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Les Chroniques d'Or Azur

Par Kahleeciel 03 Novembre 2012 - 07:51:55

[HRP] Totalement novice en la matière, c'est avec curiosité que je découvre Wakfu et l'univers des MMORPG. Et si le concept de RP m'était encore complètement inconnu il y a peu, je peux cependant affirmer qu'en terme de fanfic et d'écriture, je pratique depuis...oh, des années !^^Une passion comme une autre me direz-vous.

Bref, Or Azur est le tout premier personnage que j'ai incarné sur Wakfu. C'est à travers elle que vous découvrirez la Vague Vaudoo et ses membres. Guilde de pirates menés d'une main de maître par le malicieux Anth Ourloup, on y passe des heures à se fendre la poire. C'est à qui fera le meilleur jeu de mot ou se retrouvera dans la situation la plus rocambolesque. Or Azur a commencé avec eux au level 20. Aujourd'hui, elle frôle les 50 et ce, grâce à tous ces pirates qui ont su l’accepter auprès d'eux et qui la traînent à leur suite, de donjons en donjons ! Patients (une vraie noob je vous jure !), ils lui ont tout enseigné. Cette fanfic est avant tout un hommage à mes camarades. Merci à vous tous, pour votre humour, votre patience et votre sympathie ! [HRP]

Prélude

Jeune Xélor qui se cherche, Or Azur peut donner l'illusion d'être timide au premier abord.

Mais son tempérament bagarreur revient très vite au galop. Assoiffée d'aventures, elle trépigne souvent à l'entrée des donjons, en recrutant activement. Guère patiente, elle a tendance à foncer tête baissée, ce qui lui a bien souvent joué des tours. Mais peu lui importe de mourir tant que c'est avec honneur. Le temps ne lui est pas compté et elle remonte avec allégresse les aiguilles de sa vie. Toujours elle reviendra, bien décidée à finir ce qu'elle a commencé.

Récemment acceptée au sein d'une guilde, elle s'y est épanouie et a gagné en puissance. Elle ne s'aligne guère sur le plan de la force brute avec ses camarades, se téléportant à l'envie sur les heures de son cadran, pour éviter de se retrouver en première ligne. Son fidèle Sinistro remplit très bien ce rôle à sa place. Un peu sournoise, Or a cette manie de se glisser dans le dos de son adversaire pour le transformer en légume et avec ses sorts, se fait un devoir de nettoyer le plancher.

Enutrof dans l'âme, la demoiselle est très près de ses sous, économisant avec parcimonie chacun de ses Kamas durement gagné. Sa devise : "un sou est un sou !". Mais c'est avec plaisir qu'elle en met de côté dans le coffre commun, consciente que l'avenir de la Vague Vaudoo ne se fera pas qu'à coups de baston. Un jour qui sait, la Vague aura son propre Havre-Monde...

1/ Xelor cherche compagnons...

L'incarnation, c'est déjà un sacré choc ! Mais quand en plus on se retrouve à tataner des Chacha pour sauver la glue d'un Gélutin, ça vous laisse sur le carreau. On a à peine le temps de se mirer sous tous les angles pour voir à quoi on ressemble que déjà, on file des baffes ! Vraiment, ça commençait bien...

Aaaah, Incarnam. Depuis que je suis tombée (c'était donc une trappe sous mes pieds ?!) dans le Monde des Douze, il m'arrive parfois de regretter ce lieu enchanteur. Des petits bouftous qui bondissent de nuage en nuage, une famille de muloups complètement frappés, un Chaibon monté sur coussin péteur...et des wapins, des wapins partout !

J'ai horreur des wapins. Ca mange des cawottes et j'ai horreur des cawottes ! Sait-on jamais, ça risquerait de me rendre aimable...

Enfin, Incarnam ne va qu'un temps. Astrub,c'est mieux. Encore que, comme beaucoup, j'ai fait l'erreur de dire oui à Ullu et je me suis retrouvée devant l'affreux Ogrest. Je le soupçonne de m'avoir tuée rien qu'avec son haleine ! Quoi qu'il en soit, j'ai à peine eu le temps de voir les caries de ses molaires que j'étais retombée bien plus bas. Astrub,c'est décidément mieux.

Mais que de monde ! Et malgré tout, aumilieu de tous ces petits incarnés, que je me sentais seule. J'avais besoin quequelqu'un me prenne par la main et me dise : "viens, c'est par là". Ayant un faible pour l'eau et les plages de sable fin, j'ai dirigé mes pas sans hésiter vers Sufokia. Au début, j'ai vraiment flippé. Il n'y avait personne. Même la taverne locale était vide !

Alors j'ai vu un livre. Un sacré gros pavé. Et dedans, un peu de la vie des pirates de la Vague Vaudoo. J'ai laissé mon CV (en fait non, j'ai supplié...) et je suis partie casser des cailloux,taper des pioux, me faire manger par les bouftous.

Et c'est en plein milieu de mes caillasseries que le capitaine est arrivé...


2/ Entretien d'embauche à laTaverne du Pichon Chaud

J'usais donc ma pioche sur la caillasse quand le capitaine est arrivé.

Parlons-en de cette caillasse tiens. Toute entière à ma tâche, je m'interrogeais : à quoi bon m'échiner à casser du fer alors que la presse à Kamas n'était même pas en état de fonctionner ? Mais que faire d'autre ? Le village de Sufokia était vide. J'en venais presque à regretter de m'être faite citoyenne de cette nation. Ah certes, les plages de sable fin, les mers bleu azur, les cocotiers, tout y était. Mais où étaient les gens ?!!

Il ne serait pas donc pas exagéré d'affirmer que le capitaine Anth Ourloup était le premier être vivant que je rencontrais au village. Ce qui me frappa quand je le vis, c'était son chapeau à large bords, masquant à moitié son visage. Je distinguais à peine des yeux bleu en dessous et un sourire mutin. C'était un pirate, un vrai. D'un geste, il désigna la taverne. Je le suivis docilement et pris place à une table en face de lui. Il commanda deux pintes de lait de bambou. Je me contentais de fixer la mienne d'un air bovin.

J'avais l'impression de passer un entretien d'embauche (et c'était certainement le cas !). Le capitaine ressemblait d'avantage à un businessman qu'à un brigand flibustier. Il ne cessait de parler dans son coquillaudoo tout en me brieffant sur la Vague Vaudoo. J'en perdis vite le fil. Très vite, je compris que le capitaine était en plein recrutement.

Deux autres personnes firent alors leur entrée. Le premier était un Osamodas. Répondant au nom de Terenos, celui-ci m'offrit, en même temps qu'une ferme poignée de main, une pinte supplémentaire mais de bière d'Astrub cette fois. Je la descendis aussi sec. J'avais le trac, j'avais besoin d'un remontant. Et voilà t'y pas qu'un quatrième compère se pointait ! Je ne savais pas Sufokia surpeuplée à ce point !

Celui-là, je ne me souviens pas de son nom. Il s'agissait d'un autre postulant, un petit marin d'eau douce comme moi. Le pauvre était affublé d'un macabre couvre-chef. Aussi l'appelais-je "Tête de bouftou mort". Ce dernier fut pris de panique quand le capitaine et son matelot disparurent dans son havre-sac. Passablement anesthésiée par la bière et le lait de bambou, je le suivis en titubant jusque dans les bureaux du capitaine.

Nous retrouvâmes ce dernier en plein trafic avec l'Osamodas. L'alcool m'embrumait l'esprit mais il me sembla entendre parler d'armes, je n'étais pas sûre. Enfin, au moins étais-je au bon endroit. M'ayant remarqué, le capitaine m'invita à prendre place à son bureau. Il y déposa un épais volume relié de cuir (à moins que ce ne soit de la peau d'Eniripsa ? Erk !).

"Tiens, me dit-il, signe ici."

Je m'exécutais, fébrile. Je n'osais croire en ma chance. Là-dessus, il me remit un bandana que je nouais avec maladresse. Et enfin, il me donna un coquillaudoo. Le secouant, je le mis en marche. A cette heure de la matinée,aucun matelot n'était sur le pont. Le capitaine m'assura qu'il en serait autrement sitôt la nuit tombée. Je souris, soulagée d'être enfin connectée au reste du monde...enfin, de la nation.

J'avais signé, je faisais partie de la Vague, j'étais heureuse. Jusqu'à ce que le capitaine m'annonce qu'il n'avait plus de bateau... ... ... ... ...

Heureusement que j'avais bu.


3/ Des pirates fiers de leurs couleurs ![/i]

[i]Passablement ivre, je mis un bon moment avant d'intégrer l'information. LeVagalame n'existait plus. Je soupçonnais cependant le capitaine d'avoir recycler certaines planches pour en faire la toiture de son repaire.

Un capitaine de bateau sans bateau mais avec un équipage, un vrai ! Et qui satura mon coquillaudoo d'appels sitôt la nuit tombée, comme je l'espérais.

Très vite, je fis la connaissance d'Alaixtorne Dalemore, la compagne du capitaine. Une guerrière redoutable avec une épée aussi grande que mon compas. Guère bavarde, elle maîtrise avec aisance l'attaque des "yeux revolvers". Son regard, froid et calculateur, m'impressionna dès notre première rencontre. Elle était le pendant de notre capitaine et ils se complétaient à merveille. Alaixtorne est sans arrêt en première ligne, capable de zigouiller quelques squelettes ambulants tout en battant le rappel des troupes. Avec elle,je me sentis très vite en sécurité. Nos chachas se lièrent d'amitié tandis que je parcourais les plaines de Brâkmar à la suite de la pirate. A ses côtés, je gagnais en force et en confiance. Je lui dois beaucoup et elle le sait. Car c'est grâce à elle que je me promène depuis avec une tête d'épouvantail dans tout Sufokia^^
/un triple hourra pour la panoplie flaquette.../.

Terenos fit quelques apparitions au fur et à mesure que j'explorais les plages de Sufokia. Au terme de mon exploration avortée du Tofulailler (maudits piafs...), il me présenta son Gobgob. Curieuse bestiole bleue au regard doux, mais capable de générer les invocations de son maître. Je soupçonne ce dernier d'avoir développé des prédispositions particulières pour la confection de meubles, l'ayant un jour surpris à déforester un carré entier de bananiers sur la route du nord.

Un membre bien particulier de l'équipage me tapa très vite dans l'oeil. Pour être tout à fait honnête, je le sentis arriver avant même de le voir. Quand il apparut aux côtés du capitaine, l'atmosphère fut à ce point chargée d'electricité que je sentis les bandelettes dans mes cheveux se hérisser sur mon crâne.
Khaltos, un Iop au caractère changeant, me mit très mal à l'aise dans un premier temps. Le capitaine me confia un jour et à demi-mot seulement, que le gaillard avait un passé des plus sombres. Il en avait bavé me semble-t-il.

Le nom d'un certain Winch revenait parfois dans leurs conversations. J'ai eu l'occasion de croiser la route de ce roublard. Et à la différence du parfait gentleman qu'était le capitaine,celui-ci s'avéra vite être un coureur de jupon, un mufle, un truand et un goujat de la pire espèce ! Récemment rentrée de voyage dans les mers coralliennes du sud, je ne perçus que quelques infimes échos quand au sort de ce roublard. Peu avant mon départ, il s'était passé quelque chose entre lui et le Iop. Ce soir, quand je reviendrais au sein de la Vague, il faudra que j'en apprenne un peu plus auprès de Khaltos.

En définitive, je m'attachais très vite au Iop, celui-ci sachant faire preuve de dévouement quand ses amis sont dans le pétrin. Un gars attachant, séduisant même et étonnement bien moins tête de Iop que la plupart de ses congénères. Ah,et généreux de ses kamas avec ça ! Une qualité indéniable^^.

Ce qui m'amène à la rencontre en pointillé d'un dénommé Albynn. Eniripsa de son état, il me fit forte impression dès notre première rencontre. Comprenez-moi,le pauvre avait un kralamour sur la tête ! Attachant, Albynn semble timide et légèrement mal à l'aise en présence de certains membres de l'équipage. J'en appris un peu plus à son sujet dans le livre de bord du capitaine...et je compris vite pourquoi le pauvre Eniripsa tentait à ce point de cacher certaines cicatrices. Celà fait bien longtemps que je ne l'ai pas vu. J'espère qu'il va bien car je m'y suis attachée.

De nombreux autres matelots firent peu à peu leur apparition dans ma vie. Tous dotés de caractères et de tempéraments forts, je ne savais absolument pas où me mettre les premiers temps. Je demandais encore récemment l'autorisation de les accompagner à la taverne et osais à peine quémander leur aide pour venir à bout de donjons bien trop coriaces pour une jeune Xélor. Mais tous répondaient présents et surent me faire une petite place à leurs côtés. A moi dès lors de gagner la mienne et de leur prouver que, bien loin de m'aligner sur le plan de la force brute, ils ne regretteraient pas de me compter parmi leurs alliés grâce à mes sorts.

Et si mon long voyage dans les mers enchantées du sud ne me permit guère de gagner en puissance, il eut cet avantage indéniable de me donner envie de retrouver au plus vite la Vague Vaudoo. Et de venir grossir les rangs du raz-de-marée, qu'elle n'allait pas tarder à devenir.
 
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(hrp) Jeune xélorette, votre plume est aussi affûtée que votre aiguille! Votre présentation est légère, fluide et humoristique. Vous m'avez donné envie d'en savoir plus sur la vague vaudoo.

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Alors je me dois de continuer à rédiger mes chroniques ! Car la Vague n'en est qu'à ses débuts. Mais si elle ne génère qu'un peu d'écume pour le moment, attendez-vous à ce qu'elle devienne un jour, un formidable raz-de-marée !

Pour la Vague !!!


Les Chroniques d'Or Azur -4/ Les Ourloupitudes

Les jours passent et je fais sans cesse de nouvelles rencontres.

Récemment, j'ai eu l'occasion de parler chiffons avec Résie Stance. Cette sympathique Ecaflipette s'est spécialisée dans le dressage de puces ! Je n'avais encore jamais vu ça. Papy ne supporte pas de l'avoir trop près de lui quand elle les libère. J'ai fini par comprendre pourquoi, quand je le vis se transformer en...cet espèce de monstre à dents et à fourrure !

Ce cher Harry Cow...
/ça-y-est,vient de comprendre le jeu de mots...il était temps !/. Avec lui,c'est la Belle et la Bête. Super sympa soit dit en passant. On a passé de bons moments avec Alaix et lui à taper du scarafeuille sur les plaines de Brâkmar. On a vite sympathisé. Je l'appelle Papy. Il est calme, toujours, et réfléchit avant d'agir. La sagesse à l'état pur. J'ai beaucoup progressé avec lui aussi.Ensembles, nous avons foulé le sable des plages du mont Zinit. Bon, le vieux du fond n'a jamais voulu le laisser passer mais qu'importe, je sais qu'un jour, nous irons fracasser la reine Slek dans son repaire. Et Papy sera là.

J'en reviens à Résie. Je les aime bien ses puces moi ! Non mais c'est vrai,personne n'a idée du temps qu'elle a dû mettre pour les trouver et les dresser une à une ! Ah, les ingrats...

Et en parlant de puces...j'ai eu vent d'un certain Shapard Heur, une sorte d'indic de l'ombre du capitaine. Quelque obscur matou qui espionne et furette pour le compte de la Vague. A moins que ce ne soit pour le compte exclusif du capitaine ? Mmh...

Juste avant de partir en voyage, j'ai eu l'occasion d'assister à un entretien d'embauche dantesque. Un Eniripsa était en train de déposer son CV aux pieds du capitaine, quand ce dernier nous fit une fois de plus démonstration de son talent inégalé en terme de jeux de mots pourris mais Ô combien burlesques !


