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La vie d'Eva ♪ (plausible?), ... petite fan-fiction sans int
posté 08 Mai 2012 - 21:09:37 | #21

Citation (-LMS- @ 07 Mai 2012 21:11) *
J'aime ta façon de t'adresser au lecteur et ton style
Continue !

-LMS-
Yep ben merci :'3

Heloise tu verras bien... En fait elle manque franchement de rocambolesque et sadisme cette fic...
M'enfin bon je me rattrape sur l'autre xD
D'ailleurs je bosse dessus actuellement.
Je vous posterai la suite quand j'en serais satisfaite :'3


posté 09 Mai 2012 - 14:16:22 | #22
ok, ok! j'espère que la suite sera bientôt poster 


posté 09 Mai 2012 - 14:43:27 | #23
Bon, je bosse sur l'autre comme déjà dit o/

Mais je suis gentille, je vais vous mettre un petit bonus ='3

C'est du hors sujet mais bon x))

Bon voilà, de la "poésie en prose".
J'ai écrit ça un soir que je m'ennuyais o/
_____________________

Il a peur.
Terré derrière le mur, il a peur. Il tremble d'excitation, et de frayeur.
Il a peur. Il a peur d'elle.
Elle.
Si jolie, elle. Si jolie, avec ses beaux yeux clairs et ses longs cheveux de suie.
Elle.
Son coeur bat rien qu'en pensant à son visage.
Il l'attendra.
toute la nuit s'il faut, mais il attendra qu'elle sort de cette maison aux volets gris.
Il ne l'approchera pas, non: il a bien trop peur d'elle et de ce qu'il ressent.
Il a peur de l'amour.
Là. Elle sort. Elle sort, semblable à une hirondelle, si belle...

Elle sort, et son coeur bondit dans sa poitrine.
Il est terrorisé.
Puis une voix.

Un homme sort, la saisit par le bras et l'embrasse. Elle rit.

Lui ne bouge pas. Le rêve est fini.
Le rêve est fini, et maintenant, il a mal.
Si mal qu'il fond en larmes.

Il avait peur; maintenant, il pleure.

Et il pousse un cri.

Elle, si heureuse, entend ce cri. Un cri de douleur. Un cri de désespoir.
Elle court vers sa direction.
Elle court.

Mais lorsqu'elle arrive, il est mort.
Lorsqu'elle arrive, il n'y a plus qu'un cadavre ensanglanté, un couteau planté dans la poitrine.

Il n'y a plus de vie.

Il est mort. Alors, sort de la bouche du mort un oiseau.
Une colombe. Une colombe d'un blanc immaculé, qui hésite un instant puis s'envole en spirales vers les cieux.
Une colombe. Son âme.

Une colombe. La marque de son candide premier amour, envolé.


posté 09 Mai 2012 - 17:42:12 | #24
c'est super triste mais ses beau! bravo!


posté 10 Mai 2012 - 18:38:11 | #25

Citation (heloise44160 @ 09 Mai 2012 17:42) *
c'est super triste mais ses beau! bravo!
Merci ='3


posté 10 Mai 2012 - 22:48:36 | #26
La Suite !!


posté 11 Mai 2012 - 12:17:11 | #27
T'aurais pu au moins faire des rimes D:

Sinon j'aime~~

-LMS- 


posté 19 Mai 2012 - 17:44:04 | #28
Le guerrier Sadida demeura interdit.
Il n'avait jamais imaginé la Matriarche Crâ de cette façon;
il ne l'avait jamais imaginé aussi belle; aussi triste et noble aussi.
Mais cette jeune femme lui faisait de l'effet; son coeur s'emballait au moindre de ses mouvements; un sentiment de joie intense l'embrasait dès qu'elle lui tournait le dos; faisant voler ses belles boucles blondes.

Pour être sincère, je vous préciserais que ce Sadida avait toujours eu une réputation de dur à cuire. Et un seul battement de cils de cette divine créature l'avait réduit à l'état de mollusque insignifiant et stupide.
Ce qu'il éprouvait à la vue de la Matriarche n'était certes pas de l'amour; plutôt un sentiment légèrement proche de la perversité. Mais, pourtant, jamais il n'oserait porter la main sur la jeune femme; par peur de la punition -et, surtout, par peur d'elle-.

