18 Avril 2012 - 20:42:20 |
#1
La vie d'Eva ♪ (plausible?)
|
La vie d'Eva ♪ (plausible?), ... petite fan-fiction sans int
|
18 Avril 2012 - 20:42:20 |
#1
La vie d'Eva ♪ (plausible?)
|
|
18 Avril 2012 - 20:46:41 |
#2
Euh... ? Un petit problème ?
|
|
18 Avril 2012 - 20:52:02 |
#3
Ah euh... oui, un petit problème xD
Bonjour ♪ J’viens ici pour poster ma première fic… Et aussi parce que je suis nouvelle x)) La fic, pas d’illusions à se faire… C’est incroyablement mauvais x)) Et en plus, c’est vachement court le premier chapitre… Pas ma faute, j’ai écrit que ça et en plus je repars demain en vacances. Va falloir patienter les p’tits loups x)) La fic, je l’ai commencée y a belle lurette, puis je l’ai abandonnée pour la reprendre d’un coup de tête. Donc bon j’ai essayé d’y introduire de nouveaux éléments : en effet, j’essaye de reconstituer un peu près une histoire plausible pour Eva. Et le résultat est… consternant x)) Mais bon, y a quand même pas un gros robot qui sort un beau « Eva, je suis ton père en plein milieu xD Bon, à plus, bonne lecture =3 ----- Le soleil se couchait doucement. Dans une petite maison isolée, une jeune Crâ hurlait; les douleurs de l'accouchement étaient intenses. Et insupportables. La pauvre Crâ était seule; avec sa soeur, dans cette maison isolée. Pas de mari ni d'homme aimant à ses côtés. Cela faisait longtemps que plus personne n'approchait cette pauvre créature désespérée. Sur cette Crâ, nous ne dirons que peu de choses: Elle avait des yeux d'un vert flamboyant et magnifiques, et des mèches blond clair. Elle était simplement, et clairement, belle. Quant à sa soeur, elle lui ressemblait assez; mais avec des yeux brun et un manteau d'hermine. Car sa soeur n'atait autre que la patriarche. Pourquoi cette jeune Crâ était seule? Eh bien, en résumé, elle était la soeur de la Patriarche, le personnage le plus important de la communauté Crâ. Et elle avait renié son sang en aimant un pauvre Crâ désoeuvré et téméraire. Et ce pauvre Crâ, ensuite, l'avait abandonnée, enceinte; mais auparavant, il lui avait déjà donné une fille. Et la malheureuse future mère n'avait pu compter que sur sa soeur, la seule qui lui était restée fidèle. Avec un cri terrible, elle s'effondra soudainement sur sa couche. Et s'éleva alors les pleurs déchirants d'un enfant. La Patriarche leva les yeux vers la nouvelle maman. -C'est une fille, murmura-t-elle doucement. -Appelle la... Cléo... Cléophée... Comme notre grand-mère, la seule qui me comprenait... Mis à part toi... -Arrête, souffla la douce soeur. -Prends-la... Prends-la et mets-la à l'abri... Je n'ai rien, pas d'argent, pas de vie... Elève-la chez toi, je t'en prie... Moi, je ne suis plus la bienvenue à ton palais... Je t'en supplie! L'autre réfléchit un instant. -Bien; mais avant, regarde ta fille. Elle est comme l'autre, celle que tu as eu avant... -Comme Evangelyne? -Cette petite a elle aussi les yeux verts, les cheveux blonds. -Où est... Eva, mon Eva? Lève-la et qu'elle parte avec Cléophée et toi... Je ne veux pas que ma petite fille meurt alors que sa soeur grandit dans la joie et la prospérité. Alors, entra dans la chambre une petite fille; ses cheveux blonds très clairs tombaient sur son visage adorable, dans lequel brillaient deux yeux d'un vert superbe; des taches de rousseur sur ses joues; une tenue roses et brune, avec de petits gants beiges. Une adorable gamine, qui ne devait pas avoir plus de 4 ans. Elle cria de joie en voyant la peite dans les bras de la Patriarche. -Maman! D'un mouvement impulsif, elle se jeta au cou de sa mère. Mais celle-ci fondit en larmes épaisses. -Maman est malade? demanda inocemment l'enfant. -Maman est triste, ma chérie... Aujourd'hui, tu vas me quitter, avec ta nouvelle soeur Cléophée... En entendant ce nom inconnu, la petite leva les yeux vers le bébé dans les bras de sa tante. -Mais, pourquoi, maman? -Parce qu'il faut, d'accord? Tu ne pleureras pas et tu seras gentille, d'accord? Mais une larme dansait dans l'oeil droit de la fillette; elle glissa sur sa joue et, peu de temps après, la pauvre enfant pleurait vraiment. Ce message a été modifié par Snoopy196 - 18 Avril 2012 - 20:52:42. Raison de l'édition : euh...