Rien que pour le plaisir, je réécoute certains passages que j'avais enregistré sur mon coquillaudoo :

Seth : Enchanté, moi c'est Seth !
Anth : Et moi, Huit !

Oui. Du Anth tout craché. Il venait à peine de commencer que j'étais déjà parterre à mourir de rire.

Anth : je tiens un magasin...
Moi : Sept à Huit !

Et me voyant en train de décéder lentement, les zygomatiques à l'agonie et lesouffle coupé, il m'acheva d'un :

Anth : et elle c'est Neuf...Neuf Ala Coque.
Seth : et euh...mon histoire, ça n'intéresse personne ?

Je dus sortir en rampant, consciente que ma survie en dépendait. Ca me fait penser que je ne me suis toujours pas remise du tout premier jeu de mot du capitaine, peu de temps après mon accueil au sein de la Vague...

Khaltos (s'adressant à l'équipage réuni) : pas de stress !
Anth : Y a point S.

Bref.

Je donnais un nom à ces boutades toutes "Anthiennes"...les"ourloupitudes".

Mais comment fait Alaix pour survivre ? Quelle femme...

Un jour, au Rivage Steamulant, je vis que le capitaine était seul, bien planqué sur une passerelle de bois surplombant le vide.

"C'est le seul endroit où ces requins ne viendront pas" me dit-il.

Là, je lui dis au revoir. Je partais pour un long voyage dans les mers du sud et lui promis de lui ramener un souvenir. Il exigea plusieurs tonneaux de rhum.Je lui répondis qu'à moins de revenir avec une galère marchande, ce ne serait pas possible. Et là-dessus, je rajoutais que je ne pouvais pas non plus espérer qu'il me prête le Vagalame ! Cet idiot de bateau s'étant mis en tête de bien rester peinard au fin fond de la mer.

Tiens, j'y pense...Qui nous dit qu'ils n'ont pas coulé parce qu'il y avait une femme à bord ? Ca porte malheur ces machins là. Tout l'monde sait ça...hum.

Les Chroniques d’Or Azur – 5/ Les pourparlers


Cela fait presque un mois que j’ai rejoint la Vague Vaudoo.

Et en un mois, j’en ai vu des choses ! J’ai notamment été le témoin d’une alliance entre la Vague, la Milice Ecarlate et les Pirates Steamulants. Novice en terre de la piraterie, il m’a fallu compter sur la patience du capitaine pour comprendre de quoi il en retournait. Mais globalement, cette alliance ne sera qu’un triangle incomplet. Entre la Milice et les Steamulants, de vieilles rancœurs demeurent. Le nom de Xiangu revenait sans cesse dans les discussions.Je n’ai jamais rencontré ce Pandawa. Mais à la façon dont ses camarades en parlaient, je devinais qu’il comptait encore beaucoup à leurs yeux.

Le ton commençait à monter et à monter fort ! De toute urgence, le capitaine me demanda de creuser quelques tombes en prévoyance de l’imminence du combat. Et moi, au vu du nombre de protagonistes, je m’empressais de creuser une vaste fosse commune. Je fus déçue de voir qu’au final, elle ne servit à rien, à part à me cacher dedans. Le capitaine avait eu la bonne idée d’isoler les deux principaux antagonistes dans son havre-sac, histoire qu’ils puissent parlementer en paix. Les pourparlers chez les pirates, ça rigole pas !

Cette alliance perdure toujours. Pacte de non-agression et d’assistance en cas de problème. A l’origine, il s’agissait de mettre en place un vaste projet. Je n’en dirais pas plus, de peur que les murs ne tendent leurs oreilles opportunes. Ce projet, que j’appellerais le projet "R", ne verra pas le jour de sitôt. Nous n’en sommes encore qu’aux préparatifs. Nous sommes loin d’être prêts, mais…je me surprends encore à espérer qu’un jour peut-être, nous le mettrons en application.

Entretemps, nous avons rencontré un remarquable Steamer. Mash, talentueux mécano, nous a remis le Vagalame sur p…à flot !

Tiens, en parlant du navire…Je repense encore à notre première rencontre, avec le capitaine, lors de mon… "entretien d’embauche" pour que j’intègre la Vague. Je l’avais beaucoup fait rire en lui demandant des nouvelles de l’Amalgame ! J’étais pas peu fière de lui montrer qu’en qualité de candidate sérieuse et motivée, je m’étais dûment documentée ! L’Amalgame…enfin. A défaut de paraître sérieuse, je le fis bien rigoler.

Et depuis, mon caractère ne s’est guère arrangé. J’ai un bec grand comme ça voyez-vous. Avec mes amis et les amis de mes amis, je suis polie, gentille,serviable et tout. Mais qu’un quidam, peu importe sa puissance, me cherche seulement des noises, je te lui colle une diarrhée verbale dans la figure ! Par bravache, j’accepte volontiers les combats, duels et tout le toutim. A ce jour, j’en suis à…0 victoires !







Mais mes ennemis n’ont même pas le temps de cracher sur ma tombe que mon spectre leur balance des avoinées retentissantes ! Et je les poursuivrais jusqu’en enf…jusqu’à Brâkmar s’il le faut, par XELOR !!!

Les Chroniques d’Or Azur – 6/ Le Vagalame version 2.0 Gold Master édition Christmas !


Revenons à Mash…

Cela fait une éternité que je ne l’ai pas vu. La dernière fois que je l’ai aperçu, je l’ai surpris à monter deux réacteurs à Stasis à la poupe du Vagalame. Inquiète, je l’entendais marmonner dans son coquillaudoo, acquiesçant sans broncher à toutes les demandes du capitaine. Oui, oui, le Vagalame serait équipé d’une pizzéria, d’une salle de jeux avec billard, bowling et tireuse à bière et surtout, surtout, d’un blindage Steamer et d’un bouclier de protection. Vaguement inquiète, je lançais un regard nerveux au navire en chantier.

Couvert d’algues sur la moitié de sa proue et de ses gaillards avant, le navire paraissait scindé en deux. Encore noir de moisissure à l’avant, il était déséquilibré par les deux gros réacteurs et le blindage en métal que Mash mettait en place à l’arrière. Lentement mais sûrement, l’antique navire tout en bois noir se faisait digérer par un carcan de métal. Je n’osais demander si l’engin resterait à flot avec toute cette masse. Après tout, je n’y connais rien en termes de navire et de flottabilité…

Avec une petite pointe au cœur, je me demandais ce qu’il resterait de ce fier navire pirate /doit ressembler à un porte-avion maint’nant !!/
et détournais le regard. Alaix venait de me contacter. Elle me proposait de m’entraîner un peu. Ravie, j’acceptais. Je ne le savais pas encore, mais c’était la dernière fois que je voyais le Vagalame.
A ma décharge, je fus très occupée par la suite.

Sans arrêt sur le qui-vive, les mains prêtes à dégainer ses flingues et son grappin,la redoutable Alaix m’entraîna au Jardin Surlo, tondre à mort quelques bouftous et bouffettes enragés. Nous y fîmes la connaissance d’Anopse, sympathique Feca, novice elle aussi dans ce monde de brutes. On reste en contact depuis, se donnant mutuellement de nos nouvelles.

Nous en étions à tailler le bouftou royal en brochettes quand soudain, Alaix se figea, blême et le regard fixe. Inquiète, je remballais mes aiguilles.

"Alaix ? Un problème ?

-Winch…Il est à Astrub…avec Anth."

Je n’eus guère le temps de répondre que la voix laconique du capitaine retentit dans mon coquillaudoo. Très calme, il m’annonça que le roublard s’était introduit dans son bureau et avait récupéré le coquillaudoo que Anth lui avait retiré quelques jours plus tôt, l’ayant radié de la guilde.

Je n’avais rencontré qu’une seule fois le dénommé Winch. Le goujat m’avait sauté dessus et je ne dû mon salut qu’à l’intervention salutaire de ce cher Albynn. Et tandis que les garçons se crêpaient virilement le chignon, je courus me réfugier à l’autre bout des Dunes de Kane. Autant vous dire que quand j’entendis la voix nasillarde et lubrique du roublard, je n’en menais pas large.

[HRP] Merci Ancestry pour ton post !^^Je vais bientôt poster moi aussi sur ta fic^^ [HRP]
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[Ce que j'aime , c'est la dynamique du texte : c'est un habile mélange du background de ton personnage et d'un RP-solo. Tu ne crées pas l'histoire du perso' au préalable pour ne jamais la modifier par la suite, mais au contraire tu la construis au fur-et-à-mesure de ton expérience en jeu. C'est plus fluide, plus naturel.
Au passage, par contre : on évite par convention de considérer que ton personnage est "né" adulte sur Incarnam. Ça fait genre "coucou, j'ai trente ans, j'ai pas de famille, pas de passé et je pars à l'aventure sans raisons". Il est préférable, si tu tiens à placer les scènes sur Incarnam dans l'histoire du perso (les rôlistes occultent le plus souvent ce passage mais c'est original, pour le coup !), tu peux considérer qu'il se réveille on-ne-sait pourquoi sur Incarnam (sale coup sur la tête et réincarnation express, pas exemple), amnésique et un peu sonné sur l'archipel céleste !] 

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[HRP] Bonsoir Thareli. Merci pour ton post^^.

Effectivement, Incarnam reste un peu délicat pour moi. Je découvre que la majorité des gens qui écrivent parle de la naissance/enfance de leur personnage. C'est tentant en ce qui concerne Or Azur mais comme tu l'as très bien dit toi-même, j'écris ce qui m'arrive en jeu.

De ce fait, j'arrive à décrire toutes les "morts" de mon personnage mais pas sa naissance...étrange...^^

Enfin, je te remercie. J'apprécie beaucoup ta critique. Peut-être raconterais-je l'enfance d'Or un jour^^. [HRP]

Les Chroniques d’Or Azur – 7/ Winch Hexter…


Je ne m’étendrais guère sur le sujet, le maudit n’en mérite pas tant.


Ne sachant pas trop dans quoi je mettais les pieds, je suivais néanmoins Alaix jusqu’à Astrub, malgré la fatigue. Il était tard, je voulais dormir mais je me devais de rester solidaire avec la compagne du capitaine. Et je fis bien.

Tout du long du trajet, assez court vous en conviendrez, je me fis copieusement insulté par Winch. Virant très vite au rouge pivoine, je mis des heures à arriver à Astrub, m’arrêtant le plus souvent pour hurler des menaces de mort dans mon coquillaudoo. Essoufflée, je retrouvais Alaix qui tournait en rond dans l’espoir de dénicher le truand. Celui-ci s’était bien caché. On l’entendait, c’était horripilant, mais on ne le voyait pas. Je croisais le capitaine dans l’auberge, le saluant tout juste, les bandelettes en pétard et les aiguilles dégainées. Très calme, Anth me fit signe, désignant une trappe sous mes pieds.

Qu’était-ce donc là ? Un tripot clandestin ? Je ne l’avais jamais vu ! Je sautais dedans à pieds joints.

Et faillis me faire découper par des cartes à jouer. Tranchantes et affutées, elles lévitaient tout autour de Winch, prostré sur le sol. Non loin, Alaix aspergeait copieusement les murs du sous-sol avec son propre sang. Les mains coupées par les cartes, elle n’avait pas hésité à tenter de frapper le roublard malgré cet étrange bouclier. Impuissante, elle devait se contenter d’exterminer le roublard du regard, lui-même prisonnier de ce carcan. Je ne m’inquiétais pas pour elle, son attaque des "yeux revolvers" étant aussi efficace que sa grande épée.

Du coin de l’œil, j’aperçus l’Ecaflip responsable de ce bazar. Qui était-il ? Que faisait-il là ? Pourquoi avait-il coincé ainsi le roublard, nous empêchant par la même occasion de le frapper à mort ? Je ne me souviens plus de son nom, imprononçable en plus de cela. Il avait une tête sympa mais refusait de se laisser caresser le crâne /Kyaaaaaaah, un gros chachaaaaa !^^/, n’hésitant pas à montrer les crocs si jamais j’osais essayer.

Ce ne fut qu’à le demande de Anth que cet inconnu accepta de relâcher Winch. Je n’eus même pas le temps de lui planter une aiguille dans le derrière que le lâche s’envolait aussitôt. La suite fut dantesque. Alaix et moi courûmes en vain tout autour de la Taverne, perdant le roublard de vue au milieu de la masse d’aventuriers. Pervers, le vilain revint nous narguer, caché derrière un masque. Je le reconnus à l’odeur et le démasquais. Alaix le saucissonna avec sa chaîne et c’est avec joie que nous lui filions tour à tour des baffes retentissantes. Là-dessus arrivèrent d’autres pirates qui bien entendu, se mêlèrent à notre "discussion".

C’était une soirée animée et rien ne me fit plus plaisir que la remarque de ce quidam : "Heureusement qu’il y a les pirates de Sufokia ! On ne s’ennuie jamais avec eux !". Ça, et la rouste monumentale que je fichais à Winch. Qu’il crève mille fois en enfers, le ventre ouvert et les tripes à l’envers !!!!!!


Les chroniques d’Or Azur – 8/ Mon geste désespéré…


Quand je me réveillais le lendemain, je crus que le cauchemar ne s’était pas terminé.

Toute la nuit durant, j’avais rêvé de l’horrible Winch Hexter et de ce qu’il avait sous-entendu à propos de Khaltos et moi. Car oui, ce n’était plus un secret pour personne, j’étais tombée amoureuse du Iop. Je le trouvais si beau, si fort, si valeureux…un vrai chevalier ! Avec le recul, je m’aperçois aujourd’hui qu’il s’agissait d’avantage d’un béguin que de sentiments sérieux. Je n’ai que 16 ans, Khaltos en a presque le double. Ce n’était pas sérieux.

Mais à l’époque, j’étais trop amoureuse pour y faire attention et de ce fait, je souffrais terriblement de ce que Winch pourrait découvrir de plus à ce sujet.

Aussi m’empressais-je de filer au repaire dès mon réveil. Là, sourde aux appels d’Alaix qui avait deviné que quelque chose se tramait, je m’enfermais dans mon havre-sac. Le capitaine tentant également de me faire entendre raison, j’arrachais le coquillaudoo accroché à mon oreille et le planquais sous mon oreiller, frappant dessus pour ne plus entendre les voix inquiètes de mes camarades.

En toute hâte, je réunis les quelques portraits que j’avais de Khaltos. Aaaaah, elle était chouette cette peinture, le représentant avec sa tenue Noke. Mais qu’importe, elle finit au feu avec toutes les autres, pressées que j’étais de faire disparaître ces preuves accablantes. Les larmes aux yeux, je regardais mon petit trésor s’envoler en cendre dans le lointain. Alaix et le capitaine étaient en route, Khaltos à moitié ivre sur leurs talons.

Et alors que j’affichais avec force un sourire qui se voulait épanoui, le Iop m’annonça que sa femme l’avait fichu à la porte. Ou qu’elle était morte. Qu’importe. Ce fut l’ultime coup de massue. Khaltos, marié ! En toute hâte, je rédigeais un testament que je jetais à la figure du capitaine,celui-ci ne me prenant pas au sérieux.

"JE M’EN VAIS ! criais-je.

-Pense à nous ramener du pain, répondit-il."

Le monstre.

Seule Alaix parut se soucier de moi. Et alors qu’elle me tendait une main compatissante, je me détournais et sautais sans hésiter à l’eau, disparaissant sous la surface…

On n’entendit plus parler de moi avant longtemps.

[HRP] J’avais besoin de faire les boutiiiiques ! Pardoooooon ! *s’agenouille en suppliant*

Ou, comment justifier de façon dramatique une déco à la sauvage ! \o/ [HRP]

Les Chroniques d’Or Azur – 9/ À pwoâl dans le Penitenslek !


