04 Novembre 2008 - 05:39:47 |
#1
-Role Play Solo : Leave-
[ ] = Hors RP
[ Voilà voilà, j'avais envie de mettre mon RP par ici aussi, même si le premier chapitre est un peu glauque, la suite serra plus joviale. C'est mon premier vrai RP. Je n'ai aucune prétention d'avoir un bon niveau de RP ou quoi que ce soit, je fais ça uniquement pour expliquer divers choix de mon perso In game et lui donner de la crédibilité par rapport à quelques points. Oui, donc : la première partie est un peu glauque, ÂME SENSIBLES S'ABSTENIR, vous pouvez lire le chapitre II sans être trop choqués, toutefois. ]
Chapitre Premier -Dilaema-
-Je suis là. Nue. Ou presque. Ce n'est pas ces quelques lambeaux de tissus dépiautés flottants sur mon corps couvert de bleu qui me tiennent chaud. J'aurais aimé mourir. Elle aurait pu vivre. Mais non. La vie est ainsi faite...
La sadidette rampa quelques mètres avec toutes les peines du monde,son bras cassé replié contre sa poitrine ensanglantée, son genou enflé et endoloris. Le paysage était d'un calme frustrant, les feuilles des nombreux arbres penaient à frémir au toucher du vent, comme si ces dernières canalisaient leur attention sur la triste scène qui se déroulait au sein de la foret. Chaque entitée, tofus, bouftous, pious et autres habitants habitués des lieux semblaient avoir déserté ce tableau sinistre.
-Je t'aime. Tu le sais ça, hein ? Alors pourquoi ... si il y a bien une question c'est pourquoi ... COMMENT TU PEUX ? ET TU N'AS RIEN FAIT, TU N'AS RIEN DIS !!
La sadi s'assis au prix d'efforts considérables. Elle jeta un regard fuyant au cadavre qui gisait à ses côté. L'individu de sexe féminin avait de toute évidence péris des suite d'une hémorragie abdominale. Cette disciple d'écaflip avais la peau clair comme les larmes que sa comparse se mit à verser en approchant son visage près du sien. Alors qu'elle caressait son visage pétrifié par la terreur, sans doute sous le choc de sa mort violente. Un flot de larmes chaudes dessinaient les contours de ses joues rougies par la lutte, avant de sauter, sans un bruit, et de continuer leur parcours sur la gorge de
son amie inerte. Alors qu'elle murmurait à son oreille, un gargouillement émis par son estomac la fit trembler d'effrois. Le ton avait été donné, l'éternel combat contre la mort avait commencé.
-Ca fait trois jours. Ou peut être plus ... Je sais pas, je sais plus. J'ai faim. MAIS. ... je ne peux pas. NON ressaisis toi ... Je dois manger. Elle s'est sacrifiée pour moi...
Leave saisis une pierre qui trainait par là, et se mis à sangloter. JE T'AIME, hurla-t-elle. Pardonne moi ... Pardonne moi, répétait-elle, en tentant d'entailler la chair des cuisses de la jeune éca. A force de larmes, de coups et d'hurlements, elle parvint après un certain temps à extraire de la carcasse de son amie deux "rations" de survie à peine plus gros qu'un poing. Elle savait pertinament que dans ces bois reculés de toute civilisation, elle devrait marcher au moins deux ou trois jours avant de trouver un toit ou la moindre trace d'une âme charitable salvatrice. Elle prit sur elle, se redressa tant mal
que bien, tituba en gémissant jusqu'à un feu pré-installé à quelques pas de là, puis se mit à cuir les chaires volée à cet être sans vie.