|
|
18 Avril 2012 - 21:54:25 |
#4
Moi aussi j'ai sous-estimé ma première 'fic. Mais la tienne est plutot pas mal pour une première...
|
|
19 Avril 2012 - 09:22:14 |
#5
Moi j'aurais preferer que le village d'eva et de cléophée aurait étaient détruits par des méchants et leur parents et amis tués est cléophée grandit est part en quéte de vengeance vus son caractere dans la série et eva essaient d'oublier son tragique passée.
Mais en tout ca elle est bien ton histoire. |
|
19 Avril 2012 - 11:38:50 |
#6
très bien l'histoire! je veux voir la suite!!
|
|
19 Avril 2012 - 12:44:04 |
#7
Je trouve cela super bien
Et, tu fais des rimes ou autres ? Car j'ai une curieuse impression dans ta fic'... |
|
19 Avril 2012 - 20:09:07 |
#8
J'aime bien ta fic', en plus une fanfiction a déjà été faite sur le passé d'Eva et elle n'as aucun rapport, ce que j'aime mais j'ai remarqué des répétitions (quatre fois le mot "Crâ" dans un paragraphe de un peu plus de 2 lignes donc ça fait beaucoup). Sinon je n'ai rien à dire sauf que je veux la suite !
|
|
21 Avril 2012 - 12:26:56 |
#9
Bah elle cool ton histoire, qu'est ce que tu racontes o/
Je trouve que ça va trop vite par contre.. '3' -LMS- |
|
27 Avril 2012 - 20:56:14 |
#10
LMS: J'avoue que je suis un peu brouillone avec cette malheureuse fic xD
________________ Evangelyne était assise sur un lit sobre; la fillette réfléchissait. Ses clairs cheveux tombaient sur son visage; ils couvraient son oeil gauche; mais l'autre, resté visible, prouvait au monde entier la beauté d'un éclat vert et sauvage. La chambre dans laquelle elle se trouvait était petite, tapissée de plaques de bois de tailles différentes sur lesquelles étaient gravés les visages de tous les importants dirigeants de la famille de la Matriarche; cadeau de celle-ci en question... Si Eva avait accepté ce présent, il est à noter que c'était seulement pour faire plaisir à sa sympathique tante, qui était plutôt gauche avec les enfants. La petite lâcha un bruyant soupir. Quelques années avaient passé depuis sa séparation avec sa mère. C'est à peine si le souvenir de sa mère persistait encore dans son esprit. Comment se souvenir d'une femme qui l'avait ainsi abandonné, et donc prouvait la "lâcheté" par ce geste? La fillette restait sans pitié et rancunière envers cette malheureuse mère indigne; car, à cause d'elle, elle vivait dans cet étrange palais bien trop princier pour elle. Certains auraient pu croire qu'on l'y traitait en princesse, mais autant vous rassurer tout de suite, lecteurs; car il n'en était pas ainsi. Pour tout le monde, elle était la fille d'un rustre et de sa compagne; qui avait d'ailleurs été bien punie pour son geste. Elle n'était donc qu'une petite fille comme les autres pour tous; ainsi que pour elle-même. Mais revenons au sujet principal; soit l'histoire de cette petite, et non celle de sa condition sociale et des amourettes de ses parents. Eva réfléchissait; elle venait de fêter ses huit ans, et une étrange surprise l'avait accueillie. Elle était descendue dans la cour; vêtue de son habituel costume, soit d'une légère jupe beige accompagnée de petites bottes et de gants remontant à l'avant-bras de couleurs similaire. Son haut était rose et soutenu par une cordelette faisant le tour de son cou. Elle portait les cheveux relativement courts, mais une légère "pique", soit ses cheveux rattachés sur le dessus se dressaient au sommet de sa tête. Et là... Tandis que le vent soufflait, que le froid régnait dans la petite cour; qu'un oiseau lançait ses vrilles retentissantes dans le ciel... On lui avait offert son premier arc. Elle l'avait à peine saisi qu'une douce chaleur avait fusé dans ses doigts. Elle