Ce que beaucoup prirent pour une tentative de suicide /
allons,nous jouons à Wakfu, c’est le monde des bisounours quoi !^^...quoique Kal en a une opinion bien différente.../, était en réalité une belle occasion de me rafraîchir les idées.

Plombée par le poids de mon armure, je nageais la brasse coulée. Ne me demandez pas comment je fis pour ne pas me noyer, cela reste un mystère sur lequel je ne m’étendrais pas. Quoi qu’il en soit, quand je m’extirpais des flots à la nuit tombée, ce fut l’équivalent d’une renaissance !

Fini le gentil béguin pour Kal le Iop ! A la poubelle l’affreux chapeau de paille que je portais depuis trop longtemps. C’est vêtue d’une belle armure dorée trouvée au fond des eaux que je fis une entrée remarquée dans le bureau du capitaine. Celui-ci me foudroya du regard.

"Où étais-tu passée ?! On s’est tous inquiétés ! Kal a même sauté à l’eau pour tenter de te retrouver !"

-Malgré le fait qu’il était ivre ! enchaîna Alaix, me grondant gentiment du regard. Lui, on a réussi à le repêcher mais pas toi. Qu’est-ce qui t’as pris ?"

Ravie de retrouver mes camarades, je m’installais tranquillement aux côtés de Résie Stance.

Celle-ci avait amené sa sœur qui avait soi-disant des informations à communiquer au capitaine à propos de je ne sais plus trop quel équipage de pirates. Je m’en voulais d’avoir ainsi sauté à l’eau. J’avais raté quelques épisodes. Et je n’eus guère le temps de me renseigner sur le sujet qu’Alaix me prenait déjà à part. Je lui racontais les raisons de mon geste qui en réalité, n’avait rien de désespéré et elle me complimenta sur ma nouvelle tenue.


Le lendemain, et afin de resserrer les liens avec les membres de l’équipage, Tefila (une sympathique petite nouvelle dans la Vague) et moi, suppliâmes les chefs de nous accompagner au Mont Zinit, botter les fesses d’Enutrofs mal-embouchés ! Ils répondirent à l’appel et c’est à six que nous nous retrouvâmes enfermés dans une sinistre cellule…et à poil en plus de ça !

Je me remettais à peine de cette histoire avec Kal que ce dernier se pointait uniquement vêtu de son caleçon. Mes bandelettes ne cachant quasiment rien, je dus rester digne et concentrée sur les combats qui s’ensuivirent. Ceci dit en passant, ce ne furent pas les Sleks qui nous rétamèrent mais bel et bien la fatigue. J’espère qu’un jour nous y repartirons, bien décidée que je suis à avoir mon propre bébé Slek !

Et le lendemain, une terrible nouvelle me parvint par l’intermédiaire du coquillaudoo : le capitaine avait disparu…

[HRP] Et là en gros, c'est le début de la fin... [HRP]

 

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Score : 3
(Je les adore ces chroniques !!! ^^ , courage Or ! la suite ! vu que je n'arrive pas a dire a quel point j'aime tes chronique je vais juste dire..je les adore !! même si je me répète !! , enfin Bonne chance ^^)

Resie Stance
 
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Score : 502

[HRP] Merci, merciiii !^^

Mais tu sais, tu en as beaucoup plus dans la section fanfic ! Comme j'attend qu'on me poste un message pour poster 3 chap supplémentaires ici, cette partie RP prends plus de temps pour être à jour^^.

Enfin, grâce à toi, je vais pouvoir en poster 3 autres de plus. Faudrait que je rattrape la partie fanfic. Quel trafic !

Encore merci pour ton petit mot ça me fait toujours plaisir !^^ [HRP]

Les Chroniques d’Or Azur – 10/ Un navire sans gouvernail…


Ce fut un véritable coup de massue.


Le capitaine avait disparu. Le Vagalame aussi. Il n’était plus à quai. Mash aussi avait disparu. Et Alaix…impossible de la joindre. Un peu plus tard, Khaltos confirma mes craintes. Anth avait emmené femme et bagages et s’était carapaté à l’autre bout du Monde des Douze.

"Une lune de miel tardive ? demandais-je.

-Plutôt des affaires à régler, marmonna le Iop, tenant une bouteille de bourbon aux trois quart vide à la main."

C’était terrible ! Notre équipage se retrouvait livré à lui-même, sans personne à la barre ! Entre ça, les Steamulants plus très stimulés et la Milice terriblement silencieuse et discrète, l’avenir de la piraterie à Sufokia s’annonçait des plus sombres. Les Bananas risquant de profiter à tout moment de la situation, il fallait réagir !

Mais c’était sans compter sur la prévoyance du capitaine. Devenu second à bord, Kal avait gagné sa confiance (à coups de baffes certainement…note à moi-même, s’écarter de lui quand il dit bonjour…). Et c’était lui à présent qui menait notre équipage de donjon en donjon. Vaillant à la tâche, je constatais très vite que le Iop ne s’économisait pas. Recrutant, buvant, se battant, buvant, offrant de jolis cadeaux à ses camarades /la panoplie nuageuse ! Merci Kaaaaaal !^^/ et buvant encore, le Iop veillait à ce que ses amis deviennent aussi forts que lui.

Mais pas trop quand même. Ce cher Harry se rapproche un peu trop dangereusement de son niveau et ça a le don de le mettre en pétard. Papy a d’ailleurs sacrément pris du poil de la bête ! Il était déjà costaud mais là, force est de constater qu’il talonne notre Iop de près. Papy a hérité d’un nouveau surnom maintenant que j’y pense. "Peluche" qu’on l’appelle^^. Et de préférence, quand il y a beaucoup de monde autour de nous. C’est affectueux,c’est mimi les peluches ! Récemment, il nous a confié apprécier de fusionner avec son phorreur mais que ça posait problème pour se gratter les fesses. On le comprend.

Les donjons, on en mange tous les jours au petit déjeuner avec Kal à la barre. Et tant qu’on en est à parler des seconds du capitaine, je me dois de relater ma rencontre avec le fameux Arona Demetriel. A l’origine, ce Sacrieur était le premier bras droit du chef. C’était la première fois que je le voyais. Il me fit forte impression quand il déploya d’impressionnants talents en termes de stratégie. Ce ne fut qu’à ses côtés que je pus enfin mettre sa raclée à la sorcière qui transformait les malheureux aventuriers, en bouftous d’Halouine de par tout Astrub.

Hier encore, nous nous trouvions à Brakmar, plantés devant la Scarrière Abandonnée, à attendre qu’Ymaj nous rejoignent. Encore un que je ne connaissais pas et dont je fis la rencontre avec plaisir. C’est un Pandawa qui se bat à coup de tonneaux de lait de bambou dans ta tronche ! Très fort, très, très fort.Je trouve même d’ailleurs étrange que Kal reste si calme en sa présence.

Au passage, que soient maudits tous les Brâkmariens !

En ce moment, ils sont en guerre avec tout le monde ! Qu’ont-ils eu besoin d’élire un gouverneur aussi taré ?! Impossible de faire du tourisme ou même du shopping en toute tranquillité. Le climat là-bas nous obligea à traverser la capitale en ligne droite. Ymaj se fit choper par un Xélor et moi, par un Crâ guère bavard mais qui tapait fort. Si vous passez un jour par Brakmar et sa capitale, ne soyez pas étonnés si vous croisez une pierre tombale en forme de cadran solaire qui invective les passants. C’est le spectre de ma précédente incarnation. Qu’il les maudisse tous !!


C’est donc avec impatience que nous attendons le retour du capitaine, Kal veillant sur l’équipage en attendant. Le Iop pourra être fier de lui quand le chef reviendra. Nous serons devenus si forts que le capitaine n’aura d’autres choix…que de remettre en branle le mystérieux projet "R" !


Les Chroniques d’Or Azur – 11/ Méfiez-vous de l’eau qui dort…


Les jours passent et la Vague se languit de son capitaine.


La Vague, sans Anth Ourloup, est un navire sans gouvernail…mais heureusement que les voiles sont toujours là !

Avec Kal aux commandes, on continue à s’entraîner, Harry remplissant également cette tâche à merveille. C’est grâce à leurs efforts combinés que j’eus l’immense plaisir d’ouvrir le cadeau que le Iop m’avait donné. Enfin, la panoplie nuageuse ! Pas de quoi sauter au plafond pour certains mais quand même ! Vous auriez vu le prix que certains en demandaient !

Bref…

C’est en plein milieu de la Prairie Sauvage que je disparus dans mon havre-sac en vue de revêtir ma nouvelle tenue. Le résultat était…disons que…vous voyez les gros choux à la crème recouverts de chantilly ? Ben voilà, vous avez une Or Azur nuageuse. Appétissant je dois l’avouer mais guère seyant. Enfin, c’est le résultat qui compte.

Je comptais montrer le soir même mes progrès à Khaltos. Hélas, nous ne vîmes jamais le Iop. Inquiète, je ne pus le joindre. Il buvait de plus en plus ces derniers temps et je doutais que l’absence prolongée du capitaine en soit la cause. La silhouette menaçante de Winch Hexter ne cesse de me hanter. Le monstre rôde toujours quelque part dans les environs d’Astrub. Il y a peu, j’apprenais qu’il trempait dans des trafics douteux. L’individu me répugne autant qu’il m’effraie. Je rêve de le croiser de nouveau pour lui fiche la raclée de sa vie et en même temps, je redoute cet instant.

Enfin.

Dernièrement, j’ai eu le plaisir d’entrer à la Taverne du Poney Qui Tousse, repaire officiel de la Milice Ecarlate. Je fus littéralement impressionnée ! C’était…beau,grand, spacieux, convivial. J’y croisais quelques membres de la Milice et notamment Sybil, une impressionnante Eniripsa. Vieille connaissance de notre capitaine ? La jeune femme est en tout cas redoutable en combat. Et elle m’a plus d’une fois scotchée en abattant du requin aussi sûrement qu’un Iop ! Et elle fait très bien serveuse de bar aussi !^^ Leur petit jus,fait à base de poumons de poney, vous arrache le palais. C'est à vous décoller la plèvre des côtes tellement c’est fort !

Il eut le mérite de me mettre du cœur au ventre pour tenter de rattraper Harry et Arona qui dévalisaient les Dunes de Kane de toutes leurs pierreries le soir même. Aurions-nous des choses à acheter messieurs ?

De ce fait, entre deux combats, des règlements de compte, quelques détours par les tavernes locales, des carrières de cuivre et de manganèse prises d’assaut, la Vague semble s’essouffler. Silencieuse, elle ne fait guère de remous en ce moment et se tient à carreaux. Nos ennemis de toujours, les Banana’s, semblent avoir disparu de la circulation eux aussi. On dirait que la piraterie toute entière retient son souffle à Sufokia.

Mais ce serait bien mal connaître les Vagueux de la Vague. Personne ne nous voit mais nous devenons plus forts. Quand le capitaine reviendra, la Vague reprendra son souffle et déferlera sur le Monde des Douze, tel le raz-de-marée qu’elle n’a jamais cessé d’être.

[HRP] Capitaine,qu’est-ce que tu fous ?! On est au troisième millénaire enfin, ça prend pas des mois pour se faire installer le net, c’est pas vrai !!

Reviiiiiieeeeeeens !!!!*pleure* [HRP]


Les Chroniques d’Or Azur – 12/ Une journée ni blanche, ni noire…(partie 1)



Aujourd’hui, j’ai vécu l’un des jours les plus bizarres depuis mon incarnation.


Dès potron-minet, je croisais cette mystérieuse Xelor à la voix envoûtante : Mélodène. Elle avait à la main une page de mes chroniques. Comment s’était-elle retrouvée là ? Sans doute Harry avait-il oublié de refermer le Havre-sac du capitaine en sortant. Le courant d’air aura emporté le papier. Quoi qu’il en soit, ma compatriote me glissa entre les mains un magnifique volume tout relié de cuir. Il me paraissait très ancien. Selon elle, il s’agissait de l’histoire de notre peuple. A peine eus-je le temps de caresser la couverture usée, qu’elle avait déjà disparue. Elle avait laissé choir la page manquante de mes chroniques. C’était celle où je racontais ma rencontre avec le capitaine^^.

De ce fait, la journée commençait fort bien.

Guillerette sous le soleil encore radieux de Novamaire, je m’empressais de miner. Je rêvais aux futurs kamas qui sonneraient bientôt dans ma poche quand Harry, Kal et Aria, m’enjoignirent de les rejoindre à la Prairie Sauvage. Là-bas, je montrais à Khaltos la superbe panoplie nuageuse dont il m’avait fait cadeau. On me traita gentiment de gros nuage et nous tapâmes joyeusement du bouftou. Guère concentrés sur la tâche, nous bavardions comme des écolières. J’étais ravie de retrouver le Iop, celui-ci nous ayant posé un joli wapin la veille au soir. Je ne lui en voulais pas car ça concernait Winch. Mais la pauvre Aria, un peu timide, ne réussit presque jamais à en placer une.


Aria Demetriel, Crâ de son état.

Elle est arrivée il y a peu à la Vague. Elle se bat avec hargne et courage mais n’est guère bavarde. C’est assez déstabilisant pour une commère comme moi. De ce fait, je ne sais absolument rien de la jeune fille. Quels sont ses liens avec Arona, si ce n’est leur nom ? Ont-ils au moins quelque chose en commun ? J’ai tenté d’interroger Arona à ce sujet. Étonnement, il s’est refermé sur lui-même quand je lui posais la question. Respectueuse de son intimité, je n’insistais pas. Pourtant, j’aimerais bien savoir…

Plus tard dans la journée, je retrouvais ma peluche préférée au beau milieu de la Jungle Incarnée. C’est là que les ennuis commencèrent…

Un Chaos d’Ogrest !

C’était la première fois que j’assistais à ça. Terrifiée, je découvris en même temps le tonnerre, les vents hurlants et la pluie cinglante. Tremblante de peur, je me recroquevillais contre la roche de la falaise toute proche. Et alors qu’un éclair illuminait le ciel, un visage grimaçant me fit hurler de peur ! Un homme à la tête encitwouillé me lorgnait avec insistance. Bondissant tels les tatouages d’un Sacrieur, je m’enfuis en hurlant.

"Or, c’est moi ! C’est Harry !”

Maudit soit-il !

Je le grondais de m’avoir fichu une frousse pareille. Mais par la suite, je restais fermement accrochée à son bras, sursautant à chaque fois que la foudre frappait. On se perdit dans la jungle et ce fut par le plus grand hasard que nous trouvâmes l’entrée d’un donjon. Inquiets, nous montâmes au sommet de la falaise. Quand Harry vit une catapulte qui n’attendait plus que nous pour nous expédier ad patres, l’Enutrof vira au vert et tourna vivement les talons.[/i]

[i]"Hors de question que je monte sur ce truc !"


Il avait raison. Son cœur n’y survivrait pas. Et puis, l’endroit était désert et il n’y avait personne pour nous aider. Aussi fîmes-nous demi-tour. Douchés par la pluie, notre enthousiasme lui, demeura intact.

"J’ai entendu parler d’un château abritant des Miss vraiment moches ! m’écriais-je. Et si on y allait ?"
Sitôt dit, sitôt fait.

Arrivés là-bas, nous eûmes toutes les peines du monde à ne pas marcher sur une multitude grouillante de crapauds mufles et butor. Il n’aurait plus manqué que Papinou se casse le col du fémur ! Ce fut donc avec difficulté que nous parvînmes devant la porte d’un donjon massif. Armée de ma clé, je toquais avec empressement à la lourde porte. Mais rien ne se passa. Et alors que je commençais à tambouriner avec fureur, Harry désigna du doigt une pancarte sur le côté. L’entrée n’était réservée qu’aux…moches. Perplexe, je détaillais attentivement mon reflet, dans l’eau d’un lac tout proche.

