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posté 21 Avril 2012 - 19:41:34 | #1

Citation (Griffedeplomb @ 08 Mars 2012 22:24) *

Son regard croisa celui du vieux Ruel, qui malgré ses blessures, se voulait réconfortant. Le vieil Enutrof était entré en contact avec l'une des ombres. En réalité cette dernière lui avait simplement frôler la joue. Cela avait suffi à y déposer une véritable balafre.


Faut suivre LMS ahaha! Bon plus sérieusement j'avoue que je n'y avais plus fait référence... Sinon il me paraissait déjà bien plus long... Redoublons d'effort, redoublons "_"


Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #2067330  Réponses : 48  Lectures : 1752
posté 21 Avril 2012 - 13:51:25 | #2
Ahaha! J'espérais pouvoir poster avant la reprise, or c'est chose faite! Il me semble que ce chapitre est un peu plus copieux que les précédents... Bref je ne vois pas trop quoi rajouter, alors je vous laisse avec ce petit chapitre 4 tout adorable - faites-lui un gentil accueil les enfants!

Chapitre 4

Le rouge embuait son regard. Tout avait pris la teinte du sang au travers des yeux de Tristepin ; il voyait rouge, et il fallait qu'il frappe. Encore une fois. La rage avait pris le contrôle total de lui. Rubilax y était pourtant totalement étranger. L’œil fixé dans le vide, le Shushu paraissait absent de son réceptacle... Au même titre que la raison de Tristepin.

Alors il frappa, à poings nus, mû par une rage infinie. Car il reconnaissait le Roublard. Malgré le mystère qui l'entourait, il savait ce qu'il avait fait. Il l'avait vu et il avait compris. C'était en parti à cause de lui que le Iop avait entrepris son voyage... Touchait-il déjà au but ? Une chose était sûre, il fallait qu'il laisse éclater sa colère.

Une vitre se brisa, à l'image des liens retenant l'esprit du rouquin.

- « N'aie plus peur... je ne serais jamais bien loin... mais pour le moment, j'ai besoin...   

Il plaqua à présent le Roublard au sol, et entreprit de lui démolir le portrait.

- « ... de ton aide.   

Les yeux injectés de sang, Tristepin avait pris les allures d'une bête sauvage, plus effrayant encore que lors des possessions de Rubilax. Yugo et Ruel, d'abord abasourdis à la vue de leur ami, entreprenait maintenant de séparer les deux hommes.

- « C'est toi qui l'a prise ! C'est à cause de toi qu'elle a disparu !

-Hein ? Mais bon sang c'est quoi ton probl...   

- « Retrouve-moi sur l'île de Pent'esprit... n'aie pas peur... c'est...   
Mais le Roublard n'eut pas le temps de finir sa phrase que déjà un poing à la peau mate, libéré du bras de Yugo, s'était abattu sur la tempe du voleur. Soufflant comme un bœuf, le jeune rouquin se libéra alors de son deuxième ami et, chevauchant le corps massif du Roublard, le plaqua de ses deux mains au sol, s'apprêtant à lui asséner l'un de ses fatales coup de crâne de Iop.

- « ... par là   

Mais alors, au sommet de sa gloire, Tristepin cessa tout mouvement, la nuque bloquée en arrière, à une micro-seconde de l'impact. Ses yeux s'écarquillèrent plus que de mesure, ses pupilles se dilatèrent, sa bouche béante ne parvenait plus à happer le moindre souffle d'oxygène. Car il la revoyait.

Sous ses yeux, il y avait cette petite main pâle, qui en d'autre occasion s'avérait si puissante, mais qui était à présent réduite à l'état d'une main d'enfant. Ou tout du moins, à une main de jeune femme fragile. Et puis, elle s'évaporait, disparaissait du mirage et prenait l'apparence de ce qu'elle était réellement...

Alors, il s'évanouit, tout se referma, son esprit, ses yeux, sa bouche, l’œil de Rubilax... et tout vint choir sur le visage tétanisé du Roublard.

Sous le choc de part la vitesse et la tournure des événements, Yugo et Ruel restèrent un instant figé, fixant le Iop évanouit, couché sur le Roublard assommé. Déjà une foule de badauds s'était formée autour des deux corps au coin de la rue, ce qui fut le signal d'alarme pour les deux compères. Ceux-ci se précipitèrent sur les deux corps inertes en se frayant un chemin dans la foule à coup de coudes et autres excuses à moitié mâchées. Après s'être regardé dans les yeux, tous deux entreprirent de déplacer les corps en direction de la taverne la plus proche, Yugo déplaçant le Roublard à coup de portail, tandis que Ruel s'occupait de soulever Tristepin... ou plutôt de le traîner à la manière d'un sac de farine en ruminant quelques projets de régimes drastiques à l'attention du jeune Iop – dans un but purement économique avant tout, cela allait de soi !




Lorsque Tristepin rouvrit les yeux, c'était un peu comme si on l'avait téléporté de la ruelle à la chambre que Ruel venait de loué au gérant de la taverne ''Au Panda Rustique – Lait de bambou demi-prix dès 20h30''. L'échange s'était fait sans verser la moindre goutte de sang, mais néanmoins à coup de marchandages violents et autres effusions de postillons. Peu enclin à héberger deux bagarreurs évanouis, le vieux Panda Nova finit néanmoins par se laisser aller jusqu'à baisser le prix de sa chambre à la va-vite, une fois que deux jeunes Ecaflipettes, vêtues court, eurent franchi le seuil de sa taverne, et ce afin de les conseiller du mieux qu'il pouvait en boisson – un choix qui se faisait relativement vite chez les Pandawas...

Mais revenons-en à nos protagonistes. Car dès que Tristepin ouvrit ses yeux, son premier réflexe fut de bouger. Très mauvaise idée et ce car il en était tout simplement incapable. Ligoté à un fauteuil de de style Edwardien, il ne parvenait pas à remuer le moindre petit doigt et dut se contenter de regarder hargneusement, en face de lui, Yugo et Ruel qui avaient braqué leur regard sur lui, les bras croisés.

- « Je peux savoir à quoi vous jouer ! S'exclama rageusement le Iop, sans même passer par la case ''étonnement''.

-A toi de nous le dire, Pinpin ! Répliqua Yugo en fronçant les sourcils.

-Tu te comportes bizarrement et ce depuis notre départ. Qu'tu sois malheureux avec la disparition des filles, j'veux bien comprendre ! Mais c'est pas une raison pour commencer à te faire les dents sur le premier passant ! Enchaîna Ruel, gardant Junior, fraîchement sorti de son sac, à ses pieds, dans le but de se donner un air menaçant, chose assez difficile avec les airs de peluche de Junior et ses grognements de chaton mal réveillé.

