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[Fragments Retrouvés] Il se fait appeler le Conteur...

Par osalinvocateurdetofus 17 Mai 2015 - 16:23:04
Préambule [HRP]

Salut, cher lecteur, lectrice, ou chose étrange dont j'ignore l'identité ! Ici seront postés différents écrits concernant le Conteur, mon personnage. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le Conteur, rendez-vous IG !
Le Conteur est un personnage secret, jamais il ne parlerait de lui dans un journal ou quelque support que ce soit. Il existe en revanche des personnes qui ont croisé la route du Conteur et qui en garde un souvenir marqué au fer rouge. Ici, vous trouverez donc des témoignages, des fragments d'enquêtes, des extraits de journal.. Toutes sortes d'informations concernant le Conteur.
Surprises, mystères et chocs émotionnels garantis ! ( Bon, chocs émotionnels moins garantis que les deux autres).

Allons-y !

Fin du Préambule [/HRP]


Une rencontre inattendue.

" Il est entré dans la taverne comme un cheveu sur la soupe. Un magnifique cheveux doré sur une pauvre soupe impure. Bien habillé, bien coiffé, se tenant droit et surtout, ne semblant porter aucune arme, il était de ceux qui se démarquaient des habituels piliers de la taverne de l'Eca Brûlé. Il a esquivé les ivrognes avec dextérité et s'est assis dans un coin. Je crois qu'il a commandé un verre de rhum. Ensuite, il a sorti de sa poche de poitrine des lunettes comme je n'en avait jamais vu : des lunettes à verres ronds, aux montures fines et dorées. Jusque là, rien de surprenant, mais ce sont les branches de ses lunettes qui me déconcertaient. Elles étaient composées de petits rouages dorés. Il m'a même semblé les voir tourner à plusieurs reprises. L'homme aux étranges lunettes s'est mis à examiner avec précision chaque personne présente dans la taverne. Ses yeux parcouraient de haut en bas les silhouettes, tandis que le reste de son corps était parfaitement immobile. On aurait cru qu'il lisait un panneau d'affichage lorsqu'il s'arrêtait sur un visage, comme s'il se gavait du plus d'observations possib... Mon coeur a loupé un battement quand ses yeux se sont posés sur moi. J'ai voulu détourner le regard, mais il agissait comme un aimant. Je le fixais pendant qu'il m'examinait de la même manière que les autres buveurs. Lorsque nos regards se sont croisés, il m'a gratifié d'un sourire poli. J'ai sourit maladroitement et me suis mise à fixer une fissure qui courrait le long de ma table. J'avais le feu aux joues. Je ne sais pas combien de temps je suis restée ainsi, toujours est-il que ce que je craignais arriva : l'homme aux lunettes s'est assis face à moi. J'ai hésité à lever les yeux, mais là encore, ses yeux m'attiraient comme un aimant. Il a pris la parole sans perdre son aimable sourire :
-Bonsoir, mademoiselle. Excusez-moi de vous déranger, je viens d'arriver ici et... Dîtes-moi, c'est toujours si bruyant, comme endroit ?
J'ai hoché la tête et répondu :
-Si vous cherchiez un endroit tranquille, c'est raté. Je vous déconseille Brakmâr pour le calme.
-Je vois. Eh bien, merci de votre aide, mademoiselle.. ?
- Mya. Et vous êtes.. ?
-Enchanté Mya, je suis le Conteur ! Je vais vous laisser, je ne suis pas certain de supporter encore l'odeur de la moitié des Bouftous buveur d'eau sale de cette taverne.
Il avait parlé fort. Trop fort. Les conversations se sont tues, beaucoup se sont retournés vers lui, la mine patibulaire, poings serrés, dagues et tourmenteurs sortis. Le Conteur a pris le temps de ranger ses lunettes à engrenages, il s'est levé avec une lenteur mesurée et leur a fait face avec -j'ai pensé qu'il voulait vraiment mourrir- un immense sourire aux lèvres. Il s'est alors adressé à ses adversaires :
-Ecoutez messieurs, je peux vous expliqu...
Il s'est arrêté dans sa phrase, m'a pris fermement par la main et s'est rué vers la sortie, m'entraînant dehors avec lui.

Nous avons couru longtemps à travers les ruelles sombres de Brakmâr, tentant d'échapper aux ivrognes mécontents et armés. Il s'est arrêté en pleine course et j'ai heurté son dos de plein fouet. Le sang me montant aux joues une fois encore, je me suis postée près de lui et je l'ai observé. Ses yeux s'étaient illuminés et et son sourire avait réapparu. J'ai regardé devant nous. Nous étions face à la place marchande, dont le sol était couvert d'une vingtaine de Havre Sacs. Il s'est élancé sur la place et a jeté son Havre Sac au milieu des autres. Je l'ai rejoint et, alors que les cris de nos poursuivants se rapprochaient, nous nous sommes engouffrés dans le sac, et j'ai enfin pu exploser :
-Qu'est-ce qui vous a pris de m'entraîner là-dedans ?! C'était votre problème, pas le m...
Je me suis arrêté en découvrant l'intérieur du Havre Sac.
-Je vous ai entraîné parce que vous étiez à ma table, ils allaient s'en prendre à vous aussi. D'ailleurs, la prochaine fois que...
Mais je ne l'écoutais pas, je contemplais le Havre Sac. Ses parois n'étaient pas en tissu, comme pour tous ceux que j'avais vu. Elle étaient en métal, couvertes de câbles et d'engrenages semblables à ceux de ses lunettes. On entendait en permanence un bruit de fond, comme une machine ronronnant. La lumière n'était pas assurée magiquement où par des flammes, mais par d'étranges tubes lumineux qui couraient le long des parois du sac. Au centre de celui-ci, se trouvait une table en fer, de forme conique, pleine de boutons lumineux, de manettes, de manivelles, de poignées et de leviers...
Je suis sortie de ma torpeur lorsque mes yeux sont retombés sur le Conteur. Il avait un sourire amusé au coin des lèvres et avait visiblement fini de parler depuis un moment. Il dit alors :
-Fermez la bouche, vous avez l'air ridicule.
Je fermai ma bouche en rougissant. Il se mit alors à virevolter autour de la table de commandes, appuyant sur les boutons, activant des leviers... J'ai enfin réussi à parler :
-Ce n'est pas un sac, c'est.. Qu...?
-Effectivement ce n'est pas un sac, mais pour faire simple, on va dire que c'en est un et que je suis un grand amateur de décoration Steamer. Nos camarades de taverne doivent être retournés à leur bière, vous pouvez rentrer chez vous l'esprit tranquille, Mya. Bonne nuit !
Il m'a pris par les épaules et m'a raccompagné vers la sortie. J'ai voulu protester, mais j'étais déjà dehors. Quand je me suis retournée, le Havre Sac -peu importe ce que c'était- avait disparu."

