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[Journal] Le Livre de Razielle.

Par Lathyl01 17 Avril 2015 - 01:57:11

[HRP] Plus de trois ans d'existence pour ce journal, et un peu plus pour le personnage qui l'écrit. Ca laisse le temps d'écrire quelques bricoles. Puis-je vous proposer quelques..
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Perdition : récit en stand-by de l'enfer que Razielle a vécu dans une ancienne colonie Steamer 

[HRP/]

Le livre en question est un épais tome qu'il est possible de cadenasser pour en interdire l'accès. Sa couverture est simple, son papier épais. Les écrits commencent sur la première page, tout en haut.

Entrée 1 : 17/04... quelle année ?

Qu’est-ce qu’il s’est passé ? J’en sais rien, j’arrive pas.. j’arrive pas à comprendre, à me calmer, j’ai pas les idées claires, ma main tremble quand j’écris, et j’ai cette, cette brûlure qui me ravage le ventre et qui m’empêche de me concentrer. Il est passé minuit, j’ai chaud et je me sens mal, mais… tellement bien, en même temps. Pourquoi… commencer un journal avec des lignes aussi… aussi… Merde !
Une tâche colérique ponctue un retour à la ligne.

Bon, commençons… par le début, plus ou moins ? Ça fait des semaines, que je pense à coucher des trucs par écrit. On m’a conseillé de noter mes émotions au fil de la journée, mais, je trouvais pas ça bien utile. Alors je ruminais… Non. Aujourd’hui, je commence un vrai compte-rendu de ma vie. Tout ce qui a une quelconque importance, je le note ici. Ça m’aidera à faire la synthèse. Peut-être que si j’écris « Cher Journal » à chaque page, j’aurais l’impression de me confier à quelqu’un.

Cher journal… Conneries.

Aujourd’hui, je suis un monstre et je parle de mes émotions. Encore une fois. J’ai peu d’amis, et j’y tiens d’autant plus. Vragdakk –pas sûre de l’orthographe-, cette Iop qui n’a peur de rien et qui mange tout, même du papier et des goules, mais pas du pain. Tiens, je vais parler d’elle.
Dakk-dakk, c’est… un spécimen à elle seule, ma pemière et ô combien chère amie sur Astrub. Elle me surprendra toujours, d’ailleurs, je vais garder de la place sur la première page pour noter toutes les conn débil originalités qu’elle va réussir à me sortir. Y en a déjà quelques unes. Elle, ses ancêtres ont tout fait, tout vu, et sont nombreux. L’un d’eux serait prétendument revenu à la vie dernièrement, et sa disparition récente la rend triste. Mais… cette tristesse cachée derrière un masque, je… elle m’est inaccessible, et ça me rend folle. Qu’elle pleure, mais, Seigneurs Divins, qu’elle pleure franchement. Son deuil passera d’autant plus vite, et je pourrais…
Non.
Je l’aime bien, en tout cas. Quoi qu’elle me sorte, c’est toujours inattendu, et distrayant. J’ai tendance à me moquer un peu d’elle, et je devrais pas. Je l’apprécie sincèrement, mais j’peux juste pas m’en empêcher. Par contre elle est susceptible de me frapper si quelqu’un lui dit quelque chose qui lui déplait à mon sujet, et c’est une information relativement importante à prendre en compte !

Il y a Araeya, aussi. Cette fille, ha.. Elle a un don pour faire planer les menaces de mort sur moi. Bon, j’lui en veux pas. Elle est maladroite, un peu. On a été en froid, récemment, et deux je n’sais qui de sa connaissance, que je vais renommer La Proxénète (vu qu’elle met un point d’honneur à s’imaginer que je suis une « gamine prostituée », chacun ses fantasmes) et As-Tu-Vu-Mon-Flingue, sorte de roublard, j’imagine, qui touche sont flingue comme si c’était un truc largement plus personnel, en me lançant des regards que la décence interdirait, cette phrase est tellement longue que mettre maintenant la fin que j’avais en tête au début voudrait plus RIEN dire.
. Bref, ce joyeux duo me hait parceque j’ai osé répondre « Alors y a pas de problème. » quand La Proxénète m’as dis « Ara dit que tu es sa meilleure amie. ». Ouais, souvenez, on était en froid, tout ça. Donc BAM, menace –implicite- de As-Tu-Vu-Mon-Flingue. Qui aime les maisons closes, ai-je appris sans en avoir envie du tout.

Si je l’écris, c’est que ça me perturbe. Et c’est applicable à quasi tout ce que j’écrirai pour la suite.

Et je rirai de moi-même et de mes problèmes dérisoires en me relisant, je sais, bisous à mon moi du futur. Tu gères ma grande, t’es géniale !

Bref. Mais j’lui en veux pas (cf ce que je disais avant auto-encouragements), il a l’air de suivre la dame, et la dame de suivre je ne sais trop ce qu’Ara a pu leur dire qu’ils auraient peut-être mal compris, bref ! Je parlais d’Ara.

Osamodas à la peau rouge, elle est trrrrrrrès émotive. Pour ça que ça coince parfois entre nous, mais pour ça aussi, que je l’aime beaucoup. Ce qui nous renvoie un peu, à… Ca va, je me suis calmée en écrivant. Ca me renvoie à mon agitation encore récente.
Alors, comment dire ça simplemeeeeent, sans… sans…
J’aime les émotions négatives et puissantes, chez les autres. La peur. La tristesse. La colère. La haine J’ai… Oui cher journal, je suis moi-même un peu inquiétée par tout ça, mais c’est pas nouveau.
J’ai toujours aimé les voir, les sentir et les ressentir, percevoir toute l’intensité qu’un être peut verser dans ce qui le tourmente au plus profond de lui-même. Je trouve ça… fascinant. Ce moment de flottement, d’égarement, de destruction sentimentale à petite échelle, la perte de contrôle, l’abandon à un élan tellement plus fort, tellement plus négatif que ce qu’on est, ça me vrille les sens ça me-
Un point d’encre noircit la page là où la plume s’est posée quelques instants.
Ca me passionne. Et j’aime particulièrement mon amie Ara parce que, en plus de sa compagnie agréable et bonne pour mon moral, sa personnalité franche et sympathique, elle…

Seigneurs, pourquoi doit-elle souffrir de façon aussi ostentatoire ?
J’ai cette image, dans la tête. Elle me quitte pas bons Dieux elle me quitte pas... Je la vois, les coudes sur le comptoir –elle est serveuse-, les mains cachant la partie haute de son visage. Je vois ses dents serrées et sa bouche tordue dans une grimace de chagrin. Et je vois… Je vois ses larmes. Si belles. Je me vois assise face à elle, perdue dans la contemplation d’un paysage sublime vallonné de ses remords et de sa culpabilité, à mon égard, creusé de ses larmes. Rivières si cristallines, coulant avec fluidité sur ses joues pour s’écraser sur le bois sec. Je vois toute l’intensité, toute la beauté et le charme de sa douleur. Je suis une enfant face à un panorama exotique, hors du commun. Mon cœur bat et mes mains sont moites. J'ai créé ce paysage. Je m’en veux atrocement, mais, au fond, sincèrement… Que fais-je de mal ?..