-Alors tant que tu ne nous auras pas expliqué ce qu'il t'a pris, c'est même pas la peine de penser à essayer de t'enfuir !

-Hum.. j'approuve totalement votre décision... MAIS EXPLIQUEZ-MOI POURQUOI MOI AUSSI JE DOIS ÊTRE LIGOTER ?   

Tristepin tourna derechef la tête à sa gauche, en direction de la voix. A environ un mètre de lui, ligoté sur un même fauteuil, trônait le Roublard, le visage maculé de bleu et de bosse. Les mains du Iop se mirent aussitôt à trembler.

- « Toi, on te garde dans l'hypothèse où, si Pinpin t'a fichu une rouste, c'est peut-être pas sans raison, répondit l'Enutrof de sa voix paternelle de vieillard donneur d'explication.

-Mais puisque je vous dis que je ne le connais pas, ce gars-là ! Bon sang, je reviens déjà d'un voyage en mer assez éprouvant, on n'a déjà pas idée d'aller frapper les gens comme ça, alors vous allez pas me garder captif par dessus le marché !

-Un voyage en mer ? Sans rire, tu l'as volée ! Je t'ai vu la prendre sur l'île, espèce de... ! S'égosilla Tristepin en remuant dans tous les sens, faisant pencher dangereusement le fauteuil.

-Quoi, ''tu m'as vu'' ? Le coupa le Roublard. Et bien que j'ignore comment tu as bien pu me voir sur l'île, sache que je n'ai absolument rien ramener de mon voyage... Je n'ai jamais fait une expédition aussi catastrophique...

-De quoi parlez-vous ?    Demanda poliment Yugo en décroisant les bras dans un haussement de sourcil.

Le roublard baissa dans un premier temps son regard. Faisant mine de se remémorer quelques instants des plus douloureux, il avait le regard fuyant et le sourcil plus que froncé. Un soupir s'échappa de ses lèvres et enfin il releva son regard pour le braquer dans ceux du blondinet.

- « Les Pent'îles, gamin. Il y a un sacré paquet de légende sur ces bouts de terre. Des créatures au-delà du croyable et des trésors ! De quoi te rendre riche pour le restant de ta vie – et de ta mort !

-Trésor ? Répéta Ruel, les yeux ronds comme deux gros kamas reluisant.

-Oui, des trésors... seulement les légendes parlent aussi de leurs gardiens... j'étais parti avec tous mes hommes. Les créatures improbables n'auraient jamais du être un problème – la mer et ses dragons, ça nous connaît, on s'en sort toujours !

-Des dragons... répéta Yugo, songeant à Adamaï demeuré avec Phaéris.

-Ces îles n'abritent rien de semblable à des dragons, le coupa le Roublard. En tout cas pas l'île de Pent'Esprit. Je suis le seul qui sois parvenu à m'enfuir.

-Une bande de gros Roublards qui ne survivent pas à une île, pouah ! Se moqua ouvertement et rageusement le Iop en remuant en tout sens sur sa chaise.

-Et toi, qu'aurais-tu fait, Iop, face à un ennemi qu'il n'est pas possible de tuer ?   

L'hilarité du chevalier disparut aussi rapidement qu'elle était apparue. Celui-là s'était stoppé net en écarquillant les yeux vers le Roublard, ce qui eut pour effet de faire tomber en avant le fauteuil. Cloué au sol, Tristepin n'avait d'autre choix que de couler un regard ascendant sur le côté vers le foulard du Roublard.

- « Comment ça, impossible à tuer ? Reprit-il plus sérieusement.

-Ca, ça n'avait strictement rien de vivant. On ne pouvait les toucher mais eux nous attrapaient comme de rien. J'ai vu les camarades tombés comme des mouches sans pouvoir rien faire de mieux que fuir. Et moi-même, je n'y ai pas échappé sans séquelle. Regarde mon bras, si tu ne me crois pas, Iop.   

Mêlant le geste à la parole, le Roublard avait entrepris de tirer les pans de tissu recouvrant son bras droit avec les dents. Ruel accourut pour l'y aider, et libérant le tissu du cordage, il découvrit au grand jour la peau du voleur.

- « Que... !   

Ruel recula, horrifié et tomba au sol. Par réflexe, sa main s'était plaquée sur sa joue. Ses doigts passèrent machinalement sur les creux de la balafre qui trônait à présent sur sa joue.

- « Oh bon sang !   

Yugo à son tour avait pris un air choqué. Tristepin quant à lui ne parvenait pas à distinguer le membre de son nouvel ennemi juré. Néanmoins, dans sa chute, le cordage s'était déserré et d'un simple mouvement de poignet, le jeune Iop s'en était retrouvé libéré. Se relevant dans la hâte, il s'empressa de se retourner, prêt au combat, sans que personne ne bouge pour le retenir, l'assemblée étant trop choquée pour remuer. Heureusement pour lui, le dernier captif n'eut pas à craindre le moindre coup, car la vue de son bras avait aussi désarçonné le Iop qui tourna machinalement son regard entre Ruel et le bras nu.

Car au milieu de cette fourrure et de ces muscles, la peau de l'homme était parcourut d'une longue écorchure, aux reflets violacés et boursouflées, une peau comme consumée d'un feu qui glace et qui tranche. La même balafre que celle qui trônait sur la joue de l'Enutrof.


Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #2066520  Réponses : 48  Lectures : 1752
posté 12 Avril 2012 - 15:52:04 | #3
Baaaah te fais pas de souci, elle va pas tarder à avancer ^^ Il me fallait un chapitre assez morne pour lancer l'action... mais bon je vais redoubler d'effort pour vous mes p'tits loups... et pour cette histoire surtout u.u


Ce message a été modifié par Griffedeplomb - 12 Avril 2012 - 20:31:22.
Raison de l'édition : J'ai pris mon vaccin contre la rage :D
Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #2041974  Réponses : 48  Lectures : 1752
posté 11 Avril 2012 - 23:47:28 | #4
Ahahaha, un nouveau chapitre de pondu! Je suis toute fière comme une grande, j'avais peur au début de faire trainer l'histoire, et finalement, BEN NON! *Buahahha, auto-congratulation* Bref, je me fais la bise par tant de pppppppuissance, et je vous laisse avec ce petit chapitre 3 tout mignon, tout court, tout plein qui, je l'espère, vous plaira bien!

Oh, et j'en profite pour m'excuser d'avance: Je me suis bien vite rendu compte que je n'ai strictement rien compris à la géographie de Wakfu, le nombre de continent ou même le nom de la plupart des îles. N'ayant pas les DVD de la série, je vois mal comment me la repasser (appel au don? xD je déconne), et je n'ai pas été capable de trouver la moindre carte (et avouez qu'avec le nombre de tsunami et autre portail zaap traverser par la confrérie, faire une carte de ce monde relève un peu de l'exploit... m'enfin...). Donc pour les incohérences à ce niveau, je vous invite à me critiquer avec toutes la fougue de la jeunesse et je m'excuse encore platement pour toutes les insanités que je vais bien pouvoir écrire...