Journal de Mya, premier extrait.



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///HRP/// Parfait. Rien à redire. J'aime. j'attends la suite avec une impatience démesurée. Bonne continuation ! Je suis déjà certain que tu ne me décevras pas ! //HRP//

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[HRP] Merci à toi, ça fait vraiment plaisir ! J'espère pouvoir tenir d'autres lecteurs en haleine, haha ! Les fragments concernant le Conteur n'auront pas une fréquence de publication particulière, ils viendront selon mon envie. Mais je pense qu'ils seront très ces prochaines semaines, le vent de l'inspiration gonfle les voiles de mon navire ! Et comme ça fait plaisir, en voilà encore pour aujourd'hui ! [/HRP]

Le voleur.

" - Professeur, professeur !
- Qu'y a-t-il, Halanne? Et ne courrez pas au milieu des parchemins, je vous l'ai déjà dit !
-Excusez-moi professeur Amande... C'est.. Le... Le c...
-Eh bien, Halanne, accélérez, je n'ai pas que ça à faire, mes recherches m'attendent !
-C'est le coffre, il a été ouv..
-Le coffre ? Lequel ? Parlez !
-Celui qu..
-Lequel, par Enutrof ?!
-Celui que vous g...
-Alors ?!
-Celui que vous gardez dans votre chambre forte. Et les parch...
-Damnation ! Et les parchemins ? Ils sont d'une importance capitale pour la réponse ultime à la question ! Que leur est-il arrivé ?
-Ils ont ét...
-Alors ? Ils ont été volés, c'est ça ?!
-Oui, mais j'ai v...
-Aaah, c'est un coup d'Ecaflip ! Ou bien des Rushuistes, ou ces satanés Grouilleux !
-En fait, j'ai v...
-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a encore ? Vous les avez vu, c'étaient les Grouilleux ?
-Non, c'ét...
-Rah, c'est mon ex-femme, c'est ça ? J'ai touj....
-PROFESSEUR, LAISSEZ-MOI PARLER, PAR FECA !
-...
-...
- Parlez, Halanne, parlez mon garçon !
-J'ai surpris le voleur, je l'ai vu.
-Qui était-ce ? Vous savez de qui il s'agissait ?
-Non, mais je lui ai demandé qui il était.
-Il ne vous a pas répondu, c'est évident.
-...
-... Il a répondu ?! Alors, qu'a-t-il dit ?
- Il a dit : "Salut, je suis le Conteur ! ".
-..."

Discussion entre Halanne Gronte et Djone Amande,
Chambre secrète de l'Association des Archaologues Anonymes,
Discussion rapportée par Gonzalès Pion.

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(Ce spoiler contient seulement ce qui est écrit sur le parchemin en-dessous, de peur qu'il soit illisible pour certains.)

Un fou avec un sac.

Spoiler (cliquez ici pour afficher le spoil)

Il est fou. Il m'a invité dans son Havre Sac, ou peu importe ce que ça peu bien être.Il m'a dit qu'il était avide de savoir et de connaissances, qu'il allait me faire visiter sa bibliothèque. J'étais réjoui, je n'attendais que ça depuis le début.La bibliothèque d'un Conteur, ça devait forcément être quelque chose ! Mais que m'a-t-il montré ? Ses lunettes ! Il prétendait que tout ce qu'il voyait et entendait était enregistré et archivé dans son sac -il lui a donné un nom, mais j'ai oublié-. Il a posé ses lunettes sur une table ronde en fer pleine d'un tas d'objets métalliques aux formes bizarres, ce qu'il appelait son tableau de commandes ! Il m'a demandé si je voyais, je ne sais pas de quoi il parlait, mais apparemment c'était de "l'étendue de sa bibliothèque, sa mémoire". Mais il n'y avait rien. Rien du tout. J'ai pensé qu'il m'avait percé à jour, qu'il se moquait de moi. Mais il a continué, en disant qu'il venait d'un Ordre spécial, qu'il avait été banni il y a très longtemps. Il a déraillé encore plus en prétendant venir du passé, de pouvoir voyager où et quand il voulait grâce à son sac bizarre. Il s'est mis dans la tête de faire s'arrêter une guerre qui se préparait dans l'ombre.Cet illuminé pourrait avoir découvert notre secret, malgré sa folie. Il ne doit pas survivre.Mon verdict est le suivant. Après en avoir raconté et inventé autant, l'histoire du Conteur de s'achever dans l'ombre. Je préconise de laisser circuler le bruit que la folie sera la cause de sa mort, au cas où il aurait raconter ces histoires de complot à d'autres.Votre dévoué.



Note :Le parchemin retrouvé ci-dessous semble de toute évidence parler du Conteur. La plupart des Archaologues à qui j'ai montré ce parchemin l'estiment comme étant une véritable antiquité, il serait très ancien, bien plus ancien que ne semble l'être le Conteur. Parchemin des plus troublants, donc. Enquête à suivre.

