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Aniram Dabins, ambassadrice de forbans (BACKGROUND / RÉCIT)

Par Desperatio 20 Mai 2018 - 17:52:20
(HRP) Bonjour à tous et merci pour votre lecture ! J'écris ceci dans le cadre d'une expérience personnelle, et pour me remettre doucement au Jeu de rôle. Aussi, vos avis sur la qualité de l'écriture et la pertinence du bouzin sont les bienvenus ! En vous remerciant de votre attention ! (HRP) 
CHAPITRE 1
Elle ouvrit ses yeux gris clairs et regarda autour d’elle.
Était-ce un rêve ?  
Oui, c’était juste un rêve, juste un rêve. Sa lourde tête se leva de la table sur laquelle elle l’avait posée. Elle arracha la feuille qui s’était collée à sa joue pendant son sommeil. Evangel avait encore dans le crâne les bruits de l’eau se fracassant sur la coque du navire de ses rêves. Cela contrastait drôlement avec les bêlement des Bouftous autour du Havre-Sac, se dit-elle.

 Le capitaine, l’équipage… À sa plus grande déception, ses aventures de flibusterie étaient terminées. Après s’être frotté ses jolis yeux claires, la Roublarde, plus si jeune que ça (pensait-elle), se roula une cigarette. En tirant sa première bouffée de fumée matinale, elle se demanda ce qu’ils étaient devenus, ses camarades pirates.   Elle observa autour d’elle. Le même Havre-Sac, le même tas de fiches, le même bordel, encore. Informatrice. L’informatrice d’Astrub, l’informatrice des Boucaniers… Tu parles. Plutôt une vieille fille solitaire qui allait de villes en villes pour grappiller des contrats insignifiants. C’était tout de même plus amusant dans le temps, dans le temps où y’avait la piraterie, une famille à laquelle se dévouer. 

   Elle grommela en se levant de son bureau, elle était engourdie d’être restée ici si longtemps. La trentenaire passa lentement dans l’entrée de son antre-havre-sac et ramassa sans motivation les lettres et propositions de contrat qu’on lui avait laissé.  

Escobar, Gihibée, Caelius… Où êtes-vous passé, depuis tout ce temps ? Si Xélor chronométrait les pensées d’Evangel, il verrait qu’il n’y a pas un jour où elle ne pense pas à eux au moins trente secondes, où elle ne pense pas à l’écume, aux tempêtes. Elle aurait pu trouver un autre équipage, oui. Mais ça ne valait pas un clou. La Roublarde était romantique, mine de rien, attachée à ceux qu’elle aimait. Peut-être, aussi, parce qu’elle n’avait pas aimé grand monde à part ces forbans aux airs de bras cassés, et que sans se l’avouer, elle était un peu tomber amoureuse de l’Océan.
Hrmpf ! On arrête de ressasser le passé comme ça, ça fait vieille peau.
    Les contrats n’étaient pas très palpitants.
« Des caisses de chanvre en provenance d’Amakna »                
 « Un bourgeois conspirateur avec Brakmâr »  
   « Un époux infidèle »
    « Qui a piqué les croquettes de mon chienchien ? » 
Ma parole, suis-je tombée dans l’oubli à ce point là pour qu’on me propose ce genre de banalités ? Elle soupira. Non seulement elle avait renoncé à la piraterie, mais voilà qu’en plus, on la prenait pour une vulgaire enquêtrice qui aidait les grands-mères à retrouver leurs chachas. Bah, l’avantage de Bonta, c’est qu’on la payait plus généreusement qu’à Astrub, mais quand même, un peu de poésie, des trucs savoureux, que diable ! Elle allait tout jeter, quand un courrier tomba de sa main.
La cire qui scellait le papier n’était pas rouge, mais bleu. Peu commun. Un signe de distinction particulier. Elle tira une bouffée de cigarette en examinant la lettre sous toutes ses coutures. Enfin, elle se décida à l’ouvrir.Ses yeux se mirent à briller quelque peu, mais son visage resta figer dans cette expression blasée qu’elle gardait tout le temps. Une missive de Brakmâr. On lui demandait de se rendre à une réception mondaine organisée en l’honneur d’un livre sacré sorti du Bibliotemple et fraîchement arrivé à Bonta. La récompense était plus que convenable… Ce livre l’intriguait, du moins, était plus alléchant que les autres histoires qu’on lui proposait. Une avance lui serait apportée si elle acceptait. 
Eh bien, il n’y a sûrement rien de mieux.
 La jeune femme pris son mégot pour le jeter dans une vieille corbeille. Elle s’installa à son bureau et rédigea un petit message qu’elle noua à la patte de son Korbak. Elle acceptait. La soirée avait lieu demain. Elle avait le temps d’aller se trouver une tenue convenable pour le "Bal".

 
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