04 Avril 2012 - 20:06:46 |
#21
T'aurais pas dû dire ça, Griffedeplomb !!
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Telle l'ombre du soleil - Basée sur la série!, Fanfiction à tendance Eva X Pinpin ;)
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04 Avril 2012 - 20:06:46 |
#21
T'aurais pas dû dire ça, Griffedeplomb !!
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05 Avril 2012 - 13:46:45 |
#22
J'espère que tu vas réussir à la mettre
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07 Avril 2012 - 01:40:29 |
#23
Salut tout le monde! Encore désolée pour mon absence... néanmoins, promesse tenue, voici le chapitre 2, et ce avant Pâques (car pour moi qui dit pâques dit lundi de pâques, donc oui ma promesse était assez boiteuse vu que, quand j'y pense, j'avais trois jours de marges en fait
Chapitre 2 Cela faisait à présent une semaine que le royaume Sadida portait le deuil de la disparition de sa princesse au fond de son âme feuillue. Une semaine aussi que la jeune Crâ, garde du corps de la famille royale, sombrait dans un sommeil sans fin ; que son état ne changeait pas, n'allant ni en s'améliorant, ni en régressant. Pour les soigneurs, c'était un peu comme s'occuper d'un cadavre, un splendide cadavre vivant. Pas la moindre réaction ne se faisait remarquer ; pourtant, c'était bel et bien en face d'eux un corps qui avait faim, un corps qui avait soif, un corps où le sang coulait à flot. Mais pour le moment, rien n'aurait pousser le sang à couler à nouveau sur la verdure environnante, et dans la cité arboricole, tous imitaient à présent Evangelyne. Cela faisait quatre jours que le Iop hurleur avait sombré dans le sommeil, chose à la fois impensable mais qui finalement n'inquiétait que moyennement les quelques Sadidas proches du rouquin : le calme pouvait enfin reprendre dans la cité qui, en plus de souffrir d'une telle plaie, se passait très bien des lamentations qui accompagnent toujours la blessure. Le calme plat régnait dans le palais. Dans l'ancienne armurerie, Yugo et Ruel, fidèles à leur poste, ne bronchaient pas et surveillaient fièrement l'épée... les yeux fermés et un filet de bave à la bouche. La tête reposant sur le manche de sa pelle, le vieil Enutrof avait fière allure, les bras ballant, un enfant peloté derrière lui. Et dans la tendresse morne de la nuit, le vent se mit à souffler, une feuille glissa lentement dans la pièce, s'échappant par une ouverture de la fenêtre, faisant la ronde du palais. Elle finit par se laisser choir contre le carreau d'une autre chambre, sans un bruit, n'altérant en rien le silence environnant. Un œil s'ouvrit. Un deuxième. Et tout s’enchaîna alors à une vitesse incroyable, dépassant la raison humaine. Comment Yugo s'était-il retrouvé embarqué, traînant un Enutrof à moitié endormi derrière lui, devant courir pour rattraper un Iop qui cinq minutes plus tôt, ne donnait plus le moindre signe de vie ? Comme en réponse, un flash-back traversa telle une flèche de Crâ le crâne du jeune garçon. Il était en l'air. Non pas qu'il volait. Non, son corps virevoltait à présent en hauteur et, bras et jambes écartés, il venait de se réveiller. La porte de l'armurerie venait de sauter littéralement de ses gonds et gisait au sol. Face au tintamarre qui en avait découlé, Ruel s'était réveillé, la bulle trônant sous sa narine venant de se percer, et mu d'un réflexe de vieux grippe-sou prêt à protéger son bien le plus précieux, il s'était saisi de sa pelle qu'il avait fait mouliné deux coups avant de la présenter, menaçante, devant lui. Se faisant, la pelle avait ramassé au passage le petit Eliatrope et l'avait catapulté en l'air. Voilà où il se trouvait. N'ayant pas le temps de se servir d'un portail à cause de la petite portée qu'avait eu l'arme Enutrof, Yugo était tombé mollement sur la porte arrachée. De là où les deux gardes se trouvaient, il pouvait entendre une respiration digne Bouffetout en rûte, mais surtout sentir un odeur qui s'en approchait tout autant. - « Mais qu'est-ce que... ? En face d'eux, une ombre noire approcha, deux yeux à la pupille luisante dans le noir, telle deux grosses perles d'huître... Des yeux on ne peut plus reconnaissable. - « Ah vous êtes là ! Bon les gars on se bouge maintenant ! -C'est... c'est toi ? Sortant de l'ombre la tête sombre et quelques mèches de feu de la chevelure de Tristepin apparurent dans un rayon de lune. Quelque chose pour autant