Sa main valide appuyée contre son front, elle ferma les yeux et fit mine de ne pas entendre les crépitement du feu qui semblait laper la chaire avec régale et provocation. Elle tentait de rêver, de s'évader. Penser à autre chose. Mais rien n'y fessait. Lorsqu'une odeur âcre et une épaisse fumée grise se dégagea du met qui avait tout l'air cuit, elle le saisit rapidement. Lorsqu'elle morda dans ce corps à point, elle mâcha mécaniquement en s'abstenant de penser à
sa défunte sœur adoptive ... Chaque croque, chaque bouchée qu'elle déchiquetait minutieusement la mettait mal en point. Et lorsqu'elle envoya les restes de sa sœur entreprendre le grand voyage dans son œsophage, elle ressentit une immense haine, doublée d'injustice, de culpabilité, de peur et de dégout. C'était comme si les rôles s'inversaient subitement, la viande était en train de consumer son âme d'humaine, son corps de mortelle à la merci de la faim n'avait que faire de la morale ou l'éthique contre le cannibalisme ... il fallait entretenir le vivant, nourrir la pensée, survivre à tout prix ...
-Je veux vivre ... il le faut, pour toi, pour pa-Sa gorge se noua. Sa voix prix un léger trémolo lorsque l'apogée de sa souffrance s'installa, indiqué par la présence d'une vue qui devint de plus en plus troublée vite secondée par des bourdonnements intempestifs dans ses délicates oreilles. Elle s'écroula sur le sol, en étendant ce corps emplis de douleurs et de grâce dans l'attente d'une fin presque racontée par les éléments avoisinants comme imminente.
Chapitre Second -Vidaea Verde-
L'étendue céleste était légèrement rougeoyante, on apercevait au fin fond du paysage, masqué par quelques collines timidement bombée un soleil écarlate au sommet de son cycle terrestre. L'atmosphère est chaude, la faune s'en donne à cœur joie dans les chants, les danses et les jeux qui font éclater de milles couleurs l'ambiance attractive et accueillante de cet éden reculé. Au beau milieu du lieu-dit, il y avait Leave. Recroquevillée en position foeutale sur son
côté gauche, ses longs cheveux neige dispersés sur sa peau claire cachaient avec finesse des sortes de tâches de mixtures bleuâtre apliquée aux plaies qui avait meurtris son innocence. Elle reposait sur un matelas bricolé de paille et de bois, semblable au lit de fortune des sadidas trop flemmards pour se construire un abri plus convenable. A en juger son pouce à la bouche et ses yeux gris dont tout les muscles paraissait en vacance, ce lit de bois et de broque n'en semblait pas une once moins confortable.
Des branches se brisent. On perçoit un léger croustillement de feuilles mortes. Quelques bruits de pas, cadencés par l'allure métronomesque d'une canne heurtant le sol se rapprochent. On dirait bien que la belle aventurière a rameutée un ou une intéressé(e) ! Espérons qu'il ne s'agisse que d'une bonne âme errante ... La silhouette continue dans sa progression, lente mais posée, qui a moulte similitudes avec la marche d'une tortue dans ses meilleurs jours. Enfin au chevet de la belle dormante de la forêt, on découvre un individu encapuchonné dans un drap de soie noir orné de feuilles rouges cousues ... et ... attendez ! Je suis certain d'avoir déjà vu cette canne qu'il tiens à la main quelque part !! La canne en question semble taillé dans un bois grisé assez agé, au vue des différente échardes qui tentent de se faire la malle. L'extrémité est montée d'une tête de dragon sculptée qui sert ses crocs sur une émeraude probablement factice, vue sa transparence et son éclat éteind... Enfin bon, c'est peut être juste moi, revenons-en à ce qui nous intéresse vraiment.
-Eh ben ma grosse feigne, tu t'es pas assez reposée, mhein ?"
Il ôta sa capuche en laissant se dévoiler un visage usé par le temps. L'homme avait trois cornes sur le haut de son front, une calvitie bien avancée qui laissait en paix les quelques pauvres cheveux en arc de cercle d'une oreille à l'autre, entrecoupé à mi-chemin de leur course par un tatouage d'arbre à l'arrière du crane du vieil homme. Ses mains sont dotées de long ongles bleutés qui jurent avec sa couleur de peau métissée. Il mit sa main sur sa hanche
et fronça un sourcil.
-ALLEEEEZ, j'ai pas que ça a foutre heeeiiin, ma loutre !!! mduh !"