Chapitre 3

- « Je voulais te demander Pinpin... ton bras n'était pas cassé lorsque tu es revenu de la falaise ?

Le petit déjeuner débutait pourtant à peine. Yugo avait eu la sainteté d'esprit de remplir le sac de Ruel de quelques victuailles avant de partir à l'aventure, histoire de faire un repas complet – l'équivalent d'une semaine de nourriture pour Amalia ou Evangelyne... L'absence de ces dernières se laissaient particulièrement remarquer. Tout était calme. Excessivement calme pour la situation. Il n'y avait pas de princesse pour se plaindre de la qualité du voyage, pas de belle blonde pour vanner à moitié les avances de son aimé. En un sens, la situation se passait exactement comme l'avaient si souvent souhaité les trois hommes. Alors, comment se faisait-il que leur aventure visait justement de retourner à cette routine parfois si douloureuse ?

Lorsque Yugo avait posé sa question, le silence s'était fait encore plus lourd. La situation n'aurait en temps normal pas pu plus empirée. Pourtant, c'était dès à présent le cas. Les deux compères ne tarderaient pas à comprendre que ce qu'il s'était passé à la falaise resterait un sujet à ne pas aborder avec leur ami Iop. Ils ignoraient d'ailleurs si le mutisme de celui-ci était volontaire ou dû à une séquelle de son combat. Ce qui était en tout cas sûr, c'était qu'il n'y avait rien à tirer à ce sujet de Tristepin-Sérieux et de son fidèle Rubilax-Muet. Néanmoins, après quelques bouchés de nourriture, la langue du rouquin se délia, et sans faire référence à l'incident, Tristepin précisa enfin un peu plus le mystère qui dès à présent l'entourait.

- « Bien sûr. Il a juste guéri.

-''Guéri'' ! Répéta ironiquement Ruel. Même un Iop, ça ne guérit pas d'une fracture en une semaine à peine ! Quand on t'a récupéré, t'étais au mieux bon pour l'amputation mon p'tit gars !

Le vent se leva et souleva les brins d'herbe de la plaine. Ruel regardait Tristepin dans le blanc des yeux. Tristepin détourna son regard sur le bonnet de Yugo. Ce dernier fixait les nuages dans le ciel. Adamaï lui manquait à présent.

Tristepin soupira. Le repas étant à présent fini, il se leva, et se prépara à se remettre en route. Il était vrai que son bras qui, une semaine plus tôt, était plus proche de la composition d'un puzzle que de n'importe quoi d'autre se portait à présent à merveille, à peine moins musclé que l'autre. Tristepin ne tarderait d'ailleurs pas à y remédier.

- « Allons-y.

Ruel était déjà prêt à répliquer quelques insanités au sujet de leur leader, fou de rage vis à vis de son comportement. C'était sans compter sur la petite main de Yugo qui se posa sur son bras et l'en empêcha. L'enfant lui destina un sourire qui se voulait réconfortant, à peine teinté de tristesse. L'absence des filles les rendraient tous fous d'ici bien peu de temps, et à supposer que Pinpin eût été le premier à succomber, il n'en demeurait pas moins le seul à en savoir un minimum sur la disparition d'Amalia. Le vieillard comprit la requête de confiance que lui fit sans voix le blondinet. Alors il se tut, remballa le peu d'affaire qui avait résisté au repas et suivit le rouquin sans piper mot.

Dès lors, les jours se succédèrent et se ressemblèrent. Rien ne les distinguait finalement les uns des autres, et les décors défilaient sous les yeux des trois hommes sans réellement les toucher. L'itinéraire choisi par Tristepin semblait être fait de sorte que leur chemin ne croisent que bien peu de ville, ne rendant en rien plus simple leur parcours. Fort heureusement, il s'avéra que de nombreux créatures tout autant succulentes les unes que les autres croisèrent leur route et garnirent leurs estomacs. L'humeur de chacun remontait et rejoignait presque la normale lors de ces rares moments de dégustation, là où les instincts primitifs reprennent le dessus... ou presque.

Ce fut lors de leur arrivé dans un petit village portuaire que les premiers événements notables survinrent.

- « Ça paye pas mine ici... tu comptes nous faire prendre la mer Pinpin ?

- Evidemment. Il va nous falloir un bateau pour rejoindre l'île de Pent'esprit...

-L'île de quoi ?

Et bien entendu, Yugo aurait pu économiser sa salive pour trois mots, car Tristepin s'était à nouveau refermé sur lui-même, ne pipant mot. Les sourcils froncés, il semblait en proie à de véritables questionnements. Pour peu, on aurait presque pu croire qu'il était en train de... réfléchir. L'image faisait assez froid dans le dos. Brisant ce début de silence oppressant, Ruel tenta une nouvelle approche.

- « Je voudrais pas casser tes beaux espoirs mon bonhomme... mais tu veux quand même pas rejoindre l'archipel des cinq îles, rassure-moi ?

-Qu'a-t-elle de spéciale, cette île ? Questionna Yugo puisque le Iop ne réagissait pas.

-L'île de Pent'esprit serait l'une des cinq îles de l'archipel... des cinq îles...

-Sans déconner... ne put retenir le jeune Eliatrope.

-Hum oui... l'appellation n'est pas très originale, je te l'accorde. Le souci, c'est que l'on n'a pas la moindre idée exacte de leur emplacement.

-Elles seraient légendaires ?

-Oh ça, de toute manière ! Moumoune me racontait de nombreux histoires assez farfelues à leur sujet... mais non, beaucoup de gens ont frôlé les terres de l'archipel des cinq îles... sans vraiment l'avoir voulu... Vois-tu, reprit Ruel face à l'ébahissement de son auditoire, on dit que suite au Chaos d'Ogrest, plutôt que d'avoir sombré sous les mers, les cinq îles auraient été... détachées...

-Tu veux dire que ce sont des îles flottantes ?

-On peut dire ça... ça expliquerait d'ailleurs pourquoi personne n'a jamais été foutu de les situer exactement !

-Boh, il suffirait de demander Grufon... Pinpin, tu es sûr qu'Amalia se trouve là-b... ?

Mais le ''bas'' de Yugo se perdit dans les ruelles du village, car alors que tous trois avançaient en direction de la mer, Tristepin venait de se jeter à la tête d'un Roublard.


Ce message a été modifié par Griffedeplomb - 11 Avril 2012 - 23:56:52.
Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #2040978  Réponses : 48  Lectures : 1752
posté 08 Avril 2012 - 09:32:35 | #5
Ah bon, y'a une fic qui parle de l'enlèvement d'Amalia? Sans dèc!