changeait cette tête autrefois si amicale et benête : une détermination sans vergogne se lisait au travers des yeux de perles et une maturité sans pareille s'était peinte sur les traits du Iop. Yugo en eut des frissons, tant il lui semblait que Pinpin avait pris un coup de vieux... ce qui fut de bien courte durée. - « Pinpin... tu veux bien mettre un pantalon ? Alors qu'il s'était totalement avancé dans le rayon de lune qui traversait le carreau, Tristepin avait ainsi dévoilé à l'assistance sa tenue. Bien loin des armures de preux chevaliers ou même du sceau blanc et rouge de la caste des Iop, le jeune rouquin semblait avoir opté pour une tenue légère... à savoir un simple caleçon. Toute crédibilité disparut ainsi aux yeux de l'Enutrof et de l'Eliatrope qui, après la surprise, éclatèrent d'un même rire. Le regard pourtant toujours sérieux, Tristepin ne put dissimuler sa surprise et sa gêne en prenant conscience de son accoutrement. Dans un nuage de poussière, il piqua un sprint jusqu'à sa chambre afin de récupérer les vêtements que le soigneur lui avait retirés pour soigner ses blessures. Revenant un instant après en dépoussiérant son pantalon de toile, le Iop s'était adressé à ses amis, sans faire le moins du monde dans la dentelle : - « Il faut qu'on parte. Maintenant. L'enfant et le vieillard s'étaient regardé, pris au dépourvu, tandis que Tristepin retirait Rubilax de son socle. - « Comment ça ''il faut qu'on parte'' ? Tu crois pas que le royaume a déjà suffisamment d'ennui comme ça en plus de notre disparition ? -Ruel a raison, Pinpin... attendons le matin... -Non. La réponse était catégorique. Yugo n'y comprenait plus rien. Comment le jeune Iop avait pu passé d'un tel état à un autre ? Il ne semblait pas profondément méchant, juste... excessivement sérieux. Pour un Iop de sa trempe. Surtout de sa trempe. Constatant que Tristepin n'allait rien ajouté de plus, ni même changé d'avis, Yugo osa à peine murmurer qu'il allait écrire un message destiné au royaume. Ruel quant à lui somnolait déjà à nouveau sur sa pelle... Retour à la réalité. Mais tout cela n'avait à présent plus rien à voir avec la réalité pour Yugo. La lune était à présent haute dans le ciel, la forêt s'ouvrait enfin sur les plaines et ainsi débutait leur périple loin du peuple balafré d'horreur qu'étaient les Sadidas. Yugo poussa un soupir, et leva les yeux vers le Iop. Sa détermination et son mutisme étaient deux choses bien anormales. Déterminé, il l'avait toujours été, mais pas de cette manière, pas avec ce sérieux si profond. Pourtant, rien n'aurait arrêté Tristepin, preuve en était qu'il portait à présent sur ses épaules le corps du vieil homme endormi. Ne s'étant pas lavé depuis l'accident – et même avant, le corps du jeune homme avaient une odeur plus que forte, accentué par la transpiration qu'avait découlé des crises de folies dans son lit. Il n'en était que plus impressionnant, portant cet homme sur ses épaules, les muscles quoique un peu atrophiés, luisant toujours sous les rayons de la lune. Toute cette force brute... était bien plus accentué qu'à son habitude. Pourtant, une certaine certitude apaisante s'y lisait, et réconfortait légèrement le blondinet. - « Alors... vas-tu nous dire pourquoi doit-on partir absolument maintenant ? Cela faisait pourtant un bon moment que tous deux marchaient, mais le courage ne lui était pas venu de briser le silence du Iop. Pas de réponse. Le silence retomba, bercé par les ronflements de Ruel. Yugo ne baissa néanmoins pas son regard et continua de fixer le dos de son ami. Finalement, le rouquin ouvrit la bouche. - « J'ai fait un rêve. - Un rêve ? Le chevalier Iop laissa la phrase en suspens. Le vent se leva. Une volée de feuilles dépassèrent les protagonistes et partirent choir, loin, très loin, sur l'horizon qui doucement s'éclaircissait. Réveillé par la brise, Ruel ouvrit un œil. - « Je doute pas de ta résistance hein, bailla le vieux chasseur de trésor, mais je te rappelle que tu traînes un enfant... il faut partir soit, mais si c'est partir comme dans mourir de fatigue, y'a des solutions plus rapides et moins douloureuses tu sais... Alors pour la première fois, Tristepin se retourna vers Yugo. Le blondinet mourrait de fatigue à présent, il avait besoin de sommeil... Le rouquin baissa tristement le regard et sans demandé son reste s'assit au sol, faisant rouler Ruel le long de son dos pour le coucher derrière lui. Yugo, épuisé, se laissa tomber juste à côté du rouquin, la tête contre sa cuisse. Il avait les yeux déjà fermés. Se sentant mal à cette vue, Tristepin ne put que s'excuser platement à demi-voix. - « ... et je sais que j'aurais du attendre demain matin pour partir avec vous... mais demain, j'avais trop peur qu'il soit trop tard... je l'ai vu dans ma tête... je sais où elle est... Ruel appuya sa tête sur sa main, écoutant doucement les aveux un peu confus de Tristepin. - « Je sais ce qu'ils ont fait d'Evangelyne... |