s'était sentie bien. Et elle avait fermé les yeux; respirant l'air pur et savourant le contact de ses doigts avec le bois. Elle avait caressé du regard l'instrument, joué avec la corde. C'était un petit arc léger, apporté par une délégation du peuple Sadida. Car aujourd'hui, c'était jour de fête; car aujourd'hui, tous les enfants en âge d'apprendre à se battre obtenaient enfin l'instrument de leurs désirs secrets depuis leur plus tendre enfance. On lui avait remis cet arc dans une émouvante cérémonie, aux côtés de dizaines de jeunes Crâs émus par ce cadeau merveilleux. Mais aucun autant d'elle; car aucun ne sentait l'arc comme elle le ressentait; car aucun ne vivait ce moment comme elle le vivait. La Matriarche était descendue pour l'occasion; son manteau d'hermine cachait son visage; mais qu'importe? Si Evangelyne était reconnaissante à cette belle Crâ; elle ne la portait toutefois pas magnifiquement dans son coeur; et, de toute manière, celui-ci était désomais habité par la présence de cet arc. Etait ensuite venue le tir traditionnel; le premier tir des novices. La plupart du temps, c'était une catastrophe et tout le monde riait des accidents parfois causés par la maladresses des jeunes. Parfois même, des Eniripsas avaient été forcés d'intervenir. Et dès lors, la cité Crâ résonnait de commérages sur les accidents causés et sur les blessures stupides et risibles des novices. Mais pas ce jour-ci. Non, Evangelyne ne comptait pas les laisser rire. Non, ils ne souriraient même pas. Elle inspira un bon coup et visualisa la cible dans son esprit; les yeux clos. Un premier sifflement retentit. Puis un second. Ses voisins avaient tiré leurs premières flèches. Elle pouvait les sentir frémir près d'elle. Puis elle avait rouvert les yeux pour découvrir des traits gisant un peu partout sur le sol herbeux. Elle avait souri devant tous ces tirs manqués. Désormais, c'était à son tour. Mais à peine Eva avait-elle bandé son arc, qu'une étrange force l'avait alors envahie; qu'elle avait pris possession de son corps; qu'elle avait guidé son esprit. Elle se sentit soudain momentanément invincible. Elle avait laissé tomber la flèche qu'on lui avait donné. (Pour votre gouverne, les Crâs utilisent des flèches qu'ils invoquent. J'ai décidé d'inventer que les jeunes Crâs ne savent pas encore maîtriser cette technique et que lors de leur premier tir, ils utilisent des flèches traditionnelles.) Elle l'avait laissée tomber. Les rares assistants à la cérémonie -ce style de rituel était très fréquent- s'étaient redressés sur leurs sièges. Mais elle n'était consciente de rien. Mais tous, ils se posaient la même question: Comment pouvait-elle simplement espérer réussir? Il fallait de l'entraînement; il fallait de la volonté, elle ne pouvait... Pourquoi se disaient-ils ces choses? Ce n'était donc jamais arrivé? Bien sûr que si. Mais les gens sont égoïstes et fiers; ils n'imaginent pas qu'on puisse réussir là où ils ont échoué. Il y avait eu quelques murmures; mais elle avait refusé de reprendre la flèche. Et elle avait fermé l'oeil gauche pour se positionner; les deux pieds bien campés au sol, la silhouette légèrement de profil. Le vent avait soufflé; elle ne s'en était pas soucié. Et elle avait de nouveau bandé son arc. Et à ce moment était apparue une flèche superbe; entièrement composée de glace. Et elle avait lâché la corde. La flèche avait atteint son but sans problème; la cible avait été entièrement glacée. Et un grand silence avait succédé à cette démonstration. Elle ne pouvait avoir réussi. Ce message a été modifié par Snoopy196 - 28 Avril 2012 - 09:09:12. Raison de l'édition : J'avais fait des fauuuteees!!!!!