Et, pourtant, autant vous préciser qu'elle n'avait que faire de ce personnage qui la fixait si ardemment.

La Crâ se tenait droite; toujours froide, si semblable à son peuple par cette attitude si distante.

En réalité, elle pensait.

Dans son esprit, on ne pouvait discerner que peu de choses; des images floues.
Mais une revenait constamment; une s'obsitinait à torturer cet important personnage de la Société.

Une petite fille. Blonde; yeux verts; grandes oreilles pointues.
Une Crâ. Evangelyne; la petite nièce de la Matriarche.

Oui, Evangelyne.
La jeune femme n'avait jamais ressenti une profonde affection pour la fillette, mais la petite ne la laissait pas indifférente non plus.
Et, surtout..
Si elle acceptait la proposition du guerrier qui lui faisait place; si elle décidait de lui confier une enfant Crâ...

Evangelyne lui en voudrait toute sa vie de ne pas lui avoir donné cette chance de réussir sa vie et de partir à la découverte du vaste monde; ce monde qu'elle voyait depuis sa fenêtre; ce monde synonyme de liberté et de vie pour tout Crâ...

Mais Cléophée...?
Pour tout vous dire, chers lecteurs, c'était là aussi un des principaux soucis de la Matriarche.
Cléophée.

Evangelyne et sa soeur vivaient toutes deux en extrême symbiose et possédaient un lien incroyablement fort.
Et la plus puissante archère de tous les Crâs; cette guerrière impitoyable ayant déjà si souvent causé la mort ne pouvait se résoudre à causer autant de peine aux deux petites.
Son coeur était froid; mais pas insensuble -bien que ce fut son désir le plus secret, être insensible-.

La Matriarche soupira.
Elle devait prendre une décision.

Elle s'approcha de la fenêtre.

Contempla le vol d'un oiseau brun dans l'azuré du ciel. Et pris sa décision.

-Bien, monsieur. Désormais; votre princesse a une garde du corps.
Elle se nomme Evangelyne. C'est ma nièce; et une petite pleine de talent.

Le Sadida se fendit d'un sourire.

____________________________

LMS: c'est le principe de la prose... Pas de rimes x'))
Mais merci ='3
Bah sinon j'avais posté la suite sur l'autre fic'.
Je dis ça juste parce qu'à part Heloise, j'ai pas l'impression d'avoir beaucoup de lecteur x'))

Donc petite dédicace à Heloise ='3

ET DEMAIN JE PARS EN ITALIIIIIIIEEEEE!!!!!!!


posté 19 Mai 2012 - 17:50:10 | #29
très intéresent et toujours aussi bien malgré que c'etait un peu court
j'attends la suite avec impatience 


posté 19 Mai 2012 - 18:03:15 | #30
Bonjouuuur !!!!! J'adore l'histoire , ta fic' est clairement mieux que la mienne ! x) Bon, je n'aie qu'une chose à dire : Continue l'histoire, et vivement la suite !!


La-Titanic


posté 19 Mai 2012 - 18:23:01 | #31
Hey, bah merci pour ton com', digne fan' du Titanic, si j'en crois ta signature ='3Vive Leonardo DiCaprio < Mais en même temps je squatte l'ordi d'une copine donc bon j'allais pas prendre 3 heures ><

Yep, bah à plus, bonne semaine, bonne fin de W-E, etc, etc x'))


posté 20 Mai 2012 - 11:53:42 | #32
Salut ! Héhé ! J'aime bien l'action, mais ça c'était un drame vachement triste... bref, tu fais quand la suite ?  


posté 20 Mai 2012 - 12:31:19 | #33
J'aime bien... Ca nous permets d'avoir une idée du passé d'Evangelyne.


posté 20 Mai 2012 - 23:04:20 | #34
La suite !!


posté 21 Mai 2012 - 19:43:04 | #35
Idem Mulou ! Nous on veut la suite !


Ce message a été modifié par Pistache4 - 21 Mai 2012 - 19:43:22.
posté 22 Mai 2012 - 16:15:57 | #36
ah! tu vois Snoopy! tu as des lecteurs il faut pas se décourager!  


posté 25 Mai 2012 - 20:21:21 | #37

Citation (heloise44160 @ 22 Mai 2012 16:15) *
ah! tu vois Snoopy! tu as des lecteurs il faut pas se décourager!
Yep, ben merci les gens.