Bon, blague à part, j'ai pas grand chose à rajouter, je suis un peu de l'avis de LMS, ça manque un chouilla de détail, elle est assez catapultante ton histoire (lvl up new word ahaha!). M'enfin si ça va se préciser avec le temps, moi j'achète! Donc du coup, en attendant j'ai hâte de voir la suite  


Ce message a été modifié par Griffedeplomb - 08 Avril 2012 - 09:35:10.
Raison de l'édition : Oui donc on dit être de l'avis de hein...
Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #2032568  Réponses : 35  Lectures : 919
posté 07 Avril 2012 - 22:48:41 | #6
Wohlalalalala oh my dog, si j'avais su que ce chapitre causerait une telle confusion... bon en fait j'en étais sûre.

Parce que wala, wala, wala, j'avoue, j'étais toute autant confuse en l'écrivant. Mon esprit est allé déjà bien plus loin dans l'histoire - les musiques de Demetori nourrissant énormément les scènes de combats épiques (voilà, vous connaissez dès à présent mon secret ahaha! ), résultat j'avais plus que hâte de vite passé ce détail scénaristique qui cause le début de l'aventure.

Mais pour tout vous avouez, après une relecture à esprit reposé - y'a environ trois minutes-, j'ai vraiment eu le sentiment de faire un de ses coups de théâtre à la Molière genre ''Le roi arrive, tout s'arrange et tout le monde est d'accord sans poser de question''. J'ai assez honte, mais je ne voyais pas trop comment expliciter tout ça. Typiquement, la crédulité de Yugo et Ruel, qui suivent notre super Iop sans trop de questionnement... mais bon sang, c'est une autocritique ou je rêve? (Serait-ce le début de la schizophrénie? buahahhahahaha! =D)

En revanche, pour les passages sur lesquels vous doutez, je vais tenter d'éclaircir ce qui le mérite. Typiquement, ne vous faites pas de souci pour la dernière réplique, j'avais bien toute ma tête lorsque je l'ai écrite et elle est on-ne-peut-plus justement formulée.
Quand aux yeux qui s'ouvrent, je pensais que vous comprendriez par rapport au contexte - surtout la phrase qui suis, le changement de plan sur Yugo... Néanmoins je laisse en suspens, si vous comprenez tant mieux, sinon je tenterais de l'explicité par la suite... ou alors tout cela restera dans l'abîme des erreurs littéraires...

Bref, je vous ponds un roman à la place d'un chapitre, et je vous remercie pour toutes vos remarques (Mulou, n'hésite pas à me laisser un petit mot à l'occaz enfin comme tu le sens!)


Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #2032142  Réponses : 48  Lectures : 1752
posté 07 Avril 2012 - 01:40:29 | #7
Salut tout le monde! Encore désolée pour mon absence... néanmoins, promesse tenue, voici le chapitre 2, et ce avant Pâques (car pour moi qui dit pâques dit lundi de pâques, donc oui ma promesse était assez boiteuse vu que, quand j'y pense, j'avais trois jours de marges en fait ) Néanmoins, je vous souhaite une bonne lecture - et j'espère que vous apprécierez!

Chapitre 2

Cela faisait à présent une semaine que le royaume Sadida portait le deuil de la disparition de sa princesse au fond de son âme feuillue. Une semaine aussi que la jeune Crâ, garde du corps de la famille royale, sombrait dans un sommeil sans fin ; que son état ne changeait pas, n'allant ni en s'améliorant, ni en régressant. Pour les soigneurs, c'était un peu comme s'occuper d'un cadavre, un splendide cadavre vivant. Pas la moindre réaction ne se faisait remarquer ; pourtant, c'était bel et bien en face d'eux un corps qui avait faim, un corps qui avait soif, un corps où le sang coulait à flot.

Mais pour le moment, rien n'aurait pousser le sang à couler à nouveau sur la verdure environnante, et dans la cité arboricole, tous imitaient à présent Evangelyne. Cela faisait quatre jours que le Iop hurleur avait sombré dans le sommeil, chose à la fois impensable mais qui finalement n'inquiétait que moyennement les quelques Sadidas proches du rouquin : le calme pouvait enfin reprendre dans la cité qui, en plus de souffrir d'une telle plaie, se passait très bien des lamentations qui accompagnent toujours la blessure.

Le calme plat régnait dans le palais. Dans l'ancienne armurerie, Yugo et Ruel, fidèles à leur poste, ne bronchaient pas et surveillaient fièrement l'épée... les yeux fermés et un filet de bave à la bouche. La tête reposant sur le manche de sa pelle, le vieil Enutrof avait fière allure, les bras ballant, un enfant peloté derrière lui.

Et dans la tendresse morne de la nuit, le vent se mit à souffler, une feuille glissa lentement dans la pièce, s'échappant par une ouverture de la fenêtre, faisant la ronde du palais. Elle finit par se laisser choir contre le carreau d'une autre chambre, sans un bruit, n'altérant en rien le silence environnant.

Un œil s'ouvrit. Un deuxième. Et tout s’enchaîna alors à une vitesse incroyable, dépassant la raison humaine.

Comment Yugo s'était-il retrouvé embarqué, traînant un Enutrof à moitié endormi derrière lui, devant courir pour rattraper un Iop qui cinq minutes plus tôt, ne donnait plus le moindre signe de vie ? Comme en réponse, un flash-back traversa telle une flèche de Crâ le crâne du jeune garçon.

Il était en l'air. Non pas qu'il volait. Non, son corps virevoltait à présent en hauteur et, bras et jambes écartés, il venait de se réveiller. La porte de l'armurerie venait de sauter littéralement de ses gonds et gisait au sol. Face au tintamarre qui en avait découlé, Ruel s'était réveillé, la bulle trônant sous sa narine venant de se percer, et mu d'un réflexe de vieux grippe-sou prêt à protéger son bien le plus précieux, il s'était saisi de sa pelle qu'il avait fait mouliné deux coups avant de la présenter, menaçante, devant lui. Se faisant, la pelle avait ramassé au passage le petit Eliatrope et l'avait catapulté en l'air. Voilà où il se trouvait.

N'ayant pas le temps de se servir d'un portail à cause de la petite portée qu'avait eu l'arme Enutrof, Yugo était tombé mollement sur la porte arrachée. De là où les deux gardes se trouvaient, il pouvait entendre une respiration digne Bouffetout en rûte, mais surtout sentir un odeur qui s'en approchait tout autant.

- « Mais qu'est-ce que... ?   

En face d'eux, une ombre noire approcha, deux yeux à la pupille luisante dans le noir, telle deux grosses perles d'huître... Des yeux on ne peut plus reconnaissable.