|
|
27 Avril 2012 - 22:48:05 |
#11
Notre Eva est une As
C'est interressant et on a vraiment envie de voir la suite, bonne continuation ! J'adore ta façon d'écrire aussi. |
|
27 Avril 2012 - 22:58:10 |
#12
Notre Eva est une As Yep, Eva est une As...
C'est interressant et on a vraiment envie de voir la suite, bonne continuation ! J'adore ta façon d'écrire aussi. J'allai pas mettre une cruche en même temps o/ Merci beaucoup pom', ça fait franchement plaisir d'apprendre que mon style d'écriture est apprécié... Il est si étrange je trouve --^ |
|
27 Avril 2012 - 23:40:44 |
#13
Notre Eva est une As Yep, Eva est une As...
C'est interressant et on a vraiment envie de voir la suite, bonne continuation ! J'adore ta façon d'écrire aussi. J'allai pas mettre une cruche en même temps o/ Merci beaucoup pom', ça fait franchement plaisir d'apprendre que mon style d'écriture est apprécié... Il est si étrange je trouve --^ |
|
28 Avril 2012 - 01:16:22 |
#14
Yeah j'aime ! Je confirme, ton écriture est très agréable à lire, et Eva est une vraie pro. Eva en cruche, s'aurait était drôle, pressée que tu mettes le prochain chapitres, je suis désormais une fidèles lectrices.
Bonne continuation. Prestigo. |
|
28 Avril 2012 - 09:11:03 |
#15
Yeah j'aime ! Je confirme, ton écriture est très agréable à lire, et Eva est une vraie pro. Eva en cruche, s'aurait était drôle, pressée que tu mettes le prochain chapitres, je suis désormais une fidèles lectrices.
Merci beaucoup =33
Bonne continuation. Prestigo. pom': de la poésie? Tiens, c'est marrant, je ne m'en rendais même pas compte... Mais si vous voulez, un jour je vous posterais une de mes "poésies", bien que ce soit plus de la prose rapide qu'autre chose... Bon, ça sera un peu HS, mais bon pas grave x)) |
|
28 Avril 2012 - 10:51:09 |
#16
j'adore!!!!!
|
|
29 Avril 2012 - 09:18:04 |
#17
Vous avez oublier de mettre cléophée dans cette partie de l'histoire.
|
|
29 Avril 2012 - 18:26:59 |
#18
Vous avez oublier de mettre cléophée dans cette partie de l'histoire. Merci pour tout tes conseils, mais si ça ne te déranges pas, je préfère ne pas les suivre, ils ne correspondent pas du tout à l'idée que je me fais de l'histoire =)
Non, je n'ai pas oublié Cléophée... C'est simplement qu'il n'est pas question d'elle dans le chapitre. De plus, elle ne joue qu'un rôle mineur dans l'histoire, elle n'est qu'un personnage secondaire dont il faut simplement que j'explique rapidement pourquoi elle est légèrement brouillée avec sa soeur. (Mince... je coule xD) Vous avez oublier de mettre cléophée dans cette partie de l'histoire. Merci pour tout tes conseils, mais si ça ne te déranges pas, je préfère ne pas les suivre, ils ne correspondent pas du tout à l'idée que je me fais de l'histoire =)
Non, je n'ai pas oublié Cléophée... C'est simplement qu'il n'est pas question d'elle dans le chapitre. De plus, elle ne joue qu'un rôle mineur dans l'histoire, elle n'est qu'un personnage secondaire dont il faut simplement que j'explique rapidement pourquoi elle est légèrement brouillée avec sa soeur. (Mince... je coule xD) Bon, la suite! ________________ Un léger bruit attira l'attention de la fillette, qui, comme précisé au dessus, réfléchissait dans sa chambre ; songeait et se repassait cette scène dans sa tête. Elle redressa soudain la tête. Un éclair méfiant passa dans ses yeux ; qui disparut pour laisser place à une joie sans bornes. La petite sembla momentanément oublier ses ennuis ; et respira de vie. On frappait discrètement à la