Leave ouvra timidement un oeil, puis le second suivit. Elle sursauta et esquissa un vif coup d'oeil à droite et à gauche, avant de crier de vociférer
- AU SECOUUUUUUURRRS !! q-qui êtes vous ?? HIIIIII !!! au PEEERVEEEERS !!
Le vieillard saisit d'une main déterminée les joues de la jeune criarde en tentant tant bien que mal de la calmer.
- SHHHHH !! mmmhah !! petite pestouille, tu vas pas m'faire chier heiiiin ? mmmpfeuh !"
- q-q-q-qu'est ce que vous me voulez au juste ?
- Mmmmmbeuh !! mais c'est qu'elle a la mémoire courte, la loutre !! regarde toi un peu !" Il pointa du doigt les diverses tâches de mixtures éparpillées sur le corps de la belle aventurière nue.
- MAIS ... p-pourquoi je suis..." en s'examinant, elle s'aperçut de sa nudité avant de reprendre de plus belle "TU VAS VOIR, vieillard ou pas, tu vas t'en prendre une !!" Elle s'élança et gifla le croulant, qui roula à terre quelques secondes avant de heurter une pierre un peu plus loin.
- MMMMSHEE !! JE LE SAVAIS, plus jamais je jouerais au héros, à chaque fois j'meuh prend des ba-" La colère de sa voie rauque s'estompa lorsqu'il vis que la hargne et l'énergie de sa petite protégée avait laissé place à un regard vide, quasi dénué de vie et d'envie. Son poing encore levé était parcourus de spasmes musculaires intimidants. Elle le fixa, baissa les épaule et fini par s'accroupir avant de sangloter, le visage face à la terre et son bras valide pour seul appuis. L'Osamodas se releva, se frotta la tête en signe de gêne, puis il mis doucement un genou à terre aux côtés de Leave. Il pris sa voit la plus paternelle et rassurante qu'il avait en stock, et malgré le malaise et sa colère ardente qui vennait parasiter le calme de son ton de voix, il tapota gentilement sur son épaule en s'exprimant.
-Allons, allons la loutre ... Mmmmdeuh, Osamodas seul sait ce que tu as pu vivre, mais ne t'en fais pas--ne t'en fais plus maintenant, petite, je suis là ... La frêle et faible sadi se blottit dans le creux chaleureux de l'épaule du vieux sage, chez qui elle avait trouvé une personne de confiance comme elle n'en fréquentais plus depuis bien longtemps, depuis trop longtemps même. Dans un ultime geste de tendresse, le vieux la serra dans ses bras afin de tenter de prévenir un afflux de larmes, mais rien y fit : les larmes gagnaient sur les mots ! Elle pleura, pleura et pleura encore, des secondes, des minutes et des
heures, avant de s'endormir de fatigue après quelques respirations fortes et saccadées qui veinaient signer la fin du flot de tristesse de ce petit corps.
Alors le sage se dévêtis de sa cape, qu'il usa dans le but de la border, puis s'éclipsa lentement, avant de revenir quelques minutes plus tard avec des vêtements masculins qu'il déposa à proximité. Il s'assis au près de sa pleureuse et se mis à méditer profondément. Si profondément, qu'il se mit à rêver, lui aussi ...
Au petit matin, une feuille morte vint virevolter sous le nez fin et long du vieil Ossa. Enfin morte, il fallait le dire vite ! Se riant de la gravité, elle fesais moultes cascades sur le front dégarnis du paresseux pour tenter de l'extraire des bras de Morphée. Il grogna. Alors qu'il scandait ses gloires passées à moitié réveillé, la jeune sadidette l'attendais de pied ferme assise sur le lit qu'on lui avait attribué. Elle s'était aparement changé et avait enfilé un t-shirt à manches longues, trois fois trop grand pour elle, si bien qu'il lui couvrait les genoux aussi.
-j'ai faim, mr le samaritain légèrement pervers sur les bords! lança la douce avec un sourire empli de gratitude.
-MUDA MUDA MUDA, ne me vieillit pas plus que je ne le suis p'tite peste ! Lorsqu'il allongea ses jambes, ses genoux se mirent à craquer, comme pour contredire sa réplique.