Ce soir encore, elle a éclaté en sanglots dans mes bras. J’ai senti ses larmes mouiller mon épaule, son corps, secoué par la douleur et sa voix… Si belle dans son naufrage sonore. Je me suis sentie, à nouveau, glisser vers des cieux ténébreux, couvrant un délice sinistre et coupable. Je l’ai serrée contre moi, pour la réconforter autant que profiter de cet éphémère instant, vampyriser son émotion, tout ce qu’elle m’offrait de négatif, et j'ai senti mes sens partir en vrille… Est-ce une moins bonne façon de l’apaiser qu’une autre ? Elle a souri à la fin.
C’est une personne sensible. Je dois la protéger.
Peut-être qu’elle m’abreuvera encore de sa tristesse… La douleur lui va si bien. Elle m’a laissée chamboulée de l’expérience qu’elle m’a offerte, le coeur battant et la conscience brumeuse.
Mais j’aime la voir sourire tout autant, qu’on se le dise, petit journal. Tout autant…

Vrag est trop forte pour s’effondrer ainsi. Je ne pourrais jamais la voir pleurer vraiment, autrement que derrière son masque. La voir quand elle est soumise à sa peine. J’espère la voir dans sa fureur éclatante un jour, dans toute la rage guerrière et meurtrière dont elle est capable. Ca arrivera certainement. Elle est combattive. Je n’ai que ces deux amies. Ces deux personnes qui sont capables, quelque part, de la violence des sentiments. Pas nécessairement celle du corps et des armes. Violence grisante, si grisante..

Comme je vois ces visages tordus par la haine, partout dans le monde. Ces combats sans envergure, ces hommes et ces femmes qui souffrent, font souffrir, et m’offrent un spectacle dont la satisfaction me fait frissonner autant de plaisir que de la culpabilité d’aimer, de prendre plaisir dans la souffrance des autres. Je m’abreuve, spectatrice, de leurs tourments éphémères, et j’y prend le plaisir qu’on prendrait à lire un bon livre, à voir une belle peinture. Les déchirements que je peux voir de près, les plus intenses, eux, chef-d’œuvres du déchaînement de nos sentiments humains, me laissent étourdie et tremblante, fébrile à chaque fois. Brûlante, dans les cas les plus éclatants. Je devrais en parler à un Eniripsa. Mais.. ce n’est pas comme si je voulais en guérir. Juste comprendre cette… fascination. Terne, cendreuse, sombre, et malsaine.

Je suis un petit monstre et je l’assume. Je m’appelle Razielle, et ceci est mon histoire.

Demain, si j’arrive à écrire, je te parlerai du projet commun que nous avons, Vrag, Ara et moi, ainsi qu’une jeune fille nommée Rohmer. En attendant…
Le bas de la page est laissé vierge.

Avant la première page, une feuille a été grossièrement collée.
[ORIGINALITES DE VRAGHDAKK]
Jusque là, Dakk-Dakk a :
-Tenté de respirer sous l'eau.
-Sauvé la bière du monde entier.
-Mangé un craqueleur.
-Mordu un Bwork
-Mordu une Goule
-Eté mordue par une Goule et s'en est très bien remise
-Balayé la poussière avec son casque
-Eu peur de moi quand j'étais déguisée en koinkoin noir.
-Failli me frapper, me jeter dans la lave, me taper avec son marteau, avec son épée. avec ses mains
-Eu des défaillances cérébrales quand je lui ai demandé d'où elle sortait sa bière (à retenir en cas d'urgence)
-été attaquée par son propre bras (suite à l'affaire de la goule)
-Discuté avec son épaule
...
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Réactions 144
Score : 7285
Entrée 2 : 17/04… faut que je me trouve un calendrier.



Il fait frais, aujourd’hui. La température a baissé de moitié par rapport à hier. J’ai tenté de faire connaissance avec un écaflip, en fin de matinée, mais…
J’étais gênée et penaude. J’ai l’impression qu’il était gêné et voulait m’éviter. S’il m’a dit son nom, je l’ai pas retenu. Je suis désastreuse, pour faire connaissance avec les gens. Il a fini par partir, prétextant qu’il devait aller quelque part. Je crois qu’il ne m’aime pas. J’aurais essayé. Il repasse à côté de moi, à l’heure où j’écris ces l-
La ligne s’interrompt abruptement, en plein milieu d’une lettre.

Entrée 3 : 17 ou 18/04, selon l’heure qu’il est.. L’année ? Bah.

On a pu parler tranquillement un moment, et il s’avère qu’il est sympathique, ce monsieur écaflip, Wanupo de son petit nom. Un autre écaflip nous a abordés un peu après, et on a fini par jouer aux dés ensemble. Je ne vais pas vous détailler la partie, mais ce que j’en retiens, c’est qu’on me reprendra pas à jouer avec ces peluches sur pattes tant que j’aurais pas trouvé un trèfle à quarante mille feuilles.

Wanupo lui-même m’a dit faire partie d’un « groupe de révolutionnaires », sans donner plus de précisions. On sait jamais trop à quoi s’attendre avec ces gens là. Le second ecaflip se nomme Drus, ou quelque chose comme ça. Il serait barman dans une maison close, « à la retraite », dit-il. J’en ai profité pour demander si je pourrais passer du temps avec une des filles qu’il ne doit pas manquer de côtoyer. Les confidences sur l’oreiller peuvent avoir une valeur non-négligeable, et les prostituées en ont tout le tour du ventre. Il faudra que je le recontacte.

En tout cas, cher journal, je t’avais promis –plus ou moins- de te parler d’un petit projet que j’ai depuis quelques temps. Voici.

Il se trouve que j’ai pu localiser un abri souterrain, à Amakna. Quelques jours de surveillance et quelques kamas bien dépensés m’ont appris qu’il serait la propriété d’un Enutrof, un de ceux qui font honneur à leur Dieu. Et je compte faire honneur au mien et pénétrant dans ce qui ne peut qu’être une cache de trésors, et ne laissant rien de brillant derrière moi.
Deux semaines de travail acharné m’ont permis de retrouver la trace de quelques uns des architectes employés pour construire l’endroit ; ils étaient quarante-sept au total, chacun employé pour une certaine période avant d’être renvoyé. De fait, aucun ne sait entièrement comment sont agencées les salles, et ce qu’elles contiennent. Astucieux.
J’ai pu en retrouver et interroger trois seulement. Ils ne m’ont pas posé beaucoup de problèmes, et j’ai assez d’éléments pour aborder l’intrusion avec confiance.

Je forme une petite équipe pour ça. Vraghdakk et Araeya seront avec moi, sûres. J’ai dû embrouiller un peu Ara pour qu’elle se laisse embarquer, vu que Mademoiselle semble réticente à l’idée de « voler ». J’ai donc renommer l’acte en « Acquisition d’un capital dormant en vue de réinjection dans l’économie » et ça a eu l’air de soulager sa conscience. Rohmer, la nana qui a déjà travaillé une ou deux fois pour moi, sera peut-être de la partie, ce qui fait qu’il nous manque ou deux, ou trois personnes.