Mais je remarque qu'il y a de plus en plus de RPs et de moins en moins de personnes qui prennent la peine de lire les fic's des autres...
Bon, je vais aussi faire un effort pour commenter les votres de fic's x3

Et, merci à tous, et n'oubliez pas de passer sur mon autre fic'! 


posté 09 Juin 2012 - 12:21:36 | #38
J'aime beaucoup ton histoire j'aimerais que tu continue la suite.


posté 10 Juin 2012 - 14:10:19 | #39
La suite please...


posté 12 Juin 2012 - 18:54:51 | #40
Merci pour tous vos com's encourageants^^
Si vous en voulez plus, y a ma deuxième fic' aussi x')
Bon, la page PUB est passée, voici la suite sans tarder x)

______________________

Flexion. Lever du pied gauche, rotation.

Lever du bras, coup abattu sauvagement.

Evangelyne peinait, les dents serrées, pour ne pas perdre la face devant le combat qui se déroulait devant elle ; opposant sa petite sœur et un garçon suffisament insolent et stupide pour l’avoir convoquée en duel.

Et la pauvre petite Cléophée n’avait aucune chance.

Elle encaissait coup sur coup ; se glissait rapidement sur le côté pour éviter de se laisser toucher.

Evangelyne grimaça ; car sa petite sœur chérie saignait.

En effet, une longue écorchure lui barrait le visage du côté droit, et son sang se répandait doucement sur le sol. Plic, ploc, ces légers bruits résonnaient horriblement forts dans l’esprit de la pauvre Eva, qui assistait à la défaite de la pauvre petite.

Pourquoi ? Pourquoi fallait-il toujours que la haine et la violence rattrapent les âmes ; même les plus innocentes ?

Evangelyne ne le savait. Et elle ne savait non plus pourquoi ces quelques soldats riaient en les observant.

Pauvres types.

Du rire.

Du rire face à la violence contre une petite fille désarmée.

Eva serra les poings.

Un nouveau coup ; Cléophée s’écrasa lourdement par terre avec un cri. Un cri de douleur ; un cri qui perçait les tympans de sa sœur.

Il y eut une nouvelle tempête. Des rires ; et des cris de protestation et d’indignation mêlés.

Eva glissa sa main dans son dos ; saisit son arc.

Cléophée reculait du mieux qu’elle le pouvait sur les mains ; car elle n’avait pu se relever.

Eva banda son arc vide.

Le garçon saisit le bras gauche de la petite Crâ qui lui faisait face et le lui tordit sauvagement.

Cri de douleur ; la plainte de Cléophée qui s’éleva porta en le cœur de sa sœur un sentiment puissant. Une haine incomparable ; qu’elle ressentait pour la première fois.

Eva lâcha la corde de son arme.



Le guerrier Sadida fixait avec étonnement la scène qui lui faisait face.

Une fillette, qui devait avoir à peine huit ans, jetant à bas un jeune homme musclé ; et tout ceci d’une seule flèche ; et d’une flèche ensorcelée.

Le Sadida ne bougea pas ; mais, dans sa tête, il avait effectué son choix.

Ce ne serait pas un Crâ qu’il ramènerait pour sa princesse, mais une Crâ. Cette Evangelyne, nièce de la Matriarche serait parfaite, même s’il ignorait tout d’elle ; jusqu’à ignorer à quoi elle ressemblait.

Car, en contemplant les deux petites qui s’enfuyaient, main dans la main, essuyant mutuellement leurs larmes, il avait compris que la plus belle chose qu’il pouvait offrir à la petite fille de son Roi ; cette si belle chose, c’était l’amitié.



-Eva ?

-Quoi ?

-Tu pleures ?

-Non, je ne pleure pas.

-Tu as eu peur pour moi ?

-Oui.



La Matriarche essuya tendrement le sang coagulé sur le visage pâle de sa plus jeune nièce. Celle-ci s’était endormie sur son lit de fougères ; respirait doucement et, sans aucun doute, rêvait à une plus belle vie où toutes les folies de ces mondes seraient réalité.

Pour la première fois de sa vie, elle se sentait coupable.