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07 Avril 2012 - 02:31:46 |
#24
Alors je vais être franche, j'ai rien compris (mon cerveau est en mode off), c'est peut-être à cause de l'heure, ou alors c'est fait normal je sais pas. Pour la dernière phrase, c'est pas plutôt:
_Je sais ce qu'ils ont fait à Evangelyne. ou alors _Je sais ce qu'ils ont fait d'Amalia parce que sinon c'est pas logique, vu que Eva est dans son lit ou alors ils l'ont torturés, fin je dit ça, mais sa se trouve c'est juste mon cerveau qui s'imagine des trucs. Je vais relire tout sa demain et je te (mon cerveau sera en mode on) dirais mon avis en passant. Mais j'ai aimé le peu que j'ai compris, comment c'est écris c'est parfait donc sur ce point j'ai rien à dire. Sinon je n'ai pas vu de fautes, donc c'est bien ! Et puis tu as dit avant Pâques, tu as fais avant Pâques. Pressée que tu écrive le prochain chapitre. (pour que je comprenne un peu mieux). Prestigo. Ce message a été modifié par Prestigo - 07 Avril 2012 - 02:34:54. |
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07 Avril 2012 - 10:52:31 |
#25
et bien moi J'AI COMPRIS! enfin pas vraiment je veux dire que ses fait un peu exprès qu'on comprend pas grand chose et sa va s'éclaircir un peu plus tard je pense mais je crois que sa dernière phrase veut dire quelque chose peut être que l’âme d' Evangélyne est a un autre endroit mais qu sont corps est au royaume Sadida ou je me trompe complétement
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07 Avril 2012 - 13:32:46 |
#26
Si ça se trouve, Amalia est aussi sur l'île, mais que son corps n'a pas été retrouvé.
Super chapitre, dorénavant je passerais lire tes chapitres mais je ne sais pas si je posterais, bisous !! |
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07 Avril 2012 - 13:43:13 |
#27
Un chapitre pile le jour de mon anniversaire ! Un beau cadeau de ta part !
Mais quand même, t'es sadique de nous mettre du suspens comme ça T^T Super classe, j'adore *-* -LMS- |
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07 Avril 2012 - 14:36:51 |
#28
c'est ton anniversaire?! alors, bon anniversaire -LMS-! et,
vivement la suite! |
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07 Avril 2012 - 16:52:17 |
#29
Bon anniversaire ^^
Par contre...j'ai rien compris. Je relis encore et encore je comprend pas ça : Un œil s'ouvrit. Un deuxième. Et tout s’enchaîna alors à une vitesse incroyable, dépassant la raison humaine.
Comment Yugo s'était-il retrouvé embarqué, traînant un Enutrof à moitié endormi derrière lui, devant courir pour rattraper un Iop qui cinq minutes plus tôt, ne donnait plus le moindre signe de vie ? Comme en réponse, un flash-back traversa telle une flèche de Crâ le crâne du jeune garçon.
et: ... et je sais que j'aurais du attendre demain matin pour partir avec vous... mais demain, j'avais trop peur qu'il soit trop tard... je l'ai vu dans ma tête... je sais où elle est...
Ruel appuya sa tête sur sa main, écoutant doucement les aveux un peu confus de Tristepin.
- « Je sais ce qu'ils ont fait d'Evangelyne...
------------------------------------------- Pour la deuxième ok grâce à Prestigo mais la première ? Dans le premier chapitre ? Il faut que je relise... |
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07 Avril 2012 - 18:55:12 |
#30
Citation Un œil s'ouvrit. Un deuxième. Et tout s’enchaîna alors à une vitesse incroyable, dépassant la raison humaine.Comment Yugo s'était-il retrouvé embarqué, traînant un Enutrof à moitié endormi derrière lui, devant courir pour rattraper un Iop qui cinq minutes plus tôt, ne donnait plus le moindre signe de vie ? Comme en réponse, un flash-back traversa telle une flèche de Crâ le crâne du jeune garçon. Bah un mec se réveille, et Griffe' nous explique la situation, nan ? '3'
Citation « Je sais ce qu'ils ont fait d'Evangelyne... On saura pourquoi Eva est dans cet état, je crois... ._.