J’ai déjà songé à Wanupo. Il semble peu à cheval sur les lois, et je me demande s’il ne serait pas possible de l’intégrer à l’équipe ; l’idée à semblé lui plaire –de la façon dont je l’ai présenté- mais il dit vouloir en parler à son supérieur. Ca ne me plaît pas. Comme il veut plus de détails avant de me donner une réponse, je tenterai de le convaincre de laisser sa hiérarchie, quelle qu’elle soit, en dehors de ça. Il me faut des indépendants. Plusieurs membres d’un même groupes auraient plus de chances de vouloir nous doubler, et c’est hors de question.

Vraghdakk a proposé quelqu’un se sa connaissance, un certain Bard, il me semble. S’il est aussi fort et aussi Iop qu’elle, il nous sera bien utile, en plus de ne pas poser trop de questions. Utile parce que je sais de source sûre qu’une armée de phorreurs nous attendra de patte ferme, et qu’une machine à baffes Iop en rhab sera pas superflue.

Rohmer, Wanupo, et Bard sont à confirmer. Rohmer est trop faible pour le moment, Wanupo indécis, et Bard, j’ai jamais vu sa tronche.

Voila pour les confidences, petit journal. En me relisant, je me dis que tu dois bien t’ennuyer de ce que je te raconte. Je vais essayer de rendre les prochaines pages plus attrayantes.. Et puis les fautes, 'moogrr.

D’ici là, bonne nuit, tas de papier. La journée a été longue et assez vide pour m’épuiser.

Un petit dessin de fleurs brouillones clôture cette entrée. Un bouftou dont la forme se résume à un gribouillis avec des yeux semble les regarder avec intérêt.
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Entrée 4 : 22/04 post rhumocalypse.

L’entrée de ce jour est écrite en lignes bancales. De nombreuses ratures la parsèment.
J’ai mal au crâne bordel. La mine pâle, la bouche pâteuse et l’haleine dégueulasse des lendemains de soirs trop alcoolisés. C’est une foutue purée dans mon esprit. Je me souviens, pêle-mêle, de rhum, d’un koinkoin noir, d’une grosse épée, d’ancêtres et de trucs bizarres, d’une épaule qui parle.. J’ai pris une baffe, je sais plus pourquoi, mais je crois me souvenir que c’était injuste. Et puis, encore du rhum, et… La fraicheur de la rue, qui m’a un peu clarifié l’esprit. J’ai parlé avec quelqu’un. Qui, de quoi, aucune idée. Et puis… encore du rhum, avec des réflexions plus ou moins importantes, pas très claires, très embrumées. Et me voila au matin, avec une gueule de déterrée, une enclume derrière la tête et le sifflet en fer à dragodinde. Je tiens pas l’alcool, faut que j’arrête de forcer.

La seule inconnue que j’aimerais vraiment comprendre, c’est comment j’ai pu me retrouver avec huit-cent mille kamas en plus. Ca, ca m’intéresse, mais après interrogatoire en règle des bouteilles vides, j’en sais pas plus.
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Entrée 5 : 23/04 –

J’ai mal dormi. Très peu, et vraiment mal. On est allées s’entraîner à Poup Island, puis à Katrepat avec Araeya et son amie Sobrina, écaflipe dynamique et énergique qui ne tient pas en place. Toujours à courrir partout. Ca fait un changement appréciable dans la (le ?) flegme générale. Une chauffe-souris m’a chopée à la gorge là bas, et j’ai perdu pas mal de sang. Pas assez pour me mettre dans les vapes, mais suffisamment pour que j’aie de la brume dans le crâne et me sente un peu trop légère pour le reste de la soirée.

J’ai encore manqué de me faire frapper par Vrag, parce que j’ai dis que son avis était invalide dans l’évaluation d’une robe que Sobrina nous a montrée. Enfin c’est vrai, quoi ! Vrag est aux antipodes de la féminité, qu’est-ce qu’elle pourrait bien dire de constructif sur une robe ? Rien que son odeur est à peine supportable, et elle ne jure que par les armures. Non, non, son avis que « c’est naze » n’est pas à prendre en compte.

Je me souviens que c’est une robe à dominante bleue, assez… D’assez haute qualité, je crois. Je n’aime pas tellement les robes, mais le travail était indéniablement bien fait. Après que Vrag soit partie, j’ai évoqué l’idée –sans aucun sérieux- de faire une soirée pyjama, et.. une chose débouchant sur une autre, on s’est retrouvées à faire la chasse aux maisons abandonnées en pleine nuit, afin d'en trouver une propice à ça.
Alors qu’on menait notre prospection immobilière à la Route Croustillante, nous avons rencontré un type à l’allure visiblement effrayante pour Ara et Sobri. J’ai entamé la discussion avec lui, mais les deux autres avaient peur et sont parties. Au temps pour l’esprit de groupe.

Il se trouve que cette personne, le nommé Nieliel, serait un Justicier de… Comment déjà… Kasinka, je crois. Il prétend que Kasink Kacinka représente l’aspect divin et absolu de la Justice avec un grand J. Je n’en ai jamais entendu parler, mais au moins ce n’est pas une énième troupe de brigands ou de pirates ou je ne sais quoi. La discussion sur leur application de la justice a été intéressante. Je me demande si Kacinka est une divinité mineure, un peu comme Martyr. J’espère avoir l’occasion de parler à nouveau avec lui.

Ma recherche d’une guilde (ouais, je faisais ça, à mes heures) ne donne rien de concluant, et celle d’Araeya semble être désertée. Je songe depuis quelques jours à fonder mon truc à moi. Mon clan, ma guilde, ma troupe… quelque chose. J’ai déjà retirer un formulaire auprès du registre des guildes, mais.. je ne sais pas si ça va fonctionner. Ca me mettrait un peu mal de fonder quelque chose à mon nom, et… je sais pas, que ça marche pas, que personne adhère..

Je dois y réfléchir.

Merci pour ton papier attentif, ami journal.
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Entrée 6 : 24/04 PROMIS aujourd’hui je demande l’année à quelqu’un. Quitte à passer pour une konne.


Hier fût une journée agréable. J’ai commencé la journée -BAM répétition dès la première ligne, prend ça Journal ! - par une course de l’avant poste d’Amakna à l’auberge d’Emelka. J’ai fais quelques exercices musculaires dans les champs, et j’en ai profité pour déjeuner chez Alibert après mon petit sport. J’ai pu négocier le prix du repas en lui proposant d’aider à la vaisselle et au rangement à la fin du service. Il a accepté, et le repas ne m’a rien coûté. C’est un homme sympathique, qui a des tas d’histoires à raconter. La prochaine fois, je m’attarderai un peu pour en écouter une ou deux.

J’ai enchaîné sur une promenade dans la région et une sieste à l’ombre d’un arbre. C’est le grincement des abraknydes qui m’a reveillée ; ils rôdaient un peu partout dans la zone quand j’ai ouvert les yeux. Ils ne prêtaient aucune attention à moi, mais j’ai préféré partir, au cas où. Je trouve ces créatures sinistres. Un jour, une petite Osamodas aux grands yeux rêveurs, m’a dit que les abraknydes sont en vérité des hommes et des femmes transformés et maudits à jamais par le toucher d’une petite bête appelée Polter. Je ne sais pas si c’est vrai, mais j’ai entendu assez de mauvaises choses sur les Polters pour préférer ne jamais en croiser.