- « Ah vous êtes là ! Bon les gars on se bouge maintenant !

-C'est... c'est toi ?   

Sortant de l'ombre la tête sombre et quelques mèches de feu de la chevelure de Tristepin apparurent dans un rayon de lune. Quelque chose pour autant changeait cette tête autrefois si amicale et benête : une détermination sans vergogne se lisait au travers des yeux de perles et une maturité sans pareille s'était peinte sur les traits du Iop. Yugo en eut des frissons, tant il lui semblait que Pinpin avait pris un coup de vieux... ce qui fut de bien courte durée.

- « Pinpin... tu veux bien mettre un pantalon ?   

Alors qu'il s'était totalement avancé dans le rayon de lune qui traversait le carreau, Tristepin avait ainsi dévoilé à l'assistance sa tenue. Bien loin des armures de preux chevaliers ou même du sceau blanc et rouge de la caste des Iop, le jeune rouquin semblait avoir opté pour une tenue légère... à savoir un simple caleçon. Toute crédibilité disparut ainsi aux yeux de l'Enutrof et de l'Eliatrope qui, après la surprise, éclatèrent d'un même rire. Le regard pourtant toujours sérieux, Tristepin ne put dissimuler sa surprise et sa gêne en prenant conscience de son accoutrement. Dans un nuage de poussière, il piqua un sprint jusqu'à sa chambre afin de récupérer les vêtements que le soigneur lui avait retirés pour soigner ses blessures.

Revenant un instant après en dépoussiérant son pantalon de toile, le Iop s'était adressé à ses amis, sans faire le moins du monde dans la dentelle :

- « Il faut qu'on parte. Maintenant.   

L'enfant et le vieillard s'étaient regardé, pris au dépourvu, tandis que Tristepin retirait Rubilax de son socle.

- « Comment ça ''il faut qu'on parte'' ? Tu crois pas que le royaume a déjà suffisamment d'ennui comme ça en plus de notre disparition ?

-Ruel a raison, Pinpin... attendons le matin...

-Non.   

La réponse était catégorique. Yugo n'y comprenait plus rien. Comment le jeune Iop avait pu passé d'un tel état à un autre ? Il ne semblait pas profondément méchant, juste... excessivement sérieux. Pour un Iop de sa trempe. Surtout de sa trempe. Constatant que Tristepin n'allait rien ajouté de plus, ni même changé d'avis, Yugo osa à peine murmurer qu'il allait écrire un message destiné au royaume. Ruel quant à lui somnolait déjà à nouveau sur sa pelle...

Retour à la réalité. Mais tout cela n'avait à présent plus rien à voir avec la réalité pour Yugo. La lune était à présent haute dans le ciel, la forêt s'ouvrait enfin sur les plaines et ainsi débutait leur périple loin du peuple balafré d'horreur qu'étaient les Sadidas. Yugo poussa un soupir, et leva les yeux vers le Iop. Sa détermination et son mutisme étaient deux choses bien anormales. Déterminé, il l'avait toujours été, mais pas de cette manière, pas avec ce sérieux si profond. Pourtant, rien n'aurait arrêté Tristepin, preuve en était qu'il portait à présent sur ses épaules le corps du vieil homme endormi.

Ne s'étant pas lavé depuis l'accident – et même avant, le corps du jeune homme avaient une odeur plus que forte, accentué par la transpiration qu'avait découlé des crises de folies dans son lit. Il n'en était que plus impressionnant, portant cet homme sur ses épaules, les muscles quoique un peu atrophiés, luisant toujours sous les rayons de la lune. Toute cette force brute... était bien plus accentué qu'à son habitude. Pourtant, une certaine certitude apaisante s'y lisait, et réconfortait légèrement le blondinet.

- « Alors... vas-tu nous dire pourquoi doit-on partir absolument maintenant ?   

Cela faisait pourtant un bon moment que tous deux marchaient, mais le courage ne lui était pas venu de briser le silence du Iop. Pas de réponse. Le silence retomba, bercé par les ronflements de Ruel. Yugo ne baissa néanmoins pas son regard et continua de fixer le dos de son ami. Finalement, le rouquin ouvrit la bouche.

- « J'ai fait un rêve.

- Un rêve ?   

Le chevalier Iop laissa la phrase en suspens. Le vent se leva. Une volée de feuilles dépassèrent les protagonistes et partirent choir, loin, très loin, sur l'horizon qui doucement s'éclaircissait. Réveillé par la brise, Ruel ouvrit un œil.

- « Je doute pas de ta résistance hein, bailla le vieux chasseur de trésor, mais je te rappelle que tu traînes un enfant... il faut partir soit, mais si c'est partir comme dans mourir de fatigue, y'a des solutions plus rapides et moins douloureuses tu sais...   

Alors pour la première fois, Tristepin se retourna vers Yugo. Le blondinet mourrait de fatigue à présent, il avait besoin de sommeil... Le rouquin baissa tristement le regard et sans demandé son reste s'assit au sol, faisant rouler Ruel le long de son dos pour le coucher derrière lui. Yugo, épuisé, se laissa tomber juste à côté du rouquin, la tête contre sa cuisse. Il avait les yeux déjà fermés. Se sentant mal à cette vue, Tristepin ne put que s'excuser platement à demi-voix.

- « ... et je sais que j'aurais du attendre demain matin pour partir avec vous... mais demain, j'avais trop peur qu'il soit trop tard... je l'ai vu dans ma tête... je sais où elle est...   

Ruel appuya sa tête sur sa main, écoutant doucement les aveux un peu confus de Tristepin.

- « Je sais ce qu'ils ont fait d'Evangelyne...   


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posté 04 Avril 2012 - 17:31:04 | #8
Aaaah mon dieu! Je suis désolée! Gros souci technique, un retard de fou, j'ai honte... je me débrouille pour vous poster la suite avant Pâques!  


Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #2022726  Réponses : 48  Lectures : 1752
posté 11 Mars 2012 - 11:03:58 | #9
Et me revoilà! C'est bien la première fois que j'ai autant de lecteurs, en si peu de temps qui plus est. Vous me faites chaud au cœur les gars

Prestigo: J'ai bien vu le caractère redondant de mon prologue. Mais en réalité je ne pouvais pas mettre dès le début ''le jeune blondinet'', car il fallait absolument que je fasse planer le doute sur ce personnage. Bon, je ne sais pas si mon effet a réellement fonctionné, mais je continue de penser que c'était une belle tentative u.u Néanmoins, c'est fini

Heloise-tout-plein-de-chiffre-que-j'ai-pas-le-courage-de-recopier: J'espère que la suite te déplaira pas, en tout cas pour ce qui est de la longueur, je pense que tu auras rarement l'occasion de me dire ''trop long!'' (si ce n'est pour la parution xD)

Armadragon6: Merci! Oui, comme je l'ai dit, le prologue aurait du s'appeler ''Paie tes anti-dépresseurs''. Plutôt qu'un début au pays des licornes magiques avec une fin à zombi-land, j'ai préféré inversé la tendance. On verra bien ce que ça donnera, mais rien que pour le premier chapitre, j'ai eu le sentiment que l'ambiance était déjà moins ''Passez-moi une corde calibre 32 et le pommier qui va avec". Mais critique seulement! On verra ce que j'en fais après par contre

Bon, pour en revenir au premier chapitre à proprement parler, j'ai décidé pour cette fanfic de posté des chapitres courts et ce dans le but de maximiser mon temps de parution. En effet, je n'ai pas le souvenir d'avoir réellement fini une fanfic - en dehors des one-shots (et encore...), car je me lasse parfois vite. J'espère que cette précipitation ne vous dérangera pas trop, je fais un maximum néanmoins pour corriger les incohérences et autres fautes de français. Sur ce, place au chapitre!

Chapitre 1

Pas une branche, ni la moindre feuille ne paraissait au repos au royaume Sadida. Bien que l'heure fût plus au sommeil qu'à la réparation de sa ville, le peuple s'était mobilisé, pour reconstruire ce qui avait été démoli et ce le plus vite possible. Néanmoins, l'énergie y était, mais pas le cœur : la princesse restait disparue, et ainsi le prince Armand – qui ne tarderait pas à grader au statut de roi depuis la perte de ce dernier, était face à un des grands dilemmes de la royauté : sa famille, ou sa patrie ?

-Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarhhh !

L'avantage de cette situation fût qu'au moins, les habitants disposaient d'un réveil permanent et plutôt efficace. Mais ce matin-là, un autre cri, plus léger mais tout autant furieux, se mêla aux hurlements de Tristepin.

- « Veux-tu bien te taire, Iop ? Et nous avons déjà suffisamment de blessés comme ça !

En effet, dans la chambre du Iop, le guérisseur s'affairait à présent sur sa propre main où suintaient quelques gouttes de sang autour d'une plaie parfaite en forme de mâchoire de Iop. Le royaume faisait son possible pour faire taire le jeune homme, usant de bâillons et allant même jusqu'à recouvrir l'endroit de couches de racines pour l'insonoriser. Mais rien n'y faisait, la lamentation déchirée de Tristepin n'avait de cesse de hanter le palais et ne disparaissait que pour laisser le temps au rouquin de reprendre son souffle.

Cela faisait trois jours que l'incident avait eu lieu. Et trois jours que Tristepin ne dormait plus. Tous ignoraient en réalité le message que ce dernier voulait faire passer au travers de ses cris, si ce n'est sa rage. Aucun véritable mot articulé n'en sortait et il paraissait peu probable que ce soit le bras brisé du Iop qui lui causait une telle douleur. N'avait-on jamais vu après tout d'autres membres de son peuple se ruer sur l'ennemi sans même avoir conscience de leurs os brisés, voir pour les plus exotiques, se servir carrément du membre brisé pour tabasser tout ce qui bougeait ? Le soigneur suspectait même, vu l'état du bras gauche du rouquin, que ce dernier n'ait pas un peu usé de cette vieille ruse de Iop, si on peut appeler ça de la ruse...

L'un des rares instants de silence reprit alors, tout juste gâché par la respiration de phoque du jeune homme . Le guérisseur saisit l'occasion pour adresser de vaines paroles à son patient.

- « Tu nous serais bien plus utile si tu commençais déjà par baisser le volume et nous expliquer ce qu'il vous est arrivé ! Eh quoi ? Tu crois peut-être que chez nous, on libère les gens uniquement après crevaison du tympan ? Espèce de borné, de bruyant, de... RAAH IOP ! MAIS VEUX-TU BIEN M'ECOUTER QUAND JE TE PARLE ?

Le zèle du guérisseur fut une bien mauvaise action, car en plus de gâcher un rare moment de silence dans le royaume, elle réveilla la fougue du rouquin qui ouvrit grand ses mâchoires et se lança dans ce qui devait être son pire hurlement jusqu'à présent. Le soigneur, éjecté contre un mur par l'impact sonore, se glissa lentement vers la porte avant de la fermer à double tours en maugréant dans sa barbe « Déjà que son shushu pourrait très bien en profiter pour nous massacrer...

Mais Rubilax n'était définitivement que le cadet des soucis que devait se faire le royaume. L'épée était restée muette depuis l'incident de la falaise ; néanmoins, pour plus de sûreté, on confia à Ruel et Yugo de veiller sur elle jusqu'à ce que son gardien quitte sa torpeur. Une occasion pour les deux compères de réfléchir à un moyen de retrouver Amalia tout en vérifiant de temps à autres que l'épée était bien sur son socle, au milieu de ce qui s'apparentait à un ancienne armurerie.

- « Il faudrait déjà qu'on comprenne ce qu'étaient ces créatures... Ruel, tu es sûr de ne pas les connaître ?

- Ca pourrait très bien être tout et n'importe quoi... Imaginons seulement qu'il s'agisse de spectre hanté ? Bah ! Dans le monde des 12, tout est si vite hanté qu'après tou... BON SANG PINPIN, MAIS BOUCLE-LA !

Le vieil Enutrof avait déjà la moitié du pelage d'hiver de Junior enfoncée dans les oreilles, et alors que Yugo s'en retrouvait à crier pour se faire comprendre, la voix de Tristepin, elle, conservait toute la clarté et la musicalité d'une fin d'orgie pandawesque, pour être plus précis, de la partie où Rocky Bamboula – car toute tribu pandawa qui se respecte à son Rocky Bamboula, décapite la moitié de l'assistance.

- « Y'a des jours, mon petit Yugo, où je regrette de ne pas avoir le voleur de voix sous la main ! Grinçait des dents le vieillard.

-S'il crie, c'est bien qu'il doit y avoir une raison...

-Une raison ? J'vais t'en donner moi, une bonne ! Sire Tristepin, le preux chevalier a tout simplement péter un plomb ET JE VAIS PAS TARDER A LE REJOINDRE SI MÔSSIEUR NE LA FERME PAS DANS LES CINQ SECONDES A VENIR !

Derrière le cri de l'Enutrof, le calme plat retentit. Les deux amis se regardèrent, étonnés, abasourdis par la détonation du euh... du calme.

- « Eh bah tu vois mon bonhomme, suffit de leur parler gentiment mais fermement et tu obtiendras n'importe quoi des gens !

-Euh moui...

Car pendant ce temps-là, dans sa chambre, Tristepin avait enfin plongé dans les bras de morphée, en marmonnant un ultime mot à moitié incompréhensible tant la bouche du jeune homme était anesthésié par ses cris.