Ou une erreur, c'est tout à fait possible. Sinon merci les gens o/ -LMS- |
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07 Avril 2012 - 22:48:41 |
#31
Wohlalalalala oh my dog, si j'avais su que ce chapitre causerait une telle confusion... bon en fait j'en étais sûre.
Parce que wala, wala, wala, j'avoue, j'étais toute autant confuse en l'écrivant. Mon esprit est allé déjà bien plus loin dans l'histoire - les musiques de Demetori nourrissant énormément les scènes de combats épiques (voilà, vous connaissez dès à présent mon secret ahaha! Mais pour tout vous avouez, après une relecture à esprit reposé - y'a environ trois minutes-, j'ai vraiment eu le sentiment de faire un de ses coups de théâtre à la Molière genre ''Le roi arrive, tout s'arrange et tout le monde est d'accord sans poser de question''. J'ai assez honte, mais je ne voyais pas trop comment expliciter tout ça. Typiquement, la crédulité de Yugo et Ruel, qui suivent notre super Iop sans trop de questionnement... mais bon sang, c'est une autocritique ou je rêve? (Serait-ce le début de la schizophrénie? buahahhahahaha! =D) En revanche, pour les passages sur lesquels vous doutez, je vais tenter d'éclaircir ce qui le mérite. Typiquement, ne vous faites pas de souci pour la dernière réplique, j'avais bien toute ma tête lorsque je l'ai écrite et elle est on-ne-peut-plus justement formulée. Quand aux yeux qui s'ouvrent, je pensais que vous comprendriez par rapport au contexte - surtout la phrase qui suis, le changement de plan sur Yugo... Néanmoins je laisse en suspens, si vous comprenez tant mieux, sinon je tenterais de l'explicité par la suite... ou alors tout cela restera dans l'abîme des erreurs littéraires... Bref, je vous ponds un roman à la place d'un chapitre, et je vous remercie pour toutes vos remarques (Mulou, n'hésite pas à me laisser un petit mot à l'occaz |
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07 Avril 2012 - 23:09:46 |
#32
T'inquiète pas Griffedeplomb xD Le temps que l'information vienne à mon cerveau...
J'ai à peu près compris |
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11 Avril 2012 - 23:47:28 |
#33
Ahahaha, un nouveau chapitre de pondu! Je suis toute fière comme une grande, j'avais peur au début de faire trainer l'histoire, et finalement, BEN NON! *Buahahha, auto-congratulation* Bref, je me fais la bise par tant de pppppppuissance, et je vous laisse avec ce petit chapitre 3 tout mignon, tout court, tout plein qui, je l'espère, vous plaira bien!
Oh, et j'en profite pour m'excuser d'avance: Je me suis bien vite rendu compte que je n'ai strictement rien compris à la géographie de Wakfu, le nombre de continent ou même le nom de la plupart des îles. N'ayant pas les DVD de la série, je vois mal comment me la repasser (appel au don? xD je déconne), et je n'ai pas été capable de trouver la moindre carte (et avouez qu'avec le nombre de tsunami et autre portail zaap traverser par la confrérie, faire une carte de ce monde relève un peu de l'exploit... m'enfin...). Donc pour les incohérences à ce niveau, je vous invite à me critiquer avec toutes la fougue de la jeunesse et je m'excuse encore platement pour toutes les insanités que je vais bien pouvoir écrire... Chapitre 3 - « Je voulais te demander Pinpin... ton bras n'était pas cassé lorsque tu es revenu de la falaise ? Le petit déjeuner débutait pourtant à peine. Yugo avait eu la sainteté d'esprit de remplir le sac de Ruel de quelques victuailles avant de partir à l'aventure, histoire de faire un repas complet – l'équivalent d'une semaine de nourriture pour Amalia ou Evangelyne... L'absence de ces dernières se laissaient particulièrement remarquer. Tout était calme. Excessivement calme pour la situation. Il n'y avait pas de princesse pour se plaindre de la qualité du voyage, pas de belle blonde pour vanner à moitié les avances de son aimé. En un sens, la situation se passait exactement comme l'avaient si souvent souhaité les trois hommes. Alors, comment se faisait-il que leur aventure visait justement de retourner à cette routine parfois si douloureuse ? Lorsque Yugo avait posé sa question, le silence s'était fait encore plus lourd. La situation n'aurait en temps normal pas pu plus empirée. Pourtant, c'était dès à présent le cas. Les deux compères ne tarderaient pas à comprendre que ce qu'il s'était passé à la falaise resterait un sujet à ne pas aborder avec leur ami Iop. Ils ignoraient d'ailleurs si le mutisme de celui-ci était volontaire ou dû à une séquelle de son combat. Ce qui était en tout cas sûr, c'était qu'il n'y avait rien à tirer à ce sujet de Tristepin-Sérieux et de son fidèle Rubilax-Muet. Néanmoins, après quelques bouchés de nourriture, la langue du rouquin se délia, et sans faire référence à