"Effectivement, je ne corresponds guère aux critères !^^

-Et moi ? demanda Harry. Pourquoi je ne peux pas entrer ?

-Sans doute parce que je t’illumine de ma beauté !"

Se détournant pour éviter de me répondre, Papy contacta Albynn via son coquillaudoo.

L’adorable petit Eniripsa en était à remettre les viscères dans le ventre de Winch et terminait de le recoudre. Un labeur auquel il semblait coutumier. Avec plaisir, je me collais contre Harry, me régalant des gémissements d’agonie du roublard en fond sonore. Douce musique à mes oreilles. Placide, Albynn confirma nos craintes : pour entrer dans le donjon, je devais m’attifer comme une de ces désespérées de Miss Moche. Trouvant le challenge tout simplement génial, je décidais de me mettre en quête de guenilles. Hélas, les loques en question coûtaient une petite fortune.


Déçus, Harry et moi quittâmes Amakna. Papinou allait se coucher, une tisane à la main et moi, je regagnais Sufokia, très déçue de mon après-midi. Je pensais qu’un détour par la taverne d’Astrub me ferait du bien. Et que n’avais-je pas raison !

Au détour d’une conversation, j’entendis la voix haïe, que je reconnus aussitôt.

"Que…WINCH HEXTER !!!!!" m’écriais-je, folle de rage.

[HRP] On est encore loin du rythme de la partie fanfic. Un petit post pour faire avancer les choses ?^^ Bonne soirée à tous ! [HRP]


 

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Score : 834

/hrp/ La suite ! Maintenant !*0* /hrp/

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Score : 502

[HRP] ARGH ! Vaëlya !!! Mes Kamas, rend-moi mes kamaaaaas, raaaaaah !!! [HRP]

[HRP] Voilà, c'est officiel, je pète un plomb...La suite demaaaaain !^^ [HRP] 

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Score : 1507

[HRP/] J'ai lu beaucoup de textes rp, que ce soit concernant ce jeux ou d'autre (même Pokémon. Oui, j'avoue, je lis toujours des fanfics pokémon! :unsure: . Mais la tienne fait probablement partie des meilleures que j'ai lue. C'est léger, c'est rythmé... j'aime beaucoup. J'ai hâte d'entrer dans la Vague, histoire de participer à tes aventures, jeune xélor...
Pierre-de-Lune/Cilhex
[HRP\] 

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Score : 502

[HRP] Vaëlya...hinhin, bientôt dans mes chroniques Vaëlya !^^L'occasion pour moi de découvrir les Steamulants, enfin !

Juwjuw, je reconnais tes pseudos ! J'avais déjà lu certains de tes posts je crois mais je ne me souviens plus à quel sujet^^. Concernant ton recrutement, Kal ne t'as pas contacté ? Sinon, je risque de traîner un peu dans Sufokia ce matin ou ce soir. Mais moi, je ne peux pas recruter, c'est aux secondes du capitaine, Arona Demetriel ou Khaltos qu'il faut s'adresser. Et qui sait, si le capitaine se magnait un peu les fesses pour rentrer à temps au port, ce sera peut-être lui qui te recrutera.

Mais quel que soit le dénouement, j'ai bien envie de te rencontrer dans le jeu ! Fais-moi signe !^^ [HRP]


Les Chroniques d’Or Azur – 13/ Une journée ni blanche, ni noire…(partie 2)



Le brigand m’entendit.

Lâche, il se planqua derrière une Sacrieuse. Mais la jeune fille semblait ne guère apprécier sa compagnie. Elle m’indiqua fort gentiment la cachette du roublard : derrière un tonneau de lait de bambou. Victorieuse, je bravais le gueux du regard. Ce dernier ne tenta pas de s’échapper cette fois. Au lieu de ça, il me lorgna d’un air goguenard, me surmontant de deux bonnes têtes. Je pouvais presque toucher ses crocs, tellement il était près. Susurrant à mon oreille, il me demanda des nouvelles de Kal. Parvenant à garder le contrôle de mes jambes qui tremblaient, je fis mine de fouiller dans mon havre-sac.

"J’ai quelque chose pour toi Winch…"

Et là, de me mettre un doigt dans le nez et de lui balancer à la figure la crotte de nez la plus gluante de toute mon existence. Il en était encore à loucher sur la chose qui avait atterri sur son front que je m’enfuyais en hurlant de rire.

"Je suis vengééééééée !!"

Un peu plus tard, je reçus un Tofu en fort piteux état, porteur d’un message de Winch. La décence m’empêche de vous en rapporter le contenu. Mais par Xelor, je garde depuis le précieux message. Qu’il vienne ce visqueux fils de chacal ! Je lui ferais bouffer son bandana par les fesses et il en chiera des confettis !!!

Toute fière de mon exploit, je rentrais à Sufokia. Désireuse d’aller vendre quelques articles, je me dirigeais, insouciante, vers la place du marché à l’Artère Sans Arêtes. Là, j’y fis une découverte qui signa ma perte. Un membre de la Garde,un Sacrieur nommé Suicides, flanqué de deux acolytes, portait sur sa face, la marque de l’infamie. Un hors-la-loi. Intriguée et surtout inconsciente, je m’approchais et lui demandais :

"Comment un membre de la Garde peut-il être un hors-la-loi ?"

Je n’obtins jamais de réponse. Je me pris par contre une sacrée dérouillée ! Mise à terre en quelques secondes à peine, j’eus à peine le temps de le maudire depuis les limbes de la mort que je disparus. Ma pierre tombale demeura sur la place un long moment, le temps pour mon fantôme de menacer Suicides de porter plainte et de traiter ses acolytes de lâches. Xelor de mon état, je parvins à remonter les aiguilles de mon temps et revint quelques heures en arrière…à Amakna, à la porte des Miss Moches. Et il pleuvait en plus.

Journée pourrie !

Ivre de rage, désireuse d’obtenir réparation, je m’élançais en direction du Zaap le plus proche, le coquillaudoo en marche. Anshin, une connaissance de la Milice Ecarlate et surtout membre de la Garde, répondit très vite à mon appel. Lui exposant la situation, je réclamais vengeance. Bien embêté, le brave Anshin me confia connaître le dénommé Suicides. N’étant pas légitime pour régler cette affaire,il me mit en contact avec Xlmaudit, notre Général en chef à Sufokia. Hélas, peine perdue. Lui aussi me confia être impuissant. Etait-ce donc là la réalité ? D’honnêtes citoyens comme moi pouvaient se faire agresser gratuitement et on osait tolérer cette situation ?!

"Je suis désolée, me dit Xlmaudit. Je le connais bien, je vais tenter de le raisonner mais je ne peux rien faire de plus. Je suis seul et il a sa guilde derrière lui.

-Mais enfin, éructais-je, vous êtes censé avoir une armé derrière vous mon Général !

-C’est plus compliqué que ça. Je vais tenter de lui parler.

-Tant que vous y êtes, dîtes-lui que je reviendrais lui flanquer une raclée dont il se souviendra !"

Puis,brandissant mon poing vers le ciel, je m’écriais, seule dans la nuit :

"TU M’ENTENDS SUICIDES ?!! OR AZUR N’OUBLIE JAMAIS !!!!"

[HRP] Et voilà, Or vient de se faire un nouvel ami…[HRP]

[HRP] Donc, si je récapitule, j’ai trois personnes à anéantir quand je serais level 105 : Suicides, le Crâ qui m'a agressé à Brâkmar……et Winch !!! [HRP]

Les Chroniques d’Or Azur – 14/ Recrutement harcelant !


Encore une journée qui commençait mal !

Bien décidée à oublier au plus vite les atrocités commises par Suicides à mon égard, je dirigeais mes pas vers Canyon Touffu. Suivant les conseils de mon ami Harry, j’y partais en repérage et répertoriais les gisements de manganèse sur ma carte. J’en profitais alors pour faire un peu de tourisme, l’Echo du Dragon de ce Dinsdor 4 Novamaire sous le bras. J’y avais lu un peu plus tôt un article passionnant de Hope Sébidoise à propos des agressions gratuites et incessantes que subissaient les honnêtes citoyens. J’envoyais bien entendu un mot à la rédaction à ce sujet, souhaitant y apporter mon témoignage et ce, au plus vite.

Mon Tofu messager parti, je dirigeais gaiement mes pas vers les hauteurs du Canyon. L’air était pur, le soleil radieux. Brumaire n’avait pas encore soufflé sa bise glaciale et je profitais des ultimes douceurs de la saison. Résie au coquillaudoo, je commentais avec intérêt mes découvertes : une porte céleste par ci, une cascade cachée par là, une trappe menant à une source de Stasis et un temple caché.

J’en étais à nourrir une dragodinde quand une dénommée Epée Volante m’accosta.

Dans un premier temps, son vocabulaire déstructuré me perturba un peu : "t’es kel lvl ?" me demanda-t-elle, entre autres questions. Inquiète de ne pas reconnaître cet étrange patois, je regardais de plus près son insigne. Membre de la guilde des W. C. /je vais taire le nom parce que ça va pas leur faire de la pub ce qui suit.../, elle faisait partie de la Garde. Ravie d’avoir à faire à un membre de cette respectable organisation, je m’installais dans l’herbe face à elle. Que ne le regrettais-je pas par la suite !

"T’as l’air forte, rejoins ma guilde et Xp avec moi ! me dit-elle.

-Je vous remercie pour votre invitation mais j’appartiens déjà à une guilde.

-Quitte ta guilde et viens avec nous. On fait des donjons, XP en gpe, havre-monde et donne makabrarc et HG pour nouveaux !

-Houlà, je…je suis très flattée comprenez-moi bien mais voyez-vous, je tiens beaucoup à ma guilde et je ne la quitterais sous aucun…

-Lvl combien ta guilde ?

-Euh, je…Hé bien, d’après nos archives…nous nous situons au septième échelon.

-Guilde W. C. level 10, havre-monde en cours, combat contre nation et donne makabrarc en cadeau.

-Oui,c’est très tentant je l’admets ! Mais vous savez, je ne désespère pas de convaincre un jour notre capitaine d’investir à son tour dans un havre-monde et…

-Tu veux tjs pas ?

-Voyons…j’apprécie beaucoup les membres de ma guilde. Donc non, je ne viendrais pas. Je suis désolée. Mais je vous remercie de m’avoir invitée, j’en suis très flattée.

Et vite, je pris mes jambes à mon cou.

J’entendis de vagues ronchonnements dans mon dos et je surpris même le terme de "demeurée !". Je n’y pris pas garde et m’éloignais au plus vite de cette Garde qui risquait d’avoir les même penchants sadiques que Suicides. Toute guillerette d’avoir ainsi affirmé mon appartenance à la Vague, je gambadais jusqu’à la jungle toute proche. Mais le Chaos d’Ogrest y sévissait encore et je fis demi-tour, ne supportant décidément pas les orages. C’est alors que j’eus la surprise d’apercevoir, toujours perchée (et bien perchée…) sur la falaise, Epée Volante. M’ayant vue, elle se mit à hurler un flot d’insanités. Le mot "Co…" ne me fit même pas frémir.

Me régalant de pouvoir la narguer en toute sécurité d’où j’étais, je lui fis remarquer que j’avais bien fait de refuser son offre. Et d’ajouter que si tous ses camarades étaient aussi grossiers qu’elle, elle ne devait pas s’étonner si personne n’acceptait de rejoindre sa guilde. Refusant de m’abaisser à l’insulter à mon tour, je croquais en vitesse mon dernier bonbon Halouine. Transformée en chacha, je me soustrayais ainsi à sa virulence et continuais peinard ma petite promenade.

C’est alors que je rencontrais Ellysia Desmos.

Les Chroniques d’Or Azur – 15/ La mariée qui roulait des pelles.


La demoiselle était détonante d’originalité.

Il s’agissait d’une belle Eniripsa vêtue d’élégants voiles de mariée. Gracieuse comme tout, elle voltigeait à ma suite, brandissant une pelle démesurée dans ma direction.


"Petit chacha ! Viens ici que je t’écrase la tête !^^"

Par Xelor !!!

Coincée dans ce corps de félin ridicule, je ne pus que courir aussi vite que possible, dépassant même Tea Time, mon propre chacha. La mariée à la pelle me poursuivit ainsi jusqu’au village où, les effets du bonbon se dissipant, je m’écroulais aux pieds de Gregor. La mariée fut à peine surprise de cette transformation, me traitant joyeusement de "métamorphe". Je n’eus ni le courage ni le souffle de lui expliquer que non, je n’étais en rien une métamorphe, qu’une seconde Eniripsa fit son entrée. Poussant un cri, je reculais d’instinct. La première était toujours armée de sa pelle et la seconde pouvait être sa complice.

"Bonjour mesdemoiselles, gazouilla-t-elle. Accepteriez-vous de vous entraîner un peu avec moi ?"

La mariée, qui répondait au nom d’Ellysia donc, battit joyeusement des mains.

"Oh oui, oh oui ! Allons décapiter duTofu !

-Ou du bouftou ! répliqua la seconde.

-Non, du Tofu !" trancha une bonne fois pour toute la pelleteu…la mariée.

Et de me choper par les bandelettes pour m’entraîner jusqu’aux Jardins Suspendus.

Comment arrivais-je devant le Tofu Royal, en première ligne et ayant à charge de protéger deux Eniripsa ? Mystère ! Mais très vite, la petite nouvelle -Théorème- et Ellysia, s’entendirent à merveille, se soignant mutuellement à coup de pinceaux, tandis que je congelais mes adversaires. C’était la première fois que tout reposait ainsi sur mes épaules. La responsabilité était écrasante, surtout qu’Ellysia ne cessait de se mettre au devant du danger, voulant à tout prix savoir quel bruit ça faisait, les coups de pelle sur des crânes de Tofu.

Je sortis du donjon en nage et apte à soutenir des conversations très soutenues, au sein *voix de bourgeoise* de la Haute Sociétêêêê ! Par Xelor, ma vie avec les pirates ne m’avait pas préparée au phrasé délicat et empreint de douceur des deux Eniripsa !


Crevée, j’observais d’un regard inquiet la dénommée Ellysia changer de couleur d’yeux, aussi sûrement qu’elle changeait d’humeur. La demoiselle étant manifestement une fanatique de la pelle, je décidais de la présenter illico presto à Harry. Nous dîmes au revoir à Théorème et partîmes en direction de la Prairie Sauvage. Là, j’eus la surprise de croiser le sosie de Soth, le grand ami de Résie. Mais ce Sacrieur là se prénommait Laken. J’en restais perplexe. Ce n’était pas la première fois qu’un sosie du dompteur de Moogr se présentait à moi.

Au cours des combats qui suivirent, je présentais Ellysia à Harry et Laken.

Comme je m’y attendais, l’Eniripsa fut très impressionnée par les talents "pelletesques" de ma peluche favorite. De mon côté, je remarquais que le Sacrieur prenait plaisir à prendre des coups de la part des bouftous. De ce fait, je sous-entendais aussitôt un possible concubinage entre Laken et Ellysia. La dame aimait donner des coups et monsieur a-do-rait en recevoir. Ils étaient faits pour s’entendre !^^


Mais non. Laken me confia que la mariée à la pelle lui fichait la frousse. Je le sermonnais, convaincue de ma bonne idée et lui rappelais qu’une occasion pareille ne se représenterait pas. Des Sacrieurs sado-maso, il y en avait à la pelle et elle n’aurait que l’embarras du choix, la belle !

Mais il resta de marbre. Allez comprendre…
 

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Oh charmantes les éniripsas... Si tu t'es bien entendue avec elles, je te présenterais Elwan de Tonkult, c'est la même :p.