Dédalimonatus, Enquêteur sur l'affaire QELC (Qui Est Le Conteur ?).


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Je crois en lui.

" En passant à Emelka, j'ai vu un vieil homme raconter une histoire aux six enfants du maître boulanger. Ça m'a fait penser au Conteur.
Le Conteur.
Cela faisait un moment qu'il n'avait plus hanté mon esprit. Je ne l'ai jamais revu depuis cette soirée à Brakmâr. Je me suis renseigné sur lui, j'ai cherché dans des registres, à la milice... Aucune trace de lui. Même les piliers de la taverne de l'Eca Brûlé ne semblaient pas se souvenir de celui qui les avait insulté. J'avais donc fait un rêve. Un rêve parfait, dans les moindres détails, saisissant de réalité, mais un rêve.
C'est à ce rêve que je pensais, marchant au milieu des Flaqueux, quand une main se posa sur mon épaule. J'ai hurlé et me suis retournée en me secouant pour échapper à mon agresseur quand...
-...Conteur ?
Il se tenait là, devant moi, avec ses vêtements élégants, son catogan, son sourire indétrônable, ses yeux captivants... Ses lunettes bizarres étaient rangées, en revanche. Et curieusement, il tenait une... Pelle ?
- Salut, Mya ! Quel bon vent vous amène ici ?
Il me parlait comme si nous nous connaissions depuis toujours, alors que je ne l'avais vu qu'une fois, et que je doutais de son existence il y a quelques secondes. J'ai voulu m'égosiller et lui reprocher tous les malheurs du monde, j'avais envie de lui coller une claque magistrale en pleine joue, je me suis contentée de répondre :
-Je me promène, j'aime faire le chemin jusqu'à l'Avant-poste à pied. Ca fait une bonne journée de marche mais j'aime ça. Et vous, que faîtes-vous ici avec... une pelle ?
Il a levé la pelle et l'a regardée comme s'il était presque aussi surpris que moi avant de répondre :
-Oh ! J'ai entendu parler d'un très vieux livre qui retranscrirait à la perfection l'histoire d'Amakna à cette époque que j'estime proche de l'émergence même des populations après le Chaos d'Ogrest. Il serait enterré dans le coin.
-Et vous allez creuser au petit bonheur la chance pour trouver un vieux bouquin ?
Son sourire s'est élargit :
-Absolument ! En permanente quête de savoir et de connaissances, tels sont les Conteurs, Mya ! Je vendrai mon âme à Rushu pour en savoir toujours plus !
-Je vois... Dîtes moi, Conteur, cette nuit là à Brakmâr, c'était bien... Je veux dire, ça s'est produit, c'était réel, n'est-ce pas ?
Je sentais que ma question était ridicule, aussi lorsqu'il a posé ses yeux sur moi, le rouge m'est encore monté aux joues.
-Et si c'était un rêve,Mya ? Et si ça n'avait pas exister ? Et si vous rêviez encore, là maintenant, ou alors si tout ceci était réel et que le reste de votre existence n'était qu'un rêve ?
Il s'est tu, a pris ses lunettes et les a posées sur son nez. Les engrenages semblaient vraiment tourner -je ne pouvais pas me tromper en étant si près, si ?- Ses yeux se sont perdus dans le vagues, ou alors il fixait quelque chose derrière moi. Je me suis retournée, au cas où, mais il n'y avait rien de spécial, quand je lui ai fait face à nouveau, il s'était engouffré dans son Havre Sac bizarre. J'allais le suivre à l'intérieur quand une pierre à rouler dans mon dos. Je me suis retournée et j'ai longuement scruté les alentours, à la recherche de quelqu'un en train de nous épier. Je n'ai rien vu et de toute façon, je ne faisais qu'entrer dans un Havre Sac, rien de suspect là-dedans -quand on ne connait pas ce que ce sac cache vraiment, en tout cas-. Je me suis alors retournée vers le Havre Sac... Qui avait disparu. Aucune trace du Conteur, nulle part. Pour je ne sais quelle raison, une profonde tristesse, mêlée à une pointe de colère m'a envahie. Je me sentais seule, abandonnée. Je me suis mise à douter à nouveau de l'existence du Conteur.
Et puis j'ai posé les yeux sur le sol et j'ai souri. Je me suis détournée, j'avais retrouvé le moral.
Derrière moi, il n'y avait rien.
Rien, à part une pelle abandonnée sur le sol.

Aujourd'hui cher journal, j'ai eu la preuve, et j'en suis convaincue. Même si ce n'est qu'à mes yeux, mon Conteur est bien réel. Et je le reverrai. "

Journal de Mya, second extrait.
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([HRP] Les bons fails [/HRP]

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La lettre trouvée ici semble récente :


"Cher Maytre,

Il y a eu un combat à Katrepat, cette nuit. Un groupe des plus singuliers -certainement une bande organisée, ils portaient pour la plupart un insigne, un Kralamour blanc sur fond noir- a voulu s'en prendre à l'homme au Masque Malfaisant et deux ou trois de ses alliés... Parmi ceux qui portaient l'insigne du Kralamour blanc, il y a avait l'homme que vous détestez tant.
Celui qui a réussi à venir jusqu'à nous, celui qui nous a ridiculisé et qui nous a volé.
L'homme aux lunettes étranges.
J'ai d'abord cru qu'il allait se battre à leur côté, mais il s'est alors enfui vers la maison de l'homme au Masque Malfaisant, et il a retiré son insigne. Le combat s'est engagé dehors, mais le traître à lunettes n'est pas ressorti.
J'ai cru que le Masqué l'avait éliminé, mais il s'avère que le pleutre se cachait juste des Kralamours blancs.
J'ai donc compris qu'il les avait trompé et était à la solde de ce fameux "L".
Mais alors que le combat arrivait à son terme, le traître est sorti et s'est mis à lancer des pierres sur les hommes de "L".
Le combat a pris fin, une jeune femme a réussi à éliminer le Masqué (du moins, le corps, vous comprenez).
Alors que tout allait exploser, le traître à lunettes fixait le carnage et refusait de reculer, prêt à tout pour voir ce qui allait se passer, comme un charognard affamé attendant que sa proie agonisante finisse par mourir.
Mais finalement, il est reparti avec les Kralamours qui fuyaient.