l'incident, Tristepin précisa enfin un peu plus le mystère qui dès à présent l'entourait. - « Bien sûr. Il a juste guéri. -''Guéri'' ! Répéta ironiquement Ruel. Même un Iop, ça ne guérit pas d'une fracture en une semaine à peine ! Quand on t'a récupéré, t'étais au mieux bon pour l'amputation mon p'tit gars ! Le vent se leva et souleva les brins d'herbe de la plaine. Ruel regardait Tristepin dans le blanc des yeux. Tristepin détourna son regard sur le bonnet de Yugo. Ce dernier fixait les nuages dans le ciel. Adamaï lui manquait à présent. Tristepin soupira. Le repas étant à présent fini, il se leva, et se prépara à se remettre en route. Il était vrai que son bras qui, une semaine plus tôt, était plus proche de la composition d'un puzzle que de n'importe quoi d'autre se portait à présent à merveille, à peine moins musclé que l'autre. Tristepin ne tarderait d'ailleurs pas à y remédier. - « Allons-y. Ruel était déjà prêt à répliquer quelques insanités au sujet de leur leader, fou de rage vis à vis de son comportement. C'était sans compter sur la petite main de Yugo qui se posa sur son bras et l'en empêcha. L'enfant lui destina un sourire qui se voulait réconfortant, à peine teinté de tristesse. L'absence des filles les rendraient tous fous d'ici bien peu de temps, et à supposer que Pinpin eût été le premier à succomber, il n'en demeurait pas moins le seul à en savoir un minimum sur la disparition d'Amalia. Le vieillard comprit la requête de confiance que lui fit sans voix le blondinet. Alors il se tut, remballa le peu d'affaire qui avait résisté au repas et suivit le rouquin sans piper mot. Dès lors, les jours se succédèrent et se ressemblèrent. Rien ne les distinguait finalement les uns des autres, et les décors défilaient sous les yeux des trois hommes sans réellement les toucher. L'itinéraire choisi par Tristepin semblait être fait de sorte que leur chemin ne croisent que bien peu de ville, ne rendant en rien plus simple leur parcours. Fort heureusement, il s'avéra que de nombreux créatures tout autant succulentes les unes que les autres croisèrent leur route et garnirent leurs estomacs. L'humeur de chacun remontait et rejoignait presque la normale lors de ces rares moments de dégustation, là où les instincts primitifs reprennent le dessus... ou presque. Ce fut lors de leur arrivé dans un petit village portuaire que les premiers événements notables survinrent. - « Ça paye pas mine ici... tu comptes nous faire prendre la mer Pinpin ? - Evidemment. Il va nous falloir un bateau pour rejoindre l'île de Pent'esprit... -L'île de quoi ? Et bien entendu, Yugo aurait pu économiser sa salive pour trois mots, car Tristepin s'était à nouveau refermé sur lui-même, ne pipant mot. Les sourcils froncés, il semblait en proie à de véritables questionnements. Pour peu, on aurait presque pu croire qu'il était en train de... réfléchir. L'image faisait assez froid dans le dos. Brisant ce début de silence oppressant, Ruel tenta une nouvelle approche. - « Je voudrais pas casser tes beaux espoirs mon bonhomme... mais tu veux quand même pas rejoindre l'archipel des cinq îles, rassure-moi ? -Qu'a-t-elle de spéciale, cette île ? Questionna Yugo puisque le Iop ne réagissait pas. -L'île de Pent'esprit serait l'une des cinq îles de l'archipel... des cinq îles... -Sans déconner... ne put retenir le jeune Eliatrope. -Hum oui... l'appellation n'est pas très originale, je te l'accorde. Le souci, c'est que l'on n'a pas la moindre idée exacte de leur emplacement. -Elles seraient légendaires ? -Oh ça, de toute manière ! Moumoune me racontait de nombreux histoires assez farfelues à leur sujet... mais non, beaucoup de gens ont frôlé les terres de l'archipel des cinq îles... sans vraiment l'avoir voulu... Vois-tu, reprit Ruel face à l'ébahissement de son auditoire, on dit que suite au Chaos d'Ogrest, plutôt que d'avoir sombré sous les mers, les cinq îles auraient été... détachées... -Tu veux dire que ce sont des îles flottantes ? -On peut dire ça... ça expliquerait d'ailleurs pourquoi personne n'a jamais été foutu de les situer exactement ! -Boh, il suffirait de demander Grufon... Pinpin, tu es sûr qu'Amalia se trouve là-b... ? Mais le ''bas'' de Yugo se perdit dans les ruelles du village, car alors que tous trois avançaient en direction de la mer, Tristepin venait de se jeter à la tête d'un Roublard. Ce message a été modifié par Griffedeplomb - 11 Avril 2012 - 23:56:52. |
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12 Avril 2012 - 08:18:06 |
#34
Moi je trouve qu'il n'y pas de mal sur le point géographique ! Et puis tu c'est dans Wakfu, il a y plein de truc qui n'existe pas dans le monde des 12 (Désert). Il y a plein d'îles désertes en mer donc tu n'as rien fait de mal xD Bonne continuation !