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[HRP¨] Glups. Je...je sais pas si c'est une bonne idée...^^ Par contre, c'est toi que j'ai essayé de voir hier soir mais pas trouvé. As-tu essayé de contacter Khaltos ou Arona Demetriel ? Ils étaient là tous les deux hier soir. Au plaisir de te rencontrer ^^ [HRP]


Les Chroniques d’Or Azur – 16/ L’enlèvement d’Albynn.

Le matin même déjà, je faisais part à Harry de ma nostalgie du capitaine.

Cela fait bien trop longtemps maintenant que le capitaine est partit et que nous n’avons pas la moindre nouvelle. Pas même une petite bouteille dérivante qui serait venue s’échouer sur les plages Sufokiennes. Rien !

Nous ne pouvions qu’attendre. Et quitte à le faire, je décidais de me poster sur le ponton de notre repaire, face à la mer déchaînée. Ogrest ne cessait de pleurer depuis plusieurs jours déjà et le niveau des eaux risquait de grimper à tout moment. Mais imaginer les Dunes Kane submergées ne me fit ni chaud ni froid. Postée sur la passerelle, je pensais au capitaine et à Alaix, égarés là-bas, dans cette immensité déchaînée, livrés à la fureur des éléments. Perdue dans mes songes, je réagis à peine quand Harry me contacta.

"J’ai un mauvais pressentiment, Or. Ma barbe fait des frisettes, c’est mauvais signe."

J’haussais les épaules, l’image de l’Enutrof avec une barbe à bouclettes ne me faisant même pas réagir.

"Ce doit être l’humidité Papy. Il pleut des cordes et…"

Je ne finis pas ma phrase. Une voix familière résonna soudain dans mon coquillaudoo.

"Alors mes p’tits Vagueux, j’vous ai manqué ? Nyéhéhé !"

Harry fut le premier à réagir.

"Capitaine ? C’est vous ?"

Je tendis une oreille, intriguée. Le capitaine ? Vraiment ?

"Et oui mes p’tits loups d’mer, j’vous ai manqué hein ? Alaix et moi, on est encore en mer mais on ne va pas tarder à accoster là !"

Mon cœur ne fit qu’un bond.

"Capitaine ! C’est vous, c’est bien vous ?!

-Ben oui ma p’tite Xelorette, qui veux-tu qu’c’soit d’aut’ hein ?!

Les larmes me montèrent aux yeux. Anth, c’est un peu mon père adoptif, Alaix, ma grande sœur.

"Capitaiiiiiine…*couine*"

Puis, me ressaisissant, je me levais précipitamment, sautillant sur place.

"Capitaine, je suis là, au repaire ! Je vous atteeeeend !!!"

Peu de temps après, Harry et Arona débarquèrent à leur tout au repaire. Tous très pressés que nous étions à retrouver nos chefs, nous nous préparâmes à leur organiser un comité d’accueil royal. Dans le coquillaudoo, la voix de Anth était presque inaudible, la tempête faisant rage aux Dunes de Kane.

"Ca va être difficile d’accoster, nous dit-il.

-On va vous aider capitaine ! m’écriais-je."

Me tournant vers Arona et me souvenant de ses capacités à m’éclairer de ses très bonnes idées, je lui criais :

"Arona !!!

-Euh,oui ?

-Toi qui es une lumière, met-toi là et fais-nous un phare !!!"

Le malheureux me regarda d’abord d’un air bovin. Puis, sans un mot, il mit tout son cœur à s’atteler à la tâche. Prenant ma place sur le ponton, il se mit à se concentrer fort, très, très fort. Serrant les poings et pliant les genoux, il ressembla très vite à une pivoine. Inquiète, je manquais de glisser un bassin derrière lui. Sait-on jamais que l’effort lui fasse perdre le sens des convenances.

Et ça marchait ! Le Sacrieur commençait à s’illuminer, quand Harry décida de participer à l’effort commun. Dans le seul souci d’indiquer notre position au capitaine, il monta à son tour sur le ponton, se posta face à la mer et lâcha toute une série de gaz colorés et tonitruants. Nous n’avions donc plus de fées d’artifices ? Émue jusqu’aux larmes de voir mes camarades s’investir ainsi pour notre chef, je murmurais d’une voix chevrotante :

"Que c’est beau. Même Harry participe !"

/Les gars, vous êtes des artistes !/

Ce fut l’un des plus beaux moments de ma petite vie. Mais il ne dura qu’un temps. Brusquement, la voix du capitaine changea. Devenue sec et cassant, le ton se mit à monter dans le coquillaudoo.

"Bande de p’tits merdeux, c’est moi, Winch Hexter !"

Le choc manqua de me faire tomber par terre. Ce n’était donc pas le capitaine ? Winch nous roulait dans la farine depuis le début ?

"Et tant qu’j’en suis à vous annoncer de bonnes nouvelles, continua la voix haïe, j’vous informe que j’ai le p’tit Albynn avec moi !"

L’horreur de la situation me tomba dessus, telle une montagne sur la tête d’un Iop. Le capitaine et Alaix n’étaient pas là, Kal devait certainement être en train de cuver son bourbon quelque part et surtout, surtout…Albynn avait été kidnappé par Winch Hexter.

La situation venait de virer au cauchemar.

Les Chroniques d’Or Azur – 17/ Les Vagueux en mission secrète.

Les Dieux seuls savaient quelles atrocités Winch était en train de lui faire subir.

Dans un premier temps, Harry n’en crut pas un mot. Il s’agissait d’un nouveau coup de bluff du roublard selon lui. Arona lui, ne disait rien, se contentant d’écouter avec attention. Pour appuyer ses dires, nous entendîmes Winch faire bouger son coquillaudoo. Effarés, nous perçumes alors la voix du petit Eniripsa.

"Je…je suis bien avec lui. Je suis avec Winch !"

Ni une, ni deux, je me précipitais sur mon propre coquillaudoo.

"Albynn !Tu vas bien ? Que t’a-t-il fait ? Où êtes-vous ?!

-Je…je vais bien. Mais euh…c’est compliqué mais euh, Il ne m’a rien fait je vous jure ! Je ne suis pas en danger !"

Nous n’en crûmes pas un mot.

"Indique-nous l’endroit où il te retient, lui dit Harry, on vient te sauver.

-Non, s’exclama l’Eniripsa, nous plongeant dans la confusion. Je ne peux pas, je…ça me mettrait en danger."

Un bref silence suivit.

Albynn refusait qu’on le sauve, sous prétexte que justement, cela le mettrait en danger. Dans ma tête, il était évident que Winch était en train de le menacer et qu’une action trop visible de notre part risquait d’aggraver la situation. Message reçu cher Albynn ! Réunissant Arona et Harry autour de moi, je chuchotais :

"Nous ne pouvons pas agir à la va-vite. Allons à Astrub, séparons-nous et tentons de retrouver le havre-sac de Winch."

Astrub.

C’est dans cette ville surpeuplée de mercenaires, de soldats et d’aventuriers en tous genres, que j’avais aperçu Winch pour la dernière fois. Si nous devions commencer nos recherches par là, l’enjeu se révélait de taille. Astrub, c’est grand, vaste et il y règne un joyeux bordel. Retrouver un havre-sac au milieu de tous les autres serait comme chercher un pioussin dans un tofuailler.


Préférant la discrétion, je laissais mes camarades partir devant et croquais un bonbon d’Halouine. Métamorphosée en chacha, je donnais l’ordre à Tea Time de rester bien sagement au repaire. Trop voyant, il risquait de me faire repérer.

C’est à quatre pattes donc, que je courus jusqu’à Astrub. Là-bas, nous nous partageâmes le nord, le sud et le centre du territoire. Et pendant que j’explorais les marais, Harry et Arona restaient en contact avec Albynn. Ce dernier laissait entendre par moment des bruits pour les moins inquiétants. Des "bloups" entre autres. Persuadés que Winch devait être en train de le noyer, nous accélérâmes nos investigations. Ce fut Harry qui m’annonça la bonne nouvelle.

"J’ai trouvé ! J’ai trouvé le sac d’Albynn !"

Pourquoi pas ?

A défaut de trouver celui du roublard, nous pouvions au moins commencer par là. Quand je rejoignis mes amis à la Taverne d’Astrub, le maléfice prit fin et je retrouvais mon apparence normale. Du doigt, Harry désigna le sac en question. Bien planqué derrière la statue de Brutas, il tenait du miracle que Papy ne soit pas passé à côté. Se félicitant de la qualité de son acuité visuelle pour son âge, Harry recommanda la plus grande prudence. Il fallait agir avec calme. Peine perdue cependant. Le sac était fermé, impossible d’y entrer. Renonçant à l’effet de surprise, nous décidâmes de passer à la menace.


"Winch,sors de là ! s’exclama Arona. Tu es cerné, rends-toi !"

Le roublard manqua de s’écrouler de rire à l’autre bout du coquillaudoo.

"Bande de nazes, vous me cherchez où là ?! Je ne suis pas à Astrub !"

Horreur, tout ça pour rien ! Terriblement déçus, nous suppliâmes Albynn de nous indiquer sa position.

"Non."

Réponse claire, nette et concise. J’en restais les bras ballants. Le ton était ferme et convaincu, guère celui d’un otage en pleine séance de torture. Mais alors,était-ce la vérité qu’il nous disait depuis le début ? Les larmes aux yeux, je bégayais :

"Mais…Albynn…pourquoi ?

-Vous ne comprenez pas ! Winch est là pour me protéger. Si on me retrouve, alors je serais en danger."

J’en tombais sur les fesses.

Winch ?! Protéger quelqu’un d’autre que lui-même ?! L’idée m’était tout simplement insupportable. J’avais entendu dire que le petit Eniripsa avait sauvé le brigand de la mort un nombre incalculable de fois. Mais de là à ce que le roublard le protège en retour, ce m’était impossible à concevoir. Incapables d’y croire, Arona, Harry et moi, tentâmes de faire changer d’avis Albynn. Mais rien n’y fit et je l’entendis même demander à Winch "si c’était encore loin ?".

Encore incrédules, nous tentâmes une dernière fois de localiser Albynn. Mais Winch finit par nous hurler des insanités au coquillaudoo et au final, nous demanda d’aller joyeusement nous faire f… et de nous occuper d’autres choses que de ses affaires.

Écœurée, dépitée, dégoûtée même, je me redressais. Il était hors de question que j’accepte cette idée. Pour moi, Albynn avait choisi son camp. Il avait choisi de rester aux côtés du roublard. Ah, c’est sûr qu’avec lui, il allait peaufiner sestechniques de soins ! Et de ce fait, le roublard risquait de devenir quasiment invincible, avec Albynn sans arrêt derrière lui pour le soigner. Notre avenir s’annonçait sombre, ce que le roublard me confirma sans attendre.

"Winch est de retour les merdeux ! Z’allez en chier j’vous l’dis ! J’vais fout’ le bordel chez vous comme autrefois. Héhé, j’vais m’en payer une bonne tranche ! Et au fait Azur…comment va notre Iop préféré hein ?!"

Je me figeais.

"De…de quoi tu parles ?

-Héhé, sympas tes chroniques Azur. Il te fait bien triper on dirait, le Kal ?!"

Horrifiée par ce qu’il insinua après et que je n’ose retranscrire par écrit, je plongeais dans un mutisme total. Le monstre était entré dans le bureau du capitaine et s’était emparé de mes chroniques. Gourde que j’étais, j’avais consciencieusement fais disparaître toutes les preuves accablantes concernant mon béguin pour le Iop et voilà que j’avais absolument tout couché par écrit. Ogrest m’aurait giflé, que c’eut été pareil. Winch était au courant de tout. Et il avait manifestement accès au bureau de Anth.

C’était une catastrophe !


[HRP] Et voilà, nous rejoignons la fameuse lettre laissée par Winch dans le havre-sac du capitaine (elle est visible dans la section fanfic des Chroniques d'Or Azur).

Bon. Résumons : Winch est de retour, Albynn traîne de son plein grès avec lui et le capitaine a sans doute encore échoué le Vagalame quelque part au large et il coule depuis des jours heureux sur une île solitaire, en compagnie de sa belle, ne devant sa survie qu’aux soupes de tortue qu’Alaix lui prépare...Ah non, c’est lui qui cuisine.

C’est le bordel total. [HRP]
 

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[HRP] Désolé de pas pouvoir dire que j’adore ce que tu as écris, mais je crois que je bug avec ce topic... J'avait vu qu'il y avait 5 pages, mais là je suis bloqué à la 1ère '-'

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[HRP] Okaaaaaaay...

J'arrive pas à dormir, c'est une catastrophe. Alors vu que notre ami Cilhex a eu la gentillesse de laisser un petit message (hé oui, vos commentaires me permettent d'espacer mes séries de 3 chapitres, pensez-y !), je vais pouvoir reprendre où je m'étais arrêtée.

Et c'est partit ! [HRP]


Les Chroniques d’Or Azur – 18/ De l’importance de se spécialiser.

Encore affligée des évènements de la veille au soir, j’errais durant de longues heures entre les Dunes Kane et le Canyon Touffu. Avec ma petite pioche, j’enchaînais les carrières de silex et de cobalt, mon esprit dérivant, incapable de me concentrer.

Les gestes répétitifs me plongèrent dans un état de transe proche du zombisme, si tant est que ce terme soit d’usage. Plus rien n’existait d’autre dans ma tête que le départ définitif d’Albynn avec le roublard. Albynn, je ne l’ai vu qu’une ou deux fois. Mais c’était suffisant pour m’y être terriblement attachée. Je vivais comme une trahison à l’égard de la Vague, le fait qu’il nous quitte pour traîner je ne sais où avec Winch.

Entre ça, Kal qui disparaissait parfois plusieurs jours sans rien dire, Arona qui faisait pareil, Papy qui s’apprêtait à rentrer pour quelques jours dans ses mines natales, le capitaine qui répondait toujours aux abonnés absents et le reste de l’équipage que je ne voyais quasiment plus, c’était le pompon.

Je déambulais donc sans but apparent entre les pichons et les crabes quand soudain, un numéro de l’Echo du Dragon que le vent faisait s’envoler, se colla à mes jambes. Boarf, pourquoi pas ? Si ça pouvait me changer les idées. Et ce fut le cas, à mon plus grand soulagement.

C’est la crise.

Les prix montent, la matière première devient rare et difficile d’accès et les bons artisans sont de plus en plus rares, rabâchait le journaliste dans son article. Je flairais là la bonne affaire. Il avait raison le bougre. Si Kal ne m’avait pas aidé, jamais je n’aurais pu m’offrir cette magnifique panoplie nuageuse qui, du stade d’épouvantail, me fit passer à celui de chou à la crème ! Ayant suffisamment miné pour acquérir une certaine expérience et de là, frapper plus de kamas, j’avais cependant développé une aversion pour ma pioche. Et les prix que demandaient certains aventuriers pour leurs articles frôlaient l’indécence. Impossible par exemple d’obtenir un déguisement pour la soirée que les Miss Moches avaient organisé en leur château, sans débourser quelques centaines de Kamas.


Il était temps de faire quelque chose de mes petites mains. Aussi pris-je la décision de me spécialiser dans la confection d’armes de zone. Ni une, ni deux, je partis à la recherche d’une forge en état de fonctionner. Je ne vous mentirais pas en vous disant que je fis au moins trois fois le tour de Sufokia avant d’en trouver une qui n’était pas en réparation. Note à moi-même, penser à apporter des planches de noisetiers au gouvernement…

La toute première recette nécessitait du bois de frêne. Assez commun, je savais que l’arbre en question poussait du côté de la Prairie de Hugo. Hélas, la zone avait été complètement déboisée. Et si Hugo ne semblait guère perturbé par cette affligeante déforestation, j’étais pour ma part, terriblement désappointée. Je me lançais tout juste dans l’artisanat et voilà que déjà, les difficultés se faisaient sentir. Tenace que je suis, je décidais de partir pour Bonta, dans l’espoir d’aller y récupérer des boutures et de réimplanter l’espèce à Sufokia.