J'ai du mal à cerner cet homme, Maytre. Il semble prêt à tout, et même au pire, pour obtenir ce qu'il veut. Il a trahi à plusieurs reprises en une seule nuit, pour servir ses intérêts. C'est un voleur, un menteur, un traître, avide d'assouvir ses dessins...

Maytre, j'ai peur que nous soyons tombés sur un être encore plus malveillant que vous.

Mes serviles salutations,
Evilgri."

Espion Evilgri Mah,
Lettre à l'intention du commandant d'espionnage de Katrepat.
 
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Le verdict.

"ce 9 Juinssidor,
Par l'infirmière Simetra,

Le cas Conteur a un peu évolué. Nous l'avons laissé en liberté et observé depuis un bon moment. Son état ne s'améliore pas, il croit toujours dur comme fer à ses histoires. Il entraîne de plus en plus d'innocents dans sa folie, je crains qu'il ne crée encore plus de grabuge. Le patient a besoin de soins au plus vite. Nous allons le ramener à Eniripsa Zyl et le garder pour l'examiner à nouveau.
Autre fait inquiétant, nous avons retrouvé le cas Virasha Gosh. Elle se promène toujours dans les pas du Conteur. Son état s'est dangereusement aggravé. Elle continue d'instiller sa folie du Tumulte et a toujours des pertes de contrôle de son corps, mais cette fois-ci, elle parle également des mêmes histoires que le Conteur. J'ai peur que la folie du Conteur ne soit contagieuse pour les cas fragiles psychologiquement, et je ne parle pas que des cas malades. Je recommande de prendre des mesures drastiques.
Le cas Virasha Gosh ne doit pas ressortir d'Eniripsa Zyl. Je prescris un séjour à vie.
Pour revenir au cas Conteur, autre fait très inquiétant : ses crises se font de plus en plus fréquentes, et par vagues violentes. Hier soir, il en a subi pendant toute la nuit sans répit.

J'ai bien peur que notre patient n'ait plus beaucoup de jours devant lui."

Compte rendu du cas Conteur (annexé au cas Virasha Gosh),
par Simetra Ehik.
 
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La fin de la chanson ?

" Le service médical d'Eniripsa Zyl m'a envoyé tout les dossiers de malades reliés au Conteur, y compris son avis de décès. Je n'en ai jamais vu un aussi flou. Date de décès approximative, pas de lieu de décès, pas de corps, pas de témoins oculaires, seulement un bout de papier avec un rapport de son état de santé comme confirmation.
J'ai consulté mes informateurs, aucun d'entre eux n'a aperçu de signe du Conteur depuis un moment. Mais ce ne serait pas la première fois qu'il se volatiliserait un long moment avant de réapparaître soudainement.
Cependant, on a également constaté une augmentation du nombre de passeports volés ou perdus depuis la disparition du Conteur. Or, j'ai appris lors de précédentes enquêtes que le Conteur avait déjà usurpé l'identité d'un homme (un Sufokien, disciple de Iop du nom d'Elvès Otar: se référer au dossier QELC 751-A pour un motif inconnu.

Cet avis de décès me laisse perplexe, et mon intuition de grandiose détective me pousse à laisser ouverte l'affaire Qui Est Le Conteur. "

Dédalimonatus, Enquêteur sur l'affaire QELC.
 
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L'enlèvement.

"Je suis seule, assise dans ma cellule, avec pour seul vêtement cette robe sale et pour seul mobilier la plume que je tiens et toi, cher journal. C'est tout ce qu'on m'a laissé. Laisse moi t'expliquer comment je me suis retrouvée dans cette situation...

J'ai cru voir un Conteur, il y trois ou quatre semaines. Peut-être que mon imagination m'a joué un tour, cela fait des années qu'il m'a visiblement abandonnée. Il courait, comme toujours, et ne m'a pas vu, ou ne m'a pas reconnu. Mais à part ce très bref coup d’œil, je ne l'ai plus revu. J'ai été stupide de penser qu'il se souviendrai de moi. Un voyageur comme lui, il doit rencontrer un nombre incalculable de gens comme moi. Comment aurai-je pu sortir du lot ? Tsk, j'ai été tellement naïve. Et il ne me reconnaîtrai pas. J'ai vieilli. Je ne suis plus la fillette qu'il a connue, je suis une femme maintenant -toujours bercée par ses chimères d'enfance, je l'admets-.
Mais mon cher journal, tu te demandes pourquoi je reparle de lui après toutes ces pages que j'ai tourné ? C'est une très bonne question.
Aujourd'hui, j'ai eu des problèmes.
Aujourd'hui, on m'a enlevé.

Des disciples d'Eniripsa, vêtus de blanc et portant de grosses lunettes se sont approchés de moi. Ils m'ont poliment posé quelques questions anodines quand celui face à moi a lâché un "Tout va bien se passer.". Un autre qui s'était posté dans mon dos a abattu un sac en toile sur ma tête et qui descendait jusqu'à mes genoux. L'instant d'après je me suis sentie soulevée et transportée sur une épaules. Je hurlai et je lançait des coups de pieds à l'aveuglette, mais rien ne semblait distraire mon porteur. Après une courte course à pied, j'ai été éjectée de l'épaule et jetée sur le dos d'une Dragodinde -ça ne pouvait être qu'une Dragodinde-. A l'impact, j'ai eu le souffle coupé, j'avais les yeux en feu et la langue pâteuse. Quelque chose à siffler au dessus de ma tête avant de rencontrer celle-ci dans un "Poc !" digne des plus grandes scènes de théâtre, et ce fut le noir.

