement jamais ces femmes. Je suppose qu'elles font partie de ces fameux couples « libres » et « ouverts » sur certains sujets. C'est assez.. Original. Je me dis que je devrais essayer, par simple expérience. Mais je ne pense pas que Patrick en pense de même, et je ne m'imagine même pas lui proposer une situation aussi.. Infidèle.
Mais je suis un Pirate, j'aime l'aventure et la découverte, hein..

Je n'ai pas grand chose à te dire, aujourd'hui, Journal.
Si ce n'était-ce que de t'avoir parlé de ces deux femmes et du peu de chose que je vais faire aujourd'hui.
J'ai envie d'écrire, et ce soir, je vais m'adresser principalement à toi.
Tu n'es peut-être qu'un objet fait main parmi tant d'autres qui doivent certainement te ressembler à la feuille prêt, mais tu ne peux pas savoir comme tu m'es indispensable, Wilh. Je n'aurais jamais pensée qu'une simple feuille de papier puisse m'amener à écrire autant, et surtout, à vouloir écrire.
Je n'ai pas les mots pour pouvoir te dire à quel point tu m'es d'une importance incroyable.

J'espère qu'un jour, ma promesse sera tenue.

À la prochaine.

Un petit Kralamour noir indique ici la fin de ce texte.
 
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