/La noob que je suis avait juste oublié de vérifier qu’il n’y avait pas d’autres frênes ailleurs,comme aux Jardins Suspendus par exemple…J’ai honte./

Ceci fait, je me lançais vaillamment à la tâche, découpant des boutures, plantant des arbres, taillant des arbres, replantant des arbres…Ecolo que j’étais et d’un naturel altruiste, je pris même le temps de reboiser la Prairie de Hugo. Quand j’y revins quelques temps plus tard, je m’aperçus avec horreur qu’un bûcheron fou avait foutu en l’air tout mon travail. Ah, on jouait les égoïstes hein ?! On taille et on ne replante pas hein ?!!

/Tas de noobs irresponsables ! Egoïstes !!! Qui a fait çaaaaaaaaaaa ?!!/

Qu’à cela ne tienne. J’emportais les quelques rares boutures que j’avais heureusement conservé et allais les planter dans un endroit que je garderais secret, vous ne m’en voudrez pas trop j’espère. Qu’est-ce qu’il faut pas faire quand même.

Ah il est beau l’esprit de communauté !!!

[HRP] Petit chapitre pas très euh...comment dit-on déjà ?...enfin, pas passionant quoi. Mais c'est ça d'écrire en fonction du jeu RP. Il y a des jours avec et des jours sans. Mais enfin rassurez-vous, je crois me souvenir que ça va bien rebouger d'ici peu. [HRP][/i]
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Les Chroniques d’Or Azur- 19/ Prise de rendez-vous.


Je m’ennuie.

Taper du bouftou pour récupérer des cornes et miner comme une folle pour forger des pointes de fer, ça va un moment. Bêtement, je crus que m’investir à fond dans ce domaine me changerait les idées. Hélas, je ne suis décidément pas faite pour rester seule.

Le capitaine avait certainement dû couler corps et âme depuis le temps, entraînant ma chère Alaix dans les Abysses et cette bête barcasse qu’il osait appeler navire /je t’avais dis que le blindage Steamer c’était pas une bonne idée !!/. Harry avait quant à lui décidé de rentrer pour quelques jours dans ses mines natales. Arona avait disparu, Kal ne donnait plus de nouvelles, Résie s’était envolée elle aussi et cela faisait des semaines que je n’avais plus vu Terenos, Lear, Krano’, Seth, Ymaj et tous les autres.

J’étais seule.

Et j’en étais à me morfondre misérablement sur mon sort quand soudain, la voix d’Albynn résonna dans mon coquillaudoo. Le petit Eniripsa me demandait comment j’allais. Dans un premier temps, je me fis violence et ne lui répondis que par monosyllabes. J’étais encore en colère qu’il ait choisi de rester avec Winch, je me devais donc de bouder encore un peu.

Je finis malgré tout par fondre en larmes au bout de quelques secondes.

"Albyyyyyyyyn,où es-tuuuuuu ? couinais-je Tu me maaaanques !!!

-Je…en sécurité. Je ne peux pas t’en dire plus pour le moment mais je vais bien !"

En fond sonore, je discernais quelques étranges bruits derrière lui. De temps en temps, j’entendais Albynn se vautrer avec élégance dans la boue. Si, si, même sans le voir, j’entendais qu’il se vautrait élégamment ! Au final, j’appris que l’Eniripsa s’était planqué au cœur du Mont Zinit. Je me sentis très bête tout à coup. Ah on pouvait courir l’autre soir avec Harry et Arona dans tout le centre-ville d’Astrub. Ce fourbe de Winch avait emmené Albynn au pays des Sleks !

Furieuse,je me rendis compte qu’on s’était bien payé de notre tête. Un peu abruptement j’avoue, je demandais à Albynn pourquoi le roublard l’avait emmené là-bas. Pour résumer, le petit Eniripsa aurait eu à honorer un dangereux rendez-vous si Winch Hexter ne l’avait pas tiré de ce guêpier…en le séquestrant.

"Radicale la méthode, maugréais-je. M’étonne pas de lui tiens.

-Il m’a sauvé Or ! Il n’est pas aussi méchant qu’il en a l’air !"

Venant d’Albynn, je pouvais absolument tout entendre. Mais le croire sur parole quand il m’assurait de l’altruisme de Winch, ça me faisait friser les bandelettes !

"Je ne le croirais que lorsque je le verrais ! m’écriais-je. Albynn, sois gentil et délivre un message à ce monstre : je veux le rencontrer et lui parler, face à face !

-Je…ça peut se faire, murmura Albynn.

-Et dis-lui aussi que je ne viendrais que s’il se tient correctement ! Je ne supporte plus ses vulgarités et…

-Non mais tu veux pas aussi qu’il te fasse à bouffer tant qu’on y est ? gronda une voix familière.

-Arona ! m’exclamais-je. Hourra, je ne suis plus seule au monde !!!"

Le Sacrieur n’était pas dans les parages mais j’étais ravie, un : de l’entendre, deux : de lui demander son avis sur la question.

"J’en sais rien et j’en ai rien à foutre. Je peux pas le blairer ce type là.

-Mais enfin Arona, tu n’as pas vu la lettre qu’il a laissé dans le bureau de Anth ? m’exclamais-je.

-Ça fait bien longtemps que je ne mets plus mon nez dans les affaires de Anth.

-Mais ça concerne toute la Vague Arona !

-Tu m’apprends quelque chose là.

Décidément, le Sacrieur ne semblait pas apprécier l’idée que je veuille rencontrer Winch. Je tentais une ultime approche.

"Arona,Winch faisait partie de la Vague autrefois…

-Ah ouais ? Pas de mon vivant alors.

-Mais enfin, il était l’ami de Anth autrefois ! Et notre capitaine, qui est un homme d’une grande sagesse…

-BWAHAHAHAAAAAA !!! s’écroula de rire le Sacrieur. Anth ?!! Mais enfin Azur, t’as fumé ce matin ou quoi ?!!"

Dépitée, j’abandonnais la partie.

De ce fait, je me rendrais seule au rendez-vous qu’Albynn allait se charger de programmer. J’allais encore me fiche dans un pétrin pas possible mais tant pis. Advienne que pourra par Xelor.


Les Chroniques d’Or Azur- 20/ A la suite de Winch hexter.


Quand je commence quelque chose, je le finis.

J’avais décidé de devenir Maître d’Armes de Zone, je deviendrais Maître de tout ce tralala. De ce fait, je débutais la journée par quelques tâches minières et forestières. Note à moi-même : je dois toujours filer du bois au gouvernement. Mais qu’est-ce que je fous ?

"Salut chérie !"

Jeme figeais, la hache à deux centimètres du tronc d’un frêne. Serrant les dents, je maugréais dans mon coquillaudoo :

"Hep,hep, hep, Winch. Y a que Kal qui peut m’appeler comme ça !

-Hinhinhin, t’as toujours le béguin pour lui p’tite Xelorette ?

Je n’eus pas le temps de lui balancer mentalement ma hache dans la figure qu’il changeait aussitôt de ton.

"Paraît que tu veux causer ?"

Prenant une grande inspiration, je soulevais ma hache et l’abattis avec tout ce que j’avais de force dans le tronc de l’arbre. L’écorce du bois prenait peu à peu les traits de Winch dans ma tête et je m’appliquais à démolir lentement cet éternel rictus qu’il nous servait sans arrêt.

"Paraîtrait oui. Je vois qu’Albynn t’a transmis le message !

Albynn, dont justement j’entendais les ronflements derrière Winch. Je n’étais même plus étonnée de savoir ces deux là ensembles.

"Albynn m’a assurée que tu n’es pas le monstre que je m’imagine. Je ne demande qu’à le croire mais…j’ai du mal."

Et PAF ! Dans tes dents le vilain, jubilais-je en terminant d’abattre le frêne.

"Je suis à Astrub, maugréa le roublard.

-Comme d’hab’ quoi. Je te fais signe quand j’arrive."

Depuis que les drago-dindes étaient devenues gratuites et surtout, s’étaient multipliées par tout Sufokia, je me déplaçais avec bonheur par le biais de ce réseau. Pressée que j’étais de mettre un terme à toute cette histoire, j’avertis Winch de mon arrivée au bout de quelques minutes seulement. Puis je pris place sur un banc, près de la statue de Brutas.

Et malgré la foule, le roublard n’eut aucune difficulté à me retrouver. Ce qui me désappointa terriblement. Ce type avait le don de jouer et de se jouer de la foule.

"Suis-moi pioulette, c’est par là."

Je ne relevais pas.

Docile, je le suivis. En quelques foulées, il m’entraîna un peu plus loin sur les plaines d’Astrub, nous éloignant du centre-ville. Très vite, j’aperçus une petite vallée encaissée au centre de laquelle gisait la carcasse d’une énorme poiscaille. Je n’en avais vu qu’au Zinit des trucs pareils. Un havre-sac était planqué dessous, à côté d’un rouleau de papier toilette et d’une caisse remplie de bouteilles de je ne sais quoi. Je souris, narquoise, contemplant le feu de bois qui crépitait.


"C’est ton chez toi Winch ? C’est à l’image de son propriétaire !"

Pestant, le roublard pointa le havre-sac du doigt.

"Allez,entre !"

J’eus un mouvement de recul. Moi ? Jeune ado pré-pubère et innocente, entrer dans le taudis de cet individu mâle et pervers ?!!! Et dont les intentions lubriques étaient aussi claires que sa libido mal placée ?!!

"PAS QUESTION !"

Le gueux n’eut qu’à me choper par le col de la cape pour m’entraîner à l’intérieur. Sonnée, je m’affalais très jolim…enfin, je me vautrais sur le seuil. Et quelle ne fut ma surprise quand je vis à quel point l’endroit était joliment décoré.

"Par Xelor, soufflais-je. Ça ne peut pas être chez toi !"

Le roublard ne dit rien. Un peu plus loin, Albynn s’étirait paresseusement. Mon cœur ne fit qu’un bond. Je me relevais avec précipitation.

"Albynn !!!"

Je me retins de lui sauter dans les bras. On ne se connaissait pas beaucoup en réalité et j’avais peur de paraître importune. Emberlificotant mes doigts, je lui demandais calmement de ses nouvelles. Il avait l’air épuisé et s’il avait pu dormir quelques siècles de plus, il l’aurait fait volontiers.

Assis sur une table, Winch demeurait sage. Rassurée de voir qu’Albynn avait effectivement été bien traité, je me concentrais de nouveau sur le roublard. Mais à peine m’étais-je installée qu’un Iop fit son entrée. Affublé d’un chapeau de paille, il ne paraissait pas content du tout de nous voir là, Winch et moi.

C’est alors que je compris.

Nous n’étions pas chez Winch (je me disais aussi…) mais bel et bien au QG de la guilde d’Albynn : la Memoria Cataria ! Et la richesse des lieux expliquait le regard venimeux que le Iop servait à Winch. Très mal à l’aise, je me redressais. Je n’avais même pas pensé à saluer le nouvel arrivant que déjà, je souhaitais prendre mes jambes à mon coup. D’autant plus qu’entre le Iop et le roublard, ça commençait déjà à devenir électrique. Heureusement, Albynn fit étalage de ses talents de diplomate. Il apaisa les tensions et je pus enfin questionner Winch sur certains points.

Oui, le roublard était bel et bien responsable de l’enlèvement d’Aelyne, la compagne de Kal. Mais non, il n’était pour rien dans sa mort.

"Mais qui es-tu Winch ? Un mercenaire, un kidnappeur, un chasseur de tête ?

-Un peu de tout ça. Je prends les contrats qu’on me donne c’est tout.

-Tu n’as donc aucune morale ? m’écriais-je. Kal est détruit à cause de toi !"

Sur ce, Winch se fit menaçant.

"Continue comme ça et je te colle une bastos entre les deux yeux.

-Tu n’oserais pas ! m’exclamais-je avec une pointe de peur dans la voix. Pas devant Albynn !"

Le roublard ne me répondit jamais.

Le Iop qui se tenait encore sur le pas de la porte semblait reconnaître le brigand. Et tandis qu’il échangeait quelques "civilités" avec Winch, il prit à son tour des nouvelles d’Albynn. Me sentant ca-ré-ment-de-trop, je ne vis même pas le roublard me sauter dessus. Poussant un cri, je parvins à faire un bond de trois mètres en arrière, ne me demandez pas comment. Fusant à l’autre bout du havre-sac, je me mis à crier :

"Winch !!!Il est décidément impossible d’avoir une conversation sérieuse avec toi !!! Je m’en vais !!!"
Et de filer comme une furie hors du sac.

Sitôt dehors, je sortais avec précipitation un bonbon d’Halouine de mon propre sac et croquais dedans. Et POUF, je me transformais derechef en petit chacha. Me mêlant à certains de ces félins, je vis le Iop, puis Albynn et enfin Winch, sortir du Havre-sac.

Hinhinhin, le coup de partir comme une fusée, ça marche à tous les coups !

[HRP] Une idée de génie ces bonbons d’Halouine !^^Dommage qu’il n’y ait plus de bouftous encitwouillés pour en récupérer…

Enfin voilà. Ca faisait un moment que je devais mettre à jour la partie RP. Mais bon hem...un petit commentaire même tout pitit, pitit, pitit...et vous aurez la suite ! ^o^ [HRP] 

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[HRP] Si tu veux d'autre bonbon pour chacha, demande au bibliotemple, ils en ont un peu je croisrolleyes[HRP] 

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Score : 502

[HRP] Moui, c'est ce que j'ai fait !^^ La monture magique ne m'intéresse pas, vive les chamallow !!^^ Doit y avoir que moi tiens... [HRP]


Les Chroniques d’Or Azur- 21/ Un Eniripsa pas si blanc que ça…



Tapie dans l’ombre, je vis le Iop disparaître au loin, suivi de près par Albynn.

Winch lui, resta encore un peu dans le coin. Je détournais le regard quand il jeta un œil dans ma direction. Souriant vicieusement comme à son habitude, il alla s’étendre dans l’herbe, près du foyer. Sournoise que je suis, je décidais de lui griffer un bras avant de prendre définitivement mes jambes à mon cou.

Montée sur coussinets, je m’approchais lentement de lui. Et j’allais passer à l'attaque quand soudain, le fourbe bondit sur ses pieds, poussant un grand cri. Triplant de volume sous l’effet de la peur (le gueux, il m’avait grillée !!!!!), je courus me planquer en direction du centre-ville. Ressemblant d’avantage à un baril noir de poil qu’à un chacha, je mis de longues minutes à m’en remettre. Heureusement, le lascar ne m’avait pas suivie. Reprenant mon souffle, je n’eus guère le temps de faire le bilan de notre courte entrevue. Albynn passait juste sous mon nez.

Pour quelqu’un qui avait été contraint de se faire kidnapper, pour échapper à un rendez-vous douteux, qui se trouvait la veille encore au Mont Zinit et qui s’était fait ramener à Astrub par ses amis de la Memoria Cataria, je le trouvais bien alerte. Profitant de mon apparence de chacha temporaire, je le suivis de près, me glissant dans les ombres du bâtiment.

Au terme de ma filature, je le vis entrer dans la Taverne de la Dernière Heure.

Confiante en mon déguisement, j’entrais à mon tour. C’était la première fois que j’y mettais les pieds et je fus soulagé de voir qu’il n’y avait guère de monde. A pas de…chacha, j’allais me planquer derrière un meuble, scrutant sans relâche Albynn. Celui-ci avait prit place à une table, un peu à l’écart des autres. Un autre Eniripsa tout habillé de rouge le salua. Je n’entendis pas distinctement ce qu’ils se dirent, d’autres clients couvrant leurs voix par leurs babillages incessants.