Quand j'ai ouvert les yeux, j'étais vêtue d'une ample robe de nuit grise. Ma tête pulsait comme si un vieil Enutrof y mettait des coups de pelle de l'intérieur. J'avais l'impression d'être une théière. Mieux, une bombe Roublarde sur le point d'exploser. Le sol sur lequel j'étais assise était légèrement humide, et le mur contre lequel j'étais adossée était dur et froid. Très inconfortable. J'ai mis un moment avant de prendre conscience qu'il y avait deux disciples d'Eniripsa en blanc qui se tenaient devant moi, les bras croisés. J'ai voulu parler, mais j'avais l'impression que ma langue avait doublé de volume. J'ai donc articulé comme j'ai pu :
-O...S'is-je.. ?
Le plus petit des deux hommes (qui s'avérait en fait être une femme aux cheveux courts) s'est adressé à moi :
-Nous sommes à l'institut Eneripsa Zyl. Nous allons vous soigner, mademoiselle Moza.
-J'suis pas... malade...
La femme s'est approchée et s'est accroupie près de moi sans me répondre. Nous étions face à face, seulement quelques centimètres nous séparait, quand elle m'a chuchoté :
-Le Conteur n'existe pas.
J'ai écarquillé les yeux et sans réfléchir, je me suis exclamé :
-Vous connaissez le Conteur ?
La réponse fut claire. La femme a levé la main et m'a giflé avec une force que je ne lui soupçonnait pas. J'ai voulu riposter, mais mes membres engourdis se contentèrent de frémir. J'avais la joue en feu et mon œil droit pleurait. La disciple d'Eniripsa visiblement peu réceptive à ma douleur s'est approchée de mon oreille et m'a chuchoté :
-Le Conteur n'existe pas, mademoiselle Moza.
Elle s'est relevée et a rejoint son collègue.
-C'est le traitement que vous devez recevoir, Mya Moza. Vous avez été en contact avec un de nos malades et vous devez être soigné. Bon rétablissement.
Sur ce, elle a tourné les talons est est sortie de la cellule -car c'était bel et bien une cellule et non une chambre, il y a des lits dans les chambres-, laissant son camarade seul avec moi. Quand la porte s'est refermée, celui-ci a pris le temps de mettre des gants blancs. Il s'est approché de moi et m'a demandé :
-Croyez-vous au Conteur ?
-Absolument. ai-je répondu.
Je n'ai pu retenir un cri lorsque j'ai reçu une gifle. L'homme a reposé la question, j'ai répondu encore une fois par l'affirmative et j'ai serré les dents, grognant quand la seconde claque me percuta.
La seconde de ce qui promettait d'être une longue série."

Journal de Mya, troisième extrait.
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L'article.

Assis à une terrasse, un homme encapuchonné lit une revue pour le moins pas banale



Une enquête récente a été menée afin de faire la lumière sur ce mystérieux établissement de soins médicaux : Eniripsa Zyl. Eniripsa Zyl est un institut géré par des soignants, dans le but de trouver des remèdes aux maladies mentales. Les patients sont pour la plupart fous, ou traumatisés. Cet établissement se veut discret afin que les familles des malades mentaux ne soient pas montrées du doigt. Nous avons découvert cependant que les méthodes de soin de l'institut ne sont pas toujours saines. Nous avons recueillis des témoignages anonymes qui ont mené à cette enquête :

"Je venais rendre visite à mon pauvre mari. Depuis dix ans il est gardé par Eniripsa Zyl pour être soigné. Quand je suis arrivé près de sa chambre, un infirmier m'a arrêté et m'a dit que mon mari était actuellement en plein traitement. Et c'est alors que j'ai entendu mon mari hurler comme jamais je ne l'avais entendu. C'était horrible. J'ai voulu poser des questions mais le temps de dire "Soupe aux champignons et festin de gouverneur" et j'étais mise à la porte."

"J'étais à l'essai à l'institut pour un poste de soigneur, et j'ai surpris deux collègues tabasser une patiente qui hallucinait et voyait un même homme en permanence. J'ai demandé des explications, ils m'ont répondu que ça faisait partie du traitement. J'ai protesté et l'instant d'après, j'étais viré."

Vous l'aurez compris, les pratiques de cet institut semblent plus que douteuses et c'est pourquoi nous nous devons de le dénoncer. Hélas, les hautes sphères sont impénétrables et Eniripsa Zyl semble protégé par ses dirigeants. Plus d'informations et de témoignages en page 12.
Scrimegeour Nalist.


L'homme encapuchonné arrache la revue, la chiffonne et la jette dans le canal à côté avant de se lever et de disparaître dans la foule.

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[HRP] Avant de rédiger ce nouveau fragment qui arrive assez tardivement, je tiens à remercier tous ceux qui me lisent car si j'écris, c'est effectivement pour être lu ! Je tiens à vous remercier pour vos compliments, encouragement et conseils que vous m'avez donné IG, ça me fait chaud au cœur, vraiment ! J'espère pouvoir continuer de vous divertir pendant un bon moment ! Merci encore, et bonne lecture. [/HRP]

Daisy mène l'enquête.