- « Tu as compris quelques choses toi ? Demanda à un garde le soigneur, tapis dans l'ombre de la porte.

-Euh... Vent d'églantine ?

-... C'est bien ce qu'il me semblait , tomba d'accord le guérisseur en quittant le secteur sans demander son reste avec un soupir de soulagement et un petit sourire au lèvre. Étonné, il semblait même au garde que son compère Sadida sifflotait un petit air de Francis Laliane.

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Encore désolée pour la taille! 8(


Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #1953618  Réponses : 48  Lectures : 1752
posté 09 Mars 2012 - 22:48:44 | #10
Merci pour l'accueil les gars, vous êtes mortels! =D *headshot*

Mais trêve de plaisanterie, pourquoi êtes-vous tous persuadé que je vais arrêter cette fic alors même que je n'ai écrit que le prologue? Vous me touchez sincèrement, mais j'avoue que là, je suis perplexe O.o

-LMS-, bonne idée, ça fera un titre à rallonge tout moche pour compléter mon petit titre en peluche!

Moka62, oui, sur le moment en me relisant je t'avoue que j'avais atteint un stade où même le mot aurttokrafe ne choque plus - ou presque. En relisant encore un coup ce matin par contre, je dois avouer que j'ai pissé le sang des yeux par moment... je m'en vais corriger vite fait tout ça!


Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #1950030  Réponses : 48  Lectures : 1752
posté 08 Mars 2012 - 22:24:06 | #11
Telle l'ombre du soleil - Basée sur la série! Salut tout le monde!

Tout droit venue de la galaxie Alpha du Panda, je me présente: Griffedeplomb, membre toute neuve sur ce forum.
L'idée de cette fanfic a germé, je dois bien vous avouer, sur une base qui se voulait très romancée mine de rien - si, si. Je suis une fan assez assumée du petit couple Evangelyne Tristepin et donc la fanfiction risque d'en être très teintée - donc ceux qui font une allergie aux Iops ou des crises d'urticaire à la vue d'un arc, passez votre chemin

Ca fait un bail que je n'ai pas écrit de fanfic non plus. Je ne vous demande pas d'être trop indulgents - allez-y, balancez la sauce!, au contraire, toute critique est la bienvenue! =)

Sur ce, je vous laisse avec ce prologue super joyeux, qui, si j'avais dû lui donner un nom, se serait appelé ''Paie tes anti-dépresseurs'' ...

Bonne lecture! ;D

Telle l'ombre du soleil


Prologue

En un instant, le monde s'était glacé. Le cœur de la forêt brûlait. Mais d'une flamme froide. Est-ce dans les instants où tout revient à la normal, où le mal semble avoir disparu de tout horizon, est-ce dans ces moments-là que ce dernier guette ? Il en était sûr cette fois-ci. Comment pourrait-il en aller autrement au fond ? Pourtant, cette idée peinait à s'immerger totalement dans le flux de ses pensées.
Sa tête allait exploser. Trop de choses s'étaient passés en une fraction de seconde. Il se prit la tête entre ses deux paumes et gémit. Non... non...

Le souvenir lui revenait. Le calme de la forêt sur cette fin de journée. Le peuple Sadida festoyant le retour de sa princesse. Il la revoyait sourire et se pavaner. L'un plaisanter, l'autre rire, les uns baffrer, les autres chanter. La joie de vivre resplendissait tout au travers de la forêt sous les quelques derniers rayons de soleil réconfortant.

Il revenait alors à la réalité. La nuit demeurait à présent. Il faisait sombre, et froid. Dans cette chambre que de végétale façonnée, jamais le bois ne lui avait semblé aussi mort. Il baissa les yeux sur le lit et son occupante dont il était au chevet. Une migraine terrible l’assaillit de toute part au travers de sa tête.

Chacun des membres de la confrérie du Tofu était présent, fidèle à son poste de héros. Les uns se vantaient de leur exploit, les autres esquivant les questions à ce sujet. Car chacun avait vécu différemment l'aventure jusqu'à l'île des griffes pourpres, mais c'était finalement cette différence qui avait lier chacun des membres de la confrérie. Il se souvint qu'il était plus qu'heureux et que rien au monde n'aurait pu ne serait-ce qu'ombrager ce bonheur. Et tout éclata alors.

Se prenant la tête entre les mains, il dut réprimer un hurlement de douleur qui se perdit en un long gémissement sourd. Ses yeux s'écarquillèrent et restèrent figés sur la belle femme allongée dans le lit. Son corps fin semblait simplement endormi. Mais lorsque l'on s'approchait d'un peu plus près, l'on pouvait voir sur cette peau de crème des bleus, des hématomes. Si l'on soulevait ces quelques mèches blondes, on pouvait voir une peau que trop blanche pour des joues qui avait pris l'habitude de conserver un fard constant. Et cette poitrine, qui ne se soulevait que peu - définitivement plus si l'on ne se concentrait pas! La jeune femme paraissait vouloir se faire la plus furtive possible. Mais cette respiration se voulait trop légère, même pour une Crâ expérimentée comme elle...

Personne ne comprit d'où vint l'explosion. La végétation vola aux éclats tout autour du banquet. Des cris de surprise, puis de douleurs retentirent. Une fumée verdâtre régnait sur la scène. Gardes ou héros, chacun s'arma et se prépara à tirer sur l’assaillant. Tous, à l'affût, s'attendaient à voir l'ennemi pointer le bout de son nez sur les hauteurs, et sans doute à s'élancer sur eux. Oh comme ils étaient tous loin de la réalité...

Les soigneurs du royaume étaient tous débordés. Dehors, c'était l'agabgie, les armées royales étaient toutes mobilisées, tantôt pour protéger les habitants et le palais, tantôt pour retrouver l'ennemi et son otage...

Lorsque la poussière et la mousse retombèrent au sol, l'ennemi se décida alors à apparaître. Une gigantesque ombre noire traversa le sol. L'air jusque là humide s’assécha d'un coup et il semblait que là où l'ombre géante passait, l'herbe dépérissait en une seconde. Il y eut un instant où le temps semblait s'être arrêté. L'ombre planait. Chacun s'apprêtait à attaquer. Puis l'ombre piqua sur la gauche. En direction de la princesse. Le sang de son garde du corps ne fit qu'un tour et déjà Evangelyne était prête, à son poste devant la princesse afin de décocher deux ou trois flèches pour la protéger corps et âme. Mais c'était inutile. L'ombre ne stoppa en rien son élan et traversa littéralement la jeune Crâ pour foncer sur Amalia dont il se saisit avant de continuer sa route. La garde du corps se retourna immédiatement et courut à la poursuite du ravisseur. Ce dernier fonçait vers l'un des ravins qui servait de limite entre la forêt et l'océan. La Crâ à ses trousses.