Je suis donc partie d’Emelka par le Zaap. J’ai hésité quelques minutes sur l’endroit où me rendre, le regard perdu dans le flot bleuté qu’il émanait. Avant même de m’en rendre compte, je me trouvais entourée de musique et d’un décor festif, sous l’arche bienveillante et colorée du zaap de Bylbiza. J’en ai profité pour faire quelques longueurs dans la piscine avant de partir sur Astrub. J’y ai trouvé Wanupo et Araeya en train de discuter. J’ai pris le petit tube que j’utilise pour entraîner l’agilité de mes doigts, et l’ai plaqué contre le dos d’Ara en prenant ma meilleure voix de brigand. « La bourse ou la vie ! » lui ai-je ordonné. Plusieurs secondes ont passé, pendant lesquelles Sobrina est arrivée et a regardé mon petit manège d’un air dubitatif. Ara devait paniquer, car elle n’a pas réussi à réagir. J’ai mis fin à la plaisanterie, et une fugace réflexion m’a traversé l’esprit, sur ce qui lui arriverait en situation réelle. Les bandits sont rarement patients.

Après une discussion pleine de vide, un pandawa inconnu, et somme toute assez lourd nous a rejoint, une connaissance de Wanupo, visiblement. Il n’a pas l’air d’une personne intéressante et tout ce que je retiens de lien lui sont ses blagues stupides quant à ce que Ara, Sobri, et moi faisions dans le sac d’Ara, quand on y a passé dix minutes pour parler déco. Il est vrai que son sac, bien que plus spacieux que le mien, est plein de vide –lui aussi, haha-.

On a pris quelques minutes pour s’ennuyer, avant de partir à la foire du trool toutes les trois. On a joué à un tas de trucs comme des gosses, dont le lancer de tartes sur Ogrest, la Pêche au KoinKoin, la chasse au trésor.. On a assisté à un spectacle de magie aussi court que naze, et on est allée au zoo. J’ai tenté de soutirer quelques kamas aux filles en les enfermant dans une cage, mais ça n’a pas fonctionné. Je me suis amusée à faire peur aux truches dans leur enclos. C’est marrant comme bestiole, une truche ! Il suffit de gueuler un bon « BWAH ! » et toutes celles qui sont dans les parages s’enterrent la face dans le sol. Hilarant à voir.

On était aussi à la maison des horreurs ! Ca, c’était bien fait. Entre les goules plus vraies que nature (et sans doute vraies tout court), le fantôme qui nous a attaquées, et le gros boufto-
La suite de la ligne est sinueuse et désordonnée. Aucun mot ne peut être distingué.
Pardon de t’avoir gribouillé journal ! Je me suis rappelé la tête qu’elle a fait quand le bouftou qu’elle voulait caresser à ouvert une gueule démente pour commencer à la bouffer. Elle criait, elle était là genre « Non ! Pitié, aidez-moi ! » Et le bouftou, « GNAM ! » sans aucune pitié ! J’étais tordue de rire, principalement parce que je l’ai poussée moi-même à le toucher. Elle est revenue par l’entrée en bougonnant, pendant que j’essuyai mes larmes d’hilarité, et que Sobrina me couvait d'un regard peu approbateur. Je suis une mauvaise personne.
Sa terreur éphémère m’a beaucoup amusée. Brave Ara, toujours aussi expressive.

En quittant la foire, j’ai proposé qu’on aille à la piscine ; je n’avais pas envie de retourner en ville, et le soleil était encore haut. On s’est séparées pour se retrouver à Bylbiza, où j’étais déjà en début d’après-midi. Sobrina m’y a rejoint quelques minutes plus tard, et a protesté quelque chose au sujet des quelques gelées qui flottaient dans l’eau. J’ai répliqué qu’elles perdaient toute agressivité en milieux aqueux, et argué que la grosse gelée avec un air béat et un peu bête sur la face n’allait sans doute pas nous déranger. Ca a suffi.
On a discuté, de choses et d’autres, et j’ai pu poser quelques questions que j’avais sur les Ecaflips. Elle m’a répondu sans être dérangée, et j’essaierai d’en poser d’autres par la suite. J'ai passé un bon moment avec elle.
Ara n’est pas venue, et j’ai oublié de lui demander pourquoi, le soir.
Je l'ai croisée la nuit devant la taverne de Brutas. On a rencontré un homme, Malvésang, qui nous a conté son histoire tragique à laquelle je n’ai pas réussi à accorder de la compassion. Peut-être que c’était trop sinistre, peut-être que je n’avais pas envie d’entendre des choses tristes, peut-être… que j’étais fatiguée ? Ou que le malheur passé des autres m’indiffère. Je ne sais pas. En tout cas, Ara a fini par s’endormir sur la table. En quittant malvésang, je l’ai portée jusqu’en lieu sûr, avant d’aller moi-même me coucher.

Hier fût une journée agréable. Pas productive pour un sou, mais…
L’entrée se conclut sur un gribouillis en fin de ligne, sous lequel une petite bombe à mèche ronde a été dessinée, sans grand soin.
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[HRP] Bonjour, et merci à ceux qui ont pris la peine de me lire jusqu'ici. Aujourd'hui, je vous offre un bon gros PAVEY parcequ'une fois de temps en temps, ça fait pas de mal. Bonne lecture. [HRP/]

Entrée 7 : 27/04/973 ! J’ai posé la question ! ♫

Salut beau journal. C’est après trois jours de silence que je reviens vers toi. Il s’est passé quelques petites bricoles entre temps, et je m’en vais tout te conter par ordre.

Pour commencer, j’ai mis a exécution le plan du cambriolage à Amakna. Ca traînait en longueur depuis des semaines, alors, le 25 au soir j’ai embarqué Araeya et Vrag, et on y est allées. Tant pis pour les absents. La porte ne fut pas très difficile à ouvrir ; après avoir tâtonné autour des statues et des torches ornant l’entrée, on a remarqué que le chariot posé sur des rails qui menaient à l’intérieur disposait d’un bras mécanique, le reliant à un quelconque système souterrain. On a dû s’y mettre à trois pour faire bouger ses roues grippées, et c’est dans un affreux grincement que la herse s’est ouverte.

On avait à peine mis le pied à l’intérieur qu’un troupeau de phorreurs nous a sauté dessus. Faibles et facilement mis en déroute. Une fois débarrassées d’eux, on a fouillé la pièce. J’ai trouvé une montre et une toile, que j’ai déjà pu revendre pour presque rien. La seconde dalle présentait un sol tapissé de plaques avec des chiffres, et sur les murs, on pouvait voir un ensemble d’engrenages, qui sursautait quand on marchait sur un neuf. Il y avait six dalles neuf, mais on était que trois. On a dû faire l’impasse sur ce que ça pouvait bien cacher quand des phoreurs un peu plus hargneux que ceux d’avant nous ont chargé. Toujours pas vraiment une menace. La troisième salle est devenue intéressante. Après les usuels bestiaux de garde au bas de l’escalier, on a pu s’intéressé à de belles et hautes piles de kamas. Plus hautes que moi ! J’ai souri en remplissant mon sac, pendant que Vrag s’amusait à essayer d’en manger. Elle a failli s’étouffer d’ailleurs. J’ai récupéré deux gros bocaux remplis de poussière d’or et de pierres précieuses. Je les ai encore.