Du peu que je pus entendre, Albynn était à la recherche d’un livreur.

Manifestement, il avait un paquet à faire livrer à une certaine Mademoiselle Camélia. Avais-je bien compris ? Si oui, qui était cette mystérieuse Camélia ? Et qui était cet Eni tout en rouge, assis en face d’Albynn et qui cherchait sans succès, à le mettre en contact avec un livreur ?

Le temps jouait étonnement contre moi. Coincée sous cette apparence de chacha, je ne pouvais rien faire pour rallonger la durée du sortilège. Je faillis me faire griller à de nombreuses reprise. Déjà, parce que je faillis reprendre ma véritable apparence en plein milieu de la taverne, ensuite, parce qu’une Enutrofette coiffée d’une moumoute couleur laitue, manqua de me ramener chez elle.

"Qu’il est mignon ce petit chacha, minauda-t-elle.

-Kssss, crachais-je sans grande conviction."

J’étais prête à défendre chèrement ma fourrure quand l’exécrable Winch fit son entrée. Il était décidément partout ! Cette fois, il ne me vit pas, bien planquée que j’étais. D’un air goguenard, il prit le temps d’observer les occupants de la taverne. Albynn en était à saluer son interlocuteur, que le roublard sautait sur le dos d’un Sram. Le fou furieux !

Et le temps ne cessant de s’écouler, je me fis violence et déguerpis hors de la taverne.

Je n’en appris pas plus au sujet d’Albynn ce soir là. Mais décidément, le petit Eniripsa semblait avoir une vie bien remplie. A ce jour, je ne sais toujours pas dans quoi il trempe comme combine mais je ne me fais pas trop de soucis. C'est un costaud, sous ses dehors d'angelot. Et en ce qui concernait Winch, l’affaire était maintenant pliée. Le roublard et moi n’étions décidément pas faits pour nous entendre mais au moins étais-je maintenant certaine qu’il ne ferait jamais de mal à Albynn.

[HRP] C’est épuisant cette ville d’Astrub…Harry s’est déjà choppé des migraines à tenter de démêler les messages de ses alliés de ceux des autres. C’est à en devenir fou !

Enfin, un grand merci à Albynn qui s'est laissé pister ce jour là !^^Je fais une bien piètre espionne... [HRP]


Les Chroniques d’Or Azur – 22/ Pour quelques poils de Gligli…


Nouvelle journée pourrie, mais alors, VRAIMENT pourrie !!!

Toujours dans le trip ultime de devenir maître pokém…d’Arme de Zone, je me mis en quête de poils de Gligli. Je devais confectionner quelques Trancheuses d’Ours et ayant ce don énervant de rater mes recettes une fois sur deux /mais y a marqué 90% de réussite pourtant !/, j’avais besoin de beaucoup de poils de Gligli.

Aussi partais-je à Bonta, dans la forêt de Foreste. Malheureusement, à part quelque laies, toute la population locale de cochons s’était réduite à une peau de chagrin. On pratique donc le braconnage intensif à Bonta ? C’est surprenant.

Harry, de passage dans la nation du Bien, me prêta main forte. Nous fîmes deux fois le tour du donjon Gligli mais en vain. Pas de poils. J’en aurais bien fauché à Harry mais j’avais trop peur que mes Trancheuses d’Ours ne deviennent des Pelleteuses à Phorreurs.

Dépitée, je dus me résoudre à en acheter. Heureusement que ça coûte des cacahuètes ! D’autant plus que sur les cinq armes que je devais forger initialement, je réussis à en faire…une. Carrément dégoûtée, je décidais de remettre à plus tard la confection de ces armes.

Aux Dunes de Kane, Lear, un Sadida de la Vague, combattait avec vaillance des encapuchonnés. Aussitôt, je proposais de lui prêter main forte. D’autant plus que la plante verte était carrément désavantagée, coincée qu’elle est dans une poupée. Ne me demandez pas comment ! Je n’en sais encore rien moi-même. Il s’est passé tant de choses après, je n’ai pas eu le temps d’interroger Lear à ce sujet.

Lear donc, poupée Sadida qui monte sur ses échasses pour tenter de paraître plus grand et qui se contente de s’accrocher aux capes de ses camarades quand ceux-ci partent en expédition. Les échasses, pour courir, c’est difficile.

Bref, donc...Je disais…où en étais-je ?

Ah oui ! Je m’en allais donc rejoindre Lear et je passais de ce fait par le pont menant à l’Artère Sans Arrêtes. Et LA, je vous le donne en MILLE, qui croisais-je ?!

SUICIDES, le Sacrieur fou, en personne !!!!

Le fourbe s’était élancé en direction du marché, sans doute dans le but d’y faire de nouvelles victimes. Quand je le reconnus, je n’eus pas le bon sens d’aller me planquer et de préférence, en sens inverse du sien, s’il vous plaît.

NON, je m’époumonais au lieu de ça !

"SUICIDES ! m’écriais-je. SALE LÂCHE, FILS DE CHACAL PUANT, MONSTRE, MAUDIT !!!"

Le drôle fit demi-tour évidemment.

Il ne devait guère avoir l’habitude de se faire insulter comme ça. Il marqua un temps d’arrêt, me reconnut ou pas, je ne sais pas. Mais comme de bien entendu, il m’agressa. J’en hurlais aussitôt de rage. Mais j’étais prête cette fois et je n’hésitais pas à lui planter mes nouvelles dagues dans les fesses, me téléportant à l’envie dans son dos. Le combat fut bref cependant, bien que ce rat parut prendre tout son temps pour terminer sa sale besogne. J’étais d’ailleurs aux portes de l’évanouissement que, le voyant traîner à m’achever, je le haranguais.

"Allez viens, serpent puant ! Viens m’achever ! Je vais pas faire ça toute seule quand même ?!"

Bon enfin bref, je mourus donc.

Et, fidèle à mon tempérament bourrin sur les bords, mon spectre continua d’insulter le lâche. Celui-ci était reparti sans se retourner en direction du marché où, j’en étais sûre, il allait faire de nouvelles victimes.

"Planquez-vous les Sufokiens !!! Suicides arrive !!! hurlais-je, impuissante.

-Or ?"

C’était la voix de Lear. Assez aiguë, reconnaissable entre toutes.

"Lear ? Lear !! Attention, ne va pas vers le marché ! Suicides doit être en train d’y massacrer nos compatriotes ! Ah le lâche, le fils de chacal !!

-Or, calme-toi voyons ! Tu…tu es salement blessée là.

-SUICIDES !!!! gueulais-je sans entendre Lear, je reviendrais bouse de Moogr !!!! Tu m’entends ?!!! OR AZUR N’OUBLIES JAMAIS !!!!!!"

Ivre de rage, je remontais pour la énième fois les aiguilles de mon temps et me réincarnais…à Bonta. Décidément. Heureusement qu’il faisait beau ce jour là. Bien entendu, je décidais de revenir dare-dare à Sufokia, histoire d’avoiner de nouveau le Sacrieur mais rien n’allait se passer comme je l’avais prévu.

Alors que je me dirigeais vers le Zaap le plus proche, j’entendis un rire bien connu retentir dans mon dos. Me hérissant, je bondis de trois mètres vers le haut, quand Winch surgit derrière moi et me claqua les fesses.

"Salut Pioulette !

-AH NOOOOON !!!" m’écriais-je avec horreur.

La totale.

Prenant mes jambes à mon cou, je m’élançais à toute vitesse à travers le Faubourg de la Sainte Eau Dorée. Je tentais évidemment de me mêler à la foule, espérant m’y cacher. Mais Winch était un expert en la matière et je fus incapable de le distancer. Absolument pas remise de la dérouillée que m’avait flanquée Suicides, je finis par m’écrouler de fatigue, me prenant le pied droit dans une racine. Me vautrant avec élégance, je n’eus même pas le temps de reprendre mes esprits que j’avais le souffle coupé. Winch venait de me sauter dessus. Bien installé sur mon dos, le monstre me maintint la tête contre le sol, sourd à mes gémissements.

"Alors Azuuuuur, on bouffe les pissenlits par la racine ?"

Je me mis à pleurer. Ma jambe me faisait atrocement mal. Je me l’étais certainement cassée en tombant. Me tortillant dans tous les sens, je tentais de me sortir du pétrin. Mais le roublard avait décidé de me faire les poches et pour se faire, coinça mes épaules entre ses jambes. Incapable de joindre mes mains pour invoquer un sort qui me sortirait de là, je m’effondrais en cataractes tonitruantes. Le coquillaudoo fixée à l’oreille, je m’écriais :

"HARRYYYYYYYYYYYYYYY !!!! Au secoooooours !!!!"

Ce cher ami m’entendit aussitôt.

"Or ? Où es-tu ?"

Arrachant le coquillaudoo de mon oreille, ce fut Winch qui lui répondit.

"Sous moi le vioque ! J’voulais juste lui dire bonjour. Mais elle s’est mise à courir et ça, je peux pas y résister !

-Il m’a cassé la jambe Harry ! Aides-moi ! pleurais-je avec conviction.

-Maudit lâche ! s’exclama Harry. Où êtes-vous ?!"

Lear, qui avait assisté à ma désincarnation, avait été mis au courant quand j’étais arrivé à Bonta.

" Elle est au faubourg de la Sainte Eau Dorée Harry, piailla la poupée.

-Tiens bon Or, j’arrive !" s’exclama l’Enutrof.

Gémissant comme une perdue -que j’avais mal par Xelor !- je manquais de m’évanouir quand soudain, deux longues bottes noires envahirent mon champ de vision.

" Alors Winch, le nargua une voix de femme inconnue. On maltraite les enfants ?"

La tête maintenue à terre par Winch, je fus incapable de voir qui c’était. Mais je tentais malgré tout de lui réclamer de l’aide.

"Au secours ! m’étouffais-je. Ce monstre m’a cassé la jambe !"

J’entendis le rire grinçant de Winch résonner au-dessus de ma tête.

" Salut miss ! J’la détrousse !

-Cool .On fait 50-50 !" renchérit la nouvelle venue.

Oh misère ! Quand je pense que tout avait commencé par quelques poils de Gligli...

[HRP] Et un grand merci à Anaye ou à Résie, je ne sais plus laquelle des deux, qui m'a fait remarquer avec justesse que ces fameux poils se récoltaient sur des Gliglis, encore bien vivants...

Et le pire, c'est que je ne m'en serais jamais aperçu toute seule. La honte !^^ [HRP][/i]
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Les Chroniques d’Or Azur – 23/ N’anesthésiez plus jamais Or Azur !



Qui était cette femme ?


Je ne l’avais jamais vue et je ne reconnaissais pas sa voix. Profitant de ce que Winch relâche un peu la pression sur ma nuque, je me tordais le cou pour regarder de plus près la nouvelle venue. D’elle, je ne vis que sa cape. Et elle portait les insignes des Pirates Steamulants. Mais par Xelor ! C’était là une alliée de la Vague normalement ! Le pacte de non-agression, l’alliance pour le projet "R" et tout le tralala ! M’étouffant dans mes larmes, je le lui rappelais avec véhémence.

"On est censées se soutenir mutuellement ! On a fait un pacte ! J’étais là !!"

J’avais même creusé une fosse commune, rappelez-vous. La pirate ricana.

"Ah ouais ? Ben j’étais pas là ce fameux jour !"

Mon sort était scellé. Épuisée, la jambe certainement cassée et Winch me broyant le dos, je ne pus qu’assister, impuissante, à leurs querelles. Faisant jouer ses armes, la pirate réclamait sa part, ce que Winch refusa bien évidemment. Au passage, il m’avait déjà dépouillée de quelques Kamas. Et ils en étaient à négocier quand mon ami Harry débarqua enfin, Lear accroché à son épaule.

Cette fois, Winch ne prit pas la poudre d’escampette, comptant une redoutable alliée à ses côtés. Se redressant, il me libéra enfin, soulageant mon dos et ma jambe. Ivre de douleur, je me rendis bien compte qu’une telle occasion ne se représenterait plus jamais. Harry avait initié le combat que je le rejoignis, en me traînant vaille que vaille. Incapable de bouger, j’étais néanmoins capable de jeter quelques sorts.

Hélas, je n’eus jamais la joie de geler le sourire perfide du monstre. La pirate le protégeait sans arrêt. Mais je soupçonnais Winch de plutôt se planquer derrière elle. Très vite, la mercenaire se rendit compte à quel point Harry, soutenu par mes sorts /PA POWEEEER !!! Harry et Or, l’équipe ultime^^/, pouvait se révéler dangereux. Même Lear se mêla au combat, balançant ses sorts vaudous à la tête de la femme. Flairant le danger, celle-ci prit ses jambes à son cou, abandonnant Winch à son sort. Soudain très seul, le roublard ne perdit pas une seconde pour invoquer une urne et s’y planquer.

Le combat avorté, Harry n’entendait cependant pas à en rester là.

"Tu vas souffrir autant qu’Or a souffert !" jura-t-il au roublard.

Même Lear, qui s’entendait plutôt bien avec Winch autrefois, lui confia à quel point il était déçu par son comportement. Personnellement, je ne voyais pas en quoi ça le choquait. Winch est insupportable, point barre !

Mes deux amis tentèrent en vain d’extirper le roublard de sa cachette. Le maudit pointait de temps à autre son fameux bras canon hors de l’urne et balançait quelques salves pour les faire reculer. Impuissant, Harry finit par obtempérer et vint me ramasser. En travers de son épaule, Lear perché sur ma tête, l’Enutrof courut vers le Zaap le plus proche. Il fallait me trouver un Eniripsa de toute urgence. De mon côté, je perdais lentement connaissance. J’eus à peine le temps de prononcer le nom d’Albynn que je finis par m’évanouir. Non loin, la tête de Winch finit par pointer le bout de son nez hors de son urne. Un sourire amusé aux lèvres, le fourbe agitait une de mes pochettes, remplie de Kamas. Le serpent !

Quand je repris connaissance, un Enutrof inquiétant était penché sur moi. Membre de la Memoria Cataria d’après son insigne, il était en pleine discussion avec Harry et Lear. Réclamant sans arrêt Albynn, je les entendis vaguement parler de me remettre la jambe en place. Pour Lear, elle était juste déboîtée mais Harry avait un doute. Elle était peut-être vraiment cassée. Lear proposa d’essayer malgré tout de la remettre en place. Pour l’anesthésie, il proposait un grand coup sur la tête. De son côté, Harry lui demanda s’il n’avait pas plutôt quelque potion abrutissante. Le Memorien lui, déboucha une fiole de liqueur. Pour être sûrs que ça fasse bien effet, on me fit ingurgiter et la potion, et la liqueur. Le résultat fut désastreux.

Car tandis que Harry me confectionnait une attelle et que le Memorien nous invitait à entrer dans le QG de la Memoria Cataria, je subissais les effets conjugués de la douleur et des mixtures douteuses que j’avais consommées. Au moins était-ce efficace, je n’avais quasiment plus mal. Mais je devins insupportable par la suite.

Les Memoriens sont des gens très susceptibles. On n’entre pas comme ça dans leur QG, ce dernier regorgeant de richesses en tout genre. Alors quand en entrant,je m’exclamais à vive voix : "Waaaaaah, ça sent le Kama ! Des Kamas ! Tout partout, partoooout !", un Iop apparemment furibond nous foudroya du regard.

"Qu’est-ce que vous foutez là ? gronda-t-il.

-Notre amie est blessée, expliqua Lear. On a besoin d’Albynn pour la soigner !