porte. Trois petits coups secs ; un léger temps d’arrêt puis deux coups plus mesurés. Une manière anodine de toquer pour quiconque ; mais pas pour Evangelyne. La jeune Crâ sauta souplement sur le sol et courut ouvrir ; des étoiles plein les yeux. Ses petites jambes de huit années battaient rapidement ; ses courts cheveux volèrent autour de son visage de façon éparse. Elle eut un rire enchanté devant l'être qui se tenait dans l’ouverture de la porte. Mais, puisque vous devez sûrement vous demander de qui s’agit-il, autant décrire ce nouveau personnage. C'était une autre fillette, mais plus petite. Des cheveux blonds très clairs plutôt courts eux aussi, mais sans pique ; deux oreilles démesurées fusant de l’or de la chevelure. Une jeune Crâ, donc. Mais intéressons-nous au visage de celle dont il est justement question. Sur cette deuxième enfant, nous ne pouvons que dire qu'elle ressemblait fort à Evangelyne; mais une légère différence était présente pour un observateur avisé: ce visage-ci était plus long, les yeux verts légèrement plus proches et en diagonales ; et, surtout, c’était la différence de taille qui était la plus flagrante. Il semblait évident que cette petite fille était, assurément, plus jeune qu’Evangelyne. Une lueur de vie ; de joie et de moquerie dansait dans ce regard-ci ; la même lueur, mais moins marquée, brûlait dans l’œil de la plus âgée des deux. La petite entra rapidement dans la chambre. Avec un cri ravi, Eva saisit les mains de la petite Crâ et la mena jusqu’à son lit sur lequel elles s’assirent toutes deux. Le plus jeune des deux se jeta dans les bras de l’autre ; qui l’y serra chaleureusement. Une vraie complicité entre ses deux fillettes. Une vraie complicité de sœurs. -Cléo ! Tu es venue… s’étrangla Eva. La petite eut un éclat de rire cristallin. Qui se brisa sur une note fausse et légèrement aigüe. La plus âgée des deux sœurs releva un sourcil. Elle n’était donc pas la seule à être tourmentée. Elle n’osa pas répondre ; et ni la fillette la plus petite. Le silence tomba. Ce fut Cléophée qui, la première, le brisa. D’une voix infiniment tremblante ; mais rien n’échappe à une Crâ. Evangelyne sut ; avant même que l’autre ouvre la bouche ; ce qu’elle allait lui demander. -Alors, tu as reçu ton arc? Eva tressaillit. Elle l’avait deviné ; elle avait deviné que c’était ceci qui tourmentait sa sœur. Rien n’échappe à une Crâ… Les deux petites avaient toujours vénéré et idéalisé les grands archers revenant victorieux de leurs nombreuses chasses sur leurs beaux oiseaux aux plumes grises et brunes que les Crâs savaient approcher et apprivoiser ; grâce à leur nature semblable à celle des animaux. -Oui... -Tu peux me laisser le voir? Eva descendit de son perchoir et tendit à sa jeune sœur un long objet de bois clair. Cléophée le saisit avec admiration et douceur ; touchant du doigt les longues rainures parallèles et la légère gravure représentant une vague d’océan incrustées dans le bois ; jouant avec la fine corde qui retenait les deux côtés de l’objet. -Eva… Il est magnifique… La voix de la fillette avait descendu d’un ton ; d’étranges vibrations trahissant une grande émotion pouvant s’y entendre. Evangelyne s’écarta légèrement et posa une main protectrice sur son arc. Quelque chose n’allait pas. Elle posa le regard sur sa sœur ; et ouvrit de grands yeux étonnés ; car la petite ; les paupières exorbitées, ne détachait pas son regard de l’arme. Et une série de lueurs tout aussi étranges ; inquiétantes du point de