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12 Avril 2012 - 11:41:38 |
#35
Ahahaha, un nouveau chapitre de pondu! Je suis toute fière comme une grande, j'avais peur au début de faire trainer l'histoire, et finalement, BEN NON! *Buahahha, auto-congratulation* Bref, je me fais la bise par tant de pppppppuissance, et je vous laisse avec ce petit chapitre 3 tout mignon, tout court, tout plein qui, je l'espère, vous plaira bien! BOB LENNON VAINCRA \o/ *SBARF*
Pour le chapitre, il est pas mal, mais il manque cruellement qlqs péripéties/évenements etc... Bon après c'est normal '-' Question géographie, il me semble avoir vu une carte de Wakouf. Bon après, comme c'est une fic', les incohérences géographiques, tout le monde s'en fout o/ -LMS- J'ai trouvée certaines cartes, mais pas d'ensemble.. Les liens si tu veux => _Cliquez ici |
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12 Avril 2012 - 14:53:30 |
#36
toujours aussi bien mais, on n'avance pas trop dans l'histoire on fait un peu du surplace mais sa va s'arranger après j'imagine ?
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12 Avril 2012 - 15:52:04 |
#37
Baaaah te fais pas de souci, elle va pas tarder à avancer ^^ Il me fallait un chapitre assez morne pour lancer l'action... mais bon je vais redoubler d'effort pour vous mes p'tits loups... et pour cette histoire surtout u.u
Ce message a été modifié par Griffedeplomb - 12 Avril 2012 - 20:31:22. Raison de l'édition : J'ai pris mon vaccin contre la rage :D
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13 Avril 2012 - 12:54:44 |
#38
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13 Avril 2012 - 21:59:18 |
#39
J'ai pas encore lu, mais je suis sûre que c'est bien !!
Cette semaine je pars à Marseille donc je ne posterai pas, donc ne t'inquiète pas !! |
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21 Avril 2012 - 13:51:25 |
#40
Ahaha! J'espérais pouvoir poster avant la reprise, or c'est chose faite! Il me semble que ce chapitre est un peu plus copieux que les précédents... Bref je ne vois pas trop quoi rajouter, alors je vous laisse avec ce petit chapitre 4 tout adorable - faites-lui un gentil accueil les enfants!
Chapitre 4 Le rouge embuait son regard. Tout avait pris la teinte du sang au travers des yeux de Tristepin ; il voyait rouge, et il fallait qu'il frappe. Encore une fois. La rage avait pris le contrôle total de lui. Rubilax y était pourtant totalement étranger. L’œil fixé dans le vide, le Shushu paraissait absent de son réceptacle... Au même titre que la raison de Tristepin. Alors il frappa, à poings nus, mû par une rage infinie. Car il reconnaissait le Roublard. Malgré le mystère qui l'entourait, il savait ce qu'il avait fait. Il l'avait vu et il avait compris. C'était en parti à cause de lui que le Iop avait entrepris son voyage... Touchait-il déjà au but ? Une chose était sûre, il fallait qu'il laisse éclater sa colère. Une vitre se brisa, à l'image des liens retenant l'esprit du rouquin. - « N'aie plus peur... je ne serais jamais bien loin... mais pour le moment, j'ai besoin... Il plaqua à présent le Roublard au sol, et entreprit de lui démolir le portrait. - « ... de ton aide. Les yeux injectés de sang, Tristepin avait pris les allures d'une bête sauvage, plus effrayant encore que lors des possessions de Rubilax. Yugo et Ruel, d'abord abasourdis à la vue de leur ami, entreprenait maintenant de séparer les deux hommes. - « C'est toi qui l'a prise ! C'est à cause de toi qu'elle a disparu ! -Hein ? Mais bon sang c'est quoi ton probl... - « Retrouve-moi sur l'île de Pent'esprit... n'aie pas peur... c'est... Mais le Roublard n'eut pas le temps de finir sa phrase que déjà un poing à la peau mate, libéré du bras de Yugo, s'était abattu sur la tempe du voleur. Soufflant comme un bœuf, le jeune rouquin se libéra alors de son deuxième ami et, chevauchant le corps massif du Roublard, le plaqua de ses deux mains au sol, s'apprêtant à lui asséner l'un de ses fatales coup de crâne de Iop. - « ... par là Mais alors, au sommet de sa gloire, Tristepin