"La secrétaire de l'accueil d'Eniripsa Zyl leva les yeux sur l'homme qui venait d'arriver. C'était un disciple de Iop, un beau spécimen parmi les siens. Grand, vraiment très grand, les joues creuses, le regard laiteux, coiffé d'une épaisse tignasse grise. Elle jeta un regard critique à ses vêtements. Des bottes usées et une longue veste grise à col remonté, qui lui tombait jusqu'aux chevilles. Un drôle d'énergumène, pensa-t-elle. Elle toussota et s'enquit :
-Je peux vous aider, monsieur ?
-Certainement. Je suis l'inspecteur Dédalimonatus, dit-il en sortant un passeport et en le pointant devant le nez de la secrétaire, j'aimerai voir le responsable de cet établissement, ainsi que le personnel actif.
La secrétaire examina le passeport et remarqua en haussant un sourcil :
-Daisy Dédalimonatus... C'est un vrai nom ?
-J'ai l'air de plaisanter sur mon nom ? Vous ne pensez pas que c'est assez difficile à porter ?
La secrétaire réprima un sourire avant de poursuivre :
-Inspecteur de la Milice inter-nations ? Ça existe ça ?
Une fois de plus, l'inspecteur grogna :
-Si vous avez des doutes, allez donc en parler à votre gouverneur. Vous lui parlerez en même temps de votre jardin de Kalyptus et tenterez de le convaincre que vous n'en faîtes pas commerce. Je poursuis ou vous m'indiquer où je peux trouver le personnel ?
Le visage de la secrétaire avait blêmit, puis était devenu cramoisi pendant la tirade de Dédalimonatus. Se faire ainsi rembarrer par un disciple de Iop, ça devait forcément être frustrant. Les oreilles encore rouges, la femme désigna une porte sur sa droite. Sans un sourire ou un remerciement, l'inspecteur poussa la porta et entra dans un couloir. La première porte à sa gauche était la salle du personnel soignant, mais il ne s'y arrêta pas, car ce n'était pas ce qu'il cherchait. Il passa devant de nombreuses cellules -car les portes de fer avec pour seul ouverture un petit battant rectangulaire faisaient davantage penser à des cellules qu'à des chambres- quand l'une d'elle s'ouvrit devant lui. D'un bond, il se cala dans un renfoncement pour ne pas être découvert.
Deux soignants en blouse blanche apparurent. Le plus petit d'entre eux, qui avait une voix féminine, lança :
-Elle va craquer. D'ici quelques jours, tout sera confus dans sa tête, elle ne saura plus pourquoi elle se bat. Dans moins d'un moins, elle aura oublié le Conteur. Nous reprendrons le traitement dans une heure, allons manger un morceau.
Les deux blouses blanches entrèrent dans une autre pièce sans prendre la peine de refermer la chambre d'où ils venaient. Daisy s'y engouffra et referma la porte de fer.
La salle était froide et vide. Dans un coin, une femme enchaînée qu'il était presque certain de connaître était affalée dans une mare d'eau -le disciple de Iop supposa que c'était de l'eau-. Elle avait les cheveux sales, les joues émaciées et semblait sur le point de se briser en deux. Elle avait les yeux clos et la tête penchée vers le sol. L'inspecteur s'accroupit, lui toucha le bras plusieurs fois et devant l'absence de réaction, murmura :
- Réveillez-vous, mademoiselle Moza, je viens vous aider.
Un murmure douloureux, à peine perceptible, lui répondit :
-Vous me le dîtes tous les jours, mais ma réponse n'a pas changé...
-Vous vous méprenez, je ne suis pas de l'institut. Je suis l'inspecteur Daisy Dédalimonatus, je viens vous sortir de là, si vous voulez bien coopérer.
-Daisy.. ? C'est votre vrai prénom.. ?
-Oui, c'est mon nom, on le saura...marmonna l'inspecteur. Allez, debout, mademoiselle Moza.
Alors la femme leva la tête et ouvrit les yeux. Ils dégageaient une force de conviction qui tranchait avec les reste de son corps dépravé. Elle hocha lentement la tête, et le disciple de Iop entreprit de la défaire de ses liens. Les chaînes étaient solidement attachées, mais pas cadenassées. Daisy souleva la jeune femme et la soutint sur ses épaules. Quand il se retourna, il se retrouva face à une horde de blouses blanches. Il avala sa salive et déclara :
-Je suis l'inspecteur Dédal-...
-...Nous savons qui vous êtes, inspecteur, le coupa une disciple d'Eniripsa. Voulez-vous bien reposer notre patiente et nous accompagner, s'il vous plaît.
-Je n'ai pas d'ordre à recevoir de vous, je suis inspecteur, j'ai le droit d'emmener cette femme si je le juge bon pour mon enquête. Ecartez-vous.
-Vous ne comprenez pas inspecteur. L'institut Eniripsa Zyl n'appartient à aucune nation. Ici, vous n'êtes rien. Ne nous obligez pas à remplir une autre chambre.
-Vous ne pouvez pas faire ça.
-Oh, l'inspecteur Dédalimonatus, qui enquêtait illégalement dans l'institut, a malencontreusement ingéré des produits aliénants servant à des recherches pour soigner nos patients. Son esprit est tristement détraqué et l'institut se doit de le garder pour le remettre sur pied. Hélas, son cas est grave et l'institut craint que la vie de notre cher inspecteur soit engagée. C'est ce qui sera écrit, mot pour mot, dans le prochain Astrub Niouz, inspecteur.
Daisy reposa la jeune femme au sol et se campa devant des blouses blanches armées de seringues. Tranquillement, il prit le temps d'ajuster le col de sa longue veste et de remonter ses manches avant de répondre d'un ton tranchant :
-A votre place, je laisserai votre collègue de droite s'occuper de moi avant de tenter votre chance. Vous pourrez alors le soigner lorsque j'en aurai fini avec lui. Avec chacun d'entre vous.
La menace fit l'effet d'une tornade chez les blouses blanches. Un bon nombre hésitaient, certains reculaient, conscient qu'ils s'attaquaient à un disciple de Iop un peu trop malin pour ne pas être sûr de ce qu'il avançait. Mais après quelques minutes, deux seringues dardèrent leurs aiguilles en direction de Dédalimonatus, qui grogna.
Mais avant qu'il n'esquisse un geste, il sentit quelque chose lui piquer le cou. Il leva la main pour masser l'endroit qui le démangeait, mais la seconde d'après, les ténèbres l'engloutirent."