vue d’Eva passait sur le visage de Cléophée. Jalousie ; envie. Ce qui ruine les relations ; fait naître la colère et la haine ; que ce soit dans les familles ou même dans l’amour ou l’amitié ; jalousie, colère, envie ; des mots aux consonances impensables dans l’esprit d’une sœur aimante. Evangelyne saisit son arc à deux mains et le tira vers elle. Le rêve et l’illusion d’une potentielle dispute s’évanouit comme le soleil en fin de journée ; ou comme un remous dans une eau trouble. Cléophée se secoua et rit. Un rire clair ; un rire cristallin ; un rire de cascade. Un rire d’enfant. Eva se laissa glisser au sol ; posa un genou en terre et ouvrit les bras. Avec un cri ravi et un sourire éclatant ; la plus jeune s’y jeta. Evangelyne serra sa sœur avec bonheur. Qui, qui pourrait se douter qu’un jour ces deux fillettes se sépareraient ; qu’un jour la colère et la haine les habiterait l’une envers l’autre ; qu’un jour la jalousie, la colère, l’envie rattraperaient le destin de ces deux petites ? Cléophée se détacha de sa sœur ; lui saisit la main ; puis l’entraîna vivement à sa suite. Les deux petites coururent joyeusement dans les nombreux couloirs sombres du palais de la cité Crâ ; de nombreux couloirs aux boiseries brunes à l’effigie de nombreux héros chantés par les légendes. Des couloirs dans lesquels régnait une atmosphère pesante et solennelle. Des couloirs rendus soudainement vivants par la joie de deux sœurs. Par la joie innocente de la vie ; de l’enfance. Evangelyne écoutait sa sœur parler ; sa petite sœur adorée lui conter des aventures qu’elle avait soi-disant vécue contre des monstres imaginaires et aidés par les multiples héros des histoires Crâs dont on assomait les deux petites le soir. La plus âgée s’approcha de la fenêtre ; suivit du regard l’oiseau s’envolant du haut du toit ; partagea avec lui ses sensations ; sentit le vent sur son visage ; sentit la vie habiter son cœur. Elle voulait partir. Elle ne connaissait que cet endroit. Que ces sombres couloirs habités par les fantômes des grands guerriers de jadis. Elle ne remarqua pas que sa sœur s’était tue. Pas plus qu’elle ne la sentit s’approcher. La petite maion légèrement boudinée de Cléophée se posa sur le bras d’Eva. Ses grands yeux brillaient d’inquiétude. Celle-ci arracha son regard du dehors et de la liberté. Ici, elle avait sa sœur ; et jamais elle ne la laisserait ; même si elle devait vivre sa vie dans ce morne palais aux fenêtres fermées ; même si elle ne pourrait que rêver d’un jour s’envoler sur ses oiseaux ; d’un jour tirer ses flèches du haut du ciel et apprendre à chasser. Ses yeux verts clignèrent deux ou trois fois ; puis elle se ressaisit et hocha la tête ; histoire de prouver à sa sœur que tout allait bien. La mine inquiète de Cléophée fondit comme neige au soleil. Et elle reprit son babillage incessant. Elle restait une enfant. Et elle le resterait toujours dans le cœur d’Evangelyne. Quelque part dans le ciel ; un oiseau poussa un immense cri. Il s’ouvrit au vent et à la pluie ; à la lumière et à l’ombre. Et s’en fut à tir d’ailes. |
|
05 Mai 2012 - 13:12:43 |
#19
sa fait longtemps que tu avais poster la suite et je suis désolée si je n'avais pas vu avant, sinon,
c'est vraiment bien! je me demande pourquoi les deux petites vont s'éloigné autant c'est dommage mais sa va s'arranger ? non? (je sais tu vas pas me le dire mais bon!) Suite!! |
|
07 Mai 2012 - 21:11:26 |
#20
J'aime ta façon de t'adresser au lecteur et ton style
Continue ! -LMS- |
|