Et ; pour la première fois de sa vie, elle n’osait lever ses yeux –qu’elle avait bruns, je vous le rappelle, chers lecteurs- vers la seconde petite fille que sa sœur lui avait laissée.

Cela faisait un bon quart d’heure qu’un silence pesant régnait dans la pièce ; brisé seulement par les ronflements réguliers de Cléophée.

Et la Matriarche ne se sentait pas à l’aise dans ce silence.

Ce n’était pas chose courante chez elle ; les Crâs appréciaient le silence ; et elle, souveraine de ce digne peuple, elle l’aimait encore plus.

Mais elle se sentait coupable.

Coupable de ce qu’elle allait proposer à Evangelyne.

Coupable d’arracher cette petite à sa sœur adorée.

Coupable de briser un lien si profond.

Mais elle devait le faire. Pour le bien d’Eva ; car celle-ci grandissait et ne pouvait rester indéfiniment à l’étroit dans ce palais trop sombre pour la lumière d’une petite ; trop triste pour des jeux d’enfants.

La Matriarche se racla la gorge.

Evangelyne leva ses yeux verts ; les planta dans ceux de sa tante.

-Eva… Il faut qu’on parle.

La petite hocha la tête.



Voilà ; c’était fait ; elle se sentait soulagée. Elle avait enfin lâché son secret. La Matriarche guida sa nièce à sa chambre, puis se retira avec un sourire rassurant. Eva resta seule.



Couchée sur son lit, Evangelyne restait indécise.

E lle contemplait le plafond de bois brun ; jouait avec les petites figurines d’argile rouge que sa tante lui avait offert.

Eva en avait peintes quelques-unes de vives couleurs ; mais sa préférée restait toutefois l’une de celles qu’elle n’avait, justement, pas colorée.

C’était un splendide aiglon miniature ; il avait les ailes mobiles ; mais fermées par un fin bout de ficelle grise. Son bec était ouvert ; ses yeux larmoyants et tristes ; ses serres dépourvues de griffes.

Elle le trouvait triste ; et beau. Elle gardait ses ailes fermées comme un symbole.

Car le jour où l’oiseau ouvrirait ses ailes pour se découvrir libre et plein de ressources, alors , ce jour-ci, les propres ailes de la fillette s’ouvriraient.

Et Eva ne savait si ce jour était arrivé.

Car, aujourd’hui, une possibilité lui était donnée. Aujourd’hui, elle pouvait enfin se libérer et découvrir le monde.

Mais elle ne le pouvait. Le prix à payer était trop important ; bien trop grand.

Elle ne pouvait quitter et abandonner Cléophée. Non ; elle refuserait…

Mais elle ne le pouvait pas non plus. Si elle déclinait cette invitation à la vie, que deviendrait-elle ? Non.

Elle avait besoin de cette liberté tant attendue pour se découvrir quelqu’un d’autre et s’épanouir.

La petite sauta sur ses pieds et trottina jusqu’à la mince fenêtre recouverte d’un panneau de bois –en guise de volet, mais nous le savons bien- qui laissait s’échapper un fin rayon de lumière nocturne.

Eva repoussa le panneau.

Les étoiles scintillaient dans le manteau bleu de la nuit ; un vent frais et doux lui caressa tendrement le visage.

Evangelyne ferma les yeux.

Elle savoura le contact de la nature qu’elle pouvait ici ressentir.

Un cri d’animal sauvage s’éleva quelque part dans l’obscurité ; mais elle n’avait pas peur. Au contraire. Elle aimait ce son.

Elle respira à pleins poumons, laissa Mère Nature prendre possession de son être.

Et lorsqu’elle rouvrit les yeux, sa décision était prise.

Eva ne referma pas le volet, mais retourna plutôt à son lit.

Elle cueillit dans sa main le petit aiglon ; s’avança à son bureau où elle s’installa.

Doucement, elle dénoua la ficelle qui retenait les ailes fermées de la statuette.

Doucement, elle mélangea les pigments de différentes couleurs sur sa palette de peinture.

Doucement, elle tourna et combina les couleurs ; jusqu’à ce qu’elle obtienne un magnifique vert ; un vert comme les feuilles ; un vert comme les forêts. Et un vert comme les yeux de sa sœur.

Avec application, elle posa son pinceau sur l’oiseau.