-On m'appelles Loh'Wehin [comme ~loween dans "halloween"]. Mais tu m'as pas dis ton nom, ô loutre aux formes délicieuses !
Leave rougit. Elle croisa les bras, tourna brusquement sa tête et annonça d'une voix qui ne masquait pas vraiment sa timidité :
-Appelles moi Leave.
-Oh ho ho, alors ton nom est aussi évocateur que ta prestence et ta beauté ! MHA MHA MHA ! Riait-il.
-mais c'est fini, oui ?!? Vieux-- Leav s'interrompt quant elle que la feuille au sol se mit à briller et à émettre un petit son semblable à un grognement. Elle esquissa un mouvement de protection.
-Allons, elle est inoffensive, c'est juste Nauro, mon assistant.
Le végétal était enveloppé d'une aura lumineuse. A mesure que l'aura grandissait, la feuille semblait se muter. Ses nervures devins de longs et fin fils multi-colors. Elle se gonfla, avant de disparaitre. Lorsqu'elle réaparut quelques micro-secondes plus tard, c'était une poupée sadida qui se dressait fièrement aux pieds de l'ossamodas.
-Hu ... D'mha d'mha ! Je pense que je te dois des explications ... mmmmm'bon, suis moi, grimaça-t-il.
Il mis la main dans la poche arrière gauche de son pantalon noir trop large pour en sortir une besace beige raccommodée. Au moment ou il allait l'ouvrir, il s'arrêta, comme soucieux.
-euhm ... je ... bah j'ai pas habitude d'inviter des gens chez moi et euh ... c'est un peu ... pas rangé ... GWA HA HA HA ! mmmmm'bon ! ...
Il posa son havre-sac à terre et sauta à pieds joints dedans.
-géroooooonimoooooooooo !!!
Leave fixa le sac du regard. Perdue, elle ne savait que faire. Fallait il suivre le fou ou prendre ses jambes à son cou ? Et pourquoi cette poupée sadida était-elle apparue à ses côtés ? Comment ce dernier l'avait secourue ? Tant de question qui demandaient réponse ...
... à suivre :3
[ J'espère que ça vous a plus ]
[ Voilà voilà, j'avais envie de mettre mon RP par ici aussi, même si le premier chapitre est un peu glauque, la suite serra plus joviale. C'est mon premier vrai RP. Je n'ai aucune prétention d'avoir un bon niveau de RP ou quoi que ce soit, je fais ça uniquement pour expliquer divers choix de mon perso In game et lui donner de la crédibilité par rapport à quelques points. Oui, donc : la première partie est un peu glauque, ÂME SENSIBLES S'ABSTENIR, vous pouvez lire le chapitre II sans être trop choqués, toutefois. ]
Chapitre Premier -Dilaema-
Spoiler : (cliquez sur la zone pour l'afficher)
-Je suis là. Nue. Ou presque. Ce n'est pas ces quelques lambeaux de tissus dépiautés flottants sur mon corps couvert de bleu qui me tiennent chaud. J'aurais aimé mourir. Elle aurait pu vivre. Mais non. La vie est ainsi faite...
La sadidette rampa quelques mètres avec toutes les peines du monde,son bras cassé replié contre sa poitrine ensanglantée, son genou enflé et endoloris. Le paysage était d'un calme frustrant, les feuilles des nombreux arbres penaient à frémir au toucher du vent, comme si ces dernières canalisaient leur attention sur la triste scène qui se déroulait au sein de la foret. Chaque entitée, tofus, bouftous, pious et autres habitants habitués des lieux semblaient avoir déserté ce tableau sinistre.
-Je t'aime. Tu le sais ça, hein ? Alors pourquoi ... si il y a bien une question c'est pourquoi ... COMMENT TU PEUX ? ET TU N'AS RIEN FAIT, TU N'AS RIEN DIS !!