cessa tout mouvement, la nuque bloquée en arrière, à une micro-seconde de l'impact. Ses yeux s'écarquillèrent plus que de mesure, ses pupilles se dilatèrent, sa bouche béante ne parvenait plus à happer le moindre souffle d'oxygène. Car il la revoyait. Sous ses yeux, il y avait cette petite main pâle, qui en d'autre occasion s'avérait si puissante, mais qui était à présent réduite à l'état d'une main d'enfant. Ou tout du moins, à une main de jeune femme fragile. Et puis, elle s'évaporait, disparaissait du mirage et prenait l'apparence de ce qu'elle était réellement... Alors, il s'évanouit, tout se referma, son esprit, ses yeux, sa bouche, l’œil de Rubilax... et tout vint choir sur le visage tétanisé du Roublard. Sous le choc de part la vitesse et la tournure des événements, Yugo et Ruel restèrent un instant figé, fixant le Iop évanouit, couché sur le Roublard assommé. Déjà une foule de badauds s'était formée autour des deux corps au coin de la rue, ce qui fut le signal d'alarme pour les deux compères. Ceux-ci se précipitèrent sur les deux corps inertes en se frayant un chemin dans la foule à coup de coudes et autres excuses à moitié mâchées. Après s'être regardé dans les yeux, tous deux entreprirent de déplacer les corps en direction de la taverne la plus proche, Yugo déplaçant le Roublard à coup de portail, tandis que Ruel s'occupait de soulever Tristepin... ou plutôt de le traîner à la manière d'un sac de farine en ruminant quelques projets de régimes drastiques à l'attention du jeune Iop – dans un but purement économique avant tout, cela allait de soi ! Lorsque Tristepin rouvrit les yeux, c'était un peu comme si on l'avait téléporté de la ruelle à la chambre que Ruel venait de loué au gérant de la taverne ''Au Panda Rustique – Lait de bambou demi-prix dès 20h30''. L'échange s'était fait sans verser la moindre goutte de sang, mais néanmoins à coup de marchandages violents et autres effusions de postillons. Peu enclin à héberger deux bagarreurs évanouis, le vieux Panda Nova finit néanmoins par se laisser aller jusqu'à baisser le prix de sa chambre à la va-vite, une fois que deux jeunes Ecaflipettes, vêtues court, eurent franchi le seuil de sa taverne, et ce afin de les conseiller du mieux qu'il pouvait en boisson – un choix qui se faisait relativement vite chez les Pandawas... Mais revenons-en à nos protagonistes. Car dès que Tristepin ouvrit ses yeux, son premier réflexe fut de bouger. Très mauvaise idée et ce car il en était tout simplement incapable. Ligoté à un fauteuil de de style Edwardien, il ne parvenait pas à remuer le moindre petit doigt et dut se contenter de regarder hargneusement, en face de lui, Yugo et Ruel qui avaient braqué leur regard sur lui, les bras croisés. - « Je peux savoir à quoi vous jouer ! S'exclama rageusement le Iop, sans même passer par la case ''étonnement''. -A toi de nous le dire, Pinpin ! Répliqua Yugo en fronçant les sourcils. -Tu te comportes bizarrement et ce depuis notre départ. Qu'tu sois malheureux avec la disparition des filles, j'veux bien comprendre ! Mais c'est pas une raison pour commencer à te faire les dents sur le premier passant ! Enchaîna Ruel, gardant Junior, fraîchement sorti de son sac, à ses pieds, dans le but de se donner un air menaçant, chose assez difficile avec les airs de peluche de Junior et ses grognements de chaton mal réveillé. -Alors tant que tu ne nous auras pas expliqué ce qu'il t'a pris, c'est même pas la peine de penser à essayer de t'enfuir ! -Hum.. j'approuve totalement votre décision... MAIS EXPLIQUEZ-MOI POURQUOI MOI AUSSI JE DOIS ÊTRE LIGOTER ? Tristepin tourna derechef la tête à sa gauche, en direction de la voix. A environ un mètre de lui, ligoté sur un même fauteuil, trônait le Roublard, le visage maculé de bleu et de bosse. Les mains du Iop se mirent aussitôt à trembler. - « Toi, on te garde dans l'hypothèse où, si Pinpin t'a fichu une rouste, c'est peut-être pas sans raison, répondit l'Enutrof de sa voix paternelle de vieillard donneur d'explication. -Mais puisque je vous dis que je ne le connais pas, ce