Récit rapporté, auteur inconnu.
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Score : 1097
Le retour du voleur.

" Ce soir là, il pleuvait. On entendait les gouttes d'eau frapper les carreau rageusement. Ce tapage n'empêchait pas le professeur Amande de travailler sur ses parchemins. Il ne parlait plus beaucoup depuis que le voleur avait dérobé ses parchemins dans son coffre. Cet épisode était vieux de plusieurs années maintenant, mais ces parchemins étaient la clé de ses recherches, ils donnaient des informations sur la réponse ultime. Quelle réponse, vous demandez-vous ? La réponse qui expliquerait toutes les questions du Krosmoz en une seule phrase. Le professeur prenait cette question très au sérieux, elle a toujours été sa plus grande passion.
Bref, ce soir là, qui était un soir pluvieux, quelqu'un frappa à la porte. Amande et moi nous sommes regardés, inquiets. Notre lieu de travail n'était connu de personne. Au bout d'un moment, le professeur marmonna :
-Allez ouvrir, Halanne.
Je suis allé ouvrir la porte, et un individu encapuchonné m'a poussé pour entrer. J'ai voulu le retenir, mais il allait trop vite. Il s'est jeté vers le professeur, l'a contourné au dernier moment et s'est arrêté sur l'estrade. Le professeur a replié ses parchemins et a grondé :
- Qui êtes-vous, que venez-vous faire ici ?!
-Bonsoir, Djone Amande, Hallane Gronte... Il me semble que ceci est à vous...
A ces mots, il sortit de sous sa cape une liasse de parchemins que nous reconnûmes d'office. Les parchemins volés du professeur !
-Vous les avez retrouvés..? Fantastique ! Remettez-les moi, je vous prie.
-Je vous les rend, à condition que vous me rendiez service.
-Je vous aiderai du mieux que je peux, si vous me rendez mes parchemins, je le jure.
-Sur la Clepsydre ?
Le professeur et moi écarquillâmes les yeux, yeux, incrédules. Amande ne jurait presque jamais, mais quand il le faisait, c'était sur la Clepsydre, car elle représentait beaucoup pour lui, paraît-il. Avec un grognement, il répondit :
-Sur la Clepsydre...
Le parchemins tombèrent sur un table et l'homme encapuchonné se dirigea vers la sortie. Il ouvrit la porte et déclara :
-Je vous recontacterai pour vous dire comment vous pourrez m'aider, professeur.
-Attendez ! Vous êtes qui, au juste ?
L'encapuchonné mit un moment avant de répondre :
-Je suis le Conteur.
Et il disparut sous la pluie, nous laissant là, plus frustrés que jamais."

Réponse de Hallane Gronte,
apprenti Archaologue,
suite à l'enquête menée par
l'inspecteur Dédalimonatus.

 
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Score : 95
Sombres pensées.

"Cher Maytre,
J'ai retrouvé celui que vous considérez maintenant comme votre ennemi juré et je l'ai épié pendant plusieurs jours. Il se terre sur le toit du temple de l'Almanax. Il a égaré un papier, une sorte de pense-bête, que je vous remet en même temps que cette lettre :

"Etiob fait du rangement dans les vieilles archives, c'est un travail titanesque, aussi je ne vais pas la ralentir avec mes sombres pensées. Je vais les noter sur ce papier et je les lui donnerai plus tard.
Je n'arrive pas à tirer de conclusion sur cette fille (ou cette femme, je ne sais pas). Elle est une véritable énigme. Après toutes ces années ennuyeusement prévisibles, je rencontre enfin quelqu’un qui échappe à mon intellect largement supérieur. Elle semble souffrir, mais n'en montre rien. J'ai l'impression que le monde lui paraît fade. J'ai pitié pour cette âme torturée. En même temps, elle pourrait me servir pour m'éclairer au sujet de l'Ombre, comme elle l'appelle. Elle est aussi fascinante qu'importante, je dois en savoir plus. Toujours plus.
Je le note aussi tant que j'y pense : Pourquoi toutes ces bombes autour de l'Almanax ? J'ai pensé qu'ils allaient enfin faire sauté la carapace de métal qui avait protégé le temple du Chaos d'Ogrest, mais la disposition des bombes ne colle pas. J'ai plutôt l'impression que quand ça va exploser, l'entrée sera condamnée, et même pire, je crains que le temple ne se détache et sombre dans les flots. Pourquoi les bombes sont-elles là et placées ainsi ? Et aussi, pourquoi tout le monde semble les ignorer ? Je n'ai plus de place sur mon papier, j'espère qu'Etiob a bientôt terminé."


Comme vous l'avez lu, Maytre, il semblerait que notre maléfique ennemi ne travaille pas seul. Il semble avoir un acolyte, du nom d'Etiob. Et cette personne dont il parle, il dit en avoir besoin, pensez-vous que nous puissions exploiter ce point faible ? Il nous faut trouver cette personne, du moins je le suggère. D'après ce qui est écrit, c'est une femme fragile. L'homme aux lunettes particulières (d'ailleurs, je ne l'ai pas vu les porter depuis que je le surveille) s'intéresse à une frêle créature pour en tirer un maximum de profit. Il vous égale dans votre perfidie, Maytre. Il porte toujours le Kralamoure blanc sur son insigne, contrairement à ce que vous pensiez. Peut-être a-t-il encore quelque chose à tirer de ce qui reste de cet équipage fantôme."