C’est avec le sourire et avec entrain qu’on est remontées pour se trouver face à un monstre de bien trois mètres de haut. Son hurlement rageur a fait trembler les murs autour de nous, et il nous a chargé. Plus impressionnant que puissant, Fripon, d’après son collier, est tombé sous nos coups en un rien de temps, nous ouvrant le passage sur..

Sur une mer d’or. Comme je l’avais promis.
Des piles de pièces qui s’entassaient jusqu’au plafond, des kamas à plus savoir quoi en faire. Encore à ce jour, j’ai du mal à réaliser toute la fortune que j’avais devant moi. J’étais ébahie, Ara aussi. Vrag est partie assez rapidement, mais l’osamodas et moi sommes restées un moment dans cette pièce baignée d’un halo doré qui me semblait surnaturel.

Pendant un instant, j’étais heureuse. Heureuse que mon plan ait réussi, heureuse d’avoir pu offrir la richesse à mon amie, heureuse de pouvoir m’allonger sur un matelas d’or tintant, heureuse puis… profondément triste. J’ai eu envie de pleurer. J’ai eu froid à l’intérieur. Le regard perdu dans l’immensité de la fortune, j’ai commencé à douter. Qu’est-ce que je pourrais encore faire, encore désirer, en ayant tout ça ? La vie me deviendrait ridiculement facile. Plus de défi, plus à me battre pour évoluer, plus… Plus rien. Juste une infinité de pièces et le seul écho de ma solitude pour lui faire face. Je me suis sentie un éphémère instant propriétaire de tout ça. Cet instant m’a laissé une emprunte glaciale dans l’esprit. C’était trop. C’était trop facile. Je n’en voulais plus.
Je suis partie sans rien prendre de plus que ce que j’avais déjà. C’est l’esprit tourmenté que j’ai refermé la porte derrière moi. J’ai mal dormi cette nuit là, et passé le lendemain à errer et lire, pour e changer les idées, me détourner de ce que j’avais laissé derrière moi cette nuit là. Oublier à quel point mon succès avait eu un goût amer dans son accomplissement.

Eludons jusqu’à hier soir. J’étais dans le parc à l’Est d’Astrub, en train de préparer quelques fées d’artifices pour me faire un spectacle personnel. J’adore ces choses là. Pleines de magies et de couleurs, les regarder exploser, dans l’aboutissement éclatant de leur courte mais furieuse existence, je me sens redevenir gamine, et c’est les yeux étincelants que je regarde leurs retombées chatoyantes se dissiper dans l’air.

Une femme qui passait par là pour une raison ou une autre s’est arrêtée. Ce n’était pas facile de lancer la discussion. Je la sentais méfiante, mais elle ne semblait pas vouloir partir pour autant. Après un échange très clairsemé, je lui ai proposé de voir comment « j’illuminerai la nuit comme en plein jour ». Elle m’a suivi jusqu’à la plage, ou j’ai préparé mon petit spectacle. Sa méfiance était toujours là, et juste avant que la première des fées de déchire le ciel nocturne de ses couleurs criardes, j’ai entendu un mécanisme, une arme à feu peut-être, s’enclencher. Elle avait peur.

Je pense que le déchainement de couleurs et d’explosions qui a suivi a contribué à la détendre. Les fées fusaient en l’air telles des harpons incandescents poignardant la nuit, avant de répandre leur vive lumière sur le sable et la mer. Les Fées sont dures à obtenir, et notre émerveillement n’a duré qu’une petite minute. Mais si bref que ce fût, je me sentais heureuse, non seulement d’avoir eu de la lumière et de la couleur plein les yeux, mais surtout d’avoir pour partager, étendre mon émerveillement à quelqu’un d’autre, quelqu’un qui n’avait jamais vu ça. Alors que le silence retombait, on s’est présentées l’une à l’autre. Elle a commencé par se nommer Erass, avant de corriger avec Jack. On s’est serrées la main, et sa méfiance a semblé revenir. Elle a proposé que l’on boive un verre, mais elle tenait à servir. Nous avons quitté la plage et nous sommes retrouvées au cabaret de Mâcheville. Un endroit déserté depuis peu, selon elle.

On a commencé à discuter quand Araeya est sortie de nulle part, prétendant avoir entendu ma voix. J’avais du mal à y croire ; comment aurait-elle pu m’entendre depuis l’extérieur, alors que j’étais dans un bâtiment fermé ? Et que faisait-elle à rôder là bas au milieu de la nuit ? je n’ai pas beaucoup eu le temps d’y penser, car Jack s’est montrée sèche avec elle. D’un côté, j’avais envie de faire connaissance avec Jack. De l’autre, je ne voulais pas blesser Ara qui se vexe très facilement. Elle a fini par partir, et nous avons repris notre discussion. Jack n’aime pas les Osamodas pour une raison indéterminée.

Le propriétaire de l’endroit avait disparu d’un coup, laissant ses employées en plan, des danseuses et des serveuses. A mesure que nous parlions, une idée a germé dans mon esprit. Cette taverne, qui pourtant fonctionnait bien, selon Jack, avait perdu son activité d’un coup, pour une raison inconnue. Je lui ai demandé si elle savait où trouver le propriétaire, mais elle a dit que non. Nous en étions là quand une danseuse a passé la porte. Elle était venue récupérer des affaires laissées là. J’en ai profité pour l’interroger, et je crois que j’ai du lui faire un peu peur, car elle a répondu à toutes sans en poser en retour. J’ai pu apprendre que le tenancier, Jeff Eralgan, devait plusieurs mois de salaires à ses employées, et qu’il était parti sans un mot. Elle m’a révélé que certaines danseuses se prostituaient aussi parfois, mais qu’elle n’en faisait pas partie. J’ai rangé cette information dans un coin de mon esprit, occupé à classer chaque élément nouveau avec soin. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais de plus en plus envie de faire de ce cabaret mon prochain projet. J’ai laissé partir la danseuse quand elle m’a appris que Jeff pouvait être trouvé dans le domaine d’une guilde nommée Les Affranchis. Jack savait où c’était, et nos deux cerveaux ont eu la brillante idée d’y aller en pleine nuit, chercher ce Jeff.

Bizarrement, je n’ai pas tout de suite réalisé à quel point c’était une idée stupide d’aller réveiller quelqu’un en pleine nuit, encore plus pour parler affaires. Nous nous sommes rendues au Havre Monde de la guilde, et avons fouillé quelques bâtiments avant de tomber sur ne maison dont la porte était verrouillée. Elle a proposé de l’enfoncer, mais j’ai préféré l’ouvrir de manière plus discrète, avec un crochet et une pince plate.

Le rez de chausse était vide et sombre. Nous sommes montées à l’étage ou quelqu’un dormait. Sur le moment, je n’ai pas réalisé à quel point c’était inapproprié, ce qu’on faisait, et c’est en toute logique que j’ai collé une droite dans la nuque de cette personne pour la réveiller. Une femme avec une sale gueule, de ce que je pouvais en voir. J’ai coupé court à sa panique et lui disant que je ne lui voulais aucun mal, et j’ai commencé à l’interroger sur Jeff. Je n’ai pas appris grand-chose de plus, jusqu’à ce que des pas retentissent dans l’escalier. Une seconde après, nous étions face à monsieur Eralgan lui-même, qui, dans tout son bon droit, se demandait bien ce qu’on foutait ici à trois heures du matin, selon la pendule de la chambre.