-Leaaaaaar…HIPS !...t’as une drôle de tête…t’es, HOC !...tout orange. Tu t’sens bien, petite fleur ?! Bwahahahahahaaaaa !"

Harry rougit, confus.

"Je suis navré, c’est l’anesthésie ! Elle n’est pas aussi insupportable en temps normal.

-Harry ! Par Xelor ! T’as un truc mort sur la tête !!"

Atterré, l’Enutrof porta une main à la coiffe mulante qu’il avait sur la tête. Blasé, il me répondit :

"Oui. Je…ça fait un moment qu’il est mort en effet.

-Ouéééééééé, HIC ! Allez on s’en fout…HOC !...mettons tous des ca…cadavres…HIPS !...sur la tête ! C’est plus zécologiqueuh !!*burps* Oups…HIC !...pardon.

-Je peux l’assommer ?" demanda Lear.

Harry retira sa chaussure et se dépêcha de me la mettre sous le nez, voyant que le Iop à ses côtés avait de la fumée qui commençait à lui sortir des oreilles.

"Respires ça Or. Vite !

-Gneuh, qu’est-ce que z’est ?...*snif, snif* ARGH !... HIPS !!"

VLAM !

Je ne sais pas trop ce qui se passa par la suite. Mais quand je me réveillais à la Taverne de la Dernière Heure, Lear se massait encore les fesses, sur lesquelle sétait imprimée la trace d’une semelle. Brièvement, Harry m’expliqua qu’on s’était fait mettre à la porte et de façon plutôt cavalière, de la Memoria Cataria. Leur Iop gardien est vraiment terrifiant !!

Renonçant à trouver Albynn, Harry m’avait traînée jusqu’ici dans l’espoir de trouver un ou une Eniripsa qui veuille bien s’occuper de moi. Hélas, ces gens là ne fréquentent pas beaucoup les lieux de débauche telle que le Dernière Heure. Les effets de l’ivresse se dissipant un peu, je laissais Harry m’emmener au dehors, Lear toujours perché sur ma tête. Tous très fatigués par cette journée de m…, nous finîmes par nous échouer en bord de route, sur le chemin de Sufokia, comme de pauvres claudos.

Et devinez qui vint nous achever de son rire grinçant ? Ah, je ne le nommerais même pas.

Blessée, droguée et déboussolée, je sentis les larmes me monter aux yeux. Pointant un doigt tremblant dans sa direction, je tentais de jeter l’opprobre sur le roublard et criais au viol en plein milieu de la place publique. Mais c’était bien mal connaître Winch. Car s’il ne parut pas inquiet de se faire étiqueter de la sorte, il fit cependant la moue, rétorquant que ça faisait deux semaines qu’il n’avait violé personne.


"Argh, m’écriais-je, t’es en cure de désintox c’est ça ?!"

Le roublard sourit de tous ses crocs.

"Ben ouais, en quelques sortes !

-Tu m’as sauté dessus ! Bourreau d’enfants !!! (j’ose rappeler que je n’ai que 16 ans !)

-C’est comme ça que je dis bonjour. Je saute sur les gens."

Par Xelor, ça me rappelait Kal, qui filait des baffes pour saluer.

Je voulus répliquer, arguer qu’il m’avait cassé la jambe et bien plus grave encore,volé presque tous mes Kamas quand soudain, un ange apparut. Bon, il était bardé d’une armure rouge sombre aux couleurs de la Memoria Cataria qui le rendait méconnaissable mais c’était bien lui.

"Albynn !!!"

[HRP] Bah voilà, on avance tout doucement de ce côté là ! A la prochaine !^^ [HRP] 

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Score : 834

/hrp/ Déjà la suite ? Vache t'es vachement rapide ! T'engage des chinois pour taper tes textes ou quoi ? :0 /hrp/

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Score : 502

[HRP] Bonjour No-Heaven...Vaëlya ! Aaaah, mais tu dois des Kamas à Or toi !^^ Gaffe je compte les intérêts ! ^o^

Rapide n'est pas le terme que j'emploierais concernant la partie RP. Elle est mise à jour beaucoup moins souvent que sa cousine côté fanfic. Et les textes sont tapés sous Word chaque jour (ou presque) puis copier/coller, c'est tout.

Et parce que tu as eu la gentillesse de laisser un post, je vais pouvoir passer à la suite. ^^ [HRP]

Les Chroniques d’Or Azur – 24/ Une petite partie de Muloup-garou.


Je me réveillais avec un mal de crâne des plus douloureux.


Par Xelor, je ne savais pas que mon lit pouvait tanguer à ce point. Repoussant mes couvertures, je m’extirpais du plumard et titubait jusqu’à un miroir. Retirant une mèche de cheveux roses qui s’était collée à ma joue durant mon sommeil, je m’observais rapidement. Les traits tirés, des cernes sous les yeux, j’avais les plis de l’oreiller imprimés sur tout mon côté droit. Grognant, je me débarbouillais rapidement, m’habillais et revêtit mon masque. Personne ne devait jamais voir mes yeux, personne.

Satisfaite, je sortais de mon havre-sac, la tête encore un peu enfarinée. Le soleil matinal me réchauffa aussitôt. Par habitude, je jetais un œil en direction du large. Toujours aucun signe du capitaine. Me détournant du ponton, j’activais mon coquillaudoo. Quelqu’un tentait de me joindre depuis quelques temps.

"Or ?C’est Mélodène ! Ça te dirais une petite partie de muloup-garou ?"

Je ne savais absolument pas de quoi il s’agissait.

Toujours partante pour un peu d’action, je répondis que oui et invitais mon ami Harry. Déjà en train de s’exercer, l’Enutrof me rejoignit sur la place du marché. Poings sur les hanches, Papy semblait content et inquiet à la fois de me voir sur pieds.

"Ça va Azur ?"

J’haussais les épaules.

"J’ai encore mal à la jambe mais ça va, je ne boîte plus. Je ne me souviens pas de tout par contre. A part peut-être une odeur particulièrement violente et nauséabonde."

L’Enutrof ne répondit pas, se contentant de siffloter.

Mélodène quant à elle, jaillit d’un havre-sac. Mélodène, c’est une Xelor particulièrement sympathique que j’avais rencontré quelques jours plus tôt. Chroniqueuse elle aussi, elle m’avait remis un grimoire relatant l’histoire de notre peuple et qui trônait depuis sur ma table de chevet. Ravie de la revoir, je fis les présentations et nous entrâmes dans le sac d’un dénommé Koolmani.

Je m’aperçus alors que la partie de Muloup-Garou était en réalité un jeu organisé par les membres du gouvernement. J’y croisais même Princesse Sexy, qui fut pendant longtemps notre gouverneur. Armée d’une trompette, elle ne cessait d’envahir la petite pièce de notes tonitruantes. Quand Harry se proposa d’être le maire pour les besoins du jeu, elle fit jouer un argument imparable.

"Votez pour moi et je balance ma trompette à la poubelle !"

Mon sang ne fit qu’un tour.

"JE VOTE POUR PRINCESSE !!!"

Harry en bondit d’indignation.

"Azur ?"

Le prenant par le col, je le secouais avec énergie.

"Elle va jeter sa trompette Harry, VOTE POUR ELLE !!!"

Je ne m’étendrais pas sur la description toute entière du jeu. Sachez juste que malgré mes quelques petites erreurs du début /j’ai été assez noob pour clamer haut et fort que j’étais une villageoise lors du premier tour d’essai…/, je remportais le jeu avec l’aide des deux autres loups du groupe, votant tour à tour contre Mélodène et Harry, que j’avais embobiné du début à la fin. Harry, ultime villageois à être éliminé, me foudroya du regard.

"Traître !" s’écria-t-il.

Je fis profil bas.

"Mais euh…Si j’avais pas voté contre toi, les autres auraient calculé que c’était moi et on aurait été éliminés tous les deux."

L’Enutrof me balança une pichenette en plein milieu du front.

"Dis surtout que c’est parce que des Kamas étaient en jeu !"

Hum, j’avoue.

Et c’est ainsi que je remportais 50K. Loin d’être une fortune, ce petit pactole remboursait cependant mes frais de loterie qui aurait lieu le 17 novamaire. Mais, cet argent ayant été gagné au dépend d’un membre de l’équipage (honte à moi…), je soulageais ma conscience en le mettant bien au chaud, au coffre de la Guilde.

Guillerette, je proposais ensuite à Mélodène de nous accompagner faire un tour à la pichine.

Là, nous parvînmes à débusquer le légendaire pichon blanc. Hélas pour nous, la bête s’était sournoisement planquée dans un trou d’eau et personne n’était assez expérimenté pour pêcher ce monstre là. En désespoir de cause, nous tentâmes de balancer Shisuke, un malheureux petit Osamodas qui nous avait accompagné, direct dans le trou d’eau. Mais il s’enfuit en courant, criant maman, pleurant beaucoup /merci Brassens^^/ et nous balançant des tartes à la figure quand on s’approchait trop. Dépités, on se passa les nerfs sur la poiscaille locale et quittâmes la pichine, déçus et sans s'être baignés.

Un peu plus tard, je croisais Lear, toujours très occupé à pister les encapuchonnés. Serrant la petite poupée contre moi, je lui demandais de ses nouvelles. Le Sadida m’apprit alors que les membres de la Milice Ecarlate avaient été fichus à la porte de leur taverne par…le Videur !

Inquiète (et surtout très curieuse de voir ça), je décidais d’aller y jeter un œil. Anaye nous ayant rejoint, on s’y fit accueillir un peu froidement. L’ambiance n’était pas aussi légère que la dernière fois. Je saluais Sibyl qui me demanda des nouvelles du capitaine.


Ma réaction fut à la hauteur de l’état de dépression avancé, dans lequel me plonge l’évocation de mon père spirituel. Fondant en larme, je sortis à toute vitesse de la taverne et allais m’échouer un peu plus loin, reniflant à qui mieux, mieux. Le Sadida me rejoignit et me gronda d’être aussi impulsive. Mais il retourna très vite à la taverne, un étrange personnage déguisé en abeille géante ayant été attiré par mes couinements. Le voyant, j’avais poussé un grand cri :

"Une abeille géante !! Cours Lear, elle va te butiner !!!

-Aaaargh !!!"

L’individu en question ayant certainement dû nous prendre pour des fous, passa son chemin. Je rejoignais donc Lear et Anaye à la Taverne où cette fois, Sibyl me foudroya carrément du regard.

"Vous ne pouvez pas entrer ici en faisant un bordel pareil ! On parle de choses sérieuses là ! Si vous voulez boire quelque chose, faîte-le dans le calme ou c’est la porte !"

Décidément, que ce soit dans cette taverne ou dans le QG de la Memoria Cataria, j’avais le don de me faire remarquer. M’excusant platement, je sirotais sagement une tisane en compagnie d’Anaye.

Vous ai-je déjà parlé d’Anaye ? C’est une nouvelle arrivée dans la Vague. Elle n’est guère bavarde et n’a absolument aucun sens de l’humour mais elle est d’une rare vaillance et me fait beaucoup penser à Alaix. Aussi m’attachais-je beaucoup à elle, même si elle ne le sait pas encore^^. Ecaflip de son état, elle est habillée tout pareil que moi. Je ne savais pas qu’on bradait les armures dorées au fond des eaux territoriales !


Lear ne sortit jamais de la taverne, persuadé que l’abeille géante rôdait toujours dehors. Laissant cette petite fleur délicate aux bons soins des Miliciens, Anaye et moi retournâmes au QG où nous retrouvâmes Résie. Avec deux Ecaflipettes à mes côtés, j’étais persuadée que la chance, qui me délaissait depuis quelques jours déjà, me reviendrait.

Mais je déchantais très vite. Un pirate Steamulant se pointa à notre repaire et il n’avait rien d’amical.

[HRP] Le scoop du jour : Princesse-Sexy détient une arme de dissuasion massive ! Bouchez-vous les oreilles !!! [HRP]


Les Chroniques d’Or Azur – 25/ Tensions entre pirates.


Instantanément, je reconnus l’armure que portait Pakun.

C’était la même que cette pirate qui m’avait dérobé presque tous mes kamas quand Winch Hexter m’avait coincée. Intriguée, je reconnus son insigne. Il s’agissait là aussi d’un membre des Pirates Steamulants. En pleine discussion avec Résie, il cherchait quelques informations concernant d’étranges individus vêtus de robes flottantes et de larges chapeaux. Plutôt lunatique, le pirate n’appréciait guère que la pauvre Résie ne cesse d’écorcher son nom. De mon côté, je lui fis remarquer à quel point il me rappelait sa consœur. Il m’apprit aussitôt son nom : Vaëlya Tristcoeur.

Très peinée d’avoir perdu tous mes kamas, je laissais mon tempérament bourrin sur les côtés, reprendre le dessus. Le ton monta, Pakun me traitant de boîte de conserve et moi, me moquant de son casque que je comparais à un balai à…enfin, vous voyez quoi. Comment on en arriva là ? Je n’en ai aucune idée.

Arona, arrivé entretemps, calma aussitôt le jeu.

Diplomate qu’il était, il avait tout de suite compris que l’alliance entre la Vague et les Steamulants pouvait avoir à pâtir de nos chamailleries, entre Pakun et moi. Et il avait presque réussi quand Winch débarqua sans s’annoncer au QG. Me hérissant, j’allais me planquer à toute vitesse derrière le repaire, hurlant à Résie de se méfier : le roublard sautait sur les gens sans prévenir et soi-disant pour saluer.Vaillante, l’Ecaflipette se redressa, prête au combat. Et là, ce fut la grande surprise.


Poursuivi par je ne sais qui, le roublard vit bien que la situation n’allait pas tourner à son avantage, maintenant qu’il s’était jeté dans la gueule du loup. De ce fait, ce fut tout naturellement qu’il alla se planquer derrière Pakun ! Et celui-ci, de vouloir le défendre ! D'abord Vaëlya, maintenant Pakun. Depuis quand Winch s’entendait-il aussi bien avec des membres des Steamulants ?!

Cette fois, Arona vit rouge.

Le plus calmement du monde, il demanda à Pakun et à Winch de faire demi-tour. Percevant le danger qu'ils pouvaient représenter réunis, il désirait avant tout nous éviter, à Résie et à moi, de nous retrouver en bien fâcheuse posture. Et puis, ça pouvait remettre en question le pacte de non-agression entre la Vague et les Steamulants. Et, fidèle second qu’il était, Arona n’allait pas permettre qu’on fiche ainsi le bordel dans les alliances nouées plus tôt.

Percevant certainement cet état de fait, Pakun accepta de partir sans rechigner, chopant Winch par l’oreille et le traînant à sa suite. Me réfugiant en toute hâte dans mon sac, j’allais y croquer un de mes tous derniers bonbons d’Halouine. Métamorphosée en chacha, je m’élançais sur les traces de Winch et de Pakun. Arona tenta bien de m’arrêter mais je n’en fis qu’à ma tête, désireuse de savoir ce que trafiquait Winch avec un Steamulant. Hélas, il me grilla lui aussi et me prit même pour cible, me menaçant de me plomber sur le champ. Revenue bredouille au repaire, je m’excusais platement auprès d’Arona qui me gronda à son tour de mon impulsivité.

Décidément, entre lui et Lear, qui m’avait fait la même remarque quelques heures plus tôt, il devenait urgent que je me calme un peu ! J’allais m’attirer des ennuis si je continuais ainsi…

[HRP] Que deux chapitres cette fois-ci, au vu de la longueur du premier. Bonne lecture ! [HRP]

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Score : 189

[HRP] Waouw je suis dans les chroniques d' Or Azur, la classe totale ! Continuez comme ça je suis fan ! C'était votre premier mulou-garou et pourtant vous êtes passé maître en la matière !
Au plaisir de vous revoir Or ! [HRP] 

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