Un soigneur, épuisé, le chassa du lit sans même perdre trop de temps en politesse. Evangelyne avait besoin de soin permanent, et c'est à contrecœur qu'il quitta la chambre. Néanmoins, à peine eut-il passé le seuil de la porte qu'un hurlement de rage s'échappa d'une autre chambre. Il avança lentement sur la pointe des pieds pour aller voir dans l’entre-bâillement de la porte. Comme fou de rage, le pensionnaire avait été ligoté sur son lit à coup de grosses racines. Sur le sol, un bout de chiffon à moitié dégoulinant de bave prouvait qu'on l'avait bâillonné. Cette folie semblait au fond être une réaction compréhensible... venant de ce Iop.

Car c'était le même regard plein de rage et de peine qu'il avait vu sur Tristepin lorsque ce dernier revint du ravin, portant d'un bras la dépouille d'Evangelyne. D'autre vague d'ombres malfaisantes étaient apparues dans le périmètre du palais, traversant l'endroit à la manière de fantôme hantant les couloirs d'un château. Alors que lui et Ruel étaient restés dans le périmètre du château pour aider tant bien que mal les festoyeurs à se mettre à l'abris, Tristepin s'était lui lancé à la poursuite d'Evangelyne. Personne ne sut à son retour ce qu'il s'était passé à la falaise. Alors que les ombres avaient définitivement disparu, ce ne fut qu'un Iop mal en point qui revint, un bras pendant et paraissant dénué d'os d'un côté, et ce regard plein de rage et de peur. Ce sentiment paraissait si fort que finalement le regard de Tristepin aurait pu passer pour... vide ? Quant à l'épée Rubilax, elle s'était faite totalement muette, chose impensable vu la rage qu'habitait son gardien.

Yugo referma la porte de la chambre du Iop. Il avait peur. Peur autant pour Amalia que l'on cherchait corps et âme que pour ces deux autres amis, blessés dans leurs corps et dans leurs esprits. Une main vint se poser sur l'épaule du jeune Eliatrope. Son regard croisa celui du vieux Ruel, qui malgré ses blessures, se voulait réconfortant. Le vieil Enutrof était entré en contact avec l'une des ombres. En réalité cette dernière lui avait simplement frôler la joue. Cela avait suffi à y déposer une véritable balafre.

« - Je sais ce à quoi tu penses, bonhomme... mais pour le moment, ce serait du suicide que de partir en pleine nuit avec ces créatures qui rôdent... et les autres vont avoir besoin de nous...

La main de Ruel réchauffait l'épaule de Yugo. Ce fut un grand soulagement pour le garçon qui croyait que toute chaleur avait définitivement quitté ce monde.
  • Qu'est-ce que c'était ces... choses ? Murmura avec effroi le blondinet.
L'Enutrof marqua une pause d'hésitation avant de répondre doucement :
  • Je n'sais pas Yugo... je n'sais plus...
Le palais, réaménagé en véritable hospice était devenu un lieu trop malsain pour le jeune garçon. Aussi l'ami de son père l'attira vers une fenêtre à l'opposé des animations de l'attaque. Yugo et Ruel n'avait au fond que de bien maigres blessures et aussi savaient-ils que s'il n'en tenait qu'à eux, ils seraient déjà parti, fonçant dans le tas comme deux véritables cervelles de Iop, ignorant où chercher. Mais les plaies qui se présentaient pour le reste de la confrérie du Tofu les poussaient à rester. Alors en quête de réconfort, tous deux levèrent les yeux et scrutèrent la ciel à travers la fenêtre. Au travers des arbres, le ciel paraissait encore plus noir que les ombres.

Il n'y avait pas de lune cette nuit-là.


Ce message a été modifié par Griffedeplomb - 09 Mars 2012 - 23:02:01.
Raison de l'édition : Orthographe fails...
Forum : Fan-Fictions  Prévisualisation du message : #1946818  Réponses : 48  Lectures : 1752
posté 08 Mars 2012 - 16:27:03 | #12
J'adore le côté ''Team Rocket abouti'' qu'à pris Remington sur la saison 2: d'ailleurs la fin dans le sous-marin qui prend la flotte avait vraiment tout du sous-marin magicarpe xD Sans parler du Chacha u.u Néanmoins contrairement à eux, il sait se faire plus attendre, et apparaitre dans des moments où l'on ne s'y attendait pas trop - ou à l'invers ne pas apparaître quand on aurait penser le voir.

Bref, Roublard furtif dans toute sa splendeur - et oui j'ai osé comparé Pokémon à Wakfu, pour ceux qui veulent me jeter des cailloux j'ai qu'un truc à vous dire: faites la queue comme tout le monde!


Forum : Les adversaires  Prévisualisation du message : #1945648  Réponses : 26  Lectures : 2222
posté 06 Mars 2012 - 20:37:26 | #13
Boh, pour ma part la fin ne m'a pas déçu du côté Pipoune/Eva (Yugo par contre... mais là n'est pas la question). C'est plutôt la saison 3 justement que j'appréhende. Car suite aux révélations du dernier épisode (histoire de pas me faire taper dessus pour spoil je dirais rien mais vous avez compris quoi u.u), on sent bien que l'aventure va légèrement se stopper du côté du petit couple. Alors résultat, y'a deux grandes options qui semblent s'offrir pour la suite - et ça a rien de bien glorieux:

  • D'un côté une fin de l'aventure nette pour les deux persos, très certainement remplacés par Brendon et Brenda les pandawas de l'espace munis d'un charisme de gnou desséché. Et pourquoi pas deux ou trois petits passages HS tous les cinq épisodes, débutant à chaque fois par ''et pendant ce temps-là, dans la petite maison dans la prairie, un Iop apprend à changer des couches''. Une occasion comme une autre de rentrer dans la légende finalement...

Ou alors...

  • Une aventure continuant finalement pour Tristepin - Parce que bon, hein, un Iop peut pas renier son besoin de baston et Eva sera bien prête à se sacrifier pour l'amûûûr de son beau rouquin (c'est très glorieux ça, c'est sûr...). Une belle brisure finalement pour la partie amourette du dessin animé, qui mine de rien apporte son charme à la série. Après tous les bons dessins animés qui savent oser mêler la romance brute au reste, on en voit pas des masses (et je ne parle pas d'allusions tout juste mise en avant pour le fan service...)

M'enfin bref! Pipoune ne m'a pas déçu sur cette série, en mon sens il remplit très bien le rôles qu'on lui confie dans la série tout en se permettant une certaine évolution. Par contre, que va-t-il devenir? L'avenir nous le dira... mais j'espère que personne ne s'inspirera de mes suppositions  


Forum : Les héros  Prévisualisation du message : #1939744  Réponses : 461  Lectures : 17335