Ben.. Merci ='33
Bah voilà la suite, désolée pour le temps passé pour poster ♪
Et en plus je pars vendredi très tôt et je reviens pas de toutes les vacances.
Et j'aurais pas d'ordi avec moi donc --^
Huhu, j'essayerais de passer par moments sur mon téléphone portable ><
>Et... Passe sur l'autre fic x'))
Bon, la suite, et désolée pour les questions existentielles en plein milieu, je me suis laissée emporter x'))
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Elle fixait ; étonnée ; le spectacle qui s’offrait à elle.
Là s’élevait un espèce d’immense arbre vert dénudé vers le centre.
Et ; partout autour ; des arbres.
Et pas qu’un ; autant le préciser. C’était une véritable jungle qui s’étendait à ses pieds. Des plantes partout ; des grandes, des petites…
Mais toutes d’un vert éblouissant.
Tout ruisselait de vie.
Il y eut un léger souffle de vent ; qui agita ses cheveux blonds et cueillit les feuilles mortes au sol.
Les feuillages s’agitèrent légèrement ; comme dansant à la douce brise de printemps soufflant là.
Elle était émerveillée ; émerveillée par ce spectacle de la vie à l’état pur.
Emerveillée par cette nature qui imposait ainsi ses quartiers ; reprenant ainsi ses antiques droits venus de la nuit des temps.
Emerveillée par ces étranges hommes et femmes déambulant ça et là.
Tous la peau mate, tous les cheveux –et la barbe ; pour les hommes- verts.
Tous vêtus de pagnes et robes légères ; tous détendus ; et tous… -Un concept si étrange pour la petite Crâ- … si heureux.
Ils étaient là ; respirant la joie ; respirant le bonheur.
Ils n’avaient aucunement cette dignité et cette froideur à laquelle la petite était habituée.
Ils riaient ; leurs yeux bruns pétillaient de malice.
La petite s’agitait sur son dragodinde ; tournant la tête de tous côtés pour admirer les enfants courant ça et là ; les plus anciens serrant dans leurs bras leurs femmes ; les jeunes couples ; les étoiles pleins les yeux.
Son regard s’attarda sur des groupes d’enfants rieurs.
Elle ne pouvait s’empêcher d’être surprise par les visages masculins ; ravagés par d’étranges poils verts. La curiosité brûlait dans son regard.
Cependant ; à chaque fois qu’elle posait ses immenses verts d’enfants sur ces garçons ; ces filles qui riaient ; chantaient, dansaient ; elle avait mal.
Comment pourrait-elle ne pas avoir mal ?
Pour chaque enfant ; chaque trésor vivant ; pour chacun…
Quand ils riaient ; elle entendait un autre rire.
Quand ils chantaient ; une autre voix s’imposait à ses oreilles.
Sauf qu’il s’agissait toujours du même rire.
Et toujours de la même voix.
A chaque chevelure verte ; il lui semblait en apercevoir une blonde disparaissant ; reparaissant parmi elles.
A chaque regard brun croisé ; elle croyait voir deux océans verts ; de cette couleur de feuille ; cette couleur si profonde.
Cette couleur qui habitait les yeux de la sœur d’Evangelyne.
Car, à travers cette foule ; chaque mouvement , chaque personne tenait du fantôme aux yeux de cette dernière.
Et , pour elle ; dans cette si grande, si bruyante foule ; il manquait l’élément principal, l’élément le plus important à ses yeux.
Et ; déjà, elle regrettait son choix.
Et elle le regrettait plus qu’amèrement.
L’homme, lui, se taisait.
Il était toujours là ; toujours à côté, aux aguets.
Mais, en même temps, il était toujours aussi silencieux. Ou plutôt ; non, ce n’était pas cela : Il parlait ; mais il parlait de façon vide.
Ses mots n’avaient aucun sens ; vaines tentatives de consolation.
Et quand il avait enfin compris l’inutilité de ses paroles ; il s’était contenté de poser une main sur l’épaule de la petite.
Et de la regarder avec des yeux étranges pour elle.
Il les ouvrait grandement ; de façon démesurée ; et les faisait brûler dans un étrange feu s’appelant –mo t inconnu au répertoire de cette enfant, si jeune- la pitié.
Oui, la pitié.
Mais elle n’en voulait pas.
Elle ne savait ce qui dansait dans ce regard amical ; elle ne cherchait à le savoir.
Qu’avait-elle à faire du soutien de cet homme inconnu ; cet homme comme les autres ?
Sauf qu’elle ignorait qu’il n’existait pas de « comme les autres .
Qu’il n’existait pas de « normalité .
Et que ce Sacrieur n’avait aucune intention hostile ; que la seule qui l’agitait était la compassion.
Et qu’il ne faut jamais repousser la compassion ; preuve d’un cœur juste et bon ; un cœur attentif à l’autre et ses besoins.
Beaucoup de choses lui étaient inconnues, à cette enfant.
Et l’être humain en faisait partie.
Mais après tout, dirions-nous, quel être humain n’est pas inconnu ?
Ne sommes-nous pas si… Différents que l’idée que l’on peut se faire de l’Homme ?
Car existait-il une «idée précise du monde ?
Tant de questions compliquées.
Tant de questions que chaque être, sur cette terre, se pose un jour.
La vie vaut-elle d’être vécue, si c’est pour en souffrir ?
La souffrance prend-elle le dessus sur tous ces bonheurs éphémères que la vie peut receler ?
Le pâle visage de Cléophée passait dans l’esprit de la petite ; avec cette expression mortifiée que sa sœur pourrait détailler sans peine ; cette expression qu’elle arborait alors que la plus jeune courait à toutes jambes à côté de cette dragondinde.
Cette expression ; la dernière qu’Eva avait pue voir gravée sur la face de sa sœur.
La vie vaut-elle d’être vécue, si c’est pour en souffrir ?
Elle ne savait.
Existait-il une « idée précise du monde ?
Elle ne savait.
Quel être humain n’est pas inconnu ?
Elle ne savait non plus.
Elle avait ce douloureux sentiment de ne rien savoir ; de n’être rien.
Et cela lui faisait mal ; beaucoup plus qu’elle ne pouvait l’imaginer.
Cléophée lui manquait trop.
Elle secoua la tête.
A quoi bon toutes ses questions existentielles ?
Elle n’était rien d’autre qu’une pauvre âme en perdition, perdue dans ce monde cruel.
Cruel ? Mais l’était-il vraiment ?
Elle ferma les yeux.
Assez.
Assez de toutes ces interrogations.
Une larme coula de son œil ; elle l’essuya.
Ce message a été modifié par Snoopy196 - 06 Août 2012 - 15:19:39.
Raison de l'édition : Honte à moi.