La sadi s'assis au prix d'efforts considérables. Elle jeta un regard fuyant au cadavre qui gisait à ses côté. L'individu de sexe féminin avait de toute évidence péris des suite d'une hémorragie abdominale. Cette disciple d'écaflip avais la peau clair comme les larmes que sa comparse se mit à verser en approchant son visage près du sien. Alors qu'elle caressait son visage pétrifié par la terreur, sans doute sous le choc de sa mort violente. Un flot de larmes chaudes dessinaient les contours de ses joues rougies par la lutte, avant de sauter, sans un bruit, et de continuer leur parcours sur la gorge de
son amie inerte. Alors qu'elle murmurait à son oreille, un gargouillement émis par son estomac la fit trembler d'effrois. Le ton avait été donné, l'éternel combat contre la mort avait commencé.
-Ca fait trois jours. Ou peut être plus ... Je sais pas, je sais plus. J'ai faim. MAIS. ... je ne peux pas. NON ressaisis toi ... Je dois manger. Elle s'est sacrifiée pour moi...
Leave saisis une pierre qui trainait par là, et se mis à sangloter. JE T'AIME, hurla-t-elle. Pardonne moi ... Pardonne moi, répétait-elle, en tentant d'entailler la chair des cuisses de la jeune éca. A force de larmes, de coups et d'hurlements, elle parvint après un certain temps à extraire de la carcasse de son amie deux "rations" de survie à peine plus gros qu'un poing. Elle savait pertinament que dans ces bois reculés de toute civilisation, elle devrait marcher au moins deux ou trois jours avant de trouver un toit ou la moindre trace d'une âme charitable salvatrice. Elle prit sur elle, se redressa tant mal
que bien, tituba en gémissant jusqu'à un feu pré-installé à quelques pas de là, puis se mit à cuir les chaires volée à cet être sans vie.
Sa main valide appuyée contre son front, elle ferma les yeux et fit mine de ne pas entendre les crépitement du feu qui semblait laper la chaire avec régale et provocation. Elle tentait de rêver, de s'évader. Penser à autre chose. Mais rien n'y fessait. Lorsqu'une odeur âcre et une épaisse fumée grise se dégagea du met qui avait tout l'air cuit, elle le saisit rapidement. Lorsqu'elle morda dans ce corps à point, elle mâcha mécaniquement en s'abstenant de penser à
sa défunte sœur adoptive ... Chaque croque, chaque bouchée qu'elle déchiquetait minutieusement la mettait mal en point. Et lorsqu'elle envoya les restes de sa sœur entreprendre le grand voyage dans son œsophage, elle ressentit une immense haine, doublée d'injustice, de culpabilité, de peur et de dégout. C'était comme si les rôles s'inversaient subitement, la viande était en train de consumer son âme d'humaine, son corps de mortelle à la merci de la faim n'avait que faire de la morale ou l'éthique contre le cannibalisme ... il fallait entretenir le vivant, nourrir la pensée, survivre à tout prix ...
-Je veux vivre ... il le faut, pour toi, pour pa-Sa gorge se noua. Sa voix prix un léger trémolo lorsque l'apogée de sa souffrance s'installa, indiqué par la présence d'une vue qui devint de plus en plus troublée vite secondée par des bourdonnements intempestifs dans ses délicates oreilles. Elle s'écroula sur le sol, en étendant ce corps emplis de douleurs et de grâce dans l'attente d'une fin presque racontée par les éléments avoisinants comme imminente.
Chapitre Second -Vidaea Verde-
L'étendue céleste était légèrement rougeoyante, on apercevait au fin fond du paysage, masqué par quelques collines timidement bombée un soleil écarlate au sommet de son cycle terrestre. L'atmosphère est chaude, la faune s'en donne à cœur joie dans les chants, les danses et les jeux qui font éclater de milles couleurs l'ambiance attractive et accueillante de cet éden reculé. Au beau milieu du lieu-dit, il y avait Leave. Recroquevillée en position foeutale sur son
côté gauche, ses longs cheveux neige dispersés sur sa peau claire cachaient avec finesse des sortes de tâches de mixtures bleuâtre apliquée aux plaies qui avait meurtris son innocence. Elle reposait sur un matelas bricolé de paille et de bois, semblable au lit de fortune des sadidas trop flemmards pour se construire un abri plus convenable. A en juger son pouce à la bouche et ses yeux gris dont tout les muscles paraissait en vacance, ce lit de bois et de broque n'en semblait pas une once moins confortable.