gars-là ! Bon sang, je reviens déjà d'un voyage en mer assez éprouvant, on n'a déjà pas idée d'aller frapper les gens comme ça, alors vous allez pas me garder captif par dessus le marché ! -Un voyage en mer ? Sans rire, tu l'as volée ! Je t'ai vu la prendre sur l'île, espèce de... ! S'égosilla Tristepin en remuant dans tous les sens, faisant pencher dangereusement le fauteuil. -Quoi, ''tu m'as vu'' ? Le coupa le Roublard. Et bien que j'ignore comment tu as bien pu me voir sur l'île, sache que je n'ai absolument rien ramener de mon voyage... Je n'ai jamais fait une expédition aussi catastrophique... -De quoi parlez-vous ? Demanda poliment Yugo en décroisant les bras dans un haussement de sourcil. Le roublard baissa dans un premier temps son regard. Faisant mine de se remémorer quelques instants des plus douloureux, il avait le regard fuyant et le sourcil plus que froncé. Un soupir s'échappa de ses lèvres et enfin il releva son regard pour le braquer dans ceux du blondinet. - « Les Pent'îles, gamin. Il y a un sacré paquet de légende sur ces bouts de terre. Des créatures au-delà du croyable et des trésors ! De quoi te rendre riche pour le restant de ta vie – et de ta mort ! -Trésor ? Répéta Ruel, les yeux ronds comme deux gros kamas reluisant. -Oui, des trésors... seulement les légendes parlent aussi de leurs gardiens... j'étais parti avec tous mes hommes. Les créatures improbables n'auraient jamais du être un problème – la mer et ses dragons, ça nous connaît, on s'en sort toujours ! -Des dragons... répéta Yugo, songeant à Adamaï demeuré avec Phaéris. -Ces îles n'abritent rien de semblable à des dragons, le coupa le Roublard. En tout cas pas l'île de Pent'Esprit. Je suis le seul qui sois parvenu à m'enfuir. -Une bande de gros Roublards qui ne survivent pas à une île, pouah ! Se moqua ouvertement et rageusement le Iop en remuant en tout sens sur sa chaise. -Et toi, qu'aurais-tu fait, Iop, face à un ennemi qu'il n'est pas possible de tuer ? L'hilarité du chevalier disparut aussi rapidement qu'elle était apparue. Celui-là s'était stoppé net en écarquillant les yeux vers le Roublard, ce qui eut pour effet de faire tomber en avant le fauteuil. Cloué au sol, Tristepin n'avait d'autre choix que de couler un regard ascendant sur le côté vers le foulard du Roublard. - « Comment ça, impossible à tuer ? Reprit-il plus sérieusement. -Ca, ça n'avait strictement rien de vivant. On ne pouvait les toucher mais eux nous attrapaient comme de rien. J'ai vu les camarades tombés comme des mouches sans pouvoir rien faire de mieux que fuir. Et moi-même, je n'y ai pas échappé sans séquelle. Regarde mon bras, si tu ne me crois pas, Iop. Mêlant le geste à la parole, le Roublard avait entrepris de tirer les pans de tissu recouvrant son bras droit avec les dents. Ruel accourut pour l'y aider, et libérant le tissu du cordage, il découvrit au grand jour la peau du voleur. - « Que... ! Ruel recula, horrifié et tomba au sol. Par réflexe, sa main s'était plaquée sur sa joue. Ses doigts passèrent machinalement sur les creux de la balafre qui trônait à présent sur sa joue. - « Oh bon sang ! Yugo à son tour avait pris un air choqué. Tristepin quant à lui ne parvenait pas à distinguer le membre de son nouvel ennemi juré. Néanmoins, dans sa chute, le cordage s'était déserré et d'un simple mouvement de poignet, le jeune Iop s'en était retrouvé libéré. Se relevant dans la hâte, il s'empressa de se retourner, prêt au combat, sans que personne ne bouge pour le retenir, l'assemblée étant trop choquée pour remuer. Heureusement pour lui, le dernier captif n'eut pas à craindre le moindre coup, car la vue de son bras avait aussi désarçonné le Iop qui tourna machinalement son regard entre Ruel et le bras nu. Car au milieu de cette fourrure et de ces muscles, la peau de l'homme était parcourut d'une longue écorchure, aux reflets violacés et boursouflées, une peau comme consumée d'un feu qui glace et qui tranche. La même balafre que celle qui trônait sur la joue de l'Enutrof. |
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