Mes serviles salutations,
Evilgri.
Lettre d'Evilgri Mah à l'intention de son Maytre,
Interceptée par Gonzalès Pion.
 
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Score : 1097
L'Imposteur.

"Le Conteur, toujours encapuchonné, est revenu nous voir, le professeur Amande et moi. Il est entré sans frapper cette fois et, sans nous saluer, il nous a dit qu'il avait enfin besoin de nous. Il essayait d'exposer ses intentions, mais le professeur Amande n'arrêtait pas de le bombarder de questions à chaque fois que le Conteur ouvrait la bouche. Heureusement, celui-ci lui a rapidement demandé de la fermer. Ca n'a pas plus au professeur, mais il s'est tu. Le Conteur encapuchonné a alors pu nous expliquer ses intentions. Il nous a éclairé sur les parchemins précieux d'Amande. Il donneraient les coordonnées d'une cité perdue enfouie sous les flots du Chaos d'Ogrest. Mais il manquait des données qui se trouvaient dans un manuscrit qu'il posa sur la table. Il argua qu'il n'avait pas le temps de s'en occuper, mais qu'il devait savoir précisément où se trouvait cette hypothétique cité oubliée. Sans nous demander notre accord -nous avions précédemment tenu parole de toute façon-, il s'est dirigé vers la sortie et a ouvert la porte. Le vent soufflait fort. L'air s'est engouffré dans sa capuche et l'a rabattu. Quel ne fut pas notre effroi en voyant qu'il ne s'agissait nullement du Conteur ! C'était un Roublard au foulard d'un bleu profond. Il avait une peau pâle et impeccable, et arborait une barbiche soigneusement taillée, c'était un bel homm-.. Huhu'. Avec un sourire éclatant, il a rebroussé chemin, et avant qu'Amande et moi ne criions à la trahison, il s'est justifié :
- Chut ! Ecoutez-moi, je vous en supplie. C'est vrai, je ne suis pas le Conteur, mais j'étais obligé de me faire passer pour lui pour que vous m'écoutiez, je n'avais d'autre choix. Mais vous devez m'aider. Nous recherchons les mêmes réponses, nous voulons savoir ce que cache l'énigme de vos parchemins. Je vous ai éclairé sur l'utilité de vos précieuses recherches, professeur Amande. Je vous ai donné les clés pour résoudre cette énigme. Vous me devez bien ça.
Contrairement à ce que je m'attendais, le professeur a fini par accepter ! Mais j'étais méfiant, vous comprenez, il nous avait déjà trompé, je lui ai demandé son identité. Il m'a répondu avec un sourire :
-John Smisse, à votre service.
-Votre vrai nom. a rétorqué le professeur.
-Elvès Otar, Dixième du nom. a avoué l'imposteur.
Il a remis sa capuche et s'est éclipsé."

Réponse de Hallane Gronte,
apprenti Archaologue,
suite à l'enquête menée par
l'inspecteur Dédalimonatus.
 
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Score : 95

[HRP] Bonsoir à vous. Suite à plusieurs réclamations, questions et interrogations aussi peu diverses que redondantes, je me dois de vous prévenir ici que, reprenant mes études et n'ayant pas d'accès internet dans mon logement, je ne peux poursuivre la publication des fragments retrouvés au sujet du Conteur aussi régulièrement qu'avant. Je n'ai ni l'intention ni l'envie de m'arrêter là (c'est vrai, vous en savez si peu, ce serait dommage !), cependant mes études passent évidemment avant tout. Cependant, il serait aussi dommage que les rares fois où je posterai un extrait, ce ne soit qu'un minuscule fragment comme vous en avez l'habitude. Ainsi, afin que votre attente en vaille la peine, j'ai pour idée (non sans un certain regret, je l'admets) d'abandonner le format des fragments pour me mettre à écrire de plus longs textes qui ne seraient plus que de la simple narration (ce qui impliquera tout de même autant de parts d'ombres, mais je n'aurai plus la possibilité de faire mentir mes personnages comme je le faisais.).

Cependant, comme je l'ai dit plus haut, je suis ennuyé de renoncer au format des Fragments Retrouvés, car c'est la meilleure (sinon l'unique) façon de conter le Conteur.
Au départ, j'écrivais uniquement pour mon propre plaisir, et c'est bien entendu toujours le cas, mais certaines personnes m'ont fait évoluer et maintenant si j'écris, c'est aussi pour vous distraire vous, lecteurs et lectrices. Alors je vous demande, si vous le voulez, de m'aider à m'ôter ce doute. Préférez-vous rester sur le format des Fragments malgré leur petite taille et leur fréquence qui va s'émietter, ou préférez-vous de plus longs textes narratifs mais qui perdront le côté subjectif des Fragments.

J'espère que vous m'éclairerez dans mon choix, et désolé pour cet ennuyeux paragraphe.

[/HRP] 

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Score : 1048

[HRP]

Un texte est une sculpture de lettres. Elles s'agencent ensuite en mots, phrases et paragraphes qui sont la genèse du sens. La beauté d'un texte, l'effet qu'il exerce sur le lecteur, les sensations qui en ressortent à la lecture, résultent de l'alchimie instable que l'auteur à réussit à créer entre ces mots, qui font la structure, et ce sens, qui fait l'âme.

Le sujet de ce post est le Conteur, un être de mystères et d'énigmes. Le texte qui le dépeint, doit respecter cet équilibre particulier entre les mots et leur sens afin d'être en harmonie avec le sujet qu'il se veut de développer. Ainsi, je suis absolument convaincu que la seule façon de continuer ce post est de le continuer par l'écriture des fragments.

Comme vous l'avez dit, et comme j'ai tenté moi-même de l'expliquer vaguement, ils sont "la meilleure (sinon l'unique) façon de conter le Conteur.".

Bien à vous,
:tap:Sutcenes.

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