Des branches se brisent. On perçoit un léger croustillement de feuilles mortes. Quelques bruits de pas, cadencés par l'allure métronomesque d'une canne heurtant le sol se rapprochent. On dirait bien que la belle aventurière a rameutée un ou une intéressé(e) ! Espérons qu'il ne s'agisse que d'une bonne âme errante ... La silhouette continue dans sa progression, lente mais posée, qui a moulte similitudes avec la marche d'une tortue dans ses meilleurs jours. Enfin au chevet de la belle dormante de la forêt, on découvre un individu encapuchonné dans un drap de soie noir orné de feuilles rouges cousues ... et ... attendez ! Je suis certain d'avoir déjà vu cette canne qu'il tiens à la main quelque part !! La canne en question semble taillé dans un bois grisé assez agé, au vue des différente échardes qui tentent de se faire la malle. L'extrémité est montée d'une tête de dragon sculptée qui sert ses crocs sur une émeraude probablement factice, vue sa transparence et son éclat éteind... Enfin bon, c'est peut être juste moi, revenons-en à ce qui nous intéresse vraiment.
-Eh ben ma grosse feigne, tu t'es pas assez reposée, mhein ?"
Il ôta sa capuche en laissant se dévoiler un visage usé par le temps. L'homme avait trois cornes sur le haut de son front, une calvitie bien avancée qui laissait en paix les quelques pauvres cheveux en arc de cercle d'une oreille à l'autre, entrecoupé à mi-chemin de leur course par un tatouage d'arbre à l'arrière du crane du vieil homme. Ses mains sont dotées de long ongles bleutés qui jurent avec sa couleur de peau métissée. Il mit sa main sur sa hanche
et fronça un sourcil.
-ALLEEEEZ, j'ai pas que ça a foutre heeeiiin, ma loutre !!! mduh !"
Leave ouvra timidement un oeil, puis le second suivit. Elle sursauta et esquissa un vif coup d'oeil à droite et à gauche, avant de crier de vociférer
- AU SECOUUUUUUURRRS !! q-qui êtes vous ?? HIIIIII !!! au PEEERVEEEERS !!
Le vieillard saisit d'une main déterminée les joues de la jeune criarde en tentant tant bien que mal de la calmer.
- SHHHHH !! mmmhah !! petite pestouille, tu vas pas m'faire chier heiiiin ? mmmpfeuh !"
- q-q-q-qu'est ce que vous me voulez au juste ?
- Mmmmmbeuh !! mais c'est qu'elle a la mémoire courte, la loutre !! regarde toi un peu !" Il pointa du doigt les diverses tâches de mixtures éparpillées sur le corps de la belle aventurière nue.
- MAIS ... p-pourquoi je suis..." en s'examinant, elle s'aperçut de sa nudité avant de reprendre de plus belle "TU VAS VOIR, vieillard ou pas, tu vas t'en prendre une !!" Elle s'élança et gifla le croulant, qui roula à terre quelques secondes avant de heurter une pierre un peu plus loin.
- MMMMSHEE !! JE LE SAVAIS, plus jamais je jouerais au héros, à chaque fois j'meuh prend des ba-" La colère de sa voie rauque s'estompa lorsqu'il vis que la hargne et l'énergie de sa petite protégée avait laissé place à un regard vide, quasi dénué de vie et d'envie. Son poing encore levé était parcourus de spasmes musculaires intimidants. Elle le fixa, baissa les épaule et fini par s'accroupir avant de sangloter, le visage face à la terre et son bras valide pour seul appuis. L'Osamodas se releva, se frotta la tête en signe de gêne, puis il mis doucement un genou à terre aux côtés de Leave. Il pris sa voit la plus paternelle et rassurante qu'il avait en stock, et malgré le malaise et sa colère ardente qui vennait parasiter le calme de son ton de voix, il tapota gentilement sur son épaule en s'exprimant.
-Allons, allons la loutre ... Mmmmdeuh, Osamodas seul sait ce que tu as pu vivre, mais ne t'en fais pas--ne t'en fais plus maintenant, petite, je suis là ... La frêle et faible sadi se blottit dans le creux chaleureux de l'épaule du vieux sage, chez qui elle avait trouvé une personne de confiance comme elle n'en fréquentais plus depuis bien longtemps, depuis trop longtemps même. Dans un ultime geste de tendresse, le vieux la serra dans ses bras afin de tenter de prévenir un afflux de larmes, mais rien y fit : les larmes gagnaient sur les mots ! Elle pleura, pleura et pleura encore, des secondes, des minutes et des
heures, avant de s'endormir de fatigue après quelques respirations fortes et saccadées qui veinaient signer la fin du flot de tristesse de ce petit corps.
Alors le sage se dévêtis de sa cape, qu'il usa dans le but de la border, puis s'éclipsa lentement, avant de revenir quelques minutes plus tard avec des vêtements masculins qu'il déposa à proximité. Il s'assis au près de sa pleureuse et se mis à méditer profondément. Si profondément, qu'il se mit à rêver, lui aussi ...
Au petit matin, une feuille morte vint virevolter sous le nez fin et long du vieil Ossa. Enfin morte, il fallait le dire vite ! Se riant de la gravité, elle fesais moultes cascades sur le front dégarnis du paresseux pour tenter de l'extraire des bras de Morphée. Il grogna. Alors qu'il scandait ses gloires passées à moitié réveillé, la jeune sadidette l'attendais de pied ferme assise sur le lit qu'on lui avait attribué. Elle s'était aparement changé et avait enfilé un t-shirt à manches longues, trois fois trop grand pour elle, si bien qu'il lui couvrait les genoux aussi.
-j'ai faim, mr le samaritain légèrement pervers sur les bords! lança la douce avec un sourire empli de gratitude.
-MUDA MUDA MUDA, ne me vieillit pas plus que je ne le suis p'tite peste ! Lorsqu'il allongea ses jambes, ses genoux se mirent à craquer, comme pour contredire sa réplique.
-On m'appelles Loh'Wehin [comme ~loween dans "halloween"]. Mais tu m'as pas dis ton nom, ô loutre aux formes délicieuses !
Leave rougit. Elle croisa les bras, tourna brusquement sa tête et annonça d'une voix qui ne masquait pas vraiment sa timidité :
-Appelles moi Leave.
-Oh ho ho, alors ton nom est aussi évocateur que ta prestence et ta beauté ! MHA MHA MHA ! Riait-il.
-mais c'est fini, oui ?!? Vieux-- Leav s'interrompt quant elle que la feuille au sol se mit à briller et à émettre un petit son semblable à un grognement. Elle esquissa un mouvement de protection.
-Allons, elle est inoffensive, c'est juste Nauro, mon assistant.
Le végétal était enveloppé d'une aura lumineuse. A mesure que l'aura grandissait, la feuille semblait se muter. Ses nervures devins de longs et fin fils multi-colors. Elle se gonfla, avant de disparaitre. Lorsqu'elle réaparut quelques micro-secondes plus tard, c'était une poupée sadida qui se dressait fièrement aux pieds de l'ossamodas.
-Hu ... D'mha d'mha ! Je pense que je te dois des explications ... mmmmm'bon, suis moi, grimaça-t-il.
Il mis la main dans la poche arrière gauche de son pantalon noir trop large pour en sortir une besace beige raccommodée. Au moment ou il allait l'ouvrir, il s'arrêta, comme soucieux.
-euhm ... je ... bah j'ai pas habitude d'inviter des gens chez moi et euh ... c'est un peu ... pas rangé ... GWA HA HA HA ! mmmmm'bon ! ...
Il posa son havre-sac à terre et sauta à pieds joints dedans.
-géroooooonimoooooooooo !!!
Leave fixa le sac du regard. Perdue, elle ne savait que faire. Fallait il suivre le fou ou prendre ses jambes à son cou ? Et pourquoi cette poupée sadida était-elle apparue à ses côtés ? Comment ce dernier l'avait secourue ? Tant de question qui demandaient réponse ...
... à suivre :3
[ J'espère que ça vous a plus ]