J’ai rapidement inventé une histoire, et me suis présentée comme Alvinn Nolane, du Bureau d’Investigations Civiles de Brâkmar. Je lui ai dis être porteuse d’un mandant émis par une de sans anciennes employées, concernant sa disparition et ses impayés. Il a paru y croire plus ou moins, jusqu’à ce que Jack dise à la volée que je voudrais racheter le cabaret. Ce qui n’était qu’à moitié vrai, mais ça a suffi a donner un tournant différent à la conversation. Jeff, jack et moi sommes descendus dans le jardin, où il a fait un feu, et nous avons commencé à discuter de la taverne. Il n’a pas voulu me dire pourquoi il a abandonné l’affaire, mais j’ai pu comprendre qu’il s’était attiré des ennuis auprès de personnes peu recommandables. Il a affirmé que je pourrais devenir gérante de la taverne si je le souhaitai, mais qu’il resterait le propriétaire, et il veut percevoir 10% du chiffre d’affaires. Pas du résultat net, du chiffre d’affaires.

Une tache marche l’endroit où la plume s’est posée un instant. L’écriture reprend un peu plus bas.

J’ai finis par accepter, et je crois que le fait qu’il nous trouve au chevet de sa compagne en pleine nuit et que la discussion se passe bien et sans accroc m’a un peu forcé la main, comme si c’était un geste d’excuse. J'ai jeté un papier que j'avais dans la poche dans le feu, et il a cru que c'était le mandat le concernant, comme prévu. J'ai répondu qu'il se terminait parceque Jeff Eralgan était introuvable. Il a souri, puis nous a ordonné de dégager.
Je suis repartie avec Jack et la comptabilité complète de l’auberge sur bien dix ans. En sortant du havre monde, tôt ce matin, j’avais encore du mal à réaliser ce qui s’était passé.

Sur un coup de tête, j’ai pris la gérance d’une auberge. Bravo Razielle.

On a convenu que Jack serait gérante avec moi, après quoi elle m’a demandé si je pouvais l’héberger pour la nuit. On a encore un peu parlé avant de s’endormir.

Ce matin seulement je réalise ce que j’ai fais cette nuit, et tout ce que je peux penser, c’est « Eh ben merde, ma fille. ».

Il va falloir assumer. Jack et moi devons reparler de tout ça. Mais ça fait lourd pour une seule nuit.

J’ai mal au poignet, je vais arrêter d’écrire. A bientôt journal. Peut-être que dans deux jours j’aurais pris la tête d’une Nation indépendante, qui sait.
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Score : 245

[ J'ai tout lus! C'était vraiment cool ce Rp hier soi-.. Cette nuit plutôt ._. Ca f'sait longtemps que j'avais pas autant Rp sur Wakfu, ça fait du bien. Sinon ton p'tit journal est toujours aussi bien, ça m'étonne d'ailleurs d'être la première à commenter ê_e J'ai pas fais attention à tes fautes, mais dans ton dernier texte, il manque parfois des mots. Bon, quand tu veux on parle de cette taverne! Des bisous ~ ]

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Score : 293

[ La première à commenter ? Je crois bien que ce terme me revient de droit, Jack ! Sinon, désoler de ne pas avoir été là pour la grande aventure. Les pays de la Loire et leurs horaires de vacances semble avoir voulus me détourner de la quête... Bah. Une de perdue, dix de retrouvés ? En tout cas, je suis (du verbe suivre.) toujours tout ça avec autant d'entrain. Good Job, girl ! Un écaflip tigré. ]

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Score : 245
yawn03|2015-04-27 20:58:21
[ La première à commenter ? Je crois bien que ce terme me revient de droit, Jack ! Sinon, désoler de ne pas avoir été là pour la grande aventure. Les pays de la Loire et leurs horaires de vacances semble avoir voulus me détourner de la quête... Bah. Une de perdue, dix de retrouvés ? En tout cas, je suis (du verbe suivre.) toujours tout ça avec autant d'entrain. Good Job, girl ! Un écaflip tigré. ]
[ Espèce de tas de poils, qu'est-ce que tu fais là? e_e Et d'où ce terme te revient? J'étais là en preums'. "Un écaflip tigré" un sac à puce ouais. ]
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Score : 655

[HRP]Salut vous deux, merci de vos retours.
*met sa chemise d'arbitre et brandit un carton rouge*
S'il est vrai que Wanupo m'a fait son retour en premier, il l'a fait par MP ! Or, les mp ne sauraient compter comme "premier" commentaire, n'apparaissant pas sur le topic de base. Wanu, tu sors !
Bref, bonne (mais cette fois brève) lecture, once again. [HRP/]

Entrée 8 : 2-

Un long trait fuse brusquement à travers la droite de la page, la déchirant presque sur la fin.

27/04/973.
J’ai failli arracher ma page en éternuant. Si je devais résumer ma journée, elle tiendrait en un simple mot : « Snirfl ». J’ai la bouche sèche, j’ai un prespic dans la gorge et je tremble, et j’ai le nez qui coule et j’arrête pas de tousser. Cette conne de Jack m’a poussée de la falaise de macheville en pleine nuit, l’eau était glacée ! Bordel, je trouverai bien un… Bon, elle m’avait prévenu que ça arriverait si je la touchais avec mes mains toutes visqueuses d’avoir touché des kralamours, mais quand même ! Si j’avais pas su nager, je serais morte connement entre deux pics rocheux, flottant dans toute l’eau qui m’aurait tuée. Maladie oblige, j’ai passé la journée à l’intérieur à lire et boire du thé, emmitouflée dans mon écharpe et ma couverture. J’ai trouvé la force d’être un peu productive en fin d’après-midi, j’ai rédigé un appel d’offres pour les artisans d’un peu partout, suite à la discussion qu’on a eu avec Jack hier, au sujet de l’auberge.

On va refaire un tas de choses, à commencer par le sol, usé et terni par le passage et les nettoyages. On va virer ce bleu à faire gerber un tas de bois des murs et de la scène, et changer les rideaux. Le mobilier va y passer aussi d’ailleurs, ainsi que ces candélabres vulgaires dont les murs sont affligés.

Dans l’idée, on gardera quelques danseuses, qui travailleront une fois par semaine environs. Elle a suggéré de trouver un pianiste permanent, et on s’est mise d’accord sur d’autres musiciens, plus ponctuels. On doit encore parler de quelques bricoles, mais les travaux passeront en premier. En parallèle, je vais tâcher de prendre contact avec les fournisseurs, voir ce qu’il est possible d’avoir et à quel prix. On réfléchira sur un menu à partir de ça, et… ouais, on embauchera un cuisinier pour y réfléchir, je pense. En attendant, j’ai mal au crâne et j’ai plus de mouchoirs.

Ma vengeance sur elle sera affreuse, Sram m’en soit témoin. Snirfl.
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Score : 245

[ AHA! T'as vu le sac à puces, tu sors! Bon, sinon, je veux pas dire mais Jack avait prévenue, c'la faute à Razielle, quand on cherche, on trouve o/ Par contre, je te remercierais jamais assez de pas avoir parlé du HS, tu me sauves. J'attend la revanche avec impatiente, des bisous! ] 

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Score : 2244

( Jeff va être ravi de percevoir ses 10% mensuels et va même vous envoyer un de ses coupe-jarret tout frais payés. Qu'est ce que tu dis de ça, Razielle? C'est un employé gratuit, après tout... )

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Score : 655

(Razielle, si elle avait sa conscience propre, en dirait "No spoil sur le futur plz".)

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Score : 2244

( T'étais pas déjà au courant? God. Tu sais maintenant. )

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Score : 293

[ Rhaaaa ! Mais pourquoi je dois toujours perdre contre des nanas ? Est-ce que c'est mon côté masochiste qui ressort ? Est-ce Ecaflip qui essaye de me dire quelque chose ? Est-ce que je finirais par sortir avec Araeya ou Sobrina ? Est-ce que Razielle finira par me mute IG à cause de mon hrp ? Est-ce que les jeunes filles tomberont sous le charme de Don Santos ? Vous le serez dans le prochaine épisode ! *Générique des années 70 avec un musique bien kitsch et les noms des acteurs en gros caractères jaunes* ] 

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Score : 245
yawn03|2015-04-29 08:39:11
[ Rhaaaa ! Mais pourquoi je dois toujours perdre contre des nanas ? Est-ce que c'est mon côté masochiste qui ressort ? Est-ce Ecaflip qui essaye de me dire quelque chose ? Est-ce que je finirais par sortir avec Araeya ou Sobrina ? Est-ce que Razielle finira par me mute IG à cause de mon hrp ? Est-ce que les jeunes filles tomberont sous le charme de Don Santos ? Vous le serez dans le prochaine épisode ! *Générique des années 70 avec un musique bien kitsch et les noms des acteurs en gros caractères jaunes* ]
[ Je vais répondre à tout ça. 1: Parce que, on est plus forte que toi, tu l'as sentie à ma flèche la dernière fois. 2: Non, t'es juste un noob ~ 3: Que tu es un très mauvais Ecaflip, ouais. 4: Non, ou alors elles seront tombées bien bas en acceptant. 5: C'est pas déjà fait ça? 6: Alors là.. Je l'ai jamais vu Irp celui-la, il faisait que du Hrp. T'as tes réponses \o/ Bon, j'arrête d'être méchante avec toi, keur keur. ]
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Score : 293
[ Je vais répondre à tout ça. 1: Parce que, on est plus forte que toi, tu l'as sentie à ma flèche la dernière fois. 2: Non, t'es juste un noob ~ 3: Que tu es un très mauvais Ecaflip, ouais. 4: Non, ou alors elles seront tombées bien en acceptant. 5: C'est pas déjà fait ça? 6: Alors là.. Je l'ai jamais vu Irp celui-la, il faisait que du Hrp. T'as tes réponses \o/ Bon, j'arrête d'être méchante avec toi, keur keur.

[Alors d'abord tu peux pas envoyer ça après mon générique. C'est pas possible. Ensuite je pense que si on continue à faire des post inutiles sur son journal pour montrer qui à la plus grosses... Barre d'espace, Razielle aura une bonne raison de nous tirer les oreilles. Sur ce, voilà le dernier message de Wanupo totalement inutile et dénué de sens, en réponse à un post totalement inutile et dénué de sens. (J'en profite pour remercier le laxisme de Razielle. o/ ) Bonne soirée/journée/année à tous ! *attrape Jack par la taille et saute dans un bassin de lave en fusion*] 
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Score : 655

[HRP] C'est pas du laxisme, c'est juste que je vois pas l'intérêt de flooder hrp mon propre topic.
Et après tant de hrp, un peu de rp, parce que le rp, on aime ça. [HRP/]

Entrée 9 : 30/04/973

Cher journal,

Il ne s’est pas passé grand-chose ces derniers jours. Comme j’étais malade, j’en ai profité pour terminer mon livre, et passer un peu de temps au chaud à Bilbyza. Ca m’a donné le temps de réfléchir à ce projet d’auberge, et un truc que Jeff a dit m’est revenu en tête. « Tu veux pas savoir ce qui arrive à ceux qui respectent pas les délais. »
Il a dit qu’il voulait que l’auberge soit relancée au 15 maisial, ce qui fait court pour les travaux, d’autant que j’ai pas reçu de propositions suite à l’appel d’offres. Jack m’a dit qu’elle ne pense pas que la menace soit sérieuse. De mon côté, je m’interroge sur ce mouvement ; était-ce une menace en l’air ? est-il ou maniaque ou débile au point de préférer ne rien gagner du tout, que de percevoir sa part plus tard que ce qu’il avait prévu ? Ou peut-être que son plan est juste de me (nous ?) supprimer une fois que l’affaire sera relancée, pour la reprendre.. Ce serait stupide que de mourir pour une simple auberge, quand même. J’espère que Jack a raison.
La toxine de mes lames est un paralytique foudroyant, mais son efficacité décroit avec la résistance magique de l’ennemi. Si je dépasse les délais et qu’il envoie effectivement quelqu’un, je vous prie, ô seigneur du fourvoiement, qu’il ne soit qu’un humain sans pouvoir, ou un disciple qui en a peu, et que je puisse frapper juste et en premier.

Je vais essayer de faire confiance à Jack et à ses impressions.

J’ai failli perdre le pendentif qu’elle m’a offert le soir de notre rencontre, ce matin. Le fermoir de la chaîne a dû s’ouvrir quand je dormais. En le ramassant, je me suis demandé s’il y avait vraiment une signification quand elle me l’a donné ? C’était juste après que je me sois débarrassée de mon alliance –une histoire que je ne t’ai pas encore raconté, Journal- en la jetant à l’eau. Je lui ai confié que cette alliance était le premier bijou que j’aie jamais possédé, ce qui a semblé la surprendre, et elle a détaché ce collier –une étoile suspendue à une chaine- de son cou pour le passer au mien.

J’ai longtemps réfléchi au sens de ce geste, sans trouver. Peut-être qu’il n’y en a pas. Peut-être que je cogite trop sur des choses insignifiantes. Elle a proposé qu’on s’entraîne ensemble l’autre soir. C’est une offre que je peux difficilement refuser. J’ai besoin de développer mes pouvoirs, de devenir puissante, ne serait-ce qu’au cas où les effets spectaculaires dont j’affuble ma façon de combattre ne soient pas suffisants à décourager …
Peu importent les arguments. C’est jamais perdu, la puissance.
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Score : 7285
Entrée 10 : 03/05/973

L’entrée du jour est mal écrite, difficilement lisible, comme si l’auteur apprenait tout juste à former les lettres.

Aujourd’hui, je souffre.
Le 1er maisial au soir, j’étais sur le toit du bibliotemple avec Jack. Je sais plus exactement pourquoi je l’avais invitée là haut, mais elle était d’une humeur déplaisante. Evidemment, elle a pas voulu me dire pourquoi. Elle a proposé un jeu, qu’elle appelle la « roulette riktus » ; le principe est de pointer une arme chargée d’un seul coup sur l’autre, et de presser la détente à tour de rôle, sans savoir quand le tir va partir.

Jeu débile s’il en est, j’ai refusé, mais elle a insisté, me traitant de peureuse pour ne pas vouloir prendre une balle inutilement. Mon refus, quelque part, nous avait mis dans une impasse, entre son humeur pourrie et ce jeu qui semblait être tout ce qu’elle voulait faire. J’ai fini par accepter, et elle m’a tendu l’arme. En la prenant, j’ai eu comme un éclat de conscience qui m’a traversé l’esprit. J’ai senti, ou cru sentir, que ça allait mal se finir. C’est justement ça, je crois, qui m’a poussé à continuer. Je lui ai rendu l’arme, refusant de commencer en premier. Et alors qu’elle braquait le canon sur mon épaule, j’ai fais le vide comme j’ai pu, m’apprêtant à accueillir la douleur que je savais en approche.

« Prête ? m’a-t-elle demandé en plongeant son regard dans le mien.
-Oui. » lui ai-je répondu d’un ton sans vie.

Je crois que la douleur perçante m’a traversée avant même que j’entende la détonation. J’ai senti ce corps étranger pénétrer mon épaule en force. Le choc initial n’était pas le pire. Ce fut comme un coup propre, sec, et il y eut une seconde de battement muette avant que l’écho la douleur de l’intrusion dans mon corps ne monte en flèche. J’ai porté la main à mon épaule déjà poisseuse de sang. Le manteau me collait à la peau, et par-dessus l’effort de volonté que je déployais pour contenir la peine, j’ai entendu Jack paniquer.

L’espace d’un instant, je l’ai considérée comme la pire des idiotes. Elle semblait s’être attendue à tout, sauf à ça.

Elle s’est précipitée pour me porter dans son sac, et a déposé ma carcasse murée dans un silence douloureux contre une paroi. Elle a couru chercher une trousse de soin. J’avais mal, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier son inquiétude paniquée. Bien fait pour elle.
J’ai manqué de vomir quand elle a glissé une pince dans ma chair à vif pour retirer les éclats, et la balle. Je ne lui en veut pas. J’ai accepté de jouer malgré que mon instinct m’affirme que c’était une mauvaise idée. Somme toute, c’est comme si j’avais tiré moi-même. Et je sais désormais à quoi m’attendre, si je me fais tirer dessus. Je l’ai quittée peu après qu’elle m’ait fait un bandage d’appoint.

Je suis allée voir ma sœur Maliwan dans la nuit. Elle a froncé les sourcils en ouvrant sa porte, encore pâteuse de sommeil –car je la tirais du lit en plein milieu de la nuit avec ma blessure-. Son regard s’est posé sur le coquelicot écarlate et sanguin qui avait éclos sur l’épaule de mon manteau. On s’est regardées en silence un instant, puis elle m’a tirée à l’intérieur.

« Assied-toi, a-t-elle ordonné alors qu’elle allumait plusieurs bougies avec celle qu’elle avait déjà en main.

J’ai obéi, et l’ai regardé faire. De ma nombreuse fratrie, Maliwan, Eniripsa de son état et compagne de luxe de profession –comprend, cher journal, qu’elle vend son corps aux riches- , est sans doute la sœur avec laquelle je m’entend le mieux. Elle m’a souvent soignée, et j’ai pu subtiliser de nombreux objets de valeur grâce à ce qu’elle me racontait sur ses compagnons fortunés d’un soir. Maliwan vit bien, assume son métier sans honte aucune, et je crois même qu’elle en tire une vague fierté. Elle aide dans les dispensaires à ses heures perdues, entre deux soirées de gala ou deux bals de haut vol. Elle aussi a les cheveux violets, mais les yeux rouges, contrairement à moi. Tous mes frères et sœurs ont des couleurs peu naturelles du genre, étrangement.

Je revins au moment présent quand elle tira une chaise pour se placer face à moi.

-Qu’est-ce que tu as fais cette fois ? demanda t-elle, le ton las, en retirant le bandage que Jack m’avait fait une heure plus tôt.

C’est dans un sourire en coin que je lui répondis ;
-Trois fois rien, j’ai joué à un jeu auquel j’ai perdu.
J’ai senti sa lassitude augmenter d’un cran quand elle a répliqué.
-Et quel genre de jeu consiste à se faire tirer dans l’épaule à bout portant ? Tu me traîne du lit en pleine nuit avec tes yeux de chienne battue, alors j’aimerais au moins savoir comment t’en es arrivée là.
Acide, comme toujours quand elle n’a pas ses heures de sommeil.

L’explication du jeu de Jack n’a pas semblé lui plaire, et je suis sans doute passée à deux doigts d’une gifle bien sentie et méritée. Mais elle a appliqué sa magie sans commenter, et j’ai bientôt ressenti ce mouvement dérangeant de la chair qui se reforme. J’ai vécu la douleur dans le sens inverse alors que mes tissus se sont ressoudés sous ses mains baignées d’un halo éthéré.

-Trois injections par jour, pendant une semaine, et ton épaule sera comme neuve, m’a-t-elle dit en posant une seringue et trois petites fioles d’un liquide bleuté sous la table. Tu plantes l’aiguille directement dans la cicatrice, tu enfonce un peu, et tu injecte le tout. Ca va aider les muscles à se reformer.

J’ai observé ce qu’elle m’offrait en silence. J’ai voulu lui dire merci, mais c’eût été dérisoire, presque indécent, un simple merci après tout ce qu’elle a fait pour moi, pendant des années, alors qu’aucun mot de gratitude ne lui était jamais parvenu de ma part. Je n’arrivai jamais à les dire, et pourtant, ils étaient là. Un inspiration plus tard, j’entamai ;

-Merci, Mali-…
-Eteins les bougies et barre toi, me coupa l’Eniripsa en se levant.
Elle a trainé les pieds jusqu’à son lit et s’y est laissée tomber, fin de la discussion.
Je suis restée là quelques secondes, les lèvres pincées, avant de me lever à mon tour. Les bougies de la table soufflées, je me suis penchée sur elle, déjà endormie ou faisant semblant de l’être. J’ai déposé un baiser sur sa tempe.
-Merci, ma sœur. Je t’aime. »

J’ai etouffé la flamme de la chandelle a son chevet, ramassé ce qu’elle m’offrait, et suis repartie dans la nuit, à travers les rues trop propres pour être honnêtes de Bonta.

Le lendemain, une lettre était arrivée à Macheville. Un artisan ébéniste proposait qu’on prenne rendez-vous dans la semaine à venir pour discuter des travaux. Je suis allée le trouver dans son atelier de l’avant-poste en milieu d’après-midi, et il a consenti à laisser son lieu de travail a ses deux apprentis.

Petit homme barbu aux mains calleuses, au visage franc et ridé, la bedaine ample et le rire facile, il m’a tout de suite inspiré confiance. Je lui ai montré le sol à refaire, qu’il a mesuré avec un interminable ruban gradué, avant de me faire une offre. Pour le balcon intérieur et le sol de la salle, il demanderait (matériaux et pose) quarante-cinq mille kamas. J’ai accepté sans consulter ma co-gérante, lui ai versé vingt-mille d’acompte, et il devrait commencer dès demain. Je vais devoir commencer à réfléchir à la soirée d’ouverture, trouver des musiciens, un cuisinier, du personnel..

Je devrais m’y mettre de suite, tiens. J’écris affreusement mal, aujourd’hui.
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Score : 674

Vraiment sympathique ce journal! C'est bien écrit et on ne s’ennuie pas.
Je ne peux que t’inciter à le continuer aussi